Jean Carl Denis avocat, barrister & solicitor, CMC c. Mouvement Desjardins
The appeal was allowed because the motion judge made palpable and overriding errors in assessing the evidence that the appellant had given timely notice of contamination and of serious, explained obstacles to disclosure; striking the declaration was a disproportionate remedy in the absence of demonstrated prejudice...
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- Citation
- C44392
- Parties
- Appellant: Jean Carl Denis avocat, barrister & solicitor, CMC; Respondent: Mouvement Desjardins; Respondent: Fédération des caisses desjardins du Québec (Mouvement des caisses Desjardins); Respondent: Desjardins Groupe d’Assurances Générales Inc.; Respondent: La Fédération des caisses populaires de l’Ontario Inc.; Respondent: Caisse populaire Rideau d’Ottawa Inc.
- Court
- Court of Appeal for Ontario
- Jurisdiction
- Canada
- Judgment Date
- 7 November 2006
- Procedural Posture
- Civil / Appeal From Motion Judge Order (superior Court)
- Outcome
- Appeal allowed; decision of the motion judge set aside.
- Legal Topics
- Striking Pleadings, Non Compliance With Court Order, Affidavit of Documents, Proportionality of Remedies, Costs
- Source Language
- fr
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Parties
Jean Carl Denis avocat, barrister & solicitor, CMC
Appellant
Mouvement Desjardins
Respondent
Fédération des caisses desjardins du Québec (Mouvement des caisses Desjardins)
Respondent
Desjardins Groupe d’Assurances Générales Inc.
Respondent
La Fédération des caisses populaires de l’Ontario Inc.
Respondent
Caisse populaire Rideau d’Ottawa Inc.
Respondent
Procedural Posture
Civil / Appeal From Motion Judge Order (superior Court)
Legal Issues
- 1 Whether the motion judge properly struck the statement of claim for failure to comply with a prothonotary's order
- 2 Whether the motion judge made palpable and overriding errors in assessing evidence concerning notice of contamination and obstacles to disclosure
- 3 Whether striking the declaration was a proportionate remedy and whether lesser remedies were available
Ratio Decidendi
The appeal was allowed because the motion judge made palpable and overriding errors in assessing the evidence that the appellant had given timely notice of contamination and of serious, explained obstacles to disclosure; striking the declaration was a disproportionate remedy in the absence of demonstrated prejudice and less onerous alternatives; accordingly the motion judge's order was set aside and tailored relief was granted (six months to serve an affidavit of documents with limits on use of undisclosed documents).
Court Disposition
Appeal allowed; decision of the motion judge set aside.
Orders
- Appellant granted six months to serve an affidavit of documents including any contaminated documents he obtains within that period.
- Trial shall not be set within the six-month period.
Full Case Text
Judgment text and source record
1 paragraphs
Jean Carl Denis avocat, barrister & solicitor, CMC c. Mouvement Desjardins Collection Décisions de la Cour d'appel Date 2006-11-07 Numéros de dossier C44392 Juges Weiler, Karen Merle Magnuson; Blair, Robert Ashley; Rouleau, Paul S. Sujet Civil Contenu de la décision DATE: 20061107 RÔLE: C44392 COUR D'APPEL DE L'ONTARIO ENTRE : JEAN CARL DENIS AVOCAT, BARRISTER & SOLICITOR, CMC (demandeur/appelant) c. MOUVEMENT DESJARDINS, FÉDÉRATION DES CAISSES DESJARDINS DU QUÉBEC [MOUVEMENT DES CAISSES DESJARDINS], DESJARDINS GROUPE D’ASSURANCES GÉNÉRALES INC., LA FÉDÉRATION DES CAISSES POPULAIRES DE L’ONTARIO INC. et CAISSE POPULAIRE RIDEAU D’OTTAWA INC. (défendeurs/intimés) LE TRIBUNAL : WEILER, BLAIR et ROULEAU J.C.A. PROCUREURS : Jean Carl Denis l’appelant Lisa Langevin pour les intimés AUDIENCE : Le 20 octobre 2006 PRONONCÉE : Le 20 octobre 2006 Appel interjeté de l’ordonnance de la juge Lynn Ratushny de la cour supérieure de justice datée le 14 octobre 2005. INSCRIPTION [1] L’appelant a intenté une poursuite contre les intimés pour, entre autres, dommages intérêts pour rupture de contrat. La poursuite a été introduite dans le cadre de la règle 76 de procédure civile. Le protonotaire a exigé que l’appelant signifie son affidavit de documents par le 10 juin 2005 et a prévu que le procès ait lieu le 24 octobre 2005. [2] L’appelant n’a pas pu produire son affidavit de documents dans le délai prévu et a présenté une motion pour remettre la date. La motion devait être entendue le 13 octobre 2005. Les intimés ont présenté une motion prévue pour cette même date demandant que la déclaration soit rayée puisque l’appelant était en bris de l’ordonnance du protonotaire et le procès était imminent. [3] La juge de motion a donné raison aux intimés, a rejeté la motion de l’appelant et a rayé la déclaration. Dans ses motifs, elle a indiqué que l’appelant aurait dû soulever la non-disponibilité des documents plus tôt. Il ne l’a fait qu’à la veille du procès et n’a fait aucun effort pour se conformer à l’ordonnance du protonotaire. La juge de motion a conclu que l’appelant, par sa conduite dans cette affaire, avait perdu son droit à un procès. [4] Selon nous, la juge de motion a commis des erreurs manifestes et dominantes dans l’appréciation de la preuve. La preuve démontre clairement que l’appelant a avisé les intimés et la cour des problèmes de contamination bien à l’avance de la date du procès et de la date prévue pour la signification de son affidavit de documents. Puisque les principaux documents pertinents étaient contaminés, il y avait des obstacles sérieux à y avoir accès et ces obstacles, d’ordre physique et financier, ont été expliqués dans la documentation déposée à l’appui de la motion de l’appelant. [5] De plus, le remède accordé par la juge de motion était démesuré dans les circonstances. Il n’y avait pas de preuve à l’effet que les intimés souffriraient un préjudice s’il y avait une remise du procès. Il y avait d’autres remèdes disponibles moins onéreux et plus appropriés dans les circonstances. [6] Pour ces motifs, nous accordons l’appel et infirmons la décision. Dans les circonstances, l’appelant aura 6 mois pour signifier un affidavit de documents qui contient tous ses documents y inclus les documents contaminés auxquels il aura réussi d’accéder d’ici cette date. Le procès ne sera pas fixé avant l’écoulement des 6 mois et, au procès, l’appelant ne pourra pas faire référence à des documents autres que ceux énumérés dans son affidavit et ceux dans la possession des intimés. [7] L’appelant a droit à ses dépens devant la juge de motion fixée à 2 900 $, les dépens de sa motion entendue le 30 décembre 2005 dans cette cour fixée à 500 $ et les dépens de l’appel fixés à 6 000 $. Dans chaque instance, ces montants comprennent les déboursés et la TPS. « K.M. Weiler j.c.a » « R.A. Blair j.c.a. » « Paul Rouleau j.c.a. »