Amrane c. Girlando
The motion judge correctly concluded the statement of claim failed to disclose a cause of action because the respondent owed no duty of care, the claim was barred by absolute immunity and the pleaded defects were radical and incurable; therefore striking the statement and dismissing the action was proper and the...
Source-derived case information.
- Citation
- 2022 ONCA 53
- Parties
- Appellant: Tahar Amrane; Respondent: Daniel Girlando
- Court
- Court of Appeal for Ontario
- Jurisdiction
- Canada
- Judgment Date
- 24 January 2022
- Procedural Posture
- Civil / Appeal From Motion Decision (order Striking Statement of Claim and Dismissing Action)
- Outcome
- Appeal dismissed
- Legal Topics
- Strike Statement of Claim (rule 21.01(1)(b)), Duty of Care, Absolute Immunity, Leave to Amend Pleadings, Standard of Review, Costs
- Source Language
- fr
Source-derived case record
Summary, issues, holding and outcome
More case intelligence is available
Unlock the full research layer for this judgment.
Parties
Tahar Amrane
Appellant
Daniel Girlando
Respondent
Procedural Posture
Civil / Appeal From Motion Decision (order Striking Statement of Claim and Dismissing Action)
Legal Issues
- 1 Whether the motion judge erred in striking the statement of claim under Rule 21.01(1)(b)
- 2 Whether the respondent owed a duty of care to the appellant
- 3 Whether absolute immunity barred the tort claim
Ratio Decidendi
The motion judge correctly concluded the statement of claim failed to disclose a cause of action because the respondent owed no duty of care, the claim was barred by absolute immunity and the pleaded defects were radical and incurable; therefore striking the statement and dismissing the action was proper and the denial of amendment was a reasonable exercise of discretion, which the Court of Appeal upheld.
Court Disposition
Appeal dismissed
Orders
- Appeal dismissed
- Order dated 31 December 2020 striking the appellant's statement of claim and dismissing the action upheld
Full Case Text
Judgment text and source record
1 paragraphs
Amrane c. Girlando Collection Décisions de la Cour d'appel Date 2022-01-24 Référence neutre 2022 ONCA 53 Numéros de dossier C69193 Juges Roberts, Lois B.; Harvison Young, Alison; Tzimas, E. Ria Sujet Civil Contenu de la décision COUR D’APPEL DE L’ONTARIO RÉFÉRENCE : Amrane c. Girlando, 2022 ONCA 53 DATE : 20220124 DOSSIER : C69193 Les juges Roberts, Harvison Young et Tzimas (ad hoc) ENTRE Tahar Amrane Demandeur/Partie intimée (Appelant) et Daniel Girlando Défendeur/Auteur de la motion (Intimé) Tahar Amrane, en personne Mathieu Bélanger, pour l’intimé Date de l’audience : 25 novembre 2021 En appel de l’ordonnance de la juge Andra Pollak de la Cour supérieure de l’Ontario, en date du 31 décembre 2020. MOTIFS DE LA COUR [1] L’appelant, Tahar Amrane, porte en appel la décision de la juge Pollak. Elle a donné suite à la motion par écrit de l’intimé, a radié la déclaration de l’appelant sans autorisation de la modifier et a rejeté son action. [2] L’appelant a intenté son action contre l’intimé, avocat d’une partie opposée que l’appelant poursuivait dans deux instances judiciaires séparées. L’appelant base son action contre l’intimé sur les allégations que l’intimé n’a pas répondu à ses courriels concernant la planification d’une séance de médiation dans ces deux instances, et que l’intimé a violé ses droits constitutionnels en appelant sa tunique « un habit », méprisant sa religion et sa culture. [3] La juge des motions a conclu que l’intimé n’avait aucune obligation de diligence envers l’appelant. En l’absence d’une telle obligation, qui fonde une cause d’action en négligence, elle a conclu que la déclaration de l’appelant était radicalement et irrémédiablement défectueuse, de sorte qu’aucune modification de la déclaration ne servirait pas à corriger les défauts de l’action telle que plaidée par l’appelant. Elle a également conclu que la doctrine de l’immunité absolue empêchait l’appelant d’établir une cause d’action en délit contre l’intimé. Finalement, la juge des motions a conclu que puisque les dommages-intérêts réclamés contre l’intimé n’étaient pas reliés à un manquement causé par l’intimé, l’appelant ne pouvait pas établir une cause d’action contre l’intimé. [4] L’appelant a répété les arguments qu’il a présentés devant la juge des motions devant cette court. Il a expliqué que la juge des motions n’a pas pris en considération les faits, les preuves, les doctrines, la jurisprudence, l’ordre éthique et déontologique qui règlemente les avocats, et la Charte canadienne des droits et libertés. Il essaie de lier le prétendu profond manque de respect démontré envers lui par l’intimé à une relation de proximité, ce qu’il a décrit comme une proximité plutôt morale. En même temps, il reconnaît que l’intimé ne le représentait pas. [5] Dans le cadre d’un appel concernant une ordonnance de radiation d’une déclaration en vertu de l’article 21.01(1)(b) des Règles de procédure civile, R.R.O., règl. 194, la norme de contrôle est celle de la décision correcte. En ce qui concerne la décision de la juge de motion de ne pas autoriser la modification de la déclaration, il s’agit d’une décision discrétionnaire. En l’absence d’une erreur manifeste et dominante ou d’un exercice déraisonnable de cette discrétion, une cour d’appel ne peut pas intervenir : voir Conway v. The Law Society of Upper Canada, 2016 ONCA 72, 395 D.L.R. (4th) 100, au para. 16; et Mortazavi v. University of Toronto, 2013 ONCA 655, au para. 3. [6] Malgré ses arguments bien présentés, l’appelant n’a pas réussi à démontrer d'erreurs dans la décision de la juge des motions qui permettent l’intervention de cette cour. [7] La juge des motions a appliqué des principes de droit bien établis. La règle 21.01(1)(b) permet à une partie dans une action de demander à un ou une juge, par voie de motion, qu’un acte de procédure soit radié parce qu’il ne révèle pas une cause d’action bien fondée. En l’espèce, l’appelant n’a pas établi une cause d’action bien fondée contre l’intimé. [8] En rendant sa décision, la juge des motions a bien compris les arguments de l’appelant. Dans son analyse des arguments, elle n’a fait aucune erreur de fait ni de droit qui permet l’intervention de cette cour. [9] L’appel est donc rejeté avec dépens de 1 900 $, y compris tous débours et taxes applicables, en faveur de l’intimé. « L.B. Roberts j.c.a. » « A. Harvison Young j.c.a. » « E. Ria Tzimas, J. (ad hoc) »