misalaba c united republic of tanzania requete n0332016 2023 afchpr 40 7 novembre 2023

misalaba c united republic of tanzania requete n0332016 2023 afchpr 40 7 novembre 2023

La Cour conclut que l’imposition de la peine de mort obligatoire, sans pouvoir discrétionnaire du juge pour tenir compte des circonstances atténuantes, constitue une violation du droit à la vie (article 4 de la Charte) et de la procédure régulière. La détention prolongée dans le couloir de la mort viole la dignité...

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Citation
misalaba c united republic of tanzania requete n0332016 2023 afchpr 40 7 novembre 2023
Parties
Applicant: Makungu Misalaba; Respondent: République-Unie de Tanzanie
Court
TANZLII
Jurisdiction
Tanzania
Judgment Date
1 January 2023
Procedural Posture
Requête Individuelle Devant La Cour Africaine Des Droits De L’homme Et Des Peuples / Arrêt Sur Le Fond Et Réparations
Outcome
La Cour constate des violations du droit à la vie, à la dignité et à un procès dans un délai raisonnable, ordonne des réparations morales, des mesures législatives et la publication de l’arrêt, rejette la demande d’annulation de la condamnation et de remise en liberté.
Legal Topics
Peine De Mort Obligatoire, Procès Équitable, Droit À La Vie, Dignité Humaine, Détention Provisoire Excessive, Réparations Pour Violations Des Droits De L'homme
Source Language
en
Droits De L'homme Procédure Pénale Peine De Mort Obligatoire Procès Équitable Droit À La Vie Dignité Humaine Détention Provisoire Excessive Réparations Pour Violations Des Droits De L'homme

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Parties

Makungu Misalaba

Applicant

République-Unie de Tanzanie

Respondent

Procedural Posture

Requête Individuelle Devant La Cour Africaine Des Droits De L’homme Et Des Peuples / Arrêt Sur Le Fond Et Réparations

  1. 1 Violation alléguée du droit à un procès équitable
  2. 2 Violation alléguée du droit à la vie par imposition de la peine de mort obligatoire
  3. 3 Violation alléguée du droit à la dignité par détention dans le couloir de la mort

Ratio Decidendi

La Cour conclut que l’imposition de la peine de mort obligatoire, sans pouvoir discrétionnaire du juge pour tenir compte des circonstances atténuantes, constitue une violation du droit à la vie (article 4 de la Charte) et de la procédure régulière. La détention prolongée dans le couloir de la mort viole la dignité humaine (article 5). La détention provisoire de plus de dix ans avant jugement viole le droit à un procès dans un délai raisonnable (article 7(1)(d)). Les autres allégations (preuves, assistance judiciaire, conditions de détention, état mental) ne sont pas retenues faute de preuve ou de fondement.

Court Disposition

La Cour constate des violations du droit à la vie, à la dignité et à un procès dans un délai raisonnable, ordonne des réparations morales, des mesures législatives et la publication de l’arrêt, rejette la demande d’annulation de la condamnation et de remise en liberté.

Orders

  • L’État défendeur doit verser 500 000 shillings tanzaniens au requérant pour préjudice moral dans un délai de six mois.
  • L’État défendeur doit abroger la disposition du code pénal prévoyant la peine de mort obligatoire dans un délai de six mois.