Loi sur les ponts et tunnels internationaux
Cette loi interdit de construire, modifier, acquérir ou exploiter certains ponts ou tunnels internationaux sans agrément, et permet au ministre et au gouverneur en conseil d’imposer des conditions, des règlements et des mesures d’exécution.
- Jurisdiction
- Canada
- Instrument
- Act or statute
- Citation
- 2007, ch. 1
- Version
- 26 May 2026
- Language
- fr
- Official source
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Loi sur les ponts et tunnels internationaux
Cette loi interdit de construire, modifier, acquérir ou exploiter certains ponts ou tunnels internationaux sans agrément, et permet au ministre et au gouverneur en conseil d’imposer des conditions, des règlements et des mesures d’exécution.
Loi concernant les ponts et tunnels internationaux et modifiant une loi en conséquence Sa Majesté, sur l’avis et avec le consentement du Sénat et de la Chambre des communes du Canada, édicte : Titre abrégé Loi sur les ponts et tunnels internationaux. Définitions Les définitions qui suivent s’appliquent à la présente loi. entité Personne morale, société de personnes, fiducie, coentreprise ou organisation ou association non dotée de la personnalité morale. (entity) ministre Le ministre des Transports. (Minister) modification Sont notamment visés la conversion, l’agrandissement et le changement d’usage du pont ou tunnel international; ne sont toutefois pas visés son exploitation, son entretien et sa réparation. (alteration) pont ou tunnel international Tout ou partie du pont ou du tunnel reliant tout lieu au Canada à un lieu hors du Canada, y compris les approches et installations connexes. (international bridge or tunnel) titre Dans le cas d’une personne morale, action de toute catégorie ou titre de créance sur cette dernière, ainsi que le bon de souscription correspondant, mais à l’exclusion des dépôts effectués auprès d’une institution financière ou des documents les attestant; dans le cas de toute autre entité, les titres de participation ou titres de créance afférents. (security) titre de créance Toute preuve d’une créance sur l’entité ou d’une garantie donnée par elle, avec ou sans sûreté, et notamment une obligation, une débenture ou un billet. (debt obligation) Sa Majesté La présente loi lie Sa Majesté du chef du Canada et des provinces. Primauté de la présente loi La présente loi et les règlements pris sous son régime l’emportent sur les dispositions incompatibles de toute loi mentionnée à l’annexe. Modification de l’annexe Le gouverneur en conseil peut par règlement, sur recommandation du ministre, modifier l’annexe en ajoutant, modifiant ou supprimant la mention d’une loi. Application d’autres lois La présente loi et les règlements pris sous son régime ne portent pas atteinte à l’application de toute autre loi fédérale, notamment en ce qui touche l’obligation d’obtenir une licence, un permis ou toute autre autorisation eu égard à un pont ou tunnel international. [Abrogé, 2009, ch. 2, art. 341] Déclaration Les ponts et tunnels internationaux sont déclarés être à l’avantage général du Canada. Interdictions Nul ne peut, sans l’agrément du gouverneur en conseil, construire ou modifier un pont ou tunnel international. Demande d’agrément L’obtention de l’agrément du gouverneur en conseil est subordonnée à la transmission d’une demande au ministre. Consultation Le ministre peut, s’il est d’avis que, eu égard aux circonstances, il est nécessaire de le faire, consulter le gouvernement provincial et la municipalité ayant compétence à l’égard du lieu où se trouve le pont ou tunnel international à modifier ou de celui où il sera construit ainsi que toute personne qu’il estime directement intéressée en l’occurrence. Documents et renseignements La demande est accompagnée des documents et renseignements exigés par les lignes directrices établies par le ministre. De plus, l’intéressé fournit à celui-ci tout document ou renseignement supplémentaire exigé par lui après réception de la demande. Loi sur les textes réglementaires Les lignes directrices ne sont pas des textes réglementaires au sens de la Loi sur les textes réglementaires. Agrément du gouverneur en conseil Le gouverneur en conseil peut, sur recommandation du ministre, agréer tout projet de construction ou de modification d’un pont ou tunnel international, sous réserve des conditions qu’il estime indiquées. Modification des conditions Il peut modifier ou annuler les conditions de l’agrément et en ajouter de nouvelles. Obligation Toute personne assujettie aux conditions de l’agrément est tenue de s’y conformer. Ordre du ministre Dans le cas où une personne construit ou modifie un pont ou tunnel international sans l’agrément du gouverneur en conseil, le ministre peut : ordonner à quiconque d’arrêter les travaux de construction ou de modification; ordonner au propriétaire du pont ou tunnel de l’enlever ou de le modifier; si son propriétaire n’obtempère pas à l’ordre donné en vertu de l’alinéa b), l’enlever et le détruire, et disposer — notamment par vente ou don — des matériaux qui le composent. Frais Les frais entraînés par l’application de l’alinéa (1)c) sont, après déduction de la somme qui peut être réalisée par vente ou autrement, recouvrables auprès du propriétaire avec dépens, à titre de créance de Sa Majesté du chef du Canada. Infractions et peines Quiconque contrevient à l’article 6, au paragraphe 8(3) ou à l’ordre donné en vertu des alinéas 9(1)a) ou b) commet une infraction et est passible, sur déclaration de culpabilité : par mise en accusation, d’une amende maximale de 500 000 $ et d’un emprisonnement maximal de deux ans, ou de l’une de ces peines; par procédure sommaire, d’une amende maximale de 200 000 $ et d’un emprisonnement maximal de six mois, ou de l’une de ces peines. Infractions continues Il est compté une infraction distincte pour chacun des jours au cours desquels se commet ou se continue l’infraction. Administrateurs, dirigeants et mandataires En cas de perpétration de l’infraction par une personne morale, ceux de ses administrateurs, dirigeants ou mandataires qui l’ont ordonnée ou autorisée, ou qui y ont consenti ou participé, sont considérés comme coauteurs de l’infraction et sont passibles, sur déclaration de culpabilité, de la peine prévue pour l’infraction en cause, que la personne morale ait été ou non poursuivie ou déclarée coupable. Confiscation Le tribunal qui prononce un verdict de culpabilité sur mise en accusation pour une infraction visée au paragraphe 10(1) peut, en sus de toute autre sanction, ordonner la confiscation, au profit de Sa Majesté du chef du Canada, du pont ou tunnel international en question et de toute chose utilisée pour sa construction ou sa modification. Revendication de droits ou d’intérêts Quiconque, autre que la personne déclarée coupable de l’infraction, revendique un droit ou un intérêt sur le bien confisqué peut, dans les trente jours suivant la confiscation, par requête écrite adressée à un juge de la juridiction supérieure de la province où se trouve le bien, lui demander de rendre l’ordonnance prévue au paragraphe (5). Date d’audition Le juge saisi de la requête en fixe l’audition pour une date qui suit d’au moins trente jours celle de son dépôt. Avis Le requérant donne au ministre avis de la demande et de la date d’audition au moins quinze jours avant celle-ci. Ordonnance du juge Le requérant a droit à une ordonnance portant que la confiscation ne porte pas atteinte à son droit ou à son intérêt et précisant la nature et l’étendue de ce droit ou de cet intérêt si le juge, à l’audition de la requête, est convaincu de ce qui suit : il n’y a eu, à l’égard de l’infraction qui a entraîné la confiscation, aucune complicité ou collusion entre le requérant et le coupable; le requérant a usé de toute la diligence possible pour éviter que le pont ou tunnel international ne soit construit ou modifié, ou que la chose ne soit utilisée, selon le cas, en contravention avec la présente loi. Appel Il peut être fait appel de la décision de rendre ou non l’ordonnance visée au paragraphe (5) devant le tribunal qui connaît des appels des ordonnances de la juridiction supérieure de la province où la confiscation a eu lieu. Il est statué sur l’appel selon les règles de procédure de ce tribunal. Demande au ministre À la demande du bénéficiaire de l’ordonnance, le ministre ordonne soit de lui restituer le bien confisqué, soit de lui verser une somme qui correspond à la valeur de son droit ou de son intérêt. Défaut d’ordonnance En l’absence de toute requête au titre du présent article ou si le juge saisi de la requête ou, en cas d’appel, le tribunal refuse de rendre l’ordonnance prévue au paragraphe (5), il peut être disposé du bien confisqué selon les instructions du ministre. Expropriation L’article 4.1 de la Loi sur l’expropriation s’applique, comme s’il s’agissait d’une compagnie de chemin de fer et avec les adaptations nécessaires, à la personne qui construit ou modifie un pont ou tunnel international et qui présente au ministre une demande pour que le ministre des Travaux publics et des Services gouvernementaux fasse exproprier, par la Couronne, un droit réel immobilier ou intérêt foncier au sens de l’article 2 de cette loi dont elle a besoin et qu’elle n’a pu acquérir. Le ministre peut ordonner à tout propriétaire ou exploitant d’un pont ou tunnel international de prendre les mesures qu’il estime indiquées pour qu’il soit maintenu en bon état. Règlements Le gouverneur en conseil peut, sur recommandation du ministre, prendre des règlements concernant l’entretien et la réparation des ponts et tunnels internationaux, notamment pour : exiger des propriétaires et exploitants de ponts et tunnels internationaux qu’ils établissent des rapports à l’intention du ministre concernant l’état de ceux-ci; préciser les renseignements qui doivent y être fournis et les modalités de temps conformément auxquelles ils doivent être établis et transmis au ministre; exiger de toute personne — individuellement ou au titre de son appartenance à une catégorie déterminée — qu’elle transmette au ministre tout renseignement sur l’entretien et la réparation des ponts et tunnels internationaux; régir l’inspection des ponts et tunnels internationaux par le ministre ou toute personne qu’il désigne. Le gouverneur en conseil peut, sur recommandation du ministre, prendre des règlements concernant l’exploitation et l’usage des ponts et tunnels internationaux, notamment pour : régir l’usage des ponts et tunnels internationaux en fonction des types de véhicules; régir toute question relative au traitement des plaintes formulées à l’égard des droits, notamment en prévoyant la procédure applicable et en identifiant la personne ou l’organisme responsable du traitement de celles-ci; préciser les services qui doivent être offerts par les propriétaires ou exploitants de ponts ou tunnels internationaux; exiger de toute personne — individuellement ou au titre de son appartenance à une catégorie déterminée — qu’elle transmette au ministre tout renseignement sur l’exploitation et l’usage des ponts et tunnels internationaux. Consultations Avant de recommander la prise de tout règlement en vertu du paragraphe (1), le ministre consulte, s’il est d’avis que, eu égard aux circonstances, il est nécessaire de le faire, le gouvernement provincial et la municipalité ayant compétence à l’égard de tout lieu où se trouve un pont ou tunnel international et toute personne qu’il estime directement intéressée en l’occurrence. S’il est d’avis que la modification du droit prévu pour l’usage d’un pont ou tunnel international a pour effet de nuire à la fluidité de la circulation, le ministre peut, avec l’agrément du gouverneur en conseil, ordonner au propriétaire ou à l’exploitant de fixer le droit qui, à son avis, n’aurait pas un tel effet. Le ministre consulte au préalable le propriétaire ou l’exploitant au sujet des effets que ce droit pourrait avoir sur la situation financière de celui-ci. Le gouverneur en conseil peut, sur recommandation du ministre, prendre des règlements concernant la sûreté des ponts et tunnels internationaux, y compris en ce qui touche la sécurité des personnes, notamment pour : exiger que les propriétaires et exploitants de ponts et tunnels internationaux élaborent et mettent en oeuvre des plans de sûreté et qu’ils établissent un système de gestion de la sûreté; préciser les éléments qui doivent figurer dans les plans de sûreté et exiger des propriétaires et exploitants de ponts et tunnels internationaux qu’ils apportent à leurs plans de sûreté les modifications que le ministre estime indiquées; exiger de toute personne — individuellement ou au titre de son appartenance à une catégorie déterminée — qu’elle transmette au ministre tout renseignement sur la sûreté des ponts et tunnels internationaux. Directives d’urgence S’il estime qu’il existe un danger immédiat pour la sûreté de tout pont ou tunnel international ou pour la sécurité des personnes, le ministre peut donner toute directive — enjoignant à quiconque de faire ou de s’abstenir de faire quoi que ce soit — qu’il estime indiquée pour parer le danger, notamment en ce qui concerne l’évacuation du pont ou tunnel international et la déviation de la circulation des véhicules ou des personnes. Autorisation de donner une directive d’urgence Le ministre peut autoriser tout fonctionnaire du ministère des Transports à donner la directive visée à l’article 17 dans les cas où celui-ci est d’avis que le danger mentionné à cet article existe. Il peut assortir son autorisation de restrictions ou de conditions. Période de validité La directive entre en vigueur dès qu’elle est donnée et le demeure pendant trente jours, sauf révocation par le ministre ou le fonctionnaire qui l’a donnée. Adjonction ou substitution de la directive aux règlements La directive peut prévoir qu’elle s’applique en plus ou à la place de tout règlement pris en vertu de l’article 16. Primauté de la directive Les dispositions de la directive l’emportent sur les dispositions incompatibles des règlements. La directive donnée au titre des articles 17 ou 18 n’est pas un texte réglementaire au sens de la Loi sur les textes réglementaires. Quiconque contrevient aux règlements pris en vertu de l’article 16 ou aux directives données au titre des articles 17 ou 18 commet une infraction et est passible, sur déclaration de culpabilité par procédure sommaire : dans le cas d’une personne physique, d’une amende maximale de 5 000 $; dans le cas d’une personne morale, d’une amende maximale de 100 000 $. Immunité La personne qui est autorisée par le ministre à contrôler l’observation des règlements ou directives peut, à cette fin, sans se rendre coupable d’une infraction, commettre un acte ou une omission qui constituerait par ailleurs une contravention à ces règlements ou directives. Nul ne peut, sans l’agrément du gouverneur en conseil, acquérir — notamment par achat — un pont ou tunnel international, l’exploiter ou acquérir le contrôle de l’entité qui en est propriétaire ou qui l’exploite. Interprétation Pour l’application du présent article et des articles 26 et 28 : une personne a le contrôle de la personne morale qui est propriétaire du pont ou tunnel international ou qui l’exploite si elle a la propriété effective de titres de celle-ci lui conférant plus de cinquante pour cent des droits de vote dont l’exercice lui permet d’élire la majorité des administrateurs de la personne morale; une personne a le contrôle de l’entité non constituée en personne morale — à l’exception d’une société en commandite — qui est propriétaire du pont ou tunnel international ou qui l’exploite si elle détient, à titre de véritable propriétaire, plus de cinquante pour cent des titres de participation — quelle qu’en soit la désignation — et a la capacité d’en diriger tant l’activité commerciale que les affaires internes; le commandité a le contrôle de la société en commandite qui est propriétaire du pont ou tunnel international ou qui l’exploite; dans tous les cas, une personne a le contrôle de l’entité qui est propriétaire du pont ou tunnel international ou qui l’exploite si son influence directe ou indirecte auprès de l’entité est telle que son exercice aurait pour résultat le contrôle de fait de celle-ci. Contrôle réputé Une personne est réputée avoir le contrôle d’une entité visée à l’alinéa (2)a) ou b), selon le cas, quand elle et les entités qu’elle contrôle détiennent la propriété effective d’un nombre de titres de cette entité tel que, si elle et les entités contrôlées étaient une seule personne, elle contrôlerait l’entité en question. Le ministre peut, s’il est d’avis que, eu égard aux circonstances, il est nécessaire de le faire, consulter le gouvernement provincial et la municipalité ayant compétence à l’égard du lieu où se trouve le pont ou tunnel international faisant l’objet de la demande ainsi que toute personne qu’il estime directement intéressée en l’occurrence. Le gouverneur en conseil peut, sur recommandation du ministre, agréer la demande, sous réserve des conditions qu’il estime indiquées. Le ministre peut, sous réserve des conditions qu’il estime indiquées, ordonner à la personne qui a pris l’une des mesures visées au paragraphe 23(1) sans l’agrément du gouverneur en conseil, selon le cas : de disposer — notamment par vente ou cession — du pont ou tunnel international; de cesser de l’exploiter; de se départir du contrôle de l’entité qui en est propriétaire ou qui l’exploite. Gestion et exploitation intérimaires Le ministre, s’il donne l’ordre visé au paragraphe (1), peut nommer une personne pour gérer ou exploiter, de façon intérimaire et conformément aux conditions qu’il fixe, le pont ou tunnel international. Quiconque contrevient à l’article 23, au paragraphe 25(3) ou à l’ordre donné en vertu de l’article 26 commet une infraction et est passible, sur déclaration de culpabilité : Le gouverneur en conseil peut, sur recommandation du ministre, prendre des règlements exigeant de toute personne — individuellement ou au titre de son appartenance à une catégorie déterminée — qu’elle transmette au ministre tout renseignement sur la propriété de tout pont ou tunnel international et sur le contrôle de l’entité qui en est propriétaire ou qui l’exploite. Lettres patentes Le gouverneur en conseil peut, sur recommandation du ministre, délivrer des lettres patentes — prenant effet à la date qui y est mentionnée — pour la constitution d’une personne morale avec ou sans capital-actions à toute fin liée à la construction ou à l’exploitation d’un pont ou tunnel international. Contenu des lettres patentes Les lettres patentes peuvent : indiquer la dénomination de la personne morale; décrire sa mission; préciser les activités qu’elle peut ou non exercer; prévoir le lieu de son siège; régir la conservation et la consultation de ses documents; prévoir le nombre d’administrateurs et régir leur nomination, la durée de leur mandat, leur rémunération et leur révocation; prévoir les attributions des administrateurs et régir la tenue de leurs réunions; contenir le code de déontologie régissant la conduite des administrateurs et des dirigeants; régir la tenue des réunions des membres ou actionnaires de la personne morale, y compris la réunion publique annuelle; établir des règles concernant la propriété et les membres de la personne morale; établir des règles concernant la gestion et le contrôle de la personne morale; établir des règles concernant les états financiers de la personne morale et son financement, y compris le pouvoir d’emprunter des fonds sur son crédit, de délivrer des titres de créance et de fournir une garantie en vue de l’exécution de ses obligations; établir des règles concernant les filiales de la personne morale, notamment en ce qui a trait à la gestion et au contrôle de celles-ci, et à leurs activités; régir les modifications de structure, notamment la fusion, la prorogation, la liquidation et la dissolution de la personne morale; contenir toute autre disposition que le gouverneur en conseil estime indiquée et qui n’est pas incompatible avec la présente loi. Lettres patentes supplémentaires Le gouverneur en conseil peut, sur recommandation du ministre, délivrer des lettres patentes supplémentaires modifiant les lettres patentes de la personne morale et prenant effet à la date qui y est mentionnée. Révocation de lettres patentes Le gouverneur en conseil peut, sur recommandation du ministre, révoquer des lettres patentes initiales ou supplémentaires en publiant un avis à cet effet. La révocation prend effet à la date mentionnée dans l’avis. Les lettres patentes initiales ou supplémentaires et l’avis de révocation ne sont pas des textes réglementaires au sens de la Loi sur les textes réglementaires; ils sont toutefois publiés dans la Gazette du Canada et sont opposables aux tiers à compter de leur date de publication. Connaissance réputée Toute personne qui traite avec une personne morale ou a acquis des droits de celle-ci ou des droits liés directement ou indirectement à celle-ci est réputée connaître le contenu des lettres patentes de la personne morale. Pour l’application de la présente loi, le gouverneur en conseil peut, sur recommandation du ministre, prendre, à l’égard d’une ou de plusieurs personnes morales, des règlements concernant toute question visée au paragraphe 29(2). Primauté des règlements Les règlements l’emportent sur les dispositions incompatibles des lettres patentes initiales ou supplémentaires. Capacité La personne morale qui est constituée à toute fin liée à la construction ou à l’exploitation du pont ou tunnel international visé par ses lettres patentes a, à cette fin et pour l’application de la présente loi, la capacité, les droits et les pouvoirs d’une personne physique. Réserves Elle ne peut exercer que les pouvoirs conférés et les activités permises par ses lettres patentes ou les règlements pris en vertu du paragraphe 31(1) et, de plus, elle ne peut les exercer de façon incompatible avec les lettres patentes, ces règlements ou la présente loi. Activités au Canada Elle peut exercer ses activités partout au Canada. Capacité extraterritoriale En outre, elle possède la capacité de conduire ses affaires internes et d’exercer ses activités et ses pouvoirs à l’étranger, dans les limites des règles de droit applicables en l’espèce. Droits La personne morale peut, sous réserve de la présente loi et de ses lettres patentes, fixer des droits pour l’usage d’un pont ou tunnel international et en exiger le paiement. Autorisation — droits Elle peut autoriser toute autre personne à fixer des droits pour l’usage du pont ou tunnel international ou à en exiger le paiement. Administrateurs Les administrateurs de la personne morale gèrent ses activités et ses affaires internes ou en surveillent la gestion. Devoirs des administrateurs et des dirigeants Les administrateurs et les dirigeants agissent, dans l’exercice de leurs fonctions : avec intégrité et de bonne foi au mieux des intérêts de la personne morale; avec le soin, la diligence et la compétence dont ferait preuve, en pareilles circonstances, une personne prudente. Observation Ils observent la présente loi, les règlements pris en vertu du paragraphe 31(1) et les lettres patentes et règlements administratifs de la personne morale. Absence d’exonération Aucune disposition d’un contrat ou d’une résolution ne peut libérer les administrateurs ou les dirigeants de l’obligation prévue au paragraphe (2) ou des responsabilités qui en découlent. Règlements administratifs Sauf disposition contraire des lettres patentes ou des règlements pris en vertu du paragraphe 31(1), les administrateurs peuvent prendre, modifier ou révoquer des règlements administratifs portant sur les affaires internes de la personne morale. Loi sur la gestion des finances publiques Pour l’application de l’article 90 de la Loi sur la gestion des finances publiques, Sa Majesté du chef du Canada ou toute société d’État mère au sens de l’article 83 de cette loi est autorisée à acquérir, détenir et céder des actions d’une personne morale qui est propriétaire d’un pont ou tunnel international ou qui l’exploite et à effectuer toute autre opération à l’égard de celles-ci. Déclarations fausses ou trompeuses Nul ne peut, sciemment, faire, oralement ou par écrit, une déclaration fausse ou trompeuse ou fournir des renseignements faux ou trompeurs au ministre, à toute personne agissant au nom de celui-ci ou à la personne désignée par lui au titre du paragraphe 39(1) relativement à une question visée par la présente loi. Entrave Nul ne peut, sciemment, entraver l’action de toute personne visée au paragraphe (1) dans l’exercice de ses fonctions. Entrée et saisie Sous réserve du paragraphe (6), le ministre — ou la personne qu’il désigne — peut, en vue de faire observer la présente loi, ses règlements et tout ordre ou toute directive donné en vertu de la présente loi : procéder, à toute heure raisonnable, à la visite de tout lieu; emporter, pour examen ou, dans le cas d’un document, pour reproduction, tout document ou autre objet se trouvant dans un lieu visé à l’alinéa a); saisir dans un lieu visé à l’alinéa a) tout élément dont il a des motifs raisonnables de croire qu’il peut constituer une preuve de l’infraction à la présente loi. Certificat La personne désignée reçoit un certificat établi en la forme que le ministre peut déterminer et attestant sa qualité, qu’elle présente, sur demande, au responsable du lieu visité. Usage d’ordinateurs et de photocopieuses Dans le cadre de sa visite, le ministre — ou la personne qu’il désigne — peut : utiliser ou faire utiliser tout ordinateur ou système informatique se trouvant sur place pour prendre connaissance des données qu’il contient ou auxquelles il donne accès; obtenir ces données sous forme d’imprimé ou toute autre forme intelligible et les emporter aux fins d’examen ou de reproduction; utiliser ou faire utiliser le matériel de reprographie se trouvant sur place pour faire des copies de tous livres, registres, données électroniques ou autres documents. Mandats Les articles 487 à 492 du Code criminel s’appliquent aux infractions — commises ou soupçonnées — à la présente loi. Le gouverneur en conseil peut, sur recommandation du ministre, prendre des règlements concernant : la préservation de tout élément de preuve saisi sans mandat en vertu de l’alinéa (1)c); la restitution de l’élément de preuve au saisi ou au possesseur légitime. Mandat : maison d’habitation Si le lieu visé à l’alinéa (1)a) est une maison d’habitation, le ministre — ou la personne qu’il désigne — ne peut y pénétrer sans l’autorisation de l’occupant que s’il est muni du mandat prévu au paragraphe (7). Pouvoir de décerner un mandat Sur demande ex parte, le juge de paix peut décerner un mandat autorisant, sous réserve des conditions éventuellement fixées, le ministre — ou la personne qu’il désigne — à procéder à la visite d’une maison d’habitation, s’il est convaincu, sur la foi d’une dénonciation sous serment, que sont réunis les éléments suivants : la visite est nécessaire pour l’exercice des fonctions conférées au ministre dans le cadre de la présente loi; un refus a été opposé à la visite ou il y a des motifs raisonnables de croire que tel sera le cas. Usage de la force Le ministre — ou la personne qu’il désigne — peut, s’il est accompagné d’un agent de la paix, recourir à la force dans l’exécution du mandat dans le cas où celui-ci en autorise expressément l’usage. Obligation d’assistance Le propriétaire ou le responsable du lieu visité en vertu du paragraphe 39(1), ainsi que toute personne qui s’y trouve, sont tenus : d’accorder au ministre — ou à la personne qu’il désigne — toute l’assistance possible dans l’exercice des attributions qui lui sont conférées par ce paragraphe; de fournir au ministre — ou à la personne qu’il désigne — les renseignements que celui-ci peut valablement exiger pour l’application de la présente loi ou des règlements, ordres, directives ou procès-verbaux pris ou établis sous son régime. Injonction Si, sur demande présentée par le ministre, il conclut à l’existence, l’imminence ou la probabilité d’un fait constituant une infraction à la présente loi, ou tendant à sa perpétration, le tribunal compétent peut, par ordonnance, enjoindre à la personne nommée dans la demande : de s’abstenir de tout acte susceptible, selon lui, de constituer l’infraction ou de tendre à sa perpétration; d’accomplir tout acte susceptible, selon lui, d’empêcher la perpétration de l’infraction. Préavis L’injonction est subordonnée à la signification d’un préavis d’au moins quarante-huit heures aux parties nommées dans la demande, sauf lorsque cela serait contraire à l’intérêt public en raison de l’urgence de la situation. L’auteur de toute contravention à une disposition de la présente loi ou de ses règlements ou à un ordre donné sous son régime pour laquelle la présente loi ne prévoit pas de sanction par ailleurs commet une infraction et est passible, sur déclaration de culpabilité par procédure sommaire : dans le cas d’une personne morale, d’une amende maximale de 25 000 $. Le ministre peut, par règlement : désigner comme texte dont la contravention fait l’objet des articles 45 à 55 toute disposition de la présente loi ou de ses règlements, tout ordre donné en vertu des articles 9, 13, 15.1 ou 26, ou toute directive donnée au titre des articles 17 ou 18; prévoir le montant maximal — plafonné, dans le cas des personnes physiques, à 5 000 $ et, dans le cas des personnes morales, à 25 000 $ — de la pénalité applicable à chaque violation qui constitue une contravention à un texte ainsi désigné. Procès-verbaux Le ministre peut déterminer la forme et la teneur des procès-verbaux de violation. Violation Toute contravention à un texte désigné en vertu de l’alinéa 43a) constitue une violation pour laquelle le contrevenant s’expose à une pénalité dont le maximum peut être prévu en vertu de l’alinéa 43b). Violations continues Il est compté une violation distincte pour chacun des jours au cours desquels se commet ou se continue la violation. Précision Tout acte ou omission qualifiable à la fois de violation et d’infraction peut être réprimé soit comme violation, soit comme infraction, les poursuites pour violation et celles pour infraction s’excluant toutefois mutuellement. Nature de la violation Les violations n’ont pas valeur d’infractions; en conséquence nul ne peut être poursuivi à ce titre sur le fondement de l’article 126 du Code criminel. Verbalisation La personne désignée par le ministre au titre du paragraphe 39(1), si elle a des motifs raisonnables de croire qu’une violation a été commise, peut dresser un procès-verbal qu’elle fait notifier au contrevenant. Le procès-verbal comporte, outre le nom du contrevenant et les faits reprochés, le montant de la pénalité à payer, ainsi que le délai et les modalités de paiement. Définition de Tribunal Pour l’application des articles 48 à 54, Tribunal s’entend du Tribunal d’appel des transports du Canada, constitué par le paragraphe 2(1) de la Loi sur le Tribunal d’appel des transports du Canada. Option Le destinataire du procès-verbal doit soit payer la pénalité, soit déposer auprès du Tribunal une requête en révision des faits reprochés ou du montant de la pénalité. Paiement de la pénalité Lorsque le destinataire du procès-verbal paie la somme requise conformément aux modalités qui y sont prévues, le ministre accepte ce paiement en règlement de la pénalité imposée; aucune poursuite ne peut être intentée par la suite au titre de la présente loi contre l’intéressé pour la même contravention. Requête en révision Le destinataire du procès-verbal qui veut faire réviser la décision du ministre à l’égard des faits reprochés ou du montant de la pénalité dépose une requête auprès du Tribunal à l’adresse indiquée dans le procès-verbal, au plus tard à la date limite qui y est indiquée, ou dans le délai supérieur éventuellement accordé à sa demande par le Tribunal. Audience Le Tribunal, sur réception de la requête, fixe la date, l’heure et le lieu de l’audience et en avise par écrit le ministre et l’intéressé. Déroulement À l’audience, le membre du Tribunal commis à l’affaire accorde au ministre et à l’intéressé la possibilité de présenter leurs éléments de preuve et leurs observations, conformément aux principes de l’équité procédurale et de la justice naturelle. Charge de la preuve S’agissant d’une requête portant sur les faits reprochés, il incombe au ministre d’établir que l’intéressé a contrevenu au texte désigné. Intéressé non tenu de témoigner L’intéressé n’est pas tenu de témoigner à l’audience. Omission de payer la pénalité ou de présenter une requête L’omission, par l’intéressé, de verser dans le délai imparti la somme fixée dans le procès-verbal et de présenter une requête en révision vaut déclaration de responsabilité à l’égard de la contravention. Sur demande, le ministre peut alors obtenir du Tribunal un certificat, établi en la forme que le gouverneur en conseil peut déterminer, sur lequel est inscrite la somme. Décision Après audition des parties, le membre du Tribunal informe sans délai l’intéressé et le ministre de sa décision. S’il décide : qu’il n’y a pas eu contravention, sous réserve de l’article 53, nulle autre poursuite ne peut être intentée à cet égard sous le régime de la présente loi; qu’il y a eu contravention, il les informe également, sous réserve des règlements pris en vertu de l’alinéa 43b), de la somme qu’il fixe et qui doit être payée au Tribunal. En outre, à défaut de paiement dans le délai imparti, il expédie au ministre un certificat, établi en la forme que le gouverneur en conseil peut déterminer, sur lequel est inscrite la somme. Le ministre ou toute personne concernée peut faire appel au Tribunal de la décision rendue au titre de l’article 52. Le délai d’appel est de trente jours. Perte du droit d’appel La partie qui ne se présente pas à l’audience portant sur la requête en révision perd le droit de porter la décision en appel, à moins qu’elle ne fasse valoir des motifs valables justifiant son absence. Sort de l’appel Le comité du Tribunal peut rejeter l’appel ou y faire droit et substituer sa propre décision à celle en cause. S’il statue qu’il y a eu contravention, le comité en informe sans délai l’intéressé. Sous réserve des règlements pris en vertu de l’alinéa 43b), il l’informe également de la somme qu’il fixe et qui doit être payée au Tribunal. En outre, à défaut de paiement dans le délai imparti, il expédie au ministre un certificat, établi en la forme que le gouverneur en conseil peut déterminer, sur lequel est inscrite la somme. Enregistrement du certificat Sur présentation à la juridiction supérieure, une fois le délai d’appel expiré, la décision sur l’appel rendue ou le délai pour payer la pénalité ou déposer une requête en révision expiré, selon le cas, le certificat visé à l’article 51, à l’alinéa 52b) ou au paragraphe 53(4) est enregistré. Dès lors, il devient exécutoire et toute procédure d’exécution peut être engagée, le certificat étant assimilé à un jugement de cette juridiction obtenu par Sa Majesté du chef du Canada contre la personne désignée dans le certificat pour une dette dont le montant y est indiqué. Recouvrement des frais Tous les frais entraînés par l’enregistrement du certificat peuvent être recouvrés comme s’ils faisaient partie de la somme indiquée sur le certificat enregistré en application du paragraphe (1). Fonds publics Les sommes reçues par le ministre ou le Tribunal au titre du présent article sont assimilées à des fonds publics au sens de la Loi sur la gestion des finances publiques. Prescription Les poursuites pour violation se prescrivent par douze mois à compter du fait générateur de l’action. Examen de l’application de la loi Au cours de la cinquième année qui suit l’entrée en vigueur du présent article, le ministre effectue un examen des dispositions de la présente loi et de son application. Dépôt du rapport Le ministre fait déposer un rapport de l’examen devant chaque chambre du Parlement dans les quinze premiers jours de séance de celle-ci suivant l’établissement du rapport. Demandes : construction ou modification Il est entendu que la présente loi s’applique aux demandes visant la construction ou la modification d’un pont ou tunnel international qui ont été présentées à un ministère ou organisme fédéral avant l’entrée en vigueur du présent article. Exploitation d’un pont ou tunnel international Malgré le paragraphe 23(1), la personne qui exploite un pont ou tunnel international à l’entrée en vigueur du présent article n’est pas tenue d’obtenir l’agrément du gouverneur en conseil pour continuer à l’exploiter. [Modification] Décret Les dispositions de la présente loi entrent en vigueur à la date ou aux dates fixées par décret. [Note : Loi en vigueur le 25 avril 2007, voir TR/2007-50.] Acte concernant la Compagnie du Pont International, S.C. 1869, ch. 65 Acte pour incorporer la compagnie du tunnel de la rivière Détroit, S.C. 1870, ch. 51 L’Acte du Grand Tronc (pont international), 1872, S.C. 1872, ch. 63 Acte pour incorporer la compagnie du pont et tunnel de chemin de fer de la rivière Ste. Claire, S.C. 1872, ch. 87 Acte pour incorporer la compagnie du pont et tunnel du Canada et de New-York, S.C. 1872, ch. 88 L’Acte du pont international du St. Laurent, 1872, S.C. 1872, ch. 90 Acte pour incorporer la Compagnie du Pont du Canada et de la Rivière Détroit, S.C. 1873, ch. 90 Acte pour incorporer la Compagnie du Pont de la Grande Ile de Niagara, S.C. 1874, ch. 77 Acte concernant la Compagnie du Pont du Sud du Canada, S.C. 1877, ch. 63 Acte à l’effet d’incorporer la Compagnie du Pont de chemin de fer de Calais à St.-Stephen, S.C. 1882, ch. 75 Acte à l’effet d’incorporer la Compagnie du Pont de la Péninsule de Niagara, S.C. 1882, ch. 88 Acte à l’effet d’incorporer la Compagnie du Pont du Sault Sainte-Marie, S.C. 1882, ch. 89 Acte à l’effet d’incorporer la Compagnie du Pont de la Frontière de Niagara, S.C. 1884, ch. 81 Acte constituant en corporation la Compagnie du Pont de Brockville et New-York, S.C. 1886, ch. 91 Acte constituant en corporation la Compagnie du Pont des Chutes de Niagara, S.C. 1887, ch. 96 Acte constituant en corporation la Compagnie du Pont International de Grenville, S.C. 1888, ch. 90 Acte constituant en corporation la Compagnie du pont d’hiver pour chemin de fer de la rivière Détroit, S.C. 1888, ch. 91 Acte constituant en corporation la Compagnie du tunnel du Canada et du Michigan, S.C. 1888, ch. 93 Acte constituant en corporation la Compagnie du pont de chemin de fer de la Ligne riveraine, S.C. 1890, ch. 94 Acte constituant en corporation la Compagnie du pont de Buffalo et Fort-Erié, S.C. 1891, ch. 65 Acte constituant en corporation la Compagnie du pont d’Ontario et New-York, S.C. 1891, ch. 67 Acte constituant en corporation la Compagnie des ponts de la rivière Saint-Jean, S.C. 1895, ch. 74 Acte constituant en corporation la Compagnie du pont des Hauteurs de Queenston, S.C. 1896, vol. II, ch. 43 (6e session du 7e parlement) Acte constituant en corporation la Compagnie de pont et de force Mather, S.C. 1896, vol. II, ch. 13 (1re session du 8e parlement) Acte constituant en corporation la Compagnie du Pont Union de Windsor à Détroit, S.C. 1898, ch. 120 [Abrogé, 2013, ch. 40, art. 263] Acte constituant en corporation la compagnie dite The Père Marquette International Bridge Company, S.C. 1903, ch. 175 Acte constituant en corporation la compagnie dite International Bridge and Terminal Company, S.C. 1905, ch. 108 Acte constituant en corporation la Canadian-Minnesota Bridge Company, S.C. 1906, ch. 76 Acte constituant en corporation la Trans-Niagara Bridge Company, S.C. 1906, ch. 171 Loi constituant en corporation la Fort Erie and Buffalo Bridge Company, S.C. 1909, ch. 83 Loi constituant en corporation The Ontario Niagara Connecting Bridge Company, S.C. 1916, ch. 31 Loi constituant en corporation « The Canadian Niagara Bridge Company », S.C. 1918, ch. 62 Loi constituant en corporation « The Canadian Transit Company », S.C. 1921, ch. 57 Loi concernant la « Niagara River Bridge Company », S.C. 1922, ch. 63 Loi constituant en corporation la « Buffalo and Fort Erie Public Bridge Company », S.C. 1923, ch. 74 Loi constituant en corporation « The Detroit and Windsor Subway Company », S.C. 1926-27, ch. 83 Loi constituant en corporation « The Detroit River Canadian Bridge Company », S.C. 1928, ch. 58 Loi constituant en corporation « The St. Lawrence River Bridge Company », S.C. 1928, ch. 65 Loi constituant en corporation la « Lake of the Woods International Bridge Company », S.C. 1932, ch. 59 Loi constituant en corporation « Ogdensburg Bridge Authority », S.C. 1952, ch. 57 Loi constituant en corporation « Baudette and Rainy River Municipal Bridge Company », S.C. 1955, ch. 61 Loi concernant la « Niagara Lower Arch Bridge Company Limited », S.C. 1956, ch. 64 Loi relative au pont de Campobello à Lubec, S.C. 1958, ch. 23 Loi concernant un pont sur la rivière Pigeon, S.C. 1959, ch. 51 Loi relative au pont de Queenston, S.C. 1959, ch. 53 Loi sur le pont de Milltown, S.C. 1966-67, ch. 9 Loi sur l’Administration du pont Fort-Falls, S.C. 1970-71-72, ch. 51 Loi concernant l’acquisition, l’exploitation et l’aliénation du Tunnel Windsor-Détroit par la cité de Windsor, S.C. 1987, ch. 55 Loi concernant un pont destiné à favoriser le commerce, L.C. 2012, ch. 31
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Loi sur les ponts et tunnels internationaux
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