Arrêté ministériel du 12 novembre 2024 portant autorisation de la mise en place de la vidéosurveillance dans des nouvelles zones de sécurité.
This ministerial order concerns authorization for video surveillance in new security zones.
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- Jurisdiction
- Luxembourg
- Instrument
- Order
- Citation
- http://data.legilux.public.lu/eli/etat/leg/amin/2024/11/12/a461/jo
- Status
- In force
- Version
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- fr
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This ministerial order concerns authorization for video surveillance in new security zones. La mise en place de la vidéosurveillance dans certaines zones de sécurité est autorisée. The safety zones referred to in Article 1 are delimited on plans G and H in Annex 1. The opinion of the consultative commission for assessing video surveillance is published in Annex 2. The authorization referred to in Article 1 is valid for only three years from the signature of this order.
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Legal text
Provisions of Arrêté ministériel du 12 novembre 2024 portant autorisation de la mise en place de la vidéosurveillance dans des nouvelles zones de sécurité.
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AI-assisted research summary: This ministerial order concerns authorization for video surveillance in new security zones.
Le contenu de la version HTML du Journal officiel luxembourgeois est identique à la version PDF. Arrêté ministériel du 12 novembre 2024 portant autorisation de la mise en place de la vidéosurveillance dans des nouvelles zones de sécurité. Le Ministre des Affaires intérieures, Vu lâarticle 43 bis de la loi modifiée du 18 juillet 2018 sur la Police grand-ducale ; Vu lâarticle 2, paragraphe 7, du règlement grand-ducal du 23 juillet 2021 relatif à la composition et au fonctionnement de la commission consultative pour lâévaluation de la vidéosurveillance ; Vu lâanalyse dâimpact de la Police grand-ducale ; Vu lâavis du procureur dâÃtat auprès du Parquet du Tribunal dâarrondissement de Luxembourg ; Vu lâavis du Conseil communal de la Ville dâEsch-sur-Alzette ; Vu lâavis du Conseil communal de la Ville de Differdange ; Vu lâavis de la Commission consultative pour lâévaluation de la vidéosurveillance ; Arrête : â
- 1 er Verify source ↗
Art. 1 er .
AI-assisted research summary: La mise en place de la vidéosurveillance dans certaines zones de sécurité est autorisée.
Art. 1 er . La mise en place de la vidéosurveillance dans les zones de sécurité est autorisée pour les zones suivantes : 1° Zone G : la zone située à Esch-sur-Alzette, quartier « Gare CFL » ; 2° Zone H : la zone située à Differdange, quartier « parc Gerlache et rues avoisinantes » ; â - 2 Verify source ↗
Art. 2.
AI-assisted research summary: The safety zones referred to in Article 1 are delimited on plans G and H in Annex 1.
Art. 2. Les zones de sécurité visées à lâarticle 1 er sont délimitées sur les plans G et H figurant en annexe 1. â - 3 Verify source ↗
Art. 3.
AI-assisted research summary: The opinion of the consultative commission for assessing video surveillance is published in Annex 2.
Art. 3. Lâavis de la Commission consultative pour lâévaluation de la vidéosurveillance est publié en annexe 2, conformément à lâarticle 2, paragraphe 7, alinéa 2, du règlement grand-ducal du 23 juillet 2021 relatif à la composition et au fonctionnement de la commission consultative pour lâévaluation de la vidéosurveillance. â - 4 Verify source ↗
Art. 4.
AI-assisted research summary: The authorization referred to in Article 1 is valid for only three years from the signature of this order.
Art. 4. La durée de validité de lâautorisation visée à lâarticle 1 er est limitée à trois ans à partir de la signature du présent arrêté. â - 5 Verify source ↗
Art. 5.
AI-assisted research summary: This order will be published in the Official Journal of Luxembourg.
Art. 5. Le présent arrêté sera publié au Journal officiel du Grand-Duché de Luxembourg. â Luxembourg, le 12 novembre 2024. Le Ministre des Affaires intérieures, Léon Gloden â ANNEXE 1 Zone de sécurité G Quartier Gare CFL â â Zone de sécurité H Parc Gerlache et rues avoisinantes â â â ANNEXE 2 : A VIS RELATIF à LA MISE EN PLACE DES ZONES DE VIDÃOSURVEILLANCE DE LA POLICE GRAND-DUCALE CONFORMÃMENT à LâARTICL E 43 BIS DE LA LOI MODIFIÃE DU 18 JUILLET 2018 SUR LA POLICE GRAND-DUCALE 1. Considérations liminaires Depuis lâintroduction de la vidéosurveillance au Luxembourg, en 2007, seules des zones situées dans la capitale ont été envisagées. Le présent avis porte sur deux zones concernant des communes â Differdange et Esch-sur-Alzette â du sud du pays. Il sâagit-là dâune première particularité. La seconde réside dans le fait que ces deux communes se sont dotées lâune et lâautre dâun plan local de sécurité. La vidéosurveillance constitue dans ces deux plans locaux de sécurité une mesure à laquelle il est prévu de recourir en conjonction avec dâautres initiatives. 1. AVIS RELATIF à LA ZONE H (DIFFERDANGE) â â 1.1 . TYPE DE ZONE ET TYPE DE LIEU 1.1.1 . Type de zone La Commission retient comme classification pour la zone H, un « type 4 » 1 , caractérisé par une atteinte élevée à la vie privée, alors que la zone à surveiller comporte non seulement une zone de récréation, le parc « Gerlache », mais également et surtout des résidences de citoyens. Les caméras de la zone H visualisent des lieux publics jouxtant un nombre important de lieux non publics telles que des entrées dâappartements, de commerces et de cabinets médicaux. 1.1.2. Type de lieu Concernant le type de lieu, la Commission considère, sur base de lâanalyse dâimpact réalisée par la Police, que la zone H relève de lâarticle 43 bis, paragraphe 2, points 1°, 2° et 5°, de la loi modifiée du 18 juillet 2018 sur la Police grand-ducale, câest-à -dire dâun : 1° lieu où sont commises, de manière répétée, des infractions pénales revêtant un certain degré de gravité ; 2° lieu qui par sa configuration favorise la commission dâinfractions pénales revêtant un certain degré de gravité ; 5° lieu qui, par sa nature, rassemble un grand nombre de personnes. Ad point 1° : la Commission estime que la Police a justifié, sur base des statistiques criminelles des années 2020 à 2022, que dans la zone à surveiller étaient commises de manière répétée des infractions pénales dâune certaine gravité. Ad point 2° : la Commission retient que le lieu à surveiller, par sa configuration, favorise la commission dâinfractions pénales revêtant un certain degré de gravité, dû au fait que le parc Gerlache est une zone relativement étendue et très fréquentée ; lâexistence du parc et de lâespace ouvert facilite la fuite après la commission dâinfractions. Ad point 5° : le parc Gerlache et les rues avoisinantes sont des espaces publics qui sont fréquentés par un grand nombre de personnes. La Commission rappelle néanmoins que pour être placé sous vidéosurveillance, un lieu ne doit pas satisfaire à tous les critères énoncés à lâarticle 43 bis, paragraphe 2, de la loi précitée du 18 juillet 2018 , mais quâil est suffisant quâun seul de ces critères soit rempli. 1.2. MISE EN ÅUVRE ET EFFICACITà DâAUTRES MOYENS POUR EMPÃCHER LA COMMISSION DâINFRACTIONS PÃNALES La Commission salue les moyens qui ont été mis en Åuvre par la Police et par la Ville de Differdange afin dâempêcher, sinon au moins de réduire, la commission dâinfractions pénales parmi lesquelles la mise en place dâun dispositif de patrouilles pédestres de la Police grand-ducale, la mise en place dâun éclairage public et le passage régulier des « streetworkers ». La Commission considère que ces mesures devraient rester en place même après lâinstallation dâune vidéosurveillance. Elle accueille par ailleurs favorablement lâintroduction dâun plan local de sécurité pour la Ville de Differdange, en donnant toutefois à considérer quâen raison du fait que ce plan est récent, une évaluation de son efficacité est difficile à ce stade. Sur un plan général, la Commission propose que des analyses soient effectuées sur lâefficacité des plans locaux de sécurité. 1.3. JUSTIFICATION DE LA NÃCESSITà DE LA VIDÃOSURVEILLANCE ET PROPORTIONNALITà Lâévaluation de la justification de la nécessité de la vidéosurveillance et de la proportionnalité de la vidéosurveillance permet dâanalyser si la mesure poursuit un objectif légitime, si les mesures prises sont susceptibles dâatteindre cet objectif et si ces dernières ne dépassent pas ce qui est nécessaire dans une société démocratique. La Commission estime que les objectifs poursuivis sont la prévention, la recherche et la constatation dâinfractions pénales dans les lieux accessibles au public qui présentent un risque particulier de commission dâinfractions pénales, qui sont des objectifs légitimes tombant dans les missions de la Police grand-ducale. Concernant la question de savoir si les mesures prises sont susceptibles dâatteindre lâobjectif poursuivi, la Commission estime que les statistiques démontrent que le nombre dâinfractions commises à Differdange est important et continue de croître. La justification de placer la zone H sous vidéosurveillance est tirée de la configuration des lieux, du flux important de personnes circulant dans la zone définie sur la cartographie au point 1 du présent avis et des infractions y commises. Il ressort de lâanalyse dâimpact effectuée par la Police grand-ducale que la place du parc Gerlache et ses alentours sont un endroit prédestiné pour la commission dâinfractions, notamment des infractions liées au trafic de drogues. La Commission souhaiterait que les futures analyses dâimpact de la Police contiennent une analyse plus poussée de la nécessité et de la proportionnalité de la mise en place de la vidéosurveillance policière. Elle considère que lâinclusion de statistiques plus standardisées tenant compte de la croissance de la population permettrait dâéviter des chiffres bruts, qui ne permettent pas dâévaluer lâefficacité des caméras. Compte tenu des développements qui précèdent et des mesures à mettre en place pour réduire lâingérence dans la vie privée (voir le point 1.6. ci-dessous), la Commission estime que la vidéosurveillance de la zone H « Differdange » est justifiée et proportionnée eu égard aux objectifs poursuivis. 1.4. LA QUESTION DU SENTIMENT DE SÃCURITà La Commission considère que le sentiment de sécurité des résidents de Differdange est primordial. Lâinstallation dâune vidéosurveillance peut contribuer à renforcer ce sentiment en dissuadant les comportements délictueux et en offrant un moyen opérationnel supplémentaire. Il importe toutefois de souligner que le sentiment de sécurité ne peut pas dépendre uniquement de la présence de caméras de surveillance. Une approche globale, incluant des mesures préventives, une présence policière renforcée et une communauté active et solidaire, est essentielle pour garantir un environnement sûr et serein pour tous les habitants. La Commission note aussi que les mesures du plan local de sécurité dont la mise en place des patrouilles à pied permet de lutter contre le sentiment dâinsécurité de la population. Lâinstallation dâun système de vidéosurveillance permettrait ainsi de compléter les efforts de la Police grand-ducale et de la Ville de Differdange. 1.5. OBSERVATIONS La Commission aurait souhaité disposer de statistiques les plus récentes afin de suivre lâévolution de la criminalité dans la zone. La Commission déplore en outre le fait que les statistiques renseignées dans lâanalyse dâimpact regroupent lâensemble des infractions commises sur le territoire de la commune, au lieu de se limiter aux infractions dâune certaine gravité commises dans lâespace public du périmètre de la zone VISUPOL envisagée. La Commission a par ailleurs noté que la liste des commerces figurant dans lâanalyse dâimpact nâétait pas à jour. La Commission propose de lancer une campagne dâinformation et de sensibilisation des habitants de Differdange au sujet de la zone VISUPOL. Il convient aussi de considérer que la zone VISUPOL nâest pas encore installée et que, par conséquent, les emplacements des caméras proposés dans lâanalyse dâimpact de la Police grand-ducale ne sont pas encore définitifs. Le présent avis de la Commission ne vaut donc que pour la zone telle que représentée dans lâanalyse dâimpact soumise à la Commission. 1.6. MESURES EN PLACE POUR RÃDUIRE LâATTEINTE à LA VIE PRIVÃE - GARANTIES TECHNIQUES ET ORGANISATIONNELLES De manière spécifique, la Commission note que le périmètre suggéré par la Police inclut la terrasse dâun établissement de restauration et suggère quâun masquage soit appliqué sur le champ de vision, au cas où il couvrirait cette terrasse. Afin de ne pas surveiller les terrasses privées et/ou publiques qui pourraient se trouver dans le champ de vision de certaines caméras de la zone H, la Commission suggère de manière générale de mettre en place un masquage, qui permettrait ainsi de retracer les mouvements des suspects tout en limitant lâintrusion dans la vie privée. Un tel masquage devrait aussi être appliqué sur les images des caméras visualisant les entrées et sorties des bâtiments privés, notamment ceux contenant des cabinets de commerces, bureaux dâassurances, et cabinets médicaux et paramédicaux. Il convient de noter quâil y a aussi des terrasses qui se trouvent sur le périmètre et la Commission remarque que celles-ci devraient aussi faire lâobjet dâun masquage en fonction des vues des caméras concernées. 1.7. CONCLUSIONS Au vu de ce qui précède et sous réserve des observations formulées par les représentants de lâAssociation luxembourgeoise de Criminologie et de la Commission consultative des droits de lâHomme, la Commission conclut majoritairement que la vidéosurveillance dans la zone H est justifiée et proportionnée eu égard aux objectifs poursuivis. Elle avise favorablement la mise en place de la vidéosurveillance dans cette zone, sous condition que les positionnements, les champs de vision des caméras et les mesures techniques soient réalisés selon la description indiquée dans lâanalyse dâimpact de la Police grand-ducale. Au vu du nombre dâinfractions pénales commises dans la zone H, lâAssociation luxembourgeoise de Criminologie peut certes comprendre la volonté de mettre en place un grand nombre de mesures ayant pour objectif de diminuer la commission dâactes répréhensibles, dont lâinstallation dâun système de vidéosurveillance. Elle tient néanmoins à considérer que, premièrement, ce nâest pas la mise en place dâun système de vidéosurveillance (très coûteux en soi pour ce qui est de son installation et de sa maintenance) qui aura un impact important sur le sentiment de sécurité. Au contraire, une zone filmée peut indiquer au visiteur quâil est en train de passer par une zone à risque, ce qui pourrait augmenter son sentiment dâinsécurité. Deuxièmement, lâALC tient à souligner que les caméras ne sont efficaces que pour certaines catégories dâinfractions. Force est de constater que pour toutes les infractions qui relèvent du trafic de drogues, le phénomène ne se verra souvent que déplacé dans dâautres quartiers. Les trafiquants potentiels connaîtront rapidement la cartographie des caméras et sauront sâadapter en conséquence. Pour les infractions commises de façon impulsive, les caméras aideront éventuellement pour le travail dâenquête qui suit la commission dâune infraction, mais elles nâaident rarement à éviter leur commission. Là où en effet les caméras ont leur utilité, câest pour dissuader les personnes de commettre toute sorte de vandalisme dans la zone filmée. Selon lâALC il faudrait donc faire la différence entre les différents types dâinfractions parce que lâeffet que la vidéosurveillance a sur le comportement criminel diffère selon le type dâinfraction. LâALC considère quâil est positif que la Ville de Differdange ait mis en place un plan local de sécurité proposant toute une panoplie de mesures visant à réduire la criminalité et favoriser le vivre-ensemble, mais regrette que les autorités nâattendent pas dâabord lâévaluation dâimpact de ces différentes mesures avant dâinstaller en supplément des caméras. Une fois les caméras installées, il sera difficile, voire impossible, de différencier entre lâimpact que chacune des différentes mesures ait finalement eu sur lâévolution de la criminalité. LâALC note également quâil est malheureux de devoir constater que les statistiques policières de 2023 font défaut. Les statistiques à disposition de la Commission sont celles de 2020-2022, donc lâère de la pandémie Covid et post-Covid, ce dont il est essentiel de tenir compte pour lâavis sous rubrique. La mise en place dâun système de vidéosurveillance ne devrait en aucun cas avoir comme conséquence la diminution des autres moyens de prévention mis en Åuvre. Celles-ci doivent être maintenues parce que ce sont principalement ces mesures (patrouilles policières, streetworkers, etc.) qui ont un impact sur le sentiment de sécurité. Pour finir et tenant compte des informations et réflexions susmentionnées, lâALC estime quâil est à lâheure actuelle difficile de donner un avis avéré et concluant sur lâinstallation dâun système de vidéosurveillance, raison pour laquelle elle sâabstient dans le présent vote. Le représentant de la Commission consultative des Droits de lâHomme se rallie aux réflexions de lâALC et signale en outre que deux caméras factices ont été installées, il y a de nombreuses années par lâAdministration Communale de la Ville de Differdange à proximité de cette zone H. La raison en était quâà cet endroit avaient été commises de façon répétée des infractions pénales dâune certaine gravité, notamment des actes de vandalisme et des infractions liées au trafic de drogues. Le représentant de la CCDH souligne que, quels quâaient pu être les effets de ces caméras factices, il est déconseillé dâen installer sur la voie publique. Aussi bien la CNPD, que la Commission Européenne et lâEuropean Forum for Urban Security se sont prononcés dans ce sens. Il estime que si lâAdministration Communale de la Ville de Differdange et/ou la Police considèrent quâil est nécessaire dây installer des caméras à cause de la commission répétée dâinfraction pénales dâune certaine gravité, il faudra revoir dès à présent lâanalyse dâimpact sur ce point et avant tout autre développement. Le représentant de la Commission consultative des Droits de lâHomme avise négativement ce projet de vidéosurveillance pour les raisons évoquées précédemment. 2. AVIS RELATIF à LA ZONE G (ESCH-SUR-ALZETTE) â â 2.1. TYPE DE ZONE ET TYPE DE LIEU 2.1.1. Type de zone La Commission retient comme classification pour la zone G, un « type 4 » 2 , caractérisé par une atteinte élevée à la vie privée, alors que la zone à surveiller comporte non seulement un pôle dâéchange, mais également une portion du territoire qui contient une zone résidentielle, à savoir les résidences dâhabitation en face de la gare ferroviaire et routière. Le citoyen qui en raison de la vidéosurveillance ne désire pas sây rendre se prive dâun accès à un service public fondamental. Les caméras de la zone G visualisent les lieux publics jouxtant un nombre important de lieux non publics telles que entrées dâappartements, de commerces et de cabinets de médecins. 2.1.2. Type de lieu Concernant le type de lieu, la Commission considère sur base de lâanalyse dâimpact réalisée par la Police, que la zone G relève de lâarticle 43 bis, paragraphe 2, points 1°, 2° et 5°, de la loi précitée du 18 juillet 2018 , câest-à -dire dâun : 1° Lieu où sont commises, de manière répétée, des infractions pénales revêtant un certain degré de gravité ; 2° Lieu qui par sa configuration favorise la commission dâinfractions pénales revêtant un certain degré de gravité ; 5° Lieu qui, par leur nature, rassemble un grand nombre de personnes. Ad point 1° : la Commission estime que la Police a justifié, sur base des statistiques criminelles des années 2020 à 2023 que dans la zone à surveiller étaient commises de manière répétée des infractions pénales dâune certaine gravité. Ad point 2° : la Commission retient que le lieu à surveiller, par sa configuration, favorise la commission dâinfractions pénales revêtant un certain degré de gravité, dû au fait que la gare de la Ville dâEsch-sur-Alzette est une zone relativement étendue et bien fréquentée avec un grand nombre de points dâentrées et de sorties ce qui facilite la fuite des suspects. Ad point 5° : la gare et les rues avoisinantes sont des espaces publics qui sont fréquentés par un grand nombre de personnes. Il sâagit dâune zone caractérisée par un flux continu de personnes et de véhicules, dû au trafic dans les rues avoisinantes respectivement aux déplacements des personnes utilisant les transports publics. La Commission rappelle que pour être placé sous vidéosurveillance, un lieu ne doit pas satisfaire à tous les critères énoncés à lâarticle 43 bis, paragraphe 2, de la loi précitée du 18 juillet 2018 , mais quâil est suffisant quâun seul de ces critères soit rempli. 2.2. MISE EN ÅUVRE ET EFFICACITà DâAUTRES MOYENS POUR EMPÃCHER LA COMMISSION DâINFRACTIONS PÃNALES La Commission note que la liste des autres moyens mentionnés dans lâanalyse dâimpact ne fait pas référence à lâexistence dâun service de « streetworkers » et se demande sâil ne serait pas opportun de mettre en place un tel service. La Commission recommande que les mesures déjà existantes soient maintenues après lâinstallation de la vidéosurveillance. 2.3. JUSTIFICATION DE LA NÃCESSITà DE LA VIDÃOSURVEILLANCE ET PROPORTIONNALITà Lâévaluation de la justification de la nécessité de la vidéosurveillance et de la proportionnalité de la vidéosurveillance permet dâanalyser si la mesure poursuit un objectif légitime, si les mesures prises sont susceptibles dâatteindre cet objectif et si ces dernières ne dépassent pas ce qui est nécessaire dans une société démocratique. La Commission estime que les objectifs poursuivis sont la prévention, la recherche et la constatation dâinfractions pénales dans les lieux accessibles au public qui présentent un risque particulier de commission dâinfractions pénales, qui sont des objectifs légitimes tombant dans les missions de la Police grand-ducale. Concernant la question de savoir si les mesures prises sont susceptibles dâatteindre lâobjectif poursuivi, la Commission estime que les statistiques démontrent que le nombre dâinfractions commises dans la zone de la gare est important et continu de croître. La justification de placer la zone G sous vidéosurveillance est tirée de la configuration des lieux, de lâaccroissement du flux de personnes circulant dans le périmètre et des infractions y commises. Il ressort de lâanalyse dâimpact effectuée par la Police grand-ducale que la place de la gare et ses alentours est un endroit où sont commises un nombre élevé dâinfractions. La Commission souhaite que les futures analyses dâimpact de la Police contiennent une analyse plus poussée de la nécessité et de la proportionnalité de la mise en place de la vidéosurveillance policière. Elle considère que lâinclusion de statistiques plus standardisées tenant compte de la croissance de la population permettrait dâéviter des chiffres bruts qui ne permettent pas dâévaluer lâefficacité des caméras. LâALC tient à souligner que les caméras ne sont efficaces que pour certaines catégories dâinfractions, raison pour laquelle des statistiques plus poussées sont importantes. Pour toutes les infractions qui relèvent du trafic de drogues p.ex., le phénomène ne se verra souvent que déplacé dans dâautres quartiers et éventuellement davantage dans la rue de lâAlzette, où les statistiques policières montrent dâores et déjà un taux plus élevé dâinfractions. Les trafiquants potentiels connaîtront rapidement la cartographie des caméras et sauront sâadapter en conséquence. Pour les infractions commises de façon impulsive, les caméras aideront éventuellement pour le travail dâenquête qui suit la commission dâune infraction, mais elles nâaident rarement à éviter leur commission. Là où en effet les caméras ont leur utilité, câest pour dissuader les personnes de commettre toute sorte de vandalisme dans la zone filmée. Il faudrait donc faire la différence entre les différents types dâinfractions parce que lâeffet que la vidéosurveillance a sur le comportement criminel diffère selon le type dâinfraction. Au vu des développements qui précèdent, la Commission estime que la vidéosurveillance de la zone G est justifiée et proportionnée eu égard aux objectifs poursuivis. 2.4. LA QUESTION DU SENTIMENT DE SÃCURITà La Commission considère que le sentiment de sécurité des résidents de la Ville dâEsch-sur-Alzette est primordial. Lâinstallation dâune vidéosurveillance peut contribuer à renforcer ce sentiment en dissuadant les comportements délictueux et en offrant un moyen opérationnel supplémentaire. Il importe toutefois de souligner que le sentiment de sécurité ne peut pas dépendre uniquement de la présence de caméras de surveillance. LâALC relève quâune zone filmée peut en effet indiquer au visiteur quâil est en train de passer par une zone à risque, ce qui pourrait éventuellement augmenter son sentiment dâinsécurité. Une approche globale, incluant des mesures préventives, une police efficace et une communauté active et solidaire, est essentielle pour garantir un environnement sûr et serein pour tous les habitants. La Commission note aussi que les mesures du plan local de sécurité dont la mise en place des patrouilles à pied permet de lutter contre le sentiment dâinsécurité de la population. Lâinstallation dâun système de vidéosurveillance permettrait ainsi de compléter les efforts de la Police grand-ducale et de la Ville dâEsch-sur-Alzette. 2.5. OBSERVATIONS La Commission se demande pourquoi les deux rues avoisinantes au périmètre choisi par la Police, qui selon les statistiques sont également des lieux où de nombreuses infractions sont commises, ne sont pas reprises dans le périmètre choisi. La Commission renvoie aux commentaires du parquet du tribunal dâarrondissement de Luxembourg repris dans son avis du 19 mai 2024, qui note que : « La cartographie des infractions figurant à la page 12 de lâanalyse dâimpact fait ressortir une concentration élevée dâinfractions au centre de la ville dâEsch-sur-Alzette qui nâest guère inférieure à celle constatée dans la zone projetée et quâil se pose alors la question de savoir si les délimitations de la zone correspondent aux exigences réelles de la situation.  ». La liste des mesures incluses dans lâanalyse dâimpact indique quâil y a des patrouilles policières à pied dans la zone concernée. Au vu du fait que le principal élément de cette zone est une gare, la Commission suggère une étroite collaboration entre la Police et la CFL, notamment en vue du projet de loi concernant la vidéosurveillance dans les transports publics. 2.6. MESURES EN PLACE POUR RÃDUIRE LâATTEINTE à LA VIE PRIVÃE - GARANTIES TECHNIQUES ET ORGANISATIONNELLES La Commission suggère un masquage irréversible des entrées et sorties des bâtiments privés et des commerces, notamment ceux contenant des cabinets médicaux. 2.7. CONCLUSIONS Au vu de ce qui précède, et sous réserve des observations formulées par les représentants de lâAssociation luxembourgeoise de Criminologie, la Commission avise favorablement la vidéosurveillance dans la zone « Esch-sur-Alzette » à condition que les positionnements, les champs de vision des caméras et les mesures techniques soient réalisés tels quâindiqués dans lâanalyse dâimpact de la Police grand-ducale. LâALC tient à répéter que la mise en place dâun système de vidéosurveillance ne devrait en aucun cas avoir comme conséquence la diminution des autres moyens de prévention mis en Åuvre. Celles-ci doivent être maintenues parce que ce sont principalement ces mesures (patrouilles policières, streetworkers, etc.) qui ont un impact sur le sentiment de sécurité et les infractions commises. â â 1 Type 4 (élevée) : Une zone est considérée comme zone de « type 4 » si la vidéosurveillance concerne le lieu de résidence de citoyens. Dans ce cas, le citoyen nâest pas sous vidéosurveillance sâil décide activement de se rendre quelque part et pourrait encore faire un choix, mais lâest quasi « à défaut ». Lâatteinte à la vie privée nâest dâailleurs pas identique pour tous les citoyens qui habitent dans un quartier résidentiel sous vidéosurveillance. Elle dépend du type dâimmeuble (une entré pour différents logements), de lâemplacement des caméras (mêmes si lâaccès à un immeuble est brouillé, la comparaison de différentes prises de vues peut permettre de tirer des conclusions sur qui est entré dans quel immeuble) et de la personne concernée (lâintérêt dâune violation de la vie privée est évidemment plus élevé au domicile dâune personne de la vie publique ou dâun journaliste). 2 Type 4 (élevée) : Une zone est considérée comme zone de « type 4 » si la vidéosurveillance concerne le lieu de résidence de citoyens. Dans ce cas, le citoyen nâest pas sous vidéosurveillance sâil décide activement de se rendre quelque part et pourrait encore faire un choix, mais lâest quasi « à défaut ». Lâatteinte à la vie privée nâest dâailleurs pas identique pour tous les citoyens qui habitent dans un quartier résidentiel sous vidéosurveillance. Elle dépend du type dâimmeuble (une entré pour différents logements), de lâemplacement des caméras (mêmes si lâaccès à un immeuble est brouillé, la comparaison de différentes prises de vues peut permettre de tirer des conclusions sur qui est entré dans quel immeuble) et de la personne concernée (lâintérêt dâune violation de la vie privée est évidemment plus élevé au domicile dâune personne de la vie publique ou dâun journaliste).
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