Arrêté ministériel du 11 juin 2025 portant autorisation de la mise en place de la vidéosurveillance dans la nouvelle zone de sécurité Bonnevoie.
This preamble introduces a ministerial order about authorising video surveillance in the new Bonnevoie security zone.
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- Jurisdiction
- Luxembourg
- Instrument
- Order
- Citation
- http://data.legilux.public.lu/eli/etat/leg/amin/2025/06/11/a232/jo
- Status
- In force
- Version
- Undated source snapshot
- Language
- fr
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This preamble introduces a ministerial order about authorising video surveillance in the new Bonnevoie security zone. Video surveillance in security zones is authorized for the Zone Luxembourg Bonnevoie. The security zone referred to in Article 1 is delimited on the plan in Annex 1. The notice of the consultative commission on evaluating video surveillance is published in Annex 2. The authorization referred to in article 1 is valid for three years from the signing of this order.
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Legal text
Provisions of Arrêté ministériel du 11 juin 2025 portant autorisation de la mise en place de la vidéosurveillance dans la nouvelle zone de sécurité Bonnevoie.
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Preamble
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Preamble
AI-assisted research summary: This preamble introduces a ministerial order about authorising video surveillance in the new Bonnevoie security zone.
Le contenu de la version HTML du Journal officiel luxembourgeois est identique à la version PDF. Arrêté ministériel du 11 juin 2025 portant autorisation de la mise en place de la vidéosurveillance dans la nouvelle zone de sécurité Bonnevoie. Le Ministre des Affaires intérieures, Vu lâarticle 43 bis de la loi modifiée du 18 juillet 2018 sur la Police grand-ducale ; Vu lâarticle 2, paragraphe 7, du règlement grand-ducal du 23 juillet 2021 relatif à la composition et au fonctionnement de la commission consultative pour lâévaluation de la vidéosurveillance ; Vu lâanalyse dâimpact de la Police grand-ducale ; Vu lâavis du procureur dâÃtat auprès du Parquet du Tribunal dâarrondissement de Luxembourg ; Vu lâavis du Conseil communal de la Ville de Luxembourg ; Vu lâavis de la Commission consultative pour lâévaluation de la vidéosurveillance ; Arrête : â
- 1 er Verify source ↗
Art. 1 er .
AI-assisted research summary: Video surveillance in security zones is authorized for the Zone Luxembourg Bonnevoie.
Art. 1 er . La mise en place de la vidéosurveillance dans les zones de sécurité est autorisée pour la « Zone Luxembourg Bonnevoie ». â - 2 Verify source ↗
Art. 2.
AI-assisted research summary: The security zone referred to in Article 1 is delimited on the plan in Annex 1.
Art. 2. La zone de sécurité visée à lâarticle 1 er est délimitée sur le plan figurant en annexe 1. â - 3 Verify source ↗
Art. 3.
AI-assisted research summary: The notice of the consultative commission on evaluating video surveillance is published in Annex 2.
Art. 3. Lâavis de la Commission consultative pour lâévaluation de la vidéosurveillance est publié en annexe 2, conformément à lâarticle 2, paragraphe 7, alinéa 2, du règlement grand-ducal du 23 juillet 2021 relatif à la composition et au fonctionnement de la commission consultative pour lâévaluation de la vidéosurveillance. â - 4 Verify source ↗
Art. 4.
AI-assisted research summary: The authorization referred to in article 1 is valid for three years from the signing of this order.
Art. 4. La durée de validité de lâautorisation visée à lâarticle 1 er est limitée à trois ans à partir de la signature du présent arrêté. â - 5 Verify source ↗
Art. 5.
AI-assisted research summary: This article says the order must be published in Luxembourg’s official journal.
Art. 5. Le présent arrêté sera publié au Journal officiel du Grand-Duché de Luxembourg. â Luxembourg, le 11 juin 2025. Le Ministre des Affaires intérieures, Léon Gloden â ANNEXE 1 Zone Luxembourg Bonnevoie â â â ANNEXE 2 AVIS RELATIF à LA MISE EN PLACE DES ZONES DE VIDÃOSURVEILLANCE DE LA POLICE GRAND-DUCALE CONFORMÃMENT à LâARTICLE 43BIS DE LA LOI MODIFIÃE DU 18 JUILLET 2018 SUR LA POLICE GRAND-DUCALE Considérations liminaires Le présent avis porte sur la création dâune nouvelle zone de vidéosurveillance à Bonnevoie. â â TYPE DE ZONE ET TYPE DE LIEU i. Type de zone La Commission retient comme classification pour la zone Luxembourg - Bonnevoie, un « type 4 » 1 , caractérisé par une atteinte élevée à la vie privée, alors que la zone à surveiller comporte non seulement une zone de récréation, des établissements sociaux et religieux, mais également et surtout des immeubles résidentiels. Les caméras de la zone visualisent des lieux publics jouxtant un nombre important de lieux non publics telles que des entrées dâappartements et des commerces. ii. Type de lieu Concernant le type de lieu, la Commission considère, sur base de lâanalyse dâimpact réalisée par la Police, que la vidéosurveillance dans la zone Luxembourg - Bonnevoie trouve sa justification dans lâarticle 43 bis, paragraphe 2, point 1°, de la loi modifiée du 18 juillet 2018 sur la Police grand-ducale, en ce quâil sâagit dâun lieu où sont commises, de manière répétée, des infractions pénales revêtant un certain degré de gravité. Il peut en effet être considéré, sur base des statistiques policières des années 2020 à 2023 reprises dans lâanalyse dâimpact, que dans la zone à surveiller sont commises de manière répétée des infractions pénales dâune certaine gravité. MISE EN ÅUVRE ET EFFICACITà DâAUTRES MOYENS POUR EMPÃCHER LA COMMISSION DâINFRACTIONS PÃNALES La Commission constate que des moyens ont été mis en Åuvre par la Police et par la Ville de Luxembourg afin dâempêcher, sinon au moins de réduire, la commission dâinfractions pénales (dispositif de patrouilles pédestres de la Police grand-ducale et des agents municipaux, organisation de cours de prévention et campagnes de sensibilisation, et passage régulier des « streetworkers » et du service « A vos côtés »). La Commission considère que ces mesures devraient rester en place même après lâinstallation dâune vidéosurveillance. Au vu de lâabsence dâexplications relatives à la non-efficacité éventuelle de ces moyens et dâindications relatives à leur date dâintroduction, la Commission consultative des Droits de lâHomme ( ci-après « CCDH ») estime quâil est difficile dâévaluer si lâexigence prévue à lâarticle 43 bis (1) est remplie. JUSTIFICATION DE LA NÃCESSITà DE LA VIDÃOSURVEILLANCE ET PROPORTIONNALITà La Commission estime que les objectifs de la vidéosurveillance sont la prévention, la recherche et la constatation dâinfractions pénales dans les lieux accessibles au public où sont commises, de manière répétée, des infractions pénales revêtant un certain degré de gravité, qui sont des objectifs légitimes relevant des missions de la Police grand-ducale. La Commission estime que les statistiques démontrent que le nombre dâinfractions commises à Bonnevoie est important. Il sâagit dâailleurs de noter que les statistiques policières, prises en compte dans lâanalyse dâimpact, incluent les années de la pandémie Covid 19 et quâil doit alors être considéré que ces statistiques concernant notamment les cambriolages sont quelque peu biaisées dû au « lockdown » qui avait été ordonné à lâépoque. La justification de placer la zone sous vidéosurveillance est tirée des statistiques policières démontrant quâil sâagit dâun lieu où sont commises, de manière répétée, des infractions pénales revêtant un certain degré de gravité. Concernant le périmètre de la zone Luxembourg Bonnevoie, la Commission sâinterroge sur les raisons pour lesquelles la Police grand-ducale a délimité la zone de cette manière, étant donné que la cartographie des infractions de la Police grand-ducale montre que les rues avoisinantes sont également des lieux où de nombreuses infractions sont commises, et pourtant elles ne sont pas incluses dans le périmètre choisi. La Commission renvoie aux commentaires de M. le Procureur dâEtat de Luxembourg repris dans son avis du 27 janvier 2025, qui note que : « Pour les drogues, lâon note donc une nette baisse des infractions constatées. Le même constat vaut, dans une mesure moindre certes, pour les vols simples, les vols liés aux véhicules et les violences envers les personnes. Reste savoir quels sont les facteurs ayant provoqué cette tendance; toujours est-il que ces chiffres à eux seuls ne sont pas aptes à démontrer la légitimité de la mise en place de la zone projetée. Les affaires dâatteintes aux mÅurs, ayant baissé de plus de la moitié, sont trop peu nombreuses pour faire ressortir une tendance statistique. Les affaires ayant par contre une légère tendance vers le haut sont les cambriolages, les vols avec violences et le vandalisme. Afin de pouvoir déterminer si les chiffres fournis sont, dans lâabsolu, élevés ou non, il faudrait procéder à une comparaison avec les données statistiques du reste du territoire de la Ville de Luxembourg, voire même de la région capitale. Or, ces données nâont pas été fournies. A regarder le tableau C.4 la page 14 de lâanalyse dâimpact, il est permis de constater que les catégories dâinfraction sont commises en nombre pratiquement aussi élevé à lâextérieur de la zone proposée quâà lâintérieur. Donc de deux choses lâune : ou bien la vidéosurveillance doit être étendue aux rues avoisinantes ou bien elle nâa pas de raison dâêtre . » La Commission estime quâil sâagit-là dâune question de méthodologie et que, dorénavant, lâanalyse dâimpact de la Police grand-ducale devrait également contenir des données statistiques sur le nombre dâinfractions pénales commises à lâextérieur proche du périmètre proposé, voire de la région concernée, ce qui contribuerait à une meilleure justification du périmètre finalement retenu. La CCDH renvoie aux observations émises au sujet des analyses dâimpact de la Police grand-ducale dans le cadre dâavis antérieurs de la Commission. 2 Concernant la question de savoir si la vidéosurveillance dans la zone proposée est proportionnée, la Commission estime que le périmètre réduit et le masquage irréversible des lieux privés dans la Zone Luxembourg - Bonnevoie permet dâassurer un équilibre entre les moyens proposés et lâobjectif visé. LâALC sâinterroge sur lâefficacité de la vidéosurveillance pour la recherche et pour la constatation dâinfractions pénales dans les rues si lâon considère lâimportance de masquages devant être effectués pour protéger la vie privée des résidents. La CCDH souligne que si le masquage, qui est de toute manière prévue par la loi, contribue évidemment à la proportionnalité de la vidéosurveillance, il ne suffit pas à lui seul pour assurer un équilibre. Dans la mesure où de nombreux établissements sociaux et religieux se trouvent dans cette zone et que le masquage des entrées ne permet quâune protection limitée, la question de la proportionnalité requiert une analyse plus poussée. La CCDH se demande si ces lieux seront dans le champ de vision des caméras et, le cas échéant, elle estime quâil faudrait avant toute décision tenir compte de leurs préoccupations ou besoins éventuels. Compte tenu des développements qui précèdent et des mesures à mettre en place pour limiter lâingérence dans la vie privée (voir le point 1.6. ci-dessous), la Commission estime que la vidéosurveillance de la zone Luxembourg Bonnevoie est justifiée et proportionnée eu égard aux objectifs poursuivis. La CCDH ne partage pas la conclusion de la Commission. Elle estime que les interrogations relatives aux statistiques, à la délimitation de la zone et aux risques dâimpacts négatifs pour les établissements sociaux et religieux, ne permettent pas de conclure à la nécessité et à la proportionnalité de la mise en place de la vidéosurveillance dans la zone Luxembourg-Bonnevoie sous avis. La CCDH se rallie dans ce contexte à lâavis du Procureur dâÃtat de Luxembourg qui se demandait « (â¦) si les délimitations de la zone ne sont pas choisies quelque peu aléatoirement ou même arbitrairement, mettant ainsi en question le bien-fondé même de la nécessité dâune zone de vidéo-surveillance dans les limitations proposées, dont on se demande si celles-ci correspondent aux exigences réelles de la situation. » La CCDH renvoie également aux avis précédents de la Commission (p.ex. zones Hamilius , Differdange , A-F ) dans lesquels cette dernière avait déjà soulevé le manque de données statistiques et dâexplications relatives à lâanalyse de la proportionnalité et de la nécessité. Enfin, dans la mesure où la Commission retient, à raison, la classification « atteinte élevée à la vie privée » pour la zone Luxembourg-Bonnevoie, la CCDH estime que les exigences en termes de nécessité et de proportionnalité devraient également être plus élevées. Les incohérences soulevées dans le présent avis sont dès lors dâautant plus problématiques et devraient être clarifiées avant la mise en place de la vidéosurveillance. LA QUESTION DU SENTIMENT DE SÃCURITà Lâinstallation dâune vidéosurveillance contribue à renforcer le sentiment de sécurité en dissuadant les comportements délictueux et en offrant un moyen opérationnel supplémentaire. Il importe toutefois de souligner que le sentiment de sécurité ne peut pas dépendre uniquement de la présence de caméras de surveillance. Une approche globale, incluant des mesures préventives, une présence policière renforcée et une communauté active et solidaire, est essentielle pour garantir un environnement ressenti comme étant sûr et serein pour tous les habitants. La Commission note aussi que la mise en place des patrouilles à pied a des effets positifs sur le sentiment dâinsécurité de la population. La Commission sâinterroge sur lâopportunité de lancer une campagne dâinformation et de sensibilisation des habitants de [Bonnevoie] au sujet de la zone VISUPOL. La CCDH renvoie dans ce contexte aux avis précédents de la Commission dans lesquels celle-ci avait exprimé ses doutes quant à lâefficacité de la vidéosurveillance pour atténuer le sentiment subjectif dâinsécurité. Ce dernier ne constitue dâailleurs pas une finalité prévue par la loi autorisant la mise en place dâun tel dispositif. 3 MESURES EN PLACE POUR RÃDUIRE LâATTEINTE à LA VIE PRIVÃE - GARANTIES TECHNIQUES ET ORGANISATIONNELLES La Commission rappelle quâun masquage irréversible des entrées et sorties des bâtiments privés est prévu par la loi tout en sâinterrogeant sur la pertinence du périmètre retenu pour la zone de vidéosurveillance, dans la mesure où la majorité des bâtiments quâelle englobe semble être à usage privé. Il se pose alors la question de savoir si cela ne reviendrait pas à masquer la majeure partie de la zone, la rendant ainsi inutilisable. CONCLUSIONS Au vu de ce qui précède la Commission conclut majoritairement que la vidéosurveillance dans la Zone Luxembourg Bonnevoie est justifiée et proportionnée eu égard aux objectifs poursuivis. Elle avise favorablement la mise en place de la vidéosurveillance dans cette zone, sous condition que les positionnements, les champs de vision des caméras et les mesures techniques soient réalisés selon la description indiquée dans lâanalyse dâimpact de la Police grand-ducale. Vu les tendances des statistiques, lâavis du parquet du tribunal dâarrondissement de Luxembourg et les moyens préventives semblant porter leurs fruits, lâALC ne vote la mise en place de la vidéosurveillance favorablement uniquement pour une partie de la Zone mais pas pour la totalité de la Zone Luxembourg Bonnevoie. Pour les raisons évoquées ci-dessus (points 1.2. et 1.3), la CCDH nâest pas en mesure de conclure à la nécessité et à la proportionnalité de la zone « Luxembourg-Bonnevoie » sous avis et se doit par conséquent de sâabstenir lors du vote de la mise en place de la vidéosurveillance. â â 1 Type 4 (élevée) : Une zone est considérée comme zone de « type 4 » si la vidéosurveillance concerne le lieu de résidence de citoyens. Dans ce cas, le citoyen nâest pas sous vidéosurveillance sâil décide activement de se rendre quelque part et pourrait encore faire un choix, mais lâest quasi « à défaut ». Lâatteinte à la vie privée nâest dâailleurs pas identique pour tous les citoyens qui habitent dans un quartier résidentiel sous vidéosurveillance. Elle dépend du type dâimmeuble (une entrée pour différents logements), de lâemplacement des caméras (mêmes si lâaccès à un immeuble est brouillé, la comparaison de différentes prises de vues peut permettre de tirer des conclusions sur qui est entré dans quel immeuble) et de la personne concernée (lâintérêt dâune violation de la vie privée est évidemment plus élevé au domicile dâune personne de la vie publique ou dâun journaliste). 2 Voir notamment lâavis de la CCEV relatif à la zone H (Differdange) : « La Commission souhaiterait que les futures analyses dâimpact de la Police contiennent une analyse plus poussée de la nécessité et de la proportionnalité de la mise en place de la vidéosurveillance policière. Elle considère que lâinclusion de statistiques plus standardisées tenant compte de la croissance de la population permettrait dâéviter des chiffres bruts, qui ne permettent pas dâévaluer lâefficacité des caméras. » Voir aussi lâavis de la CCEV relatif aux zones A, C, D et F : « (â¦) [L]es effets de prévention restent de manière générale difficiles à évaluer et semblent en tout cas différer en fonction des types dâinfractions. Bien que lâaspect dissuasif des caméras ne puisse être ni établi ni exclu, il échet de constater que la vidéosurveillance est un outil utile dans le cadre de lâélucidation des infractions pénales et dispose du potentiel de constituer une plus-value au-delà du retraçage dans le futur (â¦). La Commission note que les images sont surtout utiles dans le cadre des affaires de coups et blessures, leur utilité est cependant limitée en ce qui concerne des affaires liées aux stupéfiants. (â¦) La Commission ne dispose cependant pas de précisions concernant le nombre dâenquêtes pénales pour lesquelles les images ont effectivement contribué à lâissue de lâaffaire. La Commission recommande donc aux autorités judiciaires et à la Police grand-ducale de prévoir les moyens et échanges nécessaires afin de collecter les statistiques qui permettent de quantifier les affaires qui ont pu être élucidées, entre autres, grâce à lâutilisation des images de la vidéosurveillance. » 3 Voir notamment lâavis de la CCEV relatif aux zones A, C, D et F : « (â¦)[I]l ressort de lâétude (â¦) de lâIGP ainsi que du sondage réalisé par TNS Ilres (â¦) que les caméras de vidéosurveillance sont un des éléments parmi dâautres qui ont un impact positif sur le sentiment de sécurité des personnes. Cependant, la Commission note que le sentiment de sécurité ne constitue pas une des finalités prévues par la loi pour lesquelles la mise en place dâune vidéosurveillance est autorisée. Elle se réfère également aux résultats des sondages qui montrent quâune partie non négligeable des résidents se sentent en insécurité mais que la vidéosurveillance nâest pas perçue comme un outil essentiel pour dissiper leurs craintes. (â¦) Par ailleurs, le sentiment subjectif dâinsécurité est souvent généré par lâimpression générale que donne un lieu par sa fréquentation, lâéclairage et sa convivialité. La Commission exprime donc des doutes relatifs à lâefficacité de la vidéosurveillance pour contrecarrer ce sentiment subjectif dâinsécurité. »
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