Arrêté ministériel du 14 juillet 2025 portant renouvellement de la vidéosurveillance dans les zones de sécurité autorisées par l’arrêté ministériel du 15 juillet 2022.
This ministerial order renews authorised video surveillance in security zones.
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- Jurisdiction
- Luxembourg
- Instrument
- Order
- Citation
- http://data.legilux.public.lu/eli/etat/leg/amin/2025/07/14/a297/jo
- Status
- In force
- Version
- Undated source snapshot
- Language
- fr
- Updated
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This ministerial order renews authorised video surveillance in security zones. The video surveillance authorization of 15 July 2022 is renewed for four listed Luxembourg zones. The zones referred to in Article 1 are defined by the plans in Annex 1. The consultative commission’s opinion on evaluating video surveillance is published in Annex 2. This authorisation is valid for three years.
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Legal text
Provisions of Arrêté ministériel du 14 juillet 2025 portant renouvellement de la vidéosurveillance dans les zones de sécurité autorisées par l’arrêté ministériel du 15 juillet 2022.
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AI-assisted research summary: This ministerial order renews authorised video surveillance in security zones.
Le contenu de la version HTML du Journal officiel luxembourgeois est identique à la version PDF. Arrêté ministériel du 14 juillet 2025 portant renouvellement de la vidéosurveillance dans les zones de sécurité autorisées par lâarrêté ministériel du 15 juillet 2022. Le Ministre des Affaires intérieures, Vu lâarticle 43 bis de la loi modifiée du 18 juillet 2018 sur la Police grand-ducale ; Vu lâarticle 2, paragraphe 7, du règlement grand-ducal du 23 juillet 2021 relatif à la composition et au fonctionnement de la commission consultative pour lâévaluation de la vidéosurveillance ; Vu les analyses dâimpact de la Police grand-ducale ; Vu lâavis du procureur dâÃtat auprès du Parquet du Tribunal dâarrondissement de Luxembourg ; Vu lâavis du Conseil communal de la Ville de Luxembourg ; Vu lâavis de la Commission consultative pour lâévaluation de la vidéosurveillance ; Arrête : â
- 1 er Verify source ↗
Art. 1 er .
AI-assisted research summary: The video surveillance authorization of 15 July 2022 is renewed for four listed Luxembourg zones.
Art. 1 er . Lâ autorisation de vidéosurveillance du 15 juillet 2022 est renouvelée pour les zones suivantes : 1° la zone « Luxembourg â Limpertsberg-Glacis » ; 2° la zone « Luxembourg â Gare » ; 3° la zone « Luxembourg â Stade de Luxembourg » ; 4° la zone « Luxembourg â Passerelle Pont Adolphe ». â - 2 Verify source ↗
Art. 2.
AI-assisted research summary: The zones referred to in Article 1 are defined by the plans in Annex 1.
Art. 2. Les zones visées à lâarticle 1 er sont délimitées sur les plans figurant à lâannexe 1. â - 3 Verify source ↗
Art. 3.
AI-assisted research summary: The consultative commission’s opinion on evaluating video surveillance is published in Annex 2.
Art. 3. Lâavis de la Commission consultative pour lâévaluation de la vidéosurveillance est publié en annexe 2. â - 4 Verify source ↗
Art. 4.
AI-assisted research summary: This authorisation is valid for three years.
Art. 4. La présente autorisation est valable pour une durée de trois ans. â - 5 Verify source ↗
Art. 5.
AI-assisted research summary: This article says the order will be published in the Official Journal of Luxembourg.
Art. 5. Le présent arrêté sera publié au Journal officiel du Grand-Duché de Luxembourg. â Luxembourg, le 14 juillet 2025. Le Ministre des Affaires intérieures, Léon Gloden â ANNEXE 1 Zone « Luxembourg â Limpertsberg-Glacis » â â Zone « Luxembourg â Gare » â â Zone « Luxembourg â Stade de Luxembourg » â â Zone « Luxembourg â Passerelle Pont Adolphe » â â â ANNEXE 2 RELATIF à LA PROLONGATION DES ZONES DE VIDÃOSURVEILLANCE DE LA POLICE GRAND-DUCALE CONFORMÃMENT à LâARTICLE 43BIS DE LA LOI MODIFIÃE DU 18 JUILLET 2018 SUR LA POLICE GRAND-DUCALE 1.1. Considérations liminaires Le présent avis concerne la prolongation de lâautorisation de quatre zones de vidéosurveillance arrivant à échéance le 15 juillet 2025. Les zones concernées sont : ⢠« Luxembourg â Limpertsberg-Glacis » ; ⢠« Luxembourg â Gare » ; ⢠« Luxembourg â Stade de Luxembourg » ; ⢠« Luxembourg â Passerelle Pont Adolphe ». 1.2. Type de zone et type de lieu 1. 1.2.1. Type de zone Considérant que les périmètres des quatre zones concernées demeurent inchangés, malgré une augmentation du nombre de caméras et une extension du champ de vision de ces zones, et que les raisonnements ayant conduit à leur classification restent valables, la Commission maintient les mêmes types de zones que ceux retenus dans son avis du 15 juillet 2022. En ce sens, les classifications suivantes sont retenues : ⢠La zone « Luxembourg-Limpertsberg-Glacis », est classée comme une zone du « type 2 », caractérisée par une atteinte moyenne à la vie privée ; ⢠La zone « Luxembourg â Gare » est classée comme une zone mixte du « type 3 » caractérisé par une atteinte augmentée et du « type 4 » caractérisé par une atteinte élevée à la vie privée des personnes concernées en vertu de la diversité de la zone ; ⢠La zone « Luxembourg - Stade de Luxembourg » est classée comme une zone du « type 2 », caractérisée par une atteinte moyenne à la vie privée ; ⢠La zone « Luxembourg - Passerelle Pont Adolphe » est classée comme une zone du « type 1 » étant donné que cette zone ne porte quâune atteinte minimale au droit à la vie privée des citoyens. La Commission consultative des Droits de lâHomme (ci-après la « CCDH ») partage dâune manière générale cette appréciation. Elle tient toutefois à souligner que le fait que le périmètre dâune zone reste inchangé ne permet pas à lui seul de conclure au maintien de la classification, sachant que lâappréciation dâun type de zone dépend avant tout de la situation à lâintérieur de ce périmètre. à titre dâexemple, la demande de renouvellement vise à élargir la vidéosurveillance à lâintérieur des zones « Luxembourg â Gare » et « Luxembourg â Stade de Luxembourg » : 21 respectivement 3 nouvelles caméras y seront installées. 2. 1.2.2. Type de lieu Concernant le type de lieu, la Commission considère également que les catégorisations qui avaient été retenues dans son avis du 15 juillet 2022 restent pertinentes pour les quatre zones à renouveler. Pour la zone « Luxembourg â Limpertsberg-Glacis », les statistiques policières ne permettaient pas de conclure à la nécessité de placer cette zone sous vidéosurveillance. La justification de la vidéosurveillance est tirée de la configuration des lieux et du fait quâil sâagit dâun lieu qui par sa nature rassemble un grand nombre de personnes. Pour la zone « Luxembourg â Gare », la justification de la vidéosurveillance est tirée de la configuration des lieux, du fait que certains lieux rassemblent un grand nombre de personnes et de la commission répétée dâinfractions pénales revêtant un certain degré de gravité. Pour la zone « Luxembourg â Stade de Luxembourg », la loi prévoit que « les abords, les entrées et lâintérieur de lâenceinte du stade national de football et de rugby » sont considérées comme présentant un risque particulier de commission dâinfractions pénales. La Commission a également estimé que le stade relève également des lieux visés aux points 3° et 5° de lâarticle précité : les alentours et abords des infrastructures où sont organisés régulièrement des évènements dâenvergure nationale ou internationale ; les lieux qui par leur nature rassemblent un grand nombre de personnes. Pour la zone « Luxembourg â Passerelle Pont Adolphe », il sâagit dâun lieu qui par sa configuration est de nature à favoriser la commission dâinfractions pénales revêtant un certain degré de gravité. 1.3. Mise en Åuvre et efficacité dâautres moyens pour empêcher la commission dâinfractions pénales La Commission constate quâen dehors de la vidéosurveillance différents moyens sont mis en Åuvre dans les quatre zones par la Police et par la Ville de Luxembourg pour prévenir, sinon réduire, la commission dâinfractions pénales (dispositif de patrouilles de la Police grand-ducale et des agents municipaux, organisation de cours de prévention et campagnes de sensibilisation dans les écoles et lycées, passage régulier des « streetworkers » dans les zones concernées, du service « à vos côtés » et des patrouilles de la Police locale). La Commission relève également que le niveau de précision des informations contenues dans les analyses dâimpact, notamment en ce qui concerne le nombre de patrouilles effectuées, varie dâune zone à lâautre. En conséquence, la Commission demande de manière générale que les analyses dâimpact soient rédigées de façon plus détaillée (p.ex. date de début/fin des mesures, périodicité, brève évaluation). 1.4. Justification de la nécessité de la vidéosurveillance et proportionnalité En ce qui concerne la justification de la nécessité de la vidéosurveillance et de la proportionnalité de la vidéosurveillance dans les quatre zones à aviser, la Commission renvoie à ses remarques préliminaires formulées sous le chapitre 1 de son avis du 15 juillet 2022 1 . La Commission constate que les analyses dâimpact ne comportent pas de données chiffrées sur base desquelles elle aurait pu tirer des conclusions concernant lâefficacité de la vidéosurveillance. Elle renvoie dans ce contexte à son avis du 15 juillet 2022 dans lequel elle avait recommandé « de prévoir les moyens et échanges nécessaires afin de collecter les statistiques qui permettent de quantifier les affaires qui ont pu être élucidées, entre autres, grâce à lâutilisation de la vidéosurveillance ». Elle suggère dès lors que les futures analyses dâimpact incluent à tout le moins des données chiffrées sur la fréquence à laquelle les forces de lâordre sollicitent lâaccès aux images de vidéosurveillance dans le cadre dâenquêtes judiciaires. Elle renvoie également à ses remarques spécifiques relatives aux différentes zones (chapitres 2.4, 3.4, 4.4 et 5.4). La CCDH partage, dâune manière générale, les réflexions figurant dans lâavis précité. Or, au vu des informations très limitées à sa disposition pour lâélaboration du présent avis, la CCDH a des difficultés à « évaluer le système de vidéosurveillance » au sens de lâarticle 43 bis (3) de la loi modifiée du 18 juillet 2018 sur la Police grand-ducale. En effet, les analyses dâimpact reçues se limitent à lister des statistiques peu concluantes (sélection dâinfractions 2022-2024), une cartographie des infractions commises à lâintérieur des zones respectives (interventions policières 2022-2024) et des affirmations plus ou moins vagues quant à la nécessité du maintien voire de lâextension de la vidéosurveillance. Il nây a aucune autre information sur lâefficacité, lâimpact ou lâutilisation des caméras. Ceci est dâautant plus regrettable alors quâil sâagit là dâune demande récurrente de la CCEV. 2 De plus, les membres de la Commission nâont pas eu accès aux images des caméras, comme cela avait été le cas lors de lâélaboration de son avis de 2022. La CCDH nâest donc plus en mesure dâapprécier si le masquage, crucial pour lâévaluation de la proportionnalité, a été mis en place de manière adéquate, sachant que la CCEV avait dans son premier avis recommandé « à la Police de revoir le masquage des différentes caméras de vidéosurveillance, alors quâelle estime que le masquage actuellement en place ne couvre pas de manière optimale tous les entrées et intérieurs de lieux non-accessibles au public ». Cela est particulièrement problématique pour la zone « Luxembourg â Gare », où lâimpact sur les droits humains peut être considéré comme « élevé », et où il est prévu dâinstaller 21 caméras supplémentaires. Dans ces conditions, la CCDH nâest pas en mesure dâaviser positivement le renouvellement et lâinstallation de caméras supplémentaires dans cette zone. 1.5. La question du sentiment de sécurité La vidéosurveillance contribue à renforcer le sentiment de sécurité de la population, qui considère que la présence de la vidéosurveillance dissuade les comportements délictueux, et offre un moyen opérationnel supplémentaire. Il importe toutefois de souligner que le sentiment de sécurité ne peut pas dépendre uniquement de la présence de caméras de surveillance. Une approche globale, incluant des mesures préventives, une présence policière renforcée est essentielle pour garantir un environnement ressenti comme étant sûr et serein pour tous les habitants. La Commission renvoie cependant aussi aux commentaires de M. le Procureur dâÃtat de Luxembourg repris dans son avis du 15 mai 2025, qui note que la vidéosurveillance nâest quâune des mesures permettant dâaméliorer le sentiment de sécurité de la population : « Il est également reconnu, sans quâil soit nécessaire de mobiliser une bibliographe exhaustive, que la vidéosurveillance a un effet dissuasif limité. Dans bien des cas, les comportements répréhensibles sont simplement déplacés vers des zones non couvertes, ce qui ne résout pas le problème mais le relocalise. Cette dynamique peut entraîner une demande continue dâextension du dispositif, avec des conséquences budgétaires et Sociales non négligeables. Le coût de mise en place, de maintenance et de gestion des systèmes de vidéosurveillance est élevé. Dans un contexte budgétaire contraint, il convient de sâinterroger sur lâopportunité de tels investissements, alors que dâautres mesures de prévention - telles que lâéclairage public, la présence policière ou la médiation sociale- peuvent sâavérer tout aussi efficaces, voire plus. » La CCDH renvoie dans ce contexte aux avis précédents de la CCEV dans lesquels celle-ci avait exprimé ses doutes quant à lâefficacité de la vidéosurveillance pour atténuer le sentiment subjectif dâinsécurité. Il est dâailleurs important de souligner que ce dernier ne constitue pas une finalité prévue par la loi autorisant la mise en place dâun tel dispositif. 1.6. Mesures en place pour réduire lâatteinte à la vie privée - garanties techniques et organisationnelles La Commission rappelle quâun masquage irréversible des entrées et sorties des bâtiments privés est prévu par la loi. La sécurité du traitement et la transmission des images sont assurées par une série de mesures techniques mises en place par la Police grand-ducale. Les garanties organisationnelles et mesures de sécurité relatives à la protection des données à caractère personnel comprennent notamment la réglementation des droits dâaccès des agents de police aux images enregistrées, ainsi quâaux locaux du Service VISUPOL et aux locaux techniques. Les finalités de la vidéosurveillance ainsi que les délais de conservation sont prévues par la loi. La CCDH rappelle quâelle nâest pas en mesure de vérifier si le masquage irréversible est en place (voir le point 1.4 ci-dessus). Elle nâest pas non plus en mesure de vérifier si les problèmes y relatifs relevés par la Commission dans son premier avis ont été résolus. 1.7. Conclusions Au vu de ce qui précède la Commission conclut majoritairement que la vidéosurveillance en complément avec les autres moyens mis en place pour empêcher la commission dâinfractions pénales, dans les quatre zones à renouveler est toujours justifiée et proportionnée eu égard aux objectifs poursuivis. Elle avise favorablement la prolongation et lâinstallation de caméras supplémentaires de la vidéosurveillance dans ces zones, sous condition que les positionnements, les champs de vision des caméras et les mesures techniques soient réalisés selon la description indiquée dans lâanalyse dâimpact de la Police grand-ducale. Pour les raisons évoquées ci-dessus (points 1.4. et 1.6), la CCDH nâest pas en mesure de conclure à la nécessité et à la proportionnalité de la zone « Luxembourg â Gare ». Elle se doit par conséquent de sâabstenir lors du vote sur le renouvellement et la mise en place de nouvelles caméras dans cette zone. â â 1 Afin dâévaluer la justification de la nécessité de la vidéosurveillance ainsi que la proportionnalité de cette mesure, il convient dâanalyser si la vidéosurveillance poursuit un objectif légitime, si les mesures prises sont susceptibles dâatteindre cet objectif et si ces dernières ne dépassent pas ce qui est nécessaire dans une société démocratique. La Commission estime que les objectifs poursuivis sont la prévention, la recherche et la constatation dâinfractions pénales dans les lieux accessibles au public qui présentent un risque particulier de commission dâinfractions pénales, qui sont des objectifs légitimes tombant dans les missions de la Police grand-ducale. En ce qui concerne la nécessité des caméras dans le cadre de la prévention, la Commission note que la présence de caméras est susceptible dâavoir de légers effets de prévention. Selon lâétude de lâIGP, un effet stabilisateur peut être constaté dans certaines zones. Or, les effets de prévention restent de manière générale difficiles à évaluer et semblent en tout cas différer en fonction des types dâinfractions. Bien que lâaspect dissuasif des caméras ne puisse être ni établi ni exclu, il échet de constater que la vidéosurveillance est un outil utile dans le cadre de lâélucidation des infractions pénales et dispose du potentiel de constituer une plus-value au-delà du retraçage dans le futur, p.ex. si elle est utilisée davantage comme moyen de guidage des patrouilles sur place ou comme moyen de support dâopérations dâenvergure. Les images des caméras ne constituent quâun élément de lâenquête menée par la Police et peuvent étayer les indices, preuves ou témoignages déjà recueillis. La vidéosurveillance permet aussi de comprendre le déroulement dâune infraction, les circonstances dans lesquelles elle a eu lieu, ou à rechercher les suspects et à rassembler les preuves. La Commission note que les images sont surtout utiles dans le cadre des affaires de coups et blessures, leur utilité est cependant limitée en ce qui concerne des affaires liées aux stupéfiants. Ainsi, suivant lâétude de lâIGP, le nombre dâaffaires annuelles dans lesquelles les images sont « cruciales » est estimé à environ 30 à 40 cas. Le nombre de dossiers remis aux autorités judiciaires par le service VISUPOL sâélevait à 80 en 2018, 118 en 2019 et 128 en 2020. La vidéosurveillance contribue donc effectivement à lâobjectif de la recherche et de la constatation dâinfractions pénales. La Commission ne dispose cependant pas de précisions concernant le nombre dâenquêtes pénales pour lesquelles les images ont effectivement contribué à lâissue de lâaffaire. La Commission recommande donc aux autorités judiciaires et à la Police grand-ducale de prévoir les moyens et échanges nécessaires afin de collecter les statistiques qui permettent de quantifier les affaires qui ont pu être élucidées, entre autres, grâce à lâutilisation des images de la vidéosurveillance. La Commission souligne que son avis se limite à lâanalyse des zones existantes de manière générale et non pas aux champs de visions et emplacements spécifiques de chaque caméra située dans cette zone, sauf mention particulière. Concernant la proportionnalité de lâingérence au respect de la vie privée, la Commission retient que les images projetées sur un écran sont similaires à ce que quiconque pourrait observer en se plaçant au même endroit et observant le va-et-vient des gens sur la voie publique. En revanche, le fait de recueillir systématiquement de telles données et de les enregistrer peut soulever des questions liées au droit du respect de la vie privée. Lâingérence en termes du respect de la vie privée et des droits humains semble en effet être relativement faible en ce qui concerne les zones A, B, D, E et F qui se trouvent en dehors de quartiers résidentiels. Ensuite, il faut aussi tenir compte du fait que les intérieurs et entrées des lieux non-accessibles au public visualisé de manière non-spécifique par les caméras font en outre lâobjet dâun masquage irréversible. Lâarticle 43bis prévoit aussi que les images doivent être effacées après lâécoulement dâun délai de deux mois, sauf en cas dâune enquête ou instruction judiciaire. En outre, la présence des caméras est affichée de manière visible à différents endroits des zones concernées, de sorte que les personnes circulant dans ces zones sont informées au préalable de lâimpact potentiel sur leurs droits fondamentaux. Dernièrement, il ressort de lâétude précitée de lâIGP ainsi que du sondage réalisé par TNS Ilres dans ce contexte que les caméras de vidéosurveillance sont un des éléments parmi dâautres qui ont un impact positif sur le sentiment de sécurité des personnes. Cependant, la Commission note que le sentiment de sécurité ne constitue pas une des finalités prévues par la loi pour lesquelles la mise en place dâune vidéosurveillance est autorisée. Elle se réfère également aux résultats des sondages qui montrent quâune partie non négligeable des résidents se sentent en insécurité mais que la vidéosurveillance nâest pas perçue comme un outil essentiel pour dissiper leurs craintes. Ainsi, les résidents donnent plus dâimportance à dâautres éléments comme lâéclairage, la propreté et la présence dâautres personnes, même sâils sont majoritairement pour une extension des caméras. Le sondage indique clairement que les caméras sont plutôt des « nice to have » que des « must have ». La Commission sâinterroge par ailleurs si le sentiment subjectif de sécurité ne repose pas surtout sur la présence de personnes en situation de vulnérabilité qui si elles commettent des infractions, elles ne revêtent pas nécessairement une certaine gravité que la vidéosurveillance vise à prévenir ou élucider. Par ailleurs, le sentiment subjectif dâinsécurité est souvent généré par lâimpression générale que donne un lieu par sa fréquentation, lâéclairage et sa convivialité. La Commission exprime donc des doutes relatifs à lâefficacité de la vidéosurveillance pour contrecarrer ce sentiment subjectif dâinsécurité. 2 Voir notamment lâavis de la CCEV relatif à la zone Bonnevoie : « La Commission estime (â¦) que, dorénavant, lâanalyse dâimpact de la Police grand-ducale devrait également contenir des données statistiques sur le nombre dâinfractions pénales commises à lâextérieur proche du périmètre proposé, voire de la région concernée, ce qui contribuerait à une meilleure justification du périmètre finalement retenu ». Voir aussi H (Differdange) : « La Commission souhaiterait que les futures analyses dâimpact de la Police contiennent une analyse plus poussée de la nécessité et de la proportionnalité de la mise en place de la vidéosurveillance policière. Elle considère que lâinclusion de statistiques plus standardisées tenant compte de la croissance de la population permettrait dâéviter des chiffres bruts, qui ne permettent pas dâévaluer lâefficacité des caméras. » Voir aussi lâavis de la CCEV relatif aux zones A, C, D et F : « (â¦) La Commission ne dispose cependant pas de précisions concernant le nombre dâenquêtes pénales pour lesquelles les images ont effectivement contribué à lâissue de lâaffaire. La Commission recommande donc aux autorités judiciaires et à la Police grand-ducale de prévoir les moyens et échanges nécessaires afin de collecter les statistiques qui permettent de quantifier les affaires qui ont pu être élucidées, entre autres, grâce à lâutilisation des images de la vidéosurveillance. »
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