AI-assisted research summary: Existing thatched, plank, or shingle roofs may be repaired with the same materials for 15 years, but repairs that amount to reconstruction are limited; later repairs, factory roofs, and some post-period repairs face stricter rules and penalties.
Art. 4. Les toitures en chaume, planches, bardeaux, actuellement existantes pourront, pendant une période de quinze ans, à partir de la publication de la présente loi, être entretenues et réparées avec des matériaux de la même nature, pour autant, toutefois, que ces réparations ne puissent être assimilées à des reconstructions. Seront réputées reconstructions les réparations excédant le quart de la superficie de chaque toiture dâhabitation, grange, écuries ou autres dépendances. La réparation subséquente dâun second ou ultérieur quart de la même superficie de toiture ne sera tolérée que si elle est entreprise plus de trois ans après la précédente. Le Conseil de Gouvernement pourra, sur lâavis conforme des conseils communaux, dispenser des obligations imposées par cet article, les possesseurs de bâtiments qui seraient jugés ne pas pouvoir supporter des toitures en ardoises ou en tuiles. â ART. 5. A lâexpiration de la période de quinze ans, toute réparation dâune toiture en paille ou bois demeure interdite aux propriétaires de bâtiments autres que ceux qui se trouvent dans la situation prévue par lâarticle 2. â ART. 6. Ne sont pas comprises dans les exceptions qui précèdent et devront être réparées avec des matériaux non combustibles : Les toitures de toutes les fabriques ou usines dont lâétablissement ou le changement se trouve être, en conformité de lâarrêté du 31 janvier 1824, subordonné soit à Notre autorisation, soit à celle du Conseil de Gouvernement ou des administrations communales. A lâavenir il ne sera accordé aucune autorisation de ce genre, à moins que la toiture du bâtiment dans lequel lâusine ou la fabrique devra être placée, ne soit de la nature de celles admises par la présente loi. Dans ces cas, il demeure néanmoins réservé au pouvoir dont lâautorisation émane, dâaccorder, pour mettre la toiture en état, un délai qui nâexcèdera pas un an. â ART. 7. Les contrevenants aux dispositions qui précèdent seront poursuivis devant les tribunaux compétents et punis dâune amende de cinq à cent florins. Les jugements à intervenir ordonneront en outre la démolition des travaux exécutés, aux frais de la partie condamnée. Après une première condamnation, les tribunaux pourront appliquer à une seconde ou ultérieure contravention, un emprisonnement dâun à trente jours. â ART. 8. Il pourra être, par les communes, accordé des subsides aux nécessiteux obligés de construire ou de reconstruire des toitures neuves. Semblables subsides seront, pour le même usage, accordés par lâÃtat aux communes dénuées de ressources, pour être répartis parmi les habitants, suivant un mode à déterminer dans un règlement dâadministration publique. â ART. 9. Les règlements communaux dûment approuvés, qui contiendraient des dispositions plus restrictives que celles contenues dans la présente loi, sont maintenus aussi long-temps que la révocation nâen sera pas proposée. Lâexécution de règlements nouveaux à proposer par les communes et contenant semblable extension de mesures restrictives, pourra être assurée, par lâapplication des peines prononcées par lâarticle 7. Mandons et ordonnons que la présente loi soit insérée au Mémorial législatif et administratif de Notre Grand-Duché de Luxembourg, pour être exécutée et observée par tous ceux que la chose concerne. La Haye, le 10 juillet 1845. â  (Signé)  GUILLAUME. Pour expédition conforme : Le Chancelier dâÃtat,  DE BLOCHAUSEN. â â â Inséré au Mémorial législatif et administratif, le 27 septembre 1845. â Pour le Secrétaire-général, SIMONS.