Loi du 21 août 1953 portant approbation de la Convention générale et du Protocole spécial entre le Grand-Duché de Luxembourg et la République Italienne, sur la Sécurité sociale, signés à Luxembourg, le 29 mai 1951.
This law approves the Luxembourg–Italy social security convention and its special protocol, and the convention sets rules on coverage, benefits, exceptions, administration, and cross-border coordination.
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- Instrument
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Provisions of Loi du 21 août 1953 portant approbation de la Convention générale et du Protocole spécial entre le Grand-Duché de Luxembourg et la République Italienne, sur la Sécurité sociale, signés à Luxembourg, le 29 mai 1951.
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Loi du 21 août 1953 portant approbation de la Convention générale et du Protocole spécial entre le Grand-Duché de Luxembourg et la République Italienne, sur la Sécurité sociale, signés à Luxembourg, le 29 mai 1951.
AI-assisted research summary: This law approves the Luxembourg–Italy social security convention and its special protocol, and the convention sets rules on coverage, benefits, exceptions, administration, and cross-border coordination.
Le contenu de la version HTML du Journal officiel luxembourgeois est identique à la version PDF. Loi du 21 août 1953 portant approbation de la Convention générale et du Protocole spécial entre le Grand-Duché de Luxembourg et la République Italienne, sur la Sécurité sociale, signés à Luxembourg, le 29 mai 1951. Nous CHARLOTTE, par la grâce de Dieu, Grande-Duchesse de Luxembourg, Duchesse de Nassau, etc., etc., etc. ; Notre Conseil dâEtat entendu ; De lâassentiment de la Chambre des Députés ; Vu la décision de la Chambre des Députés du 7 juillet 1953 et celle du Conseil dâEtat du 17 juillet 1953 portant quâil nây a pas lieu à second vote ; Avons ordonné et ordonnons : â Article unique. Sont approuvés la Convention générale et le Protocole spécial entre le Grand-Duché de Luxembourg et la République Italienne sur la Sécurité sociale, signés à Luxembourg, le 29 mai 1951. Mandons et ordonnons que la présente loi soit insérée au Mémorial pour être exécutée et observée par tous ceux que la chose concerne. Cabasson, le 21 août 1953. Charlotte. Le Ministre des Affaires Etrangères, Joseph Bech. Le Ministre du Travail et de la Sécurité sociale, Nicolas Biever. â â CONVENTION GÃNÃRALE entre le Grand-Duché de Luxembourg et la République Italienne sur la Sécurité Sociale. Son Altesse Royale Madame la Grande-Duchesse de Luxembourg et Le Président de la République italienne animés du désir de coopérer dans le domaine social, et notamment de garantir le bénéfice des législations sur la Sécurité sociale en vigueur dans les deux Etats contractants aux personnes auxquelles sâappliquent ou ont été appliquées ces législations, ont résolu de conclure une convention et, à cet effet, ont nommé leurs plénipotentiaires, savoir : Son Altesse Royale Madame la Grande-Duchesse de Luxembourg : â Monsieur Pierre Dupong , Ministre dâEtat, Président du Gouvernement, Ministre du Travail et de la Prévoyance Sociale, â Monsieur Joseph Bech , Ministre dâEtat honoraire, Ministre des Affaires Etrangères et du Commerce Extérieur, Le Président de la République italienne: â Monsieur Andrea Rainaldi , Envoyé extraordinaire et Ministre plénipotentiaire dâItalie à Luxembourg, â Monsieur Amleto Angelelli , Directeur Général des Rapports de Travail auprès du Ministère Italien du Travail et de la Prévoyance Sociale. Lesquels, après avoir échangé leurs pouvoirs reconnus en bonne et due forme, sont convenus des dispositions suivantes : Titre I er . â Dispositions générales. Article I er . Au sens de la présente Convention : 1° le terme « législation » signifie, suivant le cas, les actes législatifs et réglementaires de lâune ou de lâautre Partie contractante, comme il est spécifié à lâarticle 2 ; 2° le terme « travailleur » comprend toutes les personnes exerçant une occupation dépendante et toutes celles qui leur sont assimilées suivant les législations énumérées à lâarticle 2 ; 3° les termes « autorités administratives suprêmes » désignent les Ministres respectifs ayant dans leurs attributions la sécurité sociale des travailleurs. Article 2. Paragraphe I er . â La Convention vise les législations relatives aux matières ci-après : 1° en ce qui concerne le Grand-Duché de Luxembourg: a ) lâassurance obligatoire en cas de maladie, de maternité et de décès des travailleurs ; b ) lâassurance générale en vue de la vieillesse, de lâinvalidité et du décès prématuré ; c ) lâassurance en vue de la vieillesse, de lâinvalidité et du décès prématuré des employés privés ; d ) les allocations familiales aux travailleurs, à lâexception des prestations spéciales de naissance pouvant être à charge de lâEtat; e ) lâassurance contre les accidents du travail et les maladies professionnelles ; f ) lâassurance supplémentaire des ouvriers mineurs et métallurgistes ainsi que des employés techniques des mines du fond ; 2° en ce qui concerne la République italienne: a ) lâassurance générale invalidité, vieillesse et survie ; b ) lâassurance contre les maladies; c ) lâassurance contre la tuberculose; d ) lâassurance contre les accidents du travail et les maladies professionnelles ; e ) la protection physique et économique des travailleuses-mères en ce qui concerne les prestations économiques aux travailleuses soit pendant la grossesse, soit pendant la période successive à lâaccouchement ; f ) les régimes spéciaux dâassurance établis pour des catégories déterminées de travailleurs (personnel des entreprises concessionnaires des services publics de transports et de téléphonie, personnel des services tributaires adjugés, gens de mer) en tant que tels régimes concernent les risques et les prestations couverts par les législations énumérées aux alinéas de a ) à d ) du présent numéro 2 ; g ) les allocations familiales, à lâexception des prestations de naissance pouvant être à charge de lâEtat. Paragraphe 2. â La présente Convention sâapplique également à tous les actes législatifs ou réglementaires qui ont modifié ou complété, ou qui modifieront ou compléteront les législations énumérées au paragraphe 1 er du présent article. Toutefois, elle ne sâappliquera : a ) aux actes législatifs ou réglementaires couvrant une branche nouvelle de la sécurité sociale que si un arrangement intervient à cet effet entre les Parties contractantes ; b ) aux actes législatifs ou réglementaires qui étendront les régimes existants à de nouvelles catégories de bénéficiaires que sâil nây a pas, à cet égard, opposition du Gouvernement du pays intéressé, notifiée au Gouvernement de lâautre pays, dans un délai de trois mois à dater de la publication officielle desdits actes. Article 3. Paragraphe I er . â Les ressortissants des Parties contractantes occupés sur le territoire de lâune de ces Parties sont soumis à la législation de celle-ci. Paragraphe 2 . â Le principe posé au paragraphe 1 er comporte les exceptions suivantes : a ) Les travailleurs qui relèvent normalement dâun établissement situé sur le territoire de lâune des Parties contractantes demeurent soumis à la législation de leur lieu de travail habituel, lorsquâils sont détachés par leur employeur sur le territoire de lâautre Partie, sâil est à prévoir que cette nouvelle occupation ne se prolongera pas au delà de six mois ; dans le cas où cette occupation se prolongerait au delà de six mois, la législation du nouveau lieu de travail sera applicable. b ) Les travailleurs des entreprises publiques de transport de lâun des pays occupés dans lâautre, soit passagèrement, soit sur des lignes dâintercommunication dâune façon permanente, sont soumis aux dispositions en vigueur dans le pays où lâentreprise a son siège principal. c ) Les travailleurs occupés dans les parties mobiles (personnel ambulant) des entreprises de transport autres que ceux visés sous la lettre b) sont soumis aux dispositions en vigueur dans le pays où lâentreprise a son siège principal. d ) Les travailleurs dâun service administratif officiel, détachés de lâun des pays dans lâautre, ne sont pas soumis aux législations en vigueur dans le pays où ils sont détachés. Paragraphe 3 . â Les autorités administratives suprêmes pourront prévoir, dâun commun accord, dâautres exceptions aux règles énoncées au paragraphe 1 er du présent article. Elles pourront convenir également de suspendre lâapplication des exceptions prévues au paragraphe 2 ou de les modifier ou compléter dans certains cas particuliers ou pour des catégories spéciales de travailleurs. Article 4. Les dispositions du paragraphe 1 er de lâarticle 3 sont applicables aux travailleurs, quelle que soit leur nationalité, occupés dans les postes diplomatiques ou consulaires des Parties contractantes ou qui sont au service personnel dâagents de ces postes. Toutefois, 1° sont exceptés de lâapplication du présent article les agents diplomatiques ou consulaires de carrière» y compris les fonctionnaires appartenant aux cadres des chancelleries ; 2° les travailleurs qui appartiennent à la nationalité du pays représenté par le poste diplomatique ou consulaire et qui ne sont pas fixés définitivement dans le pays où ils sont occupés, peuvent opter entre lâapplication de la législation du pays de leur lieu de travail et celle de la législation de leur pays dâorigine; 3) au cas où un travailleur, assuré dâaprès la législation de son pays, serait envoyé par son Gouvernement au service duquel il se trouve, dans le territoire de lâautre pays, la législation de son pays lui sera applicable. Article 5. Les ressortissants de lâune des Parties contractantes sont soumis aux obligations et jouissent du bénéfice de la législation de sécurité sociale de lâautre Partie, dans les mêmes conditions que les ressortissants de cette dernière. Article 6. Sans préjudice de lâart. 13, les dispositions de la présente convention ne peuvent attribuer le droit dâobtenir, pour la même période, des prestations de même nature accordées par les législations des deux Parties contractantes. Le bénéficiaire a toutefois le droit dâopter entre le bénéfice de la convention et celui de la législation interne qui lui serait applicable. Titre II. â Dispositions particulières. Chapitre 1 er . â Assurance maladie, maternité, décès. Article 7. Paragraphe I er . â Les travailleurs qui se rendent du territoire de lâune des Parties contractantes sur le territoire de lâautre, bénéficient, ainsi que leurs ayants droit résidant sous leur toit dans le pays du nouveau lieu de travail, des prestations de lâassurance maladie de ce pays, pour autant que : 1° ils aient effectué dans ce pays un travail salarié ou assimilé ; 2° lâaffection se soit déclarée postérieurement à leur entrée sur le territoire de ce pays, à moins que la législation du nouveau lieu de travail ne prévoie des conditions plus favorables dâouverture des droits ; 3° ils remplissent les conditions requises pour bénéficier de ces prestations au regard de la législation du nouveau lieu de travail, compte tenu des périodes dâassurance accomplies dans les deux pays. Paragraphe 2 . â Les dispositions qui précèdent visent également la législation italienne contre la tuberculose. Article 8. Les travailleurs qui se rendent du territoire de lâune des Parties contractantes sur le territoire de lâautre, bénéficient, ainsi que leurs ayants droit résidant sous leur toit dans le pays du nouveau lieu de travail, des prestations maternité de ce pays, pour autant que : 1° ils aient effectué dans ce pays un travail salarié ou assimilé ; 2° ils remplissent les conditions requises pour bénéficier de ces prestations au regard de la législation du nouveau lieu de travail, compte tenu des périodes dâassurance accomplies dans les deux pays. Article 9. En cas de décès dâun travailleur, les indemnités funéraires ou les allocations de décès, suivant le cas, seront payées conformément à la législation et à la charge de lâorganisme dâassurance du pays du dernier lieu de travail pour autant que les conditions requises par la législation du pays du dernier lieu de travail soient remplies, compte tenu des périodes dâassurance accomplies dans les deux pays. Article I0. Lorsque des travailleurs ayant charge de famille se rendent dâun pays à lâautre en vertu dâun arrangement entre les Autorités compétentes des deux pays pour des engagements limités dâavance, dâune année au plus, leurs ayants droit restés sur place bénéficieront des prestations visées par les art. 7 et 8 conformément à la législation du pays de leur résidence et de la part des organismes assureurs compétents de ce pays. Les organismes assureurs du lieu de travail des assurés transféreront, à titre forfaitaire, aux organismes dâassurance susvisés la quote-part des cotisations dâassurance maladie, maternité, décès, représentative du coût de lâassurance familiale des assurés. La même disposition sera applicable lorsquâune pénurie de logement aura fait obstacle au déplacement de la famille. Article II. Les cas de maladie en cours au moment du retour dâun travailleur dans son pays dâorigine continueront à donner lieu à prestation de la part de lâorganisme débiteur dans les limites légales ou réglementaires, tant que subsiste lâincapacité de travail, sans considération du changement de résidence, à condition que le retour soit agréé par lâorganisme débiteur. Cet agrément ne pourra être refusé que pour des raisons relatives à lâétat de maladie du travailleur. Article I2. La femme assurée rentrée dans son pays dâorigine conservera son droit aux prestations prévues par lâart. 8, si le retour a eu lieu au plus tôt dans la sixième semaine précédant lâaccouchement, et à condition que lâétat de la femme ait été vérifié par lâorganisme assureur. De même le droit aux prestations de maternité ne viendra pas à défaillir, lorsque la femme dâun assuré sera rentrée dans les mêmes conditions dans son pays dâorigine, pourvu que lâaffiliation du mari soit maintenue. Chapitre 2. â Assurance vieillese, invalidité et survie. Article I3. Paragraphe I er . â Pour les travailleurs qui ont été affiliés successivement ou alternativement dans les deux pays à un ou plusieurs régimes dâassurance vieillesse, invalidité et survie, les périodes dâassurance accomplies sous ces régimes ou les périodes reconnues équivalentes à des périodes dâassurance en vertu desdits régimes sont totalisées à la condition quâelles ne se superposent pas, tant en vue de la détermination du droit à pension quâen vue du maintien ou du recouvrement de ce droit. Paragraphe 2 . â Lorsque la législation de lâune des Parties contractantes subordonne lâoctroi de certains avantages à la condition que les périodes aient été accomplies dans une profession soumise à un régime spécial dâassurance, ne sont totalisées, pour lâadmission au bénéfice de ces avantages, que les périodes accomplies sous le ou les régimes spéciaux correspondants de lâautre pays. Si la législation de lâune des Parties contractantes ne prévoit pas de régime spécial pour la profession envisagée, les périodes dâassurance accomplies dans ladite profession sous un régime plus général visé par la convention sont néanmoins totalisées. Paragraphe 3 . â Chaque organisme détermine, dâaprès la législation qui lui est propre et compte tenu de la totalité des périodes dâassurance, accomplies dans les deux pays, si lâintéressé réunit les conditions requises pour lâattribution dâune pension. Paragraphe 4 . â Chaque organisme au regard duquel les conditions dâattribution sont remplies, détermine pour ordre le montant de la pension dâaprès la législation qui lui est propre, compte tenu de la totalité des périodes dâassurance, et calcule le montant dû au prorata des périodes accomplies sous cette législation. Paragraphe 5 . â En cas de superposition dâune période dâassurance obligatoire et dâune période dâassurance volontaire, cette dernière nâentrera pas en compte de totalisation, mais les cotisations afférentes donneront lieu à attribution dâun complément de pension. Paragraphe 6 . â Nâentrent en compte pour lâapplication du paragraphe 4, que les périodes dâassurance valables au regard du régime sous lequel elles ont été accomplies et dont la durée est au minmum de 6 mois, 26 semaines ou 135 jours, suivant les régimes. Article I4. Lorsquâun assuré, compte tenu de la totalité des périodes visées au paragraphe 1 er de lâarticle qui précède, ne remplit pas, au même moment, les conditions exigées par les législations des deux pays, son droit à pension est établi au regard de chaque législation, au fur et à mesure quâil remplit ces conditions. Article I5. Pour lâouverture du droit aux pensions dâinvalidité la durée pendant laquelle lâintéressé doit avoir reçu lâindemnité en espèces servie au titre de lâassurance maladie préalablement à la liquidation de sa pension est, dans tous les cas, celle prévue par la législation du pays duquel il reçoit les prestations de maladie correspondantes. Article I6. Paragraphe I er . â Tout assuré, au moment où sâouvre son droit à pension, peut renoncer au bénéfice des dispositions de lâart. 13. Les avantages auxquels il peut prétendre au titre de chacune des législations nationales sont alors liquidés séparément par les organismes intéressés, indépendamment des périodes dâassurance ou reconnues équivalentes, accomplies dans lâautre pays. Paragraphe 2 . â Lâassuré a la faculté dâexercer à nouveau une option entre le bénéfice de lâart. 13 et celui du présent article, lorsquâil a un intérêt à le faire par suite soit dâune modification dans lâune des législations nationales, soit du transfert de sa résidence dâun pays dans lâautre, soit dans le cas prévu à lâarticle 13, au moment où sâouvre pour lui un nouveau droit à pension au regard de lâune des législations qui lui sont applicables. Article I7. Les intéressés ont droit aux prestations accessoires de lâassurance vieillesse, invalidité, survie, pour autant quâils remplissent les conditions dâattribution au regard des organismes en cause, indépendamment des dispositions du présent chapitre et quâils aient opté conformément à lâarticle qui précède ou non. Article I8. Paragraphe I er . â Les pensions dâinvalidité, de vieillesse ou de survie, liquidées à charge dâun régime dâassurance luxembourgeois sont réduites de la part à charge des communes, au cas où le bénéficiaire réside sur le territoire de la République Italienne, et en cas de résidence dans un troisième pays, tant de la part à charge de lâEtat que de celle à charge des communes. Paragraphe 2 . â Aucune condition de résidence ne sera opposable à lâoctroi des parts de pension à charge des institutions dâassurance, même lorsque les bénéficiaires résideront en dehors des territoires des Parties contractantes. Paragraphe 3 . â Le présent article sera applicable en ce qui concerne tant les pensions allouées en vertu de lâart. 13 que celles allouées en vertu de la législation interne de lâune des Parties contractantes. Article I9. Lorsque la législation de lâune des Parties contractantes prévoit un remboursement de cotisations pour les travailleurs étrangers qui quittent le territoire, les dispositions afférentes ne sont pas applicables aux ressortissants de lâautre Partie. Article 20. Paragraphe I er . â Aucune déchéance résultant du non-versement de cotisations pendant une certaine période ne peut être opposée si, durant cette période, lâintéressé a été soumis au régime dâassurance de lâautre Partie contractante. Paragraphe 2 . â Tous délais pouvant être prescrits par la législation de lâune des Parties contractantes pour continuer volontairement lâassurance obligatoire sont suspendus pendant les périodes dâassurance obligatoire accomplies sous un régime de lâautre Partie. Chapitre 3. â Accidents du Travail et Maladies professionnelles. Article 2I. Si la législation de lâune des Parties contractantes subordonne lâoctroi de prestations ou avantages spéciaux à des conditions de résidence, celles-ci ne sont pas opposables aux ressortissants luxembourgeois ou italiens, tant quâils résident dans lâun des deux pays. Article 22. Si un travailleur qui a obtenu réparation dâune maladie professionnelle sous le régime de lâune des Parties contractantes fait valoir, pour une maladie de même nature, des droits à réparation au regard de la législation de son nouveau lieu de travail, le service des prestations restera à la charge de lâorganisme dâassurance du premier lieu de travail. Chapitre 4. â Allocations familiales. Article 23. Lorsque des travailleurs ayant charge de famille se rendent dâun pays à lâautre en vertu dâun arrangement entre les Autorités compétentes des deux pays pour des engagements limités dâavance, dâune année au plus, leurs ayants droit restés sur place bénéficieront des avantages admis par la législation des allocations familiales du pays de leur résidence et de la part des organismes compétents de ce pays. Les organismes du lieu de travail transféreront, à titre forfaitaire, aux organismes susvisés les cotisations des allocations familiales. La même disposition sera applicable lorsquâune pénurie de logement aura fait obstacle au déplacement de la famille. Titre III. â Dispositions communes et diverses. Chapitre 1 er . â Application de la convention. Article 24. Paragraphe I er . â Les autorités et organismes dâassurance ou de sécurité sociales des Parties contractantes se prêteront mutuellement leurs bons offices, dans la même mesure que sâil sâagissait de lâapplication de leurs propres régimes. Paragraphe 2 . â Ces autorités et organismes pourront subsidiairement recourir, dans le même but, à lâintervention des autorités diplomatiques et consulaires de lâautre pays. Paragraphe 3 . â Les autorités diplomatiques et consulaires de lâun des deux pays peuvent intervenir directement auprès des autorités administratives et des organismes nationaux dâassurance ou de sécurité sociales de lâautre pays, en vue de recueillir tous renseignements utiles pour la défense des intérêts de leurs ressortissants. Article 25. Paragraphe I er . â Lâentrâaide administrative aura notamment pour objet la fourniture des prestations en nature et le contrôle médical, lorsque les bénéficiaires ou requérants de prestations dâun organisme de lâune des Parties résident sur le territoire de lâautre Partie. Paragraphe 2 . â Les dépenses en numéraire, effectuées à ce titre par les organismes du pays de résidence, leur seront remboursées par les organismes débiteurs, sans que ce remboursement doive dépasser les tarifs appliqués par les organismes dâassurance sociale du pays de résidence pour leurs propres affiliés. Paragraphe 3 . â En cas dâapplication de lâarticle 13 les frais de contrôle médical sont à la charge exclusive des organismes du pays de résidence. Article 26. Paragraphe I er . â Le bénéfice des exemptions de droits dâenregistrement, de greffe, de timbre et de taxes consulaires prévues par la législation de lâune des Parties pour les pièces à produire aux administrations ou organismes dâassurance ou de sécurité sociales de cette Partie, est étendu aux pièces correspondantes à produire pour lâapplication de la convention aux administrations ou organismes dâassurance ou de sécurité sociales de lâautre Partie. Paragraphe 2 . â Tous actes, documents et pièces quelconques à produire pour lâapplication de la convention sont dispensés du visa de légalisation des autorités diplomatiques et consulaires. Article 27. Paragraphe I er . â Les autorités ou organismes dâassurance ou de sécurité sociales des Parties contractantes correspondront directement entre eux, avec les bénéficiaires et avec les représentants légaux de ceux-ci pour lâapplication de la convention. Ils peuvent rédiger leur correspondance dans leur propre langue officielle. En cas de difficultés, les postes diplomatiques et consulaires prêteront leurs bons offices. Paragraphe 2 . â Les communications adressées pour lâapplication de la convention, par les bénéficiaires de celle-ci aux organismes, autorités et juridictions de lâune des Parties contractantes, compétents en matière dâassurance ou de sécurité sociales, seront rédigées dans la langue officielle de lâun ou de lâautre pays. Article 28. Les demandes et recoursâqui doivent être introduits dans un délai déterminé auprès dâune autorité ou dâun organisme dâune des Parties, compétents pour recevoir des demandes et des recours en matière dâassurance ou de sécurité sociales, sont considérés comme recevables sâils sont présentés dans le même délai auprès dâune autorité ou dâun organisme correspondant de lâautre Partie. Dans ce cas, cette dernière autorité ou ce dernier organisme devra transmettre sans retard les demandes et recours à lâorganisme compétent. Article 29. Les autorités administratives suprêmes arrêteront directement les mesures requises pour lâapplication de la convention en tant que ces mesures nécessitent une entente entre elles. Article 30. Les autorités administratives suprêmes se communiqueront en temps utile les modifications survenues dans la législation ou la réglementation de leur pays concernant les régimes énumérés à lâarticle 2. Les mêmes autorités se communiqueront les autres dispositions prises en vue de lâapplication de la convention à lâintérieur de leur propre pays. Article 3I. Les organismes débiteurs de prestations sociales sâen libéreront valablement dans la monnaie de leur pays ; les transferts devront être effectués par ces organismes dès la date dâéchéance des prestations. Au cas où des dispositions seraient arrêtées dans lâun ou lâautre des deux pays en vue de soumettre à des restrictions le commerce des devises, des mesures seraient prises aussitôt, dâaccord entre les deux Gouvernements, pour assurer, conformément aux dispositions de la convention, les transferts des sommes dues de part et dâautre. Article 32. Les formalités que les dispositions légales ou réglementaires de lâune des Parties contractantes pourraient prévoir pour le service, en dehors de son territoire, des prestations dispensées par ses organismes dâassurance ou de sécurité sociales, sâappliqueront également, dans les mêmes conditions quâaux nationaux, aux personnes admises au bénéfice de ces prestations en vertu de la convention. Article 33. Il nâest pas dérogé aux règles prévues par les régimes visés à lâarticle 2 pour les conditions de la participation des assurés aux élections auxquelles donne lieu le fonctionnement de lâassurance ou de la sécurité sociales. Article 34. Les organismes débiteurs de prestations sociales pourront, dans le cas où le bénéficiaire réside dans lâautre pays ou y transfère sa résidence, charger lâorganisme compétent de ce pays du service des prestations. Article 35. La perception des cotisations dues à un organisme de lâune des Parties pourra se faire sur le territoire de lâautre suivant la procédure applicable à la perception des cotisations dues à un organisme correspondant de cette dernière. Article 36. Lorsque le droit dâun travailleur à prestation ne peut donner lieu à contestation, mais quâil y a contestation entre les organismes des deux Parties contractantes sur la disposition applicable, une prestation appropriée sera liquidée à titre dâavance par lâorganisme en cause du pays de résidence. Article 37. Paragraphe I er . â Toutes les difficultés relatives à lâapplication de la convention seront réglées, dâun commun accord, par les autorités administratives suprêmes. Paragraphe 2 . â Au cas où il nâaurait pas été possible dâarriver par cette voie à une solution, le différend devra être réglé suivant une procédure dâarbitrage organisée par un arrangement à intervenir entre les deux Gouvernements. Lâorgane arbitral devra résoudre le différend selon les principes fondamentaux et lâesprit de la convention. Chapitre 2. â Dispositions finales et transitoires. Article 38. Paragraphe I er . â La présente convention sera ratifiée et les instruments de ratification en seront échangés aussitôt que possible. Paragraphe 2 . â Elle entrera en vigueur le 1 er du mois qui suivra lâéchange des ratifications. Article 39. Les risques et éventualités régis par la convention qui auraient été ouverts avant son entrée en vigueur, donneront droit, conformément à la convention, aux prestations afférentes à échoir ultérieurement, sous réserve des dispositions contenues au Protocole spécial. Les demandes devront être présentées dans lâannée de lâentrée en vigueur de la convention, sinon elles nâauront effet quâà partir du 1 er du mois qui en suivra la réception. Article 40. Paragraphe I er . â La présente convention est conclue pour une durée dâune année. Elle sera renouvelée tacitement dâannée en année, sauf dénonciation qui devra être notifiée trois mois avant lâexpiration du terme. Paragraphe 2 . â En cas de dénonciation, les stipulations de la présente convention resteront applicables aux droits acquis nonobstant les dispositions restrictives que les régimes intéressés prévoiraient pour les cas de séjour à lâétranger dâun assuré. Paragraphe 3 . â En ce qui concerne les droits en cours dâacquisition afférents aux périodes dâassurance accomplies antérieurement à la date à laquelle la présente convention cessera dâêtre en vigueur, les stipulations de cette convention resteront applicables dans les conditions qui devront être prévues par accord complémentaire. En foi de quoi, les plénipotentiaires respectifs ont signé la présente convention. Fait en double exemplaire à Luxembourg, le vingt-neuf mai mil neuf cent cinquante et un. â PROTOCOLE SPÃCIAL. Au moment de signer la convention générale entre le Grand-Duché de Luxembourg et lâItalie sur la Sécurité sociale, les Plénipotentiaires respectifs sont convenus de ce qui suit pour faire partie intégrante de la convention : I. Les travailleurs qui ont quitté le territoire luxembourgeois avant le 1 er janvier 1946 ne peuvent voir prendre en compte, pour lâapplication des art. 13, 17 et 39 de la convention, les périodes dâaffiliation à lâassurance luxembourgeoise antérieures à ladite date a ) que sâils justifient de 6 mois dâassurance accomplis postérieurement à celle-ci sous le régime luxembourgeois, au cas où ils sont revenus au Grand-Duché avant le 1 er juin 1951 b ) sinon pour autant quâils auront maintenu leurs droits par la voie de lâassurance continuée ou quâils les auront recouvrés conformément à la législation luxembourgeoise. La disposition qui précède nâest pas applicable aux périodes accomplies sous le régime de lâassurance spéciale des travailleurs des mines ni à celles accomplies sous le régime de lâassurance des employés privés. II. Ne donneront lieu à transfert en Italie, en faveur des bénéficiaires de pensions de vieillesse, dâinvalidité et de survie, accordées pour une éventualité ouverte avant le 1 er juillet 1946, que les majorations prévues par lâarrêté grand-ducal du 4 juillet 1945. III. Les rentes dues pour un accident du travail ou une maladie professionnelle antérieurs à lâentrée en vigueur de la convention seront payées en Italie avec les adaptations accordées pour tenir compte du coût de la vie, mais quant à ces adaptations jusquâà concurrence seulement dâun recalcul de la rente sur la base de la moyenne entre le maximum et le minimum du salaire de référence applicables en Italie. Pour la réévaluation des rentes accordées du chef dâun accident dans les mines, le maximum du prédit salaire de référence sera applicable. Fait en double exemplaire à Luxembourg, le vingt-neuf mai mil neuf cent cinquante et un.
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