Loi du 18 juin 1971 portant approbation de la Convention sur la réduction des cas de pluralité de nationalités et sur les obligations militaires en cas de pluralité de nationalités, ouverte à la signature à Strasbourg, le 6 mai 1963.
This law approves the 1963 Convention on reducing multiple nationalities and on military obligations in cases of multiple nationality.
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- Jurisdiction
- Luxembourg
- Instrument
- Act or statute
- Citation
- http://data.legilux.public.lu/eli/etat/leg/loi/1971/06/18/n1/jo
- Status
- In force
- Version
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- fr
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Provisions of Loi du 18 juin 1971 portant approbation de la Convention sur la réduction des cas de pluralité de nationalités et sur les obligations militaires en cas de pluralité de nationalités, ouverte à la signature à Strasbourg, le 6 mai 1963.
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Loi du 18 juin 1971 portant approbation de la Convention sur la réduction des cas de pluralité de nationalités et sur les obligations militaires en cas de pluralité de nationalités, ouverte à la signature à Strasbourg, le 6 mai 1963.
AI-assisted research summary: This law approves the 1963 Convention on reducing multiple nationalities and on military obligations in cases of multiple nationality.
Le contenu de la version HTML du Journal officiel luxembourgeois est identique à la version PDF. Loi du 18 juin 1971 portant approbation de la Convention sur la réduction des cas de pluralité de nationalités et sur les obligations militaires en cas de pluralité de nationalités, ouverte à la signature à Strasbourg le 6 mai 1963. Nous JEAN, par la grâce de Dieu, Grand-Duc de Luxembourg, Duc de Nassau, etc., etc., etc.; Notre Conseil dâEtat entendu; De lâassentiment de la Chambre des Députés; Vu la décision de la Chambre des Députés du 4 mai 1971 et celle du Conseil dâEtat du 18 mai 1971 portant quâil nây a pas lieu à second vote; Avons ordonné et ordonnons: â Article unique. Est approuvée la Convention sur la réduction des cas de pluralité de nationalités et sur les obligations militaires en cas de pluralité de nationalités, ouverte à la signature à Strasbourg le 6 mai 1963. Mandons et ordonnons que la présente loi soit insérée au Mémorial pour être exécutée et observée par tous ceux que la chose concerne. Le Ministre des Affaires Etrangères et du Commerce Extérieur, Gaston Thorn Le Ministre de la Justice, Eugène Schaus Palais de Luxembourg, le 18 juin 1971 Jean Doc. parl. N° 1423, sess. ord. 1969-1970 et 1970-1971 â CONVENTION sur la réduction des cas de pluralité de nationalités et sur les obligations militaires en cas de pluralité de nationalités. ____ Les Etats membres du Conseil de lâEurope, signataires de la présente Convention, Considérant que le but du Conseil de lâEurope est de réaliser une union plus étroite entre ses Membres; Considérant que le cumul de nationalités est une source de difficultés, et quâune action commune en vue de réduire autant que possible, dans les relations entre Etats membres, les cas de pluralité de nationalités, répond au but poursuivi par le Conseil de lâEurope; Considérant quâil est souhaitable quâun individu qui possède la nationalité de deux ou plusieurs Parties Contractantes nâait à remplir ses obligations militaires quâà lâégard dâune seule de ces Parties, Sont convenus de ce qui suit: â Chapitre I er - De la réduction des cas de pluralité de nationalités Article 1 er 1. Les ressortissants majeurs des Parties Contractantes qui acquièrent à la suite dâune manifestation expresse de volonté, par naturalisation, option ou réintégration, la nationalité dâune autre Partie, perdent leur nationalité antérieure; ils ne peuvent être autorisés à la conserver. 2. Les ressortissants mineurs des Parties Contractantes qui acquièrent dans les mêmes conditions la nationalité dâune autre Partie, perdent également leur nationalité antérieure si, leur loi nationale prévoyant la possibilité pour les mineurs de perdre en pareil cas leur nationalité, ils ont été dûment habilités ou représentés; ils ne peuvent être autorisés à conserver leur nationalité antérieure. 3. Perdent également leur nationalité antérieure les enfants mineurs, à lâexclusion de ceux qui sont ou ont été mariés, qui acquièrent de plein droit la nationalité dâune autre Partie Contractante au moment et par le fait de la naturalisation, de lâoption ou de la réintégration de leurs pêre et mère. Lorsque seul le père ou la mère perd sa nationalité antérieure, la loi de celle des Parties Contractantes dont le mineur possédait la nationalité déterminera celui de ses parents dont il suit la condition; dans ce dernier cas, elle pourra subordonner la perte de sa nationalité au consentement préalable de lâautre parent ou du représentant légal à lâacquisition de la nouvelle nationalité. Toutefois et sans préjudice des dispositions de la législation de chacune des Parties Contractantes relativement au recouvrement de sa nationalité, la Partie dont les mineurs visés à lâalinéa précédent possédaient la nationalité aura la faculté de fixer des conditions particulières leur permettant, après leur majorité, de recouvrer cette nationalité à la suite dâune manifestation expresse de volonté. 4. Pour la perte de la nationalité prévue au présent article, la majorité et la minorité ainsi que les conditions dâhabilitation et de représentation sont déterminées par la loi de la Partie Contractante dont lâindividu possède la nationalité. Article 2 1. Tout individu possédant la nationalité de deux ou plusieurs Parties Contractantes pourra renoncer à lâune ou aux autres nationalités quâil possède, avec lâautorisation de la Partie Contractante à la nationalité de laquelle il entend renoncer. 2. Cette autorisation ne sera pas refusée par la Partie Contractante dont le ressortissant majeur possède de plein droit la nationalité sâil a, depuis au moins dix ans, sa résidence habituelle hors du territoire de cette Partie et à la condition quâil ait sa résidence habituelle sur le territoire de la Partie dont il entend conserver la nationalité. Lâautorisation ne sera pas refusée par la Partie Contractante dont le ressortissant mineur remplit les conditions prévues à lâalinéa précédent, si sa loi nationale lui permet de perdre sa nationalité sur simple déclaration et sâil a été dûment habilité ou représenté. 3. La majorité, la minorité ainsi que les conditions dâhabilitation et de représentation sont déterminées par la loi de la Partie Contractante à la nationalité de laquelle lâindividu entend renoncer. Article 3 La Partie Contractante à la nationalité de laquelle lâindividu désire renoncer ne percevra, à cette occasion, aucun droit spécial ni taxe spéciale. Article 4 Les dispositions de la présente Convention ne font pas obstacle à lâapplication des dispositions plus favorables à la réduction des cas de cumul de nationalités, contenues ou qui seraient introduites ultérieurement soit dans la législation nationale de toute Partie Contractante, soit dans tout autre traité, convention ou accord entre deux ou plusieurs Parties Contractantes. â Chapitre II - Des obligations militaires en cas de pluralité de nationalités Article 5 1. Tout individu qui possède la nationalité de deux ou plusieurs Parties Contractantes nâest tenu de remplir ses obligations militaires quâà lâégard dâune seule de ces Parties. 2. Des accords spéciaux entre les Parties Contractantes intéressées pourront déterminer les modalités dâapplication de la disposition prévue au paragraphe 1. Article 6 A défaut dâaccords spéciaux conclus ou à conclure, les dispositions suivantes sont applicables à lâindividu possédant la nationalité de deux ou de plusieurs Parties Contractantes: 1. Lâindividu sera soumis aux obligations militaires de la Partie sur le territoire de laquelle il réside habituellement. Néanmoins, cet individu aura la faculté, jusquâà lââge de 19 ans, de se soumettre aux obligations militaires dans lâune quelconque des Parties dont il possède également la nationalité sous forme dâengagement volontaire pour une durée totale et effective au moins égale à celle du service militaire actif dans lâautre Partie. 2. Lâindividu qui a sa résidence habituelle sur le territoire dâune Partie Contractante dont il nâest pas le national ou dâun Etat non contractant, aura la faculté de choisir parmi les Parties Contractantes dont il possède la nationalité celle dans laquelle il désire accomplir ses obligations militaires. 3. Lâindividu qui, conformément aux règles prévues aux paragraphes 1 ou 2, aura satisfait à ses obligations militaires à lâégard dâune Partie Contractante, dans les conditions prévues par la législation de cette Partie, sera considéré comme ayant satisfait aux obligations militaires à lâégard de la ou des Parties dont il est également le ressortissant. 4. Lâindividu qui, antérieurement à lâentrée en vigueur de la présente Convention entre les Parties Contractantes dont il possède la nationalité, a satisfait dans lâune quelconque de ces Parties aux obligations militaires prévues par la législation de celle-ci, sera considéré comme ayant satisfait à ces mêmes obligations dans la ou les Parties dont il est également le ressortissant. 5. Lorsque lâindividu a accompli ses obligations militaires dâactivité dans lâune des Parties Contractantes dont il possède la nationalité, en conformité du paragraphe 1, et quâil transfère ultérieurement sa résidence habituelle sur le territoire de lâautre Partie dont il possède la nationalité, il ne pourra être soumis, sâil y a lieu, aux obligations militaires de réserve que dans cette dernière Partie. 6. Lâapplication des dispositions du présent article nâaffecte en rien la nationalité des individus. 7. En cas de mobilisation dans une des Parties Contractantes, les obligations découlant des dispositions du présent article ne sont pas applicables en ce qui concerne cette Partie. â Chapitre III- De lâapplication de la Convention Article 7 1. Chacune des Parties Contractantes applique les dispositions des chapitres I er et II. Toutefois, chacune des Parties Contractantes peut, au moment de la signature, ou au moment du dépôt de son instrument de ratification, dâacceptation ou dâadhésion, déclarer quâelle nâappliquera que les dispositions du chapitre II. Dans ce cas, les dispositions du chapitre Ier ne sont pas applicables à lâégard de cette Partie. Elle pourra ultérieurement à tout moment notifier au Secrétaire Général du Conseil de lâEurope quâelle applique également les dispositions du chapitre I er . Cette notification prendra effet à la date de sa réception et les dispositions du chapitre Ier deviendront alors applicables à lâégard de cette Partie. 2. Chacune des Parties Contractantes qui fait application des dispositions du paragraphe 1, 1 er alinéa, du présent article peut, au moment de la signature, ou au moment du dépôt de son instrument de ratification, dâacceptation ou dâadhésion, déclarer quâelle nâappliquera les dispositions du chapitre II quâà lâégard des Parties Contractantes qui appliquent les dispositions des chapitres I er et II. Dans ce cas, les dispositions du chapitre II ne sont pas applicables entre la Partie qui fait une telle déclaration et une Partie qui fait application des dispositions du deuxième alinéa du paragraphe 1. â Chapitre IV- Clauses finales Article 8 1. Chacune des Parties Contractantes peut au moment de la signature de la présente Convention ou au moment du dépôt de son instrument de ratification, dâacceptation ou dâadhésion déclarer faire usage dâune ou de plusieurs réserves figurant à lâannexe à la présente Convention. Aucune autre réserve ne peut être admise. 2. Chacune des Parties Contractantes peut retirer en tout ou en partie une réserve formulée par Elle en vertu du paragraphe précédent au moyen dâune notification adressée au Secrétaire Général du Conseil de lâEurope et qui prendra effet à la date de sa réception. 3. Une Partie Contractante qui, en vertu du présent article, a fait usage dâune réserve au sujet dâune disposition de la Convention, ne peut prétendre à lâapplication de cette disposition par une autre Partie. Elle peut toutefois, si la réserve est partielle ou conditionnelle, prétendre à lâapplication de cette disposition dans la mesure où Elle lâa acceptée. Article 9 1. Chaque Partie Contractante pourra, par une déclaration faite au Secrétaire Général du Conseil de lâEurope au moment de la signature ou du dépôt de son instrument de ratification, dâacceptation ou dâadhésion, ou à tout autre moment par la suite, en ce qui concerne les Etats et territoires dont elle assume la responsabilité internationale ou pour lesquels elle est habilitée à stipuler, définir le terme « ressortissants » et déterminer les « territoires » auxquels la présente Convention sera applicable. 2. Toute déclaration en vertu du présent article pourra être retiré en ce qui concerne les ressortissants et territoires désignés dans cette déclaration, aux conditions prévues par lâarticle 12 de la présente Convention. Article 10 1. La présente Convention est ouverte à la signature des Membres du Conseil de lâEurope. Elle sera ratifiée ou acceptée. Les instruments de ratification ou dâacceptation seront déposés près le Secrétaire Général du Conseil de lâEurope. 2. La présente Convention entrera en vigueur un mois après la date du dépôt du deuxième instrument de ratification ou dâacceptation. 3. A lâégard de tout signataire qui la ratifiera ou lâacceptera ultérieurement, la Convention entrera en vigueur un mois après la date du dépôt de son instrument de ratification ou dâacceptation. Article 11 1. Après lâentrée en vigueur de la présente Convention, le Comité des Ministres du Conseil de lâEurope pourra décider, à lâunanimité, dâinviter tout Etat non membre du Conseil à adhérer à celle-ci. Tout Etat ayant reçu cette invitation pourra adhérer à la Convention en déposant son instrument dâadhésion près le Secrétaire Général du Conseil de lâEurope. 2. Pour tout Etat adhérant, la Convention entrera en vigueur un mois après la date du dépôt de son instrument dâadhésion. Article 12 1. La présente Convention demeurera en vigueur sans limitation de durée. 2. Toute Partie Contractante pourra, en ce qui la concerne, dénoncer la présente Convention en adressant une notification au Secrétaire Général du Conseil de lâEurope. 3. La dénonciation prendra effet une année après la date de la réception de la notification par le Secrétaire Général. Article 13 Le Secrétaire Général du Conseil de lâEurope notifiera aux Etats membres du Conseil et au Gouvernement de tout Etat ayant adhéré à la présente Convention: (a) toute signature et le dépôt de tout instrument de ratification, dâacceptation ou dâadhésion; (b) toute date dâentrée en vigueur de la présente Convention conformément aux articles 10 et 11; (c) toute réserve formulée en application des dispositions du paragraphe 1 de lâarticle 8; (d) le retrait de toute réserve effectué en application des dispositions du paragraphe 2 de lâarticle 8; (e) toute déclaration et toute notification reçues en application des dispositions de lâarticle 7 et du paragraphe 1 de lâarticle 9; (f) toute notification reçue en application des dispositions du paragraphe 2 de lâarticle 9 et des dispositions de lâarticle 12, et la date à laquelle la dénonciation prendra effet. En foi de quoi, les soussignés, dûment autorisés à cet effet ont signé la présente Convention. Fait à Strasbourg, le 6 mai 1963, en français et en anglais, les deux textes faisant également foi, en un seul exemplaire qui sera déposé dans les archives du Conseil de lâEurope. Le Secrétaire Général en communiquera copie certifiée conforme à chacun des Gouvernements signataires et adhérents. (suivent les signatures) _____ â ANNEXE Chacune des Parties Contractantes peut déclarer quâElle se réserve: 1. de subordonner la perte de sa nationalité prévue aux paragraphes 1, 2 et 3 de lâarticle 1 er à la condition que la personne intéressée réside habituellement ou fixe sa résidence habituelle à quelque moment que ce soit en dehors de son territoire, à moins que, sâagissant dâune acquisition par manifestation expresse de volonté, la même personne soit dispensée par lâautorité compétente de la condition de résider habituellement à lâétranger. 2. de ne pas considérer comme une option au sens de lâarticle 1 er , la déclaration souscrite par la femme en vue dâacquérir la nationalité du mari au moment et par lâeffet du mariage. 3. de permettre à lâun de ses ressortissants de conserver sa nationalité antérieure si la Partie Contractante dont il demande dâacquérir la nationalité, aux termes de lâarticle 1 er , y consent au préalable. 4. de ne pas appliquer les dispositions des articles 1 er et 2 de la présente Convention lorsque lâépouse de lâun de ses ressortissants a acquis une nouvelle nationalité, aussi longtemps que son mari conserve la nationalité de cette Partie. ______
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