Loi du 27 mai 1988 portant approbation du Traité entre le Grand-Duché de Luxembourg et la République fédérale d’Allemagne sur le tracé de la frontière commune entre les deux Etats et de l’échange de lettres, signés à Luxembourg, le 19 décembre 1984.
This law approves the Luxembourg–Germany border treaty and related exchange of letters, and the treaty sets rules for the common border area, joint border marking, cooperation, dispute handling, and related access rights.
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- Jurisdiction
- Luxembourg
- Instrument
- Act or statute
- Citation
- http://data.legilux.public.lu/eli/etat/leg/loi/1988/05/27/n1/jo
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- In force
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Provisions of Loi du 27 mai 1988 portant approbation du Traité entre le Grand-Duché de Luxembourg et la République fédérale d’Allemagne sur le tracé de la frontière commune entre les deux Etats et de l’échange de lettres, signés à Luxembourg, le 19 décembre 1984.
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Loi du 27 mai 1988 portant approbation du Traité entre le Grand-Duché de Luxembourg et la République fédérale d’Allemagne sur le tracé de la frontière commune entre les deux Etats et de l’échange de lettres, signés à Luxembourg, le 19 décembre 1984.
AI-assisted research summary: This law approves the Luxembourg–Germany border treaty and related exchange of letters, and the treaty sets rules for the common border area, joint border marking, cooperation, dispute handling, and related access rights.
Le contenu de la version HTML du Journal officiel luxembourgeois est identique à la version PDF. Loi du 27 mai 1988 portant approbation du Traité entre le Grand-Duché de Luxembourg et la République fédérale dâAllemagne sur le tracé de la frontière commune entre les deux Etats et de lâéchange de lettres, signés à Luxembourg, le 19 décembre 1984. Nous JEAN, par la grâce de Dieu, Grand-Duc de Luxembourg, Duc de Nassau; Notre Conseil dâEtat entendu; De lâassentiment de la Chambre des Députés; Vu la décision de la Chambre des Députés du 15 mars 1988 et celle du Conseil dâEtat du 25 mars 1988 portant quâil nây a pas lieu à second vote; Avons ordonné et ordonnons: â Article unique. Sont approuvés â le Traité entre le Grand-Duché de Luxembourg et la République fédérale dâAllemagne sur le tracé de la frontière commune entre les deux Etats â lâéchange de lettres signés à Luxembourg, le 19 décembre 1984 Mandons et ordonnons que la présente loi soit insérée au Mémorial pour être exécutée et observée par tous ceux que la chose concerne. Le Ministre des Affaires Etrangères, du Commerce Extérieur et de la Coopération, Jacques F. Poos Le Ministre des Finances, Jacques Santer Le Ministre des Transports, Ministre des Travaux Publics, Marcel Schlechter Château de Berg, le 27 mai 1988. Jean Doc. parl. n° 3157; sess. ord. 1987-1988. â TRAITE entre le GRAND-DUCHE DE LUXEMBOURG et la REPUBLIQUE FEDERALE DâALLEMAGNE SUR LE TRACE DE LA FRONTIERE COMMUNE ENTRE LES DEUX ETATS Son Altesse Royale le Grand-Duc de Luxembourg et Le Président de la République fédérale dâAllemagne, Désireux dâapprofondir davantage les relations de coopération amicale entre les deux Etats, Ayant lâintention de régler les questions se rapportant au tracé de la frontière dâEtat commune sur la base de lâActe final du Congrès de Vienne du 9 juin 1815 et des traités conclus le 31 mai 1815 à Vienne, le 26 juin 1816 à Aix-la-Chapelle ainsi que le 7 octobre 1816 à Clèves entre le Royaume de Prusse et le Royaume des Pays-Bas en tenant compte du rôle des cours dâeau dans la formation de la frontière, Convaincus que le territoire commun sous souveraineté commune des deux Etats sera aussi pour lâavenir lâexpression visible de lâesprit de bon voisinage et de la coopération européenne, Sont convenus de conclure à ce sujet un traité et ont désigné comme leurs plénipotentiaires: Son Altesse Royale le Grand-Duc de Luxembourg: Monsieur Jacques F. POOS, Ministre des Affaires Etrangères, du Commerce Extérieur et de la Coopération, Le Président de la République fédérale dâAllemagne: Monsieur Günter KNACKSTEDT, Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République fédérale dâAllemagne au Grand-Duché de Luxembourg, qui, après avoir échangé leurs pleins pouvoirs trouvés en bonne et due forme, sont convenus de ce qui suit: Article 1er (1) Partout où la Moselle, la Sûre et lâOur forment la frontière dâaprès le Traité du 26 juin 1816, elles constituent un territoire commun sous souveraineté commune des deux Etats contractants. (2) Ce territoire comprend la colonne dâair au-dessus ainsi que le socle terrestre en dessous de la surface des eaux à lâintérieur de sa délimitation latérale; ce principe vaut aussi pour les ouvrages et installations de toute sorte en surface et en profondeur. Les îles comprises dans ce territoire en font partie. (3) La délimitation latérale de ce territoire est la ligne dâintersection de la surface de lâeau avec la surface de la terre telle quâelle se forme au niveau moyen des eaux sâécoulant librement et, dans les retenues, au niveau hydrodynamique. Dans le secteur des écluses la délimitation latérale est formée par la ligne de lâeau; là où cette ligne est interrompue par une usine hydroélectrique ou un autre ouvrage, elle est formée par la ligne droite entre les points extrêmes de la délimitation de ce territoire dans les avant-ports amont et aval. La délimitation latérale de ce territoire suit les changements naturels et graduels des cours de la Moselle, de la Sûre et de lâOur. En cas de changements naturels brusques ou dâaménagements artificiels apportés à la Moselle, à la Sûre et à lâOur, les Etats contractants conviennent dâune nouvelle réglementation sur proposition de la Commission frontalière créée en vertu de lâarticle 7; jusquâà lâentrée en vigueur de cette nouvelle réglementation le tracé existant de la frontière est maintenu. (4) La délimitation latérale actuelle du territoire commun sous souveraineté commune est arrêtée dans le recueil des documents concernant la frontière établie en vertu de lâarticle 4. Article 2 (1) Sur base du recueil des documents concernant la frontière, le territoire situé à gauche du territoire commun sous souveraineté commune de lâOur et de la Sûre ainsi que celui situé à droite du territoire commun sous souveraineté commune de la Moselle appartiennent au territoire national de la République fédérale dâAllemagne; le territoire situé à droite du territoire commun sous souveraineté commune de lâOur et de la Sûre et celui situé à gauche du territoire commun sous souveraineté commune de la Moselle appartiennent au territoire national du Grand-Duché de Luxembourg. (2) Plus particulièrement appartient au territoire national de la République fédérale dâAllemagne la partie de territoire dâune superficie de 3,9632 ha représentée à lâannexe 1 du présent Traité et située à gauche du territoire commun sous souveraineté commune de la Sûre. Plus particulièrement appartiennent au territoire national du Grand-Duché de Luxembourg les parties de territoire dâune superficie totale de 4,6878 ha représentées aux annexes 2 à 4 du présent Traité et situées à droite du territoire commun sous souveraineté commune de lâOur. Article 3 Partout où la frontière nâest pas formée par la Moselle, la Sûre et lâOur, la ligne de délimitation de la frontière entre la République fédérale dâAllemagne et le Grand-Duché de Luxembourg est fixée selon le recueil des documents concernant la frontière. Article 4 * (1) Le recueil des documents concernant la frontière fait partie intégrante du présent Traité; il comprend la représentation cartographique de la frontière, en 33 feuilles à lâéchelle de 1:5000, le tableau dâassemblage et le procès-verbal descriptif de la frontière, les croquis de la frontière ainsi que le relevé des coordonnées. (2) Le recueil des documents concernant la frontière est déposé, pour la République fédérale dâAllemagne auprès de la "Bezirksregierung Obere Katasterbehôrde" à Trèves et auprès du "Minister der Finanzen _ Abteilung Vermessungs-, Karten- und Katasterwesen" à Sarrebruck, pour le Grand-Duché de Luxembourg auprès de lâAdministration du Cadastre et de la Topographie à Luxembourg. Article 5 (1) Les Etats contractants règlent les questions concernant le droit applicable sur le territoire commun sous souveraineté commune par un arrangement additionnel. (2) Les questions de détail relatives à la manière de procéder à lâinscription de ce territoire dans les registres publics des deux Etats contractants sont fixées par un échange de notes faisant partie intégrante du présent Traité. Article 6 (1) Les Etats contractants veillent à ce que le tracé de la frontière reste clairement reconnaissable et soit assuré par arpentage et bornage. Ils entretiennent et, le cas échéant, renouvellent les marques nécessaires à cet effet. (2) Les Etats contractants contrôlent en commun tous les dix ans les marques et éliminent les défauts constatés. Le premier contrôle en commun est effectué au plus tard cinq ans après lâentrée en vigueur du présent Traité. Article 7 Les Etats contractants créent, aux fins de lâaccomplissement des tâches concernant le tracé de la frontière et visées par le présent Traité, une Commission frontalière mixte permanente, composée dâun plénipotentiaire de chacun des Etats contractants et dans laquelle chaque Etat contractant peut en outre désigner jusquâà cinq autres délégués. La commission frontalière arrête elle-même son règlement intérieur. Article 8 (1) Pour le cas où un Etat contractant entend procéder soit sur le territoire sous souveraineté commune, soit sur les rives de la Moselle, de la Sûre et de lâOur, à des mesures qui exigent lâaccord de lâautre Etat contractant, il sâaccorde avec celui-ci en temps utile. Ceci vaut également pour le cas où un Etat contractant entend prendre sur son territoire sous souveraineté exclusive des mesures portant sur des installations quâun des Etats contractants est tenu dâexploiter, dâentretenir ou de renouveler en vertu de conventions internationales, ou exécutées sur lâaire de telles installations. Les autorités compétentes respectives des Etats contractants sâaccordent à ce sujet. Les marchandises provenant de la libre pratique dâun Etat contractant qui, dans le cadre de mesures dâexploitation, dâentretien et de renouvellement prises par les administrations publiques, sont utilisées sur la rive opposée de la Moselle, de la Sûre et de lâOur, ne sont considérées ni comme exportées, ni comme importées dans lâautre Etat contractant. Article 9 Le personnel des deux Etats contractants chargé de travaux dâexploitation, dâentretien et de renouvellement des ouvrages et installations établis sur la Moselle, la Sûre et lâOur ou y occupé en vertu de prescriptions nationales relatives à la Moselle, à la Sûre et à lâOur ainsi que toutes personnes chargées de telles missions, sont autorisés, dans lâaccomplissement de leur mission, à pénétrer, même en dehors des passages de frontière autorisés, sur le territoire de lâautre Etat contractant et à y séjourner, sans avoir besoin de lâautorisation de séjour éventuellement requise par la loi de cet Etat. Il en est de même pour les membres de la Commission frontalière prévue à lâarticle 7 et de leur personnel auxiliaire, des employés chargés de tâches prévues à lâarticle 6 ainsi que des agents publics des deux Etats contractants chargés de la surveillance de la frontière. Les propriétaires et autres ayants droit dâun fonds sont tenus à tolérer les mesures qui sâimposent en vertu de lâarticle 6. Les personnes chargées des tâches prévues aux articles 6 et 7 sont autorisées, dans lâaccomplissement de leurs tâches, à pénétrer sur les fonds et dans les constructions et à y circuler. Si des dommages se produisent, la victime a droit à une indemnisation. (3) Les détails sont réglés par un échange de notes faisant partie intégrante du présent Traité. Article 10 (1) Les différends relatifs à lâinterprétation ou à lâapplication du présent Traité, dans la mesure où ils ne peuvent pas être réglés dans le cadre de la Commission frontalière, sont vidés par les Etats contractants par voie de négociation. (2) Si un différend ne peut pas être vidé de cette manière, il est soumis, à la demande dâun des deux Etats contractants, à un tribunal dâarbitrage. Les détails sont réglés par un échange de notes qui fait partie intégrante du présent Traité. Article 11 Par lâentrée en vigueur du présent Traité, les dispositions contraires de conventions et arrangements antérieurs concernant la frontière commune entre les deux Etats contractants sont abrogées. Article 12 Le présent Traité sâappliquera également au Land de Berlin, sauf déclaration contraire faite par le Gouvernement de la République fédérale dâAllemagne au Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg dans les trois mois qui suivent lâentrée en vigueur du présent Traité. Article 13 (1) Le présent Traité sera ratifié. Lâéchange des instruments de ratification aura lieu à Bonn. (2) Le présent Traité entre en vigueur le premier jour du deuxième mois qui suit lâéchange des instruments de ratification. EN FOI DE QUOI, les soussignés, dûment autorisés à cet effet, ont signé le présent Traité et y ont apposé leur sceau. FAIT à Luxembourg, le 19 décembre 1984 en deux originaux, en langues française et allemande, les deux textes faisant également foi. Pour le Grand-Duché de Luxembourg, Jacques F. POOS Pour la République fédérale dâAllemagne, Günter KNACKSTEDT * Les documents énumérés à lâarticle 4 ne seront pas publiés au Mémorial; ils pourront être consultés à lâAdministration du Cadastre et de la Topographie à Luxembourg. â ECHANGE DE LETTRES ENTRE LâAMBASSADEUR DE LA REPUBLIQUE FEDERALE DâALLEMAGNE A LUXEMBOURG ET LE MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES, DU COMMERCE EXTERIEUR ET DE LA COOPERATION DU GRAND-DUCHE DE LUXEMBOURG (19.12.1984) DER BOTSCHAFTER DER BUNDESREPUBLIK DEUTSCHLAND Luxemburg, den 19. Dezember 1984 Herr Minister, bezugnehmend auf den Vertrag zwischen der Bundesrepublik Deutschland und dem GroÃherzogtum Luxemburg über Grenzfragen, der heute unterzeichnet worden ist, beehre ich mich, Ihnen folgendes mitzuteilen: 1. Die zuständigen Behörden beider Vertragsstaaten regeln die mit der Feststellung der Zugehörigkeit bestimmter Flächen zur Bundesrepublik Deutschland, zum GroÃherzogtum Luxemburg oder zum gemeinschaftlichen Hoheitsgebiet zusammenhängenden Verwaltungsfragen. Die erforderlichen MaÃnahmen werden im gegenseitigen Einvernehmen durchgeführt. Urkunden und Akten werden gebührenfrei angelegt und übergeben. Soweit die Ãbergabe von Grundbüchern, Akten der Katasterämter oder sonstiger Unterlagen nicht möglich ist, werden gebührenfrei beglaubigte Abschriften erteilt. Für den Nachweis des gemeinschaftlichen Hoheitsgebiets in den beiderseitigen nationalen öffentlichen Registern können gemeinsame und einander inhaltlich entsprechende Buchungsbezirke gebildet werden. Eintragungen in den jeweiligen nationalen öffentlichen Registern werden im gegenseitigen Einvernehmen der jeweils zuständigen Behörden vorgenommen; dabei ist für eingetragene Rechte anzugeben, welche nationale Rechtsordnung gelten soll. Die Rechtsverhältnisse an einem im gemeinschaftlichen Hoheitsgebiet gelegenen Grundstück richten sich nach dem Recht des Vertragsstaats, in dem das Grundstück zum Zwecke der Verlautbarung der zivilrechtlichen Rechtsverhältnisse registriert ist. Eine soche Registrierung kann auch nach Inkrafttreten des Vertrags auf Antrag eines Eigentümers oder eines Gläubigers, der die Zwangsvollstreckung in das Grundstück betreiben kann, vorgenommen werden, wenn eine Bescheinigung der zuständigen Behörde des anderen Vertragsstaats vorgelegt wird, daà dort eine Registrierung von entsprechenden Rechtsverhältnissen an dem Grundstück nicht besteht. 2. Die in Artikel 9 des Vertrags genannten Bediensteten und sonstigen Personen müssen einen Paà oder einen mit Lichtbild versehenen amtlichen Personalausweis mit sich führen. Soweit sie nicht die Staatsangehörigkeit eines Mitgliedstaats der Europäischen Gemeinschaften besitzen, müssen sie auÃerdem die Aufenthaltserlaubnis des Vertragsstaats mit sich führen, in dem sie ihren Wohnsitz haben. Die Bediensteten müssen auÃerdem einen Dienstausweis, die beauftragten Personen eine amtliche Bescheinigung mit sich führen, in der der Auftrag nach Art und Umfang der durchzuführenden Tätigkeiten beschrieben ist. Jeder Vertragsstaat wird Personen, die gelegentlich der Ausführung von Betriebs-, Erhaltungs- oder Erneuerungsarbeiten in das Hoheitsgebiet des anderen Staats gelangt sind, ohne die in Artikel 9 Absatz 1 des Vertrags sowie in den vorstehenden Sätzen genannten Voraussetzungen zu erfüllen, jederzeit nach den zwischen den beiden Staaten getroffenen Vereinbarungen formlos zurückübernehmen. Vermessungs- und Vermarkungsarbeiten sind unter möglichster Schonung bestehender öffentlicher und privater Interessen vorzunehmen. Wohnungen dürfen nicht betreten werden. Die gemäà Artikel 9 Absatz 2 Verpflichteten sind über den Beginn von Arbeiten zu unterrichten. Entschädigungsansprüche von Eigentümern und sonstigen Inhabern von Rechten an einem Grundstück gemäà A rtikel 9 Absatz 2 richten sich nach dem Recht des Vertragsstaats, auf dessen Hoheitsgebiet die Grundstücke und baulichen Anlagen liegen. Entschädigungsansprüche gegen den anderen Vertragsstaat sind ausgeschlossen. Die Kosten für die gemäà Artikel 6 zu treffenden MaÃnahmen und Entschädigungen gemäà Artikel 9 Absatz 2 werden von beiden Vertragsstaaten zu gleichen Teilen getragen. 3. Das Schiedsgericht gemäà Artikel 10 Absatz 2 des Vertrags wird von Fall zu Fall in der Weise gebildet, daà jeder Vertragsstaat einen Schiedsrichter bestellt. Die beiden bestellten Schiedsrichter ernennen einen Obmann, der weder Deutscher noch Luxemburger ist. Sind die Schiedsrichter und der Obmann nicht binnen zwei Monaten seit Unterbreitung des Verlangens gemäà Artikel 10 Absatz 2 des Vertrags bestellt worden, so kann jeder Vertragsstaat den Präsidenten des Gerichtshofs der Europäischen Gemeinschaften bitten, die erforderlichen Ernennungen vorzunehmen. Ist der Präsident des Gerichtshofs der Europäischen Gemeinschaften verhindert, so wird der dienstälteste Kammerpräsident gebeten, die erforderlichen Ernennungen vorzunehmen. Das Schiedsgericht entscheidet mit Stimmenmehrheit. Seine Entscheidungen sind für die Vertragsstaaten bindend. Jeder Vertragsstaat trägt die Kosten für den von ihm bestellten Schiedsrichter. Die Kosten des Obmanns sowie die sonstigen Kosten werden von den Vertragsstaaten zu gleichen Teilen getragen. Im übrigen regelt das Schiedsgericht sein Verfahren selbst. Falls sich das GroÃherzogtum Luxemburg mit diesem Vorschlag einverstanden erklärt, beehre ich mich vorzuschlagen, daà diese Note und die Antwortnote Eurer Exzellenz Bestandteil des heute unterzeichneten Vertrags sind. Ich benutze diese Gelegenheit, Eure Exzellenz erneut meiner ausgezeichneten Hochachtung zu versichern. Günter KNACKSTEDT S.E. dem GroBherzoglich-Luxemburgischen Minister für Auswärtiges, AuÃenhandel und Zusammenarbeit Herrn Jacques F. Poos Luxemburg MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES Luxembourg, le 19 décembre 1984 â Son Excellence Monsieur Günter Knackstedt Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République fédérale dâAllemagne à LUXEMBOURG Monsieur lâAmbassadeur, Jâai lâhonneur dâaccuser réception de votre lettre en date de ce jour conçue dans les termes suivants: "Bezug nehmend auf den Vertrag zwischen der Bundesrepublik Deutschland und dem GroÃherzogtum Luxemburg über Grenzfragen, der heute unterzeichnet worden ist, beehre ich mich, Ihnen folgendes mitzuteilen: 1. Die zuständigen Behörden beider Vertragsstaaten regeln die mit der Feststellung der Zugehörigkeit bestimmter Flächen zur Bundesrepublik Deutschland, zum GroÃherzogtum Luxemburg oder zum gemeinschaftlichen Hoheitsgebiet zusammenhängenden Verwaltungsfragen. Die erforderlichen MaÃnahmen werden im gegenseitigen Einvernehmen durchgeführt. Urkunden und Akten werden gebührenfrei angelegt und übergeben. Soweit die Ãbergabe von Grundbüchern, Akten der Katasterämter oder sonstiger Unterlagen nicht möglich ist, werden gebührenfrei beglaubigte Abschriften erteilt. Für den Nachweis des gemeinschaftlichen Hoheitsgebîetes in den beiderseitigen nationalen öffentlichen Registern können gemeinsame und einander inhaltlich entsprechende Buchungsbezirke gebildet werden. Eintragungen in den jeweiligen nationalen öffentlichen Registern werden im gegenseitigen Einvernehmen der jeweils zustündigen Behörden vorgenommen; dabei ist für eingetragene Rechte anzugeben, welche nationale Rechtsordnung gelten soll. Die Rechtsverhältnisse an einem im gemeinschaftlichen Hoheitsgebiet gelegenen Grundstück richten sich nach dem Recht des Vertragsstaats, in dem das Grundstück zum Zwecke der Verlautbarung der zivilrechtlichen Rechtsverhältnisse registriert ist. Eine soche Registrierung kann auch nach Inkrafttreten des Vertrags auf Antrag eines Eigentümers oder eines Gläubigers, der die Zwangsvollstreckung in das Grundstück betreiben kann, vorgenommen werden, wenn eine Bescheinigung der zuständigen Behörde des anderen Vertragsstaats vorgelegt wird, daà dort eine Registrierung von entsprechenden Rechtsverhältnissen an dem Grundstück nicht besteht. 2. Die in Artikel 9 des Vertrags genannten Bediensteten und sonstigen Personen müssen einen oder einen mit Lichtbild versehenen amtlichen Personalausweis mit sich führen. Soweit sie nicht die Staatsangehörigkeit eines Mitgliedstaats der Europäischen Gemeinschaften besitzen, müssen sie auÃerdem die Aufenthaltserlaubnis des Vertragsstaats mit sich führen, in dem sie ihren Wohnsitz haben. Die Bediensteten müssen auÃerdem einen Dienstausweis, die beauftragten Personen eine amtliche Bescheinigung mit sich führen, in der der Auftrag nach Art und Umfang der durchzuführenden Tätigkeiten beschrieben ist. Jeder Vertragsstaat wird Personen, die gelegentlich der Ausführung von Betriebs-, Erhaltungs- oder Erneuerungsarbeiten in das Hoheitsgebiet des anderen Staats gelangt sind, ohne die in Artikel 9 Absatz 1 des Vertrags sowie in den vorstehenden Sätzen genannten Voraussetzungen zu erfüllen, jederzeit nach den zwischen den beiden Staaten getroffenen Vereinbarungen formlos zurückübernehmen. Vermessungs- und Vermarkungsarbeiten sind unter möglichster Schonung bestehender öffentlicher und privater Interessen vorzunehmen. Wohnungen dürfen nicht betreten werden. Die gemäà Artikel 9 Absatz 2 Verpflichteten sind über den Beginn von Arbeiten zu unterrichten. Entschädigungsansprüche von Eigentümern und sonstigen Inhabern von Rechten an einem Grundstück gemäà Artikel 9 Absatz 2 richten sich nach dem Recht des Vertragsstaats, auf dessen Hoheitsgebiet die Grundstücke und baulichen Anlagen liegen. Entschädigungsansprüche gegen den anderen Vertragsstaat sind ausgeschlossen. Die Kosten für die gemäà Artikel 6 zu treffenden MaÃnahmen und Entschädigungen gemäà Artikel 9 Absatz 2 werden von beiden Vertragsstaaten zu gleichen Teilen getragen. 3. Das Schiedsgericht gemäà Artikel 10 Absatz 2 des Vertrags wird von Fall zu Fall in der Weise gebildet, daà jeder Vertragsstaat einen Schiedsrichter bestellt. Die beiden bestellten Schiedsrichter ernennen einen Obmann, der weder Deutscher noch Luxemburger ist. Sind die Schiedsrichter und der Obmann nicht binnen zwei Monaten seit Unterbreitung des Verlangens gemäà Artikel 10 Absatz 2 des Vertrags bestellt worden, so kann jeder Vertragsstaat den Präsidenten des Gerichtshofs der Europäischen Gemeinschaften bitten, die erforderlichen Ernennungen vorzunehmen. Ist der Präsident des Gerichtshofs der Europäischen Gemeinschaften verhindert, so wird der dienstälteste Kammerpräsident gebeten, die erforderlichen Ernennungen vorzunehmen. Das Schiedsgericht entscheidet mit Stimmenmehrheit. Seine Entscheidungen sind für die Vertragsstaaten bindend. Jeder Vertragsstaat trägt die Kosten für den von ihm bestellten Schiedsrichter. Die Kosten des Obmanns sowie die sonstigen Kosten werden von den Vertragsstaaten zu gleichen Teilen getragen. Im übrigen regelt das Schiedsgericht sein Verfahren selbst. Falls sich das GroÃherzogtum Luxemburg mit diesem Vorschlag einverstanden erklärt, beehre ich mich vorzuschlagen, daà diese Note und die Antwortnote Eurer Exzellenz Bestandteil des heute unterzeichneten Vertrags sind. Ich benutze diese Gelegenheit, Eure Exzellenz erneut meiner ausgezeichneten Hochachtung zu versichern." Jâai lâhonneur dâinformer Votre Excellence que le Gouvernement luxembourgeois marque son accord sur ce qui précède. La lettre de Votre Excellence ainsi que la présente font partie intégrante du Traité signé ce jour. Je vous prie dâagréer, Monsieur lâAmbassadeur, les assurances de ma très haute considération. â Le Ministre des Affaires Etrangères, du Commerce Extérieur et de la Coopération. Jacques F. POOS
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