Loi du 3 juin 1994 portant approbation de la Convention sur les effets transfrontières des accidents industriels, conclue à Helsinki, le 17 mars 1992.
This preamble states that Luxembourg adopts the law approving the Convention on the transboundary effects of industrial accidents concluded at Helsinki on 17 March 1992.
AI-assisted research synopsis — verify against the official legal text below.
- Jurisdiction
- Luxembourg
- Instrument
- Act or statute
- Citation
- http://data.legilux.public.lu/eli/etat/leg/loi/1994/06/03/n1/jo
- Status
- In force
- Version
- Undated source snapshot
- Language
- fr
- Updated
- Official source
- View official record ↗
Publicly available, excluded from search-engine indexing
This page remains available for direct access and API use, but this release emits
noindex,follow for the following reason:
- The record does not meet this release's canonical indexing criteria.
(market-indexing-disabled)
Statute overview
About this statute
This preamble states that Luxembourg adopts the law approving the Convention on the transboundary effects of industrial accidents concluded at Helsinki on 17 March 1992. The article approves the Convention on the transboundary effects of industrial accidents, concluded in Helsinki on 17 March 1992.
Search within this statute
Search all stored provisions in this version.
Legal text
Provisions of Loi du 3 juin 1994 portant approbation de la Convention sur les effets transfrontières des accidents industriels, conclue à Helsinki, le 17 mars 1992.
Showing 3 of 3
Part preamble
Preamble
- preamble Verify source ↗
Preamble
AI-assisted research summary: This preamble states that Luxembourg adopts the law approving the Convention on the transboundary effects of industrial accidents concluded at Helsinki on 17 March 1992.
Le contenu de la version HTML du Journal officiel luxembourgeois est identique à la version PDF. Loi du 3 juin 1994 portant approbation de la Convention sur les effets transfrontières des accidents industriels, conclue à Helsinki, le 17 mars 1992. Nous JEAN, par la grâce de Dieu, Grand-Duc de Luxembourg, Duc de Nassau; Notre Conseil dâEtat entendu; De lâassentiment de la Chambre des Députés; Vu la décision de la Chambre des Députés du 20 avril 1994 et celle du Conseil dâEtat du 3 mai 1994 portant quâil nây a pas lieu à second vote; Avons ordonné et ordonnons: â
- 1 er Verify source ↗
Art. 1 er .
AI-assisted research summary: The article approves the Convention on the transboundary effects of industrial accidents, concluded in Helsinki on 17 March 1992.
Art. 1 er . Est approuvée la Convention sur les effets transfrontières des accidents industriels, conclue à Helsinki, le 17 mars 1992. â - 2 Verify source ↗
Art. 2.
Art. 2. Aux fins dâapplication de la Convention précitée, sont compétents, conformément à leurs attributions légales respectives, les services et administrations suivants tels que visés par la réglementation concernant les risques dâaccidents majeurs de certaines activités industrielles: â lâInspection du Travail et des Mines, le Service National de la Protection Civile, lâAdministration de lâEnvironnement, la Direction de la Santé et lâAdministration des Douanes et Accises en tant quâautorités compétentes proprement dites; â le Service National de la Protection Civile et tout particulièrement le central téléphonique des secours dâurgence en tant que point de contact aux fins de la notification des accidents industriels et aux fins dâassistance mutuelle prévues respectivement aux articles 10 et 12 de la Convention. Mandons et ordonnons que la présente loi soit insérée au Mémorial pour être exécutée et observée par tous ceux que la chose concerne. Le Ministre des Affaires Etrangères, du Commerce Extérieur et de la Coopération, Jacques F. Poos Le Ministre de lâEnvironnement, Alex Bodry Château de Berg, le 3 juin 1994. Jean Doc. parl. 3694; sess. ord. 1992-1993 et 1993-1994. â CONVENTION SUR LES EFFETS TRANSFRONTIERES DES ACCIDENTS INDUSTRIELS PREAMBULE Les Parties à la présente Convention, Conscientes quâil est particulièrement important, dans lâintérêt des générations présentes et futures, de protéger les êtres humains et lâenvironnement contre les effets des accidents industriels, Reconnaissant quâil est important et urgent de prévenir les effets nocifs graves des accidents industriels sur les êtres humains et lâenvironnement et de promouvoir toutes les mesures de nature à encourager lâapplication rationnelle, économique et efficace de mesures de prévention, de préparation et de lutte pour permettre un développement économique écologiquement rationnel et durable, Tenant compte du fait que les effets des accidents industriels peuvent se faire sentir par-delà les frontières et nécessitent une coopération entre les Etats, Affirmant la nécessité de promouvoir une coopération internationale active entre les Etats concernés avant, pendant et après un accident, dâintensifier les politiques appropriées et de renforcer et coordonner lâaction à tous les niveaux appropriés afin de pouvoir plus aisément prévenir les effets transfrontières des accidents industriels, sây préparer et les combattre, Notant lâimportance et lâutilité dâarrangements bilatéraux et multilatéraux pour prévenir les effets des accidents industriels, sây préparer et les combattre, Conscientes du rôle joué à cet égard par la Commission économique des Nations Unies pour lâEurope (CEE) et rappelant notamment le Code de conduite de la CEE relatif à la pollution accidentelle des eaux intérieures transfrontières et la Convention sur lâévaluation de lâimpact sur lâenvironnement dans un contexte transfrontière , Prenant en considération les dispositions pertinentes de lâActe final de la Conférence sur la sécurité et la coopération en Europe (CSCE), le Document de clôture de la Réunion de Vienne des représentants des Etats participant à la CSCE et les résultats de la Réunion de Sofia sur la protection de lâenvironnement de la CSCE, ainsi que les activités et mécanismes pertinents du Programme des Nations Unies pour lâenvironnement (PNUE), notamment le programme APPEL, de lâOrganisation internationale du Travail (OIT), en particulier le Recueil de directives pratiques sur la prévention des accidents industriels majeurs, et dâautres organisations internationales compétentes, Considérant les dispositions pertinentes de la Déclaration de la Conférence des Nations Unies sur lâenvironnement et en particulier le Principe 21 selon lequel les Etats ont, conformément à la Charte des Nations Unies et aux principes du droit international, le droit souverain dâexploiter leurs propres ressources selon leur politique dâenvironnement et le devoir de faire en sorte que les activités exercées dans les limites de leur juridiction ou sous leur contrôle ne causent pas de dommage à lâenvironnement dans dâautres Etats ou dans des zones ne relevant dâaucune juridiction nationale, Tenant compte du principe âpollueur-payeurâ en tant que principe général du droit international de lâenvironnement, Soulignant les principes du droit international et de la coutume internationale, en particulier les principes de bon voisinage, de réciprocité, de non-discrimination et de bonne foi, Sont convenues de ce qui suit: Article premier Définitions Aux fins de la présente Convention: a) Lâexpression âaccident industrielâ désigne un événement consécutif à un phénomène incontrôlé dans le déroulement de toute activité mettant en jeu des substances dangereuses: i) Dans une installation, par exemple pendant la fabrication, lâutilisation, le stockage, la manutention ou lâélimination, ou ii) Pendant le transport, dans la mesure où il est visé au paragraphe 2 d) de lâArticle 2, b) Lâexpression âactivité dangereuse" désigne toute activité dans laquelle une ou plusieurs substances dangereuses sont ou peuvent être présentes dans des quantités égales ou supérieures aux quantités limites énumérées à lâAnnexe I, de la présente Convention, et qui est susceptible dâavoir des effets transfrontières, c) Le terme âeffets" désigne toute conséquence nocive directe ou indirecte, immédiate ou différée, dâun accident industriel, notamment sur: i) Les êtres humains, la flore et la faune, ii) Les sols, lâeau, lâair et le paysage, iii) Lâinteraction entre les facteurs visés aux alinéas i) et ii), iv) les biens matériels et le patrimoine culturel, y compris les monuments historiques; d) Lâexpression âeffets transfrontières" désigne des effets graves se produisant dans les limites de la juridiction dâune Partie à la suite dâun accident industriel survenant dans les limites de la juridiction dâune autre Partie; e) Le terme âexploitant" désigne toute personne physique ou morale, y compris les pouvoirs publics, qui est responsable dâune activité, par exemple dâune activité quâelle supervise, quâelle se propose dâexercer ou quâelle exerce; f) Le terme âPartie" désigne, sauf indication contraire dans le texte, une Partie contractante à la présente Convention; g) Lâexpression âPartie dâorigine"désigne la (ou les) Partie(s) sous la juridiction de laquelle (ou desquelles) un accident industriel se produit ou est susceptible de se produire; h) Lâexpression âPartie touchée" désigne la (ou les) Partie(s) touchée(s) ou susceptible(s) dâêtre touchée(s) par les effets transfrontières dâun accident industriel; i) Lâexpression âParties concernées" désigne toute Partie dâorigine et toute Partie touchée; et j) Le terme âpublic" désigne une ou plusieurs personnes physiques ou morales. Article 2 Champ dâapplication 1. La présente Convention sâapplique à la prévention des accidents industriels susceptibles dâavoir des effets transfrontières, y compris aux effets des accidents de ce type provoqués par des catastrophes naturelles, et aux mesures à prendre pour sây préparer et pour y faire face, ainsi quâà la coopération internationale concernant lâassistance mutuelle, la recherche-développement, lâéchange dâinformations et lâéchange de technologie pour prévenir les accidents industriels, sây préparer et y faire face. 2. La présente Convention ne sâapplique pas: a) Aux accidents nucléaires ni aux situations dâurgence radiologique; b) Aux accidents survenant dans des installations militaires; c) Aux ruptures de barrage, à lâexception des effets des accidents industriels provoqués par ces ruptures; d) Aux accidents dans les transports terrestres, à lâexception: i) Des interventions dâurgence à la suite de tels accidents, ii) Des transports sur le site de lâactivité dangereuse, e) A la libération accidentelle dâorganismes ayant subi des modifications génétiques; f) Aux accidents causés par des activités dans le milieu marin, y compris lâexploration ou lâexploitation des fonds marins; g) Aux déversements dâhydrocarbures ou dâautres substances nocives en mer. Article 3 Dispositions générales 1. Les Parties, compte tenu des efforts déjà faits aux niveaux national et international, prennent les dispositions appropriées et coopèrent dans le cadre de la présente Convention, afin de protéger les êtres humains et lâenvironnement contre les accidents industriels en prévenant ces accidents dans toute la mesure possible, en en réduisant la fréquence et la gravité et en en atténuant les effets. A cette fin, des mesures préventives, des mesures de préparation et des mesures de lutte, y compris des mesures de remise en état, sont appliquées. 2. Les Parties définissent et appliquent sans retard indu, au moyen dâéchanges dâinformations, de consultations et dâautres mesures de coopération, des politiques et des stratégies visant à réduire les risques dâaccident industriel et à améliorer les mesures préventives, les mesures de préparation et les mesures de lutte, y compris les mesures de remise en état, en tenant compte, afin dâéviter les doubles emplois, des efforts déjà faits aux niveaux national et international. 3. Les Parties veillent à ce que lâexploitant soit tenu de prendre toutes les mesures nécessaires pour que lâactivité dangereuse se déroule en toute sécurité et pour prévenir les accidents industriels. 4. En application des dispositions de la présente Convention, les Parties prennent les mesures législatives, réglementaires, administratives et financières appropriées pour prévenir les accidents industriels, sây préparer et y faire face. 5. Les dispositions de la présente Convention sont sans préjudice des obligations incombant aux Parties en vertu du droit international en ce qui concerne les accidents industriels et les activités dangereuses. Article 4 Identification, consultation et avis 1. En vue de prendre des mesures préventives et de mettre au point des mesures de préparation, la Partie dâorigine prend les dispositions appropriées pour identifier les activités dangereuses relevant de sa juridiction et faire en sorte que les Parties touchées reçoivent notification de toute activité de ce type proposée ou existante. 2. A la demande de lâune quelconque dâentre elles, les Parties concernées engagent des discussions concernant lâidentification des activités dangereuses qui, raisonnablement, sont susceptibles dâavoir des effets transfrontières. Si les Parties concernées ne se mettent pas dâaccord sur le point de savoir si une activité est une activité dangereuse de ce type, lâune quelconque de ces Parties peut soumettre cette question pour avis à une commission dâenquête au sens de lâAnnexe II de la présente Convention, à moins que les Parties concernées ne conviennent dâune autre méthode pour régler la question. 3. En ce qui concerne les activités dangereuses, proposées ou existantes, les Parties appliquent les procédures décrites à lâAnnexe III de la présente Convention. 4. Lorsquâune activité dangereuse fait lâobjet dâune évaluation de lâimpact sur lâenvironnement conformément à la Convention sur lâévaluation de lâimpact sur lâenvironnement dans un contexte transfrontière et lorsque cette évaluation comprend notamment une évaluation des effets transfrontières dâaccidents industriels résultant de lâactivité dangereuse qui est exercée conformément aux dispositions de la présente Convention, la décision définitive prise aux fins de la Convention sur lâévaluation de lâimpact sur lâenvironnement dans un contexte transfrontière remplit les conditions pertinentes requises par la présente Convention. Article 5 Extension volontaire de la procédure Les Parties concernées devraient, à lâinitiative de lâune quelconque dâentre elles, engager des discussions sur lâopportunité de traiter comme activité dangereuse une activité qui nâest pas visée à lâAnnexe I. Elles peuvent dâun commun accord, recourir à un mécanisme consultatif de leur choix ou à une commission dâenquête au sens de lâAnnexe II, pour en obtenir des avis. Si les Parties concernées en sont dâaccord, la Convention ou une partie de celle-ci sâapplique à lâactivité en question comme sâil sâagissait dâune activité dangereuse. Article 6 Prévention 1. Les Parties prennent des mesures appropriées pour prévenir les accidents industriels, y compris des mesures propres à inciter les exploitants à agir en vue de réduire le risque de tels accidents. Les mesures qui peuvent être prises comprennent, entre autres, celles mentionnées à lâAnnexe IV de la présente Convention. 2. Pour toute activité dangereuse, la Partie dâorigine exige que lâexploitant démontre que la sécurité est assurée dans le déroulement de cette activité en fournissant des informations, par exemple des précisions essentielles sur le procédé ne se limitant pas à lâanalyse et à lâévaluation décrites en détail à lâAnnexe V de la présente Convention. Article 7 Prise de décision concernant le choix du site Dans le cadre de son système juridique, la Partie dâorigine sâefforce dâinstituer des politiques concernant le choix du site de nouvelles activités dangereuses et les modifications importantes des activités dangereuses existantes, dans le but de limiter autant que possible le risque pour la population et lâenvironnement de toutes les Parties touchées. Dans le cadre de leur système juridique les Parties touchées sâefforcent dâinstituer des politiques relatives aux projets dâaménagement significatifs dans les zones susceptibles dâêtre touchées par les effets transfrontières dâun accident industriels résultant dâune activité dangereuse de façon à limiter autant que possible les risques. En élaborant et en instituant ces politiques les Parties devraient prendre en considération les éléments énumérés à lâAnnexe V, paragraphe 2, alinéas 1) à 8) et à lâAnnexe VI de la présente Convention. Article 8 Préparation aux situations dâurgence 1. Les Parties prennent des mesures appropriées pour organiser la préparation aux situations dâurgence et maintenir un état de préparation satisfaisant afin de pouvoir faire face aux accidents industriels. Ires Parties veillent à ce que des mesures de préparation soient prises pour atténuer les effets transfrontières de tels accidents, les mesures à prendre sur le site étant du ressort des exploitants. Les mesures qui peuvent être prises comprennent, entre autres, celles mentionnées à lâAnnexe VII de la présente Convention. En particulier, les Parties concernées sâinforment mutuellement de leurs plans dâurgence. 2. La Partie dâorigine veille, en ce qui concerne les activités dangereuses, à lâélaboration et à lâapplication de plans dâurgence sur le site, y compris de mesures appropriées de lutte et dâautres mesures pour prévenir ou limiter autant que possible les effets transfrontières. La Partie dâorigine fournit aux autres Parties concernées les éléments dont elle dispose pour lâélaboration de plans dâurgence. 3. Chaque Partie veille, en ce qui concerne les activités dangereuses, à lâélaboration et à lâapplication de plans dâurgence à lâextérieur du site prévoyant les mesures à prendre sur son territoire pour prévenir ou limiter autant que possible les effets transfrontières. En élaborant ces plans, il est tenu compte des conclusions de lâanalyse et de lâévaluation, notamment des éléments mentionnés à lâAnnexe V, paragraphe 2, alinéas 1 à 5. Les parties concernées sâefforcent de rendre ces plans compatibles. Sâil y a lieu, elles établissent en commun des plans dâurgence à lâextérieur du site afin de faciliter lâadoption de mesures de luttes adéquates. 4. Les plans dâurgence devraient être réexaminés périodiquement ou lorsque les circonstances lâexigent, compte tenu de lâexpérience acquise en faisant face à des situations dâurgence réelles. Article 9 Information et participation du public 1. Les Parties veillent à ce que des informations appropriées soient données au public dans les zones susceptibles dâêtre touchées par un accident industriel résultant dâune activité dangereuse. Ces informations sont diffusées par les voies que les Parties jugent appropriées, comprennent les éléments visés à lâAnnexe VIII de la présente Convention et devraient tenir compte des éléments mentionnés à lâAnnexe V, alinéas 1 à 4 et 9. 2. Conformément aux dispositions de la présente Convention et chaque fois que cela est possible et approprié, la Partie dâorigine donne au public dans les zones susceptibles dâêtre touchées, la possibilité de participer aux procédures pertinentes afin de faire connaître ses vues et ses préoccupations au sujet des mesures de prévention et de préparation, et veille à ce que la possibilité offerte au public de la Partie touchée soit équivalente à celle qui est donnée à son propre public. 3. Les Parties, conformément à leur système juridique et sur la base de la réciprocité si elles le désirent, accordent aux personnes physiques et morales qui pâtissent ou sont susceptibles de pâtir des effets transfrontières dâun accident industriel survenant sur le territoire dâune Partie lâaccès, dans des conditions équivalentes, aux procédures administratives et judiciaires pertinentes que peuvent mettre en oeuvre les personnes relevant de leur propre juridiction, en leur offrant notamment la possibilité dâintenter une action en justice et de faire appel dâune décision portant atteinte à leur droits, et leur assurent un traitement équivalent dans le cadre de ces procédures. Article 10 Systèmes de notification des accidents industriels 1. Les Parties prévoient la mise en place et lâexploitation de systèmes de notification des accidents industriels compatibles et efficaces aux niveaux appropriés, afin de recevoir et de communiquer des notifications dâaccidents industriels contenant les informations nécessaires pour combattre les effets transfrontières. 2. En cas dâaccident industriel ou de menace imminente dâaccident industriel ayant, ou susceptible dâavoir, des effets transfrontières, la Partie dâorigine veille à ce que notification en soit donnée sans retard aux Parties touchées, aux niveaux appropriés, au moyen des systèmes de notification des accidents industriels. Cette notification comprend les éléments indiqués à lâAnnexe IX de la présente Convention. 3. Les Parties concernées veillent à ce que, en cas dâaccident industriel ou de menace imminente dâaccident industriel, les plans dâurgence élaborés en application de lâArticle 8 soient déclenchés aussitôt que possible et dans la mesure quâexigent les circonstances. Article 11 Lutte 1. Les Parties veillent à ce que, en cas dâaccident industriel ou de menace imminente dâaccident industriel, des mesures de lutte adéquates soient prises aussitôt que possible à lâaide des moyens les plus efficaces pour en contenir et en limiter autant que possible les effets. 2. En cas dâaccident industriel ou de menace imminente dâaccident industriel ayant, ou susceptible dâavoir, des effets transfrontières, les Parties concernées veillent à ce que les effet soient évalués - sâil y a lieu en commun - en vue de prendre des mesures de lutte adéquates. Les Parties concernées sâefforcent de coordonner leurs mesures de lutte. Article 12 Assistance mutuelle 1. Si une Partie a besoin dâune assistance en cas dâaccident industriel, elle peut la demander à dâautres Parties, en indiquant lâampleur et la nature de lâassistance nécessaire. La Partie qui reçoit une demande dâassistance prend une décision rapide et fait savoir promptement à la Partie qui a soumis la demande si elle est en mesure de fournir lâassistance nécessaire, en lui indiquant lâampleur de lâassistance quâelle pourrait fournir et les conditions dâoctroi de cette assistance. 2. Les Parties concernées coopèrent pour faciliter la fourniture rapide de lâassistance convenue en application du paragraphe 1 du présent Article, y compris, sâil y a lieu, des mesures visant à limiter autant que possible les conséquences et les effets de lâaccident industriel, et pour fournir une assistance. de caractère général. Si les arrangements entre les Parties concernant lâoctroi dâune assistance mutuelle ne sont pas régis par des accords bilatéraux ou multilatéraux, lâassistance est fournie conformément à lâAnnexe X de la présente Convention, à moins que les Parties nâen conviennent autrement. Article 13 Responsabilité Les Parties appuient les initiatives internationales appropriées visant à élaborer des règles, critères et procédures concernant la responsabilité. Article 14 Recherche-développement Les Parties, sâil y a lieu, entreprennent des travaux de recherche-développement sur les méthodes et les technologies à appliquer pour prévenir les accidents industriels, sây préparer et y faire face, et coopèrent à lâexécution de tels travaux. A cet effet, les Parties encouragent et favorisent activement la coopération scientifique et technologique, y compris la recherche de procédés moins dangereux en vue de limiter les risques dâaccident et de prévenir et limiter les conséquences des accidents industriels. Article 15 Echange dâinformations Les Parties échangent, au niveau multilatéral ou bilatéral, les informations qui peuvent, raisonnablement, être obtenues, y compris les éléments mentionnés à lâAnnexe XI de la présente Convention. Article 16 Echange de technologie 1. Les Parties, conformément à leurs législation, réglementation et pratiques, facilitent lâéchange de technologie pour prévenir les effets des accidents industriels, sây préparer et les combattre, notamment en sâattachant à promouvoir: a) Lâéchange de technologies disponibles selon diverses modalités financières; b) Les contacts directs et la coopération dans le secteur industriel; c) Lâéchange dâinformations et de données dâexpérience; et d) Lâoctroi dâune assistance technique. 2. Pour promouvoir les activités spécifiées aux alinéas a) à d) du paragraphe 1 du présent Article, les Parties créent des conditions favorables en facilitant les contacts et la coopération entre les organisations et les personnes compétentes qui, tant dans le secteur privé que dans le secteur public, sont à même de fournir une technologie, des services dâétudes et dâingénierie, du matériel ou des moyens financiers. Article 17 Autorités compétentes et points de contact 1. Chaque Partie désigne ou établit une ou plusieurs autorités compétentes aux fins de la présente Convention. 2. Sans préjudice des autres arrangements conclus au niveau bilatéral ou multilatéral, chaque Partie désigne ou établit un point de contact aux fins de la notification des accidents industriels prévue à lâArticle 10 et un point de contact aux fins de lâassistance mutuelle prévue à lâArticle 12. 11 serait préférable que le point de contact désigné soit le même dans les deux cas. 3. Chaque Partie, dans un délai de trois mois à compter de la date à laquelle la présente Convention entre en vigueur à son égard, informe les autres Parties, par lâintermédiaire du secrétariat visé à lâarticle 20, de lâorgane (ou des organes) quâelle a désigné(s) pour faire fonction de point(s) de contact et dâautorité(s) compétente(s). 4. Chaque Partie, dans un délai dâun mois à compter de la date de la décision, informe les autres Parties, par lâintermédiaire du secrétariat, de tout changement concernant la (ou les) désignation(s) quâelle a faite(s) en application du paragraphe 3 du présent Article. 5. Chaque Partie fait en sorte que son point de contact et les systèmes de notification des accidents industriels prévus à lâArticle 10 soient à tout moment opérationnels. 6. Chaque Partie fait en sorte que son point de contact et les autorités chargés dâadresser et de recevoir les demandes dâassistance et dâaccepter les offres dâassistance en application de lâArticle 12 soient à tout moment opérationnels. Article 18 Conférence des Parties 1. Les représentants des Parties constituent la Conférence des Parties de la présente Convention et tiennent des réunions sur une base régulière. La première réunion de la Conférence des Parties est convoquée un an au plus tard après la date dâentrée en vigueur de la présente Convention. Par la suite, la Conférence des Parties se réunit au moins une fois par an ou à la demande écrite de toute Partie, à condition que cette demande soit appuyée par un tiers au moins des Parties dans les six mois qui suivent sa communication auxdites Parties par le secrétariat. 2. La Conférence des Parties: a) Suit lâapplication de la présente Convention; b) Sâacquitte de fonctions consultatives visant à renforcer la capacité des Parties de prévenir les effets transfrontières des accidents industriels, de sây préparer et de les combattre et à faciliter la fourniture dâune assistance et de conseils techniques à la demande des Parties confrontées à des accidents industriels; c) Crée, selon que de besoin, des groupes de travail et dâautres mécanismes appropriés pour examiner les questions relatives à lâapplication et au développement de la présente Convention et, à cette fin, établir des études et dâautres documents pertinents et soumettre des recommandations à la Conférence des Parties pour examen; d) Sâacquitte des autres fonctions qui peuvent se révéler nécessaires en application des dispositions de la présente Convention; e) A sa première réunion, étudie le règlement intérieur de ses réunions et lâadopte par consensus. 3. Dans lâexercice de ses fonctions, la Conférence des Parties coopère aussi, lorsquâelle le juge utile, avec les autres organisations internationales compétentes. 4. A sa première réunion, la Conférence des Parties établit un programme de travail en tenant compte notamment des éléments mentionnés à lâAnnexe XII de la présente Convention. En outre, la Conférence des Parties décide de la méthode de travail et notamment se prononce sur lâopportunité de faire appel aux centres nationaux et de coopérer avec les organisations internationales compétentes, de mettre sur pied un système en vue de faciliter lâapplication de la présente Convention notamment aux fins de lâassistance mutuelle en cas dâaccident industriel, et de sâappuyer sur les activités menées dans ce domaine au sein des organisations internationales compétentes. Dans le cadre de son programme de travail, la Conférence des Parties passe en revue les centres nationaux, régionaux et internationaux existants ainsi que les autres organes et programmes chargés de coordonner les informations et les efforts touchant la prévention des accidents industriels et les mesures à prendre pour sây préparer et pour y faire face, dans le but de déterminer les institutions ou centres internationaux supplémentaires qui peuvent être nécessaires pour mener à bien les tâches énumérées à lâAnnexe XII. 5. A sa première réunion, la Conférence des Parties commence à étudier des procédures en vue de créer des conditions plus favorables à lâéchange de technologie pour prévenir les effets des accidents industriels, sây préparer et les combattre. 6. La Conférence des Parties adopte des directives et des critères pour faciliter lâidentification des activités dangereuses au sens de la présente Convention. Article 19 Droit de vote 1. Sous réserve des dispositions du paragraphe 2 du présent Article, les Parties à la présente Convention ont chacune une voix. 2. Les organisations dâintégration économique régionale définies à lâArticle 27, dans les domaines relevant de leur compétence, disposent, pour exercer leur droit de vote, dâun nombre de voix égal au nombre de leurs Etats membres qui sont Parties à la présente Convention. Ces organisations nâexercent pas leur droit de vote si leurs Etats membres exercent le leur, et inversement. Article 20 Secrétariat Le Secrétaire exécutif de la Commission économique pour lâEurope exerce les fonctions de secrétariat suivantes: a) Il convoque et prépare les réunions des Parties; b) Il transmet aux Parties les rapports et autres renseignements reçus en application des dispositions de la présente Convention; c) Il sâacquitte des autres fonctions que les Parties peuvent lui assigner. Article 21 Règlement des différends 1. Si un différend sâélève entre deux ou plusieurs Parties quant à lâinterprétation ou à lâapplication de la présente Convention, ces Parties recherchent une solution par voie de négociation ou par toute autre méthode de règlement des différends quâelles jugent acceptable. 2. Lorsquâelle signe, ratifie, accepte, approuve la présente Convention ou y adhère, ou à tout autre moment par la suite, une Partie peut signifier par écrit au Dépositaire que, pour les différends qui nâont pas été réglés conformément au paragraphe 1 du présent Article, elle accepte de considérer comme obligatoire(s) dans ses relations avec toute Partie acceptant la même obligation lâun des deux ou les deux moyens de règlement ci-après: a) Soumission du différend à la Cour internationale de Justice; b) Arbitrage, conformément à la procédure exposée à lâAnnexe XIII de la présente Convention. 3. Si les parties au différend ont accepté les deux moyens de règlement des différends visés au paragraphe 2 du présent Article, le différend ne peut être soumis quâà la Cour internationale de Justice, à moins que les parties au différend nâen conviennent autrement. Article 22 Restrictions concernant la communication dâinformations 1. Les dispositions de la présente Convention ne portent pas atteinte aux droits ni aux obligations des Parties de protéger conformément aux lois, règlements, dispositions administratives ou pratiques juridiques acceptées qui sont en vigueur à lâéchelon national, et aux règlements internationaux applicables, les informations concernant les données personnelles, le secret industriel et commercial y compris la propriété intellectuelle, ou la sécurité nationale. 2. Si une Partie décide néanmoins de fournir des informations ainsi protégées à une autre Partie, la Partie qui reçoit ces informations protégées respecte leur caractère confidentiel et les conditions dont est assortie leur communication, et nâutilise lesdites informations quâaux fins pour lesquelles elles ont été fournies. Article 23 Application Les Parties rendent compte périodiquement de lâapplication de la présente Convention. Article 24 Accords bilatéraux et multilatéraux 1. Les Parties peuvent, pour sâacquitter des obligations qui leur incombent en vertu de la présente Convention, continuer dâappliquer les accords bilatéraux ou multilatéraux ou les autres arrangements en vigueur ou en conclure de nouveaux. 2. Les dispositions de la présente Convention ne portent pas atteinte au droit des Parties de prendre, en vertu dâun accord bilatéral ou multilatéral sâil y a lieu, des mesures plus rigoureuses que celles requises par la présente Convention. Article 25 Statut des annexes Les Annexes de la présente Convention font partie intégrante de la Convention. Article 26 Amendements à la convention 1. Toute Partie peut proposer des amendements à la présente Convention. 2. Le texte de toute proposition dâamendement à la présente Convention est soumis par écrit au Secrétaire exécutif de la Commission économique pour lâEurope, qui le transmet à toutes les Parties. La Conférence des Parties examine les propositions dâamendement à sa réunion annuelle suivante, à condition que le Secrétaire exécutif de la Commission économique pour lâEurope ait transmis les propositions aux Parties au moins quatre-vingt-dix jours à lâavance. 3. Pour les amendements à la présente Convention - à lâexception des amendements à lâAnnexe 1, pour lesquels la procédure est décrite au paragraphe 4 du présent Article: a) Les amendements sont adoptés par consensus par les Parties présentes à la réunion et sont soumis par le Dépositaire à toutes les Parties pour ratification, acceptation ou approbation; b) Les instruments de ratification, dâacceptation ou dâapprobation des amendements sont déposés auprès du Dépositaire. Les amendements adoptés conformément au présent Article entrent en vigueur à lâégard des Parties qui les ont acceptés le quatre-vingt-dixième jour qui suit la date de la réception par le Dépositaire du seizième instrument de ratification, dâacceptation ou dâapprobation; c) Par la suite, les amendements entrent en vigueur à lâégard de toute autre Partie le quatre-vingt-dixième jour qui suit le dépôt par cette Partie de son instrument de ratification, dâacceptation ou dâapprobation des amendements. 4. Pour les amendements à lâAnnexe I: a) Les Parties nâépargnent aucun effort pour parvenir à un accord par consensus. Si tous les efforts en ce sens sont demeurés vains et si aucun accord ne sâest dégagé, les amendements sont adoptés, en dernier ressort, par un vote à la majorité des neuf dixièmes des Parties présentes à la réunion et votantes. Les amendements, sâils sont adoptés par la Conférence des Parties, sont communiqués aux Parties avec une recommandation dâapprobation; b) A lâexpiration dâun délai de douze mois à compter de la date de leur communication par le Secrétaire exécutif de la Commission économique pour lâEurope, les amendements à lâAnnexe I entrent en vigueur à lâégard des Parties à la présente Convention qui nâont pas soumis de notification conformément aux dispositions du paragraphe 4 c) du présent Article, à condition que seize Parties au moins nâaient pas soumis cette notification; c) Toute Partie qui ne peut approuver un amendement à lâAnnexe I de la présente Convention en donne notification au Secrétaire exécutif de la Commission économique pour lâEurope, par écrit, dans un délai de douze mois à compter de la date de la communication de lâadoption. Le Secrétaire exécutif informe sans retard toutes les Parties de la réception dâune telle notification. Une Partie peut à tout moment substituer une acceptation à sa notification antérieure et lâamendement à lâAnnexe I entre alors en vigueur à lâégard de cette Partie; d) Aux fins du présent paragraphe, lâexpression âParties présentes et votantesâ désigne les Parties présentes qui ont émis un vote affirmatif ou négatif. Article 27 Signature La présente Convention est ouverte à la signature des Etats membres de la Commission économique pour lâEurope ainsi que des Etats dotés du statut consultatif auprès de la Commission économique pour lâEurope en vertu du paragraphe 8 de la résolution 36 (IV) du Conseil économique et social du 28 mars 1947 et des organisations dâintégration économique régionale constituées par des Etats souverains, membres de la Commission économique pour lâEurope, qui leur ont transféré compétence pour des matières dont traite la présente Convention, y compris la compétence pour conclure des traités sur ces matières, à Helsinki du 17 au 18 mars 1992 inclus, puis au Siège de lâOrganisation des Nations Unies à New York jusquâau 18 septembre 1992. Article 28 Dépositaire Le Secrétaire général de lâOrganisation des Nations Unies remplit les fonctions de Dépositaire de la présente Convention. Article 29 Ratification, acceptation, approbation et adhésion 1. La présente Convention est soumise à la ratification, lâacceptation ou lâapprobation des Etats et des organisations dâintégration économique régionale signataires visés à lâArticle 27. 2. La présente Convention est ouverte à lâadhésion des Etats et organisations visés à lâArticle 27. 3. Toute organisation visée à lâArticle 27 qui devient Partie à la présente Convention sans quâaucun de ses Etats membres nâen soit Partie est liée par toutes les obligations qui découlent de la présente Convention. Lorsquâun ou plusieurs Etats membres dâune telle organisation sont Parties à la présente Convention, cette organisation et ses Etats membres conviennent de leurs responsabilités respectives dans lâexécution des obligations contractées en vertu de la présente Convention. En pareil cas, lâorganisation et les Etats membres ne sont pas habilités à exercer concurremment les droits qui découlent de la présente Convention. 4. Dans leurs instruments de ratification, dâacceptation, dâapprobation ou dâadhésion, les organisations dâintégration économique régionale visées à lâArticle 27 indiquent lâétendue de leur compétence à lâégard des matières dont traite la présente Convention. En outre, ces organisations informent le Dépositaire de toute modification importante de lâétendue de leur compétence. Article 30 Entrée en vigueur 1. La présente Convention entre en vigueur le quatre-vingt-dixième jour qui suit la date du dépôt du seizième instrument de ratification, dâacceptation, dâapprobation ou dâadhésion. 2. Aux fins du paragraphe 1 du présent Article, lâinstrument déposé par une organisation visée à lâarticle 27 ne sâajoute pas à ceux qui sont déposés par les Etats membres de cette organisation. 3. A lâégard de chaque Etat ou organisation visé à lâArticle 27, qui ratifie, accepte ou approuve la présente Convention ou y adhère après le dépôt du seizième instrument de ratification, dâacceptation, dâapprobation ou dâadhésion, la présente Convention entre en vigueur le quatre-vingt-dixième jour qui suit la date du dépôt par cet Etat ou cette organisation de son instrument de ratification, dâacceptation, dâapprobation ou dâadhésion. Article 31 Dénonciation 1. A tout moment après lâexpiration dâun délai de trois ans commençant à courir à la date à laquelle la présente Convention est entrée en vigueur à lâégard dâune Partie, cette Partie peut dénoncer la présente Convention par notification écrite adressée au Dépositaire. Cette dénonciation prend effet le quatre-vingt-dixième jour qui suit la date de réception de sa notification par le Dépositaire. 2. Cette dénonciation ne fait pas obstacle à lâapplication de lâArticle 4 à une activité ayant fait lâobjet dâune notification en application de lâArticle 4, paragraphe 1 ou dâune demande de discussions en application de lâArticle 4, paragraphe 2. Article 32 Textes authentiques Lâoriginal de la présente Convention, dont les textes anglais, français et russe sont également authentiques, est déposé auprès du Secrétaire général de lâOrganisation des Nations Unies. EN FOI DE QUOI les soussignés, à ce dûment autorisés, ont signé la présente Convention. FAIT à Helsinki, le dix-sept mars mil neuf cent quatre-vingt-douze. â ANNEXE I Substances dangereuses aux tins de la définition des activités dangereuses Les quantités indiquées ci-dessous se rapportent à chaque activité ou groupe dâactivités. Lorsque les chiffres portés dans la Partie 1 représentent une gamme de quantités, la quantité limite est celle qui correspond au maximum dans chaque cas. Cinq ans après lâentrée en vigueur de la présente Convention, câest la quantité inférieure indiquée dans chaque gamme qui deviendra la quantité limite, à moins dâun amendement. Lorsquâune substance ou une préparation nommément désignée dans la Partie II appartient aussi à une catégorie de la Partie I, câest la quantité limite indiquée dans la Partie II qui sâapplique. Pour lâidentification des activités dangereuses, les Parties tiennent compte de la possibilité prévisible dâaggravation des risques en cause, ainsi que des quantités de substances dangereuses et de leur proximité, que la responsabilité en soit assumée par un ou par plusieurs exploitants. PARTIE I. Catégories de substances et de préparations qui ne sont pas nommément désignées dans la Partie II Catégorie Quantité limite (tonnes) 1. Gaz inflammables 1a) , y compris le GPL 200          2. Liquides très inflammables 1b ) 50.000          3. Substances très toxiques le ) 20          4. Substances toxiques 1d ) 500-200          5. Substances comburantes le ) 500-200          6. Substances explosives 1f ) 200-50          7. Liquides inflammables 1g) (manipulés dans les conditions spéciales de pression et de température) 200          8. Substances dangereuses pour lâenvironnement lh) 200          PARTIE II. Substances nommément désignées â Substance Quantité limite (tonnes) 1. Ammoniac 500          2. a Nitrate dâammonium 2) 2.500              b Nitrate dâammonium sous la forme dâengrais 3) 10.000          3. Acrylonitrile 200          4. Chlore 25          5. Oxyde dâéthylène 50          6. Cyanure dâhydrogène 20          7. Fluorure dâhydrogène 50          8. Sulfure dâhydrogène 50          9. Dioxyde de soufre 250          10. Trioxyde de soufre 75          11. Plomb alkyles 50          12. Phosgène 0,75          13. Isocyanate de méthyle 0,15          Notes 1. Critères indicatifs. En lâabsence dâautres critères appropriés, les Parties peuvent appliquer les critères suivants pour classer les substances ou les préparations aux fins de la Partie I de la présente Annexe. a) Gaz inflammables: substances qui, à lâétat gazeux, à la pression normale et en mélange avec lâair, deviennent inflammables et dont le point dâébullition à la pression normale est égal ou inférieur à 20°C; b) Liquides très inflammables: substances dont le point dâéclair est inférieur è 21°C et le point dâébullition à la pression normale supérieur à 20°C; c) Substances très toxiques: substances dont les propriétés correspondent à celles qui sont énoncées aux tableaux 1 et 2 ci-dessous et qui, en raison de leurs propriétés physiques et chimiques, sont susceptibles dâentraîner des risques dâaccidents industriels. Tableau 1 DL 50 (ingestion) 1) mg/kg de masse du corps DL 50 5 ⤠25 DL 50 (absorption cutannée) 2) mg/kg de masse du corps DL 50 ⤠50 CL 50 3) mg/1 (inhalation) CL 50 ⤠0,5           1) DL 50 par ingestion chez le rat           2) DL 50 par absorption cutannée chez le rat ou le lapin          3) CL 50 par inhalation (quatre heures) chez le rat â Tableau 2 Dose de réaction discriminante mg/kg de masse du corps < 5 quand la toxicité aigüe par ingestion de la substance chez lâanimal a été déterminée par la méthode des doses fixes. d) Substances toxiques: substances dont les propriétés correspondent à celles qui sont indiquées aux tableaux 3 et 4 et qui, en raison de leurs propriétés physiques et chimiques, sont susceptibles dâentraîner des risques dâaccidents industriels. Tableau 3 DL 50 (ingestion)1) mg/kg de masse du corps 25 < DL 50 ⤠200 DL 50 (absorption cutannée) 2) mg/kg de masse du corps 50 < DL 50 ⤠400 CL 50 3) mg/1 (inhalation) 0,5 < CL 50 ⤠2           1) DL 50 par ingestion chez le rat           2) DL 50 par absorption cutannée chez le rat ou le lapin          3) CL 50 par inhalation (quatre heures) chez le rat â Tableau 4 Dose de réaction discriminante mg/kg de masse du corps = 5 quant la toxicité aigüe par ingestion de la substance chez lâanimal a été déterminée par la méthode des doses fixes. e) Substances comburantes: substances qui, au contact de certaines autres substances â particulièrement quant celles-ci sont inflammables â, donnent lieu à des réactions fortement exothermiques. f) Substances explosives: substances qui sont susceptibles dâexploser sous lâeffet dâune flamme ou qui sont plus sensibles aux chocs ou au frottement que le dinitrobenzène. g) Liquides inflammables: substances dont le point dâéclair est inférieur à 55°C et qui restent liquides sous pression, de sorte que des conditions particulières de traitement, par exemple sous haute pression et à température élevée, peuvent entraîner des risques dâaccidents industriels. h) Substances dangereuses pour lâenvironnement: substances qui présentent une toxicité aiguë pour lâenvironnement aquatique aux concentrations quâindique le tableau 5. Tableau 5 CL 50 1) mg/l CL 50 < 10 CE 50 2) mg/l CE 50 < 10 CI 50 3) mg/l CI 50 < 10           1) CL 5o chez le poisson (96 heures)           2) CE 5o chez la daphnie (48 heures)           3) CI 5o chez les algues (72 heures) â lorsque la substance nâest pas aisément dégradable, ou quant log Poe > 3,0 (à moins que le FBC déterminé expérimentalement ne soit égal ou inférieur à 100). i) DL = dose létale j) CL = concentration létale k) CE = concentration effective l) CI = concentration dâinhibition m) Poe - coefficient de partage octanol/eau n) FBC = facteur de bioconcentration 2. Nitrate dâammonium et mélanges de nitrate dâammonium, quant la teneur en azote correspondant au nitrate dâammonium est supérieure à 28% en masse, les solutions aqueuses de nitrate dâammonium, quand la concentration de nitrate dâammonium est supérieure à 90% en masse. 3. Engrais au nitrate dâammonium, simples ou composés, quand la teneur en azote correspondant au nitrate dâammonium est supérieure à 28% en masse (un engrais composé au nitrate dâammonium contient aussi du phosphate et/ou de la potasse). 4. Les mélanges et les préparations contenant de telles substances seront traitées de la même façon que les substances pures, à moins quâelles ne présentent plus des propriétés équivalentes et ne soient pas susceptibles dâavoir des effets transfrontières. â ANNEXE II Procédure de la commission dâenquête en application des articles 4 et 5 1. La (ou les) Partie(s) requérante(s) notife(nt) au secrétariat quâelle(s) soumet(tent) une (ou des) question(s) à une commission dâenquête constituée conformément aux dispositions de la présente Annexe. Cette notification expose lâobjet de lâenquête. Le secrétariat informe immédiatement toutes les Parties à la Convention de cette demande dâenquête. 2. La commission dâenquête est composée de trois membres. La partie requérante et lâautre partie à la procédure dâenquête nomment lâune et lâautre un expert scientifique ou technique, et les deux experts ainsi nommés désignent dâun commun accord un troisième expert qui est le président de la commission dâenquête. Ce dernier ne doit pas être ressortissant de lâune des parties à la procédure dâenquête, ni avoir sa résidence habituelle sur le territoire de lâune de ces parties, ni être au service de lâune dâelles, ni sâêtre déjà occupé de lâaffaire en question à quelque autre titre que ce soit. 3. Si, dans les deux mois qui suivent la nomination du deuxième expert le président de la commission dâenquête nâa pas été désigné, le Secrétaire exécutif de la Commission économique pour lâEurope procède, à la demande de lâune des partie, à sa désignation dans un nouveau délai de deux mois. 4. Si, dans un délai dâun mois à compter de la réception de la notification adressée par le secrétariat, lâune des parties à la procédure dâenquête ne nomme pas un expert, lâautre partie peut en informer le Secrétaire exécutif de la Commission économique pour lâEurope, qui désigne le président de la commission dâenquête dans un nouveau délai de deux mois. Dès sa désignation, le président de la commission dâenquête demande à la partie qui nâa pas nommé dâexpert de le faire dans un délai dâun mois. Si elle ne le fait pas dans ce délai, le président en informe le Secrétaire exécutif de la Commission économique pour lâEurope, qui procède à cette nomination dans un nouveau délai de deux mois. 5. La commission dâenquête arrête elle-même son règlement intérieur. 6. La commission dâenquête peut prendre toutes les mesures appropriées pour exercer ses fonctions. 7. Les parties à la procédure dâenquête facilitent la tâche de la commissiôn dâenquête et, en particulier, par tous les moyens à leur disposition: a) Fournissent à la commission dâenquête tous les documents, facilités et renseignements pertinents; b) Permettent à la commission dâenquête, si cela est nécessaire, de citer et dâentendre des témoins ou des experts. 8. Les parties et les experts protègent le secret de tout renseignement quâils reçoivent à titre confidentiel pendant les travaux de la commission dâenquête. 9. Si lâune des parties à la procédure dâenquête ne se présente pas devant la commission dâenquête ou sâabstient dâexposer sa position, lâautre partie peut demander à la commission dâenquête de poursuivre la procédure et dâachever ses travaux. Le fait pour une partie de ne pas se présenter devant la commission ou de ne pas exposer sa position ne fait pas obstacle à la poursuite ni à lâachèvement des travaux de la commission dâenquête. 10. A moins que la commission dâenquête nâen décide autrement en raison des circonstances particulières de lâaffaire, les frais de ladite commission, y compris la rémunération de ses membres, sont supportés à parts égales par les parties à la procédure dâenquête. La commission dâenquête tient un relevé de tous ses frais et en fournit un état final aux parties. 11. Toute Partie qui a, en ce qui concerne lâobjet de la procédure dâenquête, un intérêt dâordre matériel et qui est susceptible dâêtre affectée par lâavis rendu par la commission dâenquête, peut intervenir dans la procédure, avec lâaccord de la commission dâenquête. 12. Les décisions de la commission dâenquête sur les questions de procédure sont prises à la majorité de ses membres. Lâavis définitif de la commission dâenquête reflète lâopinion de la majorité de ses membres et est assorti éventuellement, de lâexposé des opinions dissidentes. 13. La commission dâenquête rend son avis définitif dans les deux mois qui suivent la date à laquelle elle a été constituée, à moins quâelle ne juge nécessaire de prolonger ce délai dâune durée qui ne devrait pas excéder deux mois. 14. Lâavis définitif de la commission dâenquête est fondé sur des principes scientifiques acceptés. La commission dâenquête communique son avis définitif aux parties à la procédure dâenquête et au secrétariat. â ANNEXE III Procédures à suivre en application de lâarticle 4 1. La Partie dâorigine peut demander à consulter une autre Partie conformément aux paragraphes 2 à 5 de la présente Annexe, afin de déterminer si cette Partie est touchée. 2. Si une activité proposée ou existante est dangereuse, la Partie dâorigine, en vue de procéder à des consultations appropriées et efficaces, en donne notification, aux niveaux appropriés, à toute Partie pouvant, selon elle, être touchée, aussitôt que possible et au plus tard lorsquâelle informe son propre public de lâactivité en question. Dans le cas des activités dangereuses existantes, cette notification est donnée au plus tard dans les deux ans qui suivent lâentrée en vigueur de la présente Convention à lâégard de la Partie dâorigine. 3. La notification contient, notamment: a) Des informations sur lâactivité dangereuse, y compris toute information ou tout rapport disponible, par exemple les informations fournies en application de lâArticle 6, sur les effets transfrontières quâelle pourrait avoir en cas dâaccident industriel; b) Lâindication dâun délai raisonnable pour la communication dâune réponse au titre du paragraphe 4 de la présente Annexe, compte tenu de la nature de lâactivité. Peuvent être incluses dans cette notification les informations mentionnées au paragraphe 6 de la présente Annexe. 4. Les Parties qui ont reçu la notification répondant à la Partie dâorigine dans le délai spécifié dans la notification en accusant réception de celle-ci et en indiquant si elles ont lâintention dâengager des consultations. 5. Si une Partie à qui la notification a été donnée fait savoir quâelle nâa pas lâintention dâengager des consultations, ou si elle ne répond pas dans le délai spécifié dans la notification, les dispositions des paragraphes suivants de la présente Annexe ne sâappliquent pas. En pareil cas, il nâest pas porté préjudice au droit de la Partie dâorigine de déterminer si elle doit procéder à une évaluation et à une analyse sur la base de sa législation et de sa pratique nationales. 6. Lorsquâune Partie à laquelle elle a donné notification lui fait part de son désir dâengager des consultations, la Partie dâorigine fournit à cette Partie, si elle ne lâa pas encore fait: a) Les informations pertinentes relatives au déroulement de lâanalyse, avec un échéancier pour la communication dâobservations; b) Les informations pertinentes sur lâactivité dangereuse et sur les effets transfrontières quâelle pourrait avoir en cas dâaccident industriel; c) La possibilité de participer à lâévaluation des informations ou de tout rapport démontrant dâéventuels effets transfrontières. 7. La Partie touchée fournit à la Partie dâorigine, à la demande de celle-ci, les informations pouvant, raisonnablement, être obtenues au sujet de la zone relevant de sa juridiction qui est susceptible dâêtre touchée, si ces informations sont nécessaires pour procéder à lâévaluation et à lâanalyse et prendre des mesures. Les informations sont fournies promptement et, selon quâil convient, par lâintermédiaire dâun organe commun sâil en existe un. 8. La Partie dâorigine fournit à la Partie touchée directement, sâil y a lieu, ou par lâintermédiaire dâun organe commun, sâil en existe un, les documents relatifs à lâanalyse et à lâévaluation qui sont décrits à lâAnnexe V, paragraphes 1 et 2. 9. Les Parties concernées informent le public dans les zones qui, raisonnablement, sont susceptibles dâêtre touchées par lâactivité dangereuse et prennent des dispositions pour que les documents relatifs à lâanalyse et à lâévaluation soient distribués au public et aux autorités des zones en question. Les Parties leur offrent la possibilité de formuler des observations ou des objections au sujet de lâactivité dangereuse et font en sorte que leurs vues soient transmises à lâautorité compétente de la Partie dâorigine, soit directement, soit, sâil y a lieu, par lâintermédiaire de la Partie dâorigine, dans un délai raisonnable. 10. Une fois que les documents relatifs à lâanalyse et à lâévaluation sont prêts, la Partie dâorigine engage, sans retard indu, des consultations avec la Partie touchée au sujet, notamment, des effets transfrontières de lâactivité dangereuse en cas dâaccident industriel et des mesures propres à limiter ces effets ou à les éliminer. Les consultations peuvent porter: a) Sur les solutions de remplacement possibles, y compris lâoption âzéroâ et sur les mesures qui pourraient être prises pour atténuer les effets transfrontières aux frais de la Partie dâorigine; b) Sur dâautres formes dâassistance mutuelle envisageables pour limiter tout effet transfrontière; c) Sur toute autre question pertinente. Les Parties concernées conviennent, au début des consultations, dâun délai raisonnable pour la durée de la période de consultations. Ces consultations peuvent être menées par lâintermédiaire dâun organe commun approprié, sâil en existe un. 11. Les Parties concernées veillent à ce quâil soit dûment tenu compte de lâanalyse et de lâévaluation ainsi que des observations reçues en application du paragraphe 9 de la présente Annexe et de lâissue des consultations mentionnées au paragraphe 10 de la présente Annexe. 12. La Partie dâorigine notifie aux Parties touchées toute décision prise au sujet de lâactivité ainsi que les motifs et considérations sur lesquels elle repose. 13. Si des informations supplémentaires pertinentes ayant trait aux effets transfrontières dâune activité dangereuse, qui nâétaient pas disponibles au moment où cette activité a fait lâobjet de consultations, viennent à la connaissance dâune Partie concernée, celle-ci en informe immédiatement lâautre (ou les autres) Partie(s) concernée(s). Si lâune des Parties concernées le demande, de nouvelles consultations ont lieu. â ANNEXE IV Mesures préventives à prendre en application de lâarticle 6 Les mesures ci-après peuvent être appliquées selon la législation et les pratiques nationales, par les Parties, les autorités compétentes ou les exploitants ou dans le cadre dâefforts concertés. 1. Fixer des objectifs généraux ou particuliers en matière de sécurité; 2. Adopter des dispositions législatives ou des directives concernant les mesures de sécurité et les normes de sécurité; 3. Identifier les activités dangereuses qui exigent lâapplication de mesures préventives spéciales, y compris éventuellement un système de licences ou dâautorisations; 4. Evaluer les analyses de risque ou les études de sécurité relatives aux activités dangereuses et un plan dâaction en vue de lâapplication des mesures nécessaires; 5. Fournir aux autorités compétentes les informations nécessaires pour évaluer les risques; 6. Appliquer la technologie la plus appropriée, afin de prévenir les accidents industriels et de protéger les êtres humains de lâenvironnement; 7. Dispenser un enseignement et une formation appropriés à toutes les personnes participant à des activités dangereuses sur le site tant en situation normale quâen situation anormale, afin de prévenir les accidents industriels; 8. Etablir des structures et des pratiques de gestion interne qui permettent lâapplication et le maintien effectifs des règlements de sécurité; 9. Surveiller les activités dangereuses et effectuer des vérifications et des inspections. â ANNEXE V Analyse et évaluation 1. Le champ et le degré de détail de lâanalyse et de lâévaluation de lâactivité dangereuse devraient varier en fonction de leur objet. 2. Le tableau suivant illustre les éléments quâil faudrait prendre en considération dans le cadre de lâanalyse et de lâévaluation aux fins prévues dans différents Articles et énumérées ci-après: Objet de lâanalyse Eléments à prendre en considération: Préparation aux situations dâurgence en application de lâArticle 8 1) Quantités et propriétés des substances dangereuses présentes sur le site; â 2) Courts scénarios descriptifs dâun échantillon représentatif dâaccidents industriels pouvant être provoqués par lâactivité dangereuse, avec une indication de la probabilité de chacun; â 3) Pour chaque scénario: a) La quantité approximative de substance rejetée; b) Lâétendue et la gravité des conséquences du rejet tant sur les personnes que sur lâenvironnement, dans des conditions favorables et défavorables, y compris lâétendue des zones à risques; c) Le délai dans lequel le phénomène déclencheur pourrait dégénérer en accident industriel; d) Toute action qui pourrait être entreprise pour limiter autant que possible la probabilité dâune aggravation; â 4) Lâimportance et la répartition de la population dans le voisinage, y compris toute grande concentration de personnes susceptibles de se trouver dans la zone à risque; â 5) Lââge, la mobilité et la vulnérabilité de cette population. Objet de lâanalyse Eléments à prendre en considération: Prise de décision concernant le choix du site en application de lâArticle 7 En sus des éléments visés aux alinéas 1) à 5) ci-dessus: â 6) La gravité du dommage causé aux personnes et à lâenvironnement selon la nature et les circonstances du rejet; â 7) La distance du site de lâactivité dangereuse à laquelle des effets nocifs sur les personnes et lâenvironnement peuvent, raisonnablement, être observés en cas dâaccident industriel; â 8) La même information en tenant compte non seulement de la situation présente, mais aussi des aménagements prévus ou que lâon peut raisonnablement prévoir. Information du public en application de lâArticle 9. En sus des éléments visés aux alinéas 1) à 4) ci-dessus: â 9) Les personnes qui peuvent être touchées en cas dâaccident industriel. Mesures préventives en application de lâArticle 6 En sus des éléments visés aux alinéas 4) à 9) ci-dessus, des versions plus détaillées des descriptions et des évaluations visées aux alinéas 1) à 3) seront nécessaires en vue de lâadoption de mesures préventives. Outre ces descriptions et évaluations, il faudrait prendre en considération les éléments ci-après: â 10) Les quantités de matières dangereuses manipulées et les conditions de manipulation; â 11) Une liste de scénarios pour les divers types dâaccidents industriels ayant des effets graves, avec des exemples de tous les incidents possibles, du moins important au plus important et des effets que peuvent avoir les activités menées dans le voisinage; â 12) Pour chaque scénario, une description des phénomènes qui pourraient être à lâorigine dâun accident industriel et de lâenchaînement des événements qui pourraient en entraîner lâaggravation; â 13) Une évaluation au moins en termes généraux du degré de probabilité de chacun de ces événements, compte tenu des mesures prévues à lâalinéa 14); â 14) Une description des mesures préventives concernant aussi bien le matériel que les procédures, visant à réduire autant que possible la probabilité de chaque événement; â 15) Une évaluation des effets que des écarts par rapport aux conditions dâexploitation normales pourraient avoir, avec la description des dispositions à prendre en conséquence pour arrêter sans danger lâactivité dangereuse ou toute phase de celle-ci en cas de situation dâurgence, et des besoins de formation du personnel pour que les écarts susceptibles dâavoir de graves conséquences soient rapidement détectés et que les mesures appropriées soient prises; â 16) Une évaluation indiquant jusquâà quel point les modifications, les travaux de réparation et les travaux de maintenance intéressant lâactivité dangereuse pourraient compromettre les mesures de contrôle, et les dispositions à prendre en conséquence pour que ce contrôle soit maintenu. â ANNEXE VI Prise de décision concernant le choix du site en application de lâarticle 7 Les dispositions ci-après illustrent les éléments quâil faudrait prendre en considération en application de lâArticle 7: 1. Les résultats de lâanalyse et de lâévaluation des risques, y compris dâune évaluation en application de lâAnnexe V des caractéristiques physiques de la zone dans laquelle il est prévu dâimplanter lâactivité dangereuse; 2. Les résultats des consultations et du processus de participation du public; 3. Une analyse de lâaugmentation ou de la diminution du risque entraîné par tout élément nouveau sur le territoire de la Partie touchée, en rapport avec une activité dangereuse existante sur le territoire de la Partie dâorigine; 4. Lâévaluation des risques environnementaux, y compris de tout effet transfrontière; 5. Une évaluation des nouvelles activités dangereuses qui pourraient être source de risques; 6. La possibilité dâimplanter les activités dangereuses nouvelles et de modifier sensiblement les activités dangereuses existantes suffisamment loin des agglomérations existantes pour que leur sécurité ne soit pas menacée et dâétablir un périmètre de sécurité autour du site des activités dangereuses; à lâintérieur de ce périmètre les éléments nouveaux qui auraient pour effet dâaugmenter le chiffre de la population exposée ou dâaccroître dâune autre manière la gravité du risque devraient être examinés de près. â ANNEXE VII Mesures de préparation aux situations dâurgence en application de lâarticle 8 1. Tous les plans dâurgence, tant sur le site quâà lâextérieur du site, devraient être coordonnés de façon à disposer dâun ensemble complet de mesures permettant de faire face efficacement aux accidents industriels. 2. Les plans dâurgence devraient prévoir les mesures nécessaires pour localiser les situations dâurgence et en prévenir ou en limiter autant que possible les effets transfrontières. Ils devraient aussi prévoir des dispositions pour alerter la population et, sâil y a lieu, organiser les opérations dâévacuation et dâautres opérations de protection ou de secours, ainsi que des services sanitaires. 3. Les plans dâurgence devraient contenir, à lâintention du personnel travaillant sur le site, des personnes risquant dâêtre touchées à lâextérieur du site et des équipes de secours, des précisions sur la marche à suivre, tant sur le plan technique quâen ce qui concerne lâorganisation, pour faire face à un accident industriel susceptible dâavoir des effets transfrontières et pour en prévenir et en limiter autant que possible les effets sur la population et sur lâenvironnement, aussi bien sur le site quâà lâextérieur. 4. Les plans dâurgence applicables sur le site pourraient par exemple: a) Indiquer les attributions et responsabilités organisationnelles sur le site en cas de situation dâurgence; b) Décrire la marche à suivre en cas dâaccident industriel ou de menace imminente dâun tel accident, pour maîtriser la situation ou lâévénement, ou indiquer où il est possible de trouver cette description; c) Décrire le matériel et les ressources disponibles; d) Indiquer les dispositions à prendre pour alerter rapidement, en cas dâaccident industriel, lâautorité publique chargée des premiers secours à lâextérieur du site, y compris le type dâinformations à communiquer lors de lâalerte initiale et les dispositions à prendre pour fournir des informations plus détaillées lorsquâelles deviennent disponibles, e) Indiquer les dispositions prévues pour former le personnel aux tâches quâil sera appelé à accomplir. 5. Les plans dâurgence applicables à lâextérieur du site pourraient par exemple: a) Indiquer les attributions et responsabilités organisationnelles à lâextérieur du site en cas de situation dâurgence, notamment les modalités dâintégration avec les plans applicables sur le site; b) Indiquer les méthodes et les procédures à suivre par le personnel de secours et le personnel médical; c) Indiquer les méthodes à appliquer pour déterminer rapidement la zone touchée; d) Indiquer les dispositions à prendre pour que lâaccident industriel soit promptement notifié aux Parties touchées ou susceptibles de lâêtre et pour que cette liaison soit par la suite maintenue; e) Identifier les ressources nécessaires pour exécuter le plan et le dispositif de coordination; f) Indiquer les dispositions prévues pour informer le public y compris, sâil y a lieu, le dispositif prévu pour compléter et rediffuser les éléments dâinformation qui lui sont communiqués en application de lâArticle 9; g) Indiquer les dispositions prévues en matière de formation et dâexercices. 6. Les plans dâurgence pourraient indiquer les mesures à prendre pour traiter, rassembler, nettoyer, stocker, enlever et éliminer en toute sécurité les substances dangereuses et les matières contaminées et procéder à la remise en état. â ANNEXE VIII Eléments dâinformation à communiquer au public en application de lâarticle 9 1. Nom de la société, adresse où se déroule lâactivité dangereuse et identification, par la position quâelle occupe, de la personne qui communique lâinformation; 2. Explication, en termes simples, de lâactivité dangereuse, y compris des risques encourus; 3. Nom courant ou nom générique ou classe générale de danger des substances et préparations qui sont utilisées dans le cadre de lâactivité dangereuse et indication de leurs principales caractéristiques de danger; 4. Informations générales tirées dâune évaluation de lâimpact sur lâenvironnement, si elles sont disponibles et pertinentes; 5. Informations générales relatives à la nature de lâaccident industriel qui pourrait éventuellement se produire dans le cadre de lâactivité dangereuse, y compris aux effets quâil pourrait avoir sur la population et lâenvironnement; 6. Informations appropriées sur la manière dont la population touchée sera alertée et tenue informée en cas dâaccident industriel; 7. Informations appropriées sur les mesures que la population touchée devrait prendre et sur le comportement quâelle devrait adopter en cas dâaccident industriel; 8. Informations appropriées sur les dispositions prises à lâégard de lâactivité dangereuse, y compris sur les liens avec les services de secours, pour faire face aux accidents industriels, en limiter la gravité et en atténuer les effets; 9. Informations générales sur le plan dâurgence à lâextérieur du site, établi par les services de secours pour y combattre tout effet dâun accident industriel, y compris ses effets transfrontières; 10. Informations générales sur les exigences et conditions spéciales auxquelles lâactivité dangereuse doit satisfaire selon la réglementation et/ou les dispositions administratives nationales pertinentes, y compris les systèmes de licences ou dâautorisations; 11. Indications destinées à permettre au public de savoir où sâadresser pour obtenir de plus amples informations. â ANNEXE IX Systèmes de notification des accidents industriels à mettre en place en application de lâarticle 10 1. Les systèmes de notification des accidents industriels permettent de communiquer le plus rapidement possible des données et des prévisions selon des codes préalablement fixés et en utilisant des systèmes de transmission et de traitement de données compatibles, pour donner lâalerte et intervenir en cas de situation dâurgence, et pour prendre des mesures afin de limiter autant que possible et de circonscrire les conséquences dâeffets transfrontières, compte tenu des différents besoins aux différents niveaux. 2. Les éléments à notifier en cas dâaccident industriel sont notamment les suivants: a) Le type et lâampleur de lâaccident industriel, les substances dangereuses enjeu (si on les connaît) et la gravité des effets quâil peut éventuellement avoir; b) Lâheure et le lieu exact de lâaccident; c) Toute autre information disponible, nécessaire pour faire face efficacement à lâaccident industriel. 3. La notification dâun accident industriel doit être complétée, à intervalles appropriés, ou chaque fois que le besoin sâen fait sentir, par la notification dâautres informations pertinentes sur lâévolution de la situation concernant les effets transfrontières. 4. Des essais et des examens sont effectués périodiquement pour vérifier lâefficacité des systèmes de notification des accidents industriels et le personnel concerné reçoit une formation permanente. Sâil y a lieu, ces essais, examens et activités de formation sont menés conjointement. â ANNEXE X Assistance mutuelle en application de lâarticle 12 1. La direction, le contrôle, la coordination et la supervision générales de lâassistance incombent à la Partie qui demande lâassistance. Le personnel participant à lâopération dâassistance agit conformément à la législation pertinente de la Partie qui demande lâassistance. Les autorités compétentes de cette dernière coopèrent avec lâautorité désignée par la Partie qui fournit lâassistance en application de lâArticle 17, pour assumer la supervision directe du personnel et du matériel fournis par cette Partie pour lâopération. 2. La Partie qui demande lâassistance fournit, dans la mesure de ses moyens, des facilités et services locaux pour la bonne administration de lâassistance et assure 1a protection du personnel, du matériel et des fournitures amenés sur son territoire à cette fin par la Partie qui fournit lâassistance ou en son nom. 3. Sauf accord contraire entre les Parties concernées, lâassistance est fournie aux frais de la Partie qui demande lâassistance. La Partie qui fournit lâassistance peut à tout moment renoncer en tout ou partie au remboursement de ses frais. 4. La Partie qui demande lâassistance fait tout son possible pour accorder à la Partie qui fournit lâassistance et aux personnes qui agissent en son nom les privilèges, immunités ou facilités qui leur sont nécessaires pour sâacquitter promptement de leurs fonctions dâassistance. La Partie qui demande lâassistance nâest pas tenue dâappliquer la présente disposition à ses nationaux ou aux résidents permanents ni de leur accorder les privilèges et immunités mentionnés ci-dessus. 5. Les Parties sâefforcent, à la demande de la Partie qui demande lâassistance ou de la Partie qui la fournit, de faciliter le transit sur leur territoire - à destination ou en provenance du territoire de la Partie qui demande lâassistance - du personnel, du matériel et des biens employés dans le cadre de lâopération dâassistance, qui ont fait lâobjet dâune notification en bonne et due forme. 6. La Partie qui demande lâassistance fait en sorte que le personnel ayant fait lâobjet dâune notification en bonne et due forme ainsi que le matériel et les biens employés dans le cadre de lâopération dâassistance puissent facilement pénétrer sur son territoire national, y séjourner et le quitter. 7. En ce qui concerne les actes résultant directement de lâassistance fournie, la Partie qui demande lâassistance, en cas de décès de personnes ou de dommages corporels, de perte de biens ou de dommages matériels ou de dommages à lâenvironnement causés sur son territoire pendant la fourniture de lâassistance demandée, met hors de cause et indemnise la Partie qui fournit lâassistance ou les personnes agissant en son nom et leur accorde réparation en cas de décès de ces personnes ou de dommages subis par elles et en cas de perte de matériel ou dâautres biens ou de dommages au matériel ou à dâautres biens employés dans le cadre de lâopération dâassistance. Il incombe à la Partie qui demande lâassistance de répondre aux réclamations présentées par des tiers contre la Partie qui fournit lâassistance ou contre des personnes agissant en son nom. 8. Les Parties concernées coopèrent étroitement afin de faciliter le règlement des procédures juridictionnelles et des réclamations auxquelles pourraient donner lieu les opérations dâassistance. 9. Toute Partie peut demander une assistance relative au traitement médical ou à la réinstallation temporaire, sur le territoire dâune autre Partie, de personnes victimes dâun accident. 10. La Partie touchée ou qui demande lâassistance peut à tout moment, après avoir procédé à des consultations appropriées et par voie de notification, demander lâarrêt de lâassistance reçue ou fournie en application de la présente Convention. Une fois quâune telle demande a été faite, les Parties concernées se consultent en vue de prendre des dispositions pour mettre fin comme il convient à lâassistance. â ANNEXE XI Echange dâinformations en application de lâarticle 15 Les informations échangées comprennent notamment les éléments énumérés ci-après, lesquels peuvent également donner lieu à une coopération multilatérale et bilatérale: a) Mesures législatives et administratives, politiques, objectifs et priorités concernant la prévention, la préparation et la lutte, activités scientifiques et mesures techniques pour réduire le risque dâaccidents industriels résultant dâactivités dangereuses, et, notamment, en atténuer les effets transfrontières; b) Mesures et plans dâurgence au niveau approprié, ayant des incidences sur dâautres Parties; c) Programmes de surveillance, de planification et de recherche-développement, y compris leur application et leur contrôle; d) Mesures prises pour prévenir les accidents industriels, sây préparer et y faire face; e) Expérience acquise en matière dâaccidents industriels et coopération établie pour faire face à des accidents industriels ayant eu des effets transfrontières; f) Mise au point et application des meilleures technologies disponibles pour mieux protéger lâenvironnement et en améliorer la sécurité; g) Préparation aux situations dâurgence et mesures de lutte en cas de situation dâurgence; h) Méthodes utilisées pour prévoir les risques, y compris les critères relatifs à la surveillance et à lâévaluation des effets transfrontières. â ANNEXE XII Tâches à entreprendre au titre de lâassistance mutuelle en application de lâarticle 18, paragraphe 4 1. Rassemblement et diffusion dâinformations et de données a) Mise en place et exploitation dâun système de notification des accidents industriels qui permette de fournir des informations sur les accidents industriels et sur les experts, afin dâassocier ces derniers aussi vite que possible à la fourniture dâune assistance; b) Constitution et exploitation dâune banque de données pour la réception, le traitement et la diffusion des informations nécessaires sur les accidents industriels, y compris leurs effets, ainsi que sur les mesures appliquées et leur efficacité; c) Etablissement et tenue dâune liste des substances dangereuses, en en précisant les caractéristiques et en indiquant comment procéder en cas dâaccident industriel mettant en jeu ces substances; d) Constitution et tenue dâun registre dâexperts pouvant fournir des services consultatifs et dâautres types dâassistance en ce qui concerne les mesures de prévention, de préparation et de lutte, y compris les mesures de remise en état; e) Tenue dâune liste des activités dangereuses; f) Etablissement et tenue dâune liste des substances dangereuses visées par les dispositions de lâAnnexe I, Partie I. 2. Recherche, formation et méthodologies a) Construction et fourniture de modèles fondés sur lâexpérience acquise en matière dâaccidents industriels ainsi que de scénarios de prévention, de préparation et de lutte; b) Promotion de lâéducation et de la formation, organisation de colloques internationaux et promotion de la coopération en matière de recherche-développement. 3. Assistance technique a) Prestation de services consultatifs visant à renforcer la capacité des Parties dâappliquer des mesures de prévention, de préparation et de lutte; b) Inspection, à la demande dâune Partie, de ses activités dangereuses et fourniture dâune aide destinée à permettre à celle-ci à organiser ses inspections nationales conformément aux dispositions de la présente Convention. 4. Assistance en cas de situation dâurgence Octroi, à la demande dâune Partie, dâune assistance, notamment en envoyant sur le site dâun accident industriel des experts chargés de fournir des services consultatifs et dâautres types dâassistance pour faire face à lâaccident industriel. â ANNEXE XIII Arbitrage 1. La (ou les) Partie(s) requérante(s) notifie(nt) au secrétariat que les Parties sont convenues de soumettre le différend à lâarbitrage en application de lâArticle 21, paragraphe 2 de la présente Convention. La notification expose lâobjet de lâarbitrage et indique, en particulier, les Articles de la présente Convention dont lâinterprétation ou lâapplication est en cause. Le secrétariat transmet les informations reçues à toutes les Parties à la présente Convention. 2. Le tribunal arbitral est composé de trois membres. La (ou les) Partie(s) requérante(s) et lâautre (ou les autres) Partie(s) au différend nomment un arbitre et les deux arbitres ainsi nommés désignent dâun commun accord le troisième arbitre qui est le président du tribunal arbitral. Ce dernier ne doit pas être ressortissant de lâune des parties au différend ni avoir sa résidence habituelle sur le territoire de lâune de ces parties, ni être au service de lâune dâelles, ni sâêtre déjà occupé de lâaffaire à quelque autre titre que ce soit. 3. Si, dans les deux mois qui suivent la nomination du deuxième arbitre, le président du tribunal arbitral nâa pas été désigné, le Secrétaire exécutif de la Commission économique pour lâEurope procède, à la demande de lâune des parties au différend, à sa désignation dans un nouveau délai de deux mois. 4. Si, dans un délai de deux mois à compter de la réception de la demande, lâune des parties au différend ne procède pas à la nomination dâun arbitre, lâautre partie peut en informer le Secrétaire exécutif de la Commission économique pour lâEurope, qui désigne le président du tribunal arbitral dans un nouveau délai de deux mois. Dès sa désignation, le président du tribunal arbitral demande à la partie qui nâa pas nommé dâarbitre de le faire dans un délai de deux mois. Si elle ne le fait pas dans ce délai, le président en informe le Secrétaire exécutif de la Commission économique pour lâEurope, qui procède à cette nomination dans un nouveau délai de deux mois. 5. Le tribunal arbitral rend sa sentence conformément au droit international et aux dispositions de la présente Convention. 6. lâout tribunal arbitral constitué en application des dispositions de la présente Annexe arrête luimême sa procédure. 7. Les décisions du tribunal arbitral, tant sur les questions de procédure que sur le fond, sont prises à la majorité de ses membres. 8. Le tribunal peut prendre toutes les mesures appropriées pour établir les faits. 9. Les parties au différend facilitent la tâche du tribunal arbitral et, en particulier, par tous les moyens à leur disposition: a) Fournissent au tribunal tous les documents, facilités et renseignements pertinents; et b) Permettent au tribunal, si cela est nécessaire, de citer et dâentendre des témoins ou des experts. 10. Les parties au différend et les arbitres protègent le secret de tout renseignement quâils reçoivent à titre confidentiel pendant la procédure dâarbitrage. 11. Le tribunal arbitral peut, à la demande de lâune des parties, recommander des mesures conservatoires. 12. Si lâune des parties au différend ne se présente pas devant le tribunal arbitral ou ne fait pas valoir ses moyens, lâautre partie peut demander au tribunal de poursuivre la procédure et de rendre sa sentence définitive. Le fait pour une partie de ne pas se présenter ou de ne pas faire valoir ses moyens ne fait pas obstacle au déroulement de la procédure. 13. Le tribunal arbitral peut connaître et décider des demandes reconventionnelles directement liées à lâobjet du différend. 14. A moins que le tribunal arbitral nâen décide autrement en raison des circonstances particulières de lâaffaire, les frais du tribunal, y compris la rémunération de ses membres, sont supportés à parts égales par les parties au différend. Le tribunal tient un relevé de tous ses frais et en fournit un état final aux parties au différend. 15. Toute Partie à la présente Convention qui a, en ce qui concerne lâobjet du différend, un intérêt dâordre juridique et qui est susceptible dâêtre affectée par une décision prise dans lâaffaire peut intervenir dans la procédure, avec lâaccord du tribunal. 16. Le tribunal arbitral rend sa sentence dans les cinq mois qui suivent la date à laquelle il a été constitué, à moins quâil ne juge nécessaire de prolonger ce délai dâune durée qui ne devrait pas excéder cinq mois. 17. La sentence du tribunal arbitral est assortie dâun exposé des motifs. Elle est définitive et obligatoire pour toutes les parties au différend. Le tribunal arbitral la communique aux parties au différend et au secrétariat. Ce dernier transmet les informations reçues à toutes les Parties à la présente Convention. 18. Tout différend entre les parties au sujet de lâinterprétation ou de lâexécution de la sentence peut être soumis par lâune des parties au tribunal arbitral qui a rendu ladite sentence ou, si ce dernier ne peut en être saisi, à un autre tribunal constitué à cet effet de la même manière que le premier.
Provision text is displayed from LexChat’s stored statute record. Use the official source links to verify amendments, commencement, and current legal force.
Ask AI about this statute
Loi du 3 juin 1994 portant approbation de la Convention sur les effets transfrontières des accidents industriels, conclue à Helsinki, le 17 mars 1992.
Sign in to ask AI about this statute
Sign in to start authenticated, citation-grounded statute research.
Sign in