Loi du 7 juillet 1998 portant modification a) de la loi du 3 juillet 1975 concernant 1. la protection de la maternité de la femme au travail; 2. la modification de l'article 13 du code des assurances sociales modifié par la loi du 2 mai 1974, B) de l'article 25 du code des assurances sociales.
This preamble says the law amends the 3 July 1975 law on maternity protection at work and related social security provisions.
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- Jurisdiction
- Luxembourg
- Instrument
- Act or statute
- Citation
- http://data.legilux.public.lu/eli/etat/leg/loi/1998/07/07/n2/jo
- Status
- Repealed
- Version
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- fr
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This preamble says the law amends the 3 July 1975 law on maternity protection at work and related social security provisions. This article defines “female employee,” “pregnant woman,” and “child” for the law and its implementing regulations. Pregnant workers and mothers after childbirth may not be employed during defined maternity leave periods; the employer must prioritize re-employment if requested within one year after leave. Employeurs: do not assign pregnant, postpartum, or breastfeeding workers to the listed hazardous or physically strenuous tasks, and must inform staff and worker representatives of the restricted works and preventive measures. If workplace risks cannot be removed by temporary changes, the employer must reassign certain pregnant, postpartum, or breastfeeding women; if reassignment is not possible, the employer must keep them off work for the necessary period.
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Legal text
Provisions of Loi du 7 juillet 1998 portant modification a) de la loi du 3 juillet 1975 concernant 1. la protection de la maternité de la femme au travail; 2. la modification de l'article 13 du code des assurances sociales modifié par la loi du 2 mai 1974, B) de l'article 25 du code des assurances sociales.
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AI-assisted research summary: This preamble says the law amends the 3 July 1975 law on maternity protection at work and related social security provisions.
Le contenu de la version HTML du Journal officiel luxembourgeois est identique à la version PDF. Loi du 7 juillet 1998 portant modification a) de la loi du 3 juillet 1975 concernant 1. la protection de la maternité de la femme au travail; 2. la modification de lâarticle 13 du code des assurances sociales modifié par la loi du 2 mai 1974, B) de lâarticle 25 du code des assurances sociales. Nous JEAN, par la grâce de Dieu, Grand-Duc de Luxembourg, Duc de Nassau; Vu la directive 92/85/CEE du 19 octobre 1992 concernant la mise en oeuvre de mesures visant à promouvoir lâamélioration de la sécurité et de la santé des travailleuses enceintes, accouchées ou allaitantes au travail; Notre Conseil dâEtat entendu; De lâassentiment de la Chambre des Députés; Vu la décision de la Chambre des Députés du 28 mai 1998 et celle du Conseil dâEtat du 9 juin 1998 portant quâil nây a pas lieu à second vote; Avons ordonné et ordonnons: â Article I er . La loi du 3 juillet 1975 concernant 1. la protection de la maternité de la femme au travail; 2. la modification de lâarticle 13 du code des assurances sociales modifié par la loi du 2 mai 1974 est modifiée et complétée comme suit: 1° Lâintitulé est changé en celui de â  « loi modifiée du 3 juillet 1975 concernant la protection de la maternité de la femme au travail » â . 2° Sans préjudice des dispositions de la loi du 17 juin 1994 concernant la sécurité et la santé des travailleurs au travail et de la loi du 17 juin 1994 concernant les services de santé au travail, lâarticle 2 de la loi du 3 juillet 1975 concernant la protection de la maternité de la femme au travail prend la teneur suivante: â «    Â
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Art. 2.
AI-assisted research summary: This article defines “female employee,” “pregnant woman,” and “child” for the law and its implementing regulations.
Art. 2. Au sens dela présente loi et de ses règlements dâexécution le terme «femme salariée» désigne toute personne du sexe féminin, sans distinction dââge ou de nationalité, mariée ou non, affiliée, à titre de salariée, à un régime de sécurité sociale luxembourgeois; le terme de «femme enceinte» désigne toute femme salariée en état de grossesse, qui a informé lâemployeur de son état par certificat médical envoyé par lettre recommandée à la poste. Toutefois, la signature apposée par lâemployeur sur le double du certificat vaut accusé de réception; le terme «enfant» désigne tout enfant, quâil soit né dâun mariage ou non. â â â â â      » 3° Lâarticle 3 prend la teneur suivante: â «     - 3 Verify source ↗
Art. 3.
AI-assisted research summary: Pregnant workers and mothers after childbirth may not be employed during defined maternity leave periods; the employer must prioritize re-employment if requested within one year after leave.
Art. 3. (1) La femme enceinte ne peut être occupée pendant les huit semaines précédant la date présumée de lâaccouchement. Cette période, dite congé prénatal, est attestée par un certificat médical indiquant la date présumée de lâaccouchement. Si lâaccouchement a lieu avant la date présumée, la partie du congé prénatal non pris est ajoutée au congé postnatal tel que défini au paragraphe (2) ci-après. Si lâaccouchement a lieu après la date présumée, lâinterdiction dâoccuper la femme enceinte est prolongée jusquâà lâaccouchement sans que la durée du congé postnatal puisse être réduite. (2) La femme ayant accouché ne peut être occupée pendant les huit semaines qui suivent lâaccouchement. Cette période, dite congé postnatal, est attestée par un certificat médical indiquant la date de lâaccouchement. La durée du congé postnatal est portée à douze semaines en cas dâaccouchement prématuré ou multiple ainsi que pour la mère allaitant son enfant. Par accouchement prématuré au sens de la présente loi et de ses règlements dâexécution il faut entendre lâaccouchement avant lâachèvement de la trente-septième semaine de la grossesse. Lâallaitement doit être attesté par un certificat médical qui ne peut être délivré avant la cinquième semaine suivant lâaccouchement et qui doit être envoyé à lâemployeur par lettre recommandée à la poste avant la septième semaine suivant lâaccouchement. La signature apposée par lâemployeur sur le double du certificat vaut accusé de réception. Lorsque lâallaitement se prolonge au-delà du congé postnatal, un certificat médical doit être produit à la demande de lâemployeur, en vue de lâapplication des articles 5, 6 et 7 (3) ci-après, sans que des demandes successives à cet effet ne puissent être faite à intervalles trop rapprochées.» (3) La durée totale du congé de maternité en application des paragraphes (1) et (2) qui précèdent ne peut excédder vingt semaines, sauf en cas dâaccouchement après la date prévue par le médecin. (4) Ces dispositions ne préjudicient pas aux dispositions légales ou réglementaires en cas de maladie résultant de la grossesse. (5) A lâexpiration du congé de maternité, la femme peut, en vue dâélever son enfant, sâabstenir, sans délai-congé, et sans avoir de ce fait à payer une indemnité de rupture, de reprendre son emploi. En pareil cas, elle peut, dans lâannée suivant ce terme, solliciter son réembauchage; lâemployeur est alors tenu, pendant un an, de lâembaucher par priorité, dans les emplois auxquels sa qualification lui permet de prétendre et de lui accorder, en cas de réemploi, le bénéfice de tous les avantages quâelle avait au moment de son départ. La demande de réembauchage de la femme ainsi que lâoffre consécutive faite par lâemployeur et enfin le refus de cette offre par la femme doivent être faites par lettre recommandée avec demande dâavis de réception. â â â â â      » 4° Lâarticle 5 prend la teneur suivante: â «     - 5 Verify source ↗
Art. 5.
AI-assisted research summary: Employeurs: do not assign pregnant, postpartum, or breastfeeding workers to the listed hazardous or physically strenuous tasks, and must inform staff and worker representatives of the restricted works and preventive measures.
Art. 5. (1) Il est interdit à lâemployeur dâaffecter les femmes enceintes et celles ayant accouché, jusquâà lâexpiration du troisième mois qui suit lâaccouchement, à des travaux physiques pénibles ou à des travaux au cours desquels elles seraient exposées aux effets nuisibles de substances ou de radiations nocives, ionisantes ou non, de poussières, de gaz ou dâémanations, de la chaleur, du froid, de lâhumidité, de bruit, de chocs ou de trépidations. En cas dâallaitement cette interdiction est prolongée jusquâà la fin de lâallaitement. (2) Sont notamment considérés comme tombant sous lâapplication du paragraphe qui précède: a) le soulèvement ou le transport, comportant des risques notamment dorso-lombaires, de charges dont le poids dépasse cinq kilos; b) à partir du cinquième mois de la grossesse, les travaux nécessitant la station debout, sauf sâil est permis dâutiliser un siège pour de brèves périodes de repos; c) les travaux dont lâexécution exige des mouvements fréquents de flexion ou une position accroupie ou penchée constante; d) le maniement dâoutils et le service de machines exigeant dans une large mesure lâusage des pieds; e) lâécoçage du bois; f) la conduite de moyens de locomotion; g) le travail à la tâche ou selon tout autre système permettant dâobtenir une rémunération plus élevée moyennant lâaccélération du rythme ainsi que les travaux à la chaîne à effectuer à un rythme prescrit; h) les travaux qui les exposent plus particulièrement à des maladies professionnelles du fait de leur grossesse; i) toutes les activités liées au travail, qui les exposent aux risques dâaccident, notamment aux risques de chuter ou de glisser; j) les travaux qui les exposent à la fatigue physique ou mentale; k) les travaux qui les exposent à des agents biologiques tels que la toxoplasme et le virus de la rubéole ainsi quâà ceux des groupes de risque 2, 3 et 4 au sens de lâarticle 2 point d) 2, 3 et 4 du règlement grand-ducal du 4 novembre 1994 concernant la protection des travailleurs contre les risques liés à lâexposition à des agents biologiques au travail; l) les travaux qui les exposent à des agents chimiques tels que le mercure et ses dérivés, le monoxyde de carbone, le plomb et ses dérivés, les médicamets antimitotiques et les agents chimiques dangereux à pénétration cutanée formelle ainsi quâaux substances étiquetées R40, R45, R46 et R47 par la loi du 15 juin 1994 concernant la classification, lâemballage et lâétiquetage des substances dangereuses et aux agents chimiques figurant dans lâannexe I du règlement grand-ducal du 4 novembre 1994 concernant la protection des travailleurs contre les risques liés à lâexposition à des agents cancérigènes; m) les travaux qui les mettent en contact avec les procédés industriels figurant à lâannexe I du règlement grand-ducal du 4 novembre 1994 concernant la protection des travailleurs contre les risques liés à lâexposition à des agents cancérigènes; n) les travaux dans une atmosphère de surpression élevée, par exemple dans des enceintes sous pressions, plongée sous-marine; o) les travaux souterrains miniers. (3) Les mères allaitant leur enfant au-delà des périodes de congé visées au paragraphe (2) de lâarticle 3 de la présente loi ne peuvent être employées aux travaux énumérés aux paragraphes (1) et (2) sub a), c), d), e), g), h), i), j), k), l), m), n) et o). Lâemployeur, sur avis dâun médecin du service de santé au travail compétent, détermine les travaux ou affectations dâemploi des femmes enceintes, accouchées et allaitantes visées ci-dessus, auxquels elles ne peuvent être affectées en vertu du présent article. (4) Lâemployeur a lâobligation de communiquer à toute femme occupée dans son entreprise ainsi quâà la délégation du personnel et au/à la délégué-e chargé de veiller à lâégalité entre salariés féminins et masculins, sâil en existe, la liste des travaux auxquels les femmes enceintes, accouchées et allaitantes ne peuvent être affectées, la détermination des mesures prises pour lâélimination de tout risque pour la sécurité et la santé de ces femmes ainsi que pour lâélimination de toute répercussion possible sur la grossesse ou lâallaitement. â â â â â      » 5° Lâarticle 6 prend la teneur suivante: â «     - 6 Verify source ↗
Art. 6.
AI-assisted research summary: If workplace risks cannot be removed by temporary changes, the employer must reassign certain pregnant, postpartum, or breastfeeding women; if reassignment is not possible, the employer must keep them off work for the necessary period.
Art. 6. (1) Dans le cas où, de lâavis dâun médecin du service de santé au travail compétent, il nâest pas possible moyennant aménagement provisoire du temps et/ou des conditions de travail dâéliminer les risques déterminés par les-dispositions de lâarticle 5, paragraphes (1), (2) et (3) de la présente loi, lâemployeur est tenu de donner aux femmes enceintes, aux femmes accouchées pendant les huit semaines qui suivent les périodes de congé visées au paragraphe (2) de lâarticle 3 de la présente loi ainsi quâaux femmes allaitant leur enfant, une autre affectation avec maintien du salaire antérieur. (2) Si le changement dâaffectation nâest pas techniquement ou objectivement possible ou ne peut être raisonnablement exigé pour des motifs dûment justifiés, lâemployeur, sur avis dâun médecin du service de santé au travail compétent, est obligé de dispenser la femme salariée de travailler pendant toute la période nécessaire pour la protection de sa sécurité ou de sa santé. â â â â â      » 6° Lâarticle 7 prend la teneur suivante: â «     - 7 Verify source ↗
Art. 7.
AI-assisted research summary: Pregnant and breastfeeding workers are protected against overtime and dismissal, and pregnant workers can attend prenatal exams without pay loss while breastfeeding workers can request paid breastfeeding time.
Art. 7. (1) La prestation dâheures supplémentaires par les femmes enceintes et les accouchées allaitant leur enfant est interdite. Est considéré comme travail supplémentaire tout travail effectué au-delà des limites journalières et hebdomadaires de la durée normale du travail déterminées par la loi ou les parties. (2) Les femmes enceintes au sens de lâarticle 2 bénéficient dâune dispense de travail, sans perte de rémunération, pour se rendre aux examens prénataux, tels que prévus par lâarticle 1 de la loi du 20 juin 1977 ayant pour objet 1) dâinstituer le contrôle médical systématique des femmes enceintes et des enfants en bas âge 2) de modifier la législation existante en matière dâallocations de naissance, dans le cas où ces examens doivent avoir lieu pendant le temps de travail. (3) A leur demande, il doit être accordé au cours dâune journée normale de travail aux femmes allaitant leur enfant un temps dâallaitement réparti en deux périodes de quarante-cinq minutes chacune, se plaçant respectivement au début et à la fin de leur horaire journalier normal du travail. Si la journée de travail nâest interrompue que par une pause de moins dâune heure, les deux périodes peuvent être ramenées à un seul temps dâallaitement dâau moins quatre-vingt-dix minutes. La même disposition est applicable en cas dâimpossibilité de la femme dâallaiter son enfant au voisinage du lieu de travail. Le temps dâallaitement est compté comme temps de travail et donne droit au salaire normal. â â â â â      » 7° Lâarticle 10, paragraphe (1) est remplacé par le texte suivant: â «     Il est interdit à lâemployeur de notifier la rupture de la relation de travail dâune salariée lorsquâelle est en état de grossesse médicalement constaté et pendant une période de douze semaines suivant lâaccouchement. En cas de notification de la rupture avant la constatation médicale de la grossesse, la salariée peut, dans un délai de huit jours à compter de la signification du congé, justifier de son état par la production dâun certificat par lettre recommandée. Tout licenciement notifié en violation de lâinterdiction de licenciement telle que visée dans les deux alinéas précédents, et le cas échéant, la convocation à lâentretien préalable, sont nuls et sans effet. Dans les quinze jours qui suivent le licenciement, la salariée peut demander, par simple requête, au président de la juridiction du travail, qui statue dâurgence et comme en matière sommaire, les parties entendues ou dûment convoquées, de constater la nullité du licenciement et dâordonner son maintien. Lâordonnance du président de la juridiction du travail est exécutoire par provision; elle est susceptible dâappel qui est porté, par simple requête, dans les quarante jours à partir de la notification par la voie du greffe, devant le magistrat présidant la Chambre de la Cour dâappel à laquelle sont attribués les appels en matière de droit du travail. Il est statué dâurgence, les parties entendues ou dûment convoquées. â â â â â      » 8° Lâarticle 10, paragraphe (2), est complété par un alinéa 2 ayant la teneur suivante: â «     Lorsquâune salariée est liée par un contrat à durée indéterminée comportant une clause dâessai, cette dernière est suspendue à partir du jour de la remise à lâemployeur du certificat médical attestant la grossesse jusquâau début du congé de maternité. La fraction de la période dâessai restant à courir reprend son cours à la fin de la période dâinterdiction de licenciement. â â â â â      » 9° Lâarticle 14 prend la teneur suivante: â «     - 14 Verify source ↗
Art. 14.
AI-assisted research summary: Violations of articles 3, 4, 5, 6, 7, and 10 are punishable by prison and/or a fine; the text also adds that maternity allowance is granted in another case.
Art. 14. Les infractions aux dispositions des articles 3, 4, 5, 6, 7 et 10 de la présente loi seront punies dâune peine dâemprisonnement de huit jours à six mois et dâune amende de dix mille et un à un million de francs ou dâune de ces peines seulement. â â â â â      » â Article II. Lâarticle 25 du code des assurances sociales est complété par un alinéa 2 ayant la teneur suivante: â «     Lâindemnité pécuniaire de maternité est également accordée en cas de dispense de travail prévue au deuxième alinéa de lâarticle 6 dela loi du 3 juillet 1975 concernant la protection de la maternité de la femme au travail. â â â â â      » Lâalinéa 2 actuel devient lâalinéa 3 nouveau. Mandons et ordonnons que la présente loi soit insérée au Mémorial pour être exécutée et observée par tous ceux que la chose concerne. La Ministre de la Promotion Féminine, Marie-Josée Jacobs Le Ministre des Finances, Ministre du Travail et de lâEmploi, Jean-Claude Juncker La Ministre de la Sécurité Sociale, Mady Delvaux-Stehres Le Ministre de la Santé, Georges Wohlfart Le Ministre de la Justice, Luc Frieden Palais de Luxembourg, le 7 juillet 1998. Pour le Grand-Duc: Son Lieutenant-Représentant Henri Grand-Duc héritier Doc. parl. 4278; sess. ord. 1996-1997 et 1997-1998; Dir. 92/85 .
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