Loi du 5 mars 1999 portant approbation de la Convention entre le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg et le Gouvernement des Etats-Unis d’Amérique tendant à éviter les doubles impositions et à prévenir la fraude fiscale en matière d’impôts sur le revenu et sur la fortune, signée à Luxembourg, le 3 avril 1996, telle qu’elle a été modifiée par l’échange de lettres entre les deux Gouvernements du 28 août 1996.
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Provisions of Loi du 5 mars 1999 portant approbation de la Convention entre le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg et le Gouvernement des Etats-Unis d’Amérique tendant à éviter les doubles impositions et à prévenir la fraude fiscale en matière d’impôts sur le revenu et sur la fortune, signée à Luxembourg, le 3 avril 1996, telle qu’elle a été modifiée par l’échange de lettres entre les deux Gouvernements du 28 août 1996.
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Loi du 5 mars 1999 portant approbation de la Convention entre le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg et le Gouvernement des Etats-Unis d’Amérique tendant à éviter les doubles impositions et à prévenir la fraude fiscale en matière d’impôts sur le revenu et sur la fortune, signée à Luxembourg, le 3 avril 1996, telle qu’elle a été modifiée par l’échange de lettres entre les deux Gouvernements du 28 août 1996.
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Est approuvée la Convention entre le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg et le Gouvernement des Etats-Unis dâAmérique tendant à éviter les doubles impositions et à prévenir la fraude fiscale en matière dâimpôts sur le revenu et sur la fortune, signée à Luxembourtg, le 3 avril 1996, telle quâelle a été modifiée par lâéchange de lettres entre les deux Gouvernements du 28 août 1996. Mandons et ordonnons que la présente loi soit insérée au Mémorial pour être exécutée et observée par tous ceux que la chose concerne. Le Ministre des Affaires Etrangères du Commerce Extérieur et de la Coopération, Jacques F. Poos Le Ministre des Finances, Jean-Claude Juncker Palais de Luxembourg, le 5 mars 1999. Pour le Grand-Duc: Son Lieutenant-Représentant Henri Grand-Duc héritier Doc. Parl. no 4335; sess. ord. 1996-I1997, 1997-1998 et 1998-1999. â CONVENTION entre le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg et le Gouvernement des Etats-Unis dâAmérique tendant à éviter les doubles impositions et à prévenir la fraude fiscale en matière dâimpôts sur le revenu et sur la fortune Le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg et le Gouvernement des Etats-Unis dâAmérique, désireux de conclure une Convention tendant à éviter les doubles impositions et à prévenir la fraude fiscale en matière dâimpôts sur le revenu et sur la fortune, sont convenus de ce qui suit: Article 1 Champ dâapplication général 1. La présente Convention ne sâapplique quâaux personnes qui sont des résidents dâun Etat contractant ou des deux Etats contractants, à moins quâelle nâen dispose autrement. 2. La Convention ne limite en aucune manière les avantages qui sont ou pourront être accordés: a) par la législation de lâun ou lâautre des Etats contractants; ou b) par un autre accord entre les Etats contractants. 3. Nonobstant les dispositions de la Convention autres que celles du paragraphe 4 du présent article, les Etats-Unis peuvent imposer leurs résidents (au sens de lâarticle 4 (Résident)) et leurs citoyens en raison de la citoyenneté comme si la Convention nâexistait pas. A cette fin, le terme ,,citoyenâ comprend tout ancien citoyen dont la renonciation à la citoyenneté des Etats-Unis a eu comme un de ses objectifs principaux lâévasion fiscale, mais seulement pendant une période de dix ans suivant une telle renonciation. 4. Les dispositions du paragraphe 3 nâaffectent pas: a) les avantages accordés par les Etats-Unis en application des dispositions du paragraphe 2 de lâarticle 9 (Entreprises associées), du sous-paragraphe 1 b) de lâarticle 19 (Pensions, sécurité sociale, et annuités) et des articles 25 (Elimination des doubles impositions), 26 (Non-discrimination) et 27 (Procédure amiable); ni b)  les avantages accordés par les Etats-Unis en application des dispositions des articles 20 (Fonctions publiques), 21 (Etudiants, stagiaires, enseignants et chercheurs) et 29 (Agents diplomatiques et fonctionnaires consulaires), à des personnes physiques qui ne sont pas des citoyens des Etats-Unis et qui ne sont pas admis à séjourner en permanence aux Etats-Unis. 5. a) Nonobstant tout autre accord auquel les Etats contractants sont parties, un différend portant sur la question de savoir si une mesure relève de la présente Convention, est uniquement du ressort des autorités compétentes des Etats contractants telle quâelle est définie au sous-paragraphe le) de lâarticle 3 (Définitions générales) de la présente Convention, et seules les procédures prévues par la présente Convention sâappliquent à ce différend. b) A moins que les autorités compétentes ne déterminent quâune mesure dâimposition ne relève pas de la présente Convention, les obligations de cette dernière en matière de non-discrimination sâappliquent en ce qui concerne cette mesure, à lâexception des obligations en matière de traitement national ou de la nation la plus favorisée qui sâappliquent au commerce des biens dans le cadre de lâAccord générai sur les tarifs douaniers et le commerce. -Aucune obligation en matière de traitement national ou de la nation la plus favorisée prévue par tout autre accord nâest applicable en ce qui concerne cette mesure. c) Pour lâapplication des dispositions du présent paragraphe, le terme mesureâ désigne les lois, les dispositions réglementaires, les décisions, les actes administratifs et toute autre forme de mesure. Article 2 Impôts visés 1. Les impôts actuels auxquels sâapplique la présente Convention sont: a) aux Etats-Unis: (i) les impôts fédéraux sur le revenu prévus par lâ,,Internal Revenue Codeâ (à lâexclusion des pré lèvements de sécurité sociale) 9 et (ii) les droits dâaccises fédéraux sur les primes dâassurance payées à des assureurs étrangers. Toutefois, la Convention ne sâapplique pas aux droits dâaccises sur les primes payées à des assureurs étrangers en matière de réassurance. La Convention ne sâapplique aux droits dâaccises sur les primes dâassurance payées à des assureurs étrangers, autres que celles en matière de réassurance, que dans la mesure où les risques couverts par ces primes ne sont pas réassurés auprès dâune personne qui ne peut être exonérée de tels droits en vertu des dispositions dâune convention en matière dâimpôts sur le revenu qui sâapplique à ces impôts; b) au Luxembourg: (i) lâimpôt sur le revenu des personnes physiques, y compris la contribution au fonds pour lâemploi; (ii)  lâimpôt sur le revenu des collectivités, y compris la contribution au fonds pour lâemploi; (iii) lâimpôt spécial sur les tantièmes; (iv) lâimpôt sur la fortune; et (v) lâimpôt commercial communal. 2. La Convention sâapplique aussi aux impôts de nature identique ou analogue qui seraient établis après la date de signature de la Convention et qui sâajouteraient aux impôts actuels ou qui les remplaceraient. Les autorités compétentes des Etats contractants se communiqueront les modifications importantes apportées à leurs législations fiscales respectives, ainsi que les documents officiels publiés concernant lâapplication de la Convention y compris des notes explicatives, règlements, arrangements ou jugements. Article 3 Définitions générales 1. Au sens de la présente Convention, à moins que le contexte nâexige une interprétation différente: a) le terme ,,personneâ comprend les personnes physiques, les patrimoines vacants, les trusts, les sociétés de personnes, les sociétés et tous autres groupements de personnes; b) le terme ,,sociétéâ désigne toute personne morale ou toute entité qui est considérée comme une personne morale aux fins dâimposition; c) les expressions ,,entreprise dâun Etat contractantâ et ,,entreprise de lâautre Etat contractantâ désignent respectivement une entreprise exploitée par un résident dâun Etat contractant et une entreprise exploitée par un résident de lâautre Etat contractant; d) lâexpression ,,trafic internationalâ désigne tout transport effectué par un navire ou un aéronef, sauf lorsque le navire ou lâaéronef nâest exploité quâentre des points situés dans un Etat contractant; e) lâexpression ,,autorité compétenteâ désigne: (i) dans le cas des Etats-Unis: le Secrétaire au Trésor ou son représentant; et (ii) dans le cas du Luxembourg: le Ministre des Finances ou son représentant autorisé; f) le terme ,,Etats-Unisâ désigne les Etats-Unis dâAmérique, mais ne comprend pas Porto Rico, les Iles Vierges, Guam ni aucun autre territoire ou possession des Etats-Unis; g) le terme ,,Luxembourgâ désigne le Grand-Duché de Luxembourg; h) le terme ,,nationalâ, en relation avec un Etat contractant, désigne: (i) toute personne physique qui possède la nationalité ou la citoyenneté de cet Etat contractant; et (ii) toute personne morale, société de personnes ou association constituée conformément à la législation en vigueur dans cet Etat contractant; i) lâexpression ,,bénéficiaire effectifâ désigne, dans le cas dâune société qui est traitée comme une société de personnes, ou qui, aux termes de la législation de lâautre Etat contractant, nâest pas autrement assujettie à lâimpôt comme une personne morale, les personnes qui, aux termes de la législation de lâautre Etat contractant, sont assujetties à lâimpôt en raison des revenus de la société. 2.   Pour lâapplication de la Convention par un Etat contractant, toute expression qui nây est pas définie a le sens que lui attribue le droit de cet Etat concernant les impôts auxquels sâapplique la Convention, à moins que le contexte nâexige une interprétation différente, ou que les autorités compétentes ne sâentendent, conformément aux dispositions de lâarticle 27 (Procédure amiable), sur une signification commune. A rt icle 4 Résident 1. Au sens de la présente Convention, lâexpression ,,résident dâun Etat contractantâ désigne toute personne qui, en vertu de la législation de cet Etat, est assujettie à lâimpôt dans cet Etat, en raison de son domicile, de sa résidence, de sa citoyenneté, de son siège de direction, de son siège social ou de fout autre critère de nature analogue, pourvu cependant que, a) cette expression ne comprenne pas les personnes qui ne sont assujetties à lâimpôt dans cet Etat que pour les revenus de sources situées dans cet Etat ou pour la fortune qui y est située; b) dans le cas de revenus touchés par des sociétés de personnes, des patrimoines vacants ou des trusts, cette expression sâapplique seulement dans la mesure où leurs revenus sont soumis à lâimpôt dans cet Etat en tant que revenus dâun résident, soit au niveau de ces sociétés de personnes, patrimoines vacants ou trusts, soit au niveau de leurs associés, bénéficiaires ou constituants; c) une personne physique qui est un citoyen des Etats-Unis ou un étranger admis à séjourner en permanence aux Etats-Unis (en tant que titulaire de la ,,carte verteâ) et qui, en application du présent paragraphe, nâest pas un résident du Luxembourg, soit traitée comme un résident des Etats-Unis au sens du présent paragraphe, mais seulement lorsque la personne physique y séjourne à titre principal, dispose aux Etats-Unis dâun foyer dâhabitation permanent ou y séjourne de façon habituelle; d) le Gouvernement dâun Etat contractant ou ses subdivisions politiques ou ses collectivités locales ou toutes les personnes morales de droit public de ce gouvernement, de ces subdivisions politiques ou de ces collectivités, soient traités comme un résident, au sens du présent paragraphe, de cet Etat contractant; et e) une personne qui, en vertu de la législation dâun Etat contractant, est un résident de cet Etat etqui est entièrement ou partiellement exemptée dâimpôt dans cet Etat en vertu du fait quâelle organise et opère exclusivement soit: (i) dans un but religieux, charitable, éducatif, scientifique ou dans un autre but public; soit (ii) pour assurer, conformément à un plan de pension, des pensions ou autres avantages à des employés cette personne soit traitée, au sens du présent paragraphe, comme un résident de cet Etat contractant. 2. Lorsque, selon les dispositions du paragraphe 1, une personne physique est un résident des deux Etats contractants, sa situation est réglée de la manière suivante: a) cette personne est considérée comme un résident de lâEtat où elle dispose dâun foyer dâhabitation permanent; si elle dispose dâun foyer dâhabitation permanent dans les deux Etats, elle est considérée comme un résident de lâEtat avec lequel ses liens personnels et économiques sont les plus étroits (centre des intérêts vitaux); b) si lâEtat où cette personne a le centre de ses intérêts vitaux ne peut pas être déterminé, ou si elle ne dispose dâun foyer dâhabitation permanent dans aucun des Etats, elle est considérée comme un résident de lâEtat où elle séjourne de façon habituelle; c) si cette personne séjourne de façon habituelle dans les deux Etats ou si elle ne séjourne de façon habituelle dans aucun dâeux, elle est considérée comme un résident de lâEtat dont elle possède la nationalité; ou d) si cette personne possède la nationalité des deux Etats ou si elle ne possède la nationalité dâaucun dâeux, les autorités compétentes des Etats contractants tranchent la question dâun commun accord. 3. Lorsque, selon les dispositions du paragraphe 1, une personne autre quâune personne physique est un résident des deux Etats contractants, les autorités compétentes sâefforcent de trancher la question dâun commun accord, compte tenu du siège de direction effective de cette personne, de son siège social et de tout autre élément pertinent. A défaut dâun tel accord, cette personne nâest pas considérée comme un résident de lâun ou lâautre Etat contractant pour lâoctroi des avantages de la présente Convention. Article 5 Etablissement stable 1. Au sens de la présente Convention, lâexpression ,,établissement stableâ désigne une installa lion fixe dâaf fai res pa.r lâi ntermédiaire de laquelle une entreprise exerce tout ou partie de son activité. 2. Lâexpression ,,établissement stableâ comprend notamment: a) un siège de directi o n b) une succursale, c) un bureau, d) une usine, e) un atelier et f) une mine, un puits de pétrole ou de gaz, une carrière ou tout autre lieu dâextraction de ressources naturelles. 3. Un chantier de construction ou de montage, une installation de forage ou un navire de forage utilisés pour lâexploration de ressources naturelles ne constitue un établissement stable que si la durée du chantier, ou la durée dâutilisation de lâinstallation ou du navire dépasse douze mois. 4. Nonobstant les dispositions précédentes du présent article, on considère quâil nây a pas ,,établissement stableâ si: a) il est fait usage dâinstallations aux seules fins de stockage, dâexposition ou de livraison de marchandises appartenant à lâentreprise; b) des marchandises appartenant à lâentreprise sont entreposées aux seules fins de stockage, dâexposition ou de livraison; c) des marchand ises appartenant à lâentreprise sont entreposés aux seules fins de transformation par une autre entreprise; d) une installation fixe dâaffaires est utilisée aux seules fins dâacheter des marchandises ou de réunir des informations, pour lâentreprise; e) une installation fixe dâaffaires est utilisée aux seules fins dâexercer, pour lâentreprise, toute autre activité de caractère préparatoire ou auxiliaire; f) une installation fixe dâaffaires est utilisée aux seules fins de lâexercice cumulé dâactivités mentionnées aux alinéas a) à e). 5. Nonobstant les dispositions des paragraphes 1 et 2, lorsquâune personne - autre quâun agent jouissant dâun statut indépendant auquel sâapplique le paragraphe 6 - agit pour le compte dâune entreprise et dispose dans un Etat contractant de pouvoirs quâelle y exerce habituellement lui permettant de conclure des contrats au nom de lâentreprise, celte entreprise est considérée comme ayant un établissement stable dans cet Etat pour toutes les activités que cette personne exerce pour lâentreprise, à moins que les activités de cette personne ne soient limitées à celles qui sont mentionnées au paragraphe 4 et qui, si elles étaient exercées par lâintermédiaire dâune installation fixe dâaffaires, ne permettraient pas de considérer cette installation comme un établissement stable selon les dispositions de ce paragraphe. 6. Une entreprise nâest pas considérée comme ayant un établissement stable dans un Etat contractant du seul fait quâelle y exerce son activité par lâentremise dâun courtier, dâun commissionnaire général ou de tout autre agent jouissant dâun statut indépendant, à condition que ces personnes agissent dans le cadre ordinaire de leur activité. 7. Le fait quâune société qui est un résident dâun Etat contractant contrôle ou est contrôlée par une société qui est un résident de lâautre Etat contractant ou qui y exerce son activité (que ce soit par lâintermédiaire dâun établissement stable ou non) ne suffit pas, en lui-même, à faire de lâune quelconque de ces sociétés un établissement stable de lâautre. Article 6 Revenus immobiliers 1. Les revenus quâun résident dâun Etat contractant tire de biens immobiliers, y compris les revenus des exploitations agricoles ou forestières, situés dans lâautre Etat contractant, sont imposables dans cet autre Etat. 2. Lâexpression ,,biens immobiliersâ a le sens que lui attribue le droit de lâEtat contractant où les biens considérés sont situés. 3. Les dispositions du paragraphe 1 sâappliquent aux revenus provenant de lâexploi tation directe, de la location ou de lâaffermage, ainsi que de toute autre forme dâexploitation de biens immobiliers. 4. Les dispositions des paragraphes 1 et 3 sâappliquent également aux revenus provenant des biens immobiliers dâune entreprise ainsi quâaux revenus des biens immobiliers servant à lâexercice dâune profession indépendante. 5. Un résident dâun Etat contractant qui est soumis à lâimpôt dans lâautre Etat contractant à raison de revenus provenant de biens immobiliers situés dans cet autre Etat contractant peut opter pour la détermination de lâimpôt sur ces revenus sur une base nette, comme si ces revenus étaient imputables à un établissement stable dans cet autre Etat. Article 7 Bénéfices des entreprises 1. Les bénéfices dâune entreprise dâun Etat contractant ne sont imposables que dans cet Etat, à moins que lâentreprise nâexerce son activité dans lâautre Etat contractant par lâintermédiaire dâun établissement stable qui y est situé. Si lâentreprise exerce son activité dâune telle façon, les bénéfices de lâentreprise sont imposables dans lâautre Etat mais uniquement dans la mesure ou ils sont imputables à cet établissement stable. 2. Sous réserve des dispositions du paragraphe 3, lorsquâune entreprise dâun Etat contractant exerce son activité dans lâautre Etat contractant par lâintermédiaire dâun établissement stable qui y est situé, il est imputé, dans chaque Etat contractant, à cet établissement stable les bénéfices quâil aurait pu réaliser sâil avait constitué une entreprise distincte et indépendante exerçant des activités identiques ou analogues dans des conditions identiques ou analogues et traitant en toute indépendance avec lâentreprise dont il constitue un établissement stable. 3. Pour déterminer les bénéfices dâun établissement stable, sont admises en déduction les dépenses exposées aux fins poursuivies par cet établissement stable, y compris une fraction raisonnable des dépenses de direction et des frais généraux dâadministration, des frais de recherche et de développement, des intérêts et des autres dépenses exposés aux fins poursuivies par lâentreprise dans sa totalité ( ou la partie de celle-ci qui comprend lâétablissement stable), soit dans lâEtat où est situé cet établisscmcnt stable, soit ailleurs. 4. Aucun bénéfice nâest imputé à un établissement stable du fait quâil a simplement acheté des marchandises pour lâentreprise. 5. ALIX fins de la présente Convention, les bénéfices à imputer à lâétablissement stable ne comprennent que les bénéfices résultant de lâactif ou des activités de lâétablissement stable et sont déterminés chaque année selon la même méthode comptable, à moins quâil nâexiste des motifs valables et suffisants de procéder autrement. 6. Lorsque les bénéfices comprennent des éléments de revenu traités séparément dans dâautres articles de la présente Convention, les dispositions de ces articles ne sont pas affectées par les dispositions du présent article. 7. En appliquant les paragraphes 1 et 2 de lâarticle 7 (Bénéfices des entreprises), paragraphe 4 de lâarticle 10 (Dividendes), paragraphe 3 de lâarticle 12 (Intérêts), paragraphe 3 de lâarticle 13 (Redevances), paragraphe 3 de lâarticle 14 (Gains), article 15 (Professions indépendantes) et paragraphe 2 de lâarticle 22 (Autres revenus), les revenus ou les gains imputables à un établissement stable ou une base fixe pendant leur existence sont imposables dans lâEtat contractant où est situé cet établissement stable ou cette base fixe, même si les paiements sont différés jusquâà ce que cet établissement stable ou cette base fixe ait cessé dâexister. Article 8 Navigation maritime et aérienne 1. Les bénéfices quâune entreprise dâun Etat contractant tire de lâexploitation, en trafic international, de navi res ou dâaéronefs ne sont imposables que dans cet Etat. 2. Pour lâapplication des dispositions du présent article, les bénéfices provenant de lâexploitation, en trafic international, de navires ou dâaéronefs comprennent les bénéfices provenant de la location de navires ou dâaéronefs tout armés et équipés (sur la base du temps ou du voyage). Sont compris également les bénéfices provenant de la location coque nue de navires ou dâaéronefs exploités en trafic international par le locataire ou si ces revenus de la location sont accessoires aux bénéfices tirés de lâexploitation, en trafic international, de navires ou dâaéronefs. Les bénéfices quâune entreprise dâun Etat contractant tire de transports intérieurs de biens ou de passagers à lâintérieur de lâun ou de lâautre des Etats contractants sont traités comme bénéfices provenant de lâexploitation, en trafic international, de navires ou dâaéronefs, si ce transport est exécuté par lâentreprise en tant que partie du trafic international. 3. Les bénéfices quâune entreprise dâun Etat contractant tire de lâutilisation, de lâentretien ou de la location de conteneurs exploités en trafic international (y compris les remorques, péniches et équipements connexes pour le transport de conteneurs) ne sont imposables que dans cet Etat. 4. Les dispositions des paragraphes 1 et 3 sâappliquent aussi aux bénéfices provenant de la participation à un pool, une exploitation en commun ou un organisme international dâexploitation. Article 9 Entreprises associées 1. Lorsque a) une entreprise dâun Etat contractant participe directement ou indirectement à la direction, au contrôle ou au capital dâune entreprise de lâautre Etat contractant, ou que b) les mêmes personnes participent directement ou indirectement à la direction, au contrôle ou au capital dâune entreprise dâun Etat contractant et dâune entreprise de lâautre Etat contractant, et que, dans lâun et lâautre cas, les deux entreprises sont, dans leurs relations commerciales ou financières, liées par des conditions convenues ou imposées, qui diffèrent de celles qui seraient convenues entre des entreprises indépendantes, les bénéfices qui, sans ces conditions, auraient été réalisés par lâune des entreprises mais nâont pu lâêtre en fait à cause de ces conditions, peuvent être inclus dans les bénéfices de cette entreprise et imposés en conséquence. 2. Lorsquâun Etat contractant inclut dans les bénéfices dâune entreprise de cet Etat et impose en conséquence des bénéfices sur lesquels une entreprise de lâautre Etat contractant a été imposée dans cet autre Etat, et que cet autre Etat reconnaît que les bénéfices ainsi inclus sont des bénéfices qui auraient été réalisés par lâentreprise du premier Etat si les conditions convenues entre les deux entreprises avaient été celles qui auraient été convenues entre des entreprises indépendantes, cet autre Etat procède à un ajustement approprié du montant de lâimpôt qui y a été perçu sur ces bénéfices. Pour déterminer cet ajustement, il est tenu compte des autres dispositions de la présente Convention et, si câest nécessaire, les autorités compétentes des Etats contractants se consul tent. Article 10 Dividendes 1. Les dividendes payés par une société qui est un résident dâun Etat contractant à un résident de lâautre Etat contractant sont imposables dans cet autre Etat. 2. a) Toutefois, ces dividendes sont aussi imposables dans lâEtat contractant dont la société qui paie les dividendes est un résident, et selon la législation de cet Etat, mais si le bénéficiaire effectif est un résident de lâautre Etat contractant, sauf disposition contraire au paragraphe 6, lâimpôt ainsi établi ne peut excéder: (i) 5 pour cent du montant brut des dividendes si le bénéficiaire effectif est une société qui détient directement au moins 10 pour cent des droits de vote de la société qui paie les dividendes; ou (ii) 15 pour cent du montant brut des dividendes, dans tous les autres cas. b) Nonobstant les dispositions de la lettre (i) du sous-paragraphe a), les dividendes payés par une société qui est un résident du Luxembourg ne sont pas imposables au Luxembourg si le bénéficiaire effectif des dividendes est une société qui est un résident des Etats-Unis et qui a détenu durant une période ininterrompue de deux ans précédant la date du paiement des dividendes, directement au moins 25 pour cent des droits de vote de la société qui paie les dividendes. La présente disposition ne sâapplique quâaux dividendes provenant de la fraction de participation qui a été la propriété ininterrompue du bénéficiaire effectif pendant ladite période de deux ans. Dâautre part, les dispositions du présent sous-paragraphe ne sâappliquent que si le dividende distribué provient dâune activité industrielle ou commerciale effective au Luxembourg (autre quâune activité consistant à effectuer ou gérer des investissements, à moins quâil ne sâagisse dâune activité exercée par une société bancaire ou dâassurance). c) Le présent paragraphe 2 nâaffec te pas lâimposition de la société au titre des bénéfices qui servent au paiement des dividendes. 3. a) Le terme ,,dividendesâ désigne les revenus provenant dâactions, actions ou bons de jouissance, parts de mine, parts de fondateur ou autres parts bénéficiaires à lâexception des créances, ainsi que les revenus soumis au régime des distributions par la législation fiscale de lâEtat dont la société distributrice est un resident; et les revenus provenant dâarrangements, y compris les créances, qui donnent droit de participer, ou font référence, aux bénéfices de lâémetteur ou de lâune de ses entreprises associées dans la mesure où ces revenus sont considérés comme des dividendes par la législation de lâEtat contractant dâoù ils proviennent. b) Les dispositions du présent article sâappliquent lorsquâun bénéficiaire effectif de dividendes détient des certificats de dépôt attestant la détention des actions ou parts au titre desquelles les dividendes sont payés, au lieu des actions ou parts elles-mêmes. 4. Les dispositions des paragraphes 1 et 2 ne sâappliquent pas lorsque le bénéficiaire effectif des dividendes, résident dâun Etat contractant, exerce dans lâautre Etat contractant dont la société qui paie les dividendes est un résident, soit une activité industrielle ou commerciale par lâintermédiaire dâun établissement stable qui y est situé, soit une profession indépendante au moyen dâune base fixe qui y est située, et que les dividendes sont imputables 5 cet établissement stable ou à cette base fixe. Dans ce cas, les dispositions de lâarticle 7 (Bénéfices des entreprises) ou de lâarticle 15 (Professions indépendantes), suivant les cas, sont applicables. 5. Lorsquâune société qui est un résident dâun des Etats tire des bénéfices ou des revenus de lâautre Etat, cet autre Etat ne peut percevoir aucun impôt sur les dividendes payés par la société, sauf dans la mesure où ces dividendes sont payés à un résident de cet autre Etat ou dans la mesure où la participation génératrice des dividendes se rattache effectivement aux éléments dâactif dâun établissement stable ou dâune base fixe situés dans cet autre Etat, ni, sauf disposition contraire B lâarticle 11 (Impôt des succursales) prélever aucun impôt, au titre de lâimposition des bénéfices non distribués, même si les dividendes payés ou les bénéfices non distribués consistent en tout ou en partie en bénéfices ou revenus provenant de cet autre Etat. 6. Le sous-paragraphe a) (i) du paragraphe 2 ne sâapplique pas dans le cas des dividendes payés par une personne des Etats-Unis qui est une société dénommée ,,Regulated Investment Companyâ ou ,,Real Estate Investment Trust (REIT)â. Dans le cas dâune personne des Etats-Unis qui est une société ,,REITâ, le sous-paragraphe a) (ii) du paragraphe 2 ne sâapplique pas non plus, à moins que le bénéficiaire effectif du dividende ne soit une personne physique ayant une participation de moins de 10 pour cent dans la société ,,REIT  . Article 11 Impôt des succursales Nonobstant toute autre disposition de la présente Convention, une société qui est un résident du Luxembourg est soumise aux Etats-Unis à un impôt qui sâajoute à lâimpôt sur les bénéfices. Toutefois, cet impôt additionnel ne peut excéder 5 pour cent du ,,montant équivalant à des dividendesâ (dividend équivalent amount) des bénéfices de la société se rattachant soit à un établissement stable aux Etats-Unis, soit sont imposables sur une base nette aux Etats-Unis conformément aux dispositions de lâarticle 6 (Revenus immobiliers) ou du paragraphe 1 de lâarticle 14 (Gains). Article 12 Intérêts 1. Les intérêts provenant dâun Etat contractant et payés à un résident de lâautre Etat contractant ne sont imposables que dans cet autre Etat, si ce résident en est le bénéficiaire effectif. 2. Le terme ,,intérêtsâ employé dans la présente Convention désigne les revenus des créances de toute nature, assorties ou non de garanties hypothécaires ou dâune clause de participation aux bénéfices du débiteur, à moins quâils ne soient mentionnés au paragraphe 3 de lâarticle 10 (Dividendes) et notamment les revenus des fonds publics et des obligations dâemprunts, y compris les primes et lots attachés à ces titres et les autres revenus soumis au régime des revenus de sommes prêtées par la législation fiscale de lâEtat contractant dâoù proviennent les revenus. Les pénalisations pour paiement tardif ne sont pas considérées comme des intérêts au sens de la présente Convention. 3. Les dispositions du paragraphe I ne sâappliquent pas lorsque le bénéficiaire effectif des intérêts, résident dâun Etat contractant, exerce dans lâautre Etat contractant dâoù proviennent les intérêts, soit une activité industrielle ou commerciale par lâintermédiaire dâun établissement stable qui y est situé, soit une profession indépendante au moyen dâune base fixe qui y est située, et que les intérêts sont imputables à cet établissement stable où à cette base fixe. Dans ce cas, les dispositions de lâarticle 7 (Bénéfices des entreprises) ou de lâarticle 15 (Professions indépendantes), suivant les cas, sont applicables. 4. Les intérêts sont considérés comme provenant dâun Etat contractant lorsque: a) le débiteur est un résident de cet Etat, ou b) le débiteur, quâil soit ou non un résident dâun Etat contractant, a dans cet Etat contractant un établissement stable, ou une base fixe, pour lequel la dette donnant lieu au paiement des intérêts a été contractée et qui supporte la charge de ces intérêts. 5. Lorsque, en raison de relations spéciales existant entre le débiteur et le bénéficiaire effectif ou que lâun et lâautre entretiennent avec de tierces personnes, le montant des intérêts, compte tenu de la créance pour laquelle ils sont payés, excède celui dont seraient convenus le débiteur et le bénéficiaire effectif en lâabsence de pareilles relations, les dispositions du présent article ne sâappliquent quâà ce dernier montant. Dans ce cas, la partie excédentaire des paiements reste imposable selon la législation de chaque Etat contractant et compte tenu des autres dispositions de la présente Convention. 6. Nonobstant les dispositions du paragraphe I : a) les intérêts provenant dâun Etat contractant qui sont déterminés par référence aux bénéfices de lâémetteur ou de lâune de ses entreprises associées et sont payés à un résident de lâautre Etat contractant, sont imposables dans cet autre Etat; b) toutefois, ces intérêts sont aussi imposables dans lâEtat contractant dâou ils proviennent et selon la législation de cet Etat, mais si leur bénéficiaire effectif est un résident de lâautre Etat contractant, le montant brut des intérêts est imposable à un taux qui ne peut excéder le taux prévu au sous-paragraphe 2 a) (ii) de lâarticle 10 (Dividendes). c) Les intérêts qui constituent un revenu dénommé ,,excess inclusionâ, concernant des intérêts résidbels dans une entité dénommée ,,real estate mortgage investment conduitâ, sont imposables dans chaque Etat conformément à son droit interne. Article 13 Redevances 1. Les redevances provenant dâun Etat contractant et payées à un résident de lâautre Etat contractant ne sont imposables que dans cet autre Etat, si ce résident en estle bénéficiaire effectif. 2. Le terme ,,redevancesâ employé dans la présente Convention désigne: a) les rémunérations de toute nature payées pour lâusage ou la concession de lâusage dâun droit dâauteur sur une oeuvre littéraire, artistique ou scientifique, (y compris les films cinématographiques, les bandes sonores et les vidéocassettes, les disques et tous autres moyens de reproduction), dâun brevet, dâune marque de fabrique ou de commerce, dâun dessin ou dâun modèle, dâun plan, dâune formule ou dâun procédé secrets ou dâun autre droit ou bien similaire ou pour des informations ayant trait à une expérience acquise dans le domaine industriel, commercial ou scientifique; le gain provenant de lâaliénation de biens mentionnés au sous-paragraphe a), pourvu que ce gain dépende de la productivité, de lâutilisation ou de lâaffectation de ces biens 3. Les dispositions du paragraphe l ne sâappliquent pas lorsque le bénéficiaire effectif des redevances, résident dâun Etat contractant, exerce dans lâautre Etat contractant dâoù proviennent les redevances, soit une activité industrielle ou commerciale par lâintermédiaire dâun établissement stable qui y est situé, soit une. profession indépendante au moyen dâune base fixe qui y est située, et que les redevances sont imputables à cet établissement stable ou cette base fixe. Dans ce cas, les dispositions de lâarticle 7 (Bénéfices des entreprises) ou de lâarticIe 15 (Professions indépendantes), suivant les cas, sont applicables. 4. Les redevances sont considérées comme provenant dâun Etat contractant lorsquâelles sont payées pour lâusage ou la concession de lâusage des biens, informations ou dâune expérience dans cet Etat. 5. Lorsque, en raison de relations spéciales existant entre le débiteur et le bénéficiaire effectif OU que lâun et lâautre entretiennent avec de tierces personnes; le montant des redevances, compte tenu de la prestation pour laquelle elles sont payées, excède celui dont seraient convenus le débiteur et le bénéficiaire effectif en lâabsence de pareilles relations, les dispositions du présent article ne sâappliquent quâà ce dernier montant. Dans ce cas, la partie excédentaire des paiements reste imposable selon la législation de chaque Etat contractant et compte tenu des autres dispositions de la présente Convention. Article 14 Gains 1. Les gains quâun résident dâun Etat contractant tire de lâal iénation de biens immobiliers situés dans lâautre Etat contractant, sont imposables dans cet autre Etat. 2. Pour lâapplication du présent article, lâexpression ,,biens immobiliers situés dans lâautre Etat. contractantâ comprend: a) les biens immobiliers visés à lâarticle 6 (Revenus immobiliers); b) les droits dénommés United States real property interestâ, définis à lâInternal Revenue Codeâ à la date de la signature de la présente Convention, tel quâil peut être amende de temps en temps sans que les principes généraux du présent paragraphe soient modifiés et c) les actions, parts ou droits comparables dans une société qui est un résident du Luxembourg et dont lâactif est constitué en majeure partie dc biens immobiliers situés au Luxembourg. 3. Les gains provenant de lâaliénation de biens mobiliers qui font partie de lâactif dâun établissement stable quâune entreprise dâun Etat contractant a dans lâautre Etat contractant, ou de biens mobiliers qui appartiennent à une base fixe dont un résident dâun Etat contractant dispose dans lâautre Etat contractant pour lâexercice dâune profession indépendante, y compris de tels gains provenant de lâaliénation de cet établissement stable (seul ou avec lâensemble de lâentreprise) ou de cette base fixe, sont imposables dans cet autre Etat. 4. Les gains quâune entreprise dâun Etat contractant tire de lâaliénation de navires, aéronefs ou conteneurs exploités ou utilisés en trafic international, ou de biens mobiliers affectés à lâexploitation ou lâutilisation de ces navires, aéronefs ou conteneurs, ne sont imposables que dans cet Etat. 5. Les gains provenant de lâaliénation de tous biens autres que ceux visés aux paragraphes 1 à 4 ne sont imposables que dans lâEtat contractant dont le cédant est un résident. Article 15 Professions indépendantes 1. Les revenus quâune personne physique qui est un résident dâun Etat contractant tire dâune profession libérale pour des services personnels ne sont imposables que dans cet Etat; à moins que ce résident ne dispose de façon habituelle dans lâautre Etat contractant dâune base fixe pour lâexercice de ses activités. Sâil dispose dâune telle base fixe, les revenus sont imposables dans lâautre Etat mais uniquement dans la mesure où ils sont imputables à cette base fixe. 2. Lâexpression ,,profession libéraleâ comprend notamment les activités indépendantes dâordre scientifique, littéraire, artistique, éducatif ou pédagogique, ainsi que les activités indépendantes des médecins, avocats, ingénieurs, architectes, dentistes et comptables. 3. Pour la détermination des revenus visés au paragraphe 1 qui sont imposables dans lâautre Etat contractant, les principes du paragraphe 3 de lâarticle 7 (Bénéfices des entreprises) sâappliquent. Article 16 Professions dépendantes 1. Sous réserve des dispositions des articles 17 (Tantièmes), 19 (Pensions, sécurité sociale et annuités) et 20 (Fonctions publiques), les salaires, traitements et autres rémunérations similaires quâun résident dâun Etat contractant reçoit au titre dâun emploi salarié ne sont imposables que dans cet Etat, à moins que lâemploi ne soit exercé dans lâautre Etat contractant. Si lâemploi y est exercé, les rémunérations reçues à ce titre sont imposables dans cet autre Etat. 2. Nonobstant les dispositions du paragraphe 1, les rémunérations quâun résident dâun Etat contractant reçoit au titre dâun emploisalarié exercé dans lâautre Etat contractant ne sont- imposables que dans le premier Etat si: a) le bénéficiaire séjourne dans lâautre Etat pendant une période ou des périodes nâexcédant pas au total 183 jours durant toute période de douze mois commençant ou se terminant durant lâannée fiscale considérée, b) les rémunérations sont payées par un employeur ou pour le compte dâun employeur qui nâest pas un résident de lâautre Etat, et c) la charge des rémunérations nâest pas supportée par un établissement stable ou une base fixe que lâemployeur a dans lâautre Etat. 3. Nonobstant les dispositions précédentes du présent article, les rémunérations reçues continuellement ou de manière prédominante, au titre dâun emploi salarié exercé à bord dâun navire ou dâun aéronefâ exploité en trafic international par une entreprise dâun Etat contractant, sont imposables dans cet Etat. Si cet Etat nâimpose pas le revenu tiré dâun tel emploi salarié, ce revenu est imposable dans lâEtat dont lâemployé est un résident. Article 17 Tantièmes Les tantièmes, jetons de présence et autres rétributions similaires quâun résident dâun Etat contractant reçoit en sa qualité de membre du conseil dâadministration ou de surveillance dâune société qui est un résident de lâautre Etat contractant pour des services exercés dans lâautre Etat contractant sont imposables dans cet autre Etat contractant. Article 18 Artistes et sportifs 1. Nonobstant les dispositions des articles 15 (Professions indépendantes) et 16 (Professions dépendantes), les revenus quâun résident dâun Etat contractant tire de ses activités personnelles exercées dans lâautre Etat contractant en tant quâartiste du spectacle, tel quâun artiste de théâtre, de cinéma, de la radio ou de la télévision, ou quâun musicien, ou en tant que sportif, sont imposables dans cet autre Etat, sauf si le montant des recettes brutes tirées de ces activités par cet artiste ou ce sportif, y compris les dépenses qui lui sont remboursées ou qui sont supportées pour son compte de ces activités, ne dépasse pas, pour lâannée dâimposition considérée, dix mille dollars des Etats-Unis ou lâéquivalent en francs luxembourgeois. 2. Lorsque les revenus dâactivités quâun artiste du spectacle ou un sportif exerce en cette qualité sont attribués non pas à lâartiste ou au sportif lui-même mais à une autre personne, ces revenus de cette autre personne sont imposables, nonobstant les dispositions des articles 7 (Bénéfices des entreprises) et IS (Professions indépendantes), dans IâEtat contractant où les activités de lâartiste ou du sportif sont exercées, à moins quâil ne soit établi que ni lâartiste ou le sportif ni les personnes qui lui sont associées ou apparentées (quâelles soient ou non des résidents de cet Etat) ne participent, directement ou indirectement, aux recettes ou aux bénéfices de cette autre personne, de quelque façon que ce soit, y compris lâencaissement des rémunérations différées, primes, honoraires, dividendes, distributions faites par les sociétés de personnes ou autres distributions. Article 19 Pensions, sécurité sociale et annuités 1. Sous réserve des dispositions de lâarticle 20 (Fonctions publiques): a) les pensions et autres rémunérations similaires, payées à un résident dâun Etat contrac tant qui en est le bénéficiaire effectif au titre dâun emploi antérieur, ne sont imposables que dans cet Etat; et b) nonobtant les dispositions du sous-paragraphe a), les paiements effectués par un Etat contractant ou lâun de ses établissements publics en application de la législation sur la sécurité sociale ou dâune législation similaire dâun Etat contractant à un résident de lâautre Etat contractant ou à un citoyen des Etats-Unis, ne sont imposables que dans le premier Etat. 2. Les annuités payées à un résident dâun Etat contractant qui en est le bénéficiaire effectif ne sont imposables que dans cet Etat. Le terme ,,annuitésâ employé au présent paragraphe désigne une somme déterminée payable périodiquement à des époques déterminées pendant un nombre dâannées spécifié, en exécution dâune obligation dâeffectuer les paiements en échange dâune contre-prestation appropriée et intégrale (autres que des services rendus). Article 20 Fonctions publiques 1. Nonobstant les dispositions de lâarticle 15 (Professions indépendantes), 16 (Professions dépendantes) et 18 (Artistes et sportifs): a) les rémunérations, autres que les pensions, payées par un Etat contractant ou lâune de ses subdivisions politiques ou collectivités locales à une personne physique, au titre de services rendus à cet Etat ou à cette subdivision ou collectivité, ne sont, sous réserve des dispositions du sous-paragraphe b), imposables que dans cet Etat; b) toutefois, ces rémunérations ne sont imposables que dans lâautre Etat contractant si les services sont rend us dans cet Etat et si la personne physique est un résident de cet Etat qui: (i) possède la nationalité de cet Etat, ou (ii) nâest pas devenu un résident de cet Etat a seule fin de rendre les services. 2. Nonobstant les dispositions de lâarticle 19 (Pensions, sécurité sociale et annuités): a) les pensions payées par un Etat contractant ou lâune de ses subdivisions politiques ou collectivités locales, à une personne physique, au titre de services rendus à cet Etat ou à cette subdivision ou collectivité, ne sont, sous réserve des dispositions du sous-paragraphe b), imposables que dans cet Etat; b) toutefois, ces pensions ne sont imposables que dans lâautre Etat contractant si la personne physique est un résident de cet Etat et en possède la nationalité. 3. Les dispositions des articles 16 (Professions dépendantes), 17 (Tantièmes) et 19 (Pensions, sécurité sociale et annuités) sâappliquent aux rémunérations et pensions payées au titre de services rendus dans le cadre dâune activité industrielle ou commerciale exercée par un Etat contractant ou lâune de ses subdivisions politiques ou collectivités locales. Article 21 Etudiants, stagiaires, enseignants et chercheurs 1. Les sommes quâun étudiant, apprenti ou stagiaire qui est, ou qui était immédiatement avant de se rendre dans un Etat contractant, un résident de lâautre Etat contractant et qui séjourne dans le premier Etat à seule fin de poursuivre auprès dâune institution dâenseignement reconnue ses études ou sa formation à plein temps, ne sont pas imposables dans cet Etat, à condition quâelles couvrent ses frais dâentretien, dâétudes ou de formation. Lâexemption dâimpôt visée par le présent article ne sâapplique à un apprenti ou stagiaire que pour une période nâexcédant pas deux ans à compter de la date de sa première entrée dans le premier Etat contractant à seule fin dây poursuivre sa formation. Si le séjour excède deux ans, le premier Etat, conformément à son droit interne, peut imposer la personne physique pour le séjour entier, à moins que, dans un cas particulier, les autorités compétentes des Etats nâen décident autrement. 2. Un résident de lâun des Etats contractants qui, à lâinvitation dâune université, dâun collège, dâune école ou dâune autre institution dâenseignement reconnue situés dans lâautre Etat contractant, séjourne temporairement dans cet autre Etat, à seule fin dâenseigner ou de se livrer à des recherches, ou les deux, dans cette institution dâenseignement, pendant une période nâexcédant pas deux ans à compter de la date de sa première entrée dans lâautre Etat, est exempté dâimpôt par lâautre Etat sur sa rémunération touchée pour cet enseignement ou ces recherches. Si le séjour excède deux ans, lâautre Etat, conformément à son droit interne, peut imposer la personne physique pour le séjour entier, à moins que, dans un cas particulier, les autorités compétentes des Etats nâen décident autrement. 3. Aucune exemption ne sera accordée aux termes du paragraphe 2 en ce qui concerne les rémunérations touchées pour des recherches poursuivies au profit dâune personne autre que lâinstitution dâenseignement qui a fait lâinvitation visée au paragraphe 2. Article 22 Autres reven us 1. Les éléments du revenu dâun résident dâun Etat contractant qui en est le bénéficiaire effectif, dâoù quâils proviennent, qui ne sont pas traités dans les articles précédents de la présente Convention ne sont imposables que dans cet Etat. 2. Les dispositions du paragraphe 1 ne sâappliquent pas aux revenus autres que les revenus provenant de biens immobiliers tels quâils sont définis au paragraphe 2 de lâarticle 6, (Revenus immobiliers) lorsque le bénéficiaire effectif des revenus, résident dâun Etat contractant, exerce dans lâautre Etat contractant, soit une activité industrielle ou commerciale par lâintermédiaire dâun établissement stable qui y est situé, soit une profession indépendante au moyen dâune base fixe qui y est située, et que le revenu est imputable à cet établissement stable ou cette base fixe. Dans ce cas, les dispositions de lâarticle 7 (Bénéfices des entreprises) ou de lâarticle 15 (Professions indépendantes), suivant les cas, sont applicables. Article 23 Fortune 1. La fortune constituée par des biens immobiliers visés à lâarticle 6 (Revenus immobiliers), que possède un résident dâun Etat contractant et qui sont situés dans lâautre Etat contractant, est imposable dans cet autre Etat. 2. La fortune constituée par des biens mobiliers qui font partie de lâactif dâun établissement stable quâune entreprise dâun Etat contractant a dans lâautre Etat contractant, ou par des biens mobiliers qui appartiennent à une base fixe dont un résident dâun Etat contractant dispose dans lâautre Etat contractant pour lâexercice dâune profession indépendante, est imposable dans cet autre Etat. 3. La fortune dâune entreprise dâun Etat contractant opérant en trafic international visée à lâarticle 8 (Navigation maritime et aérienne), constituée par des navires, aéronefs ou conteneurs ainsi que par des biens mobiliers affectés à lâexploitation de ces navires, aéronefs ou conteneurs, nâest imposable que dans cet Etat. 4. Tous les autres éléments de la fortune dâun résident dâun Etat contractant ne sont imposables que dans cet Etat. Article 24 Limitation des avantages 1. Un résident dâun Etat contractant nâa droit à tous les avantages de la présente Convention que sâil est un ,,résident qualifiéâ suivant la définition du présent article. Une personne qui nâest pas un résident qualifié a droit aux avantages de la présente Convention à raison de certains éléments de revenus prévus aux paragraphes 3, 4 et 7. 2. Un résident dâun Etat contractant nâest un résident qualifié pour une année dâimposition que si: a) cette personne est une personne physique; b) cette personne est un Etat contractant, ou lâune de ses subdivisions politiques ou de ses collectivités locales, ou lâune de leurs personnes morales de droit public; c) cette personne est une société dans laquelle: (i) au moins SO pour cent de la principale catégorie de ses actions ou parts dans la société sont effectivement détenus par des personnes qui sont des résidents qualifiés ou des citoyens des Etats-Unis conformément au présent paragraphe; et (ii) les montants payés ou attribués par la société pendant son année dâimposition A)  à des personnes qui ne sont ni des résidents qualifiés ni des citoyens des Etats-Unis, et B) qui sont déductibles aux fins de lâimpôt sur le revenu dans lâEtat de résidence de la société (mais ne comprenant pas des paiements effectues dans des conditions de pleine concurrence dans le cadre normal dâactivités industrielles ou commerciales pour des services ou pour lâacquisition ou la location de biens corporels y compris de biens immobiliers), nâexcèdent pas 50 pour cent des revenus bruts de la société dans cette année; d) cette personne est une société dont la principale catégorie dâactions est négociée de manière importante et habituelle sur une ou plusieurs bourses de valeurs réglementées; les actions ou parts dans une catégorie dâactions sont considérées comme étant négociées de manière importante et habituelle sur une ou plusieurs bourses de valeurs réglementées pendant une année dâimposition si le nombre total des actions de cette catégorie négociées sur une telle bourse de valeurs ou de telles bourses de valeurs pendant lâannée dâimposition précédente sâélève à au moins 6 pour cent du nombre moyen des actions ou parts disponibles dans cette catégorie pendant ladite année dâimposition; e) cette personne est une société qui est contrôlée, directement ou indirectement, par des collectivités qui sont des résidents de lâun des Etats contractants dont les actions ou parts sont négociées sur des bourses de valeurs qui sont indiquées au sous-paragraphe d), à condition que ses paiements à des personnes qui ne sont ni des résidents qualifiés ni des citoyens des Etats-Unis satisfassent aux exigences du sous-paragraphe c) (ii); ou f) cette personne est un organisme sans but lucratif qui, en vertu de ce statut, est généralement exempt de lâimpôt sur le revenu dans son Etat contractant de résidence, à condition que plus de la moitié des bénéficiaires, membres ou participants, sâil y en a, dans cet organisme soient des résidents qualifiés. 3. a) Un résident dâun Etat contractant qui nâest pas un résident qualifié a droit aux avantages de la présente Convention à raison dâun élément de revenu provenant de lâautre Etat, si ce résident exerce directement (ou indirectement par une entreprise associée) une activité industrielle ou commerciale effective dans le premier Etat (autre quâune activité consistant à effectuer ou gérer des investissements, à moins quâil ne sâagisse dâune activité exercée par une société bancaire ou dâassurance),  et: (i) lâélément de revenu se rattache à lâexercice de lâactivité industrielle ou commerciale dans le premier Etat, et cette activité industrielle et commerciale est importante par rapport au droit proportionnel du résident dans lâactivité génératrice des revenus dans lâautre Etat; ou (ii) lâélément de revenu provenant de lâautre Etat est accessoire à lâexercice de cette activité industriel le ou commerciale dans le premier Etat. b) Lâélément de revenu se rattache à lâexercice dâune activité industrielle ou commerciale si: (i) cet élément de revenu est réalisé au cours de lâexercice habituel de cette activité industrielle ou commerciale et le bénéficiaire effectif détient, directement ou indirectement, moins de 5 pour cent des actions (ou dâautres parts sociales comparables) du débiteur de lâélément de revenu; ou (ii) lâactivité génératrice de lâélément de revenu dans lâautre Etat est une partie de, ou est complémentaire à lâactivité industriel le ou commerciale exercée dans le premier Etat par le bénéficiaire des revenus. c) Pour lâapplication du présent paragraphe, le point de savoir si une activité industrielle ou commerciale est importante est déterminé en fonction des circonstances de fait. Toutefois, cette condition est dans tous les cas considérée comme remplie si, pour lâannée dâimposition précédent, chacun des trois rapports suivants pour des facteurs se rattachant à lâactivité industrielle ou commerciale exercée dans le premier Etat est au moins égal à 7,5 pour cent, et la moyenne est au moins égale à 10 pour cent: (i) la valeur des actifs; (ii) les revenus bruts; et (iii) les salaires versés par rapport à la fraction proportionnelle respectivement de la valeur des actifs, des revenus bruts et des salaires versés qui se rattachent à lâactivité génératrice des revenus dans lâautre Etat. Si lâun des facteurs pris isolément ne satisfait pas au critère de 7,5 pour cent dans la première année dâimposition précédente, la moyenne des rapports pour ce facteur pour les trois années dâimposition précédentes peut lui être substituée. Si le résident détient, directement ou indirectement, une participation de moins de 100 pour cent dans une activité exercée dans lâun ou lâautre des Etats, seul le droit proportionnel du résident dans une telle activité est à prendre en considération pour satisfaire au critère défini au présent sous-paragraphe c). d) Lâélément de revenu provenant de lâautre Etat est accessoire à une activité industrielle ou commerciale exercée dans le premier Etat si les revenus ne sont pas visés au sous-paragraphe b) et la réalisation de cet élément de revenu facilite lâexercice de lâactivité industrielle ou commerciale dans le premier Etat (par exemple, lâinvestissement dâun capital dâexploitation dâune telle activité industrielle ou commerciale). 4. A moins que le sous-paragraphe c) ne soit applicable, une société qui est un rés ident dâun Etat contractant a également droit à tous les avan tages de la présen te Convention si: a) 95 pour cent des actions ou parts de la société sont effectivement détenus par sept ou moins de résidents dâun Etat qui est partie à lâALENA ou qui est un Etat membre de lâUnion Européenne avec lequel lâautre Etat a conclu une convention générale en matière dâimpôt sur le revenu; et b) les montants payés ou attribués par la société pendant son année dâimposition (i) à des personnes qui ne sont pas des résidents dâun Etat qui est partie à lâALENA, ni des résidents dâun Etat membre de lâUnion Européenne ou des citoyens des Etats-Unis, et (ii) qui sont déductibles pour le calcul de lâimpôt sur le revenu dans lâEtat de résidence de la société (mais ne comprenant pas des paiements effectués dans des conditions de pleine concurrence dans le cadre normal dâactivités industrielles ou commerciales pour des services ou pour lâacquisition ou la location de biens corporels), ne dépassent pas 50 pour cent des revenus bruts de la société pour cette année. c) Nonobstant les autres dispositions du présent paragraphe 4, un résident défini au présent paragraphe nâa droit aux avantages des articles 10 (Dividendes), 11 (Impôt des succursales), 12 (Intérêts) et 13 (Redevances) au regard dâun élément de revenu visé à lâun de ces articles, que si la convention générale en matière dâimpôt sur le revenu visé au sous-paragraphe a) entre lâun des Etats et un Etat tiers prévoit un taux dâimpôt qui est égal ou inférieur au taux prévu par la présente Convention au regard dâun élément de revenu provenant de lâautre Etat. d) (i) Lâexpression ,,résident dâun Etat membre de lâUnion Européenneâ désigne une personne qui aurait droit aux avantages dâune convention générale en matière dâimpôt sur le revenu en vigueur entre un Etat membre de lâUnion Européenne et lâEtat contractant auquel il est demandé dâaccorder les avantages de la présente Convention, mais seulement dans le cas où, lorsque cette convention ne comporte pas dâarticle général relatif à la limitation des avantages conventionnels (comportant des dispositions similaires à celles des sous-paragraphes 2 (c) et 2 (d) et à celles du paragraphe 3), cette personne aurait droit aux avantages de la présente Convention en vertu des principes des paragraphes 2 ou 3 si elle était un résident dâun Etat contractant selon les dispositions de lâarticle 4 (Résident) de la présente Convention. (ii) Lâexpression ,,résident dâun Etat qui est partie à lâALENAâ désigne une personne qui aurait droit aux avantages dâune convention générale en matière dâimpôt sur le revenu en vigueur entre un Etat membre de lâAccord de Libre-Echange nord-américain et lâEtat contractant auquel il est demandé dâaccorder les avantages de la présente Convention, mais seulement dans le cas où, lorsque cette convention ne comporte pas dâarticle général relatif à la limitation des avantages conventionnels (comportant des dispositions similaires à celles des sous-paragraphes 2 (c) et 2 (d) et à celles du paragraphe 3), cette personne aurait droit aux avantages de la présente Convention en vertu des principes des paragraphes 2 ou 3 si elle était un résident dâun Etat contractant selon les dispositions de lâarticle 4 (Résident) de la présente Convention. (iii) En cas dâapplication des principes du paragraphe 3, un élément de revenu, provenant de lâun des Etats contractants auquel il est demandé dâaccorder les avantages conventionnels, doit se rattacher à une activité industrielle ou commerciale effective exercée par un résident de lâEtat tiers dans cet Etat. 5. Nonobstant les autres dispositions de la présente Convention, lorsque: a) une entreprise dâun Etat contractant bénéficie de revenus provenant de lâautre Etat contractant, b) ces revenus sont imputables à un établissement stable que cette entreprise a dans une tierce juridiction, et c) lâentreprise est exemptée dâimpôt dans le premier Etat à raison des bénéfices imputables à lâétablissement stable, les avantages fiscaux qui seraient accordés en application des autres dispositions de la Convention ne sâappliquent pas à un élément de revenu soumis dans le premier Etat et dans la tierce juridiction à une imposition cumul& dont le montant est inférieur à 50 pour cent de lâimpôt qui serait perçu dans le premier Etat, si le revenu était réalisé ou reçu dans ce premier Etat par lâentreprise et nâétait pas imputable à lâétablissement stable. Les dividendes, intérêts ou redevances auxquels sâappliquent les dispositions du présent paragraphe sont soumis dans lâautre Etat à un impôt nâexcédant pas 15 pour cent de leur montant brut. Les autres revenus auxquels sâappliquent les dispositions du présent paragraphe sont soumis à lâimpôt selon la législation interne de lâautre Etat contractant. Les dispositions du présent paragraphe ne sâappliquent pas si les revenus provenant de lâautre Etat contractant se rattachent, ou sont accessoires, à une activité industrielle ou commerciale effective exercée par lâétablissement stable dans la tierce juridiction (autre quâune activité consistant à effectuer ou gérer des investissements, à moins quâil ne sâagisse dâune activité bancaire ou dâassurance exercée par une banque ou une société dâassurance). 6. Nonobstant les autres dispositions du présent article, les avantages de la présente Convention ne sont pas accordés à la partie disproportionnée des revenus (câest-à -dire cette partie des revenus, provenant dâun Etat contractant, excédant les revenus qui auraient été reçus à défaut des termes ou arrangements visés au sous-paragraphe a) du présent paragraphe) dont bénéficie une société qui est un résident de lâautre Etat contractant si cette société, ou une société qui contrôle ladite société, a des actions disponibles dans une catégorie dâactions: a) dont les termes ou autres arrangements y relatifs donnent droit aux titulaires à une part des revenus de la société provenant du premier Etat qui est plus importante que la part laquelle ces titulaires toucheraient à défaut de tels termes ou arrangements; et b) dont 50 pour cent ou plus des droits de vote et de la valeur sont détenus par des personnes qui ne sont pas des résidents qualifiés de lâun ou lâautre Etat contractant ou dâun Etat qui est partie à lâALENA ou qui est un Etat membre de lâUnion Européenne. 7. Un résident dâun Etat contractant qui nâa pas droit aux avantages de la Convention selon les dispositions des paragraphes précédents du présent article peut néanmoins bénéficier de ces avantages si lâautorité compétente de lâautre Etat contractant le détermine ainsi. 8. Les dispositions suivantes sâappliquent pour lâapplication du présent article: a) Lâexpression ,,une bourse de valeurs réglementéeâ désigne: (i) toute bourse de valeurs enregistrée auprès de la commission des bourses de valeurs des Etats-Unis (Securities and Exchange Commission) comme étant une bourse de valeurs nationale au sens de la loi sur les bourses de valeurs intitulée ,,Securities Exchange Actâ de 1934; (ii) la bourse de valeur luxembourgeoise; (iii) le système de cotation automatisée (NASDAQ) dé tenu par lâassociation nationale des agents de change des Etats-Unis; et [iv) toute autre bourse de valeurs agréée dâun commun accord par les autorités compétentes. En ce qui concerne les sociétés dont les actionnaires détiennent des participations importantes, lâexpression ,,bourse de valeurs réglementéeâ ne comprend pas les bourses de valeurs visées aux lettres (ii) et (iii), et, si les autorités compétentes le décident par voie dâaccord amiable, celles visées à la lettre (iv). b) Lâexpression ,,société dont les actionnaires détiennent des participations importantesâ désigne une société dont 50 pour cent ou plus de la principale catégorie dâactions sont détenus par des personnes, autres que des résidents qualifiés, des résidents dâun Etat membre de lâUnion Européenne, ou des résidents dâun Etat qui est partie à lâALENA dont chacune détient effectivement, directement ou indirectement, seule ou ensemble avec des personnes liées, plus de 5 pour cent de telles actions ou parts pour une période excédant 30 jours pendant une année dâimposition. 9. Les autorités compétentes des Etats contractants se concertent pour élaborer des règles dâapplication communes des dispositions du présent article, comprenant la publication des règlements ou dâautres directives. Les autorités compétentes échangent, conformément aux dispositions de lâarticle 28 (Echange de Renseignements), les renseignements nécessaires pour appliquer les dispositions du présent article. 10. Nonobstant les autres dispositions du présent article, les sociétés holding luxembourgeoises au sens de la loi du 31 juillet 1929 et lâ arrêté grand-ducal du 17 décembre 1938 , ou toute révision ultérieure, ou de telles autres sociétés jouissant dâun traitement fiscal spécial similaire en vertu de la législation du Luxembourg, ne sont pas des résidents. Article 25 Elimination des doubles impositions 1. En conformité avec les dispositions de la législation des Etats-Unis et sous réserve des limites quâelle prévoit (telle que cette législation peut être amendée de temps en temps sans affecter les principes généraux ici posés) les Etats-Unis accordent aux résidents ou aux citoyens des Etats-Unis, comme crédit déductible de lâimpôt sur le revenu des Etats-Unis: a) lâimpôt sur le revenu payé au Luxembourg par ces citoyens ou résidents ou pour leur compte; b) dans le cas dâune société des Etats-Unis qui détient au moins 10 pour cent des droits de vote dans une société qui est un résident du Luxembourg et dont la société des Etats-Unis reçoit des dividendes, lâimpôt sur le revenu payé au Luxembourg par la société distributrice ou pour son compte au titre des bénéfices qui servent au paiement des dividendes. Pour les besoins du présent paragraphe, les impôts visés au sous-paragraphe 1 (b) et au paragraphe 2 de lâarticle 2 (Impôts visés), autres que lâimpôt sur la fortune et la fraction de lâimpôt commercial communal calculée sur une base autre que les bénéfices; sont considérés comme impôts sur le revenu. 2. Au Luxembourg, la double imposition est éliminée de la manière suivante: a) lorsquâun résident du Luxembourg reçoit des revenus ou possède de la fortune qui, conformément aux dispositions de la présente Convention, sont imposables aux Etats-Unis, le Luxembourg exempte de lâimpôt ces revenus ou cette fortune, sous réserve des dispositions des sous-paragraphes b) et c), mais peut, pour calculer le montant de lâimpôt sur le reste du revenu ou de la fortune du résident, appliquer les mêmes taux dâimpôt que si les revenus ou les éléments de fortune nâavaient pas été exemptés. b) lorsquâun résident du Luxembourg reçoit des revenus qui, conformément aux dispositions de lâarticle 10 (Dividendes) et du sous-paragraphe 6 (b) de lâarticle 12 (Intérêts) sont imposables aux Etats-Unis, le Luxembourg accorde sur lâimpôt quâil perçoit sur les revenus de ce résident, une déduction dâun montant égal à lâimpôt payé aux Etats-Unis. Cette déduction ne peut toutefois excéder la fraction de lâimpôt, calculé avant déduction, correspondant à ces éléments de revenus reçus des Etats-Unis; et c) lorsquâune société qui est un résident du Luxembourg reçoit des dividendes de sources aux Etats-Unis, le Luxembourg exempte de lâimpôt ces dividendes, pourvu que la société qui est un résident du Luxembourg détienne directement depuis le début de son exercice social au moins 10 pour cent du capital de la société qui paie les dividendes et si cette société est assujettie aux Etats-Unis à un impôt correspondant à lâimpôt sur le revenu des collectivités luxembourgeois. Les actions ou parts susvisées de la société des Etats-Unis sont, aux mêmes conditions, exemptées de lâimpôt luxembourgeois sur la fortune. 3. Lorsquâun citoyen des Etats-Unis est un résident du Luxembourg: a) en ce qui concerne les éléments de revenu qui ne sont pas exemptés de lâimpôt luxembourgeois en vertu du paragraphe 2 et qui en vertu des dispositions de la présente Convention sont exemptés de lâimpôt des Etats-Unis, ou qui sont soumis à lâimpôt des Etats-Unis à un taux réduit, quâun résident du Luxembourg, qui nâest pas un citoyen des Etats-Unis, recevrait, le Luxembourg déduit de lâimpôt luxembourgeois uniquement lâimpôt que les Etats-Unis peuvent prélever en vertu des dispositions de la présente Convention - si un tel prélèvement est prévu par la Convention -, autre que les impôts qui peuvent être prélevés uniquement en raison de la citoyenneté en vertu de la clause de sauvegarde prévue par le paragraphe 3 de lâarticle l (Champ dâapplication général); b) pour les besoins du calcul de lâimpôt des Etats-Unis sur des éléments de revenu visés au sous-paragraphe a), les Etats-Unis accordent sur lâimpôt des Etats-Unis lâimpôt sur le revenu payé au Luxembourg réduit à concurrence de la déduction visée au sous-paragraphe a); la déduction ainsi accordée ne réduit pas la fraction de lâimpôt des Etats-Unis qui est déduite de lâimpôt luxembourgeois en accord avec le sous-paragraphe a); et c) pour les besoins exclusifs de lâélimination de la double imposition dans les Etats-Unis en vertu du sous-paragraphe b), les éléments de revenu visés au sous-paragraphe a) sont considérés comme provenant du Luxembourg dans la mesure nécessaire pour éviter la double imposition dâun tel revenu en vertu du sous-paragraphe b). 4. A lâexception de la disposition prévue au sous-paragraphe c) du paragraphe 3 pour les besoins de lâélimination de la double imposition conformément au présent article et sous réserve des règles du droit interne des Etats contractants relatifs à la source des revenus qui sâappliquent pour la limitation de la déduction de lâimpôt étranger, les revenus reçus par un résident dâun Etat contractant qui sont imposables dans lâautre Etat contractant en accord avec la présente Convention (autres que ceux imposables uniquement en raison de la citoyenneté conformément au paragraphe 3 de lâarticle I (Champ dâapplication général) sont considérés comme provenant de cet autre Etat. Article 26 Non-discrimination 1. Les nationaux dâun Etat contractant ne sont soumis dans lâautre Etat contractant à aucune imposition ou obligation y relative, qui est autre ou plus lourde que celles auxquelles sont ou pourront être assujettis les nationaux de cet autre Etat qui se trouvent dans la même situation. La présente disposition sâapplique aussi aux personnes qui ne sont pas des résidents dâun Etat contractant ou des deux Etats contractants. Toutefois, pour les besoins de lâimpôt des Etats-Unis, un national des Etats-Unis qui nâest pas un résident des Etats-Unis et un national luxembourgeois qui nâest pas un résident -des Etats-Unis ne se trouvent pas dans la même situation. 2. Lâimposition dâun établissement stable quâune entreprise dâun Etat contractant a dans lâautre Etat contractant, ou de la rémunération dâune personne physique, résident dâun Etat contractant, imputable à une base fixe dans lâautre Etat contractant dont ce résident dispose régulièrement nâest pas établie dans cet autre Etat dâune façon moins favorable que lâimposition des entreprises ou des résidents de cet autre Etat qui exercent la même activité. Les dispositions du présent paragraphe ne peuvent être interprétées comme obligeant un Etat contractant à accorder aux résidents de lâautre Etat contractant les déductions personnelles, abattements et réductions dâimpôt en fonction de la situation ou des charges de famille quâil accorde à ses propres résidents. 3. A moins que les dispositions du paragraphe 1 de lâarticle 9 (Entreprises associées), du paragraphe 5 de lâarticle 12 (Intérêts) ou du paragraphe 5 de lâarticle 13 (Redevances) ne soient applicables, les intérêts, redevances et autres dépenses payés par un résident dâun Etat contractant à un résident de lâautre Etat contractant sont déductibles, pour la détermination des bénéfices imposables du résident mentionné en premier lieu, dans les mêmes conditions que sâils avaient été payés à un résident du premier Etat. De même, les dettes dâune entreprise dâun Etat contractant envers un résident de lâautre Etat contractant sont déductibles, pour la détermination de la fortune imposable de cette entreprise, dans les mêmes conditions que si elles avaient été contractées envers un résident du premier Etat. 4. Les entreprises dâun Etat contractant, dont le capital est en totalité ou en partie, directement ou indirectement, détenu ou contrôlé par un ou plusieurs résidents de lâautre Etat contractant, ne sont soumises dans le premier Etat à aucune imposition ou obligation y relative, qui est autre ou plus lourde que celles auxquelles sont ou pourront être assujetties les autres entreprises similaires du premier Etat. 5. Les dis positions du présent article ne peuvent être interprétées comme empêchant les Etats-Unis de prélever un impôt du type de celui décrit à lâart icle I I (Impôt des succursales). 6. Les dispositions du présent article sâappliquent, nonobstant les dispositions de lâarticle 2 (Impôts visés), aux impôts de toute nature ou dénomination prélevés par un Etat contractant, une de ses subdivisions politiques ou collectivités locales. Article 27 Procédure amiable 1. Lorsquâune personne estime que les mesures prises par un Etat contractant ou par les deux Etats contractants entraînent ou entraîneront pour elle une imposition non conforme aux dispositions de la présente Convention, elle peut, indépendamment des recours prévus par le droit interne de ces Etats, soumettre son cas à lâautorité compétente de lâEtat contractant dont elle est un résident ou dont elle possède la nationalité. 2. Lâautorité compétente sâefforce, si la réclamation lui paraît fondée et si elle nâest pas elle-même en mesure dây apporter une solution satisfaisante, de résoudre le cas par voie dâaccord amiable avec lâautorité compétente de lâautre Etat contractant, en vue dâéviter une imposition non conforme à la Convention. Lâaccord est appliqué quels que soient les délais prévus par le droit interne des Etats contractants. 3. Les autorités compétentes des Etats contractants sâefforcent, par voie dâaccord amiable, de résoudre les difficultés ou de dissiper les doutes auxquels peuvent donner lieu lâinterprétation ou lâapplication de la Convention. En particulier, les autorités compétentes des Etats contractants peuvent sâentendre pour: a) imputer de manière identique les revenus, déductions, crédits, ou abattements dâune entreprise dâun Etat contractant à son établissement stable situé dans lâautre Etat contractant; b) attribuer de manière identique les revenus, déductions, crédits et abattements entre les personnes; c) admettre la même caractérisation pour des éléments particuliers de revenu; d) déterminer dâune façon commune lâEtat de la source dâun élément de revenu; et e) définir dâune façon commune un terme ou une expression. Elles peuvent aussi se concerter en vue dâéliminer la double imposition dans les cas non prévus par la Convention. 4. Les autorités compétentes des Etats contractants peuvent communiquer directement entre elles en vue de parvenir à un accord comme il est indique aux paragraphes précédents. 5. Les autorités des Etats contractants peuvent aussi se concerter en vue de développer une application des dispositions de la présente Convention convenue dâun commun accord, y compris les dispositions de lâarticle 24 (Limitation des avantages). Chacune des autorités compétentes des Etats contractants peut émettre des directives en vue de lâapplication de la présente Convention. Article 28 Echange de renseignements 1. Les autorités compétentes des Etats contractants échangent les renseignements nécessaires pour appliquer les dispositions de la présente Convention ou celles de la législation interne des Etats contractants relatives aux impôts visés par la présente Convention dans la mesure où lâimposition quâelle prévoit nâest pas contraire à la présente Convention. Lâéchange de renseignements nâest pas restreint par lâarticle 1 (Champ dâapplication général). Les renseignements reçus par lâautorité compétente dâun Etat contractant de la part de lâautorité compétente de lâautre Etat contractant sont tenus secrets de la même manière que les renseignements obtenus en application de la législation interne de cet Etat et ne sont communiqués quâaux personnes ou autorités (y compris les tribunaux et organes administratifs) concernées par lâétablissement, le recouvrement ou lâadministration des impôts visés par la Convention, par les procédures ou poursuites concernant ces impôts, ou par les décisions sur les recours relatifs à ces impôts. Ces personnes ou autorités nâutilisent ces renseignements quâà ces fins. Elles peuvent faire état de ces renseignements au cours dâaudiences publiques de tribunaux ou dans des jugements. 2. Les disposit ions du parag raphe I ne peuvent en aucun cas être interprétées comme imposant à un Etat contractant lâobligation: a) de pre ndre des mesure s administratives dérogeant à la législation et à la pratique administrative de cet Etap ou à celles de lâautre Etat contractant; b) de fournir des renseignements qui ne pourraient être obtenus sur la base de la l égislation ou dans le cadre de la pratique administrati ve normale de cet Etat ou de celles de lâautre Etat contract ant; c) de fournir des renseignements qui révéleraient un secret commercial, industriel, professionnel ou un procédé commercial ou des renseignements dont la communication serait contraire h lâordre public. 3. Si des renseignements sont demandés par un Etat contractant par lâintermédiaire des autorités compétentes, lâautorité compétente de lâautre Etat contractant recueille les renseignements qui font lâobjet de la demande de la même manière que si lâimpôt du premier Etat était lâimpôt de cet autre Etat et était prélevé par cet autre Etat. Si lâautorité compétente dâun Etat contractant en fait expressément la demande, lâautorité compétente de lâautre Etat contractant communique les renseignements prévus au présent article sous la forme de dépositions de témoins ou de copies certifiées conformes de documents originaux non retraités (tels que livres ou registres, papiers, déclarations, enregistrements, comptes et écrits) de la même manière que lâautorité compétente de lâautre Etat compétent peut obtenir ces dépositions et documents pour une investigation ou un procès sur la base de sa propre législation et de sa propre pratique administrative. 4. Les Etats contractants conviennent de se prêter mutuellement appui et assistance pour le recouvrement des impôts dans la mesure nécessaire pour assurer que les réductions de lâimpôt prélevé par un Etat contractant ne soient obtenues par des personnes qui nây ont pas droit. En ce qui concerne une demande spécifique pour lâassistance au recouvrement: a) lâEtat requérant doit produire une copie dâun document approuvé par son autorité compétente spécifiant que les sommes y indiquées pour le recouvrement desquelles il demande lâintervention de lâautre Etat, sont définitivement dues et exécutoires; b) un titre de perception soumis en accord avec les dispositions du présent paragraphe est rendu exécutoire dans la forme prévue par la législation de lâEtat requis; c) lâEtat requis procède au recouvrement conformément aux règles applicables pour le recouvrement de ses propres créances fiscales similaires; toutefois, les créances fiscales à recouvrer ne sont pas considérées comme créances privilégiées dans lâEtat requis; et d) des litiges en rapport avec lâexistence ou le montant de la créance sont de la seule compétence de la juridiction de lâEtat requérant. Les dispositions du présent paragraphe nâimposent à aucun des Etats contractants lâobligation de prendre des mesures administratives contraires à sa souveraineté, sa sécurité, son ordre public ou ses intérêts vitaux. Article 29 Agents diplomatiques et fonctionnaires consulaires Les dispositions de la présente Convention ne portent pas atteinte aux privilèges fiscaux dont bénéficient les agents diplomatiques ou les fonctionnaires consulaires en vertu soit des règles générales du droit des gens, soit des dispositions dâaccords particuliers. Article 30 Entrée en vigueur 1. La présente Convention sera ratifiée. Les instruments de ratification seront échangés aussi tôt que possible. 2. La Convention entrera en vigueur au moment de lâéchange des instruments de ratification. Ses dispositions attribuant les droits dâimposition seront applicables, en ce qui concerne les impôts retenus i la source, aux sommes payées ou créditées le ou après le premier janvier suivant immédiatement lâentrée en vigueur de la Convention, et en ce qui concerne les impôts sur les autres revenus et sur la fortune, pour toute Période fiscale commençant le ou après le premier janvier suivant immédiatement la date de lâentrée en vigueur de la Convention. 3. Lorsquâune exonération plus grande aurait été accordée à une personne, admise aux bénéfices de la Convention entre le Grand-Duché de Luxembourg et les Etats-Unis concernant les impôts sur le revenu et la fortune, signée à Washington, le 18 décembre 1962 , ci-après désignée comme ,,Convention de 1962â, sous ladite Convention que sous la présente Convention, la Convention de 1962 continuera à sâappliquer, à la demande de cette personne, dans son intégralité pour la première période dâimposition ou année dâimposition suivant la date à laquelle les dispositions de la présente Convention seraient applicables conformément aux dispositions du paragraphe 2. 4. La Convention de 1962 cessera dâavoir effet en ce qui concerne les revenus et la fortune auxquels la présente Convention sâapplique en accord avec les paragraqhes 2 et 3 du présent article. La Convention de 1962 cessera de sâappliquer à la dernière date à laquelle elle sâapplique conformément aux dispositions précédentes du présent article. Article 31 Dénonciation La présente Convention demeurera en vigueur tant quâelle nâaura pas été dénoncée par un Etat contractant. Chaque Etat contractant peut dénoncer la Convention par voie diplomatique avec un préavis minimum de six mois avant la fin de chaque année civile suivant lâannée de son entrée en vigueur. Dans ce cas, la Convention cessera de sâappliquer, en ce qui concerne les impôts retenus à la source pour les sommes payées ou créditées, et en ce qui concerne les autres impôts pour les périodes fiscales commençant, le ou après le premier janvier suivant immédiatement lâexpiration de la période de six mois. EN FOI DE QUOI les soussignés, dûment autorisés à cet effet, ont signé la présente Convention. FAIT en double exemplaire à Luxembourg, le 3 avril 1996, en langues française et anglaise, les deux textes faisant également foi. Pour le Gouvernement du Grmd-Duché de Luxembourg â Pour le Gouvernenwnt des Etats- Unis dâAmérique, (signature) â (signature) â * â
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Loi du 5 mars 1999 portant approbation de la Convention entre le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg et le Gouvernement des Etats-Unis d’Amérique tendant à éviter les doubles impositions et à prévenir la fraude fiscale en matière d’impôts sur le revenu et sur la fortune, signée à Luxembourg, le 3 avril 1996, telle qu’elle a été modifiée par l’échange de lettres entre les deux Gouvernements du 28 août 1996.
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