Loi du 14 août 2000 portant approbation de la Convention entre le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg et le Gouvernement du Canada en vue d’éviter les doubles impositions et de prévenir la fraude fiscale en matière d’impôts sur le revenu et sur la fortune, signée à Luxembourg, le 10 septembre 1999.
This law approves the Luxembourg-Canada tax treaty on income and wealth.
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- Instrument
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Provisions of Loi du 14 août 2000 portant approbation de la Convention entre le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg et le Gouvernement du Canada en vue d’éviter les doubles impositions et de prévenir la fraude fiscale en matière d’impôts sur le revenu et sur la fortune, signée à Luxembourg, le 10 septembre 1999.
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Loi du 14 août 2000 portant approbation de la Convention entre le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg et le Gouvernement du Canada en vue d’éviter les doubles impositions et de prévenir la fraude fiscale en matière d’impôts sur le revenu et sur la fortune, signée à Luxembourg, le 10 septembre 1999.
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Est approuvée la Convention entre le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg et le Gouvernement du Canada en vue dâéviter les doubles impositions et de prévenir la fraude fiscale en matière dâimpôts sur le revenu et sur la fortune, signée à Luxembourg, le 10 septembre 1999. Mandons et ordonnons que la présente loi soit insérée au Mémorial pour être exécutée et observée par tous ceux que la chose concerne. Le Ministre des Affaires Etrangères et du Commerce Extérieur, Lydie Polfer Le Ministre des Finances, Jean-Claude Juncker Cabasson, le 14 août juillet 2000. Pour le Grand-Duc: Son Lieutenant-Représentant Henri Grand-Duc héritier Doc. parl. 4624; sess. ord. 1999-2000. â CONVENTION entre le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg et le Gouvernement du Canada en vue dâéviter les doubles impositions et de prévenir la fraude fiscale en matière dâimpôts sur le revenu et sur la fortune Le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg et le Gouvernement du Canada, désireux de conclure une Convention en vue dâéviter les doubles impositions et de prévenir la fraude fiscale en matière dâimpôts sur le revenu et sur la fortune, sont convenus des dispositions suivantes: I. Champ dâapplication de la Convention Article I Personnes visées La présente Convention sâapplique aux personnes qui sont des résidents dâun Etat contractant ou des deux Etats contractants. Article 2 Impôts visés 1. Les impôts actuels auxquels sâapplique la Convention sont: a) en ce qui concerne le Canada: les impôts qui sont perçus par le Gouvernement du Canada en vertu de la Loi de lâimpôt sur le revenu, (ci-après dénommés âimpôt canadienâ); b) en ce qui concerne le Luxembourg: (i) lâimpôt sur le revenu des personnes physiques; (ii) lâimpôt sur le revenu des collectivités; (iii) lâimpôt spécial sur les tantièmes; (iv) lâimpôt sur la fortune; et (v) lâimpôt commercial communal; (ci-après dénommés âimpôt luxembourgeoisâ) . 2. La Convention sâapplique aussi aux impôts de nature identique ou analogue qui seraient établis après la date de signature de la Convention et qui sâajouteraient aux impôts actuels ou qui les remplaceraient. Les autorités compétentes des Etats contractants se communiquent les modifications importantes apportées à leurs législations fiscales respectives. II. Définitions Article 3 Définitions générales Au sens de la présente Convention, à moins que le contexte nâexige une interprétation différente: a) le ternie âCanadaâ, employé dans un sens géographique, désigne le territoire du Canada, y compris: (i) toute région située au-delà de la mer territoriale du Canada qui, conformément au droit international et en vertu des lois du Canada, est une région à lâintérieur de laquelle le Canada peut exercer des droits à lâégard du fond et du sous-sol de la mer et de leurs ressources naturelles; (ii) la mer et lâespace aérien au-dessus de la région visée au sous-alinéa (i), à lâégard de toute activité poursuivie en rapport avec lâexploration ou lâexploitation des ressources naturelles qui y sont visées; b) le terme âLuxembourgâ, employé dans un sens géographique, désigne le territoire du Grand-Duché de Luxembourg; c) les expressions âun Etat contractantâ et âlâautre Etat contractantâ désignent, suivant le contexte, le Canada ou le Lu xembourg; d) le terme âpersonneâ comprend les personnes physiques, les successions, les fiducies, les sociétés, les sociétés de personnes et tous autres groupements de personnes e) le terme âsociétéâ désigne toute personne morale ou toute entité qui est considérée comme une personne morale aux fins dâimposition; f) les expressions âentreprise dâun Etat contractantâ et âentreprise de lâautre Etat contractantâ désignent respectivement une entreprise exploitée par un résident dâun Etat contractant et une entreprise exploitée par un résident de lâautre Etat contractant; g) lâexpression âautorité compétenteâ désigne: (i) en ce qui concerne le Canada, le ministre du Revenu national ou son représentant autorisé; (ii) en ce qui concerne le Luxembourg, le ministre des Finances ou son représentant autorisé; h) le terme ânationalâ désigne: (i) toute personne physique qui possède la nationalité dâun Etat contractant; (ii) toute personne morale, société de personnes ou association constituée conformément à la législalion en vigueur dans un Etat contractant. 2. Pour lâapplication de la Convention à un moment donné par un Etat contractant, tout terme ou expression qui nây est pas défini a, sauf si le contexte exige une interprétation différente, le sens que lui attribue, à ce moment, le ch-oit de cet Etat concernant les impôts auxquels sâapplique la Convention, le sens attribué à ce terme ou expression par le droit fiscal de cet Etat prévalant sur le sens que lui attribuent les autres branches du droit de cet Etat. Article 4 Résiden t 1. Au sens de la présente Convention, lâexpression ârésident dâun Etat contractantâ désigne toute personne qui, en vertu de la législation de cet Etat, est assujettie à lâimpôt dans cet Etat, en raison de son domicile, de sa résidence, de son siège de direction ou de tout autre critère de nature analogue. Cette expression comprend également un Etat contractant ou lâune de ses subdivisions politiques ou collectivités locales ou toute personne morale de droit public de cet Etat, de cette subdivision ou de cette collectivité. Toutefois, cette expression ne comprend pas les personnes qui ne sont assujetties à lâimpôt dans cet Etat que pour les revenus de sources situées dans cet Etat. 2. Lorsque, selon les dispositions du paragraphe 1, une personne physique est un résident des deux Etats contractants, sa situation est réglée de la manière suivante: a) cette personne est considérée comme un résident seulement de lâEtat où elle dispose dâun foyer dâhabitation permanent; si elle dispose dâun foyer dâhabitation permanent dans les deux Etats, elle est considérée comme un résident seulement de lâEtat avec lequel ses liens personnels et économiques sont les plus étroits (centre des intérêts vitaux); b) si lâÃtat où cette personne a le centre de ses intérêts vitaux ne peut pas être déterminé, ou si elle ne dispose dâun foyer dâhabitation permanent dans aucun des Etats, elle est considérée comme un résident seulement de lâÃtat où elle séjourne de façon habituelle; c) si cette personne séjourne de façon habituelle dans les deux Ãtats ou si elle ne séjourne de façon habituelle dans aucun dâeux, elle est considérée comme un résident seulement de lâEtat dont elle possède la nationalité; d) si cette personne possède la nationalité des deux Etats ou si elle ne possède la nationalité dâaucun dâeux, les autorités compétentes des Etats contractants tranchent la question dâun commun accord. 3. Lorsque, selon les dispositions du paragraphe 1, une personne autre quâune personne physique est un résident des deux Etats contractants, les autorités compétentes des Etats contractants sâefforcent dâun commun accord de trancher la question. A défaut dâun tel accord, cette personne nâa pas droit de réclamer les abattements ou exonérations dâimpôts prévus par la Convention. Article 5 Etablissement stable Au sens de la présente Convent ion lâexpression âétablissement stableâ désigne une installation fixe dâaffaires par lâintermédiaire de laquelle une entreprise exerce tout ou partie de son activité. 3. Lâexpression âétablissement stableâ comprend notamment: a) un siège de direction; b) une succursale; c) un bureau; d) une usine; e) un atelier; f) une mine, un puits de pétrole ou de gaz, une carrière ou tout autre lieu relié à lâexploration ou à lâexploitation de ressources naturelles. 3. Un chantier de construction ou de montage ne constitue un établissement stable que si sa durée dépasse douze mois. 4. Nonobstant les dispositions précédentes du présent article, on considère quâil nây a pas âétablissement stableâ si : a) il est fait usage dâinstallations aux seules fins de stockage, dâexposition ou de livraison de marchandises appartenant à lâentreprise; b) des marchandises appartenant à lâentreprise sont entreposées aux seules fins de stockage, dâexposition ou de livraison; c) des marchandises appartenant à lâentreprise sont entreposées aux seules fins de transformation par une autre entreprise; d) une installation fixe dâaffaires est utilisée aux seules fins dâacheter des marchandises ou de réunir des informations pour lâentreprise; e) une installation fixe dâaffaires est utilisée aux seules fins dâexercer, pour lâentreprise, toute autre activité de caractère préparatoire ou auxiliaire; f) une installation fixe dâaffaires est utilisée aux seules fins de lâexercice cumulé dâactivités mentionnées aux alinéas a) à e), à condition que lâactivité dâensemble de lâinstallation fixe dâaffaires résultant de ce cumul garde un caractère préparatoire ou auxiliaire. 5. Nonobstant les dispositions des paragraphes 1 et 2, lorsquâune personne â autre quâun agent jouissant dâun statut indépendant auquel sâapplique le paragraphe 6 â agit pour le compte dâune entreprise et dispose dans un Etat contractant de pouvoirs quâelle y exerce habituellement lui permettant de conclure des contrats au nom de lâentreprise, cette entreprise est considérée comme ayant un établissement stable dans cet Etat pour toutes les activités que cette personne exerce pour lâentreprise, à moins que les activités de cette personne ne soient limitées à celles qui sont mentionnées au paragraphe 4 et qui, si elles étaient exercées par lâintermédiaire dâune installation fixe dâaffaires, ne permettraient pas de considérer cette installation comme un établissement stable selon les dispositions de ce paragraphe. 6. Une entreprise nâest pas considérée conme ayant un établissement stable dans un Etat contractant du seul fait quâelle y exerce son activité par lâentremise dâun courtier, dâun commissionnaire général ou de tout autre agent jouissant dâun statut indépendant, à condition que ces pet-sonnes agissent dans le cadre ordinaire de leur activité. 7. Le fait quâune société qui est un résident dâun Etat contractant contrôle ou est contrôlée par une société qui est un résident de lâautre Etat contractant ou qui y exerce son activité (que ce soit par lâintermédiaire dâun établissement stable ou non) ne suffit pas, en lui-même, à faire de lâune quelconque de ces sociétés un établissement stable de lâautre. III. Inposition des revenus Article 6 Revenus immobiliers 1. Les revenus quâun résident dâun Etat contractant tire de biens immobiliers (y compris les revenus des exploitations agricoles et forestières) situés dans lâautre Etat contractant, sont imposables dans cet autre Etat. 2. Au sens de la présente Convention, lâexpression âbiens immobiliersâ a le sens quâelle a aux fins de la législation fiscale pertinente de lâEtat contractant où les biens considérés sont situés. Lâexpression comprend en tous cas les accessoires, le cheptel mort ou vif des exploitations agricoles et forestières, les droits auxquels sâappliquent les dispositions du droit privé concernant la propriété foncière, lâusufruit des biens inmobiliers et les droits à des paiements variables ou fixes pour lâexploitation ou la concession de lâexploitation de gisements minéraux, sources et autres ressources naturelles; les navires et aéronefs ne sont pas considérés comme des biens immobiliers. 3. Les dispositions du paragraphe 1 sâappliquent aux revenus provenant de lâexploitation directe, de la location ou de lâaffermage, ainsi que de toute autre forme dâexploitation de biens immobiliers et aux revenus provenant de lâaliénation de tels biens. 4. Les dispositions des paragraphes 1 et 3 sâappliquent également revenus provenant des biens immobiliers dâune entreprise ainsi quâaux revenus des biens immobiliers servant à lâexercice dâune profession indépendante. Article 7 Bénéfices des entreprises 1. Les bénéfices dâune entreprise dâun Etat contractant ne sont imposables que dans cet Etat, a moins que lâentreprise nâexerce son activité dans lâautre Etat contractant par lâintermédiaire dâun établissement stable qui y est situé. Si lâentreprise exerce ou a exercé son activité dâune telle façon, les bénéfices de lâentreprise sont imposables dans lâautre Etat mis uniquement dans la mesure où ils sont imputables à cet établissement stable. 2. Sous réserve des dispositions du paragraphe 3, lorsquâune entreprise dâun Etat contractant exerce son activité dans lâautre Etat contractant par lâintermédiaire dâun établissement stable qui y est situé, il est imputé, dans chaque Etat contractant, à cet établissement stable les bénéfices quâil aurait pu réaliser sâil avait constitué une entreprise distincte exerçant des activités identiques ou analogues dans des conditions identiques ou analogues et traitant en toute indépendance avec lâentreprise dont il constitue un établissement stable et avec toutes autres personnes. 3. Pour déterminer les bénéfices dâun établissement stable, sont imputées les dépenses déductibles qui sont exposées aux fins poursuivies par cet établissement stable, y compris les dépenses de direction et les frais généraux dâadministration ainsi exposés, soit dans lâEtat où est situé cet établissement stable, soit ailleurs. 4. Aucun bénéfice nâest imputé à un établissement stable du fait quâil a simplement acheté des marchandises pour lâentreprise. 5. Aux fins des paragraphes précédents, les bénéfices à imputer à lâétablissement stable sont déterminés chaque année selon la même méthode, à moins quâil nâexiste des motifs valables et suffisants de procéder autrement. 6. Lorsque les bénéfices comprennent des éléments de revenu traités séparément clans dâautres articles de la présente Convention, les dispositions de ces articles ne sont pas affectées par les dispositions du présent article. Article 8 Navigation maritime et aérienne 1. Les bénéfices quâune entreprise dâun Etat contractant tire de lâexploitation, en trafic international, de navires ou dâaéronefs ne sont imposables que dans cet Etat. 2. Nonobstant les dispositions du paragraphe 1 et celles de lâarticle 7, les bénéfices quâune entreprise dâun Etat contractant tire dâun voyage dâun navire lorsque le but principal du voyage est de transporter des passagers ou des marchandises exclusivement entre des points situés dans lâautre Etat contractant sont imposables dans cet autre Etat. 3. Les dispositions des paragraphes 1 et 2 sâappliquent aussi aux bénéfices provenant de la participation à un pool, une exploitation en commun ou un organisme international dâexploitation. 4. Au sens du présent article, a) le terme âbénéficesâ comprend: (i) les recettes brutes et les revenus provenant directement de lâexploitation, en trafic international, de navires ou dâaéronefs, et (ii) les intérêts sur les sommes provenant directement de lâexploitation, en trafic international, de navires ou dâaéronefs à condition que ces intérêts soient accessoires à cette exploitation; b) lâexpression âexploitation de navires ou dâaéronefs en trafic internationalâ par une entreprise, comprend: (i) lâaffrètement ou la location de navires ou dâaéronefs, (ii) la location de conteneurs et dâéquipements accessoires, et (iii) lâaliénation de navires, dâaéronefs, de conteneurs et dâéquipements accessoires, par cette entreprise pourvu que cet affrètement, location ou aliénation soit accessoire à lâexploitation, en trafic international, de navires ou dâaéronefs par cette entreprise. Article 9 Entreprises associées 1. Lorsque a) une entreprise dâun Etat contractant participe directement ou indirectement à la direction, au contrôle ou au capital dâune entreprise de lâautre Etat contractant, ou que b) les mêmes personnes participent directement ou indirectement à la direction, au contrôle ou au capital dâune entreprise dâun Etat contractant et dâune entreprise de lâautre Etat contractant, et que, dans lâun et lâautre cas, les deux entreprises sont, dans leurs relations commerciales ou financières, liées par des conditions convenues ou imposées, qui différent de celles qui seraient convenues entre des entreprises indépendantes, les revenus qui, sans ces conditions, auraient été réalisés par lâune des entreprises mais nâont pu lâêtre en fait à cause de ces conditions, peuvent être inclus dans les revenus de cette entreprise et imposés en conséquence. 2. Lorsquâun Etat contractant inclut dans les revenus dans entreprise de cet Etat - et impose en conséquence - des revenus sur lesquels une entreprise de lâautre Etat contractant a été imposée dans cet autre Etat, et que les revenus ainsi inclus sont des revenus qui auraient été réalisés par lâentreprise du premier Etat si les conditions convenues entre les deux entreprises avaient été celles qui auraient été convenues entre des entreprises indépendantes, lâautre Etat procède à un ajustement approprié du montant de lâimpôt qui y a été perçu sur ces revenus. Pour déterminer cet ajustement, il est tenu compte des autres dispositions de la présente Convention et, si câest nécessaire, les autorités compétentes des Etats contractants se consultent. 3. Un Etat contractant ne rectifiera pas les revenus dâune entreprise dans les cas visés au paragraphe 1 après lâexpiration des délais prévus par sa législation nationale et, en tout cas, après lâexpiration de cinq ans à dater de la fin de lâannée au cours de laquelle les revenus qui feraient lâobjet dâune telle rectification auraient, sans les conditions visées au paragraphe 1, été réalisés par cette entreprise. 4. Les dispositions des paragraphes 2 et 3 ne sâappliquent pas en cas de fraude ou dâomission volontaire. Article 10 Dividendes Les dividendes payés par une société qui est un résident dâun Etat contractant à un résident de lâautre Etat contractant sont imposables dans cet autre Etat. 2. Toutefois, ces dividendes sont aussi imposables dans lâEtat contractant dont la société qui paie les dividendes est est résident, et selon la législation de cet Etat, mais si le bénéficiaire effectif des dividendes est un résident de lâautre Etat contractant, lâimpôt ainsi établi ne peut excéder: a) 5 p. 100 du montant brut des dividendes si le bénéficiaire effectif est une société (autre quâune société de personnes) qui contrôle directement ou indirectement au moins 10 p. 100 des droits de vote de la société qui paie les dividendes; b) nonobstant les dispositions de lâalinéa a), 10 p. 100 du montant brut des dividendes si les dividendes sont payés par une société de placements appartenant à des non-résidents qui est un résident du Canada à un bénéficiaire effectif qui est une société (autre quâune société de personnes) qui est un résident du Luxembourg et qui détient au moins 25 p. 100 du capital de la société qui paie les dividendes; et c) 15 p. 100 du montant brut des dividendes, clans tous les autres cas. Les dispositions du présent paragraphe nâaffectent pas lâimposition de la société au titre des bénéfices qui servent au paiement des dividendes. 3. Nonobstant les dispositions du paragraphe 2, les dividendes payés par une société qui est un résident du Luxembourg ne sont pas imposables au Luxembourg si le bénéficiaire effectif des dividendes est une société qui est un résident du Canada et qui a détenu durant une période ininterrompue de deux ans précédant la date du paiement des dividendes, directement au moins 25 p. 100 des droits de vote de la société qui paie les dividendes. La présente disposition ne sâapplique quâaux dividendes provenant de la fraction de participation qui a été la propriété ininterrompue du bénéfciaire effectif pendant ladite période de deux ans. Dâautre part, les dispositions du présent paragraphe ne sâappliquent que si le dividende distribué provient dâune activité industrielle on commerciale effective au Luxembourg (autre quâune activité consistant à effectuer ou gérer des investissements, à moins quâil ne sâagisse dâune activité exercée par une société bancaire ou dâassurance) et que si ces dividendes sont exonérés au Canada. 4. Nonobstant les dispositions du paragraphe 2, les dividendes provenant dâun Etat contractant et payés à un organisme qui a été constitué et est exploité dans lâautre Etat contractant exclusivement aux fins de verser des prestations ou dâadministrer des fonds en vertu dâun ou de plusieurs régimes de pension, de retraite ou dâautres prestations aux employés sont exonérés dâimpôt dans le premier Etat pourvu que: a) lâorganisme soit le propriétaire effectif des actions sur lesquels les dividendes sont payés, détienne ces actions en tant quâinvestissement et soit généralement exonéré dâimpôt dans lâautre Etat; b) lâorganisme ne détienne directement ou indirectement plus de 5 p. 100 du capital ou 5 p. 100 des droits de vote dans la société qui paie les dividendes; et c) la catégorie dâactions de la société qui paie les dividendes soit régulièrement négociée à une bourse de valeurs approuvée. 5. Aux fins du paragraphe 4, lâexpression âbourse de valeurs approuvéeâ désigne: a) dans le cas de dividendes provenant du Canada, une bourse canadienne de valeurs prescrite aux fins de la Loi de lâimpôt sur le revenu; b) dans le cas de dividendes provenant du Luxembourg, la Boul-se de Luxembourg; et c) toute autre bourse de valeurs agréée par échange de lettres entre les autorités compétentes des Etats contractants. 6. Le terme âdividendesâ employé dans le présent article désigne les revenus provenant dâactions, actions ou bons de jouissance, parts de mine, parts de fondateur ou autres parts bénéficiaires à lâexception des créances, ainsi que les revenus soumis au même régime fiscal que les revenus dâactions par la législation de lâEtat dont la société distributrice est un résident. 7. Les dispositions des paragraphes 1, 2 et 3 ne sâappliquent pas lorsque le bénéficiaire effectif des dividendes, résident dâun Etat contractant, exerce dans lâautre Etat contractant dont la société qui paie les dividendes est un résident, soit une activité industrielle ou commerciale par lâintermédiaire dâun établissement stable qui y est situé, soit une profession indépendante au moyen dâune base fixe qui y est située, et que la participation génératrice des dividendes sây rattache effectivement. Dans ce cas, les dispositions de lâarticle 7 ou de lâarticle 14, suivant les cas, sont applicables. 8. Lorsquâune société qui est un résident dâun Etat contractant tire des bénéfices ou des revenus de lâautre Etat contractant, cet autre Etat ne peut percevoir aucun impôt sur les dividendes payés par la société, sauf dans la mesure où ces dividendes sont payés à un résident de cet autre Etat ou dans la mesure où la participation génératrice des dividendes se rattache effectivement à un établissement stable ou à une base fixe situé clans cet autre Etat, ni pi-élever aucun impôt, au titre de lâimposition des bénéfices non distribués, sur les bénéfices non distribués de la société, même si les dividendes payés ou les bénéfices non distribués consistent en tout ou en partie en bénéfices ou revenus provenant de cet autre Etat. 9. Aucune disposition de la présente Convention ne peut être interprétée comme empêchant le Canada de percevoir, sur les revenus dâune société imputables aux établissements stables au Canada, un impôt qui sâajoute à lâimpôt qui serait applicable aux revenus dâune société constituée au Canada, pourvu que lâimpôt additionnel ainsi établi nâexcède pas 5 p. 100. Au sens de la présente disposition, le terme ârevenusâ désigne les bénéfices imputables à ces établissements stables au Canada (y compris les gains provenant de lâaliénation de biens faisant partie de lâactif de ces établissements stables, visés au paragraphe 2 de lâarticle 13) conformément à lâarticle 7, pour lâannée et pour les années antérieures, après en avoir déduit: a) les pertes dâentreprises imputables à ces établissements stables (y compris les pertes provenant de lâaliénation de biens faisant partie de lâactif de ces établissements stables), pour ladite année et pour les années antérieures; b) tous les impôts applicables au Canada à ces bénéfices, autres que lâimpôt additionnel visé au présent paragraphe; c) les bénéfices réinvestis au Canada, pourvu que le montant de cette déduction soit établi conformément aux dispositions existantes de la législation du Canada concernant le calcul de lâallocation relative aux investissements dans des biens situés au Canada, et de toute modification ultérieure de ces dispositions qui nâen affecterait pas le principe général; et d) cinq cent mille dollars canadiens (500.000 $) moins tout montant déduit en vertu du présent alinéa d), (i) par la société, ou (ii) par une personne qui lui est associée, en raison dâune entreprise identique ou analogue à celle exercée par la société; au sens du présent alinéa d), une société est associée à une autre société si elle contrôle directement ou indirectement lâautre ou si les deux sociétés sont directement ou indirectement contrôlées par la même personne ou les mêmes personnes, ou si les deux sociétés ont entre elles un lien de dépendance. Les dispositions du présent paragraphe sâappliquent également à lâégard des revenus quâune société qui exerce une activité dans le domaine des biens immobiliers tire de lâaliénation de biens immobiliers situés au Canada, même en lâabsence dâun établissement stable au Canada, mais uniquement dans la mesure où ces revenus sont imposables au Canada en vertu des dispositions de lâarticle 6 et du paragraphe 1 de lâarticle 13. Article 11 Intérêts 1. Les intérêts provenant dâun Etat contractant et payés à un résident de lâautre Etat contractant sont imposables dans cet autre Etat. 2. Toutefois, ces intérêts sont aussi imposables dans lâEtat contractant dâoù ils proviennent et selon la législation de cet Etat, mais si le bénéficiaire effectif des intérêts est un résident de lâautre Etat contractant, lâimpôt ainsi établi ne peut excéder 10 p. 100 du montant brut des intérêts. 3. Nonobstant les dispositions du paragraphe 2, a) les intérêts provenant dâun Etat contractant et payés sur une dette du gouvernement de cet Etat contractant ou de lâune de ses subdivisions politiques ou collectivités locales, ne sont imposables que dans lâautre Etat contractant pourvu quâun résident de cet autre Etat en soit le bénéficiaire effectif; b) les intérêts provenant du Luxembourg et payés à un résident du Canada ne sont imposables quâau Canada sâils sont payés en raison dâun prêt fait, garanti ou assuré, ou dâun crédit consenti, garanti ou assuré par la Société pour lâexpansion des exportations du Canada; et c) les intérêts provenant dâun Etat contractant et payés à un organisme qui a été constitué et est exploité dans lâautre Etat contractant exclusivement aux fins de verser des prestations ou dâadministrer des fonds en vertu dâun ou de plusieurs régimes de pension, de retraite ou dâautres prestations aux employés sont exonérés dâimpôt dans le premier Etat pourvu que: (i) lâorganisme en soit le bénéficiaire effectif et soit généralement exonéré dâimpôt clans lâautre Etat; et (ii) les intérêts ne proviennent pas de lâexercice dâune activité industrielle ou commerciale ou dâune personne liée. 4. Nonobstant les dispositions du paragraphe 2, les intérêts provenant dâun Etat contractant et payés à un résident de lâautre Etat contractant qui en est le bénéficiaire effectif ne sont imposables que clans cet autre Etat si ces intérêts: a) sont des pénalisations pour paiement tardif, ou b) sont payés en liaison avec la vente à crédit dâun équipement ou de marchandises quelconques, sauf lorsque la vente a lieu entre des personnes ayant entre elles un lien de dépendance. 5. Le terme âintérêtsâ employé dans le présent article désigne les revenus des créances de toute nature, assorties ou non de garanties hypothécaires ou dâune clause de participation aux bénéfices du débiteur, et notamment les revenus des fond publics et des obligations dâemprunt, y compris les primes et lots attachés à ces titres, ainsi que tous autres produits soumis au même régime fiscal que les revenus de sommes prêtées par la législation de lâEtat dâoù proviennent les revenus. Toutefois, le terme âintérêtsâ ne comprend pas les revenus visés à lâarticle 10. 6. Les dispositions des paragraphes 1, 2, 3 et 4 ne sâappliquent pas lorsque le bénéficiaire effectif des intérêts, résident dâun Etat contractant, exerce dans lâautre Etat contractant dâoù proviennent les intérêts, soit une activité industrielle ou commerciale par lâintermédiaire dâun établissement stable qui y est situé, soit une profession indépendante au moyen dâune base fixe qui y est située, et que la créance génératrice des intérêts sây rattache effectivement. Dans ce cas, les dispositions de lâarticle 7 ou de lâarticle 14, suivant les cas, sont applicables. 7. Les intérêts sont considérés comme provenant dâun Etat contractant lorsque le débiteur est un résident de cet Etat. Toutefois, lorsque le débiteur des intérêts, quâil soit ou non un résident dâun Etat contractant, a dans un Etat contractant un établissement stable, ou une base fixe, pour lequel la dette donnant lieu au paiement des intérêts a été contractée et qui supporte la charge de ces intérêts, ceux-ci sont considérés comme provenant de lâEtat où lâétablissement stable, ou la base fixe, est situé. 8. Lorsque, en raison de relations spéciales existant entre le débiteur et le bénéficiaire effectif ou que lâun et lâautre entretiennent avec de tierces personnes, le montant des intérêts, compte tenu de la créance pour laquelle ils sont payés, excède celui dont seraient convenus le débiteur et le bénéficiaire effectif en lâabsence de pareilles relations, les dispositions du présent article ne sâappliquent quâà ce dernier montant. Dans ce cas, la partie excédentaire des paiements I-este imposable selon la législation de chaque Etat contractant et compte tenu des autres dispositions de la présente Convention. Article 12 Redevances 1. Les redevances provenant dâun Etat contractant et payées à un résident de lâautre Etat contractant sont imposables dans cet autre Etat. 2. Toutefois, ces redevances sont aussi imposables dans lâÃtat contractant dâoù elles proviennent et selon la législation de cet Etat, mais si le bénéficiaire effectif des redevances est un résident de lâautre Etat contractant, lâimpôt ainsi établi ne peut excéder 10 p. 100 du montant brut des redevances. 3. Nonobstant les dispositions du paragraphe 2, a) les redevances à titre de droits dâauteurs et autres rémunérations similaires concernant la production ou la reproduction dâune oeuvre littéraire, dramatique, musicale ou autres oeuvres artistiques (à lâexclusion des redevances concernant les films cinématographiques et des redevances concernant les oeuvres enregistrées sur films ou bandes nlagnétoscopiques ou autres moyens de reproduction destinés à la télédiffusion), et b) les redevances pour lâusage ou la concession de lâusage dâun logiciel dâordinateur ou dâun brevet ou pour des informations ayant trait à une expérience acquise dans le domaine industriel, commercial ou scientifique (à lâexclusion de toute information fournie dans le cadre dâun contrat de location ou de franchisage), provenant dâun Etat contractant et payées à un résident de lâautre Etat contractant qui en est le bénéficiaire effectif, ne sont imposables que dans cet autre Etat. 4. Le terme âredevancesâ employé dans le présent article désigne les rémunérations de toute nature payées pour lâusage ou la concession de lâusage dâun droit dâauteur, dâun brevet, dâune marque de fabrique ou de commerce, dâun dessin ou dâun modèle, dâun plan, dâune formule ou dâun procédé secrets, ainsi que pour lâusage ou la concession de lâusage dâun équipement industriel, commercial ou scientifique et pour des informations ayant trait à une expérience acquise dans le domaine industriel, commercial ou scientifique; ce terme comprend aussi les rémunérations de toute nature concernant les films cinématographiques et les oeuvres enregistrées sur films, bandes magnétoscopiques et autres moyens de reproduction destinés à la télévision. 5. Les dispositions des paragraphes 1, 2 et 3 ne sâappliquent lâas lorsque le bénéficiaire effectif des redevances, résident dâun Etat contractant, exerce dans lâautre Etat contractant dâoù proviennent les redevances, soit une activité industrielle ou commerciale par lâintermédiaire dâun établissennent stable qui y est situé, soit une profession indépendante au moyen dâune base fixe qui y est située, et que le droit ou le bien générateur des redevances sây rattache effectivement. Dans ce cas, les dispositions de lâarticle 7 ou de lâarticle 14, suivant les cas, sont applicables. 6. Les redevances sont considérées comme provenant dâun Etat contractant lorsque le débiteur est un résident de cet Etat. Toutefois, lorsque le débiteur des redevances, quâil soit ou non un résident dâun Etat contractant, a dans un Etat contractant un établissement stable, ou une base fixe, pour lequel lâobligation donnant lieu au paiement des redevances a été conclue et qui supporte la charge de ces redevances, celles-ci sont considérées comme provenant de lâEtat où lâétablissement stable, ou la base fixe, est situé. 7. Lorsque, en raison de relations spéciales existant entre le débiteur et le bénéficiaire effectif ou que lâun et lâautre entretiennent avec de tierces personnes, le montant des redevances, compte tenu de la prestation pour laquelle elles sont payées, excède celui dont seraient convenus le débiteur et le bénéficiaire effectif en lâabsence de pareilles relations, les dispositions du présent article ne sâappliquent quâà ce dernier montant. Dans ce cas, la partie excédentaire des paiements reste imposable selon la législation de chaque Etat contractant et compte tenu des autres dispositions de la présente Convention. Article 13 Gains en capital 1. Les gains quâun résident dâun Etat contractant tire de lâaliénation de biens immobiliers situés dans lâautre Etat contractant, sont imposables dans cet autre Etat. 2. Les gains provenant de lâaliénation de biens mobiliers qui font partie de lâactif dâun établissement stable quâune entreprise dâun Etat contractant a dans lâautre Etat contractant, ou de biens mobiliers qui appartiennent à une base fixe dont un résident dâun Etat contractant dispose clans lâautre Etat contractant pour lâexercice dâune profession indépendante, y compris de tels gains provenant de lâaliénation de cet établissement stable (seul ou avec lâensemble de lâentreprise) ou de cette base fixe, sont imposables dans cet autre Etat. 3. Les gains quâune entreprise dâun Etat contractant tire de lâaliénation de navires ou aéronefs exploités en trafic international ou de biens mobiliers affectés à lâexploitation de ces navires ou aéronefs ne sont imposables que dans cet Etat. 4. Les gains quâun résident dâun Etat contractant tire de lâaliénation: a) dâactions (autres que des actions inscrites à une bourse de valeurs approuvée clans lâautre Etat contractant) faisant partie dâune participation substantielle dans le capital dâune société et dont la valeur des actions est principalement tirée de biens immobiliers situés dans cet autre Etat; ou b) dâune participation dans une société de personnes, une fiducie ou une succession et dont la valeur est principalement tirée de biens immobiliers situés dans cet autre Etat, sont imposables dans cet autre Etat. Au sens du présent paragraphe, lâexpression âbiens immobiliersâ ne comprend pas les biens (autres que les biens locatifs) dans lesquels la société, la société de personnes, la fiducie ou la succession a exercé son activité; et, il existe une participation substantielle lorsque le résident et des personnes qui lui sont associées possèdent au moins 10 p. 100 des actions dâune catégorie quelconque du capital dâune société. 5. Les gains provenant de lâaliénation de tous biens autres que ceux visés aux paragraphes 1 à 4 ne sont imposable que dans lâEtat contractant dont le cédant est un résident. 6. Lorsquâun résident dâun Etat contractant aliène un bien lors dâune constitution en société ou autre constitution, dâune réorganisation, dâune fusion, dâune scission ou dâune opération semblable, et que le bénéfice, gain ou revenu relatif à cette aliénation nâest pas reconnu aux fins dâimposition dans cet Etat, si elle en est requise par la personne qui acquiert le bien, lâautorité compétente de lâautre Etat contractant peut, sous réserve de modalités qui lui sont satisfaisantes, accepter de différer la reconnaissance du bénéfice, gain ou revenu relatif audit bien aux fins dâimposition dans cet autre Etat jusquâau moment et de la façon qui sont précisés dans lâentente. 7. Les dispositions du paragraphe 5 ne portent pas atteinte au droit de chacun des Etats contractants de percevoir, conformément à sa législation, un impôt sur les gains provenant de lâaliénation dâun bien et réalisés par une personne physique qui est un résident de lâautre Etat contractant et qui a été un résident du premier Etat à un moment quelconque au cours des six années précédant immédiatement lâaliénation du bien. 8. Lorsquâune personne physique qui, immédiatement après avoir cessé dâêtre un résident dâun Etat contractant, devient un résident de lâautre Etat contractant est considérée aux fins dâimposition dans le premier Etat comme ayant aliéné un bien et est imposée dans cet Etat en raison de cette aliénation, elle peut choisir, aux fins dâimposition dans lâautre Etat, dâêtre considérée comme ayant vendu et racheté, immédiatement avant de devenir un résident de cet Etat, le bien pour un montant égal à sa juste valeur marchande à ce moment. Toutefois, la présente disposition ne sâapplique ni aux biens qui donneraient lieu, immédiatement avant que la personne physique ne devienne un résident de cet autre Etat, à des gains imposables dans cet autre Etat, ni aux biens immobiliers situés dans un Etat tiers. Article 14 Professions indépendantes 1. Les revenus quâune personne physique qui est un résident dâun Etat contractant tire dâune profession libérale ou similaire de caractère indépendant ne sont imposables que dans cet Etat, à moins que ce résident ne dispose de façon habituelle dans lâautre Etat contractant dâune base fixe pour lâexercice de sa profession. Sâil dispose, ou a disposé, dâune telle base fixe, les revenus sont imposables dans lâautre Etat mais uniquement dans la mesure où ils sont imputables à cette base fixe. 2. Lâexpression âprofession libéraleâ comprend notamment les activités indépendantes dâordre scientifique, littéraire, artistique, éducatif ou pédagogique, ainsi que les activités indépendantes des médecins, avocats, ingénieurs, architectes, dentistes et comptables. Article 15 Professions dépendantes 1. Sous réserve des dispositions des articles 16, 18 et 19, les salaires, traitements et autres rémunérations quâun résident dâun Etat contractant reçoit au titre dâun emploi salarié ne sont imposables que dans cet Etat, à moins que lâemploi ne soit exercé dans lâautre Etat contractant. Si lâemploi y est exercé, les rémunérations reçues à ce titre sont imposables dans cet autre Etat. 2. Nonobstant les dispositions du paragraphe 1, les rémunérations quâun résident dâun Etat contractant reçoit au titre dâun emploi salarié exercé dans lâautre Etat contractant ne sont imposables que dans le premier Etat si: a) le bénéficiaire séjourne dans lâautre Etat pendant une période ou des périodes nâexcédant pas au total 183 jours au cours de toute période de douze mois commençant ou se terminant durant lâannée fiscale considérée, et b) les rémunérations sont payées par un employeur ou pour le compte dâun employeur qui nâest pas un résident de lâautre Etat, et c) la charge des rémunérations nâest pas supportée par un établissement stable ou une base fixe que lâemployeur a dans lâautre Etat. 3. Nonobstant les dispositions précédentes du présent article, les rémunérations reçues au titre dâun emploi salarié exercé à bord dâun navire ou dâun aéronef exploité par une entreprise dâun Etat contractant en trafic international sont imposables clans cet Etat. Article 16 Tantièmes Les tantièmes, jetons de présence et autres rétributions similaires quâun résident dâun Etat contractant reçoit en sa qualité de membre du conseil dâadministration ou de surveillance dâune société qui est un résident de lâautre Etat contractant sont imposables dans cet autre Etat. Article 17 Artistes et sportifs 1. Nonobstant les dispositions des articles 7, 14 et 15, les revenus quâun résident dâun Etat contractant tire de ses activités personnelles exercées dans lâautre Etat contractant en tant quâartiste du spectacle, tel quâun artiste de théâtre, de cinéma, de la radio ou de la télévision, ou quâun musicien, ou en tant que sportif, sont imposables dans cet autre Etat. 2. Lorsque les revenus dâactivités quâun artiste du spectacle ou un sportif exerce personnellement et en cette qualité sont attribués non pas à lâartiste ou au sportif lui-même mais à une autre personne, ces revenus sont imposables, nonobstant les dispositions des articles 7, 14 et 15, dans lâEtat contractant où les activités de lâartiste ou du sportif sont exercées. 3. Les dispositions du paragraphe 2 ne sâappliquent pas sâil est établi que ni lâartiste du spectacle ou le sportif, ni des personnes qui lui sont associées, ne participent directement ou indirectement aux bénéfices de la personne visée audit paragraphe. Article 18 Pensions et rentes Les pensions et les rentes contractant dâun Etat contractant et payées à un résident de lâautre Etat contractant sont imposables dans cet autre Etat. 2. Toutefois, ces pensions et i-entes sont aussi imposables dans lâEtat dâoù elles proviennent et selon la législation de cet Etat. 3. Nonobstant toute disposition de la présente Convention, a) les pensions versées par lâEtat luxembourgeois ou lâune de ses subdivisions politiques ou collectivités locales, soit directement soit par prélèvement sur des fonds quâils ont constitués, à une personne physique, au titre de services rendus à cet Etat ou à cette subdivision ou collectivité, ne sont imposables quâau Luxembourg; b) les pensions et allocations de guerre (incluant les pensions et allocations payées aux anciens combattants ou payées en conséquence des dommages ou blessures subis à lâoccasion dâune guerre) provenant du Canada et payées à un résident du Luxembourg seront exonérées de lâimpôt luxembourgeois, tant quâelles seront exonérées de lâimpôt canadien; c) les prestations et rentes reçues du Luxembourg de la part de lâassociation dâassurance contre les accidents et de lâoffice des dommages de guerre à titre dâindemnisation pour dommages corporels seront exonérées de lâimpôt canadien tant quâelles seront exonérées de lâimpôt luxembourgeois; d) les pensions alimentaires et autres paiements semblables provenant dâun Etat contractant et payés à un résident de lâautre Etat contractant qui y est assujetti à lâimpôt à raison de ces revenus, ne sont imposables que dans cet autre Etat, mais le montant qui est imposable dans cet autre Etat nâexcède pas le montant qui serait imposable dans le premier Etat si le bénéficiaire était un résident de ce premier Etat; e) les prestations payées en vertu de la législation sus la sécurité sociale dans un Etat con trac tant à un résident de lâautre Etat con tracta iil ne sont imposables que dans le premier Etat. Article 19 Fonctions publiques 1. a) Les salaires, traitements et autres rémunérations similaires, autres que les pensions, payés par un Etat contractant ou lâune de ses subdivisions politiques ou collectivités locales à une personne physique, au titre de services rendus à cet Etat ou à cette subdivision ou collectivité, ne sont imposables que dans cet Etat. b) Toutefois, ces salaires, traitements et autres rémunérations similaires ne sont imposables que dans lâautre Etat contractant si les services sont rendus dans cet Etat et si la personne physique est un résident de cet Etat qui: (i) possède la nationalité de cet Etat, ou (ii) nâest pas devenu un résident de cet Etat à seule fin de rendre les services. 2. Les dispositions du paragraphe 1 ne sâappliquent pas aux salaires, traitements et autres rémunérations similaires payés au titre de services rendus dans le cadre dâune activité industrielle ou commerciale exercée par un Etat contractant ou lâune de ses subdivisions politiques ou collectivités locales. Article 20 Etudiants Les sommes quâun étudiant ou un stagiaire qui est, ou qui était immédiatement avant de se rendre dans un Etat contractant, un résident de lâautre Etat contractant et qui séjourne dans le premier Etat à seule fin dây poursuivre ses études ou sa formation, reçoit pour couvrir ses frais dâentretien, dâétudes ou de formation ne sont pas imposables dans cet Etat, à condition quâelles proviennent de sources situées en dehors de cet Etat. Article 21 Autres revenus 1. Les éléments du revenu dâun résident dâun Etat contractant, dâoù quâils proviennent, qui ne sont pas traités dans les articles précédents de la présente Convention ne sont imposables que dans cet Etat, sauf que si ces revenus proviennent de sources situées dans lâautre Etat contractant, ils sont aussi imposables dans cet autre Etat. Toutefois, dans le cas dâun revenu provenant dâune succession ou dâune fiducie, autre quâune fiducie qui a reçu des contributions pour lesquelles une déduction a été accordée, lâimpôt ainsi établi ne peut excéder 15 p. 100 du montant brut du revenu pourvu que celui-ci soit imposable dans lâEtat contractant dont le bénéficiaire est un résident. 2. Les dispositions du paragraphe 1 ne sâappliquent pas aux revenus, autres que les revenus provenant de biens immobiliers, lorsque le bénéficiaire de tels revenus, résident dâun Etat contractant, exerce dans lâautre Etat contractant, soit une activité industrielle ou commerciale par lâintermédiaire dâun établissement stable qui y est situé, soit une profession indépendante au moyen dâune base fixe qui y est située, et que le droit ou le bien générateur des revenus sây rattache effectivement. Dans ce cas, les dispositions de lâarticle 7 ou de lâarticle 14, suivant les cas, sont applicables. IV. Imposition de la fortune Article 22 Fortune La fortune constituée par des biens immobiliers que possède un résident dâun Etat contractant et qui sont situées dans lâautre Etat contractant, est imposable dans cet autre Etat. 2. La fortune constituée par des biens mobiliers qui font partie de lâactif dâun établissement stable quâune entreprise dâun Etat contractant a dans lâautre Etat contractant, ou par des biens mobiliers qui appartiennent à une base fixe dont un résident dâun Etat contractant dispose dans lâautre Etat contractant pour lâexercice dâune profession indépendante, est imposable dans cet autre Etat. 3. La fortune constituée par des navires et des aéronefs exploités en trafic international par une entreprise dâun Etat contractant, ainsi que par des biens mobiliers affectés à lâexploitation de ces navires et aéronefs, ne sont imposables que dans cet Etat. 4. Tous les autres éléments de la fortune dâun résident dâun Etat contractant ne sont imposables que dans cet Etat. V. Dispositions préventives de la double imposition Article 23 Elimination de la double imposition 1. En ce qui concerne le Canada, la double imposition est évitée de la façon suivante: a) sous réserve des dispositions existantes de la législation canadienne concernant lâimputation de lâimpôt payé dans un territoire en dehors du Canada sur lâimpôt canadien payable et de toute modification ultérieure de ces dispositions qui nâen affecterait pas le principe général, et sans préjudice dâune déduction ou dâun dégrèvement plus important prévu par la législation canadienne, lâimpôt dû au Luxembourg à raison de bénéfices, revenus ou gains provenant du Luxembourg est porté en déduction de tout impôt canadien dû à raison des mêmes bénéfices, revenus ou gains; b) lorsque, conformément à une disposition quelconque de la Convention, les revenus quâun résident du Canada reçoit ou la fortune quâil possède sont exempts dâimpôts au Canada, le Canada peut néanmoins, pour calculer le montant de lâimpôt sur dâautres revenus ou de la fortune, tenir compte des revenus ou de la fortune exemptés. 2. En ce qui concerne le Luxembourg, la double imposition est évitée de la façon suivante: a) lorsquâun résident du Luxembourg reçoit des revenus ou possède de la fortune qui, conformément aux dispositions de la présente Convention, sont imposables au Canada, le Luxembourg exempte de lâimpôt ces revenus ou cette fortune, sous réserve des dispositions de lâalinéa b) mais peut, pour calculer le montant de lâimpôt sur le reste du revenu ou de la fortune de ce résident, appliquer le même taux que si les revenus ou la fortune en question nâavaient pas été exemptés; b) lorsquâun résident du Luxembourg reçoit des revenus qui, conformément aux dispositions des articles 10, 11, 12, 13 paragraphes 4 et 7, 18 et 21 sont imposables au Canada, le Luxembourg accorde sur lâimpôt dont il frappe les revenus de ce résident une déduction dâun montant égal à lâimpôt payé au Canada. La somme ainsi déduite ne peut toutefois excéder la fraction de lâimpôt, calculé avant la déduction, correspondant aux revenus reçus du Canada; c) par dérogation à lâalinéa b) sont soumis au régime prévu à lâalinéa a) les dividendes distribués par une société de capitaux résidente du Canada et soumise dans cet Etat à lâimpôt sur le revenu des sociétés à une société de capitaux résidente du Luxembourg qui dispose depuis le début de son exercice social directement dâau moins 10 p. 100 du capital de la première société. Les actions ou parts susvisées de la société du Canada sont, aux mêmes conditions, exonérées de lâimpôt luxembourgeois sur la fortune. 3. Pour lâapplication du présent article, les bénéfices, revenus ou gains dâun résident dâun Etat contractant sont considérés comme provenant de sources situées dans lâautre Etat contractant sâils sont imposables dans cet autre Etat contractant conformément à la présente Convention. VI. Dispositions spéciales Article 24 Non-discrimination 1. Les nationaux dâun Etat contractant ne sont soumis dans lâautre Etat contractant à aucune imposition ou obligation y relative, qui est autre ou plus lourde que celles auxquelles sont ou pourront être assujettis les nationaux de cet autre Etat qui se trouvent dans la même situation. La présente disposition sâapplique aussi, nonobstant les dispositions de lâarticle 1, aux personnes physiques qui ne sont pas des résidents dâun Etat contractant ou des deux Etats contractants. 2. Lâimposition dâun établissement stable quâune entreprise dâun Etat contractant a dans lâautre Etat contractant nâest pas établie dans cet autre Etat dâune façon moins favorable que lâimposition des entreprises de cet autre Etat qui exercent la même activité. La présente disposition ne peut être interprétée comme obligeant un Etat contractant à accorder aux résidents de lâautre Etat contractant les déductions personnelles, abattements et réductions dâimpôt en fonction de la situation ou des charges de famille quâil accorde à ses propres résidents. 3. Les entreprises dâun Etat contractant, dont le capital est en totalité ou en partie, directement ou indirectement, détenu ou contrôlé par un ou plusieurs résidents de lâautre Etat contractant, ne sont soumises clans le premier Etat à aucune imposition ou obligation y relative, qui est autre ou plus lourde que celles auxquelles sont ou pourront être assujetties les autres entreprises similaires du premier Etat dont le capital est en totalité ou en partie, directement ou indirectement, détenu ou contrôle par un ou plusieurs résidents dâun Etat tiers. 4. Le terme âimpositionâ désigne dans le présent article les impôts visés par la présente Convention. Article 2 5 Procédure amiable 1. Lorsquâune personne estime que les mesures prises par un Etat contractant ou par les deux Etats contractants entraînent ou entraîneront pour elle une imposition non conforme aux dispositions de la présente Convention, elle peut, indépendamment des recours prévus par le droit interne de ces Etats, adresser à lâautorité compétente de lâEtat contractant dont elle est un résident ou, si son cas relève du paragraphe 1 de lâarticle 24, à celle de lâEtat contractant dont elle possède la nationalité, une demande écrite et motivée de révision de cette imposition. Pour être recevable, ladite demande doit être présentée dans un délai de deux ans à compter de la première notification de la mesure qui entraîne une imposition non conforme à la Convention. 2. Lâautorité compétente visée au paragraphe 1 sâefforce, si la réclamation lui paraît fondée et si elle nâest pas elle-même en mesure dây apporter une solution satisfaisante, de résoudre le cas par voie dâaccord amiable avec lâautorité compétente de lâautre Etat contractant, en vue dâéviter une imposition non conforme à la Convention. 3. Les autorités compétentes des Etats contractants sâefforcent, par voie dâaccord amiable, de résoudre les difficultés ou de dissiper les doutes auxquels peuvent donner lieu lâinterprétation ou lâapplication de la Convention. Elles peuvent aussi se concerter en vue dâéliminer la double imposition dans les cas non prévus par la Convention. 4. En particulier, les autorités compétentes des Etats contractants peuvent se consulter en vue de parvenir à un accord: a) pour que les bénéfices revenant à une entreprise dâun Etat contractant et à son établissement stable situé dans lâautre Etat contractant soient imputés dâune manière identique; b) pour que les bénéfices revenant à des entreprises associées visées à lâarticle 9 soient attribués dâune manière identique; c) sur la méthode en vue dâéviter les doubles impositions dans le cas dâune succession ou dâune fiducie. 5. Les autorités compétentes des Etats contractants peuvent communiquer directement entre elles pour lâapplication des dispositions de la Convention. Article 26 Echange de renseignements 1. Les autorités compétentes des Etats contractants échangent les renseignements pertinents à lâapplication des dispositions de la présente Convention ou de celles de la législation interne des Etats contractants relative aux impôts visés par la Convention dans la mesure où lâimposition quâelle prévoit nâest pas contraire à la Convention. Lâéchange de renseignements nâest pas restreint par lâarticle 1. Les renseignements reçus par un Etat contractant sont tenus secrets de la même manière que les renseignements obtenus en application de la législation interne de cet Etat et ne sont communiqués quâaux personnes ou autorités (y compris les tribunaux et organes administratifs) concernées par lâétablissement ou le recouvrement des impôts visés par la Convention, par les procédures ou poursuites concernant ces impôts, ou par les décisions sur les recours relatifs à ces impôts. Ces personnes ou autorités nâutilisent ces renseignements quâà ces fïns. Elles peuvent faire état de ces renseignements au cours dâaudiences publiques de tribunaux ou dans des jugements. 2. Les dispositions du paragraphe 1 ne peuvent en aucun cas être interprétées comme imposant à un Etat contractant lâobligation: a) de prendre des mesures administratives dérogeant à sa législation et à sa pratique administrative ou à celles de lâautre Etat contractant; b) de fournir des renseignements qui ne pourraient être obtenus sur la base de sa législation ou dans le cadre de sa pratique administrative normale ou de celles de lâautre Etat contractant; c) de fournir des renseignements qui révéleraient un secret commercial, industriel, professionnel ou un procédé commercial ou des renseignements dont la communication serait contraire à lâordre public. 3. Lorsquâun Etat contractant demande des renseignements en conformité avec le présent article, lâautre Etat contractant sâefforce dâobtenir les renseignements relatifs à cette demande de la même façon que si ses propres impôts étaient en jeu même si cet autre Etat nâa pas besoin, à ce moment, de ces renseignements. Si la demande de lâautorité compétente dâun Etat contractant le requiert expressément, lâautorité compétente de lâautre Etat contractant sâefforce de fournir les renseignements demandés en vertu du présent article sous la forme requise, tel les dépositions de témoins ou les copies de documents originaux non altérés (incluant livres, états, registres, comptes ou écrits), dans la mesure où ces renseignements peuvent être obtenus sur la base de la législation et dans le cadre de la pratique administrative relatives aux propres impôts de cet autre Etat. Article 27 Membres des missions diplomatiques et postes consulaires 1. Les dispositions de la présente Convention ne portent pas atteinte aux privilèges fiscaux dont bénéficient les membres des missions diplomatiques ou postes consulaires en vertu soit des règles générales du droit international, soit des dispositions dâaccords particuliers. 2. Nonobstant lâarticle 4, une personne physique qui est membre dâune mission diplomatique, dâun poste consulaire ou dâune délégation permanente dâun Etat contractant qui est situé dans lâautre Etat contractant ou dans un Etat tiers est considérée, aux fins de la Convention, comme un résident de lâEtat accréditant à condition quâelle soit soumise dans lâEtat accréditant aux mêmes obligations, en matière dâimpôts sur lâensemble de son revenu, que les résidents de cet Etat. 3. La Convention ne sâapplique pas aux organisations internationales, à leurs organes ou à leurs fonctionnaires, ni aux personnes qui sont membres dâune mission diplomatique, dâun poste consulaire ou dâune délégation permanente dâun Etat tiers ou dâun groupe dâEtats, lorsquâils se trouvent sur le territoire dâun Etat contractant et ne sont pas soumis dans lâun ou lâautre Etat contractant aux mêmes obligations, en matière dâimpôts sur lâensemble du revenu, que les résidents desdits Etats. Article 28 Dispositions diverses 1. Les dispositions de la présente Convention ne peuvent être interprétées comme limitant dâune manière quelconque les exonérations, abattements, déductions, ci-édits ou autres allégements qui sont ou seront accordés par la législation dâun Etat contractant pour la détermination de lâimpôt prélevé par cet Etat. 2. Aucune disposition de la Convention ne peut être interprétée comme empêchant un Etat contractant de prélever un impôt sur les montants inclus dans le revenu dâun résident de cet Etat à lâégard dâune société de personnes, une fiducie ou une société étrangère affiliée contrôlée dans laquelle il possède une participation. 3. La Convention ne sâapplique pas aux sociétés holding au sens de la législation particulière luxembourgeoise régies actuellement par la loi du 31 juillet 1929 et de lâ arrêté grand-ducal du 17 décembre 1938 , ou de toute autre loi similaire qui entrerait en vigueur au Luxembourg après la signature de la Convention, ni à des sociétés soumises au Luxembourg à une législation fiscale similaire. Elle ne sâapplique pas non plus aux revenus quâun résident du Canada tire de pareilles sociétés ni aux actions ou autres titres de capital de telles sociétés que cette personne possède. 4. Au sens du paragraphe 3 de lâarticle XXII (Consultation) de lâAccord général sur le conmerce des services, les Etats contractants conviennent que, nonobstant ce paragraphe, tout différend entre eux sur la question de savoir si une mesure relève de la présente Convention, ne peut être porté devant le Conseil sur le commerce des services, tel que prévu par ce paragraphe, quâavec le consentement des deux Etats contractants. Tout doute au sujet de lâinterprétation du présent paragraphe est résolu en vertu du paragraphe 3 de lâarticle 25 ou, en lâabsence dâun accord en vertu de cette procédure, en vertu de toute autre procédure acceptée par les deux Etats contractants. VII. Dispositions finales Article 29 Entrée en vigueur 1. La présente Convention sera ratifiée et les instruments de ratification seront échangés dès que possible. 2. La Convention entrera en vigueur dès lâéchange des instruments de ratification et ses dispositions seront applicables: a) à lâégard de lâimpôt retenu à la source sur les montants payés à des non-résidents ou portés à leur crédit le ou après le 1er janvier de lâannée civile qui suit immédiatement celle de lâéchange des instruments de ratification; et b) à lâégard des autres impôts, pour toute année dâimposition commençant le ou après le 1er janvier de lâannée civile qui suit immédiatement celle de lâéchange des instruments de ratification. 3. Les dispositions de la Convention entre le Grand-Duché de Luxembourg et le Canada en vue dâéviter les doubles impositions et de prévenir lâévasion fiscale en matière dâimpôts sur le revenu et sur la fortune signée à Luxembourg le 17 janvier 1989 cesseront dâavoir effet à lâégard des impôts auxquels la présente Convention sâapplique conformément aux dispositions du paragraphe 2. Article 30 Dénonciation La présente Convention restera indéfiniment en vigueur; mais chacun des Etats contractants pourra, jusquâau 30 juin inclus de toute année civile postérieure à lâannée de lâéchange des instruments de ratification, donner par la voie diplomatique un avis de dénonciation écrit, à lâautre Etat contractant. Dans ce cas, la Convention cessera dâêtre applicable: a) à lâégard de lâimpôt retenu à la source sur les montants payés à des non-résidents ou portés à leur cl-édit le ou après le 1er janvier de lâannée civile qui suit immédiatement celle où lâavis est donné; et b) à lâégard des autres impôts, pour toute année dâimposition commençant le ou après le 1er janvier de lâannée civile qui suit immédiatement celle où lâavis est donné. EN FOI DE QUOI les soussignés, dûment autorisés à cet effet, ont signé la présente Convention. FAIT en double exemplaire à Luxembourg, le 10 septembre 1999, en langues francaise et anglaise, chaque version faisant égalenient foi. Pour le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg, â Pour le Gouvernement du Canada, â (suivent les signatures) â
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Loi du 14 août 2000 portant approbation de la Convention entre le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg et le Gouvernement du Canada en vue d’éviter les doubles impositions et de prévenir la fraude fiscale en matière d’impôts sur le revenu et sur la fortune, signée à Luxembourg, le 10 septembre 1999.
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