Loi du 14 avril 2002 \n - portant approbation de la Convention de La Haye du 29 mai 1993 sur la protection des enfants et la coopération en matière d'adoption internationale,\n - modifiant certaines dispositions du Nouveau code de procédure civile, et\n - introduisant l'article 367-2 au code pénal.
This law approves the 1993 Hague Convention on intercountry adoption, assigns certain competent authorities, and creates a criminal offence for obtaining an undue material gain from an adoption intervention.
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- Jurisdiction
- Luxembourg
- Instrument
- Act or statute
- Citation
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Provisions of Loi du 14 avril 2002 \n - portant approbation de la Convention de La Haye du 29 mai 1993 sur la protection des enfants et la coopération en matière d'adoption internationale,\n - modifiant certaines dispositions du Nouveau code de procédure civile, et\n - introduisant l'article 367-2 au code pénal.
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Loi du 14 avril 2002 \n - portant approbation de la Convention de La Haye du 29 mai 1993 sur la protection des enfants et la coopération en matière d'adoption internationale,\n - modifiant certaines dispositions du Nouveau code de procédure civile, et\n - introduisant l'article 367-2 au code pénal.
AI-assisted research summary: This law approves the 1993 Hague Convention on intercountry adoption, assigns certain competent authorities, and creates a criminal offence for obtaining an undue material gain from an adoption intervention.
Le contenu de la version HTML du Journal officiel luxembourgeois est identique à la version PDF. Loi du 14 avril 2002 - portant approbation de la Convention de La Haye du 29 mai 1993 sur la protection des enfants et la coopération en matière dâadoption internationale, - modifiant certaines dispositions du Nouveau code de procédure civile, et - introduisant lâarticle 367-2 au code pénal. Nous Henri, Grand-Duc de Luxembourg, Duc de Nassau, Notre Conseil d'Etat entendu; De l'assentiment de la Chambre des Députés; Vu la décision de la Chambre des Députés du 5 mars 2002 et celle du Conseil dâEtat du 19 mars 2002 portant quâil nây a pas lieu à second vote; Avons ordonné et ordonnons: â Art. I. - Est approuvée la Convention de La Haye du 29 mai 1993 sur la protection des enfants et la coopération en matière dâadoption internationale, signée à La Haye le 29 mai 1993. â Art. II. - Désignation des autorités (1) Les autorités compétentes au sens de lâarticle 4 de la Convention sont les autorités judiciaires. (2) Les autorités compétentes au sens de lâarticle 5 sont les autorités judiciaires. (3) Lâautorité centrale au sens de lâarticle 6.1 est le Ministère de la Famille. â Art. III. - Déclarations (1) Conformément à lâarticle 22, paragraphe 4, le Grand-Duché de Luxembourg déclare que les adoptions dâenfants dont la résidence habituelle est située sur son territoire ne peuvent avoir lieu que si les fonctions conférées aux Autorités Centrales sont exercées par des autorités publiques ou des organismes agréés conformément au Chapitre III de la Convention. (2) Conformément à lâarticle 23, paragraphe 2, le Grand-Duché de Luxembourg déclare que la juridiction qui a prononcé la décision en matière dâadoption ayant acquis autorité de chose jugée est compétente pour émettre les certificats visés à lâarticle 23, paragraphe 1er de la Convention quand lâadoption a lieu au Luxembourg. (3) Conformément à lâarticle 25, le Grand-Duché de Luxembourg déclare quâil ne sera pas tenu de reconnaître en vertu de la Convention les adoptions faites conformément à un accord conclu en application de lâarticle 39, paragraphe 2. â Art. IV. - Dispositions modificatives et nouvelles à introduire au Nouveau code de procédure civile (1) A lâarticle 1035 (2) du Nouveau code de procédure civile le 3e tiret est abrogé. (2) Au Titre X. «De lâadoption» du Nouveau code de procédure civile les dispositions suivantes sont introduites après le Paragraphe III: â «Paragraphe IV. â â De la procédure et de la coopération en matière dâadoption internationale au sens de la Convention de La Haye du 29 mai 1993. Art. 1045-1 (1) Lâautorité compétente au sens de lâarticle 4 de la Convention de La Haye du 29 mai 1993 est le tribunal dâarrondissement du lieu de résidence de lâenfant à adopter. (2) Le tribunal est saisi par une requête dâavocat à la Cour, contresignée par lâadopté sâil est âgé de plus de quinze ans et les personnes dont le consentement est nécessaire à lâadoption. Si lâune ou plusieurs dâentre elles ne savent ou ne peuvent signer, lâavocat à la Cour atteste, par une mention spéciale portée sur la requête, quâelles ont donné leur consentement à lâadoption. (3) La requête et les pièces à lâappui sont communiquées au procureur dâEtat qui prend des conclusions écrites. (4) Conformément à lâarticle 4 de la Convention, le tribunal procède aux vérifications des mesures y prévues. (5) Lâarticle 1038 (1) à (3) sâapplique. (6) Une ordonnance motivée est rendue en audience publique; elle est notifiée aux parties par les soins du greffe. Une copie de lâordonnance est transmise à lâautorité centrale par les soins du greffe après lâexpiration du délai de recours. Art. 1045-2 (1) Lâordonnance nâest pas susceptible dâopposition. (2) Elle ne peut être frappée dâappel par le procureur dâEtat ainsi que par toute partie en cause en ce qui concerne le ou les chefs de ladite ordonnance pouvant lui faire grief. (3) Les dispositions de lâarticle 1041 (3) à (12) sont applicables. (4) Une copie de lâarrêt est transmise à lâautorité centrale par les soins du greffe après lâexpiration du délai de pourvoi en cassation. Art. 1045-3 (1) Lâautorité compétente au sens de lâarticle 5 de la Convention de La Haye du 29 mai 1993 est le tribunal dâarrondissement du lieu de résidence du ou des futur(s) parent(s) adoptif(s). (2) Le tribunal est saisi par une requête dâavocat à la Cour, contresignée par le ou les futur(s) parent(s) adoptif(s). (3) La requête et les pièces à lâappui sont communiquées au procureur dâEtat qui prend des conclusions écrites. (4) Conformément à lâarticle 5 de la Convention, le tribunal procède aux vérifications des mesures y prévues. (5) Lâarticle 1038 (1) à (3) sâapplique. (6) Une ordonnance motivée est rendue en audience publique; elle est notifiée aux parties par les soins du greffe. Une copie de lâordonnance est transmise à lâautorité centrale par les soins du greffe après lâexpiration du délai de recours. Art. 1045-4 (1) Lâordonnance nâest pas susceptible dâopposition. (2) Elle ne peut être frappée dâappel par le procureur dâEtat ainsi que par toute partie en cause en ce qui concerne le ou les chefs de ladite ordonnance pouvant lui faire grief. (3) Les dispositions de lâarticle 1041 (3) à (12) sont applicables. (4) Une copie de lâarrêt est transmise à lâautorité centrale par les soins du greffe après lâexpiration du délai de pourvoi en cassation.» â â â â â (3) Lâarticle 1034 (4) et (5) du Nouveau code de procédure civile est modifié comme suit: â «(4) Lâappel est formé par le dépôt dâune requête motivée au greffe du tribunal dâarrondissement. Cette requête est inscrite au registre spécial destiné à cet effet. Sauf si elle est présentée par le procureur dâEtat, la requête doit être signée par un avocat à la Cour. La date du dépôt de la requête est inscrite par le greffier sur lâoriginal de la requête. Dans la huitaine du jour où la requête a été déposée, le dossier est transmis à la Cour dâappel. (5) Dans le délai de quinze jours à dater de la transmission du dossier par le greffe du tribunal ou greffe de la Cour, les parties autres que le procureur général dâEtat sont convoquées par une lettre recommandée du greffier de la Cour, à jour et heure fixes devant la Cour dâappel aux fins dâentendre statuer sur lâappel. Une copie de la requête est annexée à la convocation. (L. 11 août 1996) La convocation contiendra, à peine de nullité, les mentions prescrites à lâarticle 80.» â â â â â (4) Lâarticle 1041 (4) et (5) du Nouveau code de procédure civile est modifié comme suit: â «(4) Lâappel est formé par le dépôt dâune requête motivée au greffe du tribunal dâarrondissement. Cette requête est inscrite au registre spécial destiné à cet effet. Sauf si elle est présentée par le procureur dâEtat, la requête doit être signée par un avocat à la Cour. La date du dépôt de la requête est inscrite par le greffier sur lâoriginal de la requête. Dans la huitaine du jour où la requête a été déposée, le dossier est transmis à la Cour dâappel. (5) Dans le délai de quinze jours à dater de la transmission du dossier par le greffe du tribunal ou greffe de la Cour, les parties autres que le procureur général dâEtat sont convoquées par une lettre recommandée du greffier de la Cour, à jour et heure fixes devant la Cour dâappel aux fins dâentendre statuer sur lâappel. Une copie de la requête est annexée à la convocation. (L. 11 août 1996) La convocation contiendra à peine de nullité, les mentions prescrites à lâarticle 80.» â â â â â â Art. V. - Disposition pénale Il est introduit un article 367-2 au code pénal libellé comme suit: â « Art. 367-2. Sera puni dâun emprisonnement de huit jours à un an et dâune amende de 251 à 10.000 euros ou dâune de ces peines seulement: Quiconque aura tiré un gain matériel indu en raison dâune intervention à lâoccasion dâune adoption.» â â â â â Mandons et ordonnons que la présente loi soit insérée au Mémorial pour être exécutée et observée par tous ceux que la chose concerne. Le Ministre de la Justice, Luc Frieden La Ministre de la Famille, de la Solidarité sociale et de la Jeunesse, Marie-Josée Jacobs Palais de Luxembourg, le 14 avril 2002. Henri Doc. parl. No. 4820 - sess. ord. 2000-2001 et 2001-2002. â CONVENTION SUR LA PROTECTION DES ENFANTS ET LA COOPERATION EN MATIERE DâADOPTION INTERNATIONALE LES ETATS SIGNATAIRES de la présente Convention, Reconnaissant que, pour lâépanouissement harmonieux de sa personnalité, lâenfant doit grandir dans un milieu familial, dans un climat de bonheur, dâamour et de compréhension, Rappelant que chaque Etat devrait prendre, par priorité, des mesures appropriées pour permettre le maintien de lâenfant dans sa famille dâorigine, Reconnaissant que lâadoption internationale peut présenter lâavantage de donner une famille permanente à lâenfant pour lequel une famille appropriée ne peut être trouvée dans son Etat dâorigine, Convaincus de la nécessité de prévoir des mesures pour garantir que les adoptions internationales aient lieu dans lâintérêt supérieur de lâenfant et le respect de ses droits fondamentaux, ainsi que pour prévenir lâenlèvement, la vente ou la traite dâenfants, Désirant établir à cet effet des dispositions communes qui tiennent compte des principes reconnus par les instruments internationaux, notamment par la Convention des Nations Unies sur les droits de lâenfant, du 20 novembre 1989, et par la Déclaration des Nations Unies sur les droits de lâenfant, du 20 novembre 1989, et par la Déclaration des Nations Unies sur les principes sociaux et juridiques applicables à la protection et au bien-être des enfants, envisagés surtout sous lâangle des pratiques en matière dâadoption et de placement familial sur les plans national et international (Résolution de lâAssemblée générale 41/85, du 3 décembre 1986), SONT CONVENUS des dispositions suivantes: Chapitre 1 - Champ dâapplication de la convention Article 1 La présente Convention a pour objet: a. dâétablir des garanties pour que les adoptions internationales aient lieu dans lâintérêt supérieur de lâenfant et dans le respect des droits fondamentaux qui lui sont reconnus en droit international; b. dâinstaurer un système de coopération entre les Etats contractants pour assurer le respect de ces garanties et prévenir ainsi lâenlèvement, la vente ou la traite dâenfants; c. dâassurer la reconnaissance dans les Etats contractants des adoptions réalisées selon la Convention. Article 2 1. La Convention sâapplique lorsquâun enfant résidant habituellement dans un Etat contractant («lâEtat dâorigine») a été, ou doit être déplacé vers un autre Etat contractant («lâEtat dâaccueil»), soit après son adoption dans lâEtat dâorigine par des époux ou une personne résidant habituellement dans lâEtat dâaccueil, soit en vue dâune telle adoption dans lâEtat dâaccueil ou dans lâEtat dâorigine. 2. La Convention ne vise que les adoptions établissant un lien de filiation. Article 3 La Convention cesse de sâappliquer si les acceptations visées à lâarticle 17, lettre c, nâont pas été données avant que lâenfant nâait atteint lââge de dix-huit ans. Chapitre II - Conditions des adoptions internationales Article 4 Les adoptions visées par la Convention ne peuvent avoir lieu que si les autorités compétentes de lâEtat dâorigine: a. ont établi que lâenfant est adoptable; b. ont constaté, après avoir dûment examiné les possibilités de placement de lâenfant dans son Etat dâorigine, quâune adoption internationale répond à lâintérêt supérieur de lâenfant; c. se sont assurées 1) que les personnes, institutions et autorités dont le consentement est requis pour lâadoption ont été entourées des conseils nécessaires et dûment informées sur les conséquences de leur consentement, en particulier sur le maintien ou la rupture, en raison dâune adoption, des liens de droit entre lâenfant et sa famille dâorigine, 2) que celles-ci ont donné librement leur consentement dans les formes légales requises, et que ce consentement a été donné ou constaté par écrit, 3) que les consentements nâont pas été obtenus moyennant paiement ou contrepartie dâaucune sorte et quâils nâont pas été retirés, et 4) que le consentement de la mère, sâil est requis, nâa été donné quâaprès la naissance de lâenfant; et d. se sont assurées, eu égard à lââge et à la maturité de lâenfant, 1) que celui-ci a été entouré de conseils et dûment informé sur les conséquences de lâadoption et de son consentement à lâadoption, si celui-ci est requis, 2) que les souhaits et avis de lâenfant ont été pris en considération, 3) que le consentement de lâenfant à lâadoption, lorsquâil est requis, a été donné librement, dans les formes légales requises, et que son consentement a été donné ou constaté par écrit, et 4) que ce consentement nâa pas été obtenu moyennant paiement ou contrepartie dâaucune sorte. Article 5 Les adoptions visées par la Convention ne peuvent avoir lieu que si les autorités compétentes de lâEtat dâaccueil: a. ont constaté que les futurs parents adoptifs sont qualifiés et aptes à adopter; b. se sont assurées que les futurs parents adoptifs ont été entourés des conseils nécessaires; et c. ont constaté que lâenfant est ou sera autorisé à entrer et à séjourner de façon permanente dans cet Etat. Chapitre III - Autorités centrales et organismes agréés Article 6 1. Chaque Etat contractant désigne une Autorité centrale chargée de satisfaire aux obligations qui lui sont imposées par la Convention. 2. Un Etat fédéral, un Etat dans lequel plusieurs systèmes de droit sont en vigueur ou un Etat ayant des unités territoriales autonomes est libre de désigner plus dâune Autorité centrale et de spécifier lâétendue territoriale ou personnelle de leurs fonctions. LâEtat qui fait usage de cette faculté désigne lâAutorité centrale à laquelle toute communication peut être adressée en vue de sa transmission à lâAutorité centrale compétente au sein de cet Etat. Article 7 1. Les Autorités centrales doivent coopérer entre elles et promouvoir une collaboration entre les autorités compétentes de leurs Etats pour assurer la protection des enfants et réaliser les autres objectifs de la Convention. 2. Elles prennent directement toutes mesures appropriées pour: a. fournir les informations sur la législation de leurs Etats en matière dâadoption et dâautres informations générales, telles que des statistiques et formules types; b. sâinformer mutuellement sur le fonctionnement de la Convention et, dans la mesure du possible, lever les obstacles à son application. Article 8 Les Autorités centrales prennent, soit directement, soit avec le concours dâautorités publiques, toutes mesures appropriées pour prévenir les gains matériels indus à lâoccasion dâune adoption et empêcher toute pratique contraire aux objectifs de la Convention. Article 9 Les Autorités centrales prennent, soit directement, soit avec le concours dâautorités publiques ou dâorganismes dûment agréés dans leur Etat, toutes mesures appropriées, notamment pour: a. rassembler, conserver et échanger des informations relatives à la situation de lâenfant et des futurs parents adoptifs, dans la mesure nécessaire à la réalisation de lâadoption; b. faciliter, suivre et activer la procédure en vue de lâadoption; c. promouvoir dans leurs Etats le développement de services de conseils pour lâadoption et pour le suivi de lâadoption; d. dâéchanger des rapports généraux dâévaluation sur les expériences en matière dâadoption internationale; e. répondre, dans la mesure permise par la loi de leur Etat, aux demandes motivées dâinformations sur une situation particulière dâadoption formulées par dâautres Autorités centrales ou par des autorités publiques. Article 10 Peuvent seuls bénéficier de lâagrément et le conserver les organismes qui démontrent leur aptitude à remplir correctement les missions qui pourraient leur être confiées. Article 11 Un organisme agréé doit: a. poursuivre uniquement des buts non lucratifs dans les conditions et limites fixées par les autorités compétentes de lâEtat dâagrément; b. être dirigé et géré par des personnes qualifiées par leur intégrité morale et leur formation ou expérience pour agir dans le domaine de lâadoption internationale; et c. être soumis à la surveillance dâautorités compétentes de cet Etat pour sa composition, sont fonctionnement et sa situation financière. Article 12 Un organisme agréé dans un Etat contractant ne pourra agir dans un autre Etat contractant que si les autorités compétentes des deux Etats lâont autorisé. Article 13 La désignation des Autorités centrales et, le cas échéant, lâétendue de leurs fonctions, ainsi que le nom et lâadresse des organismes agréés, sont communiqués par chaque Etat contractant au Bureau Permanent de la Conférence de La Haye de droit international privé. Chapitre IV - Conditions procédurales de lâadoption internationale Article 14 Les personnes résidant habituellement dans un Etat contractant, qui désirent adopter un enfant dont la résidence habituelle est située dans un autre Etat contractant, doivent sâadresser à lâAutorité centrale de lâEtat de leur résidence habituelle. Article 15 1. Si lâAutorité centrale de lâEtat dâaccueil considère que les requérants sont qualifiés et aptes à adopter, elle établit un rapport contenant des renseignements sur leur identité, leur capacité légale et leur aptitude à adopter, leur situation personnelle, familiale et médicale, leur milieu social, les motifs qui les animent, leur aptitude à assumer une adoption internationale, ainsi que sur les enfants quâils seraient aptes à prendre en charge. 2. Elle transmet le rapport à lâAutorité centrale de lâEtat dâorigine. Article 16 1. Si lâautorité centrale de lâEtat dâorigine considère que lâenfant est adoptable, a. elle établir un rapport contenant des renseignements sur lâidentité de lâenfant, son adoptabilité, son milieu social, son évolution personnelle et familiale, son passé médical et celui de sa famille, ainsi que sur ses besoins particuliers; b. elle tient dûment compte des conditions dâéducation de lâenfant, ainsi que de son origine ethnique, religieuse et culturelle; c. elle sâassure que les consentements visés à lâarticle 4 ont été obtenus; et d. elle constate, en se fondant notamment sur les rapports concernant lâenfant et les futurs parents adoptifs, que le placement envisagé est dans lâintérêt supérieur de lâenfant. 2. Elle transmet à lâAutorité centrale de lâEtat dâaccueil son rapport sur lâenfant, la preuve des consentements requis et les motifs de son constat sur le placement, en veillant à ne pas révéler lâidentité de la mère et du père, si dans lâEtat dâorigine, cette identité ne peut pas être divulguée. Article 17 Toute décision de confier un enfant à des futurs parents adoptifs ne peut être prise dans lâEtat dâorigine que a. si lâAutorité centrale de cet Etat sâest assurée de lâaccord des futurs parents adoptifs; b. si lâAutorité centrale de lâEtat dâaccueil a approuvé cette décision, lorsque la loi de cet Etat ou lâAutorité centrale de lâEtat dâorigine le requiert; c. si les Autorités centrales des deux Etats ont accepté que la procédure en vue de lâadoption se poursuive; et d. sâil a été constaté conformément à lâarticle 5 que les futurs parents adoptifs sont qualifiés et aptes à adopter et que lâenfant est ou sera autorisé à séjourner de façon permanente dans lâEtat dâaccueil. Article 18 Les Autorités centrales des deux Etats prenant toutes mesures utiles pour que lâenfant reçoive lâautorisation de sortie de lâEtat dâorigine, ainsi que celle dâentrée et de séjour permanent dans lâEtat dâaccueil. Article 19 1. Le déplacement de lâenfant vers lâEtat dâaccueil ne peut avoir lieu que si les conditions de lâarticle 17 ont été remplies. 2. Les Autorités centrales des deux Etats veillent à ce que ce déplacement s'effectue en toute sécurité, dans des conditions appropriées et, si possible, en compagnie des parents adoptifs ou des futurs parents adoptifs. 3. Si ce déplacement nâa pas lieu, les rapports visés aux articles 15 et 16 sont renvoyés aux autorités expéditrices. Article 20 Les Autorités centrales se tiennent informées sur la procédure dâadoption et les mesures prises pour la mener à terme, ainsi que sur le déroulement de la période probatoire, lorsque celle-ci est requise. Article 21 1. Lorsque lâadoption doit avoir lieu après le déplacement de lâenfant dans lâEtat dâaccueil et que lâAutorité centrale de cet Etat considère que le maintien de lâenfant dans la famille dâaccueil nâest plus de son intérêt supérieur, cette Autorité prend les mesures utiles à la protection de lâenfant, en vue de notamment: a. de retirer lâenfant aux personnes qui désiraient lâadopter et dâen prendre soin provisoirement; b. en consultation avec lâAutorité centrale de lâEtat dâorigine, dâassurer sans délai un nouveau placement de lâenfant en vue de son adoption ou, à défaut, une prise en charge alternative durable; une adoption ne peut avoir lieu que si lâAutorité centrale de lâEtat dâorigine a été dûment informée sur les nouveaux parents adoptifs; c. en dernier ressort, dâassurer le retour de lâenfant, si son intérêt lâexige. 2. Eu égard notamment à lââge et à la maturité de lâenfant, celui-ci sera consulté et, le cas échéant, son consentement obtenu sur les mesures à prendre conformément au présent article. Article 22 1. Les fonctions conférées à lâAutorité centrale par le présent chapitre peuvent être exercées par des autorités publiques ou par des organismes agréés conformément au chapitre III, dans la mesure prévue par la loi de son Etat. 2. Un Etat contractant peut déclarer auprès du dépositaire de la Convention que les fonctions conférées à lâAutorité centrale par les articles 15 à 21 peuvent aussi être exercées dans cet Etat, dans la mesure prévue par la loi et sous le contrôle des autorités compétentes de cet Etat, par des organismes ou personnes qui: a. remplissent les conditions de moralité, de compétence professionnelle, dâexpérience et de responsabilité requises par cet Etat; et b. sont qualifiées par leur intégrité morale et leur formation ou expérience pour agir dans le domaine de lâadoption internationale. 3. LâEtat contractant qui fait la déclaration visée au paragraphe 2 informe régulièrement le Bureau Permanent de la Conférence de La Haye de droit international privé des noms et adresses de ces organismes et personnes. 4. Un Etat contractant peut déclarer auprès du dépositaire de la Convention que les adoptions dâenfants dont la résidence habituelle est située sur son territoire ne peuvent avoir lieu que les fonctions conférées aux Autorités centrales sont exercées conformément au paragraphe premier. 5. Nonobstant toute déclaration effectuée conformément au paragraphe 2, les rapports prévus aux articles 15 et 16 sont, dans tous les cas, établis sous la responsabilité de lâAutorité centrale ou dâautres autorités ou organismes, conformément au paragraphe premier Chapitre V - Reconnaissance et effets de lâadoption Article 23 1. Une adoption certifiée conforme à la Convention par lâautorité compétente de lâEtat contractant où elle a eu lieu est reconnue de plein droit dans les autres Etats contractants. Le certificat indique quand et par qui les acceptations visées à lâarticle 17, lettre c, ont été données. 2. Tout Etat contractant, au moment de la signature, de la ratification, de lâacceptation, de lâapprobation et de lâadhésion, notifiera au dépositaire de la Convention lâidentité et les fonctions de lâautorité ou des autorités qui, dans cet Etat, sont compétentes pour délivrer le certificat. Il lui notifiera aussi toute modification dans la désignation de ces autorités. Article 24 La reconnaissance dâune adoption ne peut être refusée dans un Etat contractant que si lâadoption est manifestement contraire à son ordre public, compte tenu de lâintérêt supérieur de lâenfant. Article 25 Tout Etat contractant peut déclarer au dépositaire de la Convention quâil ne sera pas tenu de reconnaître en vertu de celle-ci les adoptions faites conformément à un accord conclu en application de lâarticle 39, paragraphe 2. Article 26 1. La reconnaissance de lâadoption comporte celle a. du lien de filiation entre lâenfant et ses parents adoptifs; b. de la responsabilité parentale adoptifs à lâégard de lâenfant; c. de la rupture du lien préexistant de filiation entre lâenfant et sa mère et son père, si lâadoption produit cet effet dans lâEtat contractant où elle a eu lieu. 2. Si lâadoption a pour effet de rompre le lien préexistant de filiation, lâenfant jouit, dans lâEtat dâaccueil et dans tout autre Etat contractant où lâadoption est reconnue, des droits équivalents à ceux résultant à une adoption produisant cet effet dans chacun de ces Etats. 3. Les paragraphes précédents ne portent pas atteinte à lâapplication de toute disposition plus favorable à lâenfant, en vigueur dans lâEtat contractant qui reconnaît lâadoption. Article 27 1. Lorsquâune adoption faite dans lâEtat dâorigine nâa pas pour effet de rompre le lien préexistant de filiation, elle peut, dans lâEtat dâaccueil qui reconnaît lâadoption conformément à la Convention, être convertie en une adoption produisant cet effet. a. si le droit de lâEtat dâaccueil le permet; et b. si les consentements visés à lâarticle 4, lettres c et d, ont été ou sont donnés en vue dâune telle adoption. 2. Lâarticle 23 sâapplique à la décision de conversion. Chapitre VI - Dispositions générales Article 28 La Convention ne déroge pas aux lois de lâEtat dâorigine qui requièrent que lâadoption dâun enfant résidant habituellement dans cet Etat doive avoir lieu dans cet Etat ou qui interdisent le placement de lâenfant dans lâEtat dâaccueil ou son déplacement vers cet Etat avant son adoption. Article 29 Aucun contact entre les futurs parents adoptifs et les parents de lâenfant ou toute autre personne qui a la garde de celui-ci ne peut avoir lieu tant que les dispositions de lâarticle 4, lettres a à c, et de lâarticle 5, lettre a, nâont pas été respectées, sauf si lâadoption a lieu entre membres dâune même famille ou si les conditions fixées par lâautorité compétente de lâEtat dâorigine sont remplies. Article 30 1. Les autorités compétentes dâun Etat contractant veillent à conserver les informations quâelles détiennent sur les origines de lâenfant, notamment celles relatives à lâidentité de sa mère et de son père, ainsi que les données sur le passé médical de lâenfant et de sa famille. 2. Elles assurent lâaccès de lâenfant ou de son représentant à ces informations, avec les conseils appropriés, dans la mesure permise par la loi de leur Etat. Article 31 Sous réserve de lâarticle 30, les données personnelles rassemblées ou transmises conformément à la Convention, en particulier celles visées aux articles 15 et 16, ne peuvent être utilisées à dâautres fins que celles pour lesquelles elles ont été rassemblées ou transmises. Article 32 1. Nul ne peut tirer un gain matériel indu en raison dâune intervention à lâoccasion dâune adoption internationale. 2. Seuls peuvent être demandés et payés les frais et dépenses, y compris les honoraires raisonnables des personnes qui sont intervenues dans lâadoption. 3. Les dirigeants, administrateurs et employés dâorganismes intervenant dans une adoption ne peuvent recevoir une rémunération disproportionnée par rapport aux services rendus. Article 33 Toute autorité compétente qui constate quâune des dispositions de la Convention a été méconnue ou risque manifestement de lâêtre en informe aussitôt lâAutorité centrale de lâEtat dont elle relève. Cette Autorité centrale a la responsabilité de veiller à ce que les mesures utiles soient prises. Article 34 Si lâautorité compétente de lâEtat destinataire dâun document le requiert, une traduction certifiée conforme doit être produite. Sauf dispense, les frais de traduction sont à la charge des futurs parents adoptifs. Article 35 Les autorités compétentes des Etats contractants agissent rapidement dans les procédures dâadoption. Article 36 Au regard dâun Etat qui connaît, en matière dâadoption, deux ou plusieurs systèmes de droit applicables dans des unités territoriales différentes: a. toute référence à la résidence habituelle dans cet Etat vise la résidence habituelle dans une unité territoriale de cet Etat; b. toute référence à la loi de cet Etat vise la loi en vigueur dans lâunité territoriale concernée; c. toute référence aux autorités compétentes ou aux autorités publiques de cet Etat vise les autorités habilitées à agir dans lâunité territoriale concernée; d. toute référence aux organismes agréés de cet Etat vise les organismes agréés dans lâunité territoriale concernée. Article 37 Au regard dâun Etat qui connaît, en matière dâadoption, deux ou plusieurs systèmes de droit applicables à des catégories différentes de personnes, toute référence à la loi de cet Etat vise le système de droit désigné par le droit de celui-ci. Article 38 Un Etat dans lequel différentes unités territoriales ont leurs propres règles de droit en matière dâadoption ne sera pas tenu dâappliquer la Convention lorsquâun Etat dont le système de droit est unifié ne serait pas tenu de lâappliquer. Article 39 1. La Convention ne déroge pas aux instruments internationaux auxquels des Etats contractants sont Parties et qui contiennent des dispositions sur les matières réglées par la présente Convention, à moins quâune déclaration contraire ne soit faite par les Etats liés par de tels instruments. 2. Tout Etat contractant pourra conclure avec un ou plusieurs autres Etats contractants des accords en vue de favoriser lâapplication de la Convention dans leurs rapports réciproques. Ces accords ne pourront déroger quâaux dispositions des articles 14 à 16 et 18 à 21. Les Etats qui auront conclu de tels accords en transmettront une copie au dépositaire de la Convention. Article 40 Aucune réserve à la Convention nâest admise. Article 41 La Convention s'applique chaque fois quâune demande visée à lâarticle 14 a été reçue après lâentrée en vigueur de la Convention dans lâEtat dâaccueil et lâEtat dâorigine. Article 42 Le Secrétaire général de la Conférence de La Haye de droit international privé convoque périodiquement une Commission spéciale afin dâexaminer le fonctionnement pratique de la Convention. Chapitre VII - Clauses finales Article 43 1. La Convention est ouverte à la signature des Etats qui étaient Membres de la Conférence de la Haye de droit international privé lors de sa Dix-septième session et des autres Etats qui ont participé à cette Session. 2. Elle sera ratifiée, acceptée ou approuvée et les instruments de ratification, dâacceptation ou dâapprobation seront déposés auprès du Ministère des Affaires Etrangères du Royaume des Pays-Bas, dépositaire de la Convention. Article 44 1. Tout autre Etat pourra adhérer à la Convention après son entrée en vigueur en vertu de lâarticle 46, paragraphe 1. 2. Lâinstrument dâadhésion sera déposé auprès du dépositaire. 3. Lâadhésion nâaura dâeffet que dans les rapports entre lâEtat adhérant et les Etats contractants qui nâauront pas élevé dâobjection à son encontre dans les six mois après la réception de la notification prévue à lâarticle 48, lettre b. Une telle objection pourra également être élevée par tout Etat au moment dâune ratification, acceptation ou approbation de la Convention, ultérieure à lâadhésion. Ces objections seront notifiées au dépositaire. Article 45 1. Un Etat qui comprend deux ou plusieurs unités territoriales dans lesquelles les systèmes de droit différents sâappliquent aux matières régies par cette Convention pourra, au moment de la signature, de la ratification, de lâacceptation, de lâapprobation ou de lâadhésion, déclarer que la présente Convention sâappliquera à toutes ses unités territoriales ou seulement à lâune ou à plusieurs dâentre elles, et pourra à tout moment modifier cette déclaration en faisant une nouvelle déclaration. 2. Ces déclarations seront notifiées au dépositaire et indiqueront expressément les unités territoriales auxquelles la Convention sâapplique. 3. Si un Etat ne fait pas de déclaration en vertu du présent article, la Convention sâappliquera à lâensemble du territoire de cet Etat. Article 46 1. La Convention entrera en vigueur le premier jour du mois suivant lâexpiration dâune période de trois mois après le dépôt du troisième instrument de ratification, d'acceptation ou dâapprobation prévu par lâarticle 43. 2. Par la suite, la Convention entrera en vigueur: a. pour chaque Etat ratifiant, acceptant ou approuvant postérieurement, ou adhérant, le premier jour du mois suivant lâexpiration dâune période de trois mois après le dépôt de son instrument de ratification, dâacceptation, dâapprobation ou dâadhésion; b. pour les unités territoriales auxquelles la Convention a été étendue conformément à lâarticle 45, le premier jour du mois suivant lâexpiration dâune période de trois mois après la notification visée dans cet article. Article 47 1. Tout Etat Partie à la Convention pourra dénoncer celle-ci par une notification adressée par écrit au dépositaire. 2. La dénonciation prendra effet le premier jour du mois suivant lâexpiration dâune période de douze mois après la date de réception de la notification par le dépositaire. Lorsquâune période plus longue pour la prise dâeffet de la dénonciation est spécifiée dans la notification, la dénonciation prendra effet à lâexpiration de la période en question après la date de réception de la notification. Article 48 Le dépositaire notifiera aux Etats membres de la Conférence de La Haye de droit international privé, aux autres Etats qui ont participé à la Dix-septième session, ainsi quâaux Etats qui auront adhéré conformément aux dispositions de lâarticle 44: a. les signatures, ratifications, acceptations et approbations visées à lâarticle 43; b. les adhésions et les objections aux adhésions visées à lâarticle 44; c. la date à laquelle la Convention entrera en vigueur conformément aux dispositions de lâarticle 46; d. les déclarations et les désignations mentionnées aux articles 22, er, 25 et 45; e. les accords mentionnés à lâarticle 39; f. les dénonciations visées à lâarticle 47. EN FOI DE QUOI, les soussignés, dûment autorisés, ont signé la présente Convention. FAIT à La Haye, le 29 mai 1993, en français et en anglais, les deux textes faisant également foi, en un seul exemplaire, qui sera déposé dans les archives du Gouvernement du Royaume des Pays-Bas et dont une copie certifiée conforme sera remise, par la voie diplomatique, à chacun des Etats membres, de la Conférence de La Haye de droit international privé lors de la Dix-septième session, ainsi quâà chacun des autres Etats ayant participé à cette session.
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Loi du 14 avril 2002 \n - portant approbation de la Convention de La Haye du 29 mai 1993 sur la protection des enfants et la coopération en matière d'adoption internationale,\n - modifiant certaines dispositions du Nouveau code de procédure civile, et\n - introduisant l'article 367-2 au code pénal.
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