Loi du 29 mai 2002 portant approbation de la Convention entre le Grand-Duché de Luxembourg et la République de Croatie sur la sécurité sociale, signée à Luxembourg, le 17 mai 2001.
This law approves the Luxembourg-Croatia social security convention and makes it applicable.
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- Instrument
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Loi du 29 mai 2002 portant approbation de la Convention entre le Grand-Duché de Luxembourg et la République de Croatie sur la sécurité sociale, signée à Luxembourg, le 17 mai 2001.
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Le contenu de la version HTML du Journal officiel luxembourgeois est identique à la version PDF. Loi du 29 mai 2002 portant approbation de la Convention entre le Grand-Duché de Luxembourg et la République de Croatie sur la sécurité sociale, signée à Luxembourg, le 17 mai 2001. Nous Henri, Grand-Duc de Luxembourg, Duc de Nassau; Notre Conseil dâEtat entendu; De lâassentiment de la Chambre des Députés; Vu la décision de la Chambre des Députés du 18 avril 2002 et celle du Conseil dâEtat du 30 avril 2002 portant quâil nây a pas lieu à second vote; Avons ordonné et ordonnons: â Article unique.- Est approuvée la Convention entre le Grand-Duché de Luxembourg et la République de Croatie sur la sécurité sociale, signée à Luxembourg, le 17 mai 2001. Mandons et ordonnons que la présente loi soit insérée au Mémorial pour être exécutée et observée par tous ceux que la chose concerne. Le Ministre des Affaires Etrangères et du Commerce Extérieur, Lydie Polfer Le Ministre de la Sécurité Sociale, Carlo Wagner Palais de Luxembourg, le 29 mai 2002. Henri Doc. parl. 4905 : sess. ord. 2001-2002. â CONVENTION entre le Grand-Duché de Luxembourg et la République de Croatie en matière de sécurité sociale Le Grand-Duché de Luxembourg et La République de Croatie animés du désir de régler les rapports réciproques entre les deux Etats dans le domaine de la sécurité sociale; ONT DECIDE de conclure une convention de sécurité sociale et sont convenus de ce qui suit: TITRE I Dispositions générales Article 1 Définitions (1) Aux fins de lâapplication de la présente convention: a) le terme âlégislationâ désigne les lois, règlements et dispositions statuaires, qui se réfèrent aux branches de la sécurité sociale visées au paragraphe (1) à lâarticle 2 de la présente convention; b) le terme âautorité compétenteâ désigne i) en ce qui concerne le Grand-Duché de Luxembourg, le Ministre ayant dans ses attributions la Sécurité sociale; ii) en ce qui concerne la République de Croatie, le Ministère du Travail et de la Prévoyance sociale et le Ministère de la Santé; c) le terme âinstitutionâ désigne lâorganisme ou lâautorité chargé dâappliquer tout ou partie des législations visées au paragraphe (1) à lâarticle 2 de la présente convention; d) le terme âinstitution compétenteâ désigne lâinstitution à laquelle lâintéressé est affilié au moment de la demande de prestations ou lâinstitution de la part de laquelle lâintéressé a droit aux prestations; e) le terme ârésidenceâ signifie le lieu de séjour habituel dâune personne ayant lâintention dây demeurer de manière permanente; f) le terme âséjourâ signifie le séjour temporaire sur le territoire dâune Partie contractante de la personne qui a sa résidence sur le territoire de lâautre Partie contractante; les étudiants et les personnes qui suivent une formation professionnelle conduisant à une qualification officiellement reconnue sont considérés comme étant en séjour temporaire dans lâEtat sur le territoire duquel ils poursuivent leurs études ou suivent cette formation; g) le terme âpériodes dâassuranceâ désigne les périodes de cotisation ou périodes dâemploi ou dâactivité professionnelle telles quâelles sont définies ou admises comme périodes dâassurance par la législation sous laquelle elles ont été accomplies ou considérées comme accomplies, ainsi que toutes les périodes assimilées dans la mesure où elles sont reconnues par cette législation comme équivalentes à des périodes dâassurance; h) le terme âprestationsâ désigne toutes les prestations en espèces et en nature et les pensions et rentes, y compris tous les éléments prévus par les législations désignées à lâarticle 2 de la présente convention, les majorations de revalorisation ou allocations supplémentaires ainsi que les prestations en capital qui peuvent être substituées aux pensions ou rentes et les versements effectués à titre de remboursement de cotisations; i) le terme âprestations familialesâ désigne toutes les prestations en espèces et en nature prévues par la législation quâapplique la Partie contractante compétente; j) le terme âmembres de la familleâ désigne les personnes définies ou admises comme membres de la famille ou désignées comme membres du ménage par la législation au titre de laquelle les prestations sont servies, sauf dans le cas visé à lâarticle 13 de la présente convention par la législation de la Partie contractante sur le territoire de laquelle elles résident. (2) Les autres termes utilisés dans la présente convention ont la signification qui leur est donnée en vertu de la législation applicable. Article 2 Champ dâapplication matériel (1) La présente convention sâapplique: 1- Au Grand-Duché de Luxembourg aux législations concernant: a) lâassurance maladie-maternité; b) lâassurance accidents du travail et maladies professionnelles; c) lâassurance pension en cas de vieillesse, dâinvalidité et de survie, à lâexception des régimes spéciaux des fonctionnaires; d) les prestations de chômage; e) les prestations familiales. 2- En République de Croatie aux législations concernant: a) assurance santé obligatoire et prestations de la santé (prestations en nature et prestations en espèces en cas de maladie et de maternité) b) assurance pension et invalidité (pensions de vieillesse, dâinvalidité et de survie y compris les prestations dâaccident de travail et maladies professionnelles et autres prestations dâassurance de lâassurance pension et de lâassurance invalidité) c) prestations de chômage (allocation en espèces en cas de chômage) d) les allocations familiales. (2) La présente convention sâapplique également à tous les actes législatifs ou réglementaires qui modifient, complètent ou codifient les législations énumérées au paragraphe (1) du présent article. (3) La présente convention sâapplique à tout acte législatif dâune Partie contractante qui étend les législations visées au paragraphe (1) du présent article à de nouvelles catégories de bénéficiaires, si dans un délai de six mois à dater de la publication officielle desdits actes, cette Partie ne fait pas savoir à lâautre Partie contractante que la convention ne leur est pas applicable. (4) La présente convention ne sâapplique aux actes législatifs couvrant une branche nouvelle de la sécurité sociale que si un accord intervient à cet effet entre les autorités compétentes des Parties contractantes. (5) La présente convention ne sâapplique ni aux prestations de lâassistance sociale, ni aux prestations en faveur des victimes de la guerre. Article 3 Champ dâapplication personnel Les dispositions de la présente convention sont applicables aux personnes qui sont ou ont été soumises à , la législation de lâune des Parties contractantes, aux membres de leur famille ainsi quâà leurs survivants. Article 4 Egalité de traitement Les personnes qui résident sur le territoire de lâune des Parties contractantes et auxquelles les dispositions de la présente convention sont applicables, sont soumises aux obligations et ont droit au bénéfice des législations visées à lâarticle 2 de la présente convention, dans les mêmes conditions que les ressortissants de cette Partie. Article 5 Admission à lâassurance facultative continuée Les personnes qui résident sur le territoire de lâune des Parties contractantes peuvent être admises à lâassurance facultative continuée des législations énumérées à lâarticle 2 de la présente convention dans les mêmes conditions que les ressortissants de cette Partie contractante, compte tenu, le cas échéant, des périodes dâassurance accomplies sur le territoire de lâautre Partie contractante. Article 6 Levée de la clause de résidence A moins quâil nâen soit disposé autrement par la présente convention, les prestations acquises en vertu des législations de lâune des Parties contractantes ne peuvent subir aucune réduction, ni modification, ni suspension, ni suppression du fait que le bénéficiaire réside sur le territoire de lâautre Partie contractante. Article 7 Dispositions de non-cumul (1) Les dispositions de la présente convention ne peuvent conférer, ni maintenir le droit de bénéficier, en vertu des législations des deux Parties contractantes de plusieurs prestations de même nature ou de plusieurs prestations se rapportant à une même période dâassurance ou période assimilée. Toutefois, cette disposition ne sâapplique pas aux prestations dâinvalidité, de vieillesse et de décès qui sont liquidées conformément aux dispositions du chapitre 2 du titre III de la présente convention. (2) Les clauses de réduction, de suspension ou de suppression des prestations prévues par la législation dâune Partie contractante, en cas de cumul dâune prestation avec dâautres prestations de sécurité sociale ou avec dâautres revenus, ou du fait de lâexercice dâune activité professionnelle, sont opposables au bénéficiaire, même sâil sâagit de prestations acquises sous la législation de lâautre Partie contractante ou sâil sâagit de revenus obtenus ou dâune activité professionnelle exercée sur le territoire de lâautre Partie contractante. Article 8 Totalisation des périodes dâassurance Si la législation dâune Partie contractante subordonne lâacquisition, le maintien ou le recouvrement du droit aux prestations à lâaccomplissement dâune certaine période dâassurance, lâinstitution compétente de cette Partie contractante tient également compte, dans la mesure nécessaire, des périodes dâassurance accomplies sous la législation de lâautre Partie contractante, pour autant quâelles ne se superposent pas. TITRE II Dispositions déterminant la législation applicable Article 9 Règles générales Sous réserve des dispositions du présent titre, la législation applicable est déterminée conformément aux dispositions suivantes: a) les travailleurs salariés occupés sur le territoire dâune Partie contractante sont soumis à la législation de cette Partie contractante, même sâils résident sur le territoire de lâautre Partie contractante ou si lâemployeur qui les occupe a son siège sur le territoire de lâautre Partie contractante; b) les travailleurs non salariés qui exercent leur activité professionnelle sur le territoire dâune Partie contractante sont soumis à la législation de cette Partie contractante, même sâils résident sur le territoire de lâautre Partie contractante; c) les gens de mer qui exercent leur activité professionnelle à bord dâun navire battant pavillon dâune Partie contractante sont soumis à la législation de cette Partie contractante; d) les fonctionnaires et personnes assimilées sont soumis à la législation de la Partie contractante dont relève lâadministration qui les occupe. Article 10 Règles particulières Le principe posé aux alinéas a) et b) de lâarticle 9 de la présente convention comporte les exceptions suivantes: a) les travailleurs salariés qui exercent une activité sur le territoire dâune Partie contractante et qui sont détachés par lâemployeur qui les occupe normalement sur le territoire de lâautre Partie contractante afin dây effectuer un travail pour le compte de cet employeur, demeurent soumis à la législation de la première Partie contractante, à condition que la durée prévisible de ce travail nâexcède pas douze mois; si la durée de cette occupation se prolonge au-delà de douze mois, la législation de la première Partie contractante continue dâêtre applicable pour une nouvelle période de douze mois au plus, à condition que lâautorité compétente de la deuxième Partie contractante ou lâorganisme désigné par cette autorité ait donné son accord avant la fin de la première période de douze mois; b) les travailleurs salariés au service dâun employeur effectuant, pour le compte dâautrui ou pour son propre compte, des transports de passagers ou de marchandises par voies ferroviaire, routière, aérienne ou de navigation intérieure, et ayant son siège sur le territoire de lâune des Parties contractantes, et occupés en qualité de personnel roulant ou navigant sont soumis à la législation de la Partie contractante sur le territoire de laquelle lâemployeur a son siège; toutefois, dans le cas où lâentreprise possède sur le territoire de lâautre Partie contractante une succursale ou une représentation permanente, les travailleurs occupés par celle-ci sont soumis à la législation de la Partie contractante sur le territoire de laquelle la succursale ou la représentation permanente se trouve; c) si le travailleur non salarié qui exerce une activité sur le territoire de lâune des Parties contractantes se rend sur le territoire de lâautre Partie contractante en vue dây effectuer un travail temporaire, il demeure soumis à la législation de la première Partie contractante à condition que la durée prévisible de ce travail nâexcède pas douze mois. Si la durée de cette occupation se prolonge au-delà de douze mois la législation de la première Partie contractante continue dâêtre applicable, par accord préalable de lâautorité compétente de la deuxième Partie contractante ou lâorganisme désigné par cette autorité, pour une nouvelle période de douze mois au plus. Lâaccord doit être donné avant la fin de la première période de douze mois. Article 11 Les membres des missions diplomatiques et postes consulaires (1) Les membres des missions diplomatiques et postes consulaires sont exclus, en ce qui concerne leur travail pour lâEtat dâenvoi, de la législation qui est en vigueur dans lâEtat accréditant. Il en est de même des membres de famille, qui vivent avec eux sous le même toit sâils ne sont pas ressortissants de lâEtat accréditant. (2) Lâexception prévue au paragraphe (1) de cet article est également applicable aux domestiques privés qui sont exclusivement au service dâun membre de la mission diplomatique ou du poste consulaire, à condition que ces personnes ne soient pas ressortissants de lâEtat accréditant et nâaient pas leur résidence dans cet Etat et quâelles soient soumises à la législation qui est en vigueur dans lâEtat dâenvoi ou dans un Etat tiers. (3) Les membres des missions diplomatiques et postes consulaires qui emploient des personnes auxquelles nâest pas applicable lâexception du paragraphe (2) de cet article, doivent respecter les obligations auxquelles sont soumis les employeurs par la législation de lâEtat accréditant. (4) Les personnes employées dans les missions diplomatiques et postes consulaires, qui sont ressortissants de lâEtat dâenvoi et qui résident dans lâEtat accréditant peuvent endéans les trois mois qui suivent leur entrée en service, ou, pour ceux déjà en service, dans un délai de trois mois à compter de lâentrée en vigueur de la présente convention, opter pour la législation de lâEtat dâenvoi. Article 12 Dérogations Les autorités compétentes des Parties contractantes peuvent prévoir, dâun commun accord, pour certains travailleurs ou groupes de travailleurs, des exceptions aux dispositions des articles 9 à 11 de la présente convention. TITRE III Dispositions particulières Chapitre Premier - Maladie et maternité Article 13 Droit aux prestations en cas de séjour sur le territoire de lâautre Partie contractante (1) Une personne qui a droit aux prestations en nature conformément à la législation de lâune des Parties contractantes, bénéficie des prestations en nature lors dâun séjour temporaire sur le territoire de lâautre Partie contractante, lorsque son état vient à nécessiter immédiatement des soins de santé. (2) Les personnes visées aux articles 9 c) et d), 10 et 11 de la présente convention ainsi que les étudiants et les personnes qui suivent une qualification professionnelle, bénéficient des prestations en nature lorsque leur état de santé exige des soins de santé, qui ne peuvent être différés jusquâau retour sur le territoire de la Partie contractante compétente. Ceci est également valable pour les membres de famille pour qui lâétendue des droits est définie par la législation quâapplique lâinstitution compétente. (3) Le droit aux prestations en nature est maintenu pour une personne qui, après la réalisation dâun risque, a obtenu lâautorisation préalable par lâinstitution compétente de se rendre temporairement sur le territoire de lâautre Partie contractante. (4) Les prestations prévues dans les paragraphes de (1) à (3) de cet article sont servies par lâinstitution du lieu de séjour selon les dispositions de la législation quâelle applique, notamment en ce qui concerne lâétendue et les modalités du service des prestations en nature; toutefois, la durée du service de ces prestations est celle prévue par la législation de la Partie contractante compétente. (5) Lâoctroi des prothèses, du grand appareillage et dâautres prestations en nature dâune grande importance est subordonné - sauf en cas dâurgence absolue à définir par lâarrangement administratif prévu à lâarticle 41 de la présente convention - à la condition que lâinstitution compétente en donne lâautorisation. (6) Les prestations en espèces en cas de maladie ou de maternité sont servies directement par lâinstitution compétente dont relève le bénéficiaire, selon les dispositions de la législation quâelle applique. Article 14 Personne résidant sur le territoire de lâune des Parties contractantes et travaillant dans lâautre (1) La personne assurée qui réside sur le territoire de la Partie contractante autre que celle dâaffiliation et qui satisfait aux conditions requises par la législation de lâEtat compétent pour avoir droit aux prestations, bénéficie dans lâEtat de sa résidence: a) des prestations en nature servies pour le compte de lâinstitution compétente par lâinstitution du lieu de résidence selon la législation quâelle applique comme si elle y était affiliée; b) des prestations en espèces servies par lâinstitution compétente selon la législation quâelle applique. (2) En cas de soins reçus sur le territoire de lâEtat dâaffiliation, le service des prestations en nature est assuré par lâinstitution compétente de cette Partie contractante dans les conditions de la législation quâelle applique et à sa charge. (3) Les dispositions du paragraphe (1) sont applicables par analogie aux membres de la famille de la personne assurée pour autant quâils nâaient pas droit aux prestations en nature en vertu de la législation de la Partie contractante sur le territoire de laquelle ils résident du fait de lâexercice dâune activité professionnelle. Article 15 Droit aux prestations des membres de la famille (1) Les membres de la famille dâune personne qui est affiliée à une institution de lâune des Parties contractantes, bénéficient des prestations en nature, lorsquâils résident sur le territoire de lâautre Partie contractante, comme si cette personne était affiliée à lâinstitution du lieu de leur résidence. Lâétendue, la durée et les modalités du service desdites prestations sont déterminées suivant les dispositions de la législation que cette institution applique. (2) Lorsque les membres de la famille séjournent ou transfèrent leur résidence sur le territoire de la Partie contractante compétente, ils bénéficient des prestations conformément aux dispositions de la législation de cette Partie contractante. Cette règle est également applicable lorsque les membres de la famille ont déjà bénéficié pour le même cas de maladie ou de maternité, des prestations servies par lâinstitution de la Partie contractante sur le territoire où ils ont résidé auparavant. (3) Lorsque les membres de la famille visés au paragraphe (1) du présent article exercent une activité professionnelle ou bénéficient dâune pension ou dâune rente leur ouvrant droit aux prestations en nature selon la législation de la Partie contractante où ils résident, les dispositions du présent article ne leur sont pas applicables. Article 16 Prestations de maternité Dans le cas où lâapplication du présent chapitre, compte tenu de la totalisation des périodes dâassurance visée à lâarticle 8 de la présente convention, ouvrirait à une personne affiliée, ou à un membre de sa famille, un droit au bénéfice des prestations de maternité au titre des législations des deux Parties contractantes, la législation la plus favorable sâappliquera. Article 17 Droit aux prestations des titulaires de pensions ou de rentes (1) Lorsque le titulaire de pensions ou de rentes dues en vertu des législations de lâune et de lâautre des Parties contractantes réside sur le territoire de lâune des Parties contractantes, il bénéficie, ainsi que les membres de sa famille, des prestations en nature conformément à la législation de cette Partie contractante, comme sâil était titulaire dâune pension ou dâune rente due en vertu de la seule législation de la Partie contractante où il réside. Lesdites prestations sont à la charge de lâinstitution de la Partie contractante où il réside. (2) Lorsque le titulaire dâune pension ou dâune rente due en vertu de la législation de lâune des Parties contractantes réside sur le territoire de lâautre Partie contractante, les prestations en nature auxquelles il a droit en vertu de la législation de la première Partie contractante sont servies à lui-même et aux membres de sa famille par lâinstitution du lieu de sa résidence, conformément à la législation quâelle applique, comme sâil y était affilié. (3) Lorsque le titulaire de pension ou de rente visé au paragraphe (2) de cet article et les membres de sa famille séjournent ou transfèrent leur résidence sur le territoire de la Partie débitrice de la pension, ils bénéficient des prestations en nature conformément aux dispositions de la législation de cette Partie contractante. Cette règle est également applicable lorsque les intéressés ont déjà bénéficié pour le même cas de maladie ou de maternité des prestations servies par lâinstitution de la Partie contractante où ils ont résidé auparavant. Article 18 Délai de renouvellement des prestations en nature Lorsque la législation dâune Partie contractante subordonne lâoctroi de prestations en nature à un délai de renouvellement, les prestations accordées sur le territoire de lâautre Partie contractante sont considérées comme des prestations au sens de la législation de la première Partie contractante, selon les modalités à déterminer dans lâarrangement administratif. Article 19 Remboursement des frais entre institutions (1) Les prestations en nature servies en vertu des dispositions des paragraphes (1) à (5) de lâarticle 13, des paragraphes (1) et (3) de lâarticle 14, du paragraphe (1) de lâarticle 15 et du paragraphe (2) de lâarticle 17 de la présente convention font lâobjet dâun remboursement de la part des institutions compétentes à celles qui les ont servies. (2) Le remboursement des prestations visé au paragraphe précédent se fera sur base des frais effectifs et suivant les modalités à prévoir dans lâarrangement administratif prévu à lâarticle 41 de la présente convention. Le remboursement pourra être réglé par des montants forfaitaires. (3) Les autorités compétentes pourront convenir dâautres modalités de remboursement. Chapitre deux - Invalidité, vieillesse et décès Article 20 Totalisation de périodes dâassurance accomplies dans un Etat tiers Si une personne nâa pas droit à une prestation sur la base des périodes dâassurance accomplies sous les législations des deux Parties contractantes, totalisées comme prévu à lâarticle 8 de la présente convention, le droit à ladite prestation est déterminé en totalisant ces périodes avec les périodes accomplies sous la législation dâun Etat tiers avec lequel les deux Parties contractantes sont liées par un accord bi- ou multilatéral de sécurité sociale qui prévoit des règles sur la totalisation de périodes dâassurance. Article 21 Condition dâassurance préalable (1) Lorsque la législation dâune Partie contractante subordonne la mise en compte de certaines périodes dâassurance à la condition que lâintéressé ait été assuré préalablement pendant une période déterminée au titre de cette législation, il est tenu compte des périodes dâassurance accomplies par lâintéressé en vertu de la législation de lâautre Partie contractante, dans la mesure nécessaire. (2) Lâapplication du paragraphe précédent est subordonnée à la condition que lâintéressé ait accompli en dernier lieu des périodes dâassurance selon les dispositions de la législation au titre de laquelle cette mise en compte est demandée. Article 22 Prolongation de la période de référence (1) Si la législation dâune Partie contractante subordonne lâouverture du droit aux prestations à lâaccomplissement dâune période dâassurance au cours dâune période déterminée précédant la survenance du risque et dispose que certains faits ou circonstances prolongent cette période, ces faits et circonstances produisent le même effet lorsquâils surviennent sur le territoire de lâautre Partie contractante. (2) La période dâattribution dâune pension dâinvalidité au titre de la législation dâune Partie contractante est considérée comme période correspondant à une période dâattribution dâune pension dâinvalidité au sens de la législation de lâautre Partie contractante. Calcul des pensions Article 23 Calcul de la pension selon lu législation luxembourgeoise (1) Si une personne peut prétendre à une pension en vertu de la législation luxembourgeoise sans quâil soit nécessaire de faire application de lâarticle 8 et de lâarticle 20 de la présente convention, lâinstitution calcule, selon les dispositions de la législation quâelle applique, la pension correspondant à la durée totale des périodes dâassurance à prendre en compte en vertu de cette législation. Cette institution procède aussi au calcul de la pension qui serait due en application des dispositions du paragraphe (2) ci-après. Le montant le plus élevé est seul retenu. (2) Si une personne peut prétendre à une pension, dont le droit nâest ouvert que compte tenu de la totalisation des périodes prévue à lâarticle 8 et à lâarticle 20 de la présente convention, les règles suivantes sont applicables: a) lâinstitution calcule le montant théorique de la pension à laquelle le requérant pourrait prétendre si toutes les périodes dâassurance accomplies en vertu des législations des deux Parties avaient été accomplies exclusivement sous sa propre législation; b) pour la détermination du montant théorique visé à lâalinéa a) qui précède, les bases de calcul ne sont établies que compte tenu des périodes dâassurance accomplies sous la législation que lâinstitution compétente applique; c) sur la base de ce montant théorique lâinstitution fixe ensuite le montant effectif de la pension au prorata de la durée des périodes dâassurance accomplies sous la législation quâelle applique par rapport à la durée totale des périodes dâassurance accomplies sous les législations des deux Parties contractantes. (3) Si une personne ne peut prétendre à une pension que compte tenu des dispositions de lâarticle 20 de la présente convention, les périodes dâassurance accomplies sous la législation dâun Etat tiers sont prises en considération pour lâapplication du paragraphe qui précède. Article 24 Calcul de la pension selon la législation croate (1) Si la personne remplit les conditions pour lâattribution de la pension selon la législation croate sans quâil soit nécessaire de faire application des articles 8 et 20 de la présente convention, lâinstitution croate calcule la pension exclusivement selon les périodes dâassurance croate. Ceci sâapplique également si la personne remplit seulement les conditions pour lâattribution de la pension par totalisation des périodes dâassurance prévue par les articles 8 et 20 de la présente convention. Cependant, si pour cette personne il est plus favorable ou, quand à cause de dispositions légales spéciales cela est nécessaire, on détermine la pension en parts proportionnelles. Pour le calcul des parts proportionnelles de la pension on applique les règles suivantes: a) lâinstitution calcule le montant théorique de la pension à laquelle le requérant pourrait prétendre si toutes les périodes dâassurance accomplies en vertu des législations des deux Parties avaient été accomplies exclusivement sous sa propre législation; b) sur la base du montant théorique prévu à lâalinéa a) de cet article, lâinstitution fixe le montant effectif de la pension au prorata de la durée des périodes dâassurance accomplies sous la législation quâelle applique par rapport à la durée totale des périodes dâassurance accomplies sous la législation des deux Parties. Cependant, si le total des périodes dâassurance dépasse le maximum des périodes dâassurance exigé par la législation croate pour le calcul de la pension maximale, lâinstitution fixe le montant effectif de la pension par rapport à cette durée maximale; c) pour le calcul de la pension lâinstitution prend en compte les salaires gagnés, c.-à -d. la base des cotisations exclusivement en relation avec des périodes dâassurance croate. (2) Si une personne ne peut prétendre à une pension que compte tenu des dispositions de lâarticle 20 de la présente convention, les périodes dâassurance accomplies sous la législation dâun Etat tiers sont prises en considération pour lâapplication du paragraphe qui précède. Article 25 Période dâassurance inférieure à une année (1) Nonobstant les dispositions des articles 23 et 24 de la présente convention, si la durée totale des périodes dâassurance accomplies sous la législation dâune Partie contractante nâatteint pas une année et si, compte tenu de ces seules périodes, aucun droit nâest acquis en vertu de cette législation, lâinstitution de cette Partie contractante nâest pas tenue dâaccorder des prestations au titre desdites périodes. (2) Dans le cas du paragraphe (1) du présent article, lâinstitution compétente de lâautre Partie contractante prend en considération ces périodes comme si elles avaient été accomplies sous la législation quâelle applique et calcule la prestation. Chapitre trois - Accidents du travail et maladies professionnelles Article 26 Droit aux prestations (1) Une personne qui en raison dâun accident du travail ou dâune maladie professionnelle a droit à des prestations en nature en vertu de la législation dâune Partie contractante bénéficie en cas de séjour ou de résidence sur le territoire de lâautre Partie contractante des prestations en nature qui lui sont servies, à charge de lâinstitution compétente, par lâinstitution du lieu de résidence ou de séjour suivant les dispositions de la législation que cette institution applique. (2) En ce qui concerne les prestations en espèces le paragraphe (4) de lâarticle 13 de la présente convention est applicable par analogie. (3) En ce qui concerne le remboursement des coûts résultant de lâapplication du paragraphe (1) du présent article, les dispositions de lâarticle 19 de la présente convention sont applicables par analogie. Article 27 Accident de trajet Si la personne, qui sur la base dâun contrat de travail voyage par trajet normal et direct en vue de commencer à travailler, dans lâautre Partie contractante, est victime dâun accident, on estime que lâaccident est survenu selon la législation de cette seconde Partie contractante. Article 28 Prise en considération dâaccidents ou de maladies professionnelles antérieures Si, pour déterminer le taux dâincapacité dans le cas dâun accident du travail ou dâune maladie professionnelle, la législation de lâune des Parties contractantes prescrit que les accidents du travail ou les maladies professionnelles survenus antérieurement sont pris en considération, le sont également les accidents du travail et les maladies professionnelles survenus antérieurement sous la législation de lâautre Partie contractante comme sâils étaient survenus sous la législation de la première Partie contractante. Article 29 Maladie professionnelle en cas dâexercice dâune activité sur le territoire des deux Parties contractantes Les prestations en cas de maladie professionnelle qui sont prévues en vertu de la législation des deux Parties contractantes ne sont accordées quâau titre de la législation de la Partie contractante sur le territoire de laquelle lâactivité susceptible de provoquer ladite maladie professionnelle a été exercée en dernier lieu et sous réserve que lâintéressé remplisse les conditions prévues par cette législation. Article 30 Aggravation dâune maladie professionnelle Lorsque, en cas dâaggravation dâune maladie professionnelle, une personne qui bénéficie ou qui a bénéficié dâune réparation pour une maladie professionnelle en vertu de la législation de lâune des Parties contractantes fait valoir, pour une maladie professionnelle de même nature, des droits à prestations en vertu de la législation de lâautre Partie contractante, les règles suivantes sont applicables: a) si la personne nâa pas exercé sur le territoire de cette dernière Partie un emploi susceptible de provoquer la maladie professionnelle ou de lâaggraver, lâinstitution compétente de la première Partie contractante est tenue dâassumer la charge des prestations, compte tenu de lâaggravation, selon les dispositions de la législation quâelle applique; b) si la personne a exercé sur le territoire de cette dernière Partie un tel emploi, lâinstitution compétente de la première Partie contractante est tenue dâassumer la charge des prestations, compte non tenu de lâaggravation selon les dispositions de la législation quâelle applique; lâinstitution compétente de la seconde Partie accorde à la personne un supplément dont le montant est égal à la différence entre le montant de la prestation due après lâaggravation et le montant de la prestation qui aurait été due avant lâaggravation, selon les dispositions de la législation quâelle applique. Chapitre quatre - Allocation au décès Article 31 Levée de la clause territoriale Lorsquâune personne soumise à la législation dâune Partie contractante décède sur le territoire de lâautre Partie contractante, le décès est considéré comme étant survenu sur le territoire de la première Partie contractante. Article 32 Exportation de lâallocation au décès Lâinstitution compétente est tenue dâaccorder lâallocation au décès due au titre de la légalisation quâelle applique même si le bénéficiaire se trouve sur le territoire de lâautre Partie contractante. Article 33 Règle de priorité En cas de décès dâun titulaire de pensions ou de rentes dues en vertu des législations des deux Parties contractantes ou dâun membre de sa famille, lâinstitution du lieu de résidence du titulaire est considérée comme institution compétente pour lâapplication des dispositions qui précèdent. Chapitre cinq - Chômage Article 34 Règle particulière en matière de totalisation La Partie contractante dont la législation subordonne lâouverture et la durée du droit aux prestations à lâaccomplissement de périodes dâassurance est tenue dâappliquer lâarticle 8 de la présente convention uniquement si les périodes accomplies dans lâautre Partie contractante correspondent à des périodes dâassurance de sa propre législation. Article 35 Durée dâemploi minimum (1) Lâapplication des dispositions de lâarticle 8 de la présente convention est subordonnée à la condition que lâintéressé ait été soumis en dernier lieu à la législation de la Partie contractante au titre de laquelle les prestations sont demandées et quâil ait exercé sous cette législation une activité professionnelle pendant trois mois au moins au cours des douze derniers mois précédant sa demande. (2) Lâarticle 8 de la présente convention sâapplique nonobstant la cessation de lâemploi, sans la faute de la personne concernée, avant lâaccomplissement des trois mois lorsque cet emploi était destiné à durer plus longtemps. Article 36 Prise en compte de périodes dâindemnisation antérieures En cas dâapplication des dispositions de lâarticle 8 de la présente convention, lâinstitution compétente tient compte, en tant que de besoin, pour déterminer la durée dâoctroi des prestations, de la période pendant laquelle des prestations ont été servies par lâinstitution de lâautre Partie contractante au cours des douze derniers mois précédant la demande de prestations. Article 37 Prise en compte des membres de famille Si la législation dâune Partie contractante prévoit que le montant des prestations varie avec le nombre des membres de famille, lâinstitution compétente de cette Partie contractante tient également compte des membres de famille résidant sur le territoire de lâautre Partie contractante. Article 38 Condition de résidence Lâarticle 6 de la présente convention nâest pas applicable au présent chapitre. Chapitre six - Prestations familiales Article 39 Règle particulière en matière de totalisation En application de lâarticle 8 de la présente convention et si la législation dâune Partie contractante subordonne lâacquisition, le maintien ou le recouvrement du droit aux prestations familiales à lâaccomplissement de périodes de résidence, lâinstitution compétente de cette Partie contractante tient également compte, dans la mesure nécessaire, des périodes de résidence accomplies sous la législation de lâautre Partie contractante. Article 40 Droit aux prestations Les enfants qui résident sur le territoire dâune Partie contractante ont droit aux prestations familiales prévues par la législation de cette Partie contractante. Ces prestations sont servies par lâinstitution du lieu de résidence des enfants selon les dispositions de la législation que cette institution applique et sont à sa charge. TITRE IV Dispositions diverses Article 41 Mesures dâapplication de la convention (1) Les autorités compétentes se communiquent toutes informations concernant les mesures prises pour lâapplication de la présente convention et toutes celles concernant les modifications de leur législation susceptibles dâaffecter son application. (2) Les autorités compétentes fixent les modalités dâapplication de la présente convention dans un arrangement administratif. (3) Les autorités compétentes désignent des organismes de liaison en vue de faciliter lâapplication de la présente convention. Article 42 Entraide administrative (1) Pour lâapplication de la présente convention les autorités et institutions compétentes des Parties contractantes se prêtent leurs bons offices comme sâil sâagissait de lâapplication de leur propre législation. Lâentraide administrative de ces autorités et institutions compétentes est gratuite. (2) Pour lâapplication de la présente convention les autorités et institutions compétentes peuvent communiquer directement entre elles, de même quâavec toute personne concernée, quelle que soit sa résidence. (3) Les examens médicaux des personnes qui ont leur résidence ou leur séjour sur le territoire de lâautre Partie contractante, sont pratiqués par lâinstitution du lieu de résidence ou de séjour à la demande et à la charge de lâinstitution compétente. Les frais des examens médicaux ne sont pas remboursés sâils sont dans lâintérêt des institutions des deux Parties contractantes. (4) Les modalités du contrôle médical et administratif des bénéficiaires de la présente convention sont fixées dans lâarrangement administratif prévu à lâarticle 41 de la présente convention. Article 43 Régime des langues (1) Les communications adressées, pour lâapplication de la présente convention, aux autorités ou institutions compétentes des Parties contractantes, sont rédigées en français ou en croate. (2) Une demande ou un document ne peut pas être rejeté parce quâil est rédigé dans la langue officielle de lâautre Partie contractante. Article 44 Exemption de taxes et de lâobligation de légalisation (1) Le bénéfice des exemptions ou réductions de taxes, de timbres, de droits de greffe ou dâenregistrement, prévues par la législation de lâune des Parties contractantes pour les pièces ou documents à produire en application de la législation de cette Partie contractante, est étendu aux pièces et documents analogues à produire en application de la législation de lâautre Partie contractante ou de la présente convention. (2) Tous actes, documents et pièces quelconques à produire pour lâexécution de la présente convention sont dispensés du visa de légalisation des autorités diplomatiques et consulaires et des droits de chancellerie. Article 45 Délais (1) Les demandes, déclarations ou recours qui auraient dû être présentés, aux fins de lâapplication de la législation de lâune des Parties contractantes, dans un délai déterminé auprès dâune autorité, dâune institution ou dâune juridiction de cette Partie, sont recevables sâils sont présentés dans le même délai auprès dâune autorité, dâune institution ou dâune juridiction correspondante de lâautre Partie contractante. Dans ce cas, lâinstance ainsi saisie transmet sans retard ces demandes, déclarations ou recours à lâautorité, lâinstitution ou la juridiction de la première Partie contractante, soit directement, soit par lâintermédiaire des organismes de liaison des deux Parties contractantes. (2) Une demande de prestations introduite sous la législation dâune Partie contractante est considérée comme demande pour une prestation analogue sous la législation de lâautre Partie contractante, sauf si le requérant demande expressément de surseoir à la liquidation dâune prestation acquise au titre de la législation de lâune des Parties contractantes. Article 46 Paiement des prestations (1) Les institutions dâune Partie contractante qui en vertu de la présente convention sont débitrices de prestations en espèces au regard des bénéficiaires se trouvant sur le territoire de lâautre Partie contractante sâen libèrent valablement dans la monnaie de la première Partie contractante. (2) Les paiements dus en vertu de la présente convention et effectués vers lâautre Partie contractante, sont effectués en monnaies librement convertibles. (3) Sur demande du bénéficiaire, lâinstitution compétente pour le service des prestations en espèces, sâassure que ces prestations sont déposées sur un compte en banque ouvert par le bénéficiaire sur le territoire de la Partie contractante où cette institution a son siège. Article 47 Recours contre tiers responsable Si une personne qui bénéficie de prestations en vertu de la législation dâune Partie contractante pour un dommage survenu sur le territoire de lâautre Partie contractante a, sur le territoire de cette deuxième Partie, le droit de réclamer à un tiers la réparation de ce dommage, les droits éventuels de lâinstitution débitrice à lâencontre du tiers sont réglés comme suit: a) lorsque lâinstitution débitrice est subrogée, en vertu de la législation qui lui est applicable, dans les droits que le bénéficiaire détient à lâégard du tiers, chaque Partie contractante reconnaît une telle subrogation; b) lorsque lâinstitution débitrice a un droit direct contre le tiers, chaque Partie contractante reconnaît ce droit. Article 48 Régularisation de trop-perçus Si lâinstitution dâune Partie contractante a versé une prestation indue, elle peut demander à lâinstitution de lâautre Partie contractante de retenir sur les arrérages de la prestation que celle-ci doit verser pour la même période la somme indûment payée et de la lui verser directement. Article 49 Régularisation en cas de perception de prestations dâassistance sociale Si le titulaire dâune pension au titre de la législation dâune Partie contractante a bénéficié pour la même période dâune prestation dâassistance sociale sur le territoire de lâautre Partie contractante, lâinstitution qui a versé la prestation dâassistance sociale peut demander à lâinstitution compétente pour la pension de retenir sur les arrérages de la prestation quâelle doit verser pour la même période la somme indûment payée et de la lui verser directement. Article 50 Recouvrement des cotisations (1) La décision concernant le recouvrement des cotisations dues à une institution de lâune des Parties contractantes peut sâexécuter sur le territoire de lâautre Partie, suivant la procédure et avec les garanties et privilèges applicables au recouvrement des cotisations dues à une institution correspondante de la dernière. La décision doit comporter une clause exécutoire. (2) Les modalités dâapplication du présent article peuvent faire lâobjet dâarrangements administratifs entre les autorités compétentes. Article 51 Règlement dâun différend Tout différend venant à sâélever entre les institutions des Parties contractantes concernant lâinterprétation ou lâapplication de la présente convention fera lâobjet de négociations directes entre les autorités compétentes des Parties contractantes. TITRE V Dispositions transitoires et finales Article 52 Périodes dâassurance et éventualités antérieures (1) La présente convention nâouvre aucun droit au paiement de prestations pour une période antérieure à la date de son entrée en vigueur ou dâune indemnité funéraire en cas de décès avant lâentrée en vigueur de la convention. (2) Toute période dâassurance accomplie sous la législation dâune des Parties contractantes avant la date dâentrée en vigueur de la présente convention est prise en considération pour la détermination du droit aux prestations sâouvrant conformément aux dispositions de la présente convention. (3) Sous réserve des dispositions du paragraphe (1) du présent article, un droit est ouvert, en vertu de la présente convention, même sâil se rapporte à une éventualité réalisée avant lâentrée en vigueur de la présente convention. Article 53 Révision des droits (1) Toute prestation qui nâa pas été liquidée ou qui a été suspendue à cause de la nationalité de lâintéressé ou en raison de sa résidence sur le territoire de la Partie contractante autre que celle où se trouve lâinstitution débitrice ou pour tout autre obstacle qui a été levé par la présente convention, sera à (1) la demande de lâintéressé liquidée ou rétablie à partir de lâentrée en vigueur de la présente convention, sauf si les droits antérieurement liquidés ont donné lieu à un règlement en capital ou si un remboursement de cotisations a fait perdre tout droit aux prestations. (2) Les droits des intéressés ayant obtenu, antérieurement à lâentrée en vigueur de la présente convention, la liquidation dâune pension ou dâune rente, seront révisés à leur demande, compte tenu des dispositions de cette convention. Ces droits peuvent également être révisés dâoffice. En aucun cas, une telle révision ne peut avoir pour effet de réduire les droits antérieurs des intéressés. Article 54 Délais de prescription (1) Si la demande visée à lâarticle 53 de la présente convention est présentée dans un délai de deux ans à partir de la date de lâentrée en vigueur de la présente convention, les droits ouverts conformément aux dispositions de cette convention sont acquis à partir de la date de lâentrée en vigueur. (2) Si la demande visée à lâarticle 53 de la présente convention est présentée après lâexpiration dâun délai de deux ans suivant lâentrée en vigueur de la présente convention, les droits qui ne sont pas prescrits sont acquis à partir de la date de la demande, sous réserve des dispositions plus favorables de la législation nationale. Article 55 Garantie des droits acquis ou en cours dâacquisition (1) En cas de dénonciation de la présente convention, tout droit acquis en application de ses dispositions sera maintenu. (2) Les droits en cours dâacquisition relatifs aux périodes dâassurance accomplies antérieurement à la date à laquelle la dénonciation a pris effet ne sâéteignent pas du fait de la dénonciation; leur maintien sera déterminé dâun commun accord pour la période postérieure ou, à défaut dâun tel accord, par la législation propre à lâinstitution intéressée. Article 56 Durée La présente convention est conclue pour une durée indéterminée. Elle peut être dénoncée par chacune des Parties contractantes par voie diplomatique au plus tard six mois avant lâexpiration de lâannée civile en cours; dans ce cas elle perdra sa validité le dernier jour de cette année. Article 57 Disposition transitoire en matière dâallocations familiales Pour les enfants nés avant lâentrée en vigueur de la présente convention, et qui bénéficient dâun droit aux allocations familiales en application des articles 21bis et 21ter de la convention générale entre le Grand-Duché de Luxembourg et la. République fédérative populaire de Yougoslavie sur la sécurité sociale du 13 octobre 1954 telle quâelle a été modifiée par lâavenant du 28 mai 1970 , ce droit est maintenu pour autant que les conditions dâattribution prévues par la législation de lâEtat compétent soient remplies. Article 58 Dispositions abrogatoires (1) Dès lâentrée en vigueur de la présente convention, la convention générale sur la sécurité sociale entre le Grand-Duché de Luxembourg et la République fédérative populaire de Yougoslavie du 13 octobre 1954 perd ses effets dans les relations entre le Grand-Duché de Luxembourg et la République de Croatie. (2) Les droits liquidés sous lâempire de la convention générale du 13 octobre 1954 susmentionnée au paragraphe (1) du présent article demeurent acquis dans les limites qui leurs sont applicables. (3) Les demandes formulées avant lâentrée en vigueur de la présente convention, mais nâayant pas donné lieu, à cette date à une décision, sont examinées au regard des règles fixées par ladite convention . Article 59 Entrée en vigueur Les Parties contractantes sâinforment par voie diplomatique de lâaccomplissement des procédures législatives et constitutionnelles requises en ce qui concerne lâentrée en vigueur de la présente convention. La présente convention entre en vigueur le premier jour du troisième mois qui suit la date de réception de la dernière de ces notifications. FAIT à Luxembourg, le 17 mai 2001, en double exemplaire, chacun en langues française et croate, les deux textes faisant également foi. Pour le Grand-Duché de Luxembourg, Pour la République de Croatie, (suivent les signatures)
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Loi du 29 mai 2002 portant approbation de la Convention entre le Grand-Duché de Luxembourg et la République de Croatie sur la sécurité sociale, signée à Luxembourg, le 17 mai 2001.
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