Loi du 8 septembre 2003 sur la violence domestique portant modification\n 1) de la loi du 31 mai 1999 sur la police et l'inspection générale de la police;\n 2) du code pénal;\n 3) du code d'instruction criminelle;\n 4) du nouveau code de procédure civile.
This provision lets the Police, with the prosecutor’s authorization, expel a person from the home when there are signs of imminent or repeated violence against a cohabiting close person.
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Provisions of Loi du 8 septembre 2003 sur la violence domestique portant modification\n 1) de la loi du 31 mai 1999 sur la police et l'inspection générale de la police;\n 2) du code pénal;\n 3) du code d'instruction criminelle;\n 4) du nouveau code de procédure civile.
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AI-assisted research summary: This provision lets the Police, with the prosecutor’s authorization, expel a person from the home when there are signs of imminent or repeated violence against a cohabiting close person.
Le contenu de la version HTML du Journal officiel luxembourgeois est identique à la version PDF. Loi du 8 septembre 2003 sur la violence domestique portant modification 1) de la loi du 31 mai 1999 sur la police et l'inspection générale de la police; 2) du code pénal; 3) du code d'instruction criminelle; 4) du nouveau code de procédure civile. â â Dispositions modificatives â Dispositions abrogatoires â Dispositions finales â Nous Henri, Grand-Duc de Luxembourg, Duc de Nassau, Notre Conseil dâEtat entendu; De lâassentiment de la Chambre des Députés; Vu la décision de la Chambre des Députés du 15 juillet 2003 et celle du Conseil dâEtat du 18 juillet 2003 portant quâil nây a pas lieu à second vote; Avons ordonné et ordonnons: â Art. I er . (1) Dans le cadre de ses missions de prévention des infractions et de protection des personnes, la Police, avec lâautorisation du procureur dâEtat, expulse de leur domicile et de ses dépendances les personnes contre lesquelles il existe des indices quâelles se préparent à commettre à lâégard dâune personne proche avec laquelle elles cohabitent une infraction contre la vie ou lâintégrité physique, ou quâelles se préparent à commettre à nouveau à lâégard de cette personne, déjà victime, une infraction contre la vie ou lâintégrité physique. Sont à considérer comme personne proche au sens du présent article le conjoint ou la personne avec laquelle la personne qui fait lâobjet dâune mesure dâexpulsion vit habituellement, ses ascendants et ses descendants légitimes, adoptifs ou naturels ainsi que les ascendants et les descendants légitimes, adoptifs ou naturels du conjoint ou de la personne avec laquelle vit habituellement la personne qui fait lâobjet dâune mesure dâexpulsion. En ce qui concerne les descendants du conjoint ou de la personne avec laquelle vit habituellement la personne qui fait lâobjet dâune mesure dâexpulsion seuls entrent en ligne de compte les descendants mineurs ou handicapés. La personne qui fait lâobjet dâune mesure dâexpulsion ne peut exciper dâéventuels droits réels ou personnels par rapport au domicile pour sâopposer à la mesure. (2) Lâexpulsion emporte interdiction pour la personne expulsée dâentrer au domicile et à ses dépendances. Si la nécessité se présente pour la personne expulsée dâentrer au domicile ou à ses dépendances, nonobstant lâinterdiction visée à lâalinéa premier, elle ne peut le faire quâen présence dâun agent de la Police. (3) La Police donne à la personne qui fait lâobjet de la mesure dâexpulsion la possibilité dâemmener les objets personnels dont elle a un besoin urgent et de sâinformer sur ses possibilités dâhébergement. Lâintéressé communique à la Police lâadresse à laquelle il peut être joint. Sâil ne peut ou ne veut fournir dâadresse, il est réputé faire une élection de domicile à lâadministration communale du lieu du domicile, notamment pour les besoins des convocations et des notifications prévues aux articles 1017-3 et 1017-4 du nouveau Code de procédure civile et pour ceux de la signification dâune éventuelle assignation en vertu de lâarticle 1017-9 du nouveau Code de procédure civile , et la Police lâen informe. En outre, la Police se fait remettre toutes les clés donnant accès au domicile et à ses dépendances et avise lâintéressé que sâil sâintroduit ou tente de sâintroduire dans son domicile ou ses dépendances nonobstant la mesure dâexpulsion, il sâexpose aux sanctions pénales prévues par lâarticle 439 du code pénal . (4) Lorsque lâintéressé refuse dâobtempérer volontairement à la mesure dâexpulsion ordonnée, la Police est autorisée à lâexpulser au besoin par la force. (5) Lâexpulsion fait lâobjet dâun procès-verbal à dresser incontinent par les agents de la Police et à transmettre au procureur dâEtat. Ce procès-verbal mentionne notamment: - les indices à la base de la mesure dâexpulsion; - le jour et lâheure de la mesure ordonnée; - l'adresse fournie par la personne expulsée permettant de la joindre. Si lâexécution de la mesure ordonnée a dû être assurée par la force, il en est fait mention au procès-verbal. Le procès-verbal mentionne toutes autres déclarations que la personne expulsée entend faire. Le procès-verbal est présenté à la personne expulsée pour signature. Copie lui est remise. En cas de refus de signer, ou en cas de refus dâaccepter la remise de la copie, mention est faite du refus et des motifs de celui-ci. Copie du procès-verbal est également remise à la personne proche à protéger. Si cette personne, pour des motifs de fait ou de droit, nâest pas à même de se voir remettre une copie, et sâil nây a aucune autre personne à même de recevoir la copie en lieu et place de la personne proche à protéger, mention en est faite. (6) La mesure dâexpulsion prend fin de plein droit à 17.00 heures, le 10 e jour suivant celui de son entrée en vigueur, sous réserve des dispositions de lâarticle 1017-2 du nouveau Code de procédure civile . A lâexpiration de la mesure dâexpulsion et en lâabsence dâune interdiction de retour au domicile prononcée sur base des articles 1017-1 et suivants du nouveau Code de procédure civile , la Police restitue les clés à lâintéressé qui les réclame. â Art. II. De même, la Police informe un service dâassistance aux victimes de violence domestique de la mesure dâexpulsion et lui communique lâadresse et lâidentité de la personne protégée. Est visé par lâexpression «service dâassistance aux victimes de violence domestique» tout organisme de droit privé ou public dont lâobjet consiste à assister, guider et conseiller des personnes victimes de violence domestique en recherchant activement leur contact. Lâorganisme doit posséder, pour lâexercice des activités visées ci-dessus, un agrément écrit en application de la loi du 8 septembre 1998 réglant les relations entre lâEtat et les organismes oeuvrant dans les domaines social, familial et thérapeutique. Outre les conditions légales prévues à l'article 2 de la loi du 8 septembre 1998 précitée et les conditions réglementaires prises en exécution de cette loi , l'organisme doit garantir que ses activités s'effectuent en collaboration avec la Police, les instances judiciaires et autres instances étatiques compétentes, compte tenu de la spécificité des rôles qui leur sont respectivement dévolus, ainsi que dans le respect de la volonté et de la dignité de la personne protégée. Toute personne qui, à un titre quelconque, participe aux activités dâun service dâassistance aux victimes de violence domestique, obtient ou reçoit communication de données personnelles en application du présent article est tenue au secret professionnel aux conditions et sous les peines de lâarticle 458 du Code pénal . â Art. III. Le Ministre de la Justice, la Police, le Ministère public, les services dâassistance aux victimes de violence domestique établissent chaque année des statistiques ventilées par sexe, âge et relation entre auteur et victime et indiquant pour chaque rubrique lâexistence ou lâabsence dâune situation de cohabitation entre lâauteur et la victime, chacun pour ce qui le concerne, sur le nombre de plaintes, dénonciations, mesures dâexpulsion et autres types dâintervention policière, interventions sociales, poursuites et condamnations pour les infractions visées aux articles suivants: 327 à 330 combinés à lâarticle 330-1, 372 à 377, 395, 396, 401 bis, 409, 434 à 438, combiné à lâarticle 438-1 et 439 alinéa 2 du Code pénal . â Art. IV. Il est créé un comité de coopération entre les professionnels dans le domaine de la lutte contre la violence, composé de représentants dâinstances étatiques compétentes pour la mise en oeuvre de la présente loi ainsi que de représentants de services dâassistance aux victimes de violence domestique agréés, chargé de centraliser et dâétudier les statistiques visées à lâarticle précédent, dâexaminer la mise en Åuvre et les éventuels problèmes dâapplication pratique des articles Ier à II de la présente loi, des articles 1017-1 à 1017-12 du nouveau Code de procédure civile et de lâarticle 3-1 du Code dâinstruction criminelle et de soumettre au Gouvernement les propositions quâil juge utile. Un règlement grand-ducal fixe sa composition, son organisation et son mode de fonctionnement. â Dispositions modificatives â Art. V. Lâalinéa 2 de lâarticle 33 de la loi du 31 mai 1999 sur la Police et lâInspection générale de la Police est remplacé comme suit: â «A cet effet, elle assure une surveillance générale et des contrôles dans les lieux qui lui sont légalement accessibles, exerce les attributions définies par les articles I à III de la loi du 8 septembre 2003 sur la violence domestique, exécute des mesures de police administrative et prend des mesures matérielles de police administrative de sa compétence.» â â â â â â Art. VI. Le Code pénal est modifié et complété comme suit: 1°. Lâarticle 329 est remplacé comme suit: â «Art. 329 La menace par gestes ou emblèmes dâun attentat contre les propriétés, punissable dâune peine criminelle, sera punie dâun emprisonnement de huit jours à trois mois et dâune amende de 251 euros à 1.000 euros. La menace par gestes ou emblèmes dâun attentat contre les personnes, punissable dâune peine criminelle ou dâune peine dâemprisonnement dâau moins six mois, sera punie dâun emprisonnement de trois mois à un an et dâune amende de 251 euros à 3.000 euros. » â â â â â 2°. A la suite de lâarticle 330 est inséré un nouvel article 330-1 dont la teneur est la suivante: â «Art. 330-1. Le minimum des peines portées par les articles 327, 329 et 330 sera élevé conformément à lâarticle 266, si le coupable a commis la menace dâattentat à lâégard 1° du conjoint ou conjoint divorcé, de la personne avec laquelle il vit ou a vécu habituellement; 2° dâun ascendant légitime ou naturel ou de ses père ou mère adoptifs; 3° dâun descendant légitime, naturel ou adoptif; 4° dâun frère ou dâune sÅur; 5° dâun ascendant légitime ou naturel, des père ou mère adoptifs, dâun descendant, dâun frère ou dâune sÅur dâune personne visée sub 1°; 6° dâune personne dont la particulière vulnérabilité, due à son âge, à une maladie, à une infirmité, à une déficience physique ou psychique ou à un état de grossesse, est apparente ou connue de leur auteur; 7° dâune personne qui est tenue à son égard par des liens de subordination.» â â â â â 3°. Avant le dernier alinéa de lâarticle 377 est inséré un nouvel alinéa, libellé comme suit: â «Si la victime est 1° le conjoint ou le conjoint divorcé, la personne avec laquelle le coupable vit ou a vécu habituellement, 2° un ascendant légitime, naturel ou adoptif du coupable; 3° un frère ou une sÅur; 4° un ascendant légitime ou naturel, les père ou mère adoptifs, un descendant, un frère ou une sÅur dâune personne visée sub 1°.» â â â â â 4°. Lâarticle 409 est remplacé comme suit: â «
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Art. 409.
Art. 409. Sera puni dâun emprisonnement de six mois à cinq ans et dâune amende de 251 euros à 5.000 euros, quiconque aura volontairement fait des blessures ou porté des coups 1° au conjoint ou conjoint divorcé, à la personne avec laquelle il vit ou a vécu habituellement; 2° à un ascendant légitime ou naturel ou ses père ou mère adoptifs; 3° à un descendant légitime, naturel ou adoptif de quatorze ans ou plus; 4° à un frère ou une sÅur; 5° à un ascendant légitime ou naturel, aux père ou mère adoptifs, à un descendant de quatorze ans accomplis, à un frère ou à une sÅur dâune personne visée sub 1°; 6° à une personne dont la particulière vulnérabilité, due à son âge, à une maladie, à une infirmité, à une déficience physique ou psychique ou à un état de grossesse, est apparente ou connue de leur auteur; 7° à une personne qui est tenue à son égard par des liens de subordination. Lorsque les coups ou blessures ont été prémédités, les peines seront un emprisonnement de un an à cinq ans et une amende de 501 euros à 5.000 euros. Sâil est résulté des coups ou blessures volontaires visés à lâalinéa 1er une maladie ou une incapacité de travail personnel, les peines seront un emprisonnement de 1 an à 5 ans et une amende de 501 euros à 25.000 euros en lâabsence de préméditation et, dans le cas contraire, la réclusion de 5 ans à 10 ans et une amende de 1.000 euros à 30.000 euros. Sâil est résulté des coups ou blessures volontaires visés à lâalinéa 1er soit une maladie paraissant incurable, soit une incapacité permanente de travail personnel, soit la perte de lâusage absolu dâun organe, soit une mutilation grave, les peines seront la réclusion de 10 ans à 15 ans et une amende de 2.500 euros à 50.000 euros en lâabsence de préméditation et, dans le cas contraire, la réclusion de 15 ans à 20 ans et une amende de 3.000 euros à 50.000 euros. Si les coups ou blessures volontaires visés à lâalinéa 1er ont causé la mort, sans intention de la donner, le coupable sera puni de la réclusion de 20 ans à 30 ans, en lâabsence de préméditation de ces actes de violence, et de la réclusion à vie, dans le cas contraire. Si les coups ou blessures volontaires visés au présent article ont été commis à lâencontre dâune personne avec laquelle le coupable cohabite, le tribunal pourra en outre prononcer contre le condamné lâensemble ou une partie des interdictions suivantes: - lâinterdiction de sâapprocher du logement de la victime de plus dâune distance à déterminer; - lâinterdiction de prendre contact avec la victime; - lâinterdiction de sâapprocher de la victime de plus dâune distance à déterminer.» â â â â â 5° . A la suite de lâarticle 438 est inséré un article 438-1 libellé comme suit: â «Art. 438-1. Dans les cas mentionnés aux articles 434 à 438, le minimum des peines portées par ces articles sera élevé conformément à lâarticle 266, lorsque le coupable a commis le crime ou le délit envers 1° son conjoint ou conjoint divorcé, la personne avec laquelle il vit ou a vécu habituellement; 2° un ascendant légitime ou naturel ou ses père ou mère adoptifs; 3° un descendant légitime, naturel ou adoptif; 4° un frère ou une sÅur; 5° un ascendant légitime ou naturel, les père ou mère adoptifs, un descendant, un frère ou une sÅur dâune personne visée sub 1°; 6° une personne dont la particulière vulnérabilité, due à son âge, à une maladie, à une infirmité, à une déficience physique ou psychique ou à un état de grossesse, est apparente ou connue de leur auteur; 7° une personne qui est tenue à son égard par des liens de subordination. » â â â â â 6°. Lâarticle 439 est complété par un nouvel alinéa rédigé comme suit: â «Sera puni dâun emprisonnement de six mois à cinq ans et dâune amende de 501 euros à 5.000 euros, celui qui se sera introduit ou aura tenté de sâintroduire dans une maison, un appartement, une chambre ou un logement habités par une personne avec laquelle il a cohabité, ou leurs dépendances, soit à lâaide de menaces ou de violences contre les personnes, soit au moyen dâeffraction, dâescalade ou de fausses clefs, soit même au moyen des clefs sâil agit en violation dâune mesure dâexpulsion régie par lâarticle I er de la loi du 8 septembre 2003 sur la violence domestique, dâune ordonnance de référé attribuant provisoirement le logement commun à son époux, dâune ordonnance lui interdisant le retour au domicile conformément à lâarticle 1017-1 ou 1017-7 du nouveau Code de procédure civile .» â â â â â 7°. Lâarticle 448 est complété par un nouvel alinéa dont la teneur est la suivante: â «Lorsque le coupable a commis le délit envers 1° son conjoint ou conjoint divorcé ou la personne avec laquelle il vit ou a vécu habituellement; 2° un ascendant légitime ou naturel ou ses père ou mère adoptifs; 3° un descendant légitime, naturel ou adoptif; 4° un frère ou une sÅur; 5° un ascendant légitime ou naturel, les père ou mère adoptifs, un descendant, un frère ou une sÅur dâune personne visée sub 1°; 6° une personne dont la particulière vulnérabilité, due à son âge, à une maladie, à une infirmité, à une déficience physique ou psychique ou à un état de grossesse, est apparente ou connue de leur auteur; 7° une personne qui est tenue à son égard par des liens de subordination le minimum des peines portées par le premier alinéa sera élevé conformément à lâarticle 266.» â â â â â â Art. VII. Le Code dâinstruction criminelle est modifié et complété comme suit: 1°. A la suite de lâarticle 3 actuel est inséré un nouvel article 3-1 libellé comme suit: â «Art. 3-1. Toute association, dâimportance nationale, dotée de la personnalité morale et agréée par le ministre de la Justice peut exercer les droits reconnus à la partie civile en ce qui concerne les faits constituant une infraction au sens des articles 375, 401 bis ou 409 du Code pénal ou des articles 444 (2), 453, 454, 455, 456, 457, 457-1, 457-2, 457- 3 et 457-4 du Code pénal et portant un préjudice direct ou indirect aux intérêts collectifs quâelles ont pour objet de défendre, même si elles ne justifient pas dâun intérêt matériel ou moral et même si lâintérêt collectif dans lequel elles agissent se couvre entièrement avec lâintérêt social dont la défense est assurée par le ministère public. Quand il sâagit dâune infraction au sens des articles 444 (2), 453, 454, 455, 456, 457, 457-1, 457-2, 457-3 et 457-4 du Code pénal commise envers des personnes considérées individuellement ou encore dâune infraction au sens des articles 375, 401bis ou 409 du Code pénal , lâassociation ne pourra exercer par voie principale les droits reconnus à la partie civile quâà la condition que ces personnes déclarent expressément et par écrit ne pas sây opposer.» â â â â â 2°. Lâarticle 24 (5) est remplacé comme suit: â «(5) Le procureur dâEtat peut préalablement à sa décision sur lâaction publique décider de recourir à une médiation sâil lui apparaît quâune telle mesure est susceptible dâassurer la réparation du dommage causé à la victime, ou bien de mettre fin au trouble résultant de lâinfraction ou encore de contribuer au reclassement de lâauteur de lâinfraction. Toutefois, le recours à la médiation est exclu en présence dâinfractions à lâégard de personnes avec lesquelles lâauteur cohabite. Le médiateur est tenu au secret professionnel. » â â â â â â Art. VIII. Le nouveau Code de procédure civile est modifié et complété comme suit: Dans la deuxième partie, au livre I er , à la suite du titre VII intitulé « De lâintervention de justice quant aux droits des époux », est inséré un nouveau titre VII bis intitulé « De lâintervention de justice en cas de violence domestique » libellé comme suit: â â «Titre VII bis. - De lâintervention de justice en cas de violence domestique â Section 1: De lâinterdiction de retour au domicile consécutive à lâexpulsion - mesure de police administrative Art. 1017-1. Dans les cas où lâune des personnes énumérées à lâalinéa suivant a bénéficié de la protection dâune mesure dâexpulsion fondée sur lâarticle I er de la loi du 8 septembre 2003 sur la violence domestique, elle peut, par simple requête, demander au président du tribunal dâarrondissement de prononcer à lâégard de la personne expulsée une interdiction de retour au domicile pour une période maximale de trois mois consécutive à lâexpiration de la mesure dâexpulsion, et ce sans égard aux éventuels droits réels ou personnels de la personne expulsée par rapport au domicile. Sont habilités à formuler pareille demande, 1° le conjoint de la personne expulsée ou la personne avec laquelle la personne expulsée vit habituellement, les ascendants et descendants légitimes, naturels ou adoptifs, de la personne expulsée; 2° les ascendants légitimes, naturels ou adoptifs, les descendants légitimes, naturels ou adoptifs mineurs ou atteints dâun handicap, du conjoint de la personne expulsée ou de la personne avec laquelle la personne expulsée vit habituellement, à condition dâavoir cohabité avec la personne expulsée avant son expulsion et de justifier du fait que le domicile satisfait leurs besoins urgents de logement. Lâinterdiction visée au premier alinéa prend fin de plein droit dès quâune décision intervient pour régler la résidence des époux durant lâinstance en divorce. Art. 1017-2. La requête doit être présentée au plus tard le dixième jour suivant lâentrée en vigueur de la mesure dâexpulsion fondée sur lâarticle Ier de la loi du 8 septembre 2003 sur la violence domestique précitée. Si la demande a été introduite en conformité des dispositions du présent alinéa, lâexpulsion continuera à produire ses effets en attendant lâordonnance du président à intervenir. Elle est formée au greffe par lâintéressé ou par son mandataire et consignée sur un registre spécial, sur papier non timbré, tenu au greffe du tribunal. La déclaration contient, sous peine de nullité: 1° les noms, prénoms, professions des parties demanderesse et défenderesse; 2° le domicile dont question ainsi que lâadresse que la partie défenderesse a communiquée à la Police en application de lâarticle Ier (3), alinéa 2 de la loi du 8 septembre 2003 sur la violence domestique, à moins quâelle nâait omis de le faire, auquel cas la mention du domicile suffit; 3° lâobjet de la demande et lâexposé des moyens. A la requête est jointe la copie du procès-verbal dressé au moment de lâexpulsion. Art. 1017-3. Le greffier convoque les parties par lettre recommandée à la poste en leur faisant connaître les jour, heure et lieu de lâaudience. Il y joint une copie de la requête pour le défendeur. La convocation contient, à peine de nullité la mention de lâarticle 80 alinéa 1 er . Copie de la convocation est également envoyée à la police. Lâaudience pourra être fixée à un jour férié ou à un jour habituellement chômé. Il est statué dâurgence sur la demande par ordonnance du président. Lâordonnance prononçant lâinterdiction de retour au domicile est exécutoire par provision et sans caution, sur minute et avant enregistrement. Lâordonnance est notifiée par la voie du greffe. Le greffier envoie également copie de lâordonnance à la Police. «Art. 1017-4. Lâordonnance peut être frappée dâappel dans un délai de quinze jours à partir de la notification. Lâappel est porté devant la Cour dâappel. Il est formé par le dépôt dâune requête motivée au greffe du tribunal dâarrondissement. La date du dépôt est inscrite par le greffier sur lâoriginal de la requête. Dans les trois jours du dépôt de la requête, le dossier est transmis à la Cour dâappel. Lâappel est jugé selon la même procédure quâen première instance. En cas de défaut, lâordonnance est susceptible dâopposition dans un délai de huit jours à partir de la notification, lequel court simultanément avec le délai dâappel. Lâopposition consiste dans une déclaration à faire au greffe du tribunal dâarrondissement. Lâarrêt rendu sur lâappel nâest pas susceptible dâopposition.» Art. 1017-5. (1) Les parties seront tenues de comparaître en personne ou par un avocat. (2) Les parties peuvent se faire assister ou représenter par: un avocat, leur conjoint ou la personne avec laquelle elles vivent habituellement, leurs parents ou alliés en ligne directe, leurs parents ou alliés en ligne collatérale jusquâau troisième degré inclus, les personnes exclusivement attachées à leur service personnel ou à leur entreprise, un collaborateur dâun service dâassistance aux victimes de violence domestique. Le représentant sâil nâest avocat doit justifier dâun pouvoir spécial. Art. 1017-6. Le président peut, à la demande de la partie requérante, prononcer des condamnations à des astreintes. â Section 2: De diverses autres interdictions et injonctions en matière de violence Art. 1017-7. Lorsquâune personne rend intolérable pour une personne proche la continuation de la vie commune, soit parce quâelle lâagresse ou la menace de lâagresser soit parce quâelle a à son encontre un comportement qui porte gravement atteinte à sa santé psychique, le président du tribunal dâarrondissement lui enjoint, sur la demande de la personne concernée, de quitter le domicile et ses dépendances et lui interdit dây retourner avant lâexpiration dâun délai maximal de trois mois, et ce sans égard aux éventuels droits réels ou personnels de la partie défenderesse par rapport au domicile. Sont habilités à formuler pareille demande, 1° le conjoint ou la personne avec laquelle la personne défenderesse vit habituellement, les ascendants et descendants légitimes, naturels ou adoptifs; 2° les ascendants légitimes, naturels ou adoptifs, les descendants légitimes, naturels ou adoptifs mineurs ou atteints dâun handicap, du conjoint ou de la personne avec laquelle la partie défenderesse vit habituellement, à condition de justifier du fait que le domicile satisfait leurs besoins urgents de logement et quâelles cohabitent ou ont cohabité avec la partie défenderesse au cours des trois mois précédant la demande. Lâinterdiction visée au premier alinéa prend fin de plein droit dès quâune décision intervient pour régler la résidence des époux durant lâinstance en divorce. Art. 1017-8. Lorsquâune personne agresse ou menace dâagresser une personne proche ou lorsquâelle a à son encontre un comportement qui porte gravement atteinte à sa santé psychique et lui rend ainsi intolérable toute rencontre avec elle, le président du tribunal dâarrondissement prononce, sur la demande de la personne concernée, tout ou partie des injonctions ou interdictions énumérées ci-après, à condition quâelles ne vont pas à lâencontre dâintérêts fondamentaux et légitimes de la partie défenderesse: - lâinterdiction de prendre contact avec la partie demanderesse; - lâinterdiction dâenvoyer des messages à la partie demanderesse; - lâinterdiction de sâapprocher de la partie demanderesse de plus dâune distance à définir; - lâinterdiction dâétablir son domicile dans le même quartier que la partie demanderesse; - lâinterdiction de fréquenter certains endroits; - lâinterdiction dâemprunter certains itinéraires; - lâinterdiction, renouvelable, pour une durée à fixer par le Président, dâhéberger son ou ses enfants ou de voir son enfant ou ses enfants en-dehors dâune structure spécialisée désignée par lui en attendant toute autre décision judiciaire à intervenir en matière de droit de garde et de visite; - lâinjonction de laisser la partie demanderesse entrer au domicile commun pour enlever ses affaires personnelles. Sont habilités à formuler pareille demande 1° le conjoint ou conjoint divorcé, la personne avec laquelle la partie défenderesse vit ou a vécu habituellement, les ascendants légitimes, naturels ou adoptifs, les descendants légitimes, naturels ou adoptifs; 2° les ascendants légitimes, naturels ou adoptifs, les descendants légitimes, naturels ou adoptifs mineurs ou atteints dâun handicap du conjoint ou du conjoint divorcé ou de la personne avec laquelle la partie défenderesse vit ou a vécu habituellement. Art. 1017-9. La demande est portée par voie dâassignation à une audience tenue au jour et à lâheure indiquée par le président. Lâaudience peut être tenue un jour férié ou un jour habituellement chômé. Lâassignation est dispensée des droits de timbre et dâenregistrement et de la formalité de lâenregistrement. Art. 1017-10. (1) Les parties seront tenues de comparaître en personne ou par un avocat. (2) Les parties peuvent se faire assister ou représenter par: un avocat, leur conjoint ou la personne avec laquelle elles vivent habituellement, leurs parents ou alliés en ligne directe, leurs parents ou alliés en ligne collatérale jusquâau troisième degré inclus, les personnes exclusivement attachées à leur service personnel ou à leur entreprise, un collaborateur dâun service dâassistance aux victimes de violence domestique. Le représentant s'il n'est avocat doit justifier d'un pouvoir spécial. Art. 1017-11. Il est statué dâurgence sur la demande. Art. 1017-12. Sont applicables les dispositions des articles 938 à 940.» â â â â â â Dispositions abrogatoires â «Art. IX. Lâarticle VI de la loi du 19 juillet 1997 complétant le code pénal en modifiant lâincrimination du révisionnisme et dâautres agissements fondés sur des discriminations illégales est abrogé. â Art. X. Lâarticle 413 du Code pénal est abrogé. â Dispositions finales â Art. XI. Dans toute disposition légale ou réglementaire future, la référence à la présente loi pourra se faire sous une forme abrégée en utilisant les termes « loi sur la violence domestique ». â Art. XII. La présente loi entrera en vigueur le premier du mois suivant celui de son insertion au Mémorial. Mandons et ordonnons que la présente loi soit insérée au Mémorial pour être exécutée et observée par tous ceux que la chose concerne. La Ministre de la Promotion Féminine, Ministre de la Famille, de la Solidarité Sociale et de la Jeunesse, Marie-Josée Jacobs Le Ministre de lâIntérieur, Michel Wolter Le Ministre de la Justice, Luc Frieden Le Ministre du Travail et de lâEmploi, François Biltgen Palais de Luxembourg, le 8 septembre 2003. Henri Doc. parl. 4801 ; sess. ord. 2000-2001, 2001-2002 et 2002-2003.
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