Loi du 7 avril 2005 portant approbation de l’Accord entre les Etats membres de l’Union européenne relatif au statut du personnel militaire et civil détaché auprès des institutions de l’Union européenne, des quartiers généraux et des forces pouvant être mis à la disposition de l’Union européenne dans le cadre de la préparation et de l’exécution des missions visées à l’article 17, paragraphe 2, du Traité sur l’Union européenne, y compris lors d’exercices, et du personnel militaire et civil des Etats membres mis à la disposition de l’Union européenne pour agir dans ce cadre (SOFA UE), signé à Bruxelles, le 17 novembre 2003.
This law approves the EU member states agreement on the status of certain military and civilian personnel and related headquarters and forces.
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- Jurisdiction
- Luxembourg
- Instrument
- Act or statute
- Citation
- http://data.legilux.public.lu/eli/etat/leg/loi/2005/04/07/n2/jo
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- In force
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Provisions of Loi du 7 avril 2005 portant approbation de l’Accord entre les Etats membres de l’Union européenne relatif au statut du personnel militaire et civil détaché auprès des institutions de l’Union européenne, des quartiers généraux et des forces pouvant être mis à la disposition de l’Union européenne dans le cadre de la préparation et de l’exécution des missions visées à l’article 17, paragraphe 2, du Traité sur l’Union européenne, y compris lors d’exercices, et du personnel militaire et civil des Etats membres mis à la disposition de l’Union européenne pour agir dans ce cadre (SOFA UE), signé à Bruxelles, le 17 novembre 2003.
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Loi du 7 avril 2005 portant approbation de l’Accord entre les Etats membres de l’Union européenne relatif au statut du personnel militaire et civil détaché auprès des institutions de l’Union européenne, des quartiers généraux et des forces pouvant être mis à la disposition de l’Union européenne dans le cadre de la préparation et de l’exécution des missions visées à l’article 17, paragraphe 2, du Traité sur l’Union européenne, y compris lors d’exercices, et du personnel militaire et civil des Etats membres mis à la disposition de l’Union européenne pour agir dans ce cadre (SOFA UE), signé à Bruxelles, le 17 novembre 2003.
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Nous Henri, Grand-Duc de Luxembourg, Duc de Nassau, Notre Conseil dâEtat entendu; De lâassentiment de la Chambre des Députés; Vu la décision de la Chambre des Députés du 2 mars 2005 et celle du Conseil dâEtat du 22 mars 2005 portant quâil nây a pas lieu à second vote; Avons ordonné et ordonnons: â Article unique. Est approuvé lâAccord entre les Etats membres de lâUnion européenne relatif au statut du personnel militaire et civil détaché auprès des institutions de lâUnion européenne, des quartiers généraux et des forces pouvant être mis à la disposition de lâUnion européenne dans le cadre de la préparation et de lâexécution des missions visées à lâarticle 17, paragraphe 2, du Traité sur lâUnion européenne , y compris lors dâexercices, et du personnel militaire et civil des Etats membres mis à la disposition de lâUnion européenne pour agir dans ce cadre (SOFA UE), signé à Bruxelles, le 17 novembre 2003. Mandons et ordonnons que la présente loi soit insérée au Mémorial pour être exécutée et observée par tous ceux que la chose concerne. Le Ministre des Affaires Etrangères et de lâImmigration, Jean Asselborn Palais de Luxembourg, le 7 avril 2005. Henri Doc. parl. 5392 ; sess. ord. 2004-2005 â ACCORD entre les Etats membres de lâUnion européenne relatif au statut du personnel militaire et civil détaché auprès des institutions de lâUnion européenne, des quartiers généraux et des forces pouvant être mis à la disposition de lâUnion européenne dans le cadre de la préparation et de lâexécution des missions visées à lâarticle 17, paragraphe 2, du Traité sur lâUnion européenne, y compris lors dâexercices, et du personnel militaire et civil des Etats membres mis à la disposition de lâUnion européenne pour agir dans ce cadre (SOFA UE) Les représentants des Gouvernements des Etats membres de lâUnion européenne, réunis au sein du Conseil, vu le traité sur lâUnion européenne (TUE), et notamment son titre V, considérant ce qui suit: (1) Le Conseil européen a décidé, dans le cadre de la poursuite des objectifs de la politique étrangère et de sécurité commune, de doter lâUE des capacités nécessaires pour prendre et mettre en Åuvre des décisions sur lâensemble des missions de prévention des conflits et de gestion des crises définies dans le TUE . (2) Les décisions, prises au niveau national, dâenvoyer des forces dâEtats membres de lâUnion européenne (ci-après dénommés «Etats membres») sur le territoire dâautres Etats membres et dâaccueillir ces forces dâEtats membres dans le contexte de la préparation et de lâexécution des missions visées à lâarticle 17, paragraphe 2, du TUE , y compris lors dâexercices, interviendront conformément aux dispositions du titre V du TUE , et notamment de son article 23, paragraphe 1, et feront lâobjet dâarrangements séparés entre les Etats membres concernés. (3) Des accords spécifiques devront être conclus avec les pays tiers concernés dans le cas dâexercices ou dâopérations se déroulant hors du territoire des Etats membres. (4) Les dispositions du présent accord nâaffectent pas les droits et obligations qui incombent aux parties en vertu dâaccords internationaux et dâautres instruments internationaux instituant des tribunaux internationaux, dont le Statut de Rome de la Cour pénale internationale , sont convenus de ce qui suit: PARTIE I Dispositions communes à lâensemble des militaires et du personnel civil Article 1 Aux fins du présent accord, on entend par: 1) «personnel militaire»: a) le personnel militaire détaché par les Etats membres auprès du Secrétariat général du Conseil en vue de constituer lâétat-major de lâUnion européenne (EMUE); b) le personnel militaire autre que celui issu des institutions de lâUE, auquel lâEMUE peut faire appel dans les Etats membres en vue dâassurer un renfort temporaire qui serait demandé par le Comité militaire de lâUnion européenne (CMUE) aux fins dâactivités dans le cadre de la préparation et de lâexécution des missions visées à lâarticle 17, paragraphe 2, du TUE , y compris lors dâexercices; c) le personnel militaire des Etats membres détaché auprès des quartiers généraux et des forces pouvant être mis à la disposition de lâUE, ou le personnel de ces forces et quartiers généraux, dans le cadre de la préparation et de lâexécution des missions visées à lâarticle 17, paragraphe 2, du TUE , y compris lors dâexercices; 2) «personnel civil»: le personnel civil détaché par les Etats membres auprès des institutions de lâUE aux fins dâactivités dans le cadre de la préparation et de lâexécution des missions visées à lâarticle 17, paragraphe 2, du TUE , y compris lors dâexercices, ou le personnel civil, à lâexception du personnel recruté localement, travaillant pour les quartiers généraux ou les forces ou mis à tout autre titre à la disposition de lâUE par les Etats membres pour les mêmes activités; 3) «personne à charge»: toute personne définie ou admise comme membre de la famille ou désignée comme membre du ménage ou du membre du personnel militaire ou civil par la législation de lâEtat dâorigine. Toutefois, si cette législation ne considère comme membre de la famille ou du ménage quâune personne vivant sous le même toit que le membre du personnel militaire ou civil, cette condition est réputée remplie lorsque la personne en cause est principalement à la charge dudit membre du personnel militaire ou civil; 4) «force»: les personnes faisant partie du personnel militaire et civil ou les entités constituées de personnel militaire et civil, au sens des paragraphes 1 et 2, sous réserve que les Etats membres concernés puissent convenir que certaines personnes, unités, formations ou autres entités ne doivent pas être considérées comme constituant une force ou en faisant partie aux fins du présent accord; 5) «quartier général»: un quartier général situé sur le territoire des Etats membres, établi par un ou plusieurs Etats membres ou par une organisation internationale et qui peut être mis à la disposition de lâUE dans le cadre de la préparation et de lâexécution des missions visées à lâarticle 17, paragraphe 2, du TUE , y compris lors dâexercices; 6) «Etat dâorigine»: lâEtat membre dont relève le membre du personnel militaire ou civil ou la force; 7) «Etat de séjour»: lâEtat membre sur le territoire duquel se trouve le membre du personnel militaire ou civil, la force ou le quartier général, quâil soit stationné, en déploiement ou en transit, dans le cadre dâun ordre de mission collectif ou individuel ou dâune décision de détachement auprès des institutions de lâUE. Article 2 1. Les Etats membres facilitent, au besoin, lâentrée, le séjour et le départ à des fins officielles du personnel visé à lâarticle 1 et des personnes à sa charge. Cependant, il pourra être exigé du personnel et des personnes à charge quâils fournissent la preuve quâils relèvent des catégories décrites à lâarticle 1. 2. A cette fin, et sans préjudice des règles pertinentes applicables à la libre circulation des personnes en vertu du droit communautaire, un ordre de mission individuel ou collectif ou une décision de détachement auprès des institutions de lâUE suffisent. Article 3 Le personnel militaire et civil et les personnes à sa charge sont tenus de respecter les lois de lâEtat de séjour et de sâabstenir de toute activité incompatible avec lâesprit du présent accord. Article 4 Aux fins du présent accord: 1) Les permis de conduire délivrés par les autorités militaires de lâEtat dâorigine sont reconnus sur le territoire de lâEtat de séjour pour les véhicules militaires comparables. 2) Le personnel habilité de tout Etat membre peut dispenser des soins médicaux et dentaires au personnel des forces et des quartiers généraux de tout autre Etat membre. Article 5 Le personnel militaire et tout le personnel civil concerné portent leur uniforme selon les règlements en vigueur dans lâEtat dâorigine. Article 6 Les véhicules ayant une plaque dâimmatriculation spécifique aux forces armées ou à lâadministration de lâEtat dâorigine portent, en plus de leur numéro dâimmatriculation, une marque distincte de leur nationalité. PARTIE II Dispositions applicables uniquement au personnel militaire ou civil détaché auprès des institutions de lâUE Article 7 Le personnel militaire ou civil détaché auprès des institutions de lâUE peut détenir et porter des armes conformément à lâarticle 13, lorsquâil travaille pour des quartiers généraux ou des forces pouvant être mises à la disposition de lâUE dans le cadre de la préparation et de lâexécution des missions visées à lâarticle 17, paragraphe 2, du TUE , y compris lors dâexercices, ou lorsquâil participe à des opérations liées à ces missions. Article 8 1. Le personnel militaire ou civil détaché auprès des institutions de lâUE jouit de lâimmunité de toute juridiction pour les paroles prononcées ou écrites et pour les actes quâil accomplit dans lâexercice de ses fonctions; il continue à bénéficier de cette immunité même après la fin de son détachement. 2. Lâimmunité visée au présent article est accordée dans lâintérêt de lâUE et non dans lâintérêt du personnel concerné. 3. Lâautorité compétente de lâEtat dâorigine et les institutions de lâUE concernées lèvent lâimmunité dont bénéficie le personnel militaire ou civil détaché auprès des institutions de lâUE au cas où cette immunité entraverait lâaction de la justice et où cette autorité compétente et lâinstitution de lâUE concernée peuvent le faire sans nuire aux intérêts de lâUnion européenne. 4. Les institutions de lâUE coopèrent à tout moment avec les autorités compétentes des Etats membres pour faciliter la bonne administration de la justice et veillent à empêcher tout abus des immunités accordées au titre du présent article. 5. Si une autorité compétente ou une entité judiciaire dâun Etat membre estime quâil y a eu abus dâune immunité accordée au titre du présent article, lâautorité compétente de lâEtat dâorigine et lâinstitution concernée de lâUE consultent, sur demande, lâautorité compétente de lâEtat membre en question pour déterminer si cet abus a eu lieu. 6. Si les consultations nâaboutissent pas à un résultat satisfaisant pour les deux parties, lâinstitution compétente de lâUE examine le différend en vue de parvenir à un règlement. 7. Lorsquâun tel différend ne peut pas être réglé, les modalités de son règlement sont arrêtées par lâinstitution compétente de lâUE. En ce qui concerne le Conseil, il adopte ces modalités en statuant à lâunanimité. PARTIE III Dispositions applicables uniquement aux quartiers généraux et aux forces, ainsi quâau personnel militaire et civil travaillant pour eux Article 9 Dans le cadre de la préparation et de lâexécution des missions visées à lâarticle 17, paragraphe 2, du TUE , y compris lors dâexercices, les quartiers généraux et les forces ainsi que leur personnel visés à lâarticle 1, avec leur matériel, sont autorisés à transiter et à être déployés temporairement sur le territoire dâun Etat membre, sous réserve de lâaccord des autorités compétentes de celui-ci. Article 10 Le personnel militaire et civil reçoit les soins médicaux et dentaires dâurgence, y compris en hospitalisation, dans les mêmes conditions que le personnel équivalent de lâEtat de séjour. Article 11 Sous réserve des accords et arrangements déjà en vigueur ou qui peuvent, après lâentrée en vigueur du présent accord, être conclus par les représentants habilités des Etats de séjour et dâorigine, les autorités de lâEtat de séjour assument seules la responsabilité de prendre les mesures appropriées pour que soient mis à la disposition des unités, formations ou autres entités les immeubles et les terrains dont elles ont besoin, ainsi que les équipements et services y afférents. Ces accords et arrangements sont, dans la mesure du possible, conformes aux règlements régissant le logement et le cantonnement des unités, formations ou autres entités similaires de lâEtat de séjour. A défaut dâarrangement spécifique stipulant le contraire, les droits et obligations naissant de lâoccupation ou de lâutilisation des immeubles, terrains, équipements ou services sont régis par la législation de lâEtat de séjour. Article 12 1. Les unités, formations ou entités régulièrement constituées par du personnel militaire ou civil ont le droit de police, en vertu dâun accord avec lâEtat de séjour, dans tous les camps, établissements, quartiers généraux ou autres installations occupés exclusivement par eux. La police de ces unités, formations ou entités peut prendre toutes les mesures utiles pour assurer le maintien de lâordre et de la sécurité dans ces enceintes. 2. Lâemploi de la police visée au paragraphe 1 hors de ces enceintes est subordonné à un accord avec les autorités de lâEtat de séjour, se fait en liaison avec celles-ci et nâintervient que pour autant que cela est nécessaire pour maintenir lâordre et la discipline parmi les membres des unités, formations ou entités. Article 13 1. Le personnel militaire peut détenir et porter des armes de service à condition que ses ordres lây autorisent et sous réserve dâarrangements avec les autorités de lâEtat de séjour. 2. Le personnel civil peut détenir et porter des armes de service à condition dây être autorisé par les règlements en vigueur dans lâEtat dâorigine et sous réserve de lâaccord des autorités de lâEtat de séjour. Article 14 Les quartiers généraux et les forces bénéficient des mêmes facilités en matière de poste, de télécommunications et de transport et des mêmes réductions de tarifs que les forces de lâEtat de séjour, conformément aux règles et réglementations de cet Etat. Article 15 1. Les archives et autres documents officiels dâun quartier général conservés dans les locaux affectés à ce quartier général ou détenus par tout membre dûment autorisé de ce quartier général sont inviolables, sauf au cas où le quartier général aurait renoncé à cette immunité. A la demande de lâEtat de séjour et en présence dâun représentant de cet Etat, le quartier général vérifie la nature des documents afin de confirmer quâils sont couverts par lâimmunité visée au présent article. 2. Si une autorité compétente ou une instance judiciaire de lâEtat de séjour estime quâun abus de lâinviolabilité conférée par le présent article sâest produit, le Conseil consulte, sur demande, les autorités compétentes de lâEtat de séjour pour déterminer sâil y a eu un tel abus. 3. Si les consultations nâaboutissent pas à un résultat satisfaisant pour les deux parties concernées, le différend est examiné par le Conseil en vue de son règlement. Lorsquâun tel différend nâa pu être réglé, les modalités de son règlement sont adoptées par le Conseil statuant à lâunanimité. Article 16 En vue dâéviter la double imposition, pour lâapplication des conventions de double imposition conclues entre les Etats membres et sans préjudice du droit de lâEtat de séjour dâimposer les membres du personnel militaire et civil qui sont ses ressortissants ou qui résident habituellement sur son territoire: 1) Si, dans lâEtat de séjour, lâétablissement dâun impôt quelconque est fonction de la résidence ou du domicile du redevable, les périodes au cours desquelles le personnel militaire ou civil est présent sur le territoire de cet Etat, en raison uniquement de sa qualité de personnel militaire ou civil, ne sont pas considérées, pour lâétablissement dudit impôt, comme périodes de résidence ou comme entraînant un changement de résidence ou de domicile. 2) Les membres du personnel militaire et civil sont exonérés dans lâEtat de séjour de tout impôt sur les traitements et émoluments qui leur sont payés en cette qualité par lâEtat dâorigine, ainsi que sur tous biens meubles corporels leur appartenant et dont lâexistence dans lâEtat de séjour est due uniquement à leur présence temporaire dans cet Etat. 3) Les dispositions du présent article ne sâopposent en rien à la perception des impôts auxquels un membre du personnel militaire ou civil est assujetti pour ce qui est dâune activité lucrative, autre que son emploi en tant que membre de ce personnel, quâil pourrait exercer dans lâEtat de séjour, et, sauf en ce qui concerne le traitement, les émoluments ainsi que les biens meubles corporels, visés au paragraphe 2, les dispositions du présent article ne sâopposent en rien à la perception des impôts auxquels ledit membre du personnel militaire ou civil est assujetti en vertu de la législation de lâEtat de séjour, même sâil est considéré comme ayant sa résidence ou son domicile hors du territoire de cet Etat. 4) Les dispositions du présent article ne sont pas applicables aux droits. Par âdroitsâ, on entend les droits de douanes et tous autres droits et taxes frappant, suivant le cas, lâimportation ou lâexportation, à lâexception des droits et taxes qui constituent un remboursement de frais pour services rendus. Article 17 1. Les autorités de lâEtat dâorigine ont le droit dâexercer tous les pouvoirs de juridiction pénale et disciplinaire que leur confère la législation de lâEtat dâorigine sur le personnel militaire, ainsi que sur le personnel civil lorsque celui-ci est soumis à la législation applicable à tout ou partie des forces armées de lâEtat dâorigine en raison de son déploiement au côté de ces forces. 2. Les autorités de lâEtat de séjour ont le droit dâexercer leur juridiction sur les membres du personnel militaire et civil, ainsi que sur les personnes à la charge des membres de ce personnel, en ce qui concerne les infractions commises sur le territoire de lâEtat de séjour et punies par la législation de cet Etat. 3. Les autorités de lâEtat dâorigine ont le droit dâexercer une juridiction exclusive sur le personnel militaire ainsi que sur le personnel civil lorsque celui-ci est soumis à la législation applicable à tout ou partie des forces armées de lâEtat dâorigine en raison de son déploiement au côté de ces forces en ce qui concerne les infractions punies par la législation de lâEtat dâorigine, y compris les infractions portant atteinte à la sûreté de cet Etat, mais ne tombant pas sous le coup de la législation de lâEtat de séjour. 4. Les autorités de lâEtat de séjour ont le droit dâexercer une juridiction exclusive sur le personnel militaire et civil, ainsi que sur les personnes à leur charge, en ce qui concerne les infractions punies par les lois de lâEtat de séjour, y compris les infractions portant atteinte à la sûreté de cet Etat, mais ne tombant pas sous le coup de la législation de lâEtat dâorigine. 5. Aux fins des paragraphes 3, 4 et 6, sont considérées comme des infractions portant atteinte à la sûreté dâun Etat: a) la trahison; b) le sabotage, lâespionnage ou la violation de la législation relative aux secrets dâEtat ou de défense nationale dudit Etat. 6. Dans les cas de juridiction concurrente, les règles suivantes sont applicables: a) Les autorités compétentes de lâEtat dâorigine ont le droit dâexercer par priorité leur juridiction sur le personnel militaire ainsi que sur le personnel civil lorsque celui-ci est soumis aux lois applicables à tout ou partie des forces armées de lâEtat dâorigine, en raison de son déploiement au côté de ces forces, en ce qui concerne: i) les infractions portant atteinte uniquement à la sûreté ou à la propriété de cet Etat ou les infractions portant atteinte uniquement à la personne ou à la propriété dâun membre du personnel militaire ou civil de cet Etat, ou dâune personne à charge; ii) les infractions résultant de tout acte ou négligence commis dans lâexercice des fonctions. b) Dans le cas de toute autre infraction, les autorités de lâEtat de séjour ont le droit dâexercer par priorité leur juridiction. c) Si lâEtat qui a le droit dâexercer par priorité sa juridiction décide dây renoncer, il le notifie aussitôt que possible aux autorités de lâautre Etat. Les autorités de lâEtat qui a le droit dâexercer par priorité sa juridiction examinent avec bienveillance les demandes de renonciation à ce droit, présentées par les autorités de lâautre Etat, lorsque celui-ci estime que cette renonciation revêt une importance particulière. 7. Les dispositions du présent article ne comportent pour les autorités de lâEtat dâorigine aucun droit dâexercer une juridiction sur des personnes qui sont des nationaux de lâEtat de séjour ou qui y ont leur résidence habituelle, à moins quâelles ne soient membres des forces de lâEtat dâorigine. Article 18 1. Chaque Etat membre renonce à toute demande dâindemnité à lâencontre dâun autre Etat membre pour les dommages causés aux biens de lâEtat qui sont utilisés dans le cadre de la préparation et de lâexécution des missions visées à lâarticle 17, paragraphe 2, du TUE , y compris lors dâexercices: a) si le dommage est causé par un membre du personnel militaire ou civil de lâautre Etat membre, dans lâexercice de ses fonctions dans le cadre des missions précitées, ou b) sâil est causé par un véhicule, un navire ou un aéronef de lâautre Etat membre utilisé par ses forces, à condition, soit que le véhicule, le navire ou lâaéronef cause du dommage ait été utilisé dans le cadre des missions précitées, soit que le dommage ait été causé à des biens utilisés dans les mêmes conditions. Les demandes dâindemnités pour sauvetage maritime formulées par un Etat membre à lâencontre dâun autre Etat membre font lâobjet dâune renonciation, sous réserve que le navire ou la cargaison sauvés soient la propriété dâun Etat membre et soient utilisés par ses forces armées dans le cadre des missions précitées. 2. a) Dans le cas de dommages qui ont été causés ou qui surviennent comme prévu au paragraphe 1 à lâégard dâautres biens dâun Etat membre situés sur le territoire de celui-ci, la responsabilité de tout autre Etat membre et le montant du dommage sont déterminés par négociation entre ces Etats membres, pour autant que les Etats membres concernés ne se mettent pas dâaccord dâune autre manière. b) Toutefois, chaque Etat membre renonce à demander une indemnité si le montant du dommage est inférieur à un montant qui sera fixé par décision du Conseil statuant à lâunanimité. Tout autre Etat membre dont les biens ont été endommagés dans le même incident renonce aussi à sa réclamation à concurrence du montant indiqué ci-dessus. 3. Aux fins des paragraphes 1 et 2, les termes «propriété dâun Etat membre» dans le cas dâun navire sâappliquent à tout navire affrété en coque nue par cet Etat membre, ou réquisitionné par lui avec un contrat dâaffrètement en coque nue, ou de bonne prise, sauf à ce que le risque de perte ou la responsabilité soient supportés par une autre entité que cet Etat membre. 4. Chaque Etat membre renonce à demander une indemnité à un autre Etat membre dans le cas où un membre du personnel militaire ou civil de ses services a subi des blessures ou est mort dans lâexercice de ses fonctions. 5. Les demandes dâindemnités (autres que celles résultant de lâapplication dâun contrat et que celles auxquelles les paragraphes 6 ou 7 sont applicables) du chef dâactes ou de négligences dont un membre du personnel militaire ou civil est responsable dans lâexercice de ses fonctions ou du chef de tout autre acte, négligence ou incident dont une force est légalement responsable et qui ont causé sur le territoire de lâEtat de séjour des dommages à un tiers autre que lâun des Etats membres, sont traitées par lâEtat de séjour conformément aux dispositions suivantes: a) les demandes dâindemnités sont introduites, instruites et les décisions prises, conformément aux lois et règlements de lâEtat de séjour pour ce qui concerne les demandes dâindemnité découlant des activités de ses propres forces armées; b) lâEtat de séjour peut statuer sur ces demandes; il procède au paiement du montant convenu ou fixé par une décision dans sa propre monnaie; c) ce paiement, quâil résulte du règlement direct de lâaffaire ou dâune décision de la juridiction compétente de lâEtat de séjour, ou la décision définitive de la même juridiction déboutant le demandeur, lie définitivement les Etats membres concernés; d) toute indemnité payée par lâEtat de séjour est portée à la connaissance des Etats dâorigine intéressés qui reçoivent en même temps un rapport circonstancié et une proposition de répartition établie conformément au point e), sous i), ii) et iii). A défaut de réponse dans les deux mois, la proposition est considérée comme acceptée; e) la charge des indemnités versées pour la réparation des dommages visés aux points a), b), c), et d) et au paragraphe 2, est répartie entre les Etats membres dans les conditions suivantes: i) quand un seul Etat dâorigine est responsable, le montant convenu ou fixé par une décision est réparti à concurrence de 25% pour lâEtat de séjour et 75% pour lâEtat dâorigine; ii) lorsque plus dâun Etat est responsable du dommage, le montant convenu ou fixé par une décision est réparti entre eux par parts égales; toutefois, si lâEtat de séjour nâest pas un des Etats responsables, sa part est la moitié de celle de chacun des Etats dâorigine; iii) si le dommage est causé par les services des Etats membres sans quâil soit possible de lâattribuer dâune manière précise à lâun ou à plusieurs de ces services, le montant convenu ou fixé par une décision est réparti également entre les Etats membres concernés; toutefois, si lâEtat de séjour nâest pas un des Etats dont les services ont causé le dommage, sa part est la moitié de celle de chacun des Etats dâorigine; iv) semestriellement, un état des sommes payées par lâEtat de séjour au cours du semestre précédent pour les affaires pour lesquelles une répartition en pourcentage a été admise, est adressé aux Etats dâorigine concernés accompagné dâune demande de remboursement. Le remboursement est fait dans les plus brefs délais, dans la monnaie de lâEtat de séjour; f) si lâapplication des points b) et e) devait imposer à un Etat membre une charge qui lâaffecterait trop lourdement, cet Etat membre peut demander que les autres Etats membres concernés règlent lâaffaire par négociation entre eux sur une base différente; g) aucune voie dâexécution ne peut être pratiquée sur un membre du personnel militaire ou civil lorsquâun jugement a été prononcé contre lui dans lâEtat de séjour sâil sâagit dâune affaire résultant de lâexercice de ses fonctions; h) excepté dans la mesure où le point e) sâapplique aux demandes dâindemnité couvertes par le paragraphe 2, les dispositions du présent paragraphe ne sâappliquent pas à toute demande dâindemnité dans le cas de navigation ou dâexploitation dâun navire, de chargement ou de déchargement ou de transport dâune cargaison, sauf sâil y a eu mort ou blessure dâune personne et que le paragraphe 4 nâest pas applicable. 6. Les demandes dâindemnité contre le personnel militaire ou civil fondées sur des actes dommageables ou des négligences qui nâont pas été commis dans lâexercice des fonctions sont réglées de la façon suivante: a) les autorités de lâEtat de séjour instruisent la demande dâindemnité et fixent dâune manière juste et équitable lâindemnité due au demandeur, en tenant compte de toutes les circonstances de la cause, y compris la conduite et le comportement de la personne lésée, et elles établissent un rapport sur lâaffaire; b) ce rapport est envoyé aux autorités de lâEtat dâorigine, qui décident alors sans délai si elles procéderont à une indemnisation à titre gracieux, et dans ce cas, en fixent le montant; c) si une offre dâindemnité à titre gracieux est faite et acceptée à titre de dédommagement intégral par le demandeur, les autorités de lâEtat dâorigine effectuent elles-mêmes ce paiement et font connaître aux autorités de lâEtat de séjour leur décision et le montant de la somme versée; d) les dispositions du présent paragraphe sont sans aucune incidence sur la compétence des juridictions de lâEtat de séjour pour statuer sur lâaction qui pourrait être intentée contre un membre du personnel militaire ou civil, pour autant toutefois quâun paiement entièrement satisfaisant nâait pas encore été effectué. 7. Les demandes dâindemnité fondées sur lâusage non autorisé de tout véhicule des services dâun Etat dâorigine sont traitées conformément au paragraphe 6, sauf dans le cas où lâunité, la formation ou lâentité en cause est légalement responsable. 8. Sâil y a contestation sur le point de savoir si lâacte dommageable ou la négligence dâun membre du personnel militaire ou civil ont été commis dans lâexercice des fonctions, ou sur le point de savoir si lâutilisation dâun véhicule appartenant aux services dâun Etat dâorigine nâavait pas été autorisée, lâaffaire est réglée par négociation entre les Etats membres concernés. 9. Sauf dans les conditions prévues au paragraphe 5, point g), lâEtat dâorigine ne peut, en ce qui concerne la compétence civile des tribunaux de lâEtat de séjour, se prévaloir de lâimmunité de juridiction des tribunaux de lâEtat de séjour en faveur du personnel militaire ou civil. 10. Les autorités de lâEtat dâorigine et de lâEtat de séjour se prêtent assistance pour la recherche des preuves nécessaires à un examen et à un règlement équitables en ce qui concerne les demandes dâindemnités qui intéressent les Etats membres. 11. Les différends liés à des demandes dâindemnité qui ne peuvent être réglés par négociation entre les Etats membres concernés sont soumis à un arbitre choisi dâun commun accord par les Etats membres concernés parmi les ressortissants de lâEtat de séjour qui occupent ou ont occupé de hautes fonctions juridictionnelles. Si les Etats membres concernés ne parviennent pas à sâentendre sur le choix dâun arbitre dans un délai de deux mois, chaque Etat membre concerné peut demander au président de la Cour de justice des Communautés européennes de désigner une personne ayant les qualifications susmentionnées. PARTIE IV Dispositions finales Article 19 1. Le présent accord est soumis à lâapprobation des Etats membres, conformément à leurs règles constitutionnelles respectives. 2. Les Etats membres notifient au Secrétaire général du Conseil de lâUnion européenne lâaccomplissement des procédures constitutionnelles requises pour lâapprobation du présent accord. 3. Le présent accord entre en vigueur le premier jour du deuxième mois suivant la notification par le dernier Etat membre de lâaccomplissement de ses procédures constitutionnelles. 4. Le Secrétaire général du Conseil de lâUnion européenne est dépositaire du présent accord. Le dépositaire publie le présent accord au Journal officiel de lâUnion européenne, de même que les informations relatives à son entrée en vigueur après lâaccomplissement des procédures constitutionnelles visées au paragraphe 2. 5. a) Le présent accord est applicable uniquement sur le territoire métropolitain des Etats membres. b) Tout Etat membre peut notifier au Secrétaire général du Conseil de lâUnion européenne que le présent accord sâapplique également à dâautres territoires dont les relations internationales sont placées sous sa responsabilité. 6. a) Les dispositions des parties I et III du présent accord ne sont applicables quâaux quartiers généraux et aux forces, ainsi quâà leur personnel, qui peuvent être mis à la disposition de lâUE dans le cadre de la préparation et de lâexécution des missions visées à lâarticle 17, paragraphe 2, du TUE , y compris lors dâexercices, dans la mesure où le statut de ces quartiers généraux ou forces, et celui de leur personnel, nâest pas régi par un autre accord. b) Lorsque le statut de ces quartiers généraux et de ces forces, ainsi que de leur personnel, est régi par un autre accord et que ces quartiers généraux et forces, ainsi que leur personnel, agissent dans le cadre mentionné ci-dessus, des arrangements spécifiques peuvent être conclus entre lâUE et les Etats ou les organisations concernés afin de décider quel est lâaccord applicable à lâopération ou à lâexercice concerné. c) Lorsquâil nâa pas été possible de conclure de tels arrangements spécifiques, lâautre accord reste applicable à lâopération ou à lâexercice concerné. 7. Dans les cas où des pays tiers participent à des activités auxquelles le présent accord est applicable, les accords ou arrangements régissant cette participation peuvent comporter une disposition selon laquelle le présent accord est également applicable, dans le cadre de ces activités, à ces pays tiers. 8. Les dispositions du présent accord peuvent être modifiées si les représentants des gouvernements des Etats membres de lâUnion européenne, réunis au sein du Conseil, en conviennent par écrit à lâunanimité. Fait à Bruxelles, le dix-sept novembre deux mille trois. â â â â â â â â â ANNEXE DECLARATIONS Déclaration des Etats membres de lâUE Après la signature du présent accord, les Etats membres mettront tout en Åuvre pour se conformer dans les meilleurs délais à leurs propres règles constitutionnelles afin de permettre lâentrée en vigueur rapide de lâaccord. Déclaration du Danemark Lors de la signature du présent accord, le Danemark a rappelé le protocole sur la position du Danemark, annexé au traité sur lâUnion européenne et au traité instituant la Communauté européenne. Lâapprobation de lâaccord par le Danemark se fera dans le respect dudit protocole et toute réserve ou déclaration que le Danemark peut être amené à faire à cet égard est limitée au champ dâapplication de la partie II dudit protocole et nâempêche en rien lâentrée en vigueur de lâaccord et sa pleine mise en Åuvre par les autres Etats membres. Déclaration de la Suède Le gouvernement suédois déclare que lâarticle 17 du présent accord ne confère pas à lâEtat dâorigine le droit dâexercer sa juridiction sur le territoire suédois. En particulier, ladite disposition ne confère pas à lâEtat dâorigine le droit de créer des juridictions ou dâexécuter des peines sur le territoire suédois. Cela nâaffecte en rien la répartition des compétences entre lâEtat dâorigine et lâEtat de séjour au titre de lâarticle 17. Cela nâaffecte pas non plus le droit de lâEtat dâorigine dâexercer cette juridiction sur son propre territoire après le retour dans lâEtat dâorigine des personnes couvertes par lâarticle 17. En outre, cela ne fait pas obstacle à ce que des mesures appropriées, immédiatement nécessaires pour assurer le maintien de lâordre et la sécurité au sein de la force, soient prises par les autorités militaires de lâEtat dâorigine sur le territoire suédois. Déclaration de lâIrlande Rien dans cet accord, notamment ses articles 2, 9, 11, 12, 13 et 17, nâautorise ou nâexige une législation ou toute autre action de lâIrlande interdite par la Constitution de lâIrlande, et notamment son article 15, paragraphe 6, point 2. Déclaration de la République dâAutriche concernant lâarticle 17 de lâAccord Lâacceptation, par lâAutriche, de la juridiction des autorités militaires de lâEtat dâorigine conformément à lâarticle 17 de lâ«Accord entre les Etats membres de lâUnion européenne relatif au statut du personnel militaire et civil détaché auprès de lâEtat-major de lâUnion européenne, des quartiers généraux et des forces pouvant être mis à la disposition de lâUnion européenne dans le cadre de la préparation et de lâexécution des missions visées à lâarticle 17, paragraphe 2, du traité sur lâUnion européenne, y compris lors dâexercices, et du personnel militaire et civil des Etats membres mis à la disposition de lâUnion européenne pour agir dans ce cadre (SOFA UE)» ne sâapplique pas à lâexercice, sur le territoire autrichien, de la juridiction des tribunaux dâun Etat dâorigine.
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Loi du 7 avril 2005 portant approbation de l’Accord entre les Etats membres de l’Union européenne relatif au statut du personnel militaire et civil détaché auprès des institutions de l’Union européenne, des quartiers généraux et des forces pouvant être mis à la disposition de l’Union européenne dans le cadre de la préparation et de l’exécution des missions visées à l’article 17, paragraphe 2, du Traité sur l’Union européenne, y compris lors d’exercices, et du personnel militaire et civil des Etats membres mis à la disposition de l’Union européenne pour agir dans ce cadre (SOFA UE), signé à Bruxelles, le 17 novembre 2003.
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