Loi du 8 avril 2005 portant approbation de la Convention entre le Grand-Duché de Luxembourg et la République de Turquie en matière de sécurité sociale, signée à Luxembourg, le 20 novembre 2003.
This law approves the Luxembourg–Turkey social security convention and requires it to be published and applied.
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Provisions of Loi du 8 avril 2005 portant approbation de la Convention entre le Grand-Duché de Luxembourg et la République de Turquie en matière de sécurité sociale, signée à Luxembourg, le 20 novembre 2003.
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Loi du 8 avril 2005 portant approbation de la Convention entre le Grand-Duché de Luxembourg et la République de Turquie en matière de sécurité sociale, signée à Luxembourg, le 20 novembre 2003.
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Le contenu de la version HTML du Journal officiel luxembourgeois est identique à la version PDF. Loi du 8 avril 2005 portant approbation de la Convention entre le Grand-Duché de Luxembourg et la République de Turquie en matière de sécurité sociale, signée à Luxembourg, le 20 novembre 2003. Nous Henri, Grand-Duc de Luxembourg, Duc de Nassau, Notre Conseil dâEtat entendu; De lâassentiment de la Chambre des Députés; Vu la décision de la Chambre des Députés du 2 mars 2005 et celle du Conseil dâEtat du 22 mars 2005 portant quâil nây a pas lieu à second vote; Avons ordonné et ordonnons: â Article unique. Est approuvée la Convention entre le Grand-Duché de Luxembourg et la République de Turquie en matière de sécurité sociale, signée à Luxembourg, le 20 novembre 2003. Mandons et ordonnons que la présente loi soit insérée au Mémorial pour être exécutée et observée par tous ceux que la chose concerne. Le Ministre des Affaires étrangères et de lâImmigration, Jean Asselborn Le Ministre de la Santé et de la Sécurité Sociale, Mars Di Bartolomeo Palais de Luxembourg, le 8 avril 2005. Henri Doc. parl. 5341 ; sess. ord. 2003-2004, 1 re sess. extraord. 2004 et sess. ord. 2004-2005 â CONVENTION entre le Grand-Duché de Luxembourg et la République de Turquie en matière de sécurité sociale (20.11.2003) Le Grand-Duché de Luxembourg et la République de Turquie (qui seront intitulés «Les Parties contractantes» dans le reste du texte) sont convenus de coopérer dans le domaine de la sécurité sociale sur les sujets suivants: PARTIE I Dispositions générales Article 1 er Définitions 1. Aux fins de lâapplication de la présente convention le terme: a) «législation» désigne les lois, règlements et dispositions statutaires, qui se réfèrent aux régimes de la sécurité sociale et aux branches des assurances sociales visés à lâarticle 2; b) «autorité compétente» désigne: â en ce qui concerne la République de Turquie: le Ministère du Travail et de la Sécurité Sociale et les autres ministères concernés, â en ce qui concerne le Grand-Duché de Luxembourg: le Ministre de la Sécurité sociale; c) «institution compétente» désigne lâinstitution ou les institutions qui est/sont responsable/s de lâapplication de la législation visée à lâarticle 2; d) «périodes dâassurance» désigne les périodes de cotisation ou périodes dâemploi ou dâactivité professionnelle telles quâelles sont définies ou admises comme périodes dâassurance par la législation sous laquelle elles ont été accomplies ou considérées comme accomplies, ainsi que toutes les périodes assimilées dans la mesure où elles sont reconnues par cette législation comme équivalentes à des périodes dâassurance; e) «pension, rente et prestation» désigne la pension, la rente et la prestation quelconque prévue par les législations visées à lâarticle 2; f) «résidence» désigne le séjour habituel; g) «séjour» désigne le séjour temporaire; h) «membre de famille» désigne les personnes définies ou admises comme membres de la famille ou désignées comme membres du ménage par la législation au titre de laquelle la pension, la rente ou la prestation sont servies, ou dans le cas visé à lâarticle 15 par la législation de la Partie contractante sur le territoire de laquelle elles résident; i) «survivants» désigne les personnes définies ou admises comme telles, par la législation en vertu de laquelle les pensions, rentes ou prestations sont servies; j) «prestations familiales» désigne toutes les prestations en espèces et en nature prévues par la législation quâapplique la Partie compétente. 2. Les autres termes qui ne sont pas définis dans le présent article ont la signification qui leur est donnée dans la législation à appliquer. Article 2 Champ dâapplication matériel 1. La présente convention sâapplique à la législation ci-dessous: A. En ce qui concerne la Turquie: 1) la Loi sur les assurances sociales applicable aux travailleurs salariés et la Loi sur les assurances sociales des travailleurs agricoles (invalidité, vieillesse, décès, accident du travail et maladies professionnelles, maladie et maternité) 2) la Loi sur la Caisse de retraite de la République de Turquie qui régit le droit de retraite des fonctionnaires dâEtat (invalidité, vieillesse, décès) 3) la Loi sur lâInstitution des assurances sociales des artisans, des professions libérales et des autres travailleurs indépendants et la Loi sur des assurances sociales des travailleurs non salariés agricoles (invalidité, vieillesse, décès) 4) la législation applicable aux caisses soumise à lâarticle 20 transitoire de la Loi No 506 sur les assurances sociales (invalidité, vieillesse, décès, accident du travail et maladies professionnelles, maladie et maternité) 5) la Loi sur lâassurance-chômage applicable aux assurés qui travaillent sous un contrat de travail. B. En ce qui concerne le Grand-Duché de Luxembourg: 1) lâassurance maladie-maternité; 2) lâassurance accidents du travail et maladies professionnelles; 3) lâassurance pension en cas de vieillesse, dâinvalidité et de survie, à lâexception du régime spécial des fonctionnaires; 4) les prestations de chômage; 5) les prestations familiales. 2. Les Parties contractantes sâinforment mutuellement dans un délai de trois mois, de tout changement législatif qui modifie, codifie, remplace ou complète la législation visée au paragraphe 1. La présente convention sâapplique également à ces changements à moins que lâautre Partie contractante nâa formulé une objection dans un délai de six mois à partir de la date de cette notification. 3. La présente convention ne sâapplique aux actes législatifs couvrant un régime nouveau de la sécurité sociale ou une branche nouvelle dâassurance sociale que si une nouvelle convention intervient à cet effet entre les Parties contractantes. 4. La présente convention ne sâapplique ni aux prestations de lâassistance sociale, ni aux prestations en faveur des victimes de la guerre. Article 3 Champ dâapplication personnel Les dispositions de la présente convention sont applicables aux personnes qui sont ou ont été soumises à la législation de lâune ou des deux Parties contractantes, ainsi quâaux membres de leur famille et à leurs survivants. Article 4 Egalité de traitement Les personnes qui résident sur le territoire de lâune des Parties contractantes et auxquelles les dispositions de la présente convention sont applicables sont soumises aux obligations et ont droit au bénéfice des législations visées à lâarticle 2, dans les mêmes conditions que les ressortissants de cette Partie. Article 5 Exportation des prestations Les pensions ou rentes acquises en vertu des législations de lâune des Parties contractantes ne peuvent subir aucune réduction, ni modification, ni suspension, ni suppression, ni confiscation du fait que le bénéficiaire réside sur le territoire de lâautre Partie contractante. Article 6 Assurance facultative continuée Les personnes qui résident sur le territoire de lâune des Parties contractantes peuvent être admises à lâassurance facultative continuée des législations énumérées à lâarticle 2 dans les mêmes conditions que les ressortissants de cette Partie, compte tenu, le cas échéant, des périodes dâassurance accomplies sur le territoire de lâautre Partie contractante. Article 7 Non-cumul de prestations 1. Les dispositions de la présente convention ne peuvent conférer, ni maintenir le droit de bénéficier, en vertu des législations des deux Parties contractantes de plusieurs prestations de même nature ou de plusieurs prestations se rapportant à une même période dâassurance ou période assimilée. Toutefois, cette disposition ne sâapplique pas aux prestations dâinvalidité, de vieillesse, de décès ou de maladie professionnelle qui sont liquidées conformément aux dispositions de la section II de la partie III ou de lâarticle 29, b) de la présente convention. 2. Les clauses de réduction, de suspension ou de suppression prévues par la législation dâune Partie contractante, en cas de cumul dâune prestation avec dâautres prestations de sécurité sociale ou avec dâautres revenus, ou du fait de lâexercice dâune activité professionnelle, sont opposables au bénéficiaire, même sâil sâagit de prestations acquises sous la législation de lâautre Partie ou sâil sâagit de revenus obtenus ou dâune activité professionnelle exercée sur le territoire de lâautre Partie. PARTIE II Législation applicable Article 8 Règles générales A moins quâil nâen soit autrement disposé dans la présente convention: 1. La personne qui exerce une activité salariée, qui est occupée sur le territoire de lâune des Parties contractantes, est soumise, pour cet emploi, à la seule législation de cette Partie, même si elle réside sur le territoire de lâautre Partie, ou si lâemployeur ou le siège de lâemployeur qui lâoccupe est établi sur lâautre Partie. 2. Les travailleurs indépendants qui exercent leur activité sur le territoire de lâune des Parties contractantes sont soumis à la législation de cette Partie contractante, même sâils résident sur le territoire de lâautre Partie contractante. 3. Les fonctionnaires de lâune des Parties contractantes ainsi que le personnel assimilé sont soumis à la législation de la Partie contractante dont relève lâadministration qui les occupe. Article 9 Détachements 1. Si le travailleur salarié qui est occupé sur le territoire de lâune des Parties contractantes est détaché par son employeur sur le territoire de lâautre Partie contractante pour y effectuer un certain travail, tout en restant salarié du même employeur, demeure soumis à la législation de la première Partie contractante à condition que la durée prévisible de ce travail nâexcède pas douze mois. Si la durée de cette occupation se prolonge au-delà de douze mois, la législation de la première Partie continue dâêtre applicable, par accord préalable de lâautorité compétente de la deuxième Partie ou lâorganisme désigné par cette autorité, pour une nouvelle période de douze mois. 2. Si le travailleur indépendant qui exerce une activité sur le territoire de lâune des Parties contractantes se rend sur le territoire de lâautre Partie contractante en vue dây effectuer un travail temporaire demeure soumis à la législation de la première Partie à condition que la durée prévisible de ce travail nâexcède pas douze mois. Si la durée de cette occupation se prolonge au-delà de douze mois la législation de la première Partie continue dâêtre applicable, par accord préalable de lâautorité compétente de la deuxième Partie ou lâorganisme désigné par cette autorité, pour une nouvelle période de douze mois. Article 10 Personnel dâentreprises de transport international 1. La personne qui fait partie du personnel roulant ou navigant dâune entreprise effectuant, pour le compte dâautrui ou pour son propre compte, des transports internationaux de passagers ou de marchandises, par voies routière, aérienne, ferroviaire ou de navigation intérieure et ayant son siège sur le territoire de lâautre Partie contractante, est soumise à la législation de cette Partie. 2. La personne employée par une succursale ou une représentation permanente que ladite entreprise possède sur le territoire de la Partie contractante qui nâest pas celle où elle a son siège, est soumise à la législation de la Partie contractante sur le territoire de laquelle cette succursale ou représentation permanente se trouve. Article 11 Les Gens de Mer 1. Les personnes qui exercent une activité salariée à bord dâun navire battant pavillon de lâune des Parties contractantes sont soumises à la législation de cette Partie contractante. 2. Si la personne qui nâappartient pas à lâéquipage du navire, exerçant une activité salariée dans un port ou dans des eaux territoriales des Parties contractantes exerce ou surveille des travaux de charge, de décharge et de réparation à bord dâun navire battant pavillon de lâautre Partie contractante est soumise à la législation de la Partie contractante sur le territoire de laquelle se trouve le port ou les eaux territoriales. Article 12 Missions diplomatiques et postes consulaires Les dispositions du paragraphe 1. de lâarticle 8 sont applicables aux membres du personnel de service des missions diplomatiques ou postes consulaires et aux domestiques privés au service dâagents de ces missions ou postes. Toutefois ces travailleurs peuvent opter pour lâapplication de la législation du pays dâenvoi lorsquâils en sont ressortissants. Cette option, qui prend effet à la date dâentrée en service, doit être exercée dans un délai de trois mois qui commence à courir à partir de cette date. Article 13 Exceptions Les autorités compétentes des Parties contractantes peuvent prévoir, dâun commun accord, pour certains travailleurs ou groupes de travailleurs, des exceptions aux dispositions des articles 8 à 12 de la présente convention. PARTIE III Dispositions spéciales relatives aux différentes catégories de prestations Section I â Prestations de maladie et de maternité Article 14 Totalisation des périodes dâassurance Si la législation de lâune des Parties contractantes subordonne le droit aux prestations à lâaccomplissement dâune certaine période dâassurance, lâinstitution compétente de cette Partie tient compte des périodes dâassurance accomplies sous la législation de lâautre Partie contractante, dans la mesure où elles ne se superposent pas, comme sâil sâagissait de périodes ayant été accomplies sous la législation de la première Partie. Article 15 Travail ou séjour dans lâautre Partie contractante 1. Les assurés qui sont détachés par leur employeur sur le territoire de lâautre Partie contractante pour lâexercice dâun certain travail, ainsi que leurs membres de famille, qui les accompagnent, dont les états viennent à nécessiter des soins de santé reçoivent des prestations de lâassurance maladie et maternité, à la charge de lâinstitution compétente de la Partie contractante dont ils relèvent. 2. Les assurés actifs qui satisfont aux conditions requises par la législation de lâune des Parties contractantes pour avoir droit aux prestations, ainsi que leurs membres de famille qui les accompagnent, dont les états viennent à nécessiter immédiatement des prestations (urgentes) au cours dâun séjour sur le territoire de lâautre Partie, reçoivent des prestations de lâassurance maladie et maternité, à la charge de lâinstitution compétente de la Partie contractante dont ils relèvent. 3. Lorsque les assurés actifs qui satisfont aux conditions requises par la législation de lâune des Parties contractantes pour avoir droit aux prestations, ainsi que leurs membres de famille qui les accompagnent, retournent dans leur pays, pendant quâils bénéficiaient de prestations de lâassurance maladie et maternité servis par lâinstitution compétente de lâautre Partie contractante, continuent à bénéficier de ces prestations. Pourtant, lâintéressé doit obtenir, préalablement à son départ, lâautorisation de lâinstitution compétente. La demande dâautorisation est rejetée en cas de lâétablissement dâun certificat médical attestant que lâétat de santé de lâintéressé ne permet pas le voyage. Si lâautorisation nâest pas obtenue préalablement pour cause de force majeure, elle peut être délivrée ultérieurement par lâinstitution compétente. 4. Le droit aux prestations, la durée de service et les membres de famille qui bénéficieront de ces prestations sont déterminés suivant la législation de la Partie contractante à laquelle lâassuré est soumis. Lâétendue et les modalités du service des prestations sont déterminées suivant la législation de la Partie contractante sur le territoire de laquelle le bénéficiaire séjourne. Article 16 Prestations de santé servies aux membres de famille 1. Les membres de la famille dâune personne qui a droit aux prestations de santé selon les dispositions de la Partie à laquelle elle est soumise, résidant sur le territoire de lâautre Partie contractante, bénéficient de prestations de lâassurance maladie et maternité sous réserve quâils nâaient pas déjà droit à ces prestations au titre de la législation du pays de résidence. 2. Les membres de famille visés au paragraphe 1 de cet article bénéficient, pendant quâils séjournent sur le territoire de la Partie où se trouve lâinstitution compétente, de prestations de santé selon les dispositions de la législation de cette Partie. 3. La charge des prestations de santé visées aux paragraphes 1 et 2 de cet article sont à charge de la Partie compétente. 4. Lâouverture du droit auxdites prestations est déterminée suivant les dispositions de la législation du pays compétent. Les membres de la famille ainsi que lâétendue et les modalités du service des prestations sont déterminés suivant les dispositions de la législation du pays de résidence. Article 17 Prestations de santé servies aux titulaires de pensions 1. Les titulaires de pensions ou de rentes dues au titre des législations des deux Parties contractantes bénéficient, ainsi que leurs membres de famille, de prestations de santé au titre de la législation de la Partie contractante sur le territoire de laquelle ils résident, comme sâils étaient titulaires dâune pension ou dâune rente au titre de la seule législation de cette Partie. Lesdites prestations sont à la charge de lâinstitution du pays de résidence. 2. Les prestations de santé auxquelles ont droit, selon les dispositions de la législation de la Partie contractante qui effectue le paiement, les titulaires dâune pension ou dâune rente au titre de la législation de lâune des Parties contractantes, ainsi que leurs membres de famille, qui résident sur le territoire de lâautre Partie, sont servies par lâinstitution du lieu de résidence; toutefois, la charge en incombe à lâinstitution compétente de lâautre Partie. 3. Lorsque leurs états de santé viennent à nécessiter le service des prestations (urgentes) pendant quâils séjournent sur le territoire de lâautre Partie contractante, les titulaires dâune pension ou dâune rente au titre de la législation des deux Parties contractantes ou dâune seule Partie contractante, ainsi que les membres de leur famille résidant avec eux bénéficient des prestations de santé à la charge de lâinstitution de la Partie compétente. 4. Le droit aux prestations, au titre du paragraphe 2 de cet article, est déterminé selon les dispositions de la législation de la Partie contractante qui paye la pension. Lâétendue et les modalités du service des prestations et les membres de la famille sont déterminés conformément à la législation de la Partie contractante où réside le titulaire de pension. Article 18 Prestations de maternité Dans le cas où une personne affiliée ou les membres de la famille, a/ont droit au bénéfice des prestations de maternité au titre des législations des deux Parties contractantes, la législation de la Partie sur le territoire de laquelle sâest produite la naissance sera applicable, compte tenu de la totalisation des périodes visée à lâarticle 14 de la présente convention. Article 19 Délai de renouvellement des prestations Lorsque la législation dâune Partie contractante subordonne lâoctroi de prestations de santé à un délai de renouvellement, les prestations accordées sur le territoire de lâautre Partie contractante sont considérées comme des prestations au sens de la législation de la première Partie, selon les modalités à déterminer dans lâarrangement administratif. Article 20 Prothèses, grands appareils et prestations nécessitant des dépenses dâune grande importance Lâoctroi des prothèses, des grands appareils et des autres prestations nécessitant des dépenses dâune grande importance dont la liste est annexée à lâarrangement administratif, est subordonné, sauf en cas dâurgence, à lâautorisation de lâinstitution compétente. Article 21 Les prestations en espèces dues en cas de maladie ou de maternité 1. Les prestations en espèces en cas de maladie ou de maternité dues en vertu de la législation dâune Partie contractante sont payées également lorsque le bénéficiaire séjourne sur le territoire de lâautre Partie contractante. 2. Les prestations en espèces sont servies directement par lâinstitution compétente dont le bénéficiaire relève. Article 22 Remboursement 1. Les prestations en nature servies en vertu des dispositions de lâarticle 15, de lâarticle 16, de lâarticle 17, paragraphes 2. et 3., lâarticle 20 et de lâarticle 39 de la présente convention font lâobjet dâun remboursement de la part des institutions compétentes à celles qui les ont servies. 2. Le remboursement est déterminé et effectué suivant les modalités à fixer par un arrangement administratif entre les autorités compétentes. Les autorités compétentes des deux Parties peuvent convenir dâautres modalités de remboursement, ou convenir de renoncer au remboursement entre les institutions concernées. Section II â Prestations dâinvalidité, de vieillesse et de survivants Article 23 Totalisation des périodes dâassurance 1. En vue de lâacquisition, du maintien ou du recouvrement du droit aux prestations, lorsquâun assuré a été soumis successivement ou alternativement à la législation des deux Parties contractantes, les périodes dâassurance accomplies en vertu de la législation de chacune des Parties sont totalisées, pour autant quâelles ne se superposent pas. Au cas où lâintéressé nâa pas droit à une prestation suite à lâapplication de cet article, les périodes accomplies sous la législation dâun Etat tiers avec lequel les deux Parties contractantes sont liées par un accord de sécurité sociale sont également totalisées dans la mesure où elles ne se superposent pas. 2. Si la législation de lâune des Parties contractantes subordonne lâoctroi de certaines prestations à lâaccomplissement dâune certaine période dans une profession soumise à un régime spécial ou dans une profession ou un emploi déterminé, les périodes accomplies sous la législation de lâautre Partie contractante, ne sont prises en compte pour la détermination du droit à ces prestations que si elles ont été accomplies sous un régime correspondant, ou, à défaut, dans la même profession ou le même emploi, selon le cas. Pourtant, à défaut dâune telle période accomplie sous la législation de lâautre Partie, les périodes accomplies sous le régime général sont également totalisées avec ces périodes. 3. Pour la détermination du droit à la prestation en vertu de la législation de lâune des Parties contractantes, la date de la première embauche dans lâautre Partie contractante est prise en considération. 4. Lorsque la législation dâune Partie contractante subordonne la mise en compte de certaines périodes dâassurance à la condition que lâintéressé ait été assuré préalablement pendant une période déterminée au titre de cette législation, il est tenu compte des périodes dâassurance accomplies par lâintéressé en vertu de la législation de lâautre Partie contractante. Lâapplication de la disposition qui précède est subordonnée à la condition que lâintéressé ait accompli en dernier lieu des périodes dâassurance selon les dispositions de la législation au titre de laquelle cette mise en compte est demandée. 5. Si la législation dâune Partie contractante subordonne lâouverture du droit aux prestations à lâaccomplissement dâune période dâassurance au cours dâune période déterminée précédant la survenance du risque et dispose que certains faits ou circonstances prolongent cette période, ces faits et circonstances produisent le même effet lorsquâils surviennent sur le territoire de lâautre Partie contractante. Article 24 Calcul des pensions 1. Si le droit à une pension est ouvert en vertu de la législation dâune Partie sans quâil soit nécessaire de faire application de lâarticle 23, lâinstitution compétente de cette Partie calcule, selon les dispositions de la législation quâelle applique, la pension correspondant à la durée totale des périodes dâassurance à prendre en compte en vertu de cette législation. Cette institution procède aussi au calcul de la pension qui serait due en application des dispositions du paragraphe 2 ci-après. Le montant le plus élevé est seul retenu. 2. Si une personne peut prétendre à une pension en vertu de la législation dâune Partie, dont le droit nâest ouvert que compte tenu de la totalisation des périodes prévue à lâarticle 23, les règles suivantes sont applicables: a) lâinstitution de cette Partie calcule le montant théorique de la pension à laquelle le requérant pourrait prétendre si toutes les périodes dâassurance accomplies en vertu des législations des deux Parties avaient été accomplies exclusivement sous sa propre législation; b) pour la détermination du montant théorique visé à lâalinéa a) qui précède, les bases de calcul ne sont établies que compte tenu des périodes dâassurance accomplies sous la législation que lâinstitution compétente applique; c) sur la base de ce montant théorique lâinstitution de cette Partie fixe ensuite le montant effectif de la pension au prorata de la durée des périodes dâassurance accomplies sous la législation quâelle applique par rapport à la durée totale des périodes dâassurance accomplies sous les législations des deux Parties. Article 25 Période dâassurance inférieure à une année 1. Nonobstant les dispositions de lâarticle 24, si la durée totale des périodes dâassurance accomplies sous la législation dâune Partie contractante nâatteint pas une année et si, compte tenu de ces seules périodes, aucun droit nâest acquis en vertu de cette législation, lâinstitution de cette Partie nâest pas tenue dâaccorder des prestations au titre desdites périodes. 2. Dans ce cas, lâinstitution compétente de lâautre Partie contractante prend en considération ces périodes visées au paragraphe 1 de cet article comme si elles avaient été accomplies sous la législation quâelle applique et calcule la prestation. Section III â Allocation funéraire Article 26 1. Lorsquâun travailleur salarié ou non salarié, un titulaire dâune pension ou dâune rente ou un membre de sa famille décède sur le territoire de la Partie contractante autre que la Partie compétente, le décès est considéré comme étant survenu sur le territoire de cette dernière Partie. 2. Lâinstitution compétente est tenue dâaccorder lâallocation funéraire due au titre de la législation quâelle applique même si le bénéficiaire se trouve sur le territoire de lâautre Partie contractante. 3. En cas de décès dâun titulaire de pensions ou de rentes dues en vertu des législations des deux Parties contractantes ou dâun membre de sa famille, lâinstitution du lieu de résidence du titulaire est considérée comme institution compétente pour lâapplication des dispositions qui précèdent. 4. Si le droit à lâallocation funéraire existe au titre des législations des deux Parties contractantes, en vertu de la présente convention, a) lâallocation est due au titre de la seule législation de la Partie contractante sur le territoire de laquelle le décès est survenu; ou, b) si le décès est survenu en dehors du territoire de lâune des Parties contractantes, lâallocation est due au titre de la seule législation de la Partie contractante sous laquelle la personne dont lâassurance sert de base à la détermination du droit à lâallocation, était assurée en dernier lieu avant le décès. Section IV â Prestations de maladie professionnelle et dâaccident du travail Article 27 Exposition au même risque dans les deux Parties contractantes 1. Les prestations en cas de maladie professionnelle qui sont prévues en vertu de la législation des deux Parties contractantes ne sont accordées quâau titre de la législation de la Partie contractante sur le territoire de laquelle lâactivité susceptible de provoquer ladite maladie professionnelle a été exercée en dernier lieu et sous réserve que lâintéressé remplisse les conditions prévues par cette législation. 2. Si la législation dâune Partie contractante subordonne le droit aux prestations de maladie professionnelle à la condition que la maladie considérée ait été constatée pour la première fois sur son territoire, cette condition est réputée remplie lorsque cette maladie a été constatée pour la première fois sur le territoire de lâautre Partie contractante. 3. Si la législation dâune Partie contractante subordonne le droit à une prestation de maladie professionnelle à la condition que la maladie considérée ait été constatée dans un délai déterminé après la cessation de la dernière activité susceptible de provoquer une telle maladie, lâinstitution compétente de cette Partie contractante, en examinant à quel moment est survenue cette maladie sur le territoire de lâautre Partie contractante, tient compte des activités de même nature exercées sous la législation de lâautre Partie contractante, comme si elles avaient été exercées sous la législation quâelle applique. 4. Si la législation dâune Partie contractante subordonne explicitement ou implicitement le droit à la condition quâune activité susceptible de provoquer la maladie considérée ait été exercée pendant une certaine durée, lâinstitution compétente de cette Partie tient compte, aux fins de totalisation, des périodes pendant lesquelles une telle activité a été exercée sur le territoire de lâautre Partie contractante. Article 28 Résidence ou séjour dans lâautre Partie contractante 1. Les victimes dâun accident du travail ou dâune maladie professionnelle qui résident ou séjournent sur le territoire de lâautre Partie contractante bénéficient des prestations de santé servies à la charge de lâinstitution compétente, comme si elles étaient dans le champ dâapplication de la législation du lieu de résidence ou de séjour. 2. En ce qui concerne les prestations en espèces lâarticle 21 est applicable par analogie. 3. En ce qui concerne le remboursement des coûts résultant de lâapplication du paragraphe 1. du présent article, les dispositions de lâarticle 22 sont applicables par analogie. Article 29 Aggravation de la maladie professionnelle Lorsque, en cas dâaggravation dâune maladie professionnelle pendant que la victime qui a bénéficié dâune prestation à ce titre en vertu de la législation dâune Partie contractante réside sur le territoire de lâautre Partie contractante les dispositions suivantes sont applicables: a) Si la victime nâa pas exercé sous la législation de la deuxième Partie une activité susceptible de provoquer ou dâaggraver la maladie considérée, lâinstitution compétente de la première Partie est tenue dâassumer la charge de la prestation, compte tenu de lâaggravation, selon les dispositions de la législation quâelle applique. b) Si la victime a exercé une telle activité sous la législation de la deuxième Partie, lâinstitution compétente de la première Partie est tenue dâassumer la charge de la prestation, sans tenir compte de lâaggravation, selon les dispositions de la législation quâelle applique; lâinstitution compétente de la deuxième Partie accorde à lâintéressé un supplément dont le montant est égal à la différence entre le montant de la prestation due après lâaggravation et le montant de la prestation qui aurait été due avant lâaggravation, selon les dispositions de la législation quâelle applique. Article 30 Détermination du taux dâincapacité de travail Si, pour déterminer le taux dâincapacité en cas dâun accident du travail ou dâune maladie professionnelle, la législation de lâune des Parties contractantes prescrit que les accidents du travail ou les maladies professionnelles survenus antérieurement sont pris en considération, le sont également les accidents du travail et les maladies professionnelles survenus antérieurement sous la législation de lâautre Partie comme sâils étaient survenus sous la législation de la première Partie. Section V â Prestations de chômage Article 31 Totalisation des périodes dâassurance Si la législation dâune Partie contractante subordonne lâacquisition, le maintien ou le recouvrement du droit aux prestations à lâaccomplissement de périodes dâassurance, lâinstitution qui applique cette législation tient compte à cet effet, dans la mesure nécessaire, aux fins de totalisation, des périodes dâassurance accomplies sous la législation de lâautre Partie contractante à condition que ces périodes eussent été considérées comme périodes dâassurance si elles avaient été accomplies sous la législation de la première Partie contractante. Article 32 Durée dâemploi minimum 1. Lâapplication des dispositions de lâarticle 31 est subordonnée à la condition que lâintéressé ait été soumis en dernier lieu à la législation de la Partie contractante au titre de laquelle les prestations sont demandées et quâil ait cotisé ou travaillé pendant 120 jours sans interruption précédant la perte de son emploi. 2. Lâarticle 31 sâapplique également en cas de cessation de lâemploi, sans la faute de la personne concernée, avant lâaccomplissement de la période ininterrompue de 120 jours lorsque cet emploi était destiné à durer plus longtemps. Article 33 Prise en compte de périodes dâindemnisation antérieures Lâinstitution compétente tient compte, en tant que de besoin, pour déterminer la durée dâoctroi des prestations, de la période pendant laquelle des prestations ont été servies par lâinstitution de lâautre Partie contractante au cours des douze derniers mois précédant la demande de prestations. Article 34 Prise en compte des membres de famille Si la législation dâune Partie contractante prévoit que le montant des prestations varie avec le nombre des membres de famille, lâinstitution compétente de cette Partie contractante tient également compte des membres de famille résidant sur le territoire de lâautre Partie contractante. Section VI â Prestations familiales Article 35 Totalisation des périodes dâassurance Si la législation dâune Partie contractante subordonne lâacquisition du droit aux prestations familiales à lâaccomplissement de périodes dâassurance ou de résidence, lâinstitution qui applique cette législation tient compte à cet effet, dans la mesure nécessaire, aux fins de totalisation, des périodes dâassurance ou de résidence accomplies sous la législation de lâautre Partie contractante, comme sâil sâagissait de périodes accomplies sous la législation de la première Partie. Article 36 Service des prestations familiales Les enfants qui résident sur le territoire dâune Partie contractante ont droit aux prestations familiales prévues par la législation de cette Partie. Ces prestations sont servies par lâinstitution du lieu de résidence des enfants selon les dispositions de la législation que cette institution applique et sont à sa charge. PARTIE IV Dispositions diverses Article 37 Modalités dâadministration et de coopération 1. Les autorités compétentes des deux Parties contractantes prennent les mesures administratives nécessaires pour lâapplication de la présente convention. 2. Les autorités compétentes des deux Parties contractantes se communiquent, le plus tôt possible toutes les informations concernant les mesures prises pour lâapplication de la présente convention et les modifications de leur législation nationale, dans la mesure où ces modifications affectent lâapplication de la présente convention. 3. Les autorités compétentes des deux Parties contractantes désignent des organismes de liaison, chargés de faciliter lâapplication de la présente convention. 4. Pour toute question relative à lâapplication de la présente convention, les autorités et les institutions compétentes des deux Parties contractantes se prêtent leurs bons offices comme si cette question affectait lâapplication de leur propre législation. Cette entraide administrative est effectuée gratuitement. 5. Toute information relative à une personne qui est communiquée à une Partie contractante par lâautre Partie contractante conformément à la présente convention est censée être confidentielle et ne peut être utilisée quâaux fins de lâapplication de la présente convention et de la législation à laquelle la présente convention sâapplique. Article 38 Recouvrement de cotisations 1. Le recouvrement des cotisations dues à une institution de lâune des Parties contractantes peut se faire sur le territoire de lâautre Partie, suivant la procédure et avec les garanties et privilèges applicables au recouvrement des cotisations dues à une institution correspondante de la dernière. 2. Les modalités dâapplication du présent article peuvent faire lâobjet dâun arrangement administratif entre les autorités compétentes. Article 39 Contrôle administratif et médical 1. Le contrôle administratif et médical des bénéficiaires de prestations de lâune des Parties contractantes résidant sur le territoire de lâautre Partie contractante est effectué à la demande de lâorganisme compétent par les soins de lâinstitution du lieu de résidence, selon les modalités prévues par la législation que cette dernière institution applique. 2. Sur demande dâune institution compétente de lâune des Parties contractantes, lâinstitution compétente de lâautre Partie contractante communique gratuitement toute information dâordre médical et toute documentation en sa possession relatives à lâinvalidité du requérant ou du bénéficiaire de prestations. 3. Les institutions compétentes conservent toutefois le droit de faire procéder à lâexamen de lâintéressé par un médecin de leur choix. 4. Si des expertises médicales sont nécessaires pour lâapplication de la législation de lâune des Parties contractantes, elles sont effectuées par lâinstitution du lieu de résidence ou de séjour de la personne concernée; le coût de ces expertises est à charge de lâinstitution qui les a demandées. Toutefois, si les expertises sont nécessaires en vue de lâapplication des législations des deux Parties contractantes, elles restent à charge de lâinstitution du lieu de résidence ou de séjour. Article 40 Emploi de langues officielles 1. Aux fins de lâapplication de la présente convention, les autorités et les institutions des deux Parties contractantes peuvent communiquer entre elles dans leurs langues officielles. 2. Une requête ou un document ne peut être refusé du fait quâil est rédigé dans une langue officielle de lâautre Partie contractante. Article 41 Exemption de frais et dispense du visa de légalisation 1. Si la législation de lâune des Parties contractantes dispose que les pièces ou autres documents présentés en vertu de la législation de cette Partie sont entièrement ou partiellement exemptés de taxes, de droits de greffe, de droits consulaires ou administratifs, cette exemption sâapplique aux pièces ou autres documents présentés en vertu de la législation de lâautre Partie contractante ou conformément à la présente convention. 2. Tous actes, documents et pièces quelconques à produire pour lâapplication de la présente convention sont dispensés du visa de légalisation des autorités diplomatiques et consulaires. Article 42 Introduction dâune demande ou dâun recours Les demandes ou recours qui selon la législation de lâune des Parties contractantes auraient dû être introduits dans un délai déterminé auprès dâune institution de cette Partie contractante, seront censés avoir été introduits auprès de cette institution sâils ont été introduits dans le même délai auprès dâune institution correspondante de lâautre Partie contractante. Article 43 Tiers responsable Si une personne bénéficie de prestations en vertu de la législation de lâune des Parties contractantes pour un dommage causé ou survenu sur le territoire de lâautre Partie contractante, les droits de lâinstitution débitrice des prestations à lâencontre du tiers tenu à la réparation du dommage, sont réglés de la manière suivante: a) lorsque lâinstitution débitrice est subrogée, en vertu de la législation qui lui est applicable, dans les droits que le bénéficiaire détient à lâencontre du tiers, lâautre Partie contractante reconnaît une telle subrogation; b) lorsque lâinstitution débitrice a un droit direct à lâencontre du tiers, lâautre Partie contractante reconnaît ce droit. Article 44 Recouvrement des montants indûment versés Si, lors de la liquidation ou de la révision de prestations dâinvalidité, de vieillesse ou de survivants en application des dispositions de la présente convention, lâinstitution de lâune des Parties contractantes a versé à un bénéficiaire une somme qui excède celle à laquelle il a droit, cette institution peut demander à lâinstitution de lâautre Partie contractante, débitrice de prestations correspondantes en faveur de ce bénéficiaire, de retenir le montant payé en trop sur les arrérages qui lui sont dus. Cette dernière institution transfère le montant ainsi retenu à lâautre Partie. Si la récupération ne peut pas être effectuée de cette manière, les dispositions des paragraphes suivants sont applicables: a) Lorsque lâinstitution de lâune des Parties contractantes a versé à un bénéficiaire de prestations une somme qui excède celle à laquelle il a droit, cette institution peut, dans les conditions et limites prévues par la législation quâelle applique, demander à lâinstitution de lâautre Partie contractante débitrice de prestations en faveur de ce bénéficiaire, de retenir le montant payé en trop sur les sommes quâelle verse audit bénéficiaire. Cette dernière institution opère la retenue dans les conditions et limites où une telle compensation est autorisée par la législation quâelle applique, comme sâil sâagissait de sommes servies en trop par elle-même, et transfère le montant ainsi retenu à lâinstitution créancière. b) Lorsque lâinstitution de lâune des Parties contractantes a versé une avance au bénéficiaire au titre de la législation quâelle applique, cette institution peut demander à lâinstitution de lâautre Partie de retenir le montant de ladite avance sur les sommes quâelle doit audit bénéficiaire pour la même période. Cette dernière institution opère la retenue et transfère le montant ainsi retenu à lâinstitution créancière. Article 45 Régularisation en cas de perception de prestations dâassistance sociale Lorsque lâinstitution dâune Partie contractante a accordé des prestations dâassistance sociale pendant une période pendant laquelle un droit à des prestations est ouvert au titre de la législation de lâautre Partie contractante, lâinstitution compétente de cette dernière Partie opère une retenue sur les prestations versées par elle dans les conditions et limites prévues dans la législation quâelle applique et transfère le montant retenu à lâorganisme créancier. Article 46 Monnaie de paiement 1. Le paiement de toute prestation en vertu de la présente convention peut être effectué dans la monnaie de la Partie compétente et ce paiement ainsi fait libère entièrement lâinstitution compétente de lâobligation de paiement. 2. Les transferts de sommes que comporte lâexécution de la présente convention auront lieu conformément aux dispositions de lâarrangement administratif qui est en vigueur entre les Parties contractantes. Article 47 Règlement des différends 1. Tout différend venant à sâélever entre les Parties contractantes concernant lâinterprétation ou lâapplication de la présente convention fera lâobjet de négociations directes entre Parties. 2. Si le différend ne peut être ainsi résolu dans un délai de six mois à dater du début de ces négociations, il sera soumis à une commission arbitrale dont la composition sera déterminée dâun commun accord entre les Parties. La procédure à suivre sera fixée dâun commun accord. 3. La commission arbitrale devra résoudre le différend selon les principes fondamentaux et lâesprit de la présente convention. Ses décisions seront obligatoires et définitives. PARTIE V Dispositions transitoires et finales Article 48 Dispositions transitoires 1. La présente convention nâouvre aucun droit pour une période antérieure à son entrée en vigueur. 2. Toute période dâassurance accomplie sous la législation dâune Partie contractante avant lâentrée en vigueur de la présente convention est prise en considération pour la détermination des droits ouverts conformément aux dispositions de cette convention. 3. Sous réserve du paragraphe 1. du présent article, un droit est ouvert, en vertu de la présente convention, même sâil se rapporte à une éventualité réalisée antérieurement à son entrée en vigueur, à lâexception de lâarticle 26 de la présente convention. 4. Une prestation quelconque due uniquement en vertu de la présente convention sera liquidée, à la demande de lâintéressé, conformément aux dispositions de la présente convention, à partir de la date dâentrée en vigueur de la présente convention, sous réserve que les droits antérieurement liquidés nâaient pas donné lieu à un règlement en capital. 5. Si la demande visée aux paragraphes 4. et 6. du présent article est présentée dans un délai de deux ans suivant la date de lâentrée en vigueur de la présente convention, les droits ouverts conformément aux dispositions de cette convention sont acquis à partir de cette date, sans que les dispositions de la législation des Parties contractantes relatives à la déchéance et la prescription des droits, soient opposables à lâintéressé. Pour les demandes présentées à partir de deux ans après, la date de demande est essentielle. 6. Les droits des intéressés ayant obtenu, antérieurement à lâentrée en vigueur de la présente convention, la liquidation dâune pension ou dâune rente, seront révisés à leur demande, compte tenu des dispositions de cette convention. Ces droits peuvent également être révisés dâoffice. En aucun cas, une telle révision ne peut avoir pour effet de réduire les droits antérieurs des intéressés. Article 49 Ratification et entrée en vigueur 1. La présente convention sera ratifiée conformément à la procédure prévue aux législations nationales des Parties contractantes et les instruments de ratification seront échangés dès que possible. 2. La présente convention entrera en vigueur le premier jour du troisième mois suivant le mois où les instruments de ratification auront été échangés. Article 50 Durée de la convention La présente convention demeurera en vigueur sans limitation de durée. Chaque Partie contractante peut dénoncer la présente convention en adressant, six mois à lâavance, une notification écrite à lâautre Partie. Article 51 Maintien des droits acquis 1. En cas de dénonciation de la présente convention, tous les droits à prestations acquis en vertu de ces dispositions sont maintenus. 2. Les droits à prestations en cours dâacquisition au titre de périodes accomplies antérieurement à la date à laquelle la dénonciation prend effet, ne sâéteignent pas du fait de la dénonciation et les Parties entament les négociations le plus tôt possible en vue de prendre une décision. Les différends éventuels sont résolus conformément aux dispositions de lâarticle 47. Le maintien ultérieur de ces droits est déterminé par voie dâaccord ou, à défaut dâun tel accord, par la législation quâapplique lâinstitution concernée. FAIT à Luxembourg, le 20 novembre 2003, en double exemplaire en langues française et turque, les deux textes faisant également foi. Pour le Grand-Duché de Luxembourg, â Pour la République de Turquie, â (suivent les signatures) â
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Loi du 8 avril 2005 portant approbation de la Convention entre le Grand-Duché de Luxembourg et la République de Turquie en matière de sécurité sociale, signée à Luxembourg, le 20 novembre 2003.
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