Loi du 8 avril 2005 portant approbation de la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires, faite à Strasbourg, le 5 novembre 1992.
This law approves the European Charter for Regional or Minority Languages and orders that it be published and carried out.
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- Jurisdiction
- Luxembourg
- Instrument
- Act or statute
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- http://data.legilux.public.lu/eli/etat/leg/loi/2005/04/08/n4/jo
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Loi du 8 avril 2005 portant approbation de la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires, faite à Strasbourg, le 5 novembre 1992.
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Le contenu de la version HTML du Journal officiel luxembourgeois est identique à la version PDF. Loi du 8 avril 2005 portant approbation de la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires, faite à Strasbourg, le 5 novembre 1992. Nous Henri, Grand-Duc de Luxembourg, Duc de Nassau, Notre Conseil dâEtat entendu; De lâassentiment de la Chambre des Députés; Vu la décision de la Chambre des Députés du 3 mars 2005 et celle du Conseil dâEtat du 22 mars 2005 portant quâil nây a pas lieu à second vote; Avons ordonné et ordonnons: â Article unique. Est approuvée la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires, faite à Strasbourg, le 5 novembre 1992. Mandons et ordonnons que la présente loi soit insérée au Mémorial pour être exécutée et observée par tous ceux que la chose concerne. Le Ministre des Affaires étrangères et de lâImmigration, Jean Asselborn Le Ministre de la Culture, de lâEnseignement Supérieur et de la Recherche, François Biltgen Palais de Luxembourg, le 8 avril 2005 . Henri Doc. parl. 5042 ; sess. ord. 2002-2003, 2003-2004 et 2004-2005 â CHARTE EUROPEENNE DES LANGUES REGIONALES OU MINORITAIRES Préambule LES ETATS MEMBRES DU CONSEIL DE LâEUROPE, signataires de la présente Charte, Considérant que le but du Conseil de lâEurope est de réaliser une union plus étroite entre ses membres, notamment afin de sauvegarder et de promouvoir les idéaux et les principes qui sont leur patrimoine commun; Considérant que la protection des langues régionales ou minoritaires historiques de lâEurope, dont certaines risquent, au fil du temps, de disparaître, contribue à maintenir et à développer les traditions et la richesse culturelles de lâEurope; Considérant que le droit de pratiquer une langue régionale ou minoritaire dans la vie privée et publique constitue un droit imprescriptible, conformément aux principes contenus dans le Pacte international relatif aux droits civils et politiques des Nations Unies, et conformément à lâesprit de la Convention de sauvegarde des Droits de lâHomme et des Libertés fondamentales du Conseil de lâEurope; Prenant en compte le travail réalisé dans le cadre de la CSCE, et en particulier lâActe final dâHelsinki de 1975 et le document de la réunion de Copenhague de 1990; Soulignant la valeur de lâinterculturel et du plurilinguisme, et considérant que la protection et lâencouragement des langues régionales ou minoritaires ne devraient pas se faire au détriment des langues officielles et de la nécessité de les apprendre; Conscients du fait que la protection et la promotion des langues régionales ou minoritaires dans les différents pays et régions dâEurope représentent une contribution importante à la construction dâune Europe fondée sur les principes de la démocratie et de la diversité culturelle, dans le cadre de la souveraineté nationale et de lâintégrité territoriale; Compte tenu des conditions spécifiques et des traditions historiques propres à chaque région des pays dâEurope, SONT CONVENUS DE CE QUI SUIT: PARTIE I Dispositions générales Article 1 er Définitions Au sens de la présente Charte: a par lâexpression «langues régionales ou minoritaires», on entend les langues: i pratiquées traditionnellement sur un territoire dâun Etat par des ressortissants de cet Etat qui constituent un groupe numériquement inférieur au reste de la population de lâEtat; et ii différentes de la (des) langue(s) officielle(s) de cet Etat; elle nâinclut ni les dialectes de la (des) langue(s) officielle(s) de lâEtat ni les langues des migrants; b par «territoire dans lequel une langue régionale ou minoritaire est pratiquée», on entend lâaire géographique dans laquelle cette langue est le mode dâexpression dâun nombre de personnes justifiant lâadoption des différentes mesures de protection et de promotion prévues par la présente Charte; c par «langues dépourvues de territoire», on entend les langues pratiquées par des ressortissants de lâEtat qui sont différentes de la (des) langue(s) pratiquée(s) par le reste de la population de lâEtat, mais qui, bien que traditionnellement pratiquées sur le territoire de lâEtat, ne peuvent pas être rattachées à une aire géographique particulière de celui-ci. Article 2 Engagements 1. Chaque Partie sâengage à appliquer les dispositions de la partie II à lâensemble des langues régionales ou minoritaires pratiquées sur son territoire, qui répondent aux définitions de lâarticle 1 er . 2. En ce qui concerne toute langue indiquée au moment de la ratification, de lâacceptation ou de lâapprobation, conformément à lâarticle 3, chaque Partie sâengage à appliquer un minimum de trente-cinq paragraphes ou alinéas choisis parmi les dispositions de la partie III de la présente Charte, dont au moins trois choisis dans chacun des articles 8 et 12 et un dans chacun des articles 9, 10, 11 et 13. Article 3 Modalités 1. Chaque Etat contractant doit spécifier dans son instrument de ratification, dâacceptation ou dâapprobation chaque langue régionale ou minoritaire, ou chaque langue officielle moins répandue sur lâensemble ou une partie de son territoire, à laquelle sâappliquent les paragraphes choisis conformément au paragraphe 2 de lâarticle 2. 2. Toute Partie peut, à tout moment ultérieur, notifier au Secrétaire Général quâelle accepte les obligations découlant des dispositions de tout autre paragraphe de la Charte qui nâavait pas été spécifié dans son instrument de ratification, dâacceptation ou dâapprobation, ou quâelle appliquera le paragraphe 1 du présent article à dâautres langues régionales ou minoritaires, ou à dâautres langues officielles moins répandues sur lâensemble ou une partie de son territoire. 3. Les engagements prévus au paragraphe précédent seront réputés partie intégrante de la ratification, de lâacceptation ou de lâapprobation et porteront les mêmes effets dès la date de leur notification. Article 4 Statuts de protection existants 1. Aucune des dispositions de la présente Charte ne peut être interprétée comme limitant ou dérogeant aux droits garantis par la Convention européenne des Droits de lâHomme. 2. Les dispositions de la présente Charte ne portent pas atteinte aux dispositions plus favorables régissant la situation des langues régionales ou minoritaires, ou le statut juridique des personnes appartenant à des minorités, qui existent déjà dans une Partie ou sont prévues par des accords internationaux bilatéraux ou multilatéraux pertinents. Article 5 Obligations existantes Rien dans la présente Charte ne pourra être interprété comme impliquant le droit dâengager une quelconque activité ou dâaccomplir une quelconque action contrevenant aux buts de la Charte des Nations Unies ou à dâautres obligations du droit international, y compris le principe de la souveraineté et de lâintégrité territoriale des Etats. Article 6 Information Les Parties sâengagent à veiller à ce que les autorités, organisations et personnes concernées soient informées des droits et devoirs établis par la présente Charte. PARTIE II Objectifs et principes poursuivis conformément au paragraphe 1 de lâarticle 2 Article 7 Objectifs et principes 1. En matière de langues régionales ou minoritaires, dans les territoires dans lesquels ces langues sont pratiquées et selon la situation de chaque langue, les Parties fondent leur politique, leur législation et leur pratique sur les objectifs et principes suivants: a la reconnaissance des langues régionales ou minoritaires en tant quâexpression de la richesse culturelle; b le respect de lâaire géographique de chaque langue régionale ou minoritaire, en faisant en sorte que les divisions administratives existant déjà ou nouvelles ne constituent pas un obstacle à la promotion de cette langue régionale ou minoritaire; c la nécessité dâune action résolue de promotion des langues régionales ou minoritaires, afin de les sauvegarder; d la facilitation et/ou lâencouragement de lâusage oral et écrit des langues régionales ou minoritaires dans la vie publique et dans la vie privée; e le maintien et le développement de relations, dans les domaines couverts par la présente Charte, entre les groupes pratiquant une langue régionale ou minoritaire et dâautres groupes du même Etat parlant une langue pratiquée sous une forme identique ou proche, ainsi que lâétablissement de relations culturelles avec dâautres groupes de lâEtat pratiquant des langues différentes; f la mise à disposition de formes et de moyens adéquats dâenseignement et dâétude des langues régionales ou minoritaires à tous les stades appropriés; g la mise à disposition de moyens permettant aux non-locuteurs dâune langue régionale ou minoritaire habitant lâaire où cette langue est pratiquée de lâapprendre sâils le souhaitent; h la promotion des études et de la recherche sur les langues régionales ou minoritaires dans les universités ou les établissements équivalents; i la promotion des formes appropriées dâéchanges transnationaux, dans les domaines couverts par la présente Charte, pour les langues régionales ou minoritaires pratiquées sous une forme identique ou proche dans deux ou plusieurs Etats. 2. Les Parties sâengagent à éliminer, si elles ne lâont pas encore fait, toute distinction, exclusion, restriction ou préférence injustifiées portant sur la pratique dâune langue régionale ou minoritaire et ayant pour but de décourager ou de mettre en danger le maintien ou le développement de celle-ci. Lâadoption de mesures spéciales en faveur des langues régionales ou minoritaires, destinées à promouvoir une égalité entre les locuteurs de ces langues et le reste de la population ou visant à tenir compte de leurs situations particulières, nâest pas considérée comme un acte de discrimination envers les locuteurs des langues plus répandues. 3. Les Parties sâengagent à promouvoir, au moyen de mesures appropriées, la compréhension mutuelle entre tous les groupes linguistiques du pays, en faisant notamment en sorte que le respect, la compréhension et la tolérance à lâégard des langues régionales ou minoritaires figurent parmi les objectifs de lâéducation et de la formation dispensées dans le pays, et à encourager les moyens de communication de masse à poursuivre le même objectif. 4. En définissant leur politique à lâégard des langues régionales ou minoritaires, les Parties sâengagent à prendre en considération les besoins et les voeux exprimés par les groupes pratiquant ces langues. Elles sont encouragées à créer, si nécessaire, des organes chargés de conseiller les autorités sur toutes les questions ayant trait aux langues régionales ou minoritaires. 5. Les Parties sâengagent à appliquer, mutatis mutandis, les principes énumérés aux paragraphes 1 à 4 ci-dessus aux langues dépourvues de territoire. Cependant, dans le cas de ces langues, la nature et la portée des mesures à prendre pour donner effet à la présente Charte seront déterminées de manière souple, en tenant compte des besoins et des voeux, et en respectant les traditions et les caractéristiques des groupes qui pratiquent les langues en question. PARTIE III Mesures en faveur de lâemploi des langues régionales ou minoritaires dans la vie publique, à prendre en conformité avec les engagements souscrits en vertu du paragraphe 2 de lâarticle 2 Article 8 Enseignement 1. En matière dâenseignement, les Parties sâengagent, en ce qui concerne le territoire sur lequel ces langues sont pratiquées, selon la situation de chacune de ces langues et sans préjudice de lâenseignement de la (des) langue(s) officielle(s) de lâEtat: a i à prévoir une éducation préscolaire assurée dans les langues régionales ou minoritaires concernées; ou ii à prévoir quâune partie substantielle de lâéducation préscolaire soit assurée dans les langues régionales ou minoritaires concernées; ou iii à appliquer lâune des mesures visées sous i et ii ci-dessus au moins aux élèves dont les familles le souhaitent et dont le nombre est jugé suffisant; ou iv si les pouvoirs publics nâont pas de compétence directe dans le domaine de lâéducation préscolaire, à favoriser et/ou à encourager lâapplication des mesures visées sous i à iii ci-dessus; b i à prévoir un enseignement primaire assuré dans les langues régionales ou minoritaires concernées; ou ii à prévoir quâune partie substantielle de lâenseignement primaire soit assurée dans les langues régionales ou minoritaires concernées; ou iii à prévoir, dans le cadre de lâéducation primaire, que lâenseignement des langues régionales ou minoritaires concernées fasse partie intégrante du curriculum; ou iv à appliquer lâune des mesures visées sous i à iii ci-dessus au moins aux élèves dont les familles le souhaitent et dont le nombre est jugé suffisant; c i à prévoir un enseignement secondaire assuré dans les langues régionales ou minoritaires concernées; ou ii à prévoir quâune partie substantielle de lâenseignement secondaire soit assurée dans les langues régionales ou minoritaires; ou iii à prévoir, dans le cadre de lâéducation secondaire, lâenseignement des langues régionales ou minoritaires comme partie intégrante du curriculum; ou iv à appliquer lâune des mesures visées sous i à iii ci-dessus au moins aux élèves qui le souhaitent â ou, le cas échéant, dont les familles le souhaitent â en nombre jugé suffisant; d i à prévoir un enseignement technique et professionnel qui soit assuré dans les langues régionales ou minoritaires concernées; ou ii à prévoir quâune partie substantielle de lâenseignement technique et professionnel soit assurée dans les langues régionales ou minoritaires concernées; ou iii à prévoir, dans le cadre de lâéducation technique et professionnelle, lâenseignement des langues régionales ou minoritaires concernées comme partie intégrante du curriculum; ou iv à appliquer lâune des mesures visées sous i à iii ci-dessus au moins aux élèves qui le souhaitent â ou, le cas échéant, dont les familles le souhaitent â en nombre jugé suffisant; e i à prévoir un enseignement universitaire et dâautres formes dâenseignement supérieur dans les langues régionales ou minoritaires; ou ii à prévoir lâétude de ces langues, comme disciplines de lâenseignement universitaire et supérieur; ou iii si, en raison du rôle de lâEtat vis-à -vis des établissements dâenseignement supérieur, les alinéas i et ii ne peuvent pas être appliqués, à encourager et/ou à autoriser la mise en place dâun enseignement universitaire ou dâautres formes dâenseignement supérieur dans les langues régionales ou minoritaires, ou de moyens permettant dâétudier ces langues à lâuniversité ou dans dâautres établissements dâenseignement supérieur; f i à prendre des dispositions pour que soient donnés des cours dâéducation des adultes ou dâéducation permanente assurés principalement ou totalement dans les langues régionales ou minoritaires; ou ii à proposer ces langues comme disciplines de lâéducation des adultes et de lâéducation permanente; ou iii si les pouvoirs publics nâont pas de compétence directe dans le domaine de lâéducation des adultes, à favoriser et/ou à encourager lâenseignement de ces langues dans le cadre de lâéducation des adultes et de lâéducation permanente; g à prendre des dispositions pour assurer lâenseignement de lâhistoire et de la culture dont la langue régionale ou minoritaire est lâexpression; h à assurer la formation initiale et permanente des enseignants nécessaire à la mise en oeuvre de ceux des paragraphes a à g acceptés par la Partie; i à créer un ou plusieurs organe(s) de contrôle chargé(s) de suivre les mesures prises et les progrès réalisés dans lâétablissement ou le développement de lâenseignement des langues régionales ou minoritaires, et à établir sur ces points des rapports périodiques qui seront rendus publics. 2. En matière dâenseignement et en ce qui concerne les territoires autres que ceux sur lesquels les langues régionales ou minoritaires sont traditionnellement pratiquées, les Parties sâengagent à autoriser, à encourager ou à mettre en place, si le nombre des locuteurs dâune langue régionale ou minoritaire le justifie, un enseignement dans ou de la langue régionale ou minoritaire aux stades appropriés de lâenseignement. Article 9 Justice 1. Les Parties sâengagent, en ce qui concerne les circonscriptions des autorités judiciaires dans lesquelles réside un nombre de personnes pratiquant les langues régionales ou minoritaires qui justifie les mesures spécifiées ci-après, selon la situation de chacune de ces langues et à la condition que lâutilisation des possibilités offertes par le présent paragraphe ne soit pas considérée par le juge comme faisant obstacle à la bonne administration de la justice: a dans les procédures pénales: i à prévoir que les juridictions, à la demande dâune des parties, mènent la procédure dans les langues régionales ou minoritaires; et/ou ii à garantir à lâaccusé le droit de sâexprimer dans sa langue régionale ou minoritaire; et/ou iii à prévoir que les requêtes et les preuves, écrites ou orales, ne soient pas considérées comme irrecevables au seul motif quâelles sont formulées dans une langue régionale ou minoritaire; et/ou iv à établir dans ces langues régionales ou minoritaires, sur demande, les actes liés à une procédure judiciaire, si nécessaire par un recours à des interprètes et à des traductions nâentraînant pas de frais additionnels pour les intéressés; b dans les procédures civiles: i à prévoir que les juridictions, à la demande dâune des parties, mènent la procédure dans les langues régionales ou minoritaires; et/ou ii à permettre, lorsquâune partie à un litige doit comparaître en personne devant un tribunal, quâelle sâexprime dans sa langue régionale ou minoritaire sans pour autant encourir des frais additionnels; et/ou iii à permettre la production de documents et de preuves dans les langues régionales ou minoritaires, si nécessaire par un recours à des interprètes et à des traductions; c dans les procédures devant les juridictions compétentes en matière administrative: i à prévoir que les juridictions, à la demande dâune des parties, mènent la procédure dans les langues régionales ou minoritaires; et/ou ii à permettre, lorsquâune partie à un litige doit comparaître en personne devant un tribunal, quâelle sâexprime dans sa langue régionale ou minoritaire sans pour autant encourir des frais additionnels; et/ou iii à permettre la production de documents et de preuves dans les langues régionales ou minoritaires, si nécessaire par un recours à des interprètes et à des traductions; d à prendre des mesures afin que lâapplication des alinéas i et iii des paragraphes b et c ci-dessus et lâemploi éventuel dâinterprètes et de traductions nâentraînent pas de frais additionnels pour les intéressés. 2. Les Parties sâengagent: a à ne pas refuser la validité des actes juridiques établis dans lâEtat du seul fait quâils sont rédigés dans une langue régionale ou minoritaire; ou b à ne pas refuser la validité, entre les parties, des actes juridiques établis dans lâEtat du seul fait quâils sont rédigés dans une langue régionale ou minoritaire, et à prévoir quâils seront opposables aux tiers intéressés non locuteurs de ces langues, à la condition que le contenu de lâacte soit porté à leur connaissance par celui qui le fait valoir; ou c à ne pas refuser la validité, entre les parties, des actes juridiques établis dans lâEtat du seul fait quâils sont rédigés dans une langue régionale ou minoritaire. 3. Les Parties sâengagent à rendre accessibles, dans les langues régionales ou minoritaires, les textes législatifs nationaux les plus importants et ceux qui concernent particulièrement les utilisateurs de ces langues, à moins que ces textes ne soient déjà disponibles autrement. Article 10 Autorités administratives et services publics 1. Dans les circonscriptions des autorités administratives de lâEtat dans lesquelles réside un nombre de locuteurs de langues régionales ou minoritaires qui justifie les mesures ci-après et selon la situation de chaque langue, les Parties sâengagent, dans la mesure où cela est raisonnablement possible: a i à veiller à ce que ces autorités administratives utilisent les langues régionales ou minoritaires; ou ii à veiller à ce que ceux de leurs agents qui sont en contact avec le public emploient les langues régionales ou minoritaires dans leurs relations avec les personnes qui sâadressent à eux dans ces langues; ou iii à veiller à ce que les locuteurs de langues régionales ou minoritaires puissent présenter des demandes orales ou écrites et recevoir une réponse dans ces langues; ou iv à veiller à ce que les locuteurs de langues régionales ou minoritaires puissent présenter des demandes orales ou écrites dans ces langues; ou v à veiller à ce que les locuteurs de langues régionales ou minoritaires puissent soumettre valablement un document rédigé dans ces langues; b à mettre à disposition des formulaires et des textes administratifs dâusage courant pour la population dans les langues régionales ou minoritaires, ou dans des versions bilingues; c à permettre aux autorités administratives de rédiger des documents dans une langue régionale ou minoritaire. 2. En ce qui concerne les autorités locales et régionales sur les territoires desquels réside un nombre de locuteurs de langues régionales ou minoritaires qui justifie les mesures ci-après, les Parties sâengagent à permettre et/ou à encourager: a lâemploi des langues régionales ou minoritaires dans le cadre de lâadministration régionale ou locale; b la possibilité pour les locuteurs de langues régionales ou minoritaires de présenter des demandes orales ou écrites dans ces langues; c la publication par les collectivités régionales de leurs textes officiels également dans les langues régionales ou minoritaires; d la publication par les collectivités locales de leurs textes officiels également dans les langues régionales ou minoritaires; e lâemploi par les collectivités régionales de langues régionales ou minoritaires dans les débats de leurs assemblées, sans exclure, cependant, lâemploi de la (des) langue(s) officielle(s) de lâEtat; f lâemploi par les collectivités locales de langues régionales ou minoritaires dans les débats de leurs assemblées, sans exclure, cependant, lâemploi de la (des) langue(s) officielle(s) de lâEtat; g lâemploi ou lâadoption, le cas échéant conjointement avec la dénomination dans la (les) langue(s) officielle(s), des formes traditionnelles et correctes de la toponymie dans les langues régionales ou minoritaires. 3. En ce qui concerne les services publics assurés par les autorités administratives ou dâautres personnes agissant pour le compte de celles-ci, les Parties contractantes sâengagent, sur les territoires dans lesquels les langues régionales ou minoritaires sont pratiquées, en fonction de la situation de chaque langue et dans la mesure où cela est raisonnablement possible: a à veiller à ce que les langues régionales ou minoritaires soient employées à lâoccasion de la prestation de service; ou b à permettre aux locuteurs de langues régionales ou minoritaires de formuler une demande et à recevoir une réponse dans ces langues; ou c à permettre aux locuteurs de langues régionales ou minoritaires de formuler une demande dans ces langues. 4. Aux fins de la mise en oeuvre des dispositions des paragraphes 1, 2 et 3 quâelles ont acceptées, les Parties sâengagent à prendre une ou plusieurs des mesures suivantes: a la traduction ou lâinterprétation éventuellement requises; b le recrutement et, le cas échéant, la formation des fonctionnaires et autres agents publics en nombre suffisant; c la satisfaction, dans la mesure du possible, des demandes des agents publics connaissant une langue régionale ou minoritaire dâêtre affectés dans le territoire sur lequel cette langue est pratiquée. 5. Les Parties sâengagent à permettre, à la demande des intéressés, lâemploi ou lâadoption de patronymes dans les langues régionales ou minoritaires. Article 11 Médias 1. Les Parties sâengagent, pour les locuteurs des langues régionales ou minoritaires, sur les territoires où ces langues sont pratiquées, selon la situation de chaque langue, dans la mesure où les autorités publiques ont, de façon directe ou indirecte, une compétence, des pouvoirs ou un rôle dans ce domaine, en respectant les principes dâindépendance et dâautonomie des médias: a dans la mesure où la radio et la télévision ont une mission de service public: i à assurer la création dâau moins une station de radio et une chaîne de télévision dans les langues régionales ou minoritaires; ou ii à encourager et/ou à faciliter la création dâau moins une station de radio et une chaîne de télévision dans les langues régionales ou minoritaires; ou iii à prendre les dispositions appropriées pour que les diffuseurs programment des émissions dans les langues régionales ou minoritaires; b i à encourager et/ou à faciliter la création dâau moins une station de radio dans les langues régionales ou minoritaires; ou ii à encourager et/ou à faciliter lâémission de programmes de radio dans les langues régionales ou minoritaires, de façon régulière; c i à encourager et/ou à faciliter la création dâau moins une chaîne de télévision dans les langues régionales ou minoritaires; ou ii à encourager et/ou à faciliter la diffusion de programmes de télévision dans les langues régionales ou minoritaires, de façon régulière; d à encourager et/ou à faciliter la production et la diffusion dâoeuvres audio et audiovisuelles dans les langues régionales ou minoritaires; e i à encourager et/ou à faciliter la création et/ou le maintien dâau moins un organe de presse dans les langues régionales ou minoritaires; ou ii à encourager et/ou à faciliter la publication dâarticles de presse dans les langues régionales ou minoritaires, de façon régulière; f i à couvrir les coûts supplémentaires des médias employant les langues régionales ou minoritaires, lorsque la loi prévoit une assistance financière, en général, pour les médias; ou ii à étendre les mesures existantes dâassistance financière aux productions audiovisuelles en langues régionales ou minoritaires; g à soutenir la formation de journalistes et autres personnels pour les médias employant les langues régionales ou minoritaires. 2. Les Parties sâengagent à garantir la liberté de réception directe des émissions de radio et de télévision des pays voisins dans une langue pratiquée sous une forme identique ou proche dâune langue régionale ou minoritaire, et à ne pas sâopposer à la retransmission dâémissions de radio et de télévision des pays voisins dans une telle langue. Elles sâengagent en outre à veiller à ce quâaucune restriction à la liberté dâexpression et à la libre circulation de lâinformation dans une langue pratiquée sous une forme identique ou proche dâune langue régionale ou minoritaire ne soit imposée à la presse écrite. Lâexercice des libertés mentionnées ci-dessus , comportant des devoirs et des responsabilités, peut être soumis à certaines formalités, conditions, restrictions ou sanctions prévues par la loi, qui constituent des mesures nécessaires, dans une société démocratique, à la sécurité nationale, à lâintégrité territoriale ou à la sûreté publique, à la défense de lâordre et à la prévention du crime, à la protection de la santé ou de la morale, à la protection de la réputation ou des droits dâautrui, pour empêcher la divulgation dâinformations confidentielles, ou pour garantir lâautorité et lâimpartialité du pouvoir judiciaire. 3. Les Parties sâengagent à veiller à ce que les intérêts des locuteurs de langues régionales ou minoritaires soient représentés ou pris en considération dans le cadre des structures éventuellement créées conformément à la loi, ayant pour tâche de garantir la liberté et la pluralité des médias. Article 12 Activités et équipements culturels 1. En matière dâactivités et dâéquipements culturels â en particulier de bibliothèques, de vidéothèques, de centres culturels, de musées, dâarchives, dâacadémies, de théâtres et de cinémas, ainsi que de travaux littéraires et de production cinématographique, dâexpression culturelle populaire, de festivals, dâindustries culturelles, incluant notamment lâutilisation des technologies nouvelles â les Parties sâengagent, en ce qui concerne le territoire sur lequel de telles langues sont pratiquées et dans la mesure où les autorités publiques ont une compétence, des pouvoirs ou un rôle dans ce domaine: a à encourager lâexpression et les initiatives propres aux langues régionales ou minoritaires, et à favoriser les différents moyens dâaccès aux oeuvres produites dans ces langues; b à favoriser les différents moyens dâaccès dans dâautres langues aux oeuvres produites dans les langues régionales ou minoritaires, en aidant et en développant les activités de traduction, de doublage, de postsynchronisation et de sous-titrage; c à favoriser lâaccès dans des langues régionales ou minoritaires à des oeuvres produites dans dâautres langues, en aidant et en développant les activités de traduction, de doublage, de postsynchronisation et de sous-titrage; d à veiller à ce que les organismes chargés dâentreprendre ou de soutenir diverses formes dâactivités culturelles intègrent dans une mesure appropriée la connaissance et la pratique des langues et des cultures régionales ou minoritaires dans les opérations dont ils ont lâinitiative ou auxquelles ils apportent un soutien; e à favoriser la mise à la disposition des organismes chargés dâentreprendre ou de soutenir des activités culturelles dâun personnel maîtrisant la langue régionale ou minoritaire, en plus de la (des) langue(s) du reste de la population; f à favoriser la participation directe, en ce qui concerne les équipements et les programmes dâactivités culturelles, de représentants des locuteurs de la langue régionale ou minoritaire; g à encourager et/ou à faciliter la création dâun ou de plusieurs organismes chargés de collecter, de recevoir en dépôt et de présenter ou publier les oeuvres produites dans les langues régionales ou minoritaires; h le cas échéant. à créer et/ou à promouvoir et financer des services de traduction et de recherche terminologique en vue, notamment, de maintenir et de développer dans chaque langue régionale ou minoritaire une terminologie administrative, commerciale. économique, sociale, technologique ou juridique adéquate. 2. En ce qui concerne les territoires autres que ceux sur lesquels les langues régionales ou minoritaires sont traditionnellement pratiquées, les Parties sâengagent à autoriser, à encourager et/ou à prévoir, si le nombre des locuteurs dâune langue régionale ou minoritaire le justifie, des activités ou équipements culturels appropriés, conformément au paragraphe précédent. 3. Les Parties sâengagent, dans leur politique culturelle à lâétranger, à donner une place appropriée aux langues régionales ou minoritaires et à la culture dont elles sont lâexpression. Article 13 Vie économique et sociale 1. En ce qui concerne les activités économiques et sociales, les Parties sâengagent, pour lâensemble du pays: a à exclure de leur législation toute disposition interdisant ou limitant sans raisons justifiables le recours à des langues régionales ou minoritaires dans les documents relatifs à la vie économique ou sociale, et notamment dans les contrats de travail et dans les documents techniques tels que les modes dâemploi de produits ou dâéquipements; b à interdire lâinsertion, dans les règlements internes des entreprises et les actes privés, de clauses excluant ou limitant lâusage des langues régionales ou minoritaires, tout au moins entre les locuteurs de la même langue; c à sâopposer aux pratiques tendant à décourager lâusage des langues régionales ou minoritaires dans le cadre des activités économiques ou sociales; d à faciliter et/ou à encourager par dâautres moyens que ceux visés aux alinéas ci-dessus lâusage des langues régionales ou minoritaires. 2. En matière dâactivités économiques et sociales, les Parties sâengagent, dans la mesure où les autorités publiques ont une compétence, dans le territoire sur lequel les langues régionales ou minoritaires sont pratiquées, et dans la mesure où cela est raisonnablement possible: a à définir, par leurs réglementations financières et bancaires, des modalités permettant, dans des conditions compatibles avec les usages commerciaux, lâemploi des langues régionales ou minoritaires dans la rédaction dâordres de paiement (chèques, traites, etc.) ou dâautres documents financiers, ou, le cas échéant, à veiller à la mise en oeuvre dâun tel processus; b dans les secteurs économiques et sociaux relevant directement de leur contrôle (secteur public), à réaliser des actions encourageant lâemploi des langues régionales ou minoritaires; c à veiller à ce que les équipements sociaux tels que les hôpitaux, les maisons de retraite, les foyers offrent la possibilité de recevoir et de soigner dans leur langue les locuteurs dâune langue régionale ou minoritaire nécessitant des soins pour des raisons de santé, dââge ou pour dâautres raisons; d à veiller, selon des modalités appropriées, à ce que les consignes de sécurité soient également rédigées dans les langues régionales ou minoritaires; e à rendre accessibles dans les langues régionales ou minoritaires les informations fournies par les autorités compétentes concernant les droits des consommateurs. Article 14 Echanges transfrontaliers Les Parties sâengagent: a à appliquer les accords bilatéraux et multilatéraux existants qui les lient aux Etats où la même langue est pratiquée de façon identique ou proche, ou à sâefforcer dâen conclure, si nécessaire, de façon à favoriser les contacts entre les locuteurs de la même langue dans les Etats concernés, dans les domaines de la culture, de lâenseignement, de lâinformation, de la formation professionnelle et de lâéducation permanente; b dans lâintérêt des langues régionales ou minoritaires, à faciliter et/ou à promouvoir la coopération à travers les frontières, notamment entre collectivités régionales ou locales sur le territoire desquelles la même langue est pratiquée de façon identique ou proche. PARTIE IV Application de la Charte Article 15 Rapports périodiques 1. Les Parties présenteront périodiquement au Secrétaire Général du Conseil de lâEurope, sous une forme à déterminer par le Comité des Ministres, un rapport sur la politique suivie, conformément à la partie II de la présente Charte, et sur les mesures prises en application des dispositions de la partie III quâelles ont acceptées. Le premier rapport doit être présenté dans lâannée qui suit lâentrée en vigueur de la Charte à lâégard de la Partie en question, les autres rapports à des intervalles de trois ans après le premier rapport. 2. Les Parties rendront leurs rapports publics. Article 16 Examen des rapports 1. Les rapports présentés au Secrétaire Général du Conseil de lâEurope en application de lâarticle 15 seront examinés par un comité dâexperts constitué conformément à lâarticle 17. 2. Des organismes ou associations légalement établis dans une Partie pourront attirer lâattention du comité dâexperts sur des questions relatives aux engagements pris par cette Partie en vertu de la partie III de la présente Charte. Après avoir consulté la Partie intéressée, le comité dâexperts pourra tenir compte de ces informations dans la préparation du rapport visé au paragraphe 3 du présent article. Ces organismes ou associations pourront en outre soumettre des déclarations quant à la politique suivie par une Partie, conformément à la partie II. 3. Sur la base des rapports visés au paragraphe 1 et des informations visées au paragraphe 2, le comité dâexperts préparera un rapport à lâattention du Comité des Ministres. Ce rapport sera accompagné des observations que les Parties seront invitées à formuler et pourra être rendu public par le Comité des Ministres. 4. Le rapport visé au paragraphe 3 contiendra en particulier les propositions du comité dâexperts au Comité des Ministres en vue de la préparation, le cas échéant, de toute recommandation de ce dernier à une ou plusieurs Parties. 5. Le Secrétaire Général du Conseil de lâEurope fera un rapport biennal détaillé à lâAssemblée parlementaire sur lâapplication de la Charte. Article 17 Comité dâexperts 1. Le comité dâexperts sera composé dâun membre pour chaque Partie, désigné par le Comité des Ministres sur une liste de personnes de la plus haute intégrité, dâune compétence reconnue dans les matières traitées par la Charte, qui seront proposées par la Partie concernée. 2. Les membres du comité seront nommés pour une période de six ans et leur mandat sera renouvelable. Si un membre ne peut remplir son mandat, il sera remplacé conformément à la procédure prévue au paragraphe 1, et le membre nommé en remplacement achèvera le terme du mandat de son prédécesseur. 3. Le comité dâexperts adoptera son règlement intérieur. Son secrétariat sera assuré par le Secrétaire Général du Conseil de lâEurope. PARTIE V Dispositions finales Article 18 La présente Charte est ouverte à la signature des Etats membres du Conseil de lâEurope. Elle sera soumise à ratification, acceptation ou approbation. Les instruments de ratification, dâacceptation ou dâapprobation seront déposés près le Secrétaire Général du Conseil de lâEurope. Article 19 1. La présente Charte entrera en vigueur le premier jour du mois qui suit lâexpiration dâune période de trois mois après la date à laquelle cinq Etats membres du Conseil de lâEurope auront exprimé leur consentement à être liés par la Charte, conformément aux dispositions de lâarticle 18. 2. Pour tout Etat membre qui exprimera ultérieurement son consentement à être lié par la Charte, celle-ci entrera en vigueur le premier jour du mois qui suit lâexpiration dâune période de trois mois après la date du dépôt de lâinstrument de ratification, dâacceptation ou dâapprobation. Article 20 1. Après lâentrée en vigueur de la présente Charte, le Comité des Ministres du Conseil de lâEurope pourra inviter tout Etat non membre du Conseil de lâEurope à adhérer à la Charte. 2. Pour tout Etat adhérent, la Charte entrera en vigueur le premier jour du mois qui suit lâexpiration dâune période de trois mois après la date de dépôt de lâinstrument dâadhésion près le Secrétaire Général du Conseil de lâEurope. Article 21 1. Tout Etat peut, au moment de la signature ou au moment du dépôt de son instrument de ratification, dâacceptation, dâapprobation ou dâadhésion, formuler une ou plusieurs réserve(s) aux paragraphes 2 à 5 de lâarticle 7 de la présente Charte. Aucune autre réserve nâest admise. 2. Tout Etat contractant qui a formulé une réserve en vertu du paragraphe précédent peut la retirer en tout ou en partie en adressant une notification au Secrétaire Général du Conseil de lâEurope. Le retrait prendra effet à la date de réception de la notification par le Secrétaire Général. Article 22 1. Toute Partie peut, à tout moment, dénoncer la présente Charte en adressant une notification au Secrétaire Général du Conseil de lâEurope. 2. La dénonciation prendra effet le premier jour du mois qui suit lâexpiration dâune période de six mois après la date de réception de la notification par le Secrétaire Général. Article 23 Le Secrétaire Général du Conseil de lâEurope notifiera aux Etats membres du Conseil et à tout Etat ayant adhéré à la présente Charte: a toute signature; b le dépôt de tout instrument de ratification, dâacceptation, dâapprobation ou dâadhésion; c toute date dâentrée en vigueur de la présente Charte, conformément à ses articles 19 et 20; d toute notification reçue en application des dispositions de lâarticle 3, paragraphe 2; e tout autre acte, notification ou communication ayant trait à la présente Charte. EN FOI DE QUOI, les soussignés, dûment autorisés à cet effet, ont signé la présente Charte. FAIT à Strasbourg, le 5 novembre 1992, en français et en anglais, les deux textes faisant également foi, en un seul exemplaire qui sera déposé dans les archives du Conseil de lâEurope. Le Secrétaire Général du Conseil de lâEurope en communiquera copie certifiée conforme à chacun des Etats membres du Conseil de lâEurope et à tout Etat invité à adhérer à la présente Charte.
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Loi du 8 avril 2005 portant approbation de la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires, faite à Strasbourg, le 5 novembre 1992.
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