Loi du 8 avril 2005 portant approbation\n – de l'Amendement à la Convention sur l'interdiction ou la limitation de l'emploi de certaines armes classiques qui peuvent être considérées comme produisant des effets traumatiques excessifs ou comme frappant sans discrimination, adopté à Genève, le 21 décembre 2001;\n – du Protocole relatif aux restes explosifs de guerre à la Convention sur l'interdiction ou la limitation de l'emploi de certaines armes classiques qui peuvent être considérées comme produisant des effets traumatiques excessifs ou comme frappant sans discrimination (Protocole V), fait à Genève, le 28 novembre 2003.
This law approves the 2001 amendment to the Convention and Protocol V on explosive remnants of war.
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Provisions of Loi du 8 avril 2005 portant approbation\n – de l'Amendement à la Convention sur l'interdiction ou la limitation de l'emploi de certaines armes classiques qui peuvent être considérées comme produisant des effets traumatiques excessifs ou comme frappant sans discrimination, adopté à Genève, le 21 décembre 2001;\n – du Protocole relatif aux restes explosifs de guerre à la Convention sur l'interdiction ou la limitation de l'emploi de certaines armes classiques qui peuvent être considérées comme produisant des effets traumatiques excessifs ou comme frappant sans discrimination (Protocole V), fait à Genève, le 28 novembre 2003.
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Loi du 8 avril 2005 portant approbation\n – de l'Amendement à la Convention sur l'interdiction ou la limitation de l'emploi de certaines armes classiques qui peuvent être considérées comme produisant des effets traumatiques excessifs ou comme frappant sans discrimination, adopté à Genève, le 21 décembre 2001;\n – du Protocole relatif aux restes explosifs de guerre à la Convention sur l'interdiction ou la limitation de l'emploi de certaines armes classiques qui peuvent être considérées comme produisant des effets traumatiques excessifs ou comme frappant sans discrimination (Protocole V), fait à Genève, le 28 novembre 2003.
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Le contenu de la version HTML du Journal officiel luxembourgeois est identique à la version PDF. Loi du 8 avril 2005 portant approbation â de lâAmendement à la Convention sur lâinterdiction ou la limitation de lâemploi de certaines armes classiques qui peuvent être considérées comme produisant des effets traumatiques excessifs ou comme frappant sans discrimination, adopté à Genève, le 21 décembre 2001; â du Protocole relatif aux restes explosifs de guerre à la Convention sur lâinterdiction ou la limitation de lâemploi de certaines armes classiques qui peuvent être considérées comme produisant des effets traumatiques excessifs ou comme frappant sans discrimination (Protocole V), fait à Genève, le 28 novembre 2003. Nous Henri, Grand-Duc de Luxembourg, Duc de Nassau, Notre Conseil d'Etat entendu; De l'assentiment de la Chambre des Députés; Vu la décision de la Chambre des Députés du 2 mars 2005 et celle du Conseil dâEtat du 22 mars 2005 portant quâil nây a pas lieu à second vote; Avons ordonné et ordonnons: â Article unique. Sont approuvés â lâAmendement à la Convention sur lâinterdiction ou la limitation de lâemploi de certaines armes classiques qui peuvent être considérées comme produisant des effets traumatiques excessifs ou comme frappant sans discrimination , adopté à Genève, le 21 décembre 2001; â le Protocole relatif aux restes explosifs de guerre à la Convention sur lâinterdiction ou la limitation de lâemploi de certaines armes classiques qui peuvent être considérées comme produisant des effets traumatiques excessifs ou comme frappant sans discrimination (Protocole V), fait à Genève, le 28 novembre 2003. Mandons et ordonnons que la présente loi soit insérée au Mémorial pour être exécutée et observée par tous ceux que la chose concerne. Le Ministre des Affaires Etrangères et de lâImmigration, Jean Asselborn Palais de Luxembourg, le 8 avril 2005. Henri Doc. parl. 5397 ; sess. ord. 2004-2005 â MODIFICATION DE LâARTICLE PREMIER DE LA CONVENTION sur lâinterdiction ou la limitation de lâemploi de certaines armes classiques qui peuvent être considérées comme produisant des effets traumatiques excessifs ou comme frappant sans discrimination A leur deuxième Conférence dâexamen, tenue du 11 au 21 décembre 2001, les Etats parties à la Convention ont décidé de modifier comme suit lâarticle premier de la Convention, afin dâen étendre le champ dâapplication aux conflits armés ne revêtant pas un caractère international. Cette décision figure dans la Déclaration finale de la deuxième Conférence dâexamen, telle que reproduite dans le document CCW/CONF.II/2. « Décident de modifier lâarticle premier de la Convention, qui doit désormais se lire comme suit: â 1. La présente Convention et les Protocoles y annexés sâappliquent dans les situations prévues par lâarticle 2 commun aux Conventions de Genève du 12 août 1949 relatives à la protection des victimes de guerre, y compris toute situation décrite au paragraphe 4 de lâarticle premier du Protocole additionnel I aux Conventions. 2. La présente Convention et les Protocoles y annexés sâappliquent, outre les situations visées au paragraphe 1 du présent article, aux situations visées à lâarticle 3 commun aux Conventions de Genève du 12 août 1949. La présente Convention et les Protocoles y annexés ne sâappliquent pas aux situations de tensions et de troubles intérieurs, telles quâémeutes, actes de violence isolés et sporadiques et autres actes de caractère similaire, qui ne sont pas des conflits armés. 3. Dans le cas de conflits armés qui ne revêtent pas un caractère international et se produisent sur le territoire de lâune des Hautes Parties contractantes, chaque partie au conflit est tenue dâappliquer les interdictions et restrictions prévues par la présente Convention et les Protocoles y annexés. 4. Aucune disposition de la présente Convention ou des Protocoles y annexés nâest invoquée pour porter atteinte à la souveraineté dâun Etat ou à la responsabilité quâa le gouvernement, par tous les moyens légitimes, de maintenir ou de rétablir lâordre public dans lâEtat ou de défendre lâunité nationale et lâintégrité territoriale de lâEtat. 5. Aucune disposition de la présente Convention ou des Protocoles y annexés nâest invoquée pour justifier une intervention, directe ou indirecte, pour quelque raison que ce soit, dans le conflit armé ou dans les affaires intérieures ou extérieures de la Haute Partie contractante sur le territoire de laquelle ce conflit se produit. 6. Lâapplication des dispositions de la présente Convention et des Protocoles y annexés à des parties à un conflit qui ne sont pas de Hautes Parties contractantes ayant accepté la présente Convention et les Protocoles y annexés ne modifie ni explicitement ni implicitement leur statut juridique ni celui dâun territoire contesté. 7. Les dispositions des paragraphes 2 à 6 du présent article ne préjugent pas du champ dâapplication de tous autres protocoles adoptés après le 1 er janvier 2002, pour lesquels il pourra être décidé de reprendre les dispositions desdits paragraphes, de les exclure ou de les modifier.» â â â â â â PROTOCOLE RELATIF AUX RESTES EXPLOSIFS DE GUERRE Les Hautes Parties contractantes, Reconnaissant les graves problèmes humanitaires posés après les conflits par les restes explosifs de guerre, Conscientes de la nécessité de conclure un protocole portant sur des mesures correctives générales à prendre après des conflits afin de réduire autant que faire se peut les risques inhérents aux restes explosifs de guerre et les effets de tels restes, Disposées à prendre des mesures préventives générales, en appliquant à leur gré des pratiques optimales spécifiées dans une annexe technique, en vue dâaméliorer la fiabilité des munitions et, par là -même, de réduire lâapparition de restes explosifs de guerre, Sont convenues de ce qui suit: Article 1 er Dispositions générales et champ dâapplication 1. Conformément à la Charte des Nations Unies et aux règles du droit international relatif aux conflits armés qui sâappliquent à elles, les Hautes Parties contractantes conviennent de se conformer aux obligations énoncées dans le présent Protocole, tant individuellement quâen coopération avec dâautres Hautes Parties contractantes, en vue de réduire autant que faire se peut les risques inhérents aux restes explosifs de guerre et les effets de tels restes dans les situations postérieures aux conflits. 2. Le présent Protocole sâapplique aux restes explosifs de guerre qui se trouvent sur le sol des Hautes Parties contractantes, y compris dans leurs eaux intérieures. 3. Le présent Protocole sâapplique aux situations résultant des conflits qui sont visés dans les paragraphes 1 à 6 de lâarticle premier de la Convention, tel quâil a été modifié le 21 décembre 2001. 4. Les articles 3, 4, 5 et 8 du présent Protocole sâappliquent aux restes explosifs de guerre autres que les restes existants, tels que définis au paragraphe 5 de lâarticle 2 du Protocole. Article 2 Définitions Aux fins du présent Protocole, on entend: 1. Par munition explosive , une munition classique contenant un explosif, à lâexception des mines, pièges et autres dispositifs définis dans le Protocole II annexé à la Convention, tel quâil a été modifié le 3 mai 1996. 2. Par munition non explosée , une munition explosive qui a été amorcée, munie dâun détonateur, armée ou préparée de quelque autre manière pour être employée dans un conflit armé, et qui a été employée dans un conflit armé; elle a pu être tirée, larguée, lancée ou projetée et aurait dû exploser mais ne lâa pas fait. 3. Par munition explosive abandonnée , une munition explosive qui nâa pas été employée dans un conflit armé, qui a été laissée ou mise en décharge par une partie à un conflit armé et qui ne se trouve plus sous le contrôle de la partie qui lâa laissée ou mise en décharge. Une munition explosive abandonnée a pu être amorcée, munie dâun détonateur, armée ou préparée de quelque autre manière pour être employée. 4. Par restes explosifs de guerre , les munitions non explosées et les munitions explosives abandonnées. 5. Par restes explosifs de guerre existants , les munitions non explosées et les munitions explosives abandonnées qui préexistent à lâentrée en vigueur du présent Protocole à lâégard de la Haute Partie contractante sur le territoire de laquelle elles se trouvent. Article 3 Enlèvement, retrait ou destruction des restes explosifs de guerre 1. Chaque Haute Partie contractante, de même que chaque partie à un conflit armé, assume les responsabilités énoncées dans le présent article en ce qui concerne tous les restes explosifs de guerre se trouvant sur un territoire quâelle contrôle. Lorsquâune partie ne contrôle plus le territoire sur lequel elle a employé des munitions explosives devenues des restes explosifs de guerre, elle fournit, après la cessation des hostilités et si faire se peut, par la voie bilatérale ou par le truchement de tiers dont conviennent les parties et qui peuvent être, entre autres, des organismes des Nations Unies ou dâautres organisations compétentes, une assistance technique, financière, matérielle ou en personnel, notamment, afin de faciliter le marquage et lâenlèvement, le retrait ou la destruction de ces restes explosifs. 2. Après la cessation des hostilités actives et dès que possible, chaque Haute Partie contractante, de même que chaque partie à un conflit armé, marque et enlève, retire ou détruit les restes explosifs de guerre dans les territoires touchés quâelle contrôle. Les opérations dâenlèvement, de retrait ou de destruction sont menées à titre prioritaire dans les zones touchées par des restes explosifs de guerre dont on estime, conformément au paragraphe 3 du présent article, quâils présentent des risques humanitaires graves. 3. Après la cessation des hostilités actives et dès que possible, chaque Haute Partie contractante et, de même que chaque partie à un conflit armé, prend les mesures suivantes afin de réduire les risques inhérents aux restes explosifs de guerre dans les zones touchées quâelle contrôle: a) Elle étudie et évalue les dangers présentés par les restes explosifs de guerre; b) elle évalue et hiérarchise les besoins en matière de marquage et dâenlèvement, de retrait ou de destruction de ces restes ainsi que les possibilités concrètes de réaliser ces opérations; c) elle marque et enlève, retire ou détruit ces restes; d) elle prend des dispositions pour mobiliser les ressources nécessaires à lâexécution de ces opérations. 4. Lorsquâelles mènent les activités visées ci-dessus, les Hautes Parties contractantes et les parties à un conflit armé tiennent compte des normes internationales, notamment les normes internationales de lâaction antimines ( International Mine Action Standards ). 5. Les Hautes Parties contractantes coopèrent, sâil y a lieu, tant entre elles quâavec dâautres Etats, des organisations régionales et internationales compétentes et des organisations non gouvernementales, en vue de lâoctroi dâune assistance technique, financière, matérielle et en personnel, notamment, y compris, si les circonstances sây prêtent, lâorganisation des opérations conjointes nécessaires pour appliquer les dispositions du présent article. Article 4 Enregistrement, conservation et communication des renseignements 1. Dans toute la mesure possible et autant que faire se peut, les Hautes Parties contractantes et les parties à un conflit armé enregistrent et conservent des renseignements concernant les munitions explosives employées et les munitions explosives abandonnées, afin de faciliter le marquage et lâenlèvement, le retrait ou la destruction rapides des restes explosifs de guerre, la sensibilisation aux risques et la communication des renseignements utiles à la partie qui contrôle le territoire et aux populations civiles de ce territoire. 2. Sans retard après la cessation des hostilités actives et autant que faire se peut, sous réserve de leurs intérêts légitimes en matière de sécurité, les Hautes Parties contractantes et les parties à un conflit armé qui ont employé ou abandonné des munitions explosives dont il est possible quâelles soient devenues des restes explosifs de guerre fournissent ces renseignements à la partie ou aux parties qui contrôlent la zone touchée, par la voie bilatérale ou par le truchement de tiers dont conviennent les parties et qui peuvent être, entre autres, des organismes des Nations Unies, ou, sur demande, à dâautres organisations compétentes dont la partie fournissant les renseignements a acquis la certitude quâelles mènent ou vont mener une action de sensibilisation aux risques inhérents aux restes explosifs de guerre et des opérations de marquage et dâenlèvement, de retrait ou de destruction de tels restes dans la zone touchée. 3. Lorsquâelles enregistrent, conservent et communiquent de tels renseignements, les Hautes Parties contractantes tiennent compte de la première partie de lâAnnexe technique. Article 5 Autres précautions relatives à la protection de la population civile, des civils isolés et des biens de caractère civil contre les risques inhérents aux restes explosifs de guerre et les effets de tels restes 1. Les Hautes Parties contractantes et les parties à un conflit armé prennent toutes les précautions possibles sur le territoire touché quâelles contrôlent pour protéger la population civile, les civils isolés et les biens de caractère civil contre les risques inhérents aux restes explosifs de guerre et les effets de ces restes. Par précautions possibles, on entend les précautions qui sont praticables ou quâil est pratiquement possible de prendre eu égard à toutes les conditions du moment, notamment aux considérations dâordre humanitaire et dâordre militaire. Ces précautions peuvent consister en des avertissements, des actions de sensibilisation des populations civiles aux risques inhérents aux restes explosifs de guerre, le marquage, lâinstallation de clôtures et la surveillance du territoire où se trouvent de tels restes, conformément à la deuxième partie de lâAnnexe technique. Article 6 Dispositions relatives à la protection des organisations et missions humanitaires contre les effets des restes explosifs de guerre 1. Toute Haute Partie contractante, de même que toute partie à un conflit armé: a) Autant que faire se peut, protège contre les effets des restes explosifs de guerre les organisations et missions humanitaires qui opèrent ou vont opérer, avec son consentement, dans la zone quâelle contrôle; b) si elle en est priée par une telle organisation ou mission humanitaire, fournit autant que faire se peut des renseignements sur lâemplacement de tous les restes explosifs de guerre dont elle a connaissance sur le territoire où cette organisation ou mission opère ou va opérer. 2. Les dispositions du présent article sâappliquent sans préjudice du droit international humanitaire en vigueur ou dâautres instruments internationaux applicables ou encore de décisions du Conseil de sécurité de lâOrganisation des Nations Unies visant à assurer une plus haute protection au personnel. Article 7 Assistance en ce qui concerne les restes explosifs de guerre existants 1. Chaque Haute Partie contractante a le droit, sâil y a lieu, de solliciter auprès dâautres Hautes Parties contractantes, dâEtats qui ne sont pas parties au présent Protocole, ainsi que dâinstitutions et organisations internationales compétentes, et de recevoir de ces parties, Etats ou institutions et organisations une assistance pour le règlement des problèmes posés par les restes explosifs de guerre existants. 2. Chaque Haute Partie contractante qui est en mesure de le faire fournit une assistance pour régler les problèmes posés par les restes explosifs de guerre existants, selon les besoins et les possibilités. A cet égard, les Hautes Parties contractantes prennent également en considération les objectifs humanitaires du présent Protocole, de même que les normes internationales, notamment les normes internationales de lâaction antimines ( International Mine Action Standards ). Article 8 Coopération et assistance 1. Chaque Haute Partie contractante qui est en mesure de le faire fournit une assistance pour le marquage et lâenlèvement, le retrait ou la destruction des restes explosifs de guerre, ainsi que pour la sensibilisation des populations civiles aux risques inhérents à ces restes et les activités connexes, notamment par le truchement dâorganismes des Nations Unies, dâautres institutions ou organisations internationales, régionales ou nationales compétentes, du Comité international de la Croix-Rouge, des sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge et de leur fédération internationale ou dâorganisations non gouvernementales, ou encore par la voie bilatérale. 2. Chaque Haute Partie contractante qui est en mesure de le faire fournit une assistance pour les soins à donner aux victimes des restes explosifs de guerre et leur réadaptation, ainsi que pour leur réinsertion sociale et économique. Une telle assistance peut être fournie, entre autres, par le truchement dâorganismes des Nations Unies, dâinstitutions ou organisations internationales, régionales ou nationales compétentes, du Comité international de la Croix-Rouge, des sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge et de leur fédération internationale, ou dâorganisations non gouvernementales, ou encore par la voie bilatérale. 3. Chaque Haute Partie contractante qui est en mesure de le faire verse des contributions aux fonds dâaffectation spéciale créés au sein du système des Nations Unies, ainsi quâà dâautres fonds dâaffectation spéciale pertinents, afin de faciliter la fourniture dâune assistance conformément au présent Protocole. 4. Chaque Haute Partie contractante a le droit de participer à un échange aussi large que possible des équipements, matières et renseignements scientifiques et techniques, sauf en ce quâils concernent les armes, qui sont nécessaires à lâapplication du présent Protocole. Les Hautes Parties contractantes sâengagent à faciliter de tels échanges conformément à leur législation nationale et nâimposent pas de restrictions indues à la fourniture, à des fins humanitaires, dâéquipements dâenlèvement et des renseignements techniques correspondants. 5. Chaque Haute Partie contractante sâengage à fournir aux bases de données sur lâaction antimines établies dans le cadre des organismes des Nations Unies des informations concernant en particulier les différents moyens et techniques dâenlèvement des restes explosifs de guerre ainsi que des listes dâexperts, dâorganismes spécialisés ou de centres nationaux qui puissent être contactés, et, à son gré, des renseignements techniques sur les munitions explosives des types visés. 6. Les Hautes Parties contractantes peuvent adresser des demandes dâassistance, appuyées par des renseignements pertinents, à lâOrganisation des Nations Unies, à dâautres organismes appropriés ou à dâautres Etats. Ces demandes peuvent être présentées au Secrétaire général de lâOrganisation des Nations Unies, qui les transmet à toutes les Hautes Parties contractantes et aux organisations internationales et non gouvernementales compétentes. 7. Dans le cas des demandes qui sont adressées à lâOrganisation des Nations Unies, le Secrétaire général de lâOrganisation peut, dans les limites des ressources dont il dispose, faire le nécessaire pour évaluer la situation et, en coopération avec la Haute Partie contractante requérante et dâautres Hautes Parties contractantes dont les responsabilités sont énoncées à lâarticle 3 ci-dessus, recommander lâassistance quâil convient de fournir. Le Secrétaire général peut aussi faire rapport aux Hautes Parties contractantes sur toute évaluation ainsi effectuée de même que sur le type et lâampleur de lâassistance requise, y compris dâéventuelles contributions des fonds dâaffectation spéciale créés au sein du système des Nations Unies. Article 9 Mesures préventives générales 1. Chaque Haute Partie contractante est encouragée à prendre, eu égard à ses circonstances et capacités, des mesures préventives générales visant à réduire autant que faire se peut lâapparition de restes explosifs de guerre et notamment, mais non exclusivement, celles qui sont mentionnées dans la troisième partie de lâannexe technique. 2. Chaque Haute Partie contractante peut participer, à son gré, à lâéchange de renseignements concernant les efforts faits pour promouvoir et établir les pratiques optimales touchant les mesures visées au paragraphe 1 du présent article. Article 10 Consultations des Hautes Parties contractantes 1. Les Hautes Parties contractantes sâengagent à se consulter et à coopérer entre elles pour ce qui est de toutes questions concernant le fonctionnement du présent Protocole. A cette fin, une conférence des Hautes Parties contractantes est tenue si une majorité dâau moins dix-huit Hautes Parties contractantes en sont convenues. 2. Entre autres, les conférences des Hautes Parties contractantes: a) examinent lâétat et le fonctionnement du présent Protocole; b) examinent des questions concernant lâapplication nationale du présent Protocole y compris la présentation ou la mise à jour de rapports nationaux annuels; c) préparent les conférences dâexamen. 3. Les coûts de chaque conférence sont couverts par les Hautes Parties contractantes et les Etats qui participent aux travaux de la conférence sans être parties au Protocole selon le barème des quotes-parts de lâOrganisation des Nations Unies, dûment ajusté. Article 11 Respect des dispositions 1. Chaque Haute Partie contractante requiert de ses forces armées ainsi que des autorités et services compétents quâils établissent les instructions et modes opératoires voulus et veillent à ce que leurs membres et leur personnel reçoivent une formation conforme aux dispositions pertinentes du présent Protocole. 2. Les Hautes Parties contractantes sâengagent à se consulter et à coopérer entre elles à lâéchelon bilatéral, par lâintermédiaire du Secrétaire général de lâOrganisation des Nations Unies, ou suivant dâautres procédures internationales appropriées, en vue de régler tous problèmes qui se poseraient concernant lâinterprétation et lâapplication des dispositions du présent Protocole. â ANNEXE TECHNIQUE Des pratiques optimales sont suggérées dans la présente Annexe technique pour atteindre les objectifs énoncés aux articles 4, 5 et 9 du Protocole. Les Hautes Parties contractantes appliqueront cette annexe à leur gré. 1. Enregistrement, archivage et communication des renseignements sur les munitions non explosées et les munitions explosives abandonnées a) Enregistrement des renseignements: En ce qui concerne les munitions explosives dont il est possible quâelles soient devenues des restes explosifs de guerre, lâEtat devrait sâefforcer dâenregistrer aussi précisément que possible les données suivantes: i) Emplacement des zones prises pour cible de munitions explosives; ii) nombre approximatif de munitions explosives employées dans les zones visées sous i); iii) type et nature des munitions explosives employées dans les zones visées sous i); iv) emplacement général des munitions non explosées dont la présence est connue ou probable. Lorsquâun Etat est obligé dâabandonner des munitions explosives au cours dâopérations, il devrait sâefforcer de les laisser dans des conditions de sécurité et dâenregistrer comme suit des renseignements les concernant: v) emplacement des munitions explosives abandonnées; vi) nombre approximatif de munitions explosives abandonnées sur chaque site spécifique; vii) types de munitions explosives abandonnées sur chaque site spécifique. b) Archivage des renseignements: Lorsque lâEtat a enregistré des renseignements conformément au paragraphe a), il devrait les archiver de manière à pouvoir les rechercher et les communiquer ultérieurement conformément au paragraphe c). c) Communication des renseignements: Les renseignements enregistrés et archivés par un Etat conformément aux paragraphes a) et b) devraient, compte étant tenu des intérêts en matière de sécurité et autres obligations de cet Etat, être communiqués conformément aux dispositions ci-après: i) Contenu: Les renseignements communiqués sur les munitions non explosées devraient porter sur les points ci-après: 1) Emplacement général des munitions non explosées dont la présence est connue ou probable; 2) types et nombre approximatif de munitions explosives employées dans les zones prises pour cible; 3) méthode dâidentification des munitions explosives, y compris par la couleur, les dimensions et la forme et dâautres marques pertinentes; 4) méthode dâenlèvement sans danger des munitions explosives. Les renseignements communiqués sur les munitions explosives abandonnées devraient porter sur les points ci-après: 5) Emplacement des munitions explosives abandonnées; 6) nombre approximatif de munitions explosives abandonnées sur chaque site spécifique; 7) types de munitions explosives abandonnées sur chaque site spécifique; 8) méthode dâidentification des munitions explosives abandonnées, y compris par la couleur, les dimensions et la forme; 9) informations sur le type et les méthodes dâemballage des munitions explosives abandonnées; 10) état de préparation; 11) emplacement et nature de tous pièges dont la présence est connue dans la zone où se trouvent des munitions explosives abandonnées. ii) Destinataire: Les renseignements devraient être communiqués à la partie ou aux parties qui contrôlent le territoire touché et aux personnes ou institutions dont lâEtat qui fournit les renseignements a acquis la certitude quâelles participent ou participeront à lâenlèvement des munitions non explosées ou des munitions explosives abandonnées dans la zone touchée et à la sensibilisation de la population civile aux risques inhérents à ces munitions. iii) Mécanisme: LâEtat devrait, lorsque cela est possible, tirer parti des mécanismes établis à lâéchelle internationale ou locale pour la communication des renseignements, en particulier le Service de lâaction antimines de lâONU, le Système de gestion de lâinformation pour lâaction antimines et dâautres organismes spécialisés, selon quâil le jugera bon. iv) Délais: Il faudrait communiquer les renseignements dès que possible en tenant compte dâéléments tels que les opérations militaires ou humanitaires qui se dérouleraient dans les zones touchées, la disponibilité et la fiabilité des renseignements et les questions pertinentes en matière de sécurité. 2. Avertissements, sensibilisation aux risques, marquage, installation de clôtures et surveillance Mots ou expressions clefs a) Par «avertissements», on entend les informations fournies ponctuellement à la population civile sur les précautions à prendre, afin de réduire autant que faire se peut les risques inhérents aux restes explosifs de guerre. b) La sensibilisation de la population civile aux risques inhérents aux restes explosifs de guerre devrait se faire au moyen de programmes de sensibilisation destinés à faciliter lâéchange dâinformations entre les collectivités touchées, les pouvoirs publics et les organisations humanitaires de manière à ce que ces collectivités soient informées des dangers présentés par les restes explosifs de guerre. Les programmes de sensibilisation aux risques relèvent généralement dâactivités à long terme. Pratiques optimales en ce qui concerne les avertissements et la sensibilisation aux risques c) Dans tous les programmes concernant les avertissements et la sensibilisation aux risques, il faudrait, lorsque cela est possible, tenir compte des normes nationales et internationales existantes, notamment les normes internationales de lâaction antimines (International Mine Action Standards) . d) Les avertissements et les activités de sensibilisation aux risques devraient viser la population civile touchée, dont les civils vivant à lâintérieur ou à proximité des zones où se trouvent des restes explosifs de guerre et ceux qui traversent de telles zones. e) Les avertissements devraient être donnés dès que possible, en fonction du contexte et des informations disponibles. Un programme de sensibilisation aux risques devrait remplacer aussitôt que possible le programme relatif aux avertissements. Il faudrait toujours avertir les collectivités touchées et les sensibiliser aux risques dans les meilleurs délais. f) Les parties à un conflit devraient recourir à des tiers, tels que des organisations internationales et des organisations non gouvernementales, lorsquâelles nâont pas les ressources et les compétences requises pour assurer une sensibilisation efficace aux risques. g) Les parties à un conflit devraient, si cela est possible, fournir des ressources supplémentaires pour les avertissements et la sensibilisation aux risques. Elles pourraient par exemple fournir un appui logistique, produire des matériels pour la sensibilisation aux risques, apporter un appui financier et donner des informations cartographiques générales. Marquage et surveillance des zones où se trouvent des restes explosifs de guerre et installation de clôtures autour de ces zones h) A tout moment pendant et après un conflit, lorsquâil existe des restes explosifs de guerre, les parties à ce conflit devraient, dans les meilleurs délais et dans la mesure du possible, veiller à ce que les zones où se trouvent de tels restes soient marquées, clôturées et surveillées afin dâen empêcher efficacement lâaccès par les civils, conformément aux dispositions ci-après. i) Des signaux dâavertissement faisant appel aux méthodes de marquage reconnues par la collectivité touchée devraient être utilisés pour marquer les zones dont on soupçonne quâelles sont dangereuses. Les signaux et autres dispositifs de marquage des limites dâune zone dangereuse devraient être visibles, lisibles, durables et résistants aux effets de lâenvironnement, autant que faire se peut, et devraient clairement indiquer de quel côté des limites se trouve la zone où existent des risques dus à des restes explosifs de guerre et de quel côté on considère quâil nây a pas de danger. j) Il faudrait mettre en place une structure appropriée qui assumerait la responsabilité de la surveillance et du maintien en état des systèmes de marquage permanents et temporaires, intégrés dans les programmes nationaux et locaux de sensibilisation aux risques. â â 3. Mesures préventives générales Les Etats qui produisent ou acquièrent des munitions explosives devraient, dans la mesure du possible et selon quâil convient, veiller à ce que les mesures ci-après soient appliquées et respectées durant le cycle de vie de ces munitions. a) Gestion de la fabrication des munitions i) Les processus de production devraient être conçus pour atteindre le plus haut degré de fiabilité des munitions. ii) Les processus de production devraient faire lâobjet de mesures agréées de contrôle de la qualité. iii) Lors de la production de munitions explosives, il faudrait appliquer des normes agréées dâassurance qualité internationalement reconnues. iv) Les essais de réception devraient être réalisés en conditions réelles de tir dans toute une gamme de situations ou au moyen dâautres procédures validées. v) Des normes élevées de fiabilité devraient être spécifiées dans les contrats entre lâacheteur et le vendeur de munitions explosives. b) Gestion des munitions Afin dâassurer la meilleure fiabilité possible à long terme des munitions explosives, les Etats sont encouragés à appliquer les normes et modes opératoires correspondant aux pratiques optimales en ce qui concerne lâentreposage, le transport, le stockage sur le terrain et la manipulation conformément aux dispositions ci-après. i) Les munitions explosives devraient être entreposées dans des installations sûres ou stockées dans des conteneurs appropriés permettant de protéger les munitions explosives et leurs éléments en atmosphère contrôlée si nécessaire. ii) Tout Etat devrait transporter des munitions en provenance et à destination dâinstallations de production, dâinstallations de stockage et du terrain dans des conditions réduisant autant que possible lâendommagement de ces munitions. iii) Lorsque cela est nécessaire, lâEtat devrait stocker et transporter des munitions explosives dans des conteneurs appropriés et en atmosphère contrôlée. iv) Il faudrait réduire autant que faire se peut les risques dâexplosion des stocks en prenant des dispositions appropriées en matière de stockage. v) Les Etats devraient appliquer des procédures dâenregistrement, de suivi et dâessai des munitions explosives, qui devraient donner des informations sur la date de fabrication de chaque munition ou lot de munitions explosives et des informations sur les endroits où la munition explosive a été placée, dans quelles conditions elle a été entreposée et à quels facteurs environnementaux elle a été exposée. vi) Il faudrait, le cas échéant, périodiquement soumettre les munitions explosives stockées à des essais en conditions réelles pour sâassurer de leur bon fonctionnement. vii) Il faudrait, le cas échéant, périodiquement soumettre les sous-ensembles de munitions explosives stockées à des essais en laboratoire pour sâassurer de leur bon fonctionnement. viii) Lorsque cela est nécessaire compte tenu des renseignements obtenus grâce aux procédures dâenregistrement, de suivi et dâessai, il faudrait prendre des mesures appropriées consistant par exemple à ajuster la durée de vie escomptée dâune munition, afin de maintenir la fiabilité des munitions explosives stockées. c) Formation Il est important de former correctement lâensemble du personnel participant à la manipulation, au transport et à lâemploi de munitions explosives, afin quâelles fonctionnent avec la fiabilité voulue. Les Etats devraient donc adopter et maintenir des programmes de formation adéquats pour veiller à ce que le personnel reçoive une formation appropriée concernant les munitions quâil sera appelé à gérer. d) Transfert LâEtat qui envisage de transférer un type de munitions explosives à un autre Etat qui nâen possède pas encore devrait veiller à ce que lâEtat qui les reçoit soit en mesure de stocker, de maintenir en état et dâemployer correctement ces munitions. e) Production future LâEtat devrait examiner les moyens dâaméliorer la fiabilité des munitions explosives quâil entend produire ou dont il entend se doter, afin dâatteindre la plus haute fiabilité possible.
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