Loi du 18 décembre 2008 portant approbation de l'accord de coopération entre la Communauté européenne et ses Etats membres, d'une part, et la Confédération suisse, d'autre part, pour lutter contre la fraude et toute autre activité illégale portant atteinte à leurs intérêts financiers.
This provision records the approval of a cooperation agreement between the European Community and its Member States, on one part, and Switzerland, on the other, and includes the formal promulgation language.
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- Jurisdiction
- Luxembourg
- Instrument
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- In force
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This provision records the approval of a cooperation agreement between the European Community and its Member States, on one part, and Switzerland, on the other, and includes the formal promulgation language. This article approves a cooperation agreement signed in Luxembourg on 26 October 2004 between the European Community and its Member States and the Swiss Confederation. Deux autorités sont désignées comme autorité centrale pour transmettre et recevoir des demandes d’assistance administrative : une pour les douanes/accises et une pour la TVA. Le procureur général d’État est désigné comme autorité centrale pour recevoir et transmettre les demandes d’entraide judiciaire.
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Provisions of Loi du 18 décembre 2008 portant approbation de l'accord de coopération entre la Communauté européenne et ses Etats membres, d'une part, et la Confédération suisse, d'autre part, pour lutter contre la fraude et toute autre activité illégale portant atteinte à leurs intérêts financiers.
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AI-assisted research summary: This provision records the approval of a cooperation agreement between the European Community and its Member States, on one part, and Switzerland, on the other, and includes the formal promulgation language.
Le contenu de la version HTML du Journal officiel luxembourgeois est identique à la version PDF. Loi du 18 décembre 2008 portant approbation de lâaccord de coopération entre la Communauté européenne et ses Etats membres, dâune part, et la Confédération suisse, dâautre part, pour lutter contre la fraude et toute autre activité illégale portant atteinte à leurs intérêts financiers. Nous Henri, Grand-Duc de Luxembourg, Duc de Nassau, Notre Conseil dâEtat entendu; De lâassentiment de la Chambre des Députés; Vu la décision de la Chambre des Députés du 20 novembre 2008 et celle du Conseil dâEtat du 9 décembre 2008 portant quâil nây a pas lieu à second vote; Avons ordonné et ordonnons:
- 1 er Verify source ↗
Art. 1 er .
AI-assisted research summary: This article approves a cooperation agreement signed in Luxembourg on 26 October 2004 between the European Community and its Member States and the Swiss Confederation.
Art. 1 er . Est approuvé lâaccord de coopération signé à Luxembourg en date du 26 octobre 2004 entre la Communauté européenne et ses Etats membres, dâune part, et la Confédération suisse, dâautre part, pour lutter contre la fraude et toute autre activité illégale portant atteinte à leurs intérêts financiers. - 2 Verify source ↗
Art. 2.
AI-assisted research summary: Deux autorités sont désignées comme autorité centrale pour transmettre et recevoir des demandes d’assistance administrative : une pour les douanes/accises et une pour la TVA.
Art. 2. La division du contentieux, dâenquêtes et des recherches au sein de lâAdministration des Douanes et Accises, respectivement le directeur de lâAdministration de lâEnregistrement et des Domaines ou son délégué sont désignés comme autorité centrale pour la transmission et la réception des demandes dâassistance administrative en matière douanière et accisienne respectivement en matière de taxe sur la valeur ajoutée, en application de lâarticle 11 de lâaccord. - 3 Verify source ↗
Art. 3.
AI-assisted research summary: Le procureur général d’État est désigné comme autorité centrale pour recevoir et transmettre les demandes d’entraide judiciaire.
Art. 3. Le procureur général dâEtat est désigné comme autorité centrale pour la transmission et la réception des demandes dâentraide judiciaire, en application de lâarticle 27 de lâaccord. Mandons et ordonnons que la présente loi soit insérée au Mémorial pour être exécutée et observée par tous ceux que la chose concerne. Le Ministre des Finances, Jean-Claude Juncker Le Ministre des Affaires étrangères et de lâImmigration, Jean Asselborn Palais de Luxembourg, le 18 décembre 2008. Henri Doc. parl. 5745 ; sess. ord. 2006-2007, 2007-2008 et 2008-2009 Accord de coopération entre la Communauté européenne et ses Etats membres, dâune part, et la Confédération suisse, dâautre part, pour lutter contre la fraude et toute autre activité illégale portant atteinte à leurs intérêts financiers LA COMMUNAUTE EUROPEENNE, LE ROYAUME DE BELGIQUE, LA REPUBLIQUE TCHEQUE, LE ROYAUME DE DANEMARK, LA REPUBLIQUE FEDERALE DâALLEMAGNE, LA REPUBLIQUE DâESTONIE, LA REPUBLIQUE HELLENIQUE, LE ROYAUME DâESPAGNE, LA REPUBLIQUE FRANÃAISE, LâIRLANDE, LA REPUBLIQUE ITALIENNE, LA REPUBLIQUE DE CHYPRE, LA REPUBLIQUE DE LETTONIE, LA REPUBLIQUE DE LITUANIE, LE GRAND-DUCHE DE LUXEMBOURG, LA REPUBLIQUE DE HONGRIE, LA REPUBLIQUE DE MALTE, LE ROYAUME DES PAYS-BAS, LA REPUBLIQUE DâAUTRICHE, LA REPUBLIQUE DE POLOGNE, LA REPUBLIQUE PORTUGAISE, LA REPUBLIQUE DE SLOVENIE, LA REPUBLIQUE SLOVAQUE, LA REPUBLIQUE DE FINLANDE, LE ROYAUME DE SUEDE, LE ROYAUME-UNI DE GRANDE-BRETAGNE ET DâIRLANDE DU NORD, dâune part, et LA CONFEDERATION SUISSE, dâautre part, ci-après dénommés les parties contractantes, Considérant les relations étroites entre la Communauté européenne et ses Etats membres, dâune part, et la Confédération suisse, dâautre part, Désireuses de lutter de manière efficace contre la fraude et toute autre activité illégale portant atteinte aux intérêts financiers des parties contractantes, Tenant Compte de la nécessité de renforcer lâassistance administrative dans ces domaines, Convaincues que lâentraide judiciaire, comprenant les perquisitions et saisies, doit être accordée y compris dans tous les cas de contrebande et dâévasion en matière de fiscalité indirecte, notamment la taxe sur la valeur ajoutée, les droits de douane et les accises, RECONNAISSANT lâimportance de la lutte contre le blanchiment dâargent, SONT CONVENUS DE CONCLURE LâACCORD SUIVANT: Titre I â Dispositions générales Article 1 er Objet Lâobjet du présent accord est dâétendre lâassistance administrative et lâentraide judiciaire en matière pénale entre la Communauté européenne et ses Etats membres, dâune part, et la Confédération suisse, dâautre part, en vue de combattre les activités illégales visées à lâarticle 2. Article 2 Champ dâapplication 1. Le présent accord trouve application dans les domaines suivants: a) la prévention, la détection, lâinvestigation, la poursuite et la répression administratives et pénales de la fraude et de toute autre activité illégale portant atteinte aux intérêts financiers respectifs des parties contractantes, concernant: â les échanges de marchandises en violation de la législation douanière et agricole; â les échanges en violation de la législation fiscale en matière de taxe sur la valeur ajoutée, dâimpôts spéciaux à la consommation et de droits dâaccises; â la perception ou la rétention de fonds â y compris lâusage de ces fonds à des fins autres que celles pour lesquelles ils ont été initialement octroyés â provenant du budget des parties contractantes ou des budgets gérés par celles-ci ou pour leur compte, telles que les subventions et les restitutions; â les procédures de passation de contrats attribués par les parties contractantes; b) la saisie et le recouvrement des montants dus ou indûment perçus résultant des activités illégales mentionnées à la lettre (a). 2. La coopération au sens des titres II (assistance administrative) et III (entraide judiciaire) ne pourra être refusée au seul motif que la demande se rapporte à une infraction que la partie contractante requise qualifie dâinfraction fiscale ou que la législation de la partie contractante requise ne connaît pas le même type de prélèvements ou de dépenses ou ne contient pas le même type de réglementation ou la même qualification juridique des faits que la législation de la partie contractante requérante. 3. Le blanchiment du produit des activités couvertes par le présent accord est inclus dans le champ dâapplication à condition que les activités qui constituent le fait préalable soient punissables selon le droit des deux parties contractantes dâune peine privative de liberté ou dâune mesure de sûreté restreignant la liberté dâun maximum de plus de six mois. 4. Les impôts directs sont exclus du champ dâapplication du présent accord. Article 3 Cas dâimportance mineure 1. Lâautorité de la partie contractante requise peut refuser une demande de coopération lorsque le montant présumé des droits trop peu perçus ou éludés représente une valeur qui nâexcède pas 25.000 EUR ou que la valeur présumée des marchandises exportées ou importées sans autorisation représente une valeur qui nâexcède pas 100.000 EUR à moins que lâaffaire, en raison de ses circonstances ou de la personne du suspect, ne soit considérée comme très grave par la partie contractante requérante. 2. Lâautorité de la partie contractante requise informe sans délai lâautorité de la partie contractante requérante des motifs du refus de la demande de coopération. Article 4 Ordre public La coopération pourra être refusée si la partie contractante requise estime que lâexécution de la demande est de nature à porter atteinte à la souveraineté, à la sécurité, à lâordre public ou à dâautres intérêts essentiels de la partie contractante requise. Article 5 Transmission dâinformations et dâéléments de preuve 1. Les informations et les éléments de preuve communiqués ou obtenus en vertu du présent accord, sous quelque forme que ce soit, sont couverts par le secret officiel et bénéficient de la protection accordée aux informations analogues par la loi nationale de la partie contractante qui les a reçus et par les dispositions correspondantes applicables aux institutions communautaires. Ces informations et ces éléments de preuve ne peuvent notamment être communiqués à des personnes autres que celles qui, au sein des institutions communautaires, des Etats membres ou de la Confédération suisse, sont, par leurs fonctions, appelées à en connaître, ni être utilisés par celles-ci à des fins autres que celles tombant sous le champ dâapplication du présent accord. 2. Les informations et les éléments de preuve obtenus par la partie contractante requérante en application du présent accord peuvent être transmis à toute partie contractante si cette partie contractante mène une enquête pour laquelle la coopération ne serait pas exclue ou sâil existe des indices concrets que cette partie contractante pourrait utilement mener une telle enquête. Cette communication ne pourra avoir lieu à des fins autres que celles prévues par le présent accord. 3. La transmission des informations et des éléments de preuve obtenus en vertu du présent accord à une autre partie contractante ou à plusieurs parties contractantes ne peut pas faire lâobjet dâun recours dans la partie contractante initialement requise. 4. Toute partie contractante bénéficiaire de la communication dâinformations ou dâéléments de preuve en conformité avec le paragraphe 2 respecte les limitations dâutilisation de ceux-ci opposées par la partie contractante requise à la partie contractante requérante de la première transmission. 5. La transmission dâinformations et dâéléments de preuve obtenus en application du présent accord par une partie contractante à un Etat tiers est soumise à lâautorisation de la partie contractante qui est à lâorigine de ces informations et de ces éléments de preuve. Article 6 Confidentialité La partie contractante requérante peut demander à la partie contractante requise de veiller à ce que la requête et son contenu restent confidentiels, sauf dans la mesure où cela nâest pas compatible avec lâexécution de la requête. Si la partie contractante requise ne peut pas se conformer aux impératifs de la confidentialité, elle en informe au préalable lâautorité de la partie contractante requérante. Titre II â Assistance administrative Chapitre 1 er â Dispositions générales Article 7 Rapport avec dâautres accords Le présent titre nâaffecte ni les dispositions applicables à lâentraide judiciaire en matière pénale, ni les obligations plus étendues dans le domaine de lâassistance administrative ou les dispositions plus avantageuses dâarrangements bilatéraux ou multilatéraux de coopération entre les parties contractantes, notamment le Protocole additionnel relatif à lâassistance administrative mutuelle en matière douanière du 9 juin 1997. Article 8 Portée 1. Les parties contractantes se prêtent mutuellement assistance pour combattre les activités illégales visées par le présent accord, notamment en prévenant et en décelant les opérations et autres actes et omissions contraires à la législation pertinente, et en menant des enquêtes à leur sujet. 2. Lâassistance établie dans le présent titre sâapplique à toute autorité administrative compétente des parties contractantes agissant dans le cadre de lâexercice de pouvoirs dâenquête administrative ou de pouvoirs de poursuite pénale, y compris lorsque ces autorités exercent des pouvoirs à la demande des autorités judiciaires. Si une enquête pénale est effectuée par une autorité judiciaire ou sous sa direction, cette autorité détermine si les demandes dâassistance mutuelle ou de coopération y afférentes sont présentées sur la base des dispositions applicables à lâentraide judiciaire en matière pénale ou sur la base du présent titre. Article 9 Compétences 1. Les autorités des parties contractantes appliquent les dispositions du présent titre dans le cadre des compétences qui leur ont été conférées sur la base de leur droit interne. Aucune disposition du présent titre ne peut être interprétée comme une modification des compétences reconnues en vertu de leurs dispositions internes aux autorités des parties contractantes au sens du présent titre. Elles procèdent comme si elles agissaient pour leur propre compte ou à la demande dâune autre autorité de la même partie contractante. Elles exploitent à cet effet tous les pouvoirs légaux dont elles disposent dans le cadre de leur droit interne pour satisfaire à la demande. 2. Les demandes adressées à des autorités non compétentes sont transmises sans délai par ces dernières à lâautorité compétente. Article 10 Proportionnalité Lâautorité de la partie contractante requise peut refuser une demande de coopération lorsquâil résulte de manière évidente que: a) le nombre et la nature des demandes introduites par la partie contractante requérante au cours dâune période donnée impose des charges administratives disproportionnées à lâautorité de la partie contractante requise; b) lâautorité de la partie contractante requérante nâa pas épuisé les sources habituelles dâinformation quâelle aurait pu, selon les circonstances, utiliser pour obtenir les informations demandées sans risquer de nuire à lâobtention du résultat recherché. Article 11 Services centraux 1. Chaque partie contractante désigne le ou les services centraux compétents pour traiter les demandes dâassistance administrative au sens du présent titre. Ces services font appel à toute autorité administrative compétente pour lâexécution de lâassistance demandée. 2. Les services centraux communiquent directement entre eux. 3. Lâactivité des services centraux nâexclut pas, notamment dans les cas dâurgence, la coopération directe entre les autres autorités des parties contractantes compétentes dans les domaines dâapplication du présent accord. Les services centraux sont informés de toute action faisant appel à cette coopération directe. 4. Les parties contractantes communiquent, lors de la notification prévue à lâarticle 44, paragraphe 2, quelles sont les autorités considérées comme services centraux aux fins de cet article. Chapitre 2 â Assistance sur demande Article 12 Demandes de renseignements 1. A la demande de lâautorité de la partie contractante requérante, lâautorité de la partie contractante requise communique à celle-ci, dans les limites du champ dâapplication du présent accord, tous les renseignements à sa disposition ou à la disposition dâautres autorités de la même partie contractante de nature à lui permettre de prévenir, rechercher et réprimer les activités illégales visées par celui-ci ou nécessaires pour le recouvrement dâune créance. Lâautorité de la partie contractante requise procède à toute recherche administrative nécessaire pour obtenir ces renseignements. 2. Il y a lieu de joindre aux renseignements communiqués les rapports et autres documents, ou des copies ou extraits certifiés conformes de ces rapports et documents, sur lesquels sâappuient les renseignements communiqués, dont les autorités de la partie contractante requise disposent ou qui ont été élaborés ou obtenus en vue de répondre à la demande de renseignements. 3. Par accord entre lâautorité de la partie contractante requérante et lâautorité de la partie contractante requise, et conformément aux instructions détaillées de cette dernière, des agents habilités à cet effet par lâautorité de la partie contractante requérante peuvent avoir accès, dans les bureaux des autorités de la partie contractante requise, aux documents et aux renseignements au sens du paragraphe 1 en possession des autorités de cette partie contractante qui se réfèrent à des activités illégales précises tombant dans le champ dâapplication du présent accord. Ces agents sont autorisés à prendre des copies de ladite documentation. Article 13 Demandes de surveillance A la demande de lâautorité de la partie contractante requérante, lâautorité de la partie contractante requise exerce dans toute la mesure du possible une surveillance concernant les échanges de marchandises en violation de la réglementation visée à lâarticle 2. Cette surveillance pourra porter sur les personnes soupçonnées de manière fondée dâavoir participé ou de participer à la commission de ces activités illégales ou dâaccomplir des actes préparatoires en vue de les commettre, ainsi que sur les lieux, les moyens de transport et les marchandises en rapport avec ces activités. Article 14 Notification et remise par voie postale 1. A la demande de lâautorité de la partie contractante requérante, lâautorité de la partie contractante requise notifie au destinataire ou lui fait notifier, conformément aux dispositions internes de la partie contractante requise, tous instruments ou décisions émanant des autorités compétentes de la partie contractante requérante qui entrent dans le champ dâapplication du présent accord. 2. Les demandes de notification, qui doivent mentionner lâobjet de lâacte ou de la décision à notifier, sont accompagnées dâune traduction dans une langue officielle de la partie contractante requise ou dans une langue acceptable pour cette partie contractante. 3. Les parties contractantes pourront envoyer directement par voie postale des actes de notification et des demandes de renseignements et de documents aux opérateurs concernés par le troisième et le quatrième tiret de lâarticle 2, paragraphe 1, lettre (a), résidant sur le territoire de lâautre partie contractante. Ces personnes pourront donner suite à ces communications et fournir les documents et les informations pertinents dans la forme prévue par les règles et par les arrangements en vertu desquelles les fonds ont été octroyés. Article 15 Demandes dâenquêtes 1. Sur demande de la partie contractante requérante, la partie contractante requise procède ou fait procéder aux enquêtes utiles concernant des opérations ou des conduites qui constituent des activités illégales visées par le présent accord, ou qui font naître, auprès de lâautorité de la partie contractante requérante, le soupçon fondé que de telles activités illégales ont été commises. 2. La partie contractante requise fait recours à tout moyen dâenquête disponible dans son ordre juridique dans les conditions dans lesquelles elle pourrait avoir recours à ces moyens si elle agissait pour son propre compte ou à la demande dâune autre autorité interne, y compris par lâintervention ou avec lâautorisation si nécessaire des autorités judiciaires. Cette disposition est sans préjudice du devoir de collaboration des opérateurs économiques en vertu de lâarticle 17. Lâautorité de la partie contractante requise communique les résultats de ces enquêtes à lâautorité de la partie contractante requérante. Lâarticle 12, paragraphe 2, sâapplique mutatis mutandis. 3. Lâautorité de la partie contractante requise étend lâassistance à toutes les circonstances, les objets et les personnes présentant un lien apparent avec lâobjet de la demande dâassistance, sans quâune demande complémentaire soit nécessaire. En cas de doute, lâautorité de la partie contractante requise prend dâabord contact avec lâautorité de la partie contractante requérante. Article 16 Présence dâagents mandatés par lâautorité de la partie contractante requérante 1. Par accord entre lâautorité de la partie contractante requérante et lâautorité de la partie contractante requise, des agents désignés par lâautorité de la partie contractante requérante peuvent être présents lors des enquêtes visées à lâarticle précédent. Cette présence nâest pas soumise au consentement de la personne ou de lâopérateur économique auprès duquel lâenquête a lieu. 2. Des agents de lâautorité de la partie contractante requise assurent à tout moment la conduite des enquêtes. Les agents de lâautorité de la partie contractante requérante ne peuvent, de leur propre initiative, exercer les pouvoirs reconnus aux agents de lâautorité de la partie contractante requise. Par contre, ils ont accès aux mêmes locaux et aux mêmes documents que les agents de lâautorité de la partie contractante requise, par leur intermédiaire et pour les seuls besoins de lâenquête en cours. 3. Lâautorisation peut être assortie de conditions. 4. Les informations portées à la connaissance de lâautorité de la partie contractante requérante ne pourront être utilisées comme éléments de preuve avant que la transmission des pièces relatives à lâexécution nâait été autorisée. Article 17 Devoir de collaboration Les opérateurs économiques sont tenus de collaborer à lâexécution de la demande dâassistance administrative, en donnant accès à leurs locaux, à leurs moyens de transport et à leur documentation et en fournissant toutes les informations pertinentes. Article 18 Forme et contenu des demandes dâassistance 1. Les demandes dâassistance sont formulées par écrit. Elles sont accompagnées des documents nécessaires pour y répondre. En cas dâurgence, les demandes orales sont acceptées, mais elles doivent être confirmées par écrit dès que possible. 2. Les demandes sont accompagnées des renseignements suivants: a) lâautorité requérante; b) la mesure demandée; c) lâobjet et le motif de la demande; d) la législation, les règles et autres éléments juridiques concernés; e) des indications aussi précises et complètes que possible sur les personnes physiques ou morales qui font lâobjet des enquêtes; f) un résumé des faits pertinents et des enquêtes déjà effectuées, sauf dans les cas prévus à lâarticle 14. 3. Les demandes sont établies dans une langue officielle de la partie contractante requise ou dans une langue acceptable pour cette partie contractante. 4. Les demandes incorrectes ou incomplètes peuvent être corrigées ou complétées. Les mesures nécessaires pour faire droit à la demande sont mises en Åuvre dans lâintervalle. Article 19 Utilisation des informations 1. Les informations recueillies sont utilisées uniquement aux fins couvertes par le présent accord. Lorsquâune partie contractante demande lâutilisation de telles informations à dâautres fins, elle doit demander lâaccord écrit préalable de lâautorité qui les a fournies. Cette utilisation est alors soumise aux restrictions imposées par cette autorité. 2. Le paragraphe 1 ne fait pas obstacle à lâutilisation des informations dans le cadre dâactions judiciaires ou administratives engagées pour non-respect de la législation visée par la demande dâassistance administrative si les mêmes moyens dâassistance sont disponibles pour ces actions. Lâautorité compétente de la partie contractante qui a fourni ces informations est avisée sans délai dâune telle utilisation. 3. Les parties contractantes peuvent faire état, à titre de preuve, dans leurs procès-verbaux, rapports et témoignages ainsi quâau cours des procédures et poursuites devant les tribunaux, des renseignements recueillis et des documents consultés conformément aux dispositions du présent accord. Chapitre 3 â Assistance spontanée Article 20 Assistance spontanée 1. Les formes de coopération établies dans le chapitre précédent peuvent avoir lieu sans demande préalable dâune autre partie contractante. 2. Lâautorité de la partie contractante qui transmet les informations peut, conformément au droit interne, assortir de conditions lâutilisation de ces informations par lâautorité de la partie contractante destinataire. 3. Toutes les autorités des parties contractantes sont liées par ces conditions. Chapitre 4 â Formes particulières de coopération Article 21 Opérations communes 1. Lors de lâimportation, lâexportation et le transit de marchandises, lorsque le volume des transactions et les risques qui en résultent du point de vue des taxes et subventions en jeu sont susceptibles dâengendrer dâimportantes pertes pour le budget des parties contractantes, celles-ci peuvent sâentendre pour effectuer des opérations transfrontalières communes en vue de la prévention et de la poursuite des activités illégales tombant dans le champ dâapplication du présent accord. 2. La coordination et la planification des opérations transfrontalières relèvent de la compétence du service central ou dâun office désigné par lui. Article 22 Equipes communes dâenquête spéciale 1. Les autorités de plusieurs parties contractantes peuvent, dâun commun accord, créer une équipe commune dâenquête spéciale implantée dans une partie contractante. 2. Lâéquipe dâenquête effectue des enquêtes difficiles impliquant la mobilisation dâimportants moyens et coordonne des actions communes. 3. La participation à une telle équipe ne confère pas aux représentants des autorités des parties contractantes qui la composent le pouvoir dâintervenir sur le territoire de la partie contractante où les enquêtes sont effectuées. Article 23 Agents de liaison 1. Les autorités compétentes des parties contractantes peuvent convenir du détachement, pour une période déterminée ou indéterminée, dâagents de liaison dâune partie contractante auprès de services compétents dâune autre partie contractante en vue de sâaccorder un soutien mutuel dans lâexécution de lâassistance administrative. 2. Les agents de liaison ont une mission dâavis et dâassistance. Ils nâont pas de pouvoir autonome dâintervention sur le territoire de la partie contractante dâaccueil. Ils peuvent, avec lâaccord ou à la demande des autorités compétentes des parties contractantes: a) faciliter et accélérer lâéchange dâinformations; b) prêter assistance pour les enquêtes; c) participer au traitement des demandes dâassistance; d) conseiller et assister la partie contractante dâaccueil lors de la préparation et de lâexécution dâopérations transfrontalières; e) effectuer toute autre tâche dont les parties contractantes peuvent convenir entre elles. 3. Les autorités compétentes des parties contractantes règlent les détails dâun commun accord. 4. Les agents de liaison peuvent représenter les intérêts dâune ou de plusieurs parties contractantes. Chapitre 5 â Recouvrement Article 24 Recouvrement 1. A la demande de la partie contractante requérante, la partie contractante requise procède au recouvrement des créances tombant dans le champ dâapplication du présent accord comme sâil sâagissait de ses propres créances. 2. La demande de recouvrement dâune créance doit être accompagnée dâun exemplaire officiel ou dâune copie certifiée conforme du titre qui en permet lâexécution, émis par la partie contractante requérante et, le cas échéant, de lâoriginal ou dâune copie certifiée conforme dâautres documents nécessaires pour le recouvrement. 3. La partie contractante requise prend les mesures conservatoires pour garantir le recouvrement dâune créance. 4. Lâautorité de la partie contractante requise transfère à lâautorité de la partie contractante requérante le montant de la créance quâelle a recouvré. En accord avec la partie contractante requérante, elle peut en déduire le pourcentage correspondant aux frais administratifs quâelle a encourus. 5. Nonobstant le premier paragraphe, les créances à recouvrer ne jouissent pas nécessairement des privilèges des créances analogues nées dans la partie contractante requise. Titre III â Entraide judiciaire Article 25 Rapport avec dâautres accords 1. Les dispositions de ce titre visent à compléter la Convention européenne dâentraide judiciaire en matière pénale du 20 avril 1959 , ainsi que la Convention relative au blanchiment, au dépistage, à la saisie et à la confiscation des produits du crime du 8 novembre 1990 et doivent faciliter leur application entre les parties contractantes. 2. Les dispositions plus favorables découlant dâaccords bilatéraux ou multilatéraux entre les parties contractantes ne sont pas affectées. Article 26 Procédures dans lesquelles lâentraide est également accordée 1. Lâentraide judiciaire est également accordée: a) dans des procédures pour des faits qui sont punissables selon le droit national dâune des deux parties contractantes ou des deux parties contractantes au titre dâinfractions aux règlements poursuivies par des autorités administratives dont la décision peut donner lieu à un recours devant une juridiction compétente notamment en matière pénale; b) dans les actions civiles jointes aux actions pénales, tant que la juridiction répressive nâa pas encore définitivement statué sur lâaction pénale; c) pour des faits ou des infractions pouvant engager la responsabilité dâune personne morale de la partie contractante requérante. 2. Lâentraide est également accordée aux fins dâinvestigations et de procédures visant à la saisie et à la confiscation des instruments et des produits de ces infractions. Article 27 Transmission des demandes 1. Les demandes formulées en vertu du présent titre sont présentées par lâautorité de la partie contractante requérante soit à travers une autorité centrale compétente de la partie contractante requise, soit directement auprès de lâautorité de la partie contractante compétente pour exécuter la demande de la partie contractante requérante. Lâautorité de la partie contractante requérante et, le cas échéant, lâautorité de la partie contractante requise, envoient copie de la demande à leur autorité centrale respective pour information. 2. Toute pièce relative à la demande ou à son exécution peut être transmise par les mêmes voies. Elle est envoyée, à tout le moins en copie, directement à lâautorité de la partie contractante requérante. 3. Si lâautorité de la partie contractante qui reçoit la demande nâest pas compétente pour accorder lâentraide, elle la transmet sans délai à lâautorité compétente. 4. Les demandes défectueuses ou incomplètes sont acceptées dans la mesure où elles contiennent les éléments essentiels pour être satisfaites, sans préjudice de leur régularisation postérieure par lâautorité de la partie contractante requérante. Lâautorité de la partie contractante requise avertit de ces défauts lâautorité de la partie contractante requérante et lui accorde un délai pour la régularisation. Lâautorité de la partie contractante requise transmet sans délai à lâautorité de la partie contractante requérante toute autre indication susceptible de permettre à cette dernière de compléter sa demande ou de lâélargir à dâautres mesures. 5. Les parties contractantes communiquent, lors de la notification prévue à lâarticle 44, paragraphe 2, quelles sont la ou les autorités centrales compétentes aux fins du présent article. Article 28 Remise par voie postale 1. En règle générale les parties contractantes envoient directement par voie postale des pièces de procédure aux personnes se trouvant sur le territoire de lâautre partie contractante, dans les procédures pour les activités illégales visées au présent accord. 2. Si lâautorité de la partie contractante qui est à lâorigine des documents sait, ou a des raisons de considérer, que le destinataire ne connaît quâune autre langue, les documents, ou au moins les passages les plus importants de ceux-ci, doivent être accompagnés dâune traduction dans cette autre langue. 3. Lâautorité de la partie contractante expéditrice avertit le destinataire quâaucune mesure de contrainte ou de sanction ne pourra être exécutée directement par celle-ci sur le territoire de lâautre partie contractante. 4. Toutes les pièces de procédure sont accompagnées dâune note indiquant que le destinataire peut obtenir de lâautorité identifiée dans la note des informations sur ses droits et obligations concernant la pièce. Article 29 Mesures provisoires 1. Dans les limites de son droit interne et de ses compétences respectives et à la demande de lâautorité de la partie contractante requérante, lâautorité compétente de la partie contractante requise ordonne les mesures provisoires nécessaires en vue de maintenir une situation existante, de protéger des intérêts juridiques menacés ou de préserver des moyens de preuve, si la demande dâentraide ne semble pas manifestement irrecevable. 2. Le gel et la saisie préventifs sont ordonnés par rapport aux instruments et aux produits des infractions pour lesquelles lâentraide est demandée. Si le produit dâune infraction nâexiste plus, en partie ou en totalité, les mêmes mesures sont ordonnées par rapport à des biens qui se trouvent sur le territoire de la partie contractante requise et qui correspondent à la valeur du produit en question. Article 30 Présence des autorités de la partie contractante requérante 1. La partie contractante requise autorise, à la demande de la partie contractante requérante, les représentants des autorités de cette dernière à assister à lâexécution de la demande dâentraide judiciaire. Cette présence nâest pas soumise au consentement de la personne concernée par la mesure. Lâautorisation peut être assortie de conditions. 2. Les personnes présentes ont accès aux mêmes locaux et aux mêmes documents que les représentants de lâautorité de la partie contractante requise, par leur intermédiaire et pour les seuls besoins de lâexécution de la demande dâentraide judiciaire. Elles peuvent en particulier être autorisées à poser ou à proposer des questions et suggérer des actes dâinstruction. 3. Cette présence ne peut avoir pour conséquence que des faits soient divulgués à des personnes autres que celles autorisées en vertu des paragraphes précédents en violation du secret judiciaire ou des droits de la personne concernée. Les informations portées à la connaissance de lâautorité de la partie contractante requérante ne pourront être utilisées comme moyen de preuve avant que la décision concernant la transmission des pièces relatives à lâexécution nâait acquis force de chose jugée. Article 31 Perquisitions et saisies 1. Les parties contractantes ne subordonnent pas la recevabilité de commissions rogatoires aux fins de perquisition et de saisie à des conditions autres que celles ci-après: a) le fait qui a donné lieu à la commission rogatoire est punissable selon le droit des deux parties contractantes dâune peine privative de liberté ou dâune mesure de sûreté restreignant la liberté dâun maximum dâau moins six mois, ou punissable selon le droit dâune des deux parties contractantes dâune sanction équivalente et selon le droit de lâautre partie contractante au titre dâinfraction aux règlements poursuivie par des autorités administratives dont la décision peut donner lieu à un recours devant une juridiction compétente notamment en matière pénale; b) lâexécution de la commission rogatoire est compatible avec le droit de la partie contractante requise. 2. Les commissions rogatoires aux fins de perquisition et de saisie pour des faits de blanchiment tombant dans le champ dâapplication du présent accord sont également recevables à condition que les activités qui constituent le fait préalable soient punissables selon le droit des deux parties contractantes dâune peine privative de liberté ou dâune mesure de sûreté restreignant la liberté dâun maximum de plus de six mois. Article 32 Demande de renseignements bancaires et financiers 1. Si les conditions de lâarticle 31 sont remplies, la partie contractante requise exécute les demandes dâentraide concernant lâobtention et la transmission de renseignements bancaires et financiers, y compris: a) lâidentification et les informations concernant les comptes bancaires ouverts dans des banques établies sur son territoire dont les personnes sous enquête sont titulaires, mandatées ou détiennent le contrôle; b) lâidentification et toutes les informations concernant des transactions et des opérations bancaires opérées à partir, à destination de ou à travers un ou plusieurs comptes bancaires ou par des personnes déterminées dans une période spécifiée. 2. Dans la mesure de ce qui est autorisé en vertu de son droit de procédure pénale pour des cas internes analogues, la partie contractante requise peut ordonner la surveillance pendant une période précise des opérations bancaires entreprises à partir, à destination de ou à travers des comptes bancaires ou par des personnes déterminées, et la communication des résultats à la partie contractante requérante. La décision relative au suivi des transactions et à la communication des résultats est prise dans chaque cas individuel par les autorités compétentes de la partie contractante requise et doit être conforme à la législation nationale de cette partie contractante. Les modalités pratiques du suivi font lâobjet dâun accord entre les autorités compétentes des parties contractantes requérante et requise. 3. Chaque partie contractante prend les mesures nécessaires pour faire en sorte que les institutions financières ne révèlent pas au client concerné ni à dâautres tiers que des mesures sont exécutées à la demande de la partie contractante requérante ou quâune enquête est en cours, pendant une période limitée à ce qui est nécessaire pour ne pas en compromettre le résultat. 4. Lâautorité de la partie contractante dont émane la demande: a) indique les raisons pour lesquelles elle considère que les informations demandées sont susceptibles dâêtre fondamentales pour lâenquête portant sur lâinfraction; b) précise les raisons qui lâamènent à supposer que des banques situées dans la partie contractante requise détiennent les comptes en question et indique, dans la mesure où elle dispose dâindices, quelles sont les banques qui pourraient être concernées; c) communique toute information susceptible de faciliter lâexécution de la demande. 5. Une partie contractante nâinvoque pas le secret bancaire comme motif pour rejeter toute coopération concernant une demande dâentraide émanant dâune autre partie contractante. Article 33 Les livraisons surveillées 1. Lâautorité compétente de la partie contractante requise sâengage à ce que, à la demande de lâautorité de la partie contractante requérante, des livraisons surveillées puissent être autorisées sur son territoire dans le cadre dâenquêtes pénales relatives à des infractions susceptibles de donner lieu à extradition. 2. La décision de recourir à des livraisons surveillées est prise dans chaque cas dâespèce par les autorités compétentes de la partie contractante requise, dans le respect de son droit national. 3. Les livraisons surveillées se déroulent conformément aux procédures prévues par le droit de la partie contractante requise. Le pouvoir dâagir, la direction et le contrôle de lâopération appartiennent aux autorités compétentes de cette dernière. Article 34 Remise en vue de confiscation ou restitution 1. A la demande de la partie contractante requérante, les objets, documents, fonds ou autres valeurs qui ont été saisis à titre conservatoire peuvent faire lâobjet dâune remise en vue de leur confiscation ou de leur restitution à lâayant droit. 2. La partie contractante requise ne pourra pas refuser la remise du fait que les fonds correspondent à une dette de caractère fiscal ou douanier. 3. Les droits quâun tiers de bonne foi fait valoir sur ces objets demeurent réservés. Article 35 Accélération de lâentraide 1. Lâautorité de la partie contractante requise exécute la demande dâentraide judiciaire dès que possible, en tenant compte au mieux des échéances de procédure ou dâautre nature indiquées par lâautorité de la partie contractante requérante. Celle-ci explique les raisons de ces échéances. 2. Lorsque la demande ne peut pas être exécutée, ou ne peut pas être exécutée entièrement, conformément aux exigences de lâautorité de la partie contractante requérante, lâautorité de la partie contractante requise en informe sans délai lâautorité de la partie contractante requérante et indique les conditions dans lesquelles la demande pourrait être exécutée. Les deux autorités peuvent ultérieurement sâaccorder sur la suite à réserver à la demande, le cas échéant en la subordonnant au respect desdites conditions. Sâil est prévisible que le délai fixé par lâautorité de la partie contractante requérante pour exécuter sa demande ne pourra pas être respecté et si les raisons visées au paragraphe 1, deuxième phrase, montrent concrètement que tout retard gênera considérablement la procédure menée par cette autorité, lâautorité de la partie contractante requise indique sans délai le temps estimé nécessaire à lâexécution de la demande. Lâautorité de la partie contractante requérante indique sans délai si la demande est néanmoins maintenue. Les deux autorités peuvent ensuite sâaccorder sur la suite à réserver à la demande. Article 36 Usage des informations et moyens de preuve Les informations et moyens de preuve transmis dans le cadre de la procédure dâentraide pourront être utilisés, outre aux fins de la procédure pour laquelle lâentraide a été fournie: a) dans une procédure pénale dans la partie contractante requérante dirigée contre dâautres personnes ayant participé à la commission de lâinfraction pour laquelle lâentraide avait été accordée; b) lorsque les faits à lâorigine de la demande constituent une autre infraction pour laquelle lâentraide devrait également être accordée; c) dans les procédures visant à la confiscation des instruments et des produits des infractions pour lesquelles lâentraide devrait être accordée et dans les procédures pour dommages et intérêts dérivés des faits pour lesquels lâentraide avait été accordée. Article 37 Transmission spontanée 1. Dans les limites de leur droit interne et de leurs compétences, les autorités judiciaires dâune partie contractante peuvent transmettre spontanément des informations et des moyens de preuve à une autorité judiciaire dâune autre partie contractante lorsquâelles estiment que ceux-ci pourraient être utiles à lâautorité de la partie contractante destinataire pour engager ou mener à bien des enquêtes ou des procédures ou que ces informations et moyens de preuve peuvent conduire ladite autorité à présenter une demande dâentraide judiciaire. 2. Lâautorité de la partie contractante qui transmet les informations et moyens de preuve peut, conformément à son droit interne, assortir de conditions lâutilisation de ces informations et moyens de preuve par lâautorité de la partie contractante destinataire. 3. Toutes les autorités des parties contractantes sont liées par ces conditions. Article 38 Procédures dans la partie contractante requise La demande dâentraide ne porte pas préjudice aux droits qui pour la partie contractante requérante pourraient résulter de sa qualité de partie civile dans des procédures judiciaires pénales internes initiées devant les autorités de la partie contractante requise. Titre IV â Dispositions finales Article 39 Comité mixte 1. Il est établi un comité mixte, composé de représentants des parties contractantes, qui est responsable de la bonne application du présent accord. A cet effet, il formule des recommandations et prend des décisions dans les cas prévus par lâaccord. Il se prononce dâun commun accord. 2. Le comité mixte établit son règlement intérieur qui contient, entre autres dispositions, les modalités de convocation des réunions, de désignation de son président et de définition du mandat attribué à ce dernier. 3. Le comité mixte se réunit en fonction des besoins et au moins une fois par an. Chaque partie contractante peut demander la convocation dâune réunion. 4. Le comité mixte peut décider de constituer tout groupe de travail ou dâexperts propre à lâassister dans lâaccomplissement de ses tâches. Article 40 Règlement des différends 1. Chaque partie contractante peut soumettre au comité mixte un différend relatif à lâinterprétation ou à lâapplication du présent accord, notamment lorsquâelle considère quâune autre partie contractante ne donne pas suite dâune manière répétée aux demandes de coopération qui lui sont adressées. 2. Le comité mixte sâefforce de régler le différend dans les meilleurs délais. Tous les éléments dâinformation utiles pour permettre un examen approfondi de la situation en vue de trouver une solution acceptable sont fournis au comité mixte. A cet effet, le comité mixte examine toutes les possibilités permettant de maintenir le bon fonctionnement du présent accord. Article 41 Réciprocité 1. Lâautorité de la partie contractante requise peut refuser une demande de coopération lorsque la partie contractante requérante ne donne pas suite de manière répétée à une demande de coopération dans des cas similaires. 2. Avant de refuser une demande de coopération sur base de réciprocité le comité mixte est informé afin de lui donner lâoccasion de se prononcer sur la question. Article 42 Révision Si une partie contractante désire une révision du présent accord, elle soumet une proposition à cet effet au comité mixte, qui formule des recommandations, notamment en vue dâengager des négociations. Article 43 Champ dâapplication territorial Le présent accord sâapplique au territoire de la Confédération suisse, dâune part, et aux territoires où le traité instituant la Communauté européenne est applicable dans les conditions prévues par ce dernier, dâautre part. Article 44 Entrée en vigueur 1. Le présent accord est conclu pour une durée indéterminée. 2. Il est ratifié ou approuvé par les parties contractantes selon les procédures qui leur sont propres. Il entre en vigueur le premier jour du deuxième mois suivant la dernière notification des instruments de ratification ou dâapprobation. 3. Jusquâà lâentrée en vigueur du présent accord, chaque partie contractante peut, lorsquâelle procède à la notification visée au paragraphe 2 ou à tout autre moment ultérieur, déclarer que ce dernier est applicable, en ce qui la concerne, dans ses rapports avec toute autre partie contractante ayant fait la même déclaration. Ces déclarations prennent effet quatre-vingt-dix jours après la date de réception de la notification. Article 45 Dénonciation La Communauté européenne ou la Confédération suisse peut dénoncer le présent accord en notifiant sa décision à lâautre partie contractante. La dénonciation prend effet six mois après la date de la réception de la notification de dénonciation. Article 46 Application dans le temps Les dispositions du présent accord sont applicables aux demandes concernant les activités illégales commises au moins six mois après la date de sa signature. Article 47 Extension de lâaccord aux nouveaux Etats membres de lâUnion européenne 1. Tout Etat qui devient un Etat membre de lâUnion européenne peut, moyennant notification écrite aux parties contractantes, devenir partie contractante au présent accord. 2. Le texte de lâaccord dans la langue du nouvel Etat membre adhérant, établi par le Conseil de lâUnion européenne, sera authentifié sur la base dâun échange de lettres entre la Communauté européenne et la Confédération suisse. Il vaudra comme texte authentique au sens de lâarticle 48. 3. Le présent accord entre en vigueur à lâégard de tout nouvel Etat membre de lâUnion européenne qui y adhère quatre-vingt-dix jours après la réception de la notification de son instrument dâadhésion, ou à la date dâentrée en vigueur de lâaccord si celui-ci nâest pas encore entré en vigueur à lâexpiration de ladite période de quatre-vingt-dix jours. 4. Lorsque le présent accord nâest pas encore entré en vigueur lors de la notification de leur instrument dâadhésion, lâarticle 44, paragraphe 3, sâapplique aux nouveaux Etats membres adhérants. Article 48 Langues 1. Le présent accord est rédigé en double exemplaire en langues allemande, anglaise, danoise, espagnole, estonienne, finnoise, française, grecque, hongroise, italienne, lettone, lituanienne, néerlandaise, polonaise, portugaise, slovaque, slovène, suédoise et tchèque, chacun de ces textes faisant également foi. 2. La version maltaise du présent accord sera authentifiée par les parties contractantes sur la base dâun échange de lettres. Elle fera également foi, au même titre que les langues visées au paragraphe 1. EN FOI DE QUOI, les plénipotentiaires soussignés ont apposé leur signature au bas du présent accord. ACTE FINAL Les plénipotentiaires DU ROYAUME DE BELGIQUE, DE LA REPUBLIQUE TCHEQUE, DU ROYAUME DE DANEMARK, DE LA REPUBLIQUE FEDERALE DâALLEMAGNE, DE LA REPUBLIQUE DâESTONIE, DE LA REPUBLIQUE HELLENIQUE, DU ROYAUME DâESPAGNE, DE LA REPUBLIQUE FRANÃAISE, DâIRLANDE, DE LA REPUBLIQUE ITALIENNE, DE LA REPUBLIQUE DE CHYPRE, DE LA REPUBLIQUE DE LETTONIE, DE LA REPUBLIQUE DE LITUANIE, DU GRAND-DUCHE DE LUXEMBOURG, DE LA REPUBLIQUE DE HONGRIE, DE LA REPUBLIQUE DE MALTE, DU ROYAUME DES PAYS-BAS, DE LA REPUBLIQUE DâAUTRICHE, DE LA REPUBLIQUE DE POLOGNE, DE LA REPUBLIQUE PORTUGAISE, DE LA REPUBLIQUE DE SLOVENIE, DE LA REPUBLIQUE SLOVAQUE, DE LA REPUBLIQUE DE FINLANDE, DU ROYAUME DE SUEDE, DU ROYAUME-UNI DE GRANDE-BRETAGNE ET DâIRLANDE DU NORD, DE LA COMMUNAUTE EUROPEENNE, dâune part, et DE LA CONFEDERATION SUISSE, dâautre part, réunis à Luxembourg, le 26 octobre 2004 pour la signature de lâaccord de coopération entre la Communauté européenne et ses Etats membres, dâune part, et la Confédération suisse, dâautre part, pour lutter contre la fraude et toute autre activité illégale portant atteinte à leurs intérêts financiers, ont adopté les déclarations communes mentionnées ci-après et jointes au présent acte final: 1. Déclaration commune relative au blanchiment; 2. Déclaration commune concernant la coopération de la Confédération suisse à Eurojust et, si possible, au Réseau judiciaire européen. En outre, les plénipotentiaires des Etats membres de lâUnion européenne et ceux de la Communauté ainsi que les plénipotentiaires de la Confédération suisse ont adopté le procès-verbal agréé des négociations qui est annexé au présent acte final. Le procès-verbal agréé a force contraignante. Déclaration commune relative au blanchiment Les parties contractantes conviennent que lâarticle 2, paragraphe 3, de lâaccord relatif à la coopération en matière de lutte contre le blanchiment inclut au titre des faits préalables ceux constitutifs de fraude fiscale ou de contrebande par métier selon le droit suisse. Les informations reçues sur base dâune demande concernant le blanchiment peuvent être utilisées dans des procédures pour blanchiment, sauf dans des procédures contre des personnes suisses si tous les actes pertinents de lâinfraction ont été exclusivement commis en Suisse. Déclaration commune concernant la coopération de la Confédération suisse à Eurojust et, si possible, au réseau judiciaire européen Les parties contractantes prennent note du souhait de la Confédération suisse de pouvoir sonder la possibilité dâune coopération de la Confédération suisse aux travaux dâEurojust et, si possible, du Réseau judiciaire européen. Procès-verbal agréé des négociations sur lâaccord de coopération entre la Communauté européenne et ses Etats membres, dâune part, et la Confédération suisse, dâautre part, pour lutter contre la fraude et toute autre activité illégale portant atteinte à leurs intérêts financiers Les parties contractantes sont convenues de ce qui suit: Ad article 2, paragraphe 1, lettre a) Les termes «fraude et toute autre activité illégale» comprennent aussi la contrebande, la corruption et le blanchiment du produit des activités couvertes par le présent accord, sous réserve de lâarticle 2 paragraphe 3. Les termes «échanges de marchandises en violation de la législation douanière et agricole» sont entendus indépendamment du passage (départ, destination ou transit) ou non de la marchandise par le territoire de lâautre partie contractante. Les termes «échanges en violation de la législation fiscale en matière de taxe sur la valeur ajoutée, dâimpôts spéciaux à la consommation et de droits dâaccises» sont entendus indépendamment du passage (départ, destination ou transit) ou non des marchandises ou des services par le territoire de lâautre partie contractante. Ad article 15, paragraphe 2 Le terme «moyen dâenquête» comprend les auditions de personnes, les visites et les perquisitions dans des locaux et des moyens de transport, la copie de documents, la demande de renseignements et la saisie dâobjets, de documents et de valeurs.
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Loi du 18 décembre 2008 portant approbation de l'accord de coopération entre la Communauté européenne et ses Etats membres, d'une part, et la Confédération suisse, d'autre part, pour lutter contre la fraude et toute autre activité illégale portant atteinte à leurs intérêts financiers.
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