Loi du 29 mai 2009 portant approbation de la Convention entre le Grand-Duché de Luxembourg et les Emirats Arabes Unis tendant à éviter les doubles impositions et à prévenir la fraude fiscale en matière d'impôts sur le revenu et sur la fortune, et de son Protocole, signés à Dubai, le 20 novembre 2005.
This law approves the Luxembourg–UAE tax convention and protocol and orders publication and observance.
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Provisions of Loi du 29 mai 2009 portant approbation de la Convention entre le Grand-Duché de Luxembourg et les Emirats Arabes Unis tendant à éviter les doubles impositions et à prévenir la fraude fiscale en matière d'impôts sur le revenu et sur la fortune, et de son Protocole, signés à Dubai, le 20 novembre 2005.
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Loi du 29 mai 2009 portant approbation de la Convention entre le Grand-Duché de Luxembourg et les Emirats Arabes Unis tendant à éviter les doubles impositions et à prévenir la fraude fiscale en matière d'impôts sur le revenu et sur la fortune, et de son Protocole, signés à Dubai, le 20 novembre 2005.
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Mandons et ordonnons que la présente loi soit insérée au Mémorial pour être exécutée et observée par tous ceux que la chose concerne. Le Ministre des Affaires étrangères et de l'Immigration, Jean Asselborn Le Ministre des Finances, Jean-Claude Juncker Château de Berg, le 29 mai 2009. Henri Doc. parl. 5767 ; sess. ord. 2006-2007 et 2008-2009. CONVENTION entre le Grand-Duché de Luxembourg et les Emirats Arabes Unis tendant à éviter les doubles impositions et à prévenir la fraude fiscale en matière dâimpôts sur le revenu et sur la fortune Le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg et le Gouvernement des Emirats Arabes Unis, désireux de conclure une Convention tendant à éviter les doubles impositions et à prévenir la fraude fiscale en matière dâimpôts sur le revenu et sur la fortune, sont convenus de ce qui suit: Article 1 Personnes visées 1. La présente Convention sâapplique aux personnes qui sont des résidents dâun Etat contractant ou des deux Etats contractants. 2. Il est entendu que les dispositions de la présente Convention ne portent pas atteinte aux droits des Emirats Arabes Unis, de leurs gouvernements locaux ou dâune de leurs collectivités locales, dâappliquer les lois et réglementations du droit interne en ce qui concerne lâimposition des revenus et des bénéfices réalisés par lâhydrocarbure et les activités associées, situés sur le territoire des Emirats Arabes Unis. Article 2 Impôts visés 1. La présente Convention sâapplique aux impôts sur le revenu et sur la fortune perçus pour le compte dâun Etat contractant, de ses gouvernements locaux ou de ses collectivités locales, quel que soit le système de perception. 2. Sont considérés comme impôts sur le revenu et sur la fortune les impôts perçus sur le revenu total, sur la fortune totale, ou sur des éléments du revenu ou de la fortune, y compris les impôts sur les gains provenant de lâaliénation de biens mobiliers ou immobiliers, les impôts sur le montant global des salaires payés par les entreprises, ainsi que les impôts sur les plus-values. 3. Les impôts actuels auxquels sâapplique la Convention, sont notamment: a) en ce qui concerne le Grand-Duché de Luxembourg: (i) lâimpôt sur le revenu des personnes physiques; (ii) lâimpôt sur le revenu des collectivités; (iii) lâimpôt sur la fortune; et (iv) lâimpôt commercial communal; (ci-après dénommés «impôt luxembourgeois»); b) en ce qui concerne les Emirats Arabes Unis: (i) lâimpôt sur le revenu; et (ii) lâimpôt sur le revenu des collectivités; (ci-après dénommés «impôts des Emirats Arabes Unis»). 4. La Convention sâapplique aussi aux impôts de nature identique ou analogue qui seraient établis après la date de signature de la Convention et qui sâajouteraient aux impôts actuels ou qui les remplaceraient. Les autorités compétentes des Etats contractants se communiquent les modifications significatives apportées à leurs législations fiscales. Article 3 Définitions générales 1. Au sens de la présente Convention, à moins que le contexte nâexige une interprétation différente: a) le terme «Luxembourg» désigne le Grand-Duché de Luxembourg; et, lorsquâil est employé dans un sens géographique, il désigne le territoire du Grand-Duché de Luxembourg; b) le terme «Emirats Arabes Unis» désigne les Emirats Arabes Unis, et, lorsquâil est employé dans le sens géographique, il désigne le territoire sur lequel ils exercent leur souveraineté, les eaux territoriales, le lit de mer et son sous-sol sur lesquels les Emirats Arabes Unis exercent leurs droits souverains conformément au droit international et à la législation des Emirats Arabes Unis; c) le terme «personne» comprend les personnes physiques, les sociétés et tous autres groupements de personnes; d) le terme «société» désigne toute personne morale ou toute entité qui est considérée comme une personne morale aux fins dâimposition; e) le terme «entreprise» sâapplique à lâexercice de toute activité ou affaire; f) les expressions «entreprise dâun Etat contractant» et «entreprise de lâautre Etat contractant» désignent respectivement une entreprise exploitée par un résident dâun Etat contractant et une entreprise exploitée par un résident de lâautre Etat contractant; g) lâexpression «trafic international» désigne tout transport effectué par un navire ou un aéronef exploité par une entreprise dont le siège de direction effective est situé dans un Etat contractant, sauf lorsque le navire ou lâaéronef nâest exploité quâentre des points situés dans lâautre Etat contractant; h) lâexpression «autorité compétente» désigne: (i) en ce qui concerne le Luxembourg, le Ministre des Finances ou son représentant autorisé; (ii) en ce qui concerne les Emirats Arabes Unis, le Ministre des Finances et de lâindustrie, ou son représentant autorisé; i) Le terme «national» désigne: (i) toute personne physique qui possède la nationalité dâun Etat contractant; (ii) toute personne morale, société de personnes ou association constituée conformément à la législation en vigueur dans un Etat contractant; j) les termes «activité» par rapport à une entreprise, et «affaires» comprennent lâexercice de professions libérales ou dâautres activités de caractère indépendant. 2. Pour lâapplication de la Convention à un moment donné par un Etat contractant, tout terme ou expression qui nây est pas défini a, sauf si le contexte exige une interprétation différente, le sens que lui attribue le droit de cet Etat concernant les impôts auxquels sâapplique la Convention. Article 4 Résident 1. Au sens de la présente Convention, lâexpression «résident dâun Etat contractant» désigne: a) dans le cas des Emirats Arabes Unis: (i) les Emirats Arabes Unis, un de leurs gouvernements locaux, de leurs collectivités locales, ou de leurs institutions gouvernementales; (ii) les nationaux des Emirats Arabes Unis; (iii) une personne physique qui suivant les lois des Emirats Arabes Unis, est considérée comme résident de cet Etat; et (iv) une société ou toute autre personne morale, constituée conformément à la législation des Emirats Arabes Unis; b) dans le cas du Luxembourg: toute personne qui, en vertu de la législation du Luxembourg, y est assujettie à lâimpôt en raison de son domicile, de sa résidence, de son siège de direction ou de tout autre critère de nature analogue, et sâapplique aussi à lâEtat du Luxembourg, ainsi quâà ses collectivités locales. 2. Lorsque, selon les dispositions du paragraphe 1, une personne physique est un résident des deux Etats contractants, sa situation est réglée de la manière suivante: a) cette personne est considérée comme un résident seulement de lâEtat où elle dispose dâun foyer dâhabitation permanent; si elle dispose dâun foyer dâhabitation permanent dans les deux Etats, elle est considérée comme un résident seulement de lâEtat avec lequel ses liens personnels et économiques sont les plus étroits (centre des intérêts vitaux); b) si lâEtat où cette personne a le centre de ses intérêts vitaux ne peut pas être déterminé, ou si elle ne dispose dâun foyer dâhabitation permanent dans aucun des Etats, elle est considérée comme un résident seulement de lâEtat où elle séjourne de façon habituelle; c) si cette personne séjourne de façon habituelle dans les deux Etats ou si elle ne séjourne de façon habituelle dans aucun dâeux, elle est considérée comme un résident seulement de lâEtat dont elle possède la nationalité; d) si cette personne possède la nationalité des deux Etats ou si elle ne possède la nationalité dâaucun dâeux, les autorités compétentes des Etats contractants tranchent la question dâun commun accord. 3. Lorsque, selon les dispositions du paragraphe 1, une personne autre quâune personne physique est un résident des deux Etats contractants, elle est considérée comme un résident seulement de lâEtat où son siège de direction effective est situé. Article 5 Etablissement stable 1. Au sens de la présente Convention, lâexpression «établissement stable» désigne une installation fixe dâaffaires par lâintermédiaire de laquelle une entreprise exerce tout ou partie de son activité. 2. Lâexpression «établissement stable» comprend notamment: a) un siège de direction, b) une succursale, c) un bureau, d) une usine, e) un atelier et f) une mine, un puits de pétrole ou de gaz, une carrière ou tout autre lieu dâextraction de ressources naturelles. 3. Un chantier de construction ou de montage ne constitue un établissement stable que si sa durée dépasse 12 mois. 4. Nonobstant les dispositions précédentes du présent article, on considère quâil nây a pas «établissement stable» si: a) il est fait usage dâinstallations aux seules fins de stockage, dâexposition ou de livraison de marchandises appartenant à lâentreprise; b) des marchandises appartenant à lâentreprise sont entreposées aux seules fins de stockage, dâexposition ou de livraison; c) des marchandises appartenant à lâentreprise sont entreposées aux seules fins de transformation par une autre entreprise; d) une installation fixe dâaffaires est utilisée aux seules fins dâacheter des marchandises ou de réunir des informations, pour lâentreprise; e) une installation fixe dâaffaires est utilisée aux seules fins dâexercer, pour lâentreprise, toute autre activité de caractère préparatoire ou auxiliaire; f) une installation fixe dâaffaires est utilisée aux seules fins de lâexercice cumulé dâactivités mentionnées aux alinéas a) à e), à condition que lâactivité dâensemble de lâinstallation fixe dâaffaires résultant de ce cumul garde un caractère préparatoire ou auxiliaire. 5. Nonobstant les dispositions des paragraphes 1 et 2, lorsquâune personne - autre quâun agent jouissant dâun statut indépendant auquel sâapplique le paragraphe 6 - agit pour le compte dâune entreprise et dispose dans un Etat contractant de pouvoirs quâelle y exerce habituellement lui permettant de conclure des contrats au nom de lâentreprise, cette entreprise est considérée comme ayant un établissement stable dans cet Etat pour toutes les activités que cette personne exerce pour lâentreprise, à moins que les activités de cette personne ne soient limitées à celles qui sont mentionnées au paragraphe 4 et qui, si elles étaient exercées par lâintermédiaire dâune installation fixe dâaffaires, ne permettraient pas de considérer cette installation comme un établissement stable selon les dispositions de ce paragraphe. 6. Une entreprise nâest pas considérée comme ayant un établissement stable dans un Etat contractant du seul fait quâelle y exerce son activité par lâentremise dâun courtier, dâun commissionnaire général ou de tout autre agent jouissant dâun statut indépendant, à condition que ces personnes agissent dans le cadre ordinaire de leur activité. 7. Le fait quâune société qui est un résident dâun Etat contractant, contrôle ou est contrôlée par une société qui est un résident de lâautre Etat contractant ou qui y exerce son activité (que ce soit par lâintermédiaire dâun établissement stable ou non) ne suffit pas, en lui-même, à faire de lâune quelconque de ces sociétés un établissement stable de lâautre. Article 6 Revenus immobiliers 1. Les revenus quâun résident dâun Etat contractant tire de biens immobiliers (y compris les revenus des exploitations agricoles ou forestières) situés dans lâautre Etat contractant, sont imposables dans cet autre Etat. 2. Lâexpression «biens immobiliers» a le sens que lui attribue le droit de lâEtat contractant où les biens considérés sont situés. Lâexpression comprend en tous cas les accessoires, le cheptel mort ou vif des exploitations agricoles et forestières, les droits auxquels sâappliquent les dispositions du droit privé concernant la propriété foncière, lâusufruit des biens immobiliers et les droits à des paiements variables ou fixes pour lâexploitation ou la concession de lâexploitation de gisements minéraux, sources et autres ressources naturelles; les navires, bateaux et aéronefs ne sont pas considérés comme des biens immobiliers. 3. Les dispositions du paragraphe 1 sâappliquent aux revenus provenant de lâexploitation directe, de la location ou de lâaffermage, ainsi que de toute autre forme dâexploitation des biens immobiliers. 4. Les dispositions des paragraphes 1 et 3 sâappliquent également aux revenus provenant des biens immobiliers dâune entreprise. Article 7 Bénéfices des entreprises 1. Les bénéfices dâune entreprise dâun Etat contractant ne sont imposables que dans cet Etat, à moins que lâentreprise nâexerce son activité dans lâautre Etat contractant par lâintermédiaire dâun établissement stable qui y est situé. Si lâentreprise exerce son activité dâune telle façon, les bénéfices de lâentreprise sont imposables dans lâautre Etat, mais uniquement dans la mesure où ils sont imputables à cet établissement stable. 2. Sous réserve des dispositions du paragraphe 3, lorsquâune entreprise dâun Etat contractant exerce son activité dans lâautre Etat contractant par lâintermédiaire dâun établissement stable qui y est situé, il est imputé, dans chaque Etat contractant, à cet établissement stable les bénéfices quâil aurait pu réaliser sâil avait constitué une entreprise distincte exerçant des activités identiques ou analogues dans des conditions identiques ou analogues et traitant en toute indépendance avec lâentreprise dont il constitue un établissement stable. 3. Pour déterminer les bénéfices dâun établissement stable, sont admises en déduction les dépenses exposées aux fins poursuivies par cet établissement stable, y compris les dépenses de direction et les frais généraux dâadministration ainsi exposés, soit dans lâEtat où est situé cet établissement stable, soit ailleurs. 4. Sâil est dâusage, dans un Etat contractant, de déterminer les bénéfices imputables à un établissement stable sur la base dâune répartition des bénéfices totaux de lâentreprise entre ses diverses parties, aucune disposition du paragraphe 2 nâempêche cet Etat contractant de déterminer les bénéfices imposables selon la répartition en usage; la méthode de répartition adoptée doit cependant être telle que le résultat obtenu soit conforme aux principes contenus dans le présent article. 5. Aucun bénéfice nâest imputé à un établissement stable du fait quâil a simplement acheté des marchandises pour lâentreprise. 6. Aux fins des paragraphes précédents, les bénéfices à imputer à lâétablissement stable sont déterminés chaque année selon la même méthode, à moins quâil nâexiste des motifs valables et suffisants de procéder autrement. 7. Lorsque les bénéfices comprennent des éléments de revenu traités séparément dans dâautres articles de la présente Convention, les dispositions de ces articles ne sont pas affectées par les dispositions du présent article. Article 8 Navigation maritime et aérienne 1. Les bénéfices provenant de lâexploitation, en trafic international, de navires ou dâaéronefs ne sont imposables que dans lâEtat contractant où le siège de direction effective de lâentreprise est situé. 2. Les dispositions du paragraphe 1 du présent article sâappliquent aussi aux bénéfices visés dans ce paragraphe quâun résident dâun Etat contractant tire de sa participation à un pool, une exploitation en commun ou un organisme international dâexploitation. 3. Dans le présent article: (a) le terme «bénéfices» comprend: (i) les bénéfices, les bénéfices nets, les recettes brutes et les revenus provenant directement de lâexploitation, en trafic international, de navires ou dâaéronefs; (ii) les intérêts sur des sommes provenant directement de lâexploitation, en trafic international, de navires ou dâaéronefs, qui sont accessoires à ces opérations; et (iii) les revenus provenant de la vente de billets par dâautres entreprises; (b) lâexpression «exploitation de navires ou dâaéronefs» en trafic international par une personne comprend: (i) lâaffrètement ou la location de navires ou dâaéronefs; et (ii) la location de conteneurs et équipements connexes par cette personne, pourvu que cet affrètement ou cette location soit accessoire à lâexploitation, par cette personne, en trafic international, de navires ou dâaéronefs. Article 9 Entreprises associées 1. Lorsque a) une entreprise dâun Etat contractant participe directement ou indirectement à la direction, au contrôle ou au capital dâune entreprise de lâautre Etat contractant, ou que b) les mêmes personnes participent directement ou indirectement à la direction, au contrôle ou au capital dâune entreprise dâun Etat contractant et dâune entreprise de lâautre Etat contractant, et que, dans lâun et lâautre cas, les deux entreprises sont, dans leurs relations commerciales ou financières, liées par des conditions convenues ou imposées, qui diffèrent de celles qui seraient convenues entre des entreprises indépendantes, les bénéfices qui, sans ces conditions, auraient été réalisés par lâune des entreprises, mais nâont pu lâêtre en fait à cause de ces conditions, peuvent être inclus dans les bénéfices de cette entreprise et imposés en conséquence. 2. Lorsquâun Etat contractant inclut dans les bénéfices dâune entreprise de cet Etat â et impose en conséquence â des bénéfices sur lesquels une entreprise de lâautre Etat contractant a été imposée dans cet autre Etat, et que les bénéfices ainsi inclus sont des bénéfices qui auraient été réalisés par lâentreprise du premier Etat si les conditions convenues entre les deux entreprises avaient été celles qui auraient été convenues entre des entreprises indépendantes, lâautre Etat procède à un ajustement approprié du montant de lâimpôt qui y a été perçu sur ces bénéfices. Pour déterminer cet ajustement, il est tenu compte des autres dispositions de la présente Convention et, si câest nécessaire, les autorités compétentes des Etats contractants se consultent. Article 10 Dividendes 1. Les dividendes payés par une société qui est un résident dâun Etat contractant à un résident de lâautre Etat contractant, sont imposables dans cet autre Etat. 2. Toutefois, ces dividendes sont aussi imposables dans lâEtat contractant dont la société qui paie les dividendes est un résident, et selon la législation de cet Etat, mais si le bénéficiaire effectif des dividendes est un résident de lâautre Etat contractant, lâimpôt ainsi établi ne peut excéder: a) 5 pour cent du montant brut des dividendes, si le bénéficiaire effectif est une société (autre quâune société de personnes) qui détient directement au moins 10 pour cent du capital de la société qui paie les dividendes; b) 10 pour cent du montant brut des dividendes, dans tous les autres cas. Le présent paragraphe nâaffecte pas lâimposition de la société au titre des bénéfices qui servent au paiement des dividendes. 3. Nonobstant les dispositions des paragraphes 1 et 2, les dividendes payés par une société qui est un résident dâun Etat contractant, ne sont imposables que dans lâautre Etat contractant si le bénéficiaire effectif des dividendes est cet autre Etat lui-même, un de ses Gouvernements locaux, une de ses collectivités locales, ou une de ses institutions financières, qui est un résident de cet autre Etat. 4. Le terme «dividendes» employé dans le présent article désigne les revenus provenant dâactions, actions ou bons de jouissance, parts de mine, parts de fondateur ou autres parts bénéficiaires à lâexception des créances, ainsi que les revenus dâautres parts sociales soumis au même régime fiscal que les revenus dâactions par la législation de lâEtat dont la société distributrice est un résident. 5. Les dispositions des paragraphes 1, 2 et 3 ne sâappliquent pas lorsque le bénéficiaire effectif des dividendes, résident dâun Etat contractant, exerce dans lâautre Etat contractant dont la société qui paie les dividendes est un résident, une activité dâentreprise par lâintermédiaire dâun établissement stable qui y est situé, et que la participation génératrice des dividendes sây rattache effectivement. Dans ce cas, les dispositions de lâarticle 7 sont applicables. 6. Lorsquâune société qui est un résident dâun Etat contractant, tire des bénéfices ou des revenus de lâautre Etat contractant, cet autre Etat ne peut percevoir aucun impôt sur les dividendes payés par la société, sauf dans la mesure où ces dividendes sont payés à un résident de cet autre Etat ou dans la mesure où la participation génératrice des dividendes se rattache effectivement à un établissement stable situé dans cet autre Etat, ni prélever aucun impôt, au titre de lâimposition des bénéfices non distribués, sur les bénéfices non distribués de la société, même si les dividendes payés ou les bénéfices non distribués consistent en tout ou en partie en bénéfices ou revenus provenant de cet autre Etat. Article 11 Intérêts 1. Les intérêts provenant dâun Etat contractant et payés à un résident de lâautre Etat contractant, ne sont imposables que dans cet autre Etat. 2. Le terme «intérêts» employé dans le présent article désigne les revenus des créances de toute nature, assorties ou non de garanties hypothécaires ou dâune clause de participation aux bénéfices du débiteur, et notamment les revenus des fonds publics et des obligations dâemprunts, y compris les primes et lots attachés à ces titres. Les pénalisations pour paiement tardif ne sont pas considérées comme des intérêts au sens du présent article. 3. Les dispositions du paragraphe 1 ne sâappliquent pas, lorsque le bénéficiaire effectif des intérêts, résident dâun Etat contractant, exerce dans lâautre Etat contractant dâoù proviennent les intérêts, une activité dâentreprise par lâintermédiaire dâun établissement stable qui y est situé, et que la créance génératrice des intérêts sây rattache effectivement. Dans ce cas, les dispositions de lâarticle 7 sont applicables. 4. Lorsque, en raison de relations spéciales existant entre le débiteur et le bénéficiaire effectif ou que lâun et lâautre entretiennent avec de tierces personnes, le montant des intérêts, compte tenu de la créance pour laquelle ils sont payés, excède celui dont seraient convenus le débiteur et le bénéficiaire effectif en lâabsence de pareilles relations, les dispositions du présent article ne sâappliquent quâà ce dernier montant. Dans ce cas, la partie excédentaire des paiements reste imposable selon la législation de chaque Etat contractant et compte tenu des autres dispositions de la présente Convention. Article 12 Redevances 1. Les redevances provenant dâun Etat contractant et payées à un résident de lâautre Etat contractant, ne sont imposables que dans cet autre Etat, si ce résident en est le bénéficiaire effectif. 2. Le terme «redevances» employé dans le présent article, désigne les rémunérations de toute nature payées pour lâusage ou la concession de lâusage dâun droit dâauteur sur une Åuvre littéraire, artistique ou scientifique, y compris les films cinématographiques, dâun brevet, dâune marque de fabrique ou de commerce, dâun dessin ou dâun modèle, dâun plan, dâune formule ou dâun procédé secrets et pour des informations ayant trait à une expérience acquise dans le domaine industriel, commercial ou scientifique. 3. Les dispositions du paragraphe 1 ne sâappliquent pas, lorsque le bénéficiaire effectif des redevances, résident dâun Etat contractant, exerce dans lâautre Etat contractant dâoù proviennent les redevances, une activité dâentreprise par lâintermédiaire dâun établissement stable qui y est situé, et que le droit ou le bien générateur des redevances sây rattache effectivement. Dans ce cas, les dispositions de lâarticle 7 sont applicables. 4. Lorsque, en raison de relations spéciales existant entre le débiteur et le bénéficiaire effectif ou que lâun et lâautre entretiennent avec de tierces personnes, le montant des redevances, compte tenu de la prestation pour laquelle elles sont payées, excède celui dont seraient convenus le débiteur et le bénéficiaire effectif en lâabsence de pareilles relations, les dispositions du présent article ne sâappliquent quâà ce dernier montant. Dans ce cas, la partie excédentaire des paiements reste imposable selon la législation de chaque Etat contractant et compte tenu des autres dispositions de la présente Convention. Article 13 Gains en capital 1. Les gains quâun résident dâun Etat contractant tire de lâaliénation de biens immobiliers visés à lâarticle 6, et situés dans lâautre Etat contractant, sont imposables dans cet autre Etat. 2. Les gains provenant de lâaliénation de biens mobiliers qui font partie de lâactif dâun établissement stable quâune entreprise dâun Etat contractant a dans lâautre Etat contractant, y compris de tels gains provenant de lâaliénation de cet établissement stable (seul ou avec lâensemble de lâentreprise) sont imposables dans cet autre Etat. 3. Les gains provenant de lâaliénation de navires ou aéronefs exploités en trafic international, ou de biens mobiliers affectés à lâexploitation de ces navires ou aéronefs, ne sont imposables que dans lâEtat contractant où le siège de direction effective de lâentreprise est situé. 4. Les gains provenant de lâaliénation de tous biens, y inclus les gains provenant de lâaliénation de parts et dâobligations autres que ceux visés aux paragraphes 1, 2 et 3, ne sont imposables que dans lâEtat contractant dont le cédant est un résident. Article 14 Revenus dâemploi 1. Sous réserve des dispositions des articles 15, 17 et 18, les salaires, traitements et autres rémunérations similaires quâun résident dâun Etat contractant reçoit au titre dâun emploi salarié, ne sont imposables que dans cet Etat, à moins que lâemploi ne soit exercé dans lâautre Etat contractant. Si lâemploi y est exercé, les rémunérations reçues à ce titre sont imposables dans cet autre Etat. 2. Nonobstant les dispositions du paragraphe 1, les rémunérations quâun résident dâun Etat contractant reçoit au titre dâun emploi salarié exercé dans lâautre Etat contractant, ne sont imposables que dans le premier Etat si: a) le bénéficiaire séjourne dans lâautre Etat pendant une période ou des périodes nâexcédant pas au total 183 jours durant toute période de douze mois commençant ou se terminant durant lâannée civile considérée, et b) les rémunérations sont payées par un employeur ou pour le compte dâun employeur qui nâest pas un résident de lâautre Etat, et c) la charge des rémunérations nâest pas supportée par un établissement stable que lâemployeur a dans lâautre Etat. 3. Nonobstant les dispositions précédentes du présent article, les rémunérations reçues au titre dâun emploi salarié exercé à bord dâun navire, dâun aéronef ou dâun véhicule routier exploité en trafic international, ne sont imposables que dans lâEtat contractant où le siège de direction effective de lâentreprise est situé. Article 15 Tantièmes Les tantièmes, jetons de présence et autres rétributions similaires quâun résident dâun Etat contractant reçoit en sa qualité de membre du conseil dâadministration ou de surveillance dâune société qui est un résident de lâautre Etat contractant, sont imposables dans cet autre Etat. Article 16 Artistes et sportifs 1. Nonobstant les dispositions des articles 7 et 14, les revenus quâun résident dâun Etat contractant tire de ses activités personnelles exercées dans lâautre Etat contractant en tant quâartiste du spectacle, tel quâun artiste de théâtre, de cinéma, de la radio ou de la télévision, ou quâun musicien, ou en tant que sportif, sont imposables dans cet autre Etat. 2. Lorsque les revenus dâactivités quâun artiste du spectacle ou un sportif exerce personnellement et en cette qualité, sont attribués non pas à lâartiste ou au sportif lui-même, mais à une autre personne, ces revenus sont imposables, nonobstant les dispositions des articles 7 et 14, dans lâEtat contractant où les activités de lâartiste ou du sportif sont exercées. 3. Nonobstant les dispositions des paragraphes 1 et 2 du présent article, les revenus tirés de telles activités exercées dans le cadre dâéchanges culturels convenus entre les Etats contractants, sont réciproquement exempts dâimpôt, pourvu que ces activités soient sponsorisées par le Gouvernement dâun Etat contractant ou financées par des fonds publics des deux Etats contractants et que ces activités ne soient pas exercées dans un but de lucre. Article 17 Pensions 1. Sous réserve des dispositions du paragraphe 2 de lâarticle 18, les pensions et autres rémunérations similaires, payées à un résident dâun Etat contractant au titre dâun emploi antérieur, ne sont imposables que dans cet Etat. 2. Nonobstant les dispositions du paragraphe 1, les pensions et autres sommes payées en application de la législation sur la sécurité sociale dâun Etat contractant ne sont imposables que dans cet Etat. 3. Nonobstant les dispositions du paragraphe 1, les pensions et autres rémunérations similaires provenant dâun Etat contractant et payées à un résident de lâautre Etat contractant, ne sont imposables que dans le premier Etat contractant, si ces paiements découlent des cotisations versées à un régime complémentaire de pension par le bénéficiaire ou pour son compte, et si ces cotisations, pensions et autres rémunérations similaires ont été soumises à lâimpôt dans le premier Etat contractant conformément aux dispositions ordinaires de ses lois fiscales. Article 18 Fonctions publiques 1. a) Les salaires, traitements et autres rémunérations similaires, autres que les pensions, payés par un Etat contractant ou lâune de ses subdivisions politiques ou collectivités locales à une personne physique, au titre de services rendus à cet Etat ou à cette subdivision ou collectivité, ne sont imposables que dans cet Etat. b) Toutefois, ces salaires, traitements et autres rémunérations similaires ne sont imposables que dans lâautre Etat contractant, si les services sont rendus dans cet Etat et si la personne physique est un résident de cet Etat qui: (i) possède la nationalité de cet Etat, ou (ii) nâest pas devenu un résident de cet Etat à seule fin de rendre les services. 2. a) Les pensions payées par un Etat contractant ou lâune de ses subdivisions politiques ou collectivités locales, soit directement, soit par prélèvement sur des fonds quâils ont constitués, à une personne physique, au titre de services rendus à cet Etat ou à cette subdivision ou collectivité, ne sont imposables que dans cet Etat. b) Toutefois, ces pensions ne sont imposables que dans lâautre Etat contractant, si la personne physique est un résident de cet Etat et en possède la nationalité 3. Les dispositions des articles 14, 15, 16 et 17 sâappliquent aux salaires, traitements et autres rémunérations similaires ainsi quâaux pensions payés au titre de services rendus dans le cadre dâune activité dâentreprise exercée par un Etat contractant ou lâune de ses subdivisions politiques ou collectivités locales. Article 19 Etudiants et stagiaires 1. Un étudiant ou un stagiaire qui est, ou qui était immédiatement avant de se rendre dans un Etat contractant, un résident de lâautre Etat contractant et qui séjourne dans le premier Etat à seule fin dây poursuivre ses études ou sa formation, est exempt dâimpôt dans le premier Etat contractant sur a) les paiements provenant de personnes qui sont résidents en dehors du premier Etat contractant pour couvrir ses frais dâentretien, dâétudes ou de formation; et b) les revenus provenant de lâexercice dâune activité dans ce premier Etat contractant, pourvu que ces revenus nâexcèdent pas les sommes nécessaires à couvrir ses frais dâentretien, dâétudes ou de formation. 2. Une personne physique qui est, ou qui était immédiatement avant de se rendre dans un Etat contractant, un résident de lâautre Etat contractant et qui ne séjourne dans le premier Etat que temporairement à des fins dâétudes, de recherche, ou en tant que stagiaire bénéficiant dâune subvention, allocation ou dâune bourse provenant dâune organisation scientifique, éducative, religieuse ou de charité ou dans le cadre dâun programme dâassistance technique passé par le Gouvernement dâun Etat contractant, est exempte dâimpôt, dans le premier Etat, depuis le jour de son arrivée dans cet Etat en relation avec cette visite, pour la durée de lâoctroi de la subvention. Article 20 Professeurs et chercheurs Une personne physique qui est un résident dâun Etat contractant immédiatement avant de se rendre dans lâautre Etat contractant, et qui, sur invitation dâune université, dâun collège, dâune école, ou dâune autre institution éducative similaire, ou dâune institution scientifique de recherche, se rend dans cet autre Etat, pour une période nâexcédant pas deux ans, uniquement à des fins dâenseignement, de recherche ou bien des deux, dans ces institutions éducatives ou institutions scientifiques de recherche, est exempte dâimpôt, pour une période nâexcédant pas deux ans, dans cet autre Etat sur toute rémunération touchée pour tel enseignement ou recherche. Article 21 Autres revenus 1. Les éléments du revenu dâun résident dâun Etat contractant, dâoù quâils proviennent, qui ne sont pas traités dans les articles précédents de la présente Convention, ne sont imposables que dans cet Etat. 2. Les dispositions du paragraphe 1 ne sâappliquent pas aux revenus autres que les revenus provenant de biens immobiliers tels quâils sont définis au paragraphe 2 de lâarticle 6, lorsque le bénéficiaire de tels revenus, résident dâun Etat contractant, exerce dans lâautre Etat contractant une activité dâentreprise par lâintermédiaire dâun établissement stable qui y est situé, et que le droit ou le bien générateur des revenus sây rattache effectivement. Dans ce cas, les dispositions de lâarticle 7 sont applicables. Article 22 Fortune 1. La fortune constituée par des biens immobiliers visés à lâarticle 6, que possède un résident dâun Etat contractant et qui sont situés dans lâautre Etat contractant, est imposable dans cet autre Etat. 2. La fortune constituée par des biens mobiliers qui font partie de lâactif dâun établissement stable quâune entreprise dâun Etat contractant a dans lâautre Etat contractant, est imposable dans cet autre Etat. 3. La fortune constituée par des navires et des aéronefs exploités en trafic international, ainsi que par des biens mobiliers affectés à lâexploitation de ces navires et aéronefs, nâest imposable que dans lâEtat contractant où le siège de direction effective de lâentreprise est situé. 4. Tous les autres éléments de la fortune, tels que des actions ou des obligations, dâun résident dâun Etat contractant ne sont imposables que dans cet Etat. Article 23 Elimination de la double imposition 1. Sous réserve des dispositions de la législation luxembourgeoise concernant lâélimination de la double imposition qui nâen affectent pas le principe général, la double imposition est évitée de la manière suivante: a) Lorsquâun résident du Luxembourg reçoit des revenus ou possède de la fortune qui, conformément aux dispositions de la présente Convention, sont imposables aux Emirats Arabes Unis, le Luxembourg exempte de lâimpôt ces revenus ou cette fortune, sous réserve des dispositions des sous-paragraphes b) et c), mais peut, pour calculer le montant de lâimpôt sur le reste du revenu ou de la fortune du résident, appliquer les mêmes taux dâimpôt que si les revenus ou la fortune nâavaient pas été exemptés. b) Lorsquâun résident du Luxembourg reçoit des revenus qui, conformément aux dispositions des articles 7, 10, 13(2) et 16, sont imposables aux Emirats Arabes Unis, le Luxembourg accorde sur lâimpôt sur le revenu de ce résident une déduction dâun montant égal à lâimpôt payé aux Emirats Arabes Unis. Cette déduction ne peut toutefois excéder la fraction de lâimpôt, calculée avant déduction, correspondant à ces éléments de revenus reçus des Emirats Arabes Unis. c) Les dispositions du sous-paragraphe a) ne sâappliquent pas au revenu reçu ou à la fortune possédée par un résident dâun Etat contractant, lorsque lâautre Etat contractant applique les dispositions de la présente Convention pour exempter dâimpôt ce revenu ou cette fortune ou applique les dispositions du paragraphe 2 de lâarticle 10 à ce revenu. 2. Dans le cas des Emirats Arabes Unis, la double imposition est évitée de la manière suivante: Lorsquâun résident des Emirats Arabes Unis reçoit des revenus qui, conformément aux dispositions de la présente Convention, sont imposables au Luxembourg, les Emirats Arabes Unis accordent sur lâimpôt sur le revenu de cette personne une déduction dâun montant égal à lâimpôt payé au Luxembourg. â Cette déduction ne peut toutefois excéder la fraction de lâimpôt, calculée avant déduction, correspondant à ces revenus qui sont imposables au Luxembourg. Article 24 Non-discrimination 1. Les nationaux dâun Etat contractant ne sont soumis dans lâautre Etat contractant à aucune imposition ou obligation y relative, qui est autre ou plus lourde que celles auxquelles sont ou pourront être assujettis les nationaux de cet autre Etat qui se trouvent dans la même situation, notamment au regard de la résidence. La présente disposition sâapplique aussi, nonobstant les dispositions de lâarticle 1, aux personnes qui ne sont pas des résidents dâun Etat contractant ou des deux Etats contractants. 2. Lâimposition dâun établissement stable quâune entreprise dâun Etat contractant a dans lâautre Etat contractant, nâest pas établie dans cet autre Etat dâune façon moins favorable que lâimposition des entreprises de cet autre Etat qui exercent la même activité. La présente disposition ne peut être interprétée comme obligeant un Etat contractant à accorder aux résidents de lâautre Etat contractant les déductions personnelles, abattements et réductions dâimpôt en fonction de la situation ou des charges de famille quâil accorde à ses propres résidents. 3. A moins que les dispositions du paragraphe 1 de lâarticle 9, du paragraphe 4 de lâarticle 11 ou du paragraphe 4 de lâarticle 12 ne soient applicables, les intérêts, redevances et autres dépenses payés par une entreprise dâun Etat contractant à un résident de lâautre Etat contractant, sont déductibles, pour la détermination des bénéfices imposables de cette entreprise, dans les mêmes conditions que sâils avaient été payés à un résident du premier Etat. De même, les dettes dâune entreprise dâun Etat contractant envers un résident de lâautre Etat contractant sont déductibles, pour la détermination de la fortune imposable de cette entreprise, dans les mêmes conditions que si elles avaient été contractées envers un résident du premier Etat. 4. Les entreprises dâun Etat contractant, dont le capital est en totalité ou en partie, directement ou indirectement, détenu ou contrôlé par un ou plusieurs résidents de lâautre Etat contractant, ne sont soumises dans le premier Etat à aucune imposition ou obligation y relative, qui est autre ou plus lourde que celles auxquelles sont ou pourront être assujetties les autres entreprises similaires du premier Etat. 5. Les dispositions du présent article sâappliquent aux impôts visés par la présente Convention. Article 25 Procédure amiable 1. Lorsquâune personne estime que les mesures prises par un Etat contractant ou par les deux Etats contractants entraînent ou entraîneront pour elle une imposition non conforme aux dispositions de la présente Convention, elle peut, indépendamment des recours prévus par le droit interne de ces Etats, soumettre son cas à lâautorité compétente de lâEtat contractant dont elle est un résident ou, si son cas relève du paragraphe 1 de lâarticle 24, à celle de lâEtat contractant dont elle possède la nationalité. Le cas doit être soumis dans les trois ans qui suivent la première notification de la mesure qui entraîne une imposition non conforme aux dispositions de la Convention. 2. Lâautorité compétente sâefforce, si la réclamation lui paraît fondée et si elle nâest pas elle-même en mesure dây apporter une solution satisfaisante, de résoudre le cas par voie dâaccord amiable avec lâautorité compétente de lâautre Etat contractant, en vue dâéviter une imposition non conforme à la Convention. Lâaccord est appliqué quels que soient les délais prévus par le droit interne des Etats contractants. 3. Les autorités compétentes des Etats contractants sâefforcent, par voie dâaccord amiable, de résoudre les difficultés ou de dissiper les doutes auxquels peuvent donner lieu lâinterprétation ou lâapplication de la Convention. Elles peuvent aussi se concerter en vue dâéliminer la double imposition dans les cas non prévus par la Convention. 4. Les autorités compétentes des Etats contractants peuvent communiquer directement entre elles, y compris au sein dâune commission mixte composée de ces autorités ou de leurs représentants, en vue de parvenir à un accord comme il est indiqué aux paragraphes précédents. Article 26 Echange de renseignements 1. Les autorités compétentes des Etats contractants échangent les renseignements nécessaires pour appliquer les dispositions de la présente Convention ou celles de la législation interne des Etats contractants relatifs aux impôts visés par la Convention dans la mesure où lâimposition quâelle prévoit nâest pas contraire à la Convention. Les renseignements reçus par un Etat contractant sont tenus secrets de la même manière que les renseignements obtenus en application de la législation interne de cet Etat et ne sont communiqués quâaux personnes ou autorités (y compris les tribunaux et organes administratifs) concernées par lâétablissement ou le recouvrement des impôts visés par la Convention, par les procédures ou poursuites concernant ces impôts, ou par les décisions sur les recours relatifs à ces impôts. Ces personnes ou autorités nâutilisent ces renseignements quâà ces fins. Elles peuvent révéler ces renseignements au cours dâaudiences publiques de tribunaux ou dans des jugements. 2. Les dispositions du paragraphe 1 ne peuvent en aucun cas être interprétées comme imposant à un Etat contractant lâobligation: a) de prendre des mesures administratives dérogeant à sa législation et à sa pratique administrative ou à celles de lâautre Etat contractant; b) de fournir des renseignements qui ne pourraient être obtenus sur la base de sa législation ou dans le cadre de sa pratique administrative normale ou de celles de lâautre Etat contractant; c) de fournir des renseignements qui révéleraient un secret commercial, industriel, professionnel ou un procédé commercial ou des renseignements dont la communication serait contraire à lâordre public. Article 27 Membres des missions diplomatiques et postes consulaires Les dispositions de la présente Convention ne portent pas atteinte aux privilèges fiscaux dont bénéficient les membres des missions diplomatiques ou postes consulaires en vertu soit des règles générales du droit international, soit des dispositions dâaccords particuliers. Article 28 Dispositions spéciales En vue dâéviter des abus conventionnels et si tels cas se présentent, les deux Etats contractants coopèrent et se consultent mutuellement afin de trouver une solution par voie dâaccord mutuel. Article 29 Entrée en vigueur 1. Chacun des Etats contractants notifiera à lâautre, par écrit, par la voie diplomatique, lâaccomplissement des procédures requises par sa législation pour la mise en vigueur de la présente Convention. La Convention entrera en vigueur à la date de réception de la dernière de ces notifications. 2. La Convention sera applicable: i) en ce qui concerne les impôts retenus à la source, aux revenus attribués le ou après le 1 er janvier de lâannée civile suivant immédiatement lâannée au cours de laquelle la Convention entre en vigueur; ii) en ce qui concerne les autres impôts sur le revenu et les impôts sur la fortune, aux impôts dus pour toute année dâimposition commençant le ou après le 1 er janvier de lâannée civile suivant immédiatement lâannée au cours de laquelle la Convention entre en vigueur. Article 30 Dénonciation 1. La présente Convention demeurera en vigueur tant quâelle nâaura pas été dénoncée par un Etat contractant. Chaque Etat contractant peut dénoncer la Convention par voie diplomatique avec un préavis minimum de six mois avant la fin de chaque année civile commençant après lâexpiration dâune période de cinq années à partir de la date de son entrée en vigueur. 2. La Convention cessera dâêtre applicable: i) en ce qui concerne les impôts retenus à la source, aux revenus attribués le ou après le 1 er janvier de lâannée civile suivant immédiatement lâannée au cours de laquelle le préavis est donné; ii) en ce qui concerne les autres impôts sur le revenu et les impôts sur la fortune, aux impôts dus pour toute année dâimposition commençant le ou après le 1 er janvier de lâannée civile suivant immédiatement lâannée au cours de laquelle le préavis est donné. EN FOI DE QUOI, les soussignés, dûment autorisés à cet effet, ont signé la présente Convention. FAIT en deux exemplaires à Dubaï, le 20 novembre 2005 en langue française, en langue arabe et en langue anglaise, les trois textes faisant également foi. Pour le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg Pour le Gouvernement des Emirats Arabes Unis, (suivent les signatures) * PROTOCOLE Au moment de procéder à la signature de la Convention tendant à éviter les doubles impositions et à prévenir la fraude fiscale en matière dâimpôts sur le revenu et sur la fortune, conclue ce jour entre le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg et le Gouvernement des Emirats Arabes Unis, les soussignés sont convenus que les dispositions suivantes font partie intégrante de la Convention. 1. En ce qui concerne le paragraphe 1 de lâarticle 4: Il a été convenu que les institutions gouvernementales des Emirats Arabes Unis au sens du sous-paragraphe a) i) comprennent les entités suivantes, créées conformément au droit public, détenues ou contrôlées par les Emirats Arabes Unis ou lâun de ses Gouvernements locaux: a) les collectivités publiques; b) les administrations; c) les agences gouvernementales; d) les fondations; e) les fonds de développements, et f) les collectivités détenues directement ou indirectement par les organes susmentionnés. Il est entendu que les institutions financières suivantes font entre autres partie des institutions gouvernementales: a) Abu Dhabi Investment Authority (ADIA); b) Zayed Charity Foundation; c) la Banque Centrale des Emirats Arabes Unis; d) le fonds de développement économique de Abu Dhabi, et e) toute autre institution, lorsquâil en a été convenu de temps en temps par les Etats contractants. 2. En ce qui concerne lâarticle 8, le paragraphe 3 de lâarticle 13 et le paragraphe 3 de lâarticle 22: Les dispositions de ces articles sont également appliquées aux revenus et bénéfices provenant de la fortune de Gulf Air ou dâune des entités qui lui succède, mais uniquement jusquâà concurrence de la participation détenue dans une telle entreprise aérienne par les Emirats Arabes Unis ou lâun de ses Gouvernements locaux ou lâune de ses institutions gouvernementales. 3. En ce qui concerne le paragraphe 3 de lâarticle 10: Dans le cas des Emirats Arabes Unis, lâexpression «institution financière» désigne: a) Abu Dhabi Investment Authority (ADIA); b) Zayed Charity Foundation; c) la Banque Centrale des Emirats Arabes Unis; d) le fonds de développement économique de Abu Dhabi, et e) toute autre institution, lorsquâil en a été convenu de temps en temps par les deux Etats contractants. Dans le cas du Luxembourg, lâexpression «institution financière» désigne: a) la Société Nationale de Crédit et dâInvestissement; b) la Banque Centrale du Luxembourg; c) toute autre institution, lorsquâil en a été convenu de temps en temps par les deux Etats contractants. 4. En ce qui concerne lâarticle 14: Les dispositions du paragraphe 3 du présent article sâappliquent également aux rémunérations perçues par les employés dâune compagnie aérienne de transport dâun Etat contractant exerçant des activités dans lâautre Etat contractant pour une période limitée de 4 ans, pourvu que ces employés soient des nationaux de cet Etat. 5. En ce qui concerne lâarticle 29: Nonobstant les dispositions de lâarticle 29, les provisions de lâarticle 8, du paragraphe 3 de lâarticle 13, du paragraphe 3 de lâarticle 14 et du paragraphe 3 de lâarticle 22 prennent effet dans les deux Etats contractants pour ce qui est de toute année fiscale commençant au ou après le 1 er janvier 2000. EN FOI DE QUOI, les soussignés, dûment autorisés à cet effet, ont signé le présent Protocole. FAIT en deux exemplaires à Dubaï, le 20 novembre 2005 en langue française, en langue arabe et en langue anglaise, les trois textes faisant également foi. Pour le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg, Pour le Gouvernement des Emirats Arabes Unis, (suivent les signatures)
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Loi du 29 mai 2009 portant approbation de la Convention entre le Grand-Duché de Luxembourg et les Emirats Arabes Unis tendant à éviter les doubles impositions et à prévenir la fraude fiscale en matière d'impôts sur le revenu et sur la fortune, et de son Protocole, signés à Dubai, le 20 novembre 2005.
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