Loi du 5 juin 2009 portant approbation de la Convention entre le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg et le Gouvernement de la République de l'Inde tendant à éviter les doubles impositions et à prévenir la fraude fiscale en matière d'impôts sur le revenu et sur la fortune, et du Protocole y relatif, signés à New Delhi, le 2 juin 2008.
This law approves the Luxembourg–India tax treaty and protocol, which set rules for taxing cross-border income and wealth and for cooperation between tax authorities.
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- Luxembourg
- Instrument
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Provisions of Loi du 5 juin 2009 portant approbation de la Convention entre le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg et le Gouvernement de la République de l'Inde tendant à éviter les doubles impositions et à prévenir la fraude fiscale en matière d'impôts sur le revenu et sur la fortune, et du Protocole y relatif, signés à New Delhi, le 2 juin 2008.
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Loi du 5 juin 2009 portant approbation de la Convention entre le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg et le Gouvernement de la République de l'Inde tendant à éviter les doubles impositions et à prévenir la fraude fiscale en matière d'impôts sur le revenu et sur la fortune, et du Protocole y relatif, signés à New Delhi, le 2 juin 2008.
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Sont approuvés la Convention entre le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg et le Gouvernement de la République de lâInde tendant à éviter les doubles impositions et à prévenir la fraude fiscale en matière dâimpôts sur le revenu et sur la fortune, et le Protocole y relatif, signés à New Delhi, le 2 juin 2008. Mandons et ordonnons que la présente loi soit insérée au Mémorial pour être exécutée et observée par tous ceux que la chose concerne. Le Ministre des Affaires étrangères et de l'Immigration, Jean Asselborn Le Ministre des Finances, Jean-Claude Juncker Palais de Luxembourg, le 5 juin 2009. Henri Doc. parl. 5948 ; sess. ord. 2008-2009. CONVENTION entre le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg et le Gouvernement de la République de lâInde tendant à éviter les doubles impositions et à prévenir la fraude fiscale en matière dâimpôts sur le revenu et sur la fortune Le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg et le Gouvernement de la République de lâInde, désireux de conclure une Convention tendant à éviter les doubles impositions et à prévenir la fraude fiscale en matière dâimpôts sur le revenu et sur la fortune et en vue de promouvoir la coopération économique entre les deux pays, sont convenus de ce qui suit: Article 1 Personnes visées La présente Convention sâapplique aux personnes qui sont des résidents dâun Etat contractant ou des deux Etats contractants. Article 2 Impôts visés 1. La présente Convention sâapplique aux impôts sur le revenu et sur la fortune perçus pour le compte dâun Etat contractant, de ses subdivisions politiques ou de ses collectivités locales, quel que soit le système de perception. 2. Sont considérés comme impôts sur le revenu et sur la fortune les impôts perçus sur le revenu total, sur la fortune totale, ou sur des éléments du revenu ou de la fortune, y compris les impôts sur les gains provenant de lâaliénation de biens mobiliers ou immobiliers, et les impôts sur le montant global des salaires payés par les entreprises. 3. Les impôts actuels auxquels sâapplique la Convention, sont notamment: a) en Inde, (i) lâimpôt sur le revenu, y compris toute taxe additionnelle; et (ii) lâimpôt sur la fortune, y compris toute taxe additionnelle; (ci-après dénommés «impôt indien»); b) au Luxembourg, (i) lâimpôt sur le revenu des personnes physiques; (ii) lâimpôt sur le revenu des collectivités; (iii) lâimpôt sur la fortune; et (iv) lâimpôt commercial communal; (ci-après dénommés «impôt luxembourgeois»). 4. La Convention sâapplique aussi aux impôts de nature identique ou analogue qui seraient établis après la date de signature de la Convention et qui sâajouteraient aux impôts actuels ou qui les remplaceraient. Les autorités compétentes des Etats contractants se communiquent les modifications significatives apportées à leurs législations fiscales respectives. Article 3 Définitions générales 1. Au sens de la présente Convention, à moins que le contexte nâexige une interprétation différente: a) le terme «Inde» désigne le territoire de lâInde, y compris les eaux territoriales et lâespace aérien, ainsi que toute autre zone maritime sur laquelle lâInde a des droits souverains, autres droits et autorité judiciaire, selon la législation indienne et conformément au droit international, y compris la Convention U.N. sur le droit de la mer; b) le terme «Luxembourg» désigne le Grand-Duché de Luxembourg et, lorsquâil est employé dans un sens géographique, il désigne le territoire du Grand-Duché de Luxembourg; c) les expressions «un Etat contractant» et «lâautre Etat contractant» désignent, suivant le contexte, le GrandDuché de Luxembourg ou la République de lâInde; d) le terme «personne» comprend les personnes physiques, les sociétés, les groupements de personnes et toute autre entité qui est considérée comme une unité imposable dâaprès la législation fiscale en vigueur dans les Etats contractants respectifs; e) le terme «société» désigne toute personne morale ou toute entité qui est considérée comme une personne morale aux fins dâimposition; f) le terme «entreprise» sâapplique à lâexercice de toute activité ou affaire; g) les expressions «entreprise dâun Etat contractant» et «entreprise de lâautre Etat contractant» désignent respectivement une entreprise exploitée par un résident dâun Etat contractant et une entreprise exploitée par un résident de lâautre Etat contractant; h) lâexpression «trafic international» désigne tout transport effectué par un navire ou un aéronef exploité par une entreprise dâun Etat contractant, sauf lorsque le navire ou lâaéronef nâest exploité quâentre des points situés dans lâautre Etat contractant; i) lâexpression «autorité compétente» désigne: (i) en Inde: le Ministre des Finances, Gouvernement de lâInde, ou son représentant autorisé; (ii) au Luxembourg: le Ministre des Finances ou son représentant autorisé; j) le terme «national» désigne: (i) toute personne physique qui possède la nationalité dâun Etat contractant; (ii) toute personne morale, société de personnes ou association constituée conformément à la législation en vigueur dans un Etat contractant; k) le terme «impôt» désigne, suivant le contexte, lâimpôt indien ou lâimpôt luxembourgeois, mais ne comprend aucune somme qui est payable au titre de tout manquement ou de toute omission en relation avec les impôts auxquels la présente Convention sâapplique ou qui représente une pénalité ou une amende infligée concernant ces impôts; l) le terme «année fiscale» désigne: (i) en ce qui concerne lâInde: lâannée comptable commençant le 1 er avril; (ii) en ce qui concerne le Luxembourg: lâannée comptable commençant le 1 er janvier. 2. Pour lâapplication de la Convention à un moment donné par un Etat contractant, tout terme ou expression qui nây est pas défini a, sauf si le contexte exige une interprétation différente, le sens que lui attribue, à ce moment, le droit de cet Etat concernant les impôts auxquels sâapplique la Convention, le sens attribué à ce terme ou expression par le droit fiscal de cet Etat prévalant sur le sens que lui attribuent les autres branches du droit de cet Etat. Article 4 Résident 1. Au sens de la présente Convention, lâexpression «résident dâun Etat contractant» désigne toute personne qui, en vertu de la législation de cet Etat, est assujettie à lâimpôt dans cet Etat, en raison de son domicile, de sa résidence, de son siège de direction ou de tout autre critère de nature analogue et sâapplique aussi à cet Etat ainsi quâà toutes ses subdivisions politiques ou à ses collectivités locales. Toutefois, cette expression ne comprend pas les personnes qui ne sont assujetties à lâimpôt dans cet Etat que pour les revenus de sources situées dans cet Etat ou pour la fortune qui y est située. 2. Lorsque, selon les dispositions du paragraphe 1, une personne physique est un résident des deux Etats contractants, sa situation est réglée de la manière suivante: a) cette personne est considérée comme un résident seulement de lâEtat où elle dispose dâun foyer dâhabitation permanent; si elle dispose dâun foyer dâhabitation permanent dans les deux Etats, elle est considérée comme un résident seulement de lâEtat avec lequel ses liens personnels et économiques sont les plus étroits (centre des intérêts vitaux); b) si lâEtat où cette personne a le centre de ses intérêts vitaux ne peut pas être déterminé, ou si elle ne dispose dâun foyer dâhabitation permanent dans aucun des Etats, elle est considérée comme un résident seulement de lâEtat où elle séjourne de façon habituelle; c) si cette personne séjourne de façon habituelle dans les deux Etats ou si elle ne séjourne de façon habituelle dans aucun dâeux, elle est considérée comme un résident seulement de lâEtat dont elle possède la nationalité; d) si cette personne possède la nationalité des deux Etats ou si elle ne possède la nationalité dâaucun dâeux, les autorités compétentes des Etats contractants sâefforcent de trancher la question dâun commun accord. 3. Lorsque, selon les dispositions du paragraphe 1, une personne autre quâune personne physique est un résident des deux Etats contractants, elle est considérée comme un résident seulement de lâEtat où son siège de direction effective est situé. Si lâEtat dans lequel est situé son siège de direction effective ne peut être déterminé alors les autorités compétentes des Etats contractants sâefforcent de trancher la question dâun commun accord. Article 5 Etablissement stable 1. Au sens de la présente Convention, lâexpression «établissement stable» désigne une installation fixe dâaffaires par lâintermédiaire de laquelle une entreprise exerce tout ou partie de son activité. 2. Lâexpression «établissement stable» comprend notamment: a) un siège de direction, b) une succursale, c) un bureau, d) une usine, e) un atelier, f) un point de vente, g) un entrepôt, dans le cas dâune personne fournissant à des tiers des installations de stockage, h) une exploitation agricole, plantation ou autre lieu où des activités agricoles, forestières, de plantation ou activités y liées sont exercées, et i) une mine, un puits de pétrole ou de gaz, une carrière ou tout autre lieu dâextraction de ressources naturelles. 3. (a) Un chantier de construction ou de montage ou des activités de surveillance sây exerçant ne constitue un établissement stable seulement lorsque ce chantier ou ces activités ont une durée supérieure à neuf mois. (b) La fourniture de services, y compris les services de consultants, par une entreprise agissant par lâintermédiaire de salariés ou dâautre personnel engagé par lâentreprise à cette fin constitue un établissement stable, mais uniquement lorsque les activités de cette nature se poursuivent (pour le même projet ou un projet connexe) à lâintérieur du pays pour une ou des périodes représentant un total de plus de 183 jours au cours de toute période de douze mois. 4. Nonobstant les dispositions précédentes du présent article, on considère quâil nây a pas «établissement stable» si: a) il est fait usage dâinstallations aux seules fins de stockage ou dâexposition de marchandises appartenant à lâentreprise; b) des marchandises appartenant à lâentreprise sont entreposées aux seules fins de stockage ou dâexposition; c) des marchandises appartenant à lâentreprise sont entreposées aux seules fins de transformation par une autre entreprise; d) une installation fixe dâaffaires est utilisée aux seules fins dâacheter des marchandises ou de réunir des informations, pour lâentreprise; e) une installation fixe dâaffaires est utilisée aux seules fins dâexercer, pour lâentreprise, toute autre activité de caractère préparatoire ou auxiliaire; f) une installation fixe dâaffaires est utilisée aux seules fins de lâexercice cumulé dâactivités mentionnées aux alinéas a) à e), à condition que lâactivité dâensemble de lâinstallation fixe dâaffaires résultant de ce cumul garde un caractère préparatoire ou auxiliaire. 5. Nonobstant les dispositions des paragraphes 1 et 2, lorsquâune personne â autre quâun agent jouissant dâun statut indépendant auquel sâapplique le paragraphe 7 â agit dans un Etat contractant pour le compte dâune entreprise de lâautre Etat contractant, cette entreprise est considérée comme ayant un établissement stable dans le premier Etat contractant pour toutes les activités que cette personne exerce pour lâentreprise, lorsquâune telle personne: a) dispose dans cet Etat de pouvoirs quâelle y exerce habituellement lui permettant de conclure des contrats au nom de lâentreprise à moins que les activités de cette personne ne soient limitées à celles qui sont mentionnées au paragraphe 4 et qui, si elles étaient exercées par lâintermédiaire dâune installation fixe dâaffaires, ne permettraient pas de considérer cette installation comme un établissement stable selon les dispositions de ce paragraphe, ou b) ne disposant pas de ce pouvoir, elle conserve habituellement dans le premier Etat contractant un stock de marchandises sur lequel elle prélève régulièrement des marchandises aux fins de livraison pour le compte de lâentreprise; c) assure habituellement des commandes dans le premier Etat exclusivement ou presque exclusivement pour lâentreprise même. 6. Nonobstant les dispositions précédentes du présent article, une entreprise dâassurance dâun Etat contractant est considérée, sauf en matière de réassurance, comme ayant un établissement stable dans lâautre Etat contractant si elle perçoit des primes sur le territoire de cet autre Etat ou assure des risques qui y sont encourus, par lâintermédiaire dâune personne autre quâun agent jouissant dâun statut indépendant auquel le paragraphe 7 sâapplique. 7. Une entreprise nâest pas considérée comme ayant un établissement stable dans un Etat contractant du seul fait quâelle y exerce son activité par lâentremise dâun courtier, dâun commissionnaire général ou de tout autre agent jouissant dâun statut indépendant, à condition que ces personnes agissent dans le cadre ordinaire de leur activité. Toutefois, lorsque les activités dâun tel agent sont exercées exclusivement ou presque exclusivement pour le compte de cette entreprise, il nâest pas considéré comme un agent indépendant au sens du présent paragraphe. 8. Le fait quâune société qui est un résident dâun Etat contractant, contrôle ou est contrôlée par une société qui est un résident de lâautre Etat contractant ou qui y exerce son activité (que ce soit par lâintermédiaire dâun établissement stable ou non) ne suffit pas, en lui-même, à faire de lâune quelconque de ces sociétés un établissement stable de lâautre. Article 6 Revenus immobiliers 1. Les revenus quâun résident dâun Etat contractant tire de biens immobiliers situés dans lâautre Etat contractant, sont imposables dans cet autre Etat. 2. Lâexpression «biens immobiliers» a le sens que lui attribue le droit de lâEtat contractant où les biens considérés sont situés. Lâexpression comprend en tous cas les accessoires, le cheptel mort ou vif des exploitations agricoles et forestières, les droits auxquels sâappliquent les dispositions du droit privé concernant la propriété foncière, lâusufruit des biens immobiliers et les droits à des paiements variables ou fixes pour lâexploitation ou la concession de lâexploitation de gisements minéraux, sources et autres ressources naturelles; les navires, bateaux et aéronefs ne sont pas considérés comme des biens immobiliers. 3. Les dispositions du paragraphe 1 sâappliquent aux revenus provenant de lâexploitation directe, de la location ou de lâaffermage, ainsi que de toute autre forme dâexploitation des biens immobiliers. 4. Les dispositions des paragraphes 1 et 3 sâappliquent également aux revenus provenant des biens immobiliers dâune entreprise ainsi quâaux revenus des biens immobiliers servant à lâexercice dâune profession indépendante. Article 7 Bénéfices des entreprises 1. Les bénéfices dâune entreprise dâun Etat contractant ne sont imposables que dans cet Etat, à moins que lâentreprise nâexerce son activité dans lâautre Etat contractant par lâintermédiaire dâun établissement stable qui y est situé. Si lâentreprise exerce son activité dâune telle façon, les bénéfices de lâentreprise sont imposables dans lâautre Etat, mais uniquement dans la mesure où ils sont imputables à cet établissement stable. 2. Sous réserve des dispositions du paragraphe 3, lorsquâune entreprise dâun Etat contractant exerce son activité dans lâautre Etat contractant par lâintermédiaire dâun établissement stable qui y est situé, il est imputé, dans chaque Etat contractant, à cet établissement stable les bénéfices quâil aurait pu réaliser sâil avait constitué une entreprise distincte exerçant des activités identiques ou analogues dans des conditions identiques ou analogues et traitant en toute indépendance avec lâentreprise dont il constitue un établissement stable. 3. Pour déterminer les bénéfices dâun établissement stable, sont admises en déduction les dépenses exposées aux fins poursuivies par cet établissement stable, y compris les dépenses de direction et les frais généraux dâadministration ainsi exposés, soit dans lâEtat où est situé cet établissement stable, soit ailleurs, conformément aux dispositions et sous réserve des limitations de la législation fiscale de cet Etat. Toutefois, aucune déduction nâest admise pour les sommes qui seraient, le cas échéant, versées (à dâautres titres que le remboursement de frais encourus) par lâétablissement stable au siège central de lâentreprise ou à lâun quelconque de ses bureaux, comme redevances, honoraires ou autres paiements similaires, pour lâusage de brevets, de know-how ou dâautres droits, ou comme commission ou comme autre charge pour des services précis rendus ou pour une activité de direction ou, sauf dans le cas dâune entreprise bancaire, comme intérêts sur des sommes prêtées à lâétablissement stable. De même, il nâest pas tenu compte, dans les calculs des bénéfices dâun établissement stable, des sommes (autres que le remboursement des frais encourus) portées par lâétablissement stable au débit du siège central de lâentreprise ou de lâun quelconque de ses autres bureaux, comme redevances, honoraires ou autres paiements similaires, pour lâusage de brevets, de know-how ou dâautres droits, ou comme commission ou comme autre charge pour les services précis rendus ou pour une activité de direction ou, sauf dans le cas dâune entreprise bancaire, comme intérêts sur des sommes prêtées au siège central de lâentreprise ou à lâun quelconque de ses autres bureaux. 4. Sâil est dâusage, dans un Etat contractant, de déterminer les bénéfices imputables à un établissement stable sur la base dâune répartition des bénéfices totaux de lâentreprise entre ses diverses parties, aucune disposition du paragraphe 2 nâempêche cet Etat contractant de déterminer les bénéfices imposables selon la répartition en usage; la méthode de répartition adoptée doit cependant être telle que le résultat obtenu soit conforme aux principes contenus dans le présent article. 5. Aucun bénéfice nâest imputé à un établissement stable du fait quâil a simplement acheté des marchandises pour lâentreprise. 6. Aux fins des paragraphes précédents, les bénéfices à imputer à lâétablissement stable sont déterminés chaque année selon la même méthode, à moins quâil nâexiste des motifs valables et suffisants de procéder autrement. 7. Lorsque les bénéfices comprennent des éléments de revenu traités séparément dans dâautres articles de la présente Convention, les dispositions de ces articles ne sont pas affectées par les dispositions du présent article. Article 8 Navigation maritime et aérienne 1. Les bénéfices quâune entreprise dâun Etat contractant tire de lâexploitation, en trafic international, de navires ou dâaéronefs ne sont imposables que dans cet Etat. 2. Si le siège de direction effective dâune entreprise de navigation maritime est à bord dâun navire, ce siège est considéré comme situé dans lâEtat contractant où se trouve le port dâattache de ce navire, ou à défaut de port dâattache, dans lâEtat contractant dont lâexploitant du navire est un résident. 3. Les bénéfices quâune entreprise de transport qui est un résident dâun Etat contractant tire de lâutilisation, de lâentretien ou de la location de conteneurs (y compris les remorques et autres équipements pour le transport de conteneurs) utilisés pour le transport de marchandises en trafic international ne sont imposables que dans cet Etat contractant à moins que les conteneurs ne sont utilisés uniquement dans lâautre Etat contractant. 4. Aux fins du présent article, les intérêts provenant dâinvestissements directement liés à lâexploitation de navires ou aéronefs en trafic international sont considérés comme bénéfices provenant de lâexploitation de tels navires ou aéronefs lorsquâils font partie intégrante de lâexercice de cette activité, et les dispositions de lâarticle 11 ne sont pas applicables à ces intérêts. 5. Les dispositions du paragraphe 1 sâappliquent aussi aux bénéfices provenant de la participation à un pool, une exploitation en commun ou un organisme international dâexploitation. Article 9 Entreprises associées 1. Lorsque a) une entreprise dâun Etat contractant participe directement ou indirectement à la direction, au contrôle ou au capital dâune entreprise de lâautre Etat contractant, ou que b) les mêmes personnes participent directement ou indirectement à la direction, au contrôle ou au capital dâune entreprise dâun Etat contractant et dâune entreprise de lâautre Etat contractant, et que, dans lâun et lâautre cas, les deux entreprises sont, dans leurs relations commerciales ou financières, liées par des conditions convenues ou imposées, qui diffèrent de celles qui seraient convenues entre des entreprises indépendantes, les bénéfices qui, sans ces conditions, auraient été réalisés par lâune des entreprises, mais nâont pu lâêtre en fait à cause de ces conditions, peuvent être inclus dans les bénéfices de cette entreprise et imposés en conséquence. 2. Lorsquâun Etat contractant inclut dans les bénéfices dâune entreprise de cet Etat â et impose en conséquence â des bénéfices sur lesquels une entreprise de lâautre Etat contractant a été imposée dans cet autre Etat, et que les bénéfices ainsi inclus sont des bénéfices qui auraient été réalisés par lâentreprise du premier Etat si les conditions convenues entre les deux entreprises avaient été celles qui auraient été convenues entre des entreprises indépendantes, lâautre Etat procède à un ajustement approprié du montant de lâimpôt qui y a été perçu sur ces bénéfices. Pour déterminer cet ajustement, il est tenu compte des autres dispositions de la présente Convention et, si câest nécessaire, les autorités compétentes des Etats contractants se consultent. Article 10 Dividendes 1. Les dividendes payés par une société qui est un résident dâun Etat contractant à un résident de lâautre Etat contractant, sont imposables dans cet autre Etat. 2. Toutefois, ces dividendes sont aussi imposables dans lâEtat contractant dont la société qui paie les dividendes est un résident, et selon la législation de cet Etat, mais si le bénéficiaire effectif des dividendes est un résident de lâautre Etat contractant, lâimpôt ainsi établi ne peut excéder 10 pour cent du montant brut des dividendes. Le présent paragraphe nâaffecte pas lâimposition de la société au titre des bénéfices qui servent au paiement des dividendes. 3. Le terme «dividendes» employé dans le présent article désigne les revenus provenant dâactions, ou autres parts bénéficiaires à lâexception des créances, ainsi que les revenus dâautres parts sociales soumis au même régime fiscal que les revenus dâactions par la législation de lâEtat dont la société distributrice est un résident. 4. Les dispositions des paragraphes 1 et 2 ne sâappliquent pas lorsque le bénéficiaire effectif des dividendes, résident dâun Etat contractant, exerce dans lâautre Etat contractant dont la société qui paie les dividendes est un résident, soit une activité industrielle ou commerciale par lâintermédiaire dâun établissement stable qui y est situé, soit une profession indépendante au moyen dâune base fixe qui y est située, et que la participation génératrice des dividendes sây rattache effectivement. Dans ce cas, les dispositions de lâarticle 7 ou de lâarticle 14, suivant les cas, sont applicables. 5. Lorsquâune société qui est un résident dâun Etat contractant tire des bénéfices ou des revenus de lâautre Etat contractant, cet autre Etat ne peut percevoir aucun impôt sur les dividendes payés par la société, sauf dans la mesure où ces dividendes sont payés à un résident de cet autre Etat ou dans la mesure où la participation génératrice des dividendes se rattache effectivement à un établissement stable ou à une base fixe situés dans cet autre Etat, ni prélever aucun impôt, au titre de lâimposition des bénéfices non distribués, sur les bénéfices non distribués de la société, même si les dividendes payés ou les bénéfices non distribués consistent en tout ou en partie en bénéfices ou revenus provenant de cet autre Etat. Article 11 Intérêts 1. Les intérêts provenant dâun Etat contractant et payés à un résident de lâautre Etat contractant sont imposables dans cet autre Etat. 2. Toutefois, ces intérêts sont aussi imposables dans lâEtat contractant dâoù ils proviennent et selon la législation de cet Etat, mais si le bénéficiaire effectif des intérêts est un résident de lâautre Etat contractant, lâimpôt ainsi établi ne peut excéder 10 pour cent du montant brut des intérêts. 3. Nonobstant les dispositions du paragraphe 2, les intérêts provenant dâun Etat contractant sont exempts dâimpôts dans cet Etat à condition quâils sont tirés par et que le bénéficiaire effectif est: a) le Gouvernement, une subdivision politique ou une collectivité locale de lâautre Etat contractant; ou b) (i) dans le cas de lâInde, la «Reserve Bank of India», la «Export-Import Bank of lndia», la «National Housing Bank»; et (ii) dans le cas du Luxembourg, la Société Nationale de Crédit et dâInvestissement, la Banque Centrale du Luxembourg; ou c) toute autre institution lorsquâil en aura été convenu ainsi périodiquement entre les autorités compétentes des Etats contractants par échange de lettres. 4. Le terme «intérêts» employé dans le présent article désigne les revenus des créances de toute nature, assorties ou non de garanties hypothécaires ou dâune clause de participation aux bénéfices du débiteur, et notamment les revenus des fonds publics et des obligations dâemprunts, y compris les primes et lots attachés à ces titres. Les pénalisations pour paiement tardif ne sont pas considérées comme des intérêts au sens du présent article. 5. Les dispositions des paragraphes 1 et 2 ne sâappliquent pas lorsque le bénéficiaire effectif des intérêts, résident dâun Etat contractant, exerce dans lâautre Etat contractant dâoù proviennent les intérêts, soit une activité industrielle ou commerciale par lâintermédiaire dâun établissement stable qui y est situé, soit une profession indépendante au moyen dâune base fixe qui y est située, et que la créance génératrice des intérêts sây rattache effectivement. Dans ce cas, les dispositions de lâarticle 7 ou de lâarticle 14, suivant les cas, sont applicables. 6. Les intérêts sont considérés comme provenant dâun Etat contractant lorsque le débiteur est un résident de cet Etat. Toutefois, lorsque le débiteur des intérêts, quâil soit ou non un résident dâun Etat contractant, a dans un Etat contractant un établissement stable, ou une base fixe, pour lequel la dette donnant lieu au paiement des intérêts a été contractée et qui supporte la charge de ces intérêts, ceux-ci sont considérés comme provenant de lâEtat où lâétablissement stable, ou la base fixe, est situé. 7. Lorsque, en raison de relations spéciales existant entre le débiteur et le bénéficiaire effectif ou que lâun et lâautre entretiennent avec de tierces personnes, le montant des intérêts, compte tenu de la créance pour laquelle ils sont payés, excède celui dont seraient convenus le débiteur et le bénéficiaire effectif en lâabsence de pareilles relations, les dispositions du présent article ne sâappliquent quâà ce dernier montant. Dans ce cas, la partie excédentaire des paiements reste imposable selon la législation de chaque Etat contractant et compte tenu des autres dispositions de la présente Convention. Article 12 Redevances et rémunérations pour services techniques 1. Les redevances ou rémunérations pour services techniques provenant dâun Etat contractant et payées à un résident de lâautre Etat contractant, sont imposables dans cet autre Etat. 2. Toutefois, ces redevances ou rémunérations pour services techniques sont aussi imposables dans lâEtat contractant dâoù elles proviennent et selon la législation de cet Etat, mais si le bénéficiaire effectif des redevances ou rémunérations pour services techniques est un résident de lâautre Etat contractant, lâimpôt ainsi établi ne peut excéder 10 pour cent du montant brut des redevances ou rémunérations pour services techniques. 3. (a) Le terme «redevances» employé dans le présent article, désigne les rémunérations de toute nature payées pour lâusage ou la concession de lâusage dâun droit dâauteur sur une Åuvre littéraire, artistique ou scientifique, y compris les films cinématographiques ou les films ou bandes pour la télévision ou la radio, dâun brevet, dâune marque de fabrique ou de commerce, dâun dessin ou dâun modèle, dâun plan, dâune formule ou dâun procédé secrets, ou pour lâusage ou la concession de lâusage dâun équipement industriel, commercial ou scientifique, ou pour des informations ayant trait à une expérience acquise dans le domaine industriel, commercial ou scientifique. (b) Le terme «rémunérations pour services techniques» employé dans le présent article, désigne les rémunérations de toute nature, autres que celles mentionnées aux articles 14 et 15 de la présente Convention, payées en contrepartie de services de direction ou de nature technique ou de conseil, y compris les prestations de services par du personnel technique ou autre. 4. Les dispositions des paragraphes 1 et 2 ne sâappliquent pas, lorsque le bénéficiaire effectif des redevances ou rémunérations pour services techniques, résident dâun Etat contractant, exerce dans lâautre Etat contractant dâoù proviennent les redevances ou rémunérations pour services techniques, soit une activité industrielle ou commerciale par lâintermédiaire dâun établissement stable qui y est situé, soit une profession indépendante au moyen dâune base fixe qui y est située, et que le droit ou le bien générateur des redevances ou rémunérations pour services techniques se rattache effectivement à cet établissement stable ou base fixe. Dans ce cas, les dispositions de lâarticle 7 ou de lâarticle 14, suivant le cas, sont applicables. 5. (a) Les redevances et rémunérations pour services techniques sont considérées comme provenant dâun Etat contractant lorsque le débiteur est cet Etat lui-même, une subdivision politique, une collectivité locale ou un résident de cet Etat. Toutefois, lorsque le débiteur des redevances ou rémunérations pour services techniques, quâil soit ou non un résident dâun Etat contractant, a dans un Etat contractant un établissement stable, ou une base fixe, pour lequel le contrat donnant lieu au paiement des redevances ou rémunérations pour services techniques a été conclu et qui supporte la charge de ces redevances ou rémunérations pour services techniques, lesdites redevances ou rémunérations pour services techniques sont considérées comme provenant de lâEtat contractant où lâétablissement stable, ou la base fixe, est situé. (b) Lorsquâen vertu du sous-paragraphe (a) les redevances ou rémunérations pour services techniques ne proviennent pas dâun des Etats contractants, et que les redevances se rapportent à lâusage ou à la concession de lâusage du droit ou bien générateur, ou les rémunérations pour services techniques se rapportent à des services exercés dans lâun des Etats contractants, les redevances ou rémunérations pour services techniques sont considérées comme provenant de cet Etat contractant. 6. Lorsque, en raison de relations spéciales existant entre le débiteur et le bénéficiaire effectif ou que lâun et lâautre entretiennent avec de tierces personnes, le montant des redevances ou des rémunérations pour services techniques, compte tenu de lâusage, du droit ou de lâinformation pour lequel elles sont payées, excède celui dont seraient convenus le débiteur et le bénéficiaire effectif en lâabsence de pareilles relations, les dispositions du présent article ne sâappliquent quâà ce dernier montant. Dans ce cas, la partie excédentaire des paiements reste imposable selon la législation de chaque Etat contractant et compte tenu des autres dispositions de la présente Convention. Article 13 Gains en capital 1. Les gains quâun résident dâun Etat contractant tire de lâaliénation de biens immobiliers visés à lâarticle 6, et situés dans lâautre Etat contractant, sont imposables dans cet autre Etat. 2. Les gains provenant de lâaliénation de biens mobiliers qui font partie de lâactif dâun établissement stable quâune entreprise dâun Etat contractant a dans lâautre Etat contractant, ou de biens mobiliers qui appartiennent à une base fixe dont un résident dâun Etat contractant dispose dans lâautre Etat contractant pour lâexercice dâune profession indépendante, y compris de tels gains provenant de lâaliénation de cet établissement stable (seul ou avec lâensemble de lâentreprise) ou de cette base fixe, sont imposables dans cet autre Etat. 3. Les gains provenant de lâaliénation de navires ou aéronefs exploités en trafic international, ou de biens mobiliers affectés à lâexploitation de ces navires ou aéronefs, ne sont imposables que dans lâEtat contractant dont le cédant est un résident. 4. Les gains provenant de lâaliénation dâactions dâune société dont les biens consistent à titre principal, directement ou indirectement, en biens immobiliers situés dans un Etat contractant sont imposables dans cet Etat. 5. Les gains provenant de lâaliénation dâactions autres que celles visées au paragraphe 4 dans une société qui est un résident dâun Etat contractant sont imposables dans cet Etat. 6. Les gains provenant de lâaliénation de tous biens autres que ceux visés aux paragraphes 1, 2, 3, 4 et 5 ne sont imposables que dans lâEtat contractant dont le cédant est un résident. Article 14 Professions indépendantes 1. Les revenus quâune personne physique qui est un résident dâun Etat contractant tire dâune profession libérale ou dâautres activités indépendantes de nature similaire ne sont imposables que dans cet Etat, sauf dans les circonstances suivantes lorsque ces revenus sont aussi imposables dans lâautre Etat contractant: a) si cette personne dispose de façon habituelle dans lâautre Etat contractant dâune base fixe pour lâexercice de ses activités; dans ce cas, seule la partie des revenus qui est imputable à cette base fixe est imposable dans cet autre Etat; ou b) si sa présence dans lâautre Etat contractant sâétend sur une période ou des périodes dâune durée totale égale ou supérieure à 183 jours durant toute période de 12 mois; dans ce cas, seule la fraction des revenus qui est tirée des activités exercées dans cet autre Etat est imposable dans cet autre Etat. 2. Lâexpression «profession libérale» comprend notamment les activités indépendantes dâordre scientifique, littéraire, artistique, éducatif ou pédagogique, ainsi que les activités indépendantes des médecins, avocats, ingénieurs, architectes, chirurgiens, dentistes et comptables. Article 15 Professions dépendantes 1. Sous réserve des dispositions des articles 16, 18, 19, 20 et 21, les salaires, traitements et autres rémunérations similaires quâun résident dâun Etat contractant reçoit au titre dâun emploi salarié, ne sont imposables que dans cet Etat, à moins que lâemploi ne soit exercé dans lâautre Etat contractant. Si lâemploi y est exercé, les rémunérations reçues à ce titre sont imposables dans cet autre Etat. 2. Nonobstant les dispositions du paragraphe 1, les rémunérations quâun résident dâun Etat contractant reçoit au titre dâun emploi salarié exercé dans lâautre Etat contractant, ne sont imposables que dans le premier Etat si: a) le bénéficiaire séjourne dans lâautre Etat pendant une période ou des périodes nâexcédant pas au total 183 jours durant toute période de douze mois commençant ou se terminant durant lâannée fiscale considérée, et b) les rémunérations sont payées par un employeur ou pour le compte dâun employeur qui nâest pas un résident de lâautre Etat, et c) la charge des rémunérations nâest pas supportée par un établissement stable ou une base fixe que lâemployeur a dans lâautre Etat. 3. Nonobstant les dispositions précédentes du présent article, les rémunérations reçues au titre dâun emploi salarié exercé à bord dâun navire ou dâun aéronef exploité en trafic international par une entreprise dâun Etat contractant sont imposables dans cet Etat. Article 16 Tantièmes Les tantièmes, jetons de présence et autres rétributions similaires quâun résident dâun Etat contractant reçoit en sa qualité de membre du conseil dâadministration ou de surveillance dâune société qui est un résident de lâautre Etat contractant sont imposables dans cet autre Etat. Article 17 Artistes et sportifs 1. Nonobstant les dispositions des articles 14 et 15, les revenus quâun résident dâun Etat contractant tire de ses activités personnelles exercées dans lâautre Etat contractant en tant quâartiste du spectacle, tel quâun artiste de théâtre, de cinéma, de la radio ou de la télévision, ou quâun musicien, ou en tant que sportif, sont imposables dans cet autre Etat. 2. Lorsque les revenus dâactivités quâun artiste du spectacle ou un sportif exerce personnellement et en cette qualité, sont attribués non pas à lâartiste ou au sportif lui-même, mais à une autre personne, ces revenus sont imposables, nonobstant les dispositions des articles 7, 14 et 15, dans lâEtat contractant où les activités de lâartiste ou du sportif sont exercées. 3. Les dispositions des paragraphes 1 et 2 ne sâappliquent pas aux revenus dâactivités exercées dans un Etat contractant par des artistes du spectacle ou des sportifs lorsque les activités sont financées pour une large part au moyen de fonds publics de lâun ou des deux Etats contractants ou de lâune de leurs subdivisions politiques ou collectivités locales. Dans ce cas, les revenus ne sont imposables que dans lâEtat contractant dont lâartiste du spectacle ou le sportif est un résident. Article 18 Pensions 1. Sous réserve des dispositions du paragraphe 2 de lâarticle 19, les pensions et autres rémunérations similaires, payées à un résident dâun Etat contractant au titre dâun emploi antérieur, ne sont imposables que dans cet Etat. 2. Nonobstant les dispositions du paragraphe 1, les pensions et autres sommes payées en application de la législation sur la sécurité sociale dâun Etat contractant ne sont imposables que dans cet Etat. 3. Nonobstant les dispositions du paragraphe 1, les pensions et autres rémunérations similaires (y compris les versements forfaitaires) provenant dâun Etat contractant et payées à un résident de lâautre Etat contractant, ne sont pas imposables dans lâautre Etat contractant si ces paiements découlent des cotisations, allocations ou primes dâassurance versées à un régime complémentaire de pension par le bénéficiaire ou pour son compte, ou des dotations faites par lâemployeur à un régime interne, et si ces cotisations, allocations, primes dâassurance ou dotations ont été effectivement soumises à lâimpôt dans le premier Etat contractant. Article 19 Fonctions publiques 1. a) Les salaires, traitements et autres rémunérations similaires, autres que les pensions, payés par un Etat contractant ou lâune de ses subdivisions politiques ou collectivités locales à une personne physique, au titre de services rendus à cet Etat ou à cette subdivision ou collectivité, ne sont imposables que dans cet Etat. b) Toutefois, ces salaires, traitements et autres rémunérations similaires ne sont imposables que dans lâautre Etat contractant, si les services sont rendus dans cet Etat et si la personne physique est un résident de cet Etat qui: (i) possède la nationalité de cet Etat, ou (ii) nâest pas devenu un résident de cet Etat à seule fin de rendre les services. 2. a) Les pensions payées par un Etat contractant ou lâune de ses subdivisions politiques ou collectivités locales, soit directement, soit par prélèvement sur des fonds quâils ont constitués, à une personne physique, au titre de services rendus à cet Etat ou à cette subdivision ou collectivité, ne sont imposables que dans cet Etat. b) Toutefois, ces pensions ne sont imposables que dans lâautre Etat contractant si la personne physique est un résident de cet Etat et en possède la nationalité. 3. Les dispositions des articles 15, 16, 17 et 18 sâappliquent aux salaires, traitements et autres rémunérations similaires ainsi quâaux pensions payés au titre de services rendus dans le cadre dâune activité industrielle ou commerciale exercée par un Etat contractant ou lâune de ses subdivisions politiques ou collectivités locales. Article 20 Professeurs, enseignants et chercheurs 1. Un professeur, enseignant ou chercheur qui est, ou qui était un résident de lâEtat contractant immédiatement avant de se rendre dans lâautre Etat contractant afin dâenseigner ou de se livrer à des recherches, ou pour lâune et lâautre de ces activités, dans une université, un lycée ou un autre établissement similaire reconnu dans cet autre Etat contractant est exempt dâimpôt dans cet autre Etat sur toute rémunération touchée pour cet enseignement ou ces recherches, pendant une période nâexcédant pas deux ans à compter de la date de sa première entrée dans cet autre Etat. 2. Le présent article nâest applicable quâaux revenus touchés pour des recherches lorsque ces recherches sont entreprises par une personne physique dans lâintérêt public et non pas principalement au profit dâune ou de personnes privées. 3. Pour lâapplication du présent article, une personne physique est considérée comme un résident dâun Etat contractant si elle est un résident de cet Etat pendant lâannée fiscale au cours de laquelle elle se rend dans lâautre Etat contractant ou pendant lâannée fiscale précédente. Article 21 Etudiants 1. Un étudiant qui est, ou qui était un résident de lâun des Etats contractants immédiatement avant de se rendre dans lâautre Etat contractant et qui séjourne dans cet autre Etat contractant à seule fin dây poursuivre ses études ou sa formation, est, en plus des subventions, prêts et bourses dâétudes, exempt dâimpôt dans cet autre Etat à raison: a) des sommes qui lui sont versées pour couvrir ses frais dâentretien, dâétudes ou de formation par des personnes qui ne sont pas des résidents de cet autre Etat, et b) des rémunérations quâil touche pour un emploi quâil exerce dans lâautre Etat contractant si lâemploi est directement en rapport avec ses études. 2. Les avantages du présent article ne se prorogent que pour une période de temps qui est raisonnablement ou habituellement exigée pour terminer ses études ou sa formation entreprises mais en aucun cas une personne physique ne peut bénéficier des avantages du présent article pour plus de six années consécutives à compter de la date de sa première entrée dans cet autre Etat. Article 22 Autres revenus 1. Les éléments du revenu dâun résident dâun Etat contractant, dâoù quâils proviennent, qui ne sont pas traités dans les articles précédents de la présente Convention, ne sont imposables que dans cet Etat. 2. Les dispositions du paragraphe 1 ne sâappliquent pas aux revenus autres que les revenus provenant de biens immobiliers tels quâils sont définis au paragraphe 2 de lâarticle 6, lorsque le bénéficiaire de tels revenus, résident dâun Etat contractant, exerce dans lâautre Etat contractant, soit une activité industrielle ou commerciale par lâintermédiaire dâun établissement stable qui y est situé, soit une profession indépendante au moyen dâune base fixe qui y est située, et que le droit ou le bien générateur des revenus sây rattache effectivement. Dans ce cas, les dispositions de lâarticle 7 ou de lâarticle 14, suivant les cas, sont applicables. 3. Nonobstant les dispositions des paragraphes 1 et 2, les éléments du revenu dâun résident dâun Etat contractant qui ne sont pas traités dans les articles précédents de la présente Convention et provenant de lâautre Etat contractant sont imposables dans cet autre Etat. Article 23 Fortune 1. La fortune constituée par des biens immobiliers visés à lâarticle 6, que possède un résident dâun Etat contractant et qui sont situés dans lâautre Etat contractant, est imposable dans cet autre Etat. 2. La fortune constituée par des biens mobiliers qui font partie de lâactif dâun établissement stable quâune entreprise dâun Etat contractant a dans lâautre Etat contractant, ou par des biens mobiliers qui appartiennent à une base fixe dont un résident dâun Etat contractant dispose dans lâautre Etat contractant pour lâexercice dâune profession indépendante, est imposable dans cet autre Etat. 3. La fortune constituée par des navires et des aéronefs exploités en trafic international par une entreprise dâun Etat contractant, ainsi que par des biens mobiliers affectés à lâexploitation de ces navires ou aéronefs, nâest imposable que dans cet Etat. 4. Tous les autres éléments de la fortune dâun résident dâun Etat contractant ne sont imposables que dans cet Etat. Article 24 Méthodes pour éliminer la double imposition 1. En Inde la double imposition est évitée de la manière suivante: a) Lorsquâun résident de lâInde reçoit des revenus ou possède de la fortune qui, conformément aux dispositions de la présente Convention, sont imposables au Luxembourg, lâInde accorde sur lâimpôt quâelle perçoit sur les revenus ou la fortune de ce résident une déduction dâun montant égal à lâimpôt payé au Luxembourg. Cette déduction ne peut toutefois excéder la fraction de lâimpôt, calculé avant déduction, correspondant selon le cas aux revenus ou à la fortune imposables au Luxembourg. b) Lorsque, conformément à une disposition quelconque de la Convention, les revenus quâun résident de lâInde reçoit ou possède de la fortune sont exempts dâimpôt en Inde, lâInde peut néanmoins, pour calculer le montant de lâimpôt sur le reste des revenus ou de la fortune de ce résident, tenir compte des revenus ou de la fortune exemptés. 2. Sous réserve des dispositions de la législation luxembourgeoise concernant lâélimination de la double imposition qui nâen affectent pas le principe général, la double imposition est évitée de la manière suivante: a) Lorsquâun résident du Luxembourg reçoit des revenus ou possède de la fortune qui, conformément aux dispositions de la présente Convention, sont imposables en Inde, le Luxembourg exempte de lâimpôt ces revenus ou cette fortune, sous réserve des dispositions des sous-paragraphes b) et c), mais peut, pour calculer le montant de lâimpôt sur le reste du revenu ou de la fortune du résident, appliquer les mêmes taux dâimpôt que si les revenus ou la fortune nâavaient pas été exemptés. b) Lorsquâun résident du Luxembourg reçoit des éléments de revenu qui, conformément aux dispositions des articles 10, 11, 12 et 17, sont imposables en Inde, le Luxembourg accorde sur lâimpôt sur le revenu des personnes physiques ou sur lâimpôt sur le revenu des collectivités de ce résident une déduction dâun montant égal à lâimpôt payé en Inde. Cette déduction ne peut toutefois excéder la fraction de lâimpôt, calculé avant déduction, correspondant à ces éléments de revenus reçus de lâInde. c) Les dispositions du sous-paragraphe a) ne sâappliquent pas au revenu reçu ou à la fortune possédée par un résident du Luxembourg, lorsque lâInde applique les dispositions de la présente Convention pour exempter dâimpôt ce revenu ou cette fortune ou applique les dispositions du paragraphe 2 des articles 10, 11 ou 12 à ce revenu. Article 25 Non-discrimination 1. Les nationaux dâun Etat contractant ne sont soumis dans lâautre Etat contractant à aucune imposition ou obligation y relative, qui est autre ou plus lourde que celles auxquelles sont ou pourront être assujettis les nationaux de cet autre Etat qui se trouvent dans la même situation, notamment au regard de la résidence. La présente disposition sâapplique aussi, nonobstant les dispositions de lâarticle 1, aux personnes qui ne sont pas des résidents dâun Etat contractant ou des deux Etats contractants. 2. Lâimposition dâun établissement stable quâune entreprise dâun Etat contractant a dans lâautre Etat contractant, nâest pas établie dans cet autre Etat dâune façon moins favorable que lâimposition des entreprises de cet autre Etat qui exercent la même activité. La présente disposition ne peut être interprétée comme obligeant un Etat contractant à accorder aux résidents de lâautre Etat contractant les déductions personnelles, abattements et réductions dâimpôt en fonction de la situation ou des charges de famille quâil accorde à ses propres résidents. La présente disposition ne peut être interprétée comme empêchant un Etat contractant dâimposer les bénéfices dâun établissement stable quâune société de lâautre Etat contractant a dans le premier Etat à un taux dâimpôt qui est plus élevé que celui appliqué aux bénéfices dâune société similaire du premier Etat contractant, ni comme étant en conflit avec les dispositions du paragraphe 3 de lâarticle 7. 3. A moins que les dispositions du paragraphe 1 er de lâarticle 9, du paragraphe 7 de lâarticle 11 ou du paragraphe 6 de lâarticle 12 ne soient applicables, les intérêts, redevances et autres dépenses payés par une entreprise dâun Etat contractant à un résident de lâautre Etat contractant, sont déductibles, pour la détermination des bénéfices imposables de cette entreprise, dans les mêmes conditions que sâils avaient été payés à un résident du premier Etat. De même, les dettes dâune entreprise dâun Etat contractant envers un résident de lâautre Etat contractant sont déductibles, pour la détermination de la fortune imposable de cette entreprise, dans les mêmes conditions que si elles avaient été contractées envers un résident du premier Etat. 4. Les entreprises dâun Etat contractant, dont le capital est en totalité ou en partie, directement ou indirectement, détenu ou contrôlé par un ou plusieurs résidents de lâautre Etat contractant, ne sont soumises dans le premier Etat à aucune imposition ou obligation y relative, qui est autre ou plus lourde que celles auxquelles sont ou pourront être assujetties les autres entreprises similaires du premier Etat. Article 26 Procédure amiable 1. Lorsquâune personne estime que les mesures prises par un Etat contractant ou par les deux Etats contractants entraînent ou entraîneront pour elle une imposition non conforme aux dispositions de la présente Convention, elle peut, indépendamment des recours prévus par le droit interne de ces Etats, soumettre son cas à lâautorité compétente de lâEtat contractant dont elle est un résident ou, si son cas relève du paragraphe 1 de lâarticle 25, à celle de lâEtat contractant dont elle possède la nationalité. Le cas doit être soumis dans les trois ans qui suivent la première notification de la mesure qui entraîne une imposition non conforme aux dispositions de la Convention. 2. Lâautorité compétente sâefforce, si la réclamation lui paraît fondée et si elle nâest pas elle-même en mesure dây apporter une solution satisfaisante, de résoudre le cas par voie dâaccord amiable avec lâautorité compétente de lâautre Etat contractant, en vue dâéviter une imposition non conforme à la Convention. Lâaccord est appliqué quels que soient les délais prévus par le droit interne des Etats contractants. 3. Les autorités compétentes des Etats contractants sâefforcent, par voie dâaccord amiable, de résoudre les difficultés ou de dissiper les doutes auxquels peuvent donner lieu lâinterprétation ou lâapplication de la Convention. Elles peuvent aussi se concerter en vue dâéliminer la double imposition dans les cas non prévus par la Convention. 4. Les autorités compétentes des Etats contractants peuvent communiquer directement entre elles, y compris au sein dâune commission mixte composée de ces autorités ou de leurs représentants, en vue de parvenir à un accord comme il est indiqué aux paragraphes précédents. Article 27 Echange de renseignements 1. Les autorités compétentes des Etats contractants échangent les renseignements (y compris des documents ou copies authentiques des documents) nécessaires pour appliquer les dispositions de la présente Convention ou celles de la législation interne relative aux impôts de toute nature ou dénomination perçus pour le compte des Etats contractants, de leurs subdivisions politiques ou collectivités locales dans la mesure où lâimposition quâelle prévoit nâest pas contraire à la Convention. Lâéchange de renseignements nâest pas restreint par lâarticle 1. Les renseignements reçus par un Etat contractant sont tenus secrets de la même manière que les renseignements obtenus en application de la législation interne de cet Etat et ne sont communiqués quâaux personnes ou autorités (y compris les tribunaux et organes administratifs) concernées par lâétablissement ou le recouvrement des impôts visés dans la première phrase, par les procédures ou poursuites concernant ces impôts, ou par les décisions sur les recours relatifs à ces impôts. Ces personnes ou autorités nâutilisent ces renseignements quâà ces fins. Elles peuvent révéler ces renseignements au cours dâaudiences publiques de tribunaux ou dans des jugements. 2. Les dispositions du paragraphe 1 ne peuvent en aucun cas être interprétées comme imposant à un Etat contractant lâobligation: a) de prendre des mesures administratives dérogeant à sa législation et à sa pratique administrative ou à celles de lâautre Etat contractant; b) de fournir des renseignements (y compris des documents ou copies authentiques des documents) qui ne pourraient être obtenus sur la base de sa législation ou dans le cadre de sa pratique administrative normale ou de celles de lâautre Etat contractant; c) de fournir des renseignements qui révéleraient un secret commercial, industriel, professionnel ou un procédé commercial ou des renseignements dont la communication serait contraire à lâordre public. 3. Si des renseignements sont demandés par un Etat contractant conformément à cet article, lâautre Etat contractant utilise les pouvoirs dont il dispose pour obtenir les renseignements demandés, même sâil nâen a pas besoin à ses propres fins fiscales. Lâobligation qui figure dans la phrase précédente est soumise aux limitations prévues au paragraphe 2 sauf si ces limitations sont susceptibles dâempêcher un Etat contractant de communiquer des renseignements uniquement parce que ceux-ci ne présentent pas dâintérêt pour lui dans le cadre national. Article 28 Assistance en matière de recouvrement des impôts 1. Les Etats contractants se prêtent mutuellement assistance pour le recouvrement de leurs créances fiscales. Cette assistance nâest pas limitée par lâarticle 1. Les autorités compétentes des Etats contractants peuvent régler dâun commun accord les modalités dâapplication du présent article. 2. Le terme «créance fiscale» tel quâil est utilisé dans cet article désigne une somme due au titre dâimpôts de toute nature ou dénomination perçus pour le compte des Etats contractants, de leurs subdivisions politiques ou collectivités locales, dans la mesure où lâimposition correspondante nâest pas contraire à cette Convention ou à tout autre instrument auquel ces Etats contractants sont parties, ainsi que les intérêts, pénalités administratives et coûts de recouvrement ou de conservation afférents à ces impôts. 3. Lorsquâune créance fiscale dâun Etat contractant qui est recouvrable en vertu des lois de cet Etat et est due par une personne qui, à cette date, ne peut, en vertu de ces lois, empêcher son recouvrement, cette créance fiscale est, à la demande des autorités compétentes de cet Etat, acceptée en vue de son recouvrement par les autorités compétentes de lâautre Etat contractant. Cette créance fiscale est recouvrée par cet autre Etat conformément aux dispositions de sa législation applicable en matière de recouvrement de ses propres impôts comme si la créance en question était une créance fiscale de cet autre Etat. 4. Lorsquâune créance fiscale dâun Etat contractant est une créance à lâégard de laquelle cet Etat peut, en vertu de sa législation, prendre des mesures conservatoires pour assurer son recouvrement, cette créance doit, à la demande des autorités compétentes de cet Etat, être acceptée aux fins de lâadoption de mesures conservatoires par les autorités compétentes de lâautre Etat contractant. Cet autre Etat doit prendre des mesures conservatoires à lâégard de cette créance fiscale conformément aux dispositions de sa législation comme sâil sâagissait dâune créance fiscale de cet autre Etat même si, au moment où ces mesures sont appliquées, la créance fiscale nâest pas recouvrable dans le premier Etat ou est due par une personne qui a le droit dâempêcher son recouvrement. 5. Nonobstant les dispositions des paragraphes 3 et 4, les délais de prescription et la priorité applicables, en vertu de la législation dâun Etat contractant, à une créance fiscale en raison de sa nature en tant que telle ne sâappliquent pas à une créance fiscale acceptée par cet Etat aux fins du paragraphe 3 ou 4. En outre, une créance fiscale acceptée par un Etat contractant aux fins du paragraphe 3 ou 4 ne peut se voir appliquer aucune priorité dans cet Etat en vertu de la législation de lâautre Etat contractant. 6. Les procédures concernant lâexistence, la validité ou le montant dâune créance fiscale dâun Etat contractant ne sont pas soumises aux tribunaux ou organismes administratifs de lâautre Etat contractant. Les dispositions du présent article ne peuvent être interprétées comme créant ou stipulant un droit à de telles procédures soumises aux tribunaux et organismes administratifs de cet autre Etat contractant. 7. Lorsquâà tout moment après quâune demande ait été formulée par un Etat contractant en vertu du paragraphe 3 ou 4 et avant que lâautre Etat ait recouvré et transmis le montant de la créance fiscale en question au premier Etat, cette créance fiscale cesse dâêtre a) dans le cas dâune demande présentée en vertu du paragraphe 3, une créance fiscale du premier Etat qui est recouvrable en vertu des lois de cet Etat et est due par une personne qui, à ce moment, ne peut, en vertu des lois de cet Etat, empêcher son recouvrement, ou b) dans le cas dâune demande présentée en vertu du paragraphe 4, une créance fiscale du premier Etat à lâégard de laquelle cet Etat peut, en vertu de sa législation, prendre des mesures conservatoires pour assurer son recouvrement, les autorités compétentes du premier Etat notifient promptement ce fait aux autorités compétentes de lâautre Etat et le premier Etat, au choix de lâautre Etat, suspend ou retire sa demande. 8. Les dispositions du présent article ne peuvent en aucun cas être interprétées comme imposant à un Etat contractant lâobligation: a) de prendre des mesures administratives dérogeant à sa législation et à sa pratique administrative ou à celles de lâautre Etat contractant; b) de prendre des mesures qui seraient contraires à lâordre public; c) de prêter assistance si lâautre Etat contractant nâa pas pris toutes les mesures raisonnables de recouvrement ou de conservation, selon le cas, qui sont disponibles en vertu de sa législation ou de sa pratique administrative; d) de prêter assistance dans les cas où la charge administrative qui en résulte pour cet Etat est nettement disproportionnée par rapport aux avantages qui peuvent en être tirés par lâautre Etat contractant. Article 29 Limitation des avantages 1. Les dispositions de la présente Convention ne portent pas atteinte à lâapplication des dispositions nationales pour prévenir la fraude fiscale. 2. Une entreprise dâun Etat contractant nâa pas droit aux avantages de la présente Convention si le principal objectif ou lâun des principaux objectifs dans la création dâune telle entreprise consiste à tirer des avantages de la présente Convention qui autrement ne seraient pas accordés. 3. Le cas des entités morales nâayant pas activités dâentreprise de bonne foi sont couvertes par les dispositions du présent article. Article 30 Exclusion de certaines sociétés La présente Convention ne sâapplique pas aux sociétés holding au sens de la législation particulière luxembourgeoise (actuellement la loi du 31 juillet 1929 et lâ arrêté grand-ducal du 17 décembre 1938 ), ou à toute autre disposition similaire mise en vigueur au Luxembourg après la signature de la Convention, ou à dâautres sociétés qui bénéficient dâun traitement fiscal particulier similaire en vertu de la législation luxembourgeoise. Elle ne sâapplique pas non plus aux revenus quâun résident de lâInde tire de pareilles sociétés, ni aux actions ou autres titres de capital de telles sociétés que cette personne possède. Article 31 Membres des missions diplomatiques et postes consulaires Les dispositions de la présente Convention ne portent pas atteinte aux privilèges fiscaux dont bénéficient les membres des missions diplomatiques ou postes consulaires en vertu soit des règles générales du droit international, soit des dispositions dâaccords particuliers. Article 32 Entrée en vigueur 1. Chacun des Etats contractants notifiera à lâautre par écrit, par la voie diplomatique, lâaccomplissement des formalités requises par la législation respective pour lâentrée en vigueur de la présente Convention. 2. La présente Convention entrera en vigueur à la date de la dernière des notifications visées au paragraphe 1 du présent article. 3. Les dispositions de la présente Convention seront applicables: (a) en Inde: i) en ce qui concerne les impôts retenus à la source, aux revenus attribués le ou après le 1 er avril de lâannée civile suivant immédiatement lâannée au cours de laquelle la Convention entre en vigueur; ii) en ce qui concerne les autres impôts sur le revenu et les impôts sur la fortune, aux impôts dus pour toute année dâimposition commençant le ou après le 1 er avril de lâannée civile suivant immédiatement lâannée au cours de laquelle la Convention entre en vigueur; et (b) au Luxembourg: i) en ce qui concerne les impôts retenus à la source, aux revenus attribués le ou après le 1 er janvier de lâannée civile suivant immédiatement lâannée au cours de laquelle la Convention entre en vigueur; ii) en ce qui concerne les autres impôts sur le revenu et les impôts sur la fortune, aux impôts dus pour toute année dâimposition commençant le ou après le 1 er janvier de lâannée civile suivant immédiatement lâannée au cours de laquelle la Convention entre en vigueur. Article 33 Dénonciation La présente Convention demeurera indéfiniment en vigueur tant quâelle nâaura pas été dénoncée par un Etat contractant. Chaque Etat contractant peut dénoncer la Convention, par voie diplomatique, avec un préavis minimum de six mois avant la fin de chaque année civile commençant après lâexpiration dâune période de cinq années à partir de la date de son entrée en vigueur. Dans ce cas, la Convention cessera dâêtre applicable: (a) en Inde: i) en ce qui concerne les impôts retenus à la source, aux revenus attribués le ou après le 1 er avril de lâannée civile suivant immédiatement lâannée au cours de laquelle le préavis est donné; ii) en ce qui concerne les autres impôts sur le revenu et les impôts sur la fortune, aux impôts dus pour toute année dâimposition commençant le ou après le 1 er avril de lâannée civile suivant immédiatement lâannée au cours de laquelle le préavis est donné; et (b) au Luxembourg: i) en ce qui concerne les impôts retenus à la source, aux revenus attribués le ou après le 1 er janvier de lâannée civile suivant immédiatement lâannée au cours de laquelle le préavis est donné; ii) en ce qui concerne les autres impôts sur le revenu et les impôts sur la fortune, aux impôts dus pour toute année dâimposition commençant le ou après le 1 er janvier de lâannée civile suivant immédiatement lâannée au cours de laquelle le préavis est donné. EN FOI DE QUOI, les soussignés, dûment autorisés à cet effet, ont signé la présente Convention. FAIT en double exemplaire à Nouvelle Delhi, le 2 juin 2008 en langues française, hindi et anglaise, tous les textes faisant également foi. Pour le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg , Marc Courte Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire Pour le Gouvernement de la République de lâInde, R.S. Mathoda Président Comité central des impôts directs â * PROTOCOLE DE LA CONVENTION entre le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg et le Gouvernement de la République de lâInde tendant à éviter les doubles impositions et à prévenir la fraude fiscale en matière dâimpôts sur le revenu et sur la fortune Lors de la signature de la Convention entre le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg et le Gouvernement de la République de lâInde tendant à éviter les doubles impositions et à prévenir la fraude fiscale en matière dâimpôts sur le revenu et sur la fortune, les deux parties sont convenues que la disposition suivante fait partie intégrante de la Convention. Ad Article 27 En ce qui concerne lâarticle 27, il est entendu que si après la signature de la présente Convention, le Luxembourg accorde, en vertu de toute Convention ou Protocole entre le Luxembourg et tout autre membre de lâUnion européenne, un arrangement plus favorable ou un arrangement plus effectif concernant lâéchange de renseignements, le même arrangement sâapplique également pour les besoins de lâarticle 27. EN FOI DE QUOI, les soussignés, dûment autorisés à cet effet, ont signé le présent Protocole. FAIT en double exemplaire à Nouvelle Delhi, le 2 juin 2008 en langues française, hindi et anglaise, tous les textes faisant également foi. Pour le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg , Marc Courte Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire Pour le Gouvernement de la République de lâInde, R.S. Mathoda Président Comité central des impôts directs â â
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Loi du 5 juin 2009 portant approbation de la Convention entre le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg et le Gouvernement de la République de l'Inde tendant à éviter les doubles impositions et à prévenir la fraude fiscale en matière d'impôts sur le revenu et sur la fortune, et du Protocole y relatif, signés à New Delhi, le 2 juin 2008.
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