Loi du 28 novembre 2009 portant approbation de la Convention entre le Gouvernement du Grand- Duché de Luxembourg et le Gouvernement de la République de Moldavie tendant à éviter les doubles impositions et à prévenir la fraude fiscale en matière d’impôts sur le revenu et sur la fortune et du Protocole y relatif, signés à Chisinau, le 11 juillet 2007.
This law approves the Luxembourg–Moldova tax convention and its protocol, and the convention sets rules for taxing income and wealth between the two states.
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- Instrument
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Provisions of Loi du 28 novembre 2009 portant approbation de la Convention entre le Gouvernement du Grand- Duché de Luxembourg et le Gouvernement de la République de Moldavie tendant à éviter les doubles impositions et à prévenir la fraude fiscale en matière d’impôts sur le revenu et sur la fortune et du Protocole y relatif, signés à Chisinau, le 11 juillet 2007.
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Loi du 28 novembre 2009 portant approbation de la Convention entre le Gouvernement du Grand- Duché de Luxembourg et le Gouvernement de la République de Moldavie tendant à éviter les doubles impositions et à prévenir la fraude fiscale en matière d’impôts sur le revenu et sur la fortune et du Protocole y relatif, signés à Chisinau, le 11 juillet 2007.
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Sont approuvés la Convention entre le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg et le Gouvernement de la République de Moldavie tendant à éviter les doubles impositions et à prévenir la fraude fiscale en matière dâimpôts sur le revenu et sur la fortune et le Protocole y relatif, signés à Chisinau, le 11 juillet 2007. Mandons et ordonnons que la présente loi soit insérée au Mémorial pour être exécutée et observée par tous ceux que la chose concerne. Le Ministre des Affaires étrangères, Jean Asselborn Le Ministre des Finances, Luc Frieden Château de Berg, le 28 novembre 2009. Henri Doc. parl. 5980 ; sess. ord. 2008-2009, 1 ère sess. extraord. 2009, 2 e sess. extraord. 2009 et sess. ord. 2009-2010. â CONVENTION entre le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg et le Gouvernement de la République de Moldavie tendant à éviter les doubles impositions et à prévenir la fraude fiscale en matière dâimpôts sur le revenu et sur la fortune Le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg et le Gouvernement de la République de Moldavie, désireux de conclure une Convention tendant à éviter les doubles impositions et à prévenir la fraude fiscale en matière dâimpôts sur le revenu et sur la fortune, sont convenus de ce qui suit: Article 1 er Personnes visées La présente Convention sâapplique aux personnes qui sont des résidents dâun Etat contractant ou des deux Etats contractants. Article 2 Impôts visés 1. La présente Convention sâapplique aux impôts sur le revenu et sur la fortune perçus pour le compte dâun Etat contractant ou de ses unités administratives territoriales ou de ses collectivités locales, quel que soit le système de perception. 2. Sont considérés comme impôts sur le revenu et sur la fortune les impôts perçus sur le revenu total, sur la fortune totale, ou sur des éléments du revenu ou de la fortune, y compris les impôts sur les gains provenant de lâaliénation de biens mobiliers ou immobiliers, les impôts sur le montant global des salaires payés par les entreprises, ainsi que les impôts sur les plus-values. 3. Les impôts actuels auxquels sâapplique la Convention, sont notamment: a) en Moldavie: (i) lâimpôt sur le revenu (impozitul pe venit), et (ii) lâimpôt foncier (impozitul pe bunurile imobiliare); b) au Luxembourg: (i) lâimpôt sur le revenu des personnes physiques; (ii) lâimpôt sur le revenu des collectivités; (iii) lâimpôt sur la fortune; et (iv) lâimpôt commercial communal. 4. La Convention sâapplique aussi aux impôts de nature identique ou analogue qui seraient établis après la date de signature de la Convention et qui sâajouteraient aux impôts actuels ou qui les remplaceraient. Les autorités compétentes des Etats contractants se communiquent les modifications significatives apportées à leurs législations fiscales respectives. Article 3 Définitions générales 1. Au sens de la présente Convention, à moins que le contexte nâexige une interprétation différente: a) les expressions «un Etat contractant» et «lâautre Etat contractant» désignent, suivant le contexte, le Grand-Duché de Luxembourg ou la République de Moldavie; b) le terme «Moldavie» désigne la République de Moldavie, et, utilisé dans un sens géographique, il désigne le territoire endéans les frontières de la Moldavie, composé de la terre, du sous-sol, des eaux et de lâespace aérien au-dessus de ces eaux et de cette terre, sur lesquels la République de Moldavie exerce sa souveraineté et son autorité judiciaire absolues et exclusives, conformément à sa législation interne et au droit international; c) le terme «Luxembourg» désigne le Grand-Duché de Luxembourg, et, utilisé dans un sens géographique, il désigne le territoire du Grand-Duché de Luxembourg; d) le terme «personne» comprend les personnes physiques, les sociétés et tous autres groupements de personnes; e) le terme «société» désigne toute personne morale ou toute entité qui est considérée comme une personne morale aux fins dâimposition; f) le terme «entreprise» sâapplique à lâexercice de toute activité ou affaire; g) les expressions «entreprise dâun Etat contractant» et «entreprise de lâautre Etat contractant» désignent respectivement une entreprise exploitée par un résident dâun Etat contractant et une entreprise exploitée par un résident de lâautre Etat contractant; h) lâexpression «trafic international» désigne tout transport effectué par un navire ou un aéronef exploité par une entreprise dâun Etat contractant, sauf lorsque le navire ou lâaéronef nâest exploité quâentre des points situés dans lâautre Etat contractant; i) lâexpression «autorité compétente» désigne: (i) en Moldavie, le Ministre des Finances ou son représentant autorisé, (ii) au Luxembourg, le Ministre des Finances ou son représentant autorisé; j) le terme «national» désigne: (i) toute personne physique qui possède la nationalité dâun Etat contractant, (ii) toute personne morale, société de personnes ou association constituée conformément à la législation en vigueur dans un Etat contractant; k) les termes «activité» par rapport à une entreprise, et «affaires» comprennent lâexercice de professions libérales ou dâautres activités de caractère indépendant. 2. Pour lâapplication de la Convention à un moment donné par un Etat contractant, tout terme ou expression qui nây est pas défini a, sauf si le contexte exige une interprétation différente, le sens que lui attribue, à ce moment, le droit de cet Etat concernant les impôts auxquels sâapplique la Convention, le sens attribué à ce terme ou expression par le droit fiscal de cet Etat prévalant sur le sens que lui attribuent les autres branches du droit de cet Etat. Article 4 Résident 1. Au sens de la présente Convention, lâexpression «résident dâun Etat contractant» désigne toute personne qui, en vertu de la législation de cet Etat, est assujettie à lâimpôt dans cet Etat, en raison de son domicile, de sa résidence, de son lieu dâenregistrement, de son siège de direction ou de tout autre critère de nature analogue, et sâapplique aussi à cet Etat ainsi quâà toutes ses unités administratives territoriales ou à ses collectivités locales. Toutefois, cette expression ne comprend pas les personnes qui ne sont assujetties à lâimpôt dans cet Etat que pour les revenus de sources situées dans cet Etat ou pour la fortune qui y est située. 2. Lorsque, selon les dispositions du paragraphe 1, une personne physique est un résident des deux Etats contractants, sa situation est réglée de la manière suivante: a) cette personne est considérée comme un résident seulement de lâEtat où elle dispose dâun foyer dâhabitation permanent; si elle dispose dâun foyer dâhabitation permanent dans les deux Etats, elle est considérée comme un résident seulement de lâEtat avec lequel ses liens personnels et économiques sont les plus étroits (centre des intérêts vitaux); b) si lâEtat où cette personne a le centre de ses intérêts vitaux ne peut pas être déterminé, ou si elle ne dispose dâun foyer dâhabitation permanent dans aucun des Etats, elle est considérée comme un résident seulement de lâEtat où elle séjourne de façon habituelle; c) si cette personne séjourne de façon habituelle dans les deux Etats ou si elle ne séjourne de façon habituelle dans aucun dâeux, elle est considérée comme un résident seulement de lâEtat dont elle possède la nationalité; d) si cette personne possède la nationalité des deux Etats ou si elle ne possède la nationalité dâaucun dâeux, les autorités compétentes des Etats contractants tranchent la question dâun commun accord. 3. Lorsque, selon les dispositions du paragraphe 1, une personne autre quâune personne physique est un résident des deux Etats contractants, elle est considérée comme un résident seulement de lâEtat où son siège de direction effective est situé. Article 5 Etablissement stable 1. Au sens de la présente Convention, lâexpression «établissement stable» désigne une installation fixe dâaffaires par lâintermédiaire de laquelle une entreprise exerce tout ou partie de son activité. 2. Lâexpression «établissement stable» comprend notamment: a) un siège de direction, b) une succursale, c) un bureau, d) une usine, e) un atelier et f) une mine, un puits de pétrole ou de gaz, une carrière ou tout autre lieu dâextraction de ressources naturelles. 3. Lâexpression «établissement stable» comprend également: a) un chantier de construction ou de montage ou des activités de surveillance sây exerçant, mais seulement lorsque ce chantier ou ces activités durent plus de neuf mois endéans toute période de douze mois; b) la fourniture de services, y compris les services de consultants, par une entreprise agissant par lâintermédiaire de salariés ou dâautre personnel engagé par lâentreprise à cette fin, mais seulement lorsque des activités de cette nature se poursuivent (pour le même projet ou un projet connexe) sur le territoire dâun Etat contractant pour une période ou des périodes représentant un total de plus de trois mois endéans toute période de douze mois. 4. Nonobstant les dispositions précédentes du présent article, on considère quâil nây a pas «établissement stable» si: a) il est fait usage dâinstallations aux fins de stockage, dâexposition ou de livraison de marchandises appartenant à lâentreprise; b) des marchandises appartenant à lâentreprise sont entreposées aux seules fins de stockage, dâexposition ou de livraison; c) des marchandises appartenant à lâentreprise sont entreposées aux seules fins de transformation par une autre entreprise; d) une installation fixe dâaffaires est utilisée aux seules fins dâacheter des marchandises ou de réunir des informations, pour lâentreprise; e) une installation fixe dâaffaires est utilisée aux seules fins dâexercer, pour lâentreprise, toute autre activité de caractère préparatoire ou auxiliaire; f) une installation fixe dâaffaires est utilisée aux seules fins de lâexercice cumulé dâactivités mentionnées aux alinéas a) à e), à condition que lâactivité dâensemble de lâinstallation fixe dâaffaires résultant de ce cumul garde un caractère préparatoire ou auxiliaire. 5. Nonobstant les dispositions des paragraphes 1 et 2, lorsquâune personne â autre quâun agent jouissant dâun statut indépendant auquel sâappliquent les dispositions du paragraphe 6 â agit pour le compte dâune entreprise et dispose dans un Etat contractant de pouvoirs quâelle y exerce habituellement, lui permettant de conclure des contrats au nom de lâentreprise, cette entreprise est considérée comme ayant un établissement stable dans cet Etat pour toutes les activités que cette personne exerce pour lâentreprise, à moins que les activités de cette personne ne soient limitées à celles qui sont mentionnées au paragraphe 4 et qui, si elles étaient exercées par lâintermédiaire dâune installation fixe dâaffaires, ne permettraient pas de considérer cette installation comme un établissement stable selon les dispositions de ce paragraphe. 6. Une entreprise nâest pas considérée comme ayant un établissement stable dans un Etat contractant du seul fait quâelle y exerce son activité par lâentremise dâun courtier, dâun commissaire général ou de tout autre agent jouissant dâun statut indépendant, à condition que ces personnes agissent dans le cadre ordinaire de leur activité. 7. Nonobstant les dispositions précédentes du présent article, une entreprise dâassurances dâun Etat contractant est considérée, sauf en matière de réassurance, comme ayant un établissement stable dans lâautre Etat contractant, si elle perçoit des primes sur le territoire de cet autre Etat ou assure des risques qui y sont encourus, par lâintermédiaire dâune personne autre quâun agent jouissant dâun statut indépendant auquel sâappliquent les dispositions du paragraphe 6. 8. Le fait quâune société qui est un résident dâun Etat contractant, contrôle ou est contrôlée par une société qui est un résident de lâautre Etat contractant ou qui y exerce son activité (que ce soit par lâintermédiaire dâun établissement stable ou non) ne suffit pas, en lui-même, à faire de lâune quelconque de ces sociétés un établissement stable de lâautre. Article 6 Revenus immobiliers 1. Les revenus quâun résident dâun Etat contractant tire de biens immobiliers (y compris les revenus des exploitations agricoles ou forestières) situés dans lâautre Etat contractant, sont imposables dans cet autre Etat. 2. Lâexpression «biens immobiliers» a le sens que lui attribue le droit de lâEtat contractant où les biens considérés sont situés. Lâexpression comprend en tous cas les accessoires, le cheptel mort ou vif des exploitations agricoles et forestières, les droits auxquels sâappliquent les dispositions du droit privé concernant la propriété foncière, lâusufruit des biens immobiliers et les droits à des paiements variables ou fixes pour lâexploitation ou la concession de lâexploitation de gisements minéraux, sources et autres ressources naturelles; les navires et aéronefs ne sont pas considérés comme des biens immobiliers. 3. Les dispositions du paragraphe 1 sâappliquent aux revenus provenant de lâexploitation directe, de la location ou de lâaffermage, ainsi que de toute autre forme dâexploitation des biens immobiliers. 4. Les dispositions des paragraphes 1 et 3 sâappliquent également aux revenus provenant des biens immobiliers dâune entreprise. Article 7 Bénéfices des entreprises 1. Les bénéfices dâune entreprise dâun Etat contractant ne sont imposables que dans cet Etat, à moins que lâentreprise nâexerce son activité dans lâautre Etat contractant par lâintermédiaire dâun établissement stable qui y est situé. Si lâentreprise exerce son activité dâune telle façon, les bénéfices de lâentreprise sont imposables dans lâautre Etat, mais uniquement dans la mesure où ils sont imputables à cet établissement stable. 2. Sous réserve des dispositions du paragraphe 3, lorsquâune entreprise dâun Etat contractant exerce son activité dans lâautre Etat contractant par lâintermédiaire dâun établissement stable qui y est situé, il est imputé, dans chaque Etat contractant, à cet établissement stable les bénéfices quâil aurait pu réaliser sâil avait constitué une entreprise distincte exerçant des activités identiques ou analogues dans des conditions identiques ou analogues et traitant en toute indépendance avec lâentreprise dont il constitue un établissement stable. 3. Pour déterminer les bénéfices dâun établissement stable, sont admises en déduction les dépenses exposées aux fins poursuivies par cet établissement stable, y compris les dépenses de direction et les frais généraux dâadministration ainsi exposés, soit dans lâEtat où est situé cet établissement stable, soit ailleurs. Toutefois, aucune déduction nâest admise pour les sommes qui seraient, le cas échéant, versées (à dâautres titres que le remboursement de frais encourus) par lâétablissement stable au siège central de lâentreprise ou à lâun quelconque de ses autres bureaux, comme redevances, honoraires ou autres paiements similaires, pour lâusage de brevets ou dâautres droits, ou comme commission pour des services précis rendus ou pour activité de direction ou, sauf dans le cas dâune entreprise bancaire, comme intérêts sur des sommes prêtées à lâétablissement stable. De même, il nâest pas tenu compte, dans le calcul des bénéfices dâun établissement stable, des sommes (autres que le remboursement des frais encourus) portées par lâétablissement stable au débit du siège central de lâentreprise ou de lâun quelconque de ses autres bureaux, comme redevances, honoraires ou autres paiements similaires, pour lâusage de brevets ou dâautres droits, ou comme commission pour des services précis rendus ou pour une activité de direction ou, sauf dans le cas dâune entreprise bancaire, comme intérêts sur des sommes prêtées au siège central de lâentreprise ou à lâun quelconque de ses autres bureaux. 4. Sâil est dâusage, dans un Etat contractant, de déterminer les bénéfices imputables à un établissement stable sur la base dâune répartition des bénéfices totaux de lâentreprise entre ses diverses parties, aucune disposition du paragraphe 2 nâempêche cet Etat contractant de déterminer les bénéfices imposables selon la répartition en usage; la méthode de répartition adoptée doit cependant être telle que le résultat obtenu soit conforme aux principes contenus dans le présent article. 5. Aucun bénéfice nâest imputé à un établissement stable du fait quâil a simplement acheté des marchandises pour lâentreprise. 6. Aux fins des paragraphes précédents du présent article, les bénéfices à imputer à lâétablissement stable sont déterminés chaque année selon la même méthode, à moins quâil nâexiste des motifs valables et suffisants de procéder autrement. 7. Lorsque les bénéfices comprennent des éléments de revenu traités séparément dans dâautres articles de la présente Convention, les dispositions de ces articles ne sont pas affectées par les dispositions du présent article. Article 8 Navigation maritime et aérienne 1. Les bénéfices dâune entreprise dâun Etat contractant provenant de lâexploitation, en trafic international, de navires ou dâaéronefs ne sont imposables que dans cet Etat. 2. Pour les besoins de cet article, les bénéfices provenant de lâexploitation, en trafic international, de navires ou dâaéronefs incluent: a) les bénéfices provenant de la location coque nue de navires ou dâaéronefs; et b) les bénéfices provenant de lâutilisation, de lâentretien ou de la location de conteneurs (y compris les remorques et lâéquipement relatif au transport des conteneurs) utilisés pour le transport de marchandises; lorsque, selon le cas, cette location ou cette utilisation, entretien ou location, est accessoire à lâexploitation de navires ou dâaéronefs en trafic international. 3. Les dispositions du paragraphe 1 sâappliquent aussi aux bénéfices provenant de la participation à un pool, une exploitation en commun ou un organisme international dâexploitation, mais uniquement à la fraction des bénéfices ainsi réalisés qui revient à chaque participant au prorata de sa part dans lâentreprise commune. Article 9 Entreprises associées 1. Lorsque a) une entreprise dâun Etat contractant participe directement ou indirectement à la direction, au contrôle ou au capital dâune entreprise de lâautre Etat contractant, ou que b) les mêmes personnes participent directement ou indirectement à la direction, au contrôle ou au capital dâune entreprise dâun Etat contractant. et dâune entreprise de lâautre Etat contractant, et que, dans lâun et lâautre cas, les deux entreprises sont, dans leurs relations commerciales ou financières, liées par des conditions convenues ou imposées, qui diffèrent de celles qui seraient convenues entre des entreprises indépendantes, les bénéfices qui, sans ces conditions, auraient été réalisés par lâune des entreprises, mais nâont pu lâêtre en fait à cause de ces conditions, peuvent être inclus dans les bénéfices de cette entreprise et imposés en conséquence. 2. Lorsquâun Etat contractant inclut dans les bénéfices dâune entreprise de cet Etat â et impose en conséquence â des bénéfices sur lesquels une entreprise de lâautre Etat contractant a été imposée dans cet autre Etat, et que les bénéfices ainsi inclus sont des bénéfices qui auraient été réalisés par lâentreprise du premier Etat si les conditions convenues entre les deux entreprises avaient été celles qui auraient été convenues entre des entreprises indépendantes, lâautre Etat procède à un ajustement approprié du montant de lâimpôt qui y a été perçu sur ces bénéfices, lorsque lâautre Etat considère lâajustement justifié. Pour déterminer cet ajustement, il est tenu compte des autres dispositions de la présente Convention et, si câest nécessaire, les autorités compétentes des Etats contractants se consultent. Article 10 Dividendes 1. Les dividendes payés par une société qui est un résident dâun Etat contractant à un résident de lâautre Etat contractant, sont imposables dans cet autre Etat. 2. Toutefois, ces dividendes sont aussi imposables dans lâEtat contractant dont la société qui paie les dividendes est un résident, et selon la législation de cet Etat, mais si le bénéficiaire effectif des dividendes est un résident de lâautre Etat contractant, lâimpôt ainsi établi ne peut excéder: a) 5 pour cent du montant brut des dividendes, si le bénéficiaire effectif est une société (autre quâune société de personnes) qui détient directement au moins 20 pour cent du capital de la société qui paie les dividendes; b) 10 pour cent du montant brut des dividendes, dans tous les autres cas. Les dispositions du présent paragraphe nâaffectent pas lâimposition de la société au titre des bénéfices qui servent au paiement des dividendes. 3. Le terme «dividendes» employé dans le présent article désigne les revenus provenant dâactions ou dâautres parts bénéficiaires à lâexception des créances, ainsi que les revenus dâautres parts sociales soumis au même régime fiscal que les revenus dâactions par la législation de lâEtat dont la société distributrice est un résident. 4. Les dispositions des paragraphes 1 et 2 ne sâappliquent pas, lorsque le bénéficiaire effectif des dividendes, résident dâun Etat contractant, exerce dans lâautre Etat contractant dont la société qui paie les dividendes est un résident, une activité dâentreprise par lâintermédiaire dâun établissement stable qui y est situé, et que la participation génératrice des dividendes sây rattache effectivement. Dans ce cas, les dispositions de lâarticle 7 sont applicables. 5. Lorsquâune société qui est un résident dâun Etat contractant, tire des bénéfices ou des revenus de lâautre Etat contractant, cet autre Etat ne peut percevoir aucun impôt sur les dividendes payés par cette société, sauf dans la mesure où ces dividendes sont payés à un résident de cet autre Etat ou dans la mesure où la participation génératrice des dividendes se rattache effectivement à un établissement stable situé dans cet autre Etat, ni prélever aucun impôt, au titre de lâimposition des bénéfices non distribués, sur les bénéfices non distribués de la société, même si les dividendes payés ou les bénéfices non distribués consistent en tout ou en partie en bénéfices ou revenus provenant de cet autre Etat. Article 11 Intérêts 1. Les intérêts provenant dâun Etat contractant et payés à un résident de lâautre Etat contractant, sont imposables dans cet autre Etat. 2. Toutefois, ces intérêts sont aussi imposables dans lâEtat contractant dâoù ils proviennent et selon la législation de cet Etat, mais si le bénéficiaire effectif des intérêts est un résident de lâautre Etat contractant, lâimpôt ainsi établi ne peut excéder 5 pour cent du montant brut des intérêts. 3. Nonobstant les dispositions du paragraphe 2, les intérêts visés au paragraphe 1 ne sont imposables que dans lâEtat contractant dont la personne qui reçoit les intérêts est un résident, si le bénéficiaire effectif des intérêts est un résident de cet Etat et: a) est cet Etat, une de ses unités administratives territoriales ou une de ses autorités locales ou la Banque Centrale; b) si les intérêts sont payés par lâEtat dâoù ils proviennent, par une de ses unités administratives territoriales ou une de ses autorités locales ou par un de ses établissements publics; c) si les intérêts sont payés en vertu dâun prêt, dâune créance ou dâun crédit qui est détenu, ou fait, consenti, garanti ou assuré par cet Etat, par une de ses unités administratives territoriales ou une de ses autorités locales ou par une de ses agences de financement des exportations; ou d) une institution financière. 4. Le terme «intérêts» employé dans le présent article désigne les revenus des créances de toute nature, assorties ou non de garanties hypothécaires ou dâune clause de participation aux bénéfices du débiteur, et notamment les revenus des fonds publics et des obligations dâemprunts, y compris les primes et lots attachés à ces titres. Toutefois, le terme «intérêts» ne comprend pas les revenus visés à lâarticle 10. Les pénalisations pour paiement tardif ne sont pas considérées comme des intérêts au sens du présent article. 5. Les dispositions des paragraphes 1, 2 et 3 ne sâappliquent pas, lorsque le bénéficiaire effectif des intérêts, résident dâun Etat contractant, exerce dans lâautre Etat contractant dâoù proviennent les intérêts, une activité dâentreprise par lâintermédiaire dâun établissement stable qui y est situé, et que la créance génératrice des intérêts sây rattache effectivement. Dans ce cas, les dispositions de lâarticle 7 sont applicables. 6. Les intérêts sont considérés comme provenant dâun Etat contractant, lorsque le débiteur est un résident de cet Etat. Toutefois, lorsque le débiteur des intérêts, quâil soit ou non un résident dâun Etat contractant, a dans un Etat contractant un établissement stable, pour lequel la dette donnant lieu au paiement des intérêts a été contractée et qui supporte la charge de ces intérêts, ceux-ci sont considérés comme provenant de lâEtat contractant où lâétablissement stable est situé. 7. Lorsque, en raison de relations spéciales existant entre le débiteur et le bénéficiaire effectif des intérêts ou que lâun et lâautre entretiennent avec de tierces personnes, le montant des intérêts, compte tenu de la créance pour laquelle ils ont payé, excède celui dont seraient convenus le débiteur et le bénéficiaire effectif des intérêts en lâabsence de pareilles relations, les dispositions du présent article ne sâappliquent quâà ce dernier montant. Dans ce cas, la partie excédentaire des paiements reste imposable selon la législation de chaque Etat contractant et compte tenu des autres dispositions de la présente Convention. Article 12 Redevances 1. Les redevances provenant dâun Etat contractant et payées à un résident de lâautre Etat contractant, sont imposables dans cet autre Etat. 2. Toutefois, ces redevances sont aussi imposables dans lâEtat contractant dâoù elles proviennent et selon la législation de cet Etat, mais si le bénéficiaire effectif de ces redevances est un résident de lâautre Etat contractant, lâimpôt ainsi établi ne peut excéder 5 pour cent du montant brut des redevances. 3. Le terme «redevances» employé dans le présent article, désigne les rémunérations de toute nature payées pour lâusage ou la concession de lâusage dâun droit dâauteur sur une Åuvre littéraire, artistique ou scientifique, y compris les films cinématographiques, et les films ou bandes pour la radiodiffusion et la télévision, dâun brevet, de logiciels informatiques, dâune marque de fabrique ou de commerce, dâun dessin ou dâun modèle, dâun plan, dâune formule ou dâun procédé secrets, ou pour lâusage ou la concession de lâusage dâun équipement industriel, commercial ou scientifique et pour des informations ayant trait à une expérience acquise dans le domaine industriel, commercial ou scientifique. 4. Les dispositions des paragraphes 1 et 2 ne sâappliquent pas, lorsque le bénéficiaire effectif des redevances, résident dâun Etat contractant, exerce dans lâautre Etat contractant dâoù proviennent les redevances, une activité dâentreprise par lâintermédiaire dâun établissement stable qui y est situé, et que le droit ou le bien générateur des redevances sây rattache effectivement. Dans ce cas, les dispositions de lâarticle 7 sont applicables. 5. Les redevances sont considérées comme provenant dâun Etat contractant lorsque le débiteur est un résident de cet Etat. Toutefois, lorsque le débiteur des redevances, quâil soit ou non un résident dâun Etat contractant, a dans un Etat contractant un établissement stable, pour lequel lâobligation donnant lieu au paiement des redevances a été contractée et qui supporte la charge de ces redevances, celles-ci sont considérées comme provenant de lâEtat contractant où lâétablissement stable est situé. 6. Lorsque, en raison de relations spéciales existant entre le débiteur et le bénéficiaire effectif des redevances ou que lâun et lâautre entretiennent avec de tierces personnes, le montant des redevances, compte tenu de lâusage, du droit ou de lâinformation pour lequel elles sont payées, excède celui dont seraient convenus le débiteur et le bénéficiaire effectif des redevances en lâabsence de pareilles relations, les dispositions du présent article ne sâappliquent quâà ce dernier montant. Dans ce cas, la partie excédentaire des paiements reste imposable selon la législation de chaque Etat contractant et compte tenu des autres dispositions de la présente Convention. Article 13 Gains en capital 1. Les gains quâun résident dâun Etat contractant tire de lâaliénation de biens immobiliers visés à lâarticle 6, et situés dans lâautre Etat contractant, sont imposables dans cet autre Etat. 2. Les gains provenant de lâaliénation de biens mobiliers qui font partie de lâactif dâun établissement stable quâune entreprise dâun Etat contractant a dans lâautre Etat contractant, y compris de tels gains provenant de lâaliénation de cet établissement stable (seul ou avec lâensemble de lâentreprise) sont imposables dans cet autre Etat. 3. Les gains quâune entreprise dâun Etat contractant tire de lâaliénation de navires ou dâaéronefs exploités en trafic international, ou de biens mobiliers affectés à lâexploitation de ces navires ou aéronefs, ne sont imposables que dans cet Etat. 4. Les gains quâun résident dâun Etat contractant tire de lâaliénation dâactions qui tirent directement ou indirectement plus de 50 pour cent de leur valeur de biens immobiliers situés dans lâautre Etat contractant sont imposables dans cet autre Etat. 5. Les gains provenant de lâaliénation de tous biens autres que ceux visés aux paragraphes 1, 2, 3 et 4, ne sont imposables que dans lâEtat contractant dont le cédant est un résident. Article 14 Revenus dâemploi 1. Sous réserve des dispositions des articles 15, 17 et 18, les salaires, traitements et autres rémunérations similaires quâun résident dâun Etat contractant reçoit au titre dâun emploi salarié, ne sont imposables que dans cet Etat, à moins que lâemploi ne soit exercé dans lâautre Etat contractant. Si lâemploi y est exercé, les rémunérations reçues à ce titre sont imposables dans cet autre Etat. 2. Nonobstant les dispositions du paragraphe 1, les rémunérations quâun résident dâun Etat contractant reçoit au titre dâun emploi salarié exercé dans lâautre Etat contractant, ne sont imposables que dans le premier Etat si: a) le bénéficiaire séjourne dans lâautre Etat pendant une période ou des périodes nâexcédant pas au total 183 jours durant toute période de douze mois commençant ou se terminant durant lâannée fiscale considérée, et b) les rémunérations sont payées par un employeur ou pour le compte dâun employeur qui nâest pas un résident de lâautre Etat, et c) la charge des rémunérations nâest pas supportée par un établissement stable que lâemployeur a dans lâautre Etat. 3. Nonobstant les dispositions précédentes du présent article, les rémunérations reçues au titre dâun emploi salarié exercé à bord dâun navire ou dâun aéronef exploité en trafic international par une entreprise dâun Etat contractant, sont imposables dans cet Etat. Article 15 Tantièmes Les tantièmes, jetons de présence et autres rétributions similaires quâun résident dâun Etat contractant reçoit en sa qualité de membre du conseil dâadministration ou de surveillance dâune société qui est un résident de lâautre Etat contractant, sont imposables dans cet autre Etat. Article 16 Artistes et sportifs 1. Nonobstant les dispositions des articles 7 et 14, les revenus quâun résident dâun Etat contractant tire de ses activités personnelles exercées dans lâautre Etat contractant en tant quâartiste du spectacle, tel quâun artiste de théâtre, de cinéma, de la radio ou de la télévision, ou quâun musicien, ou en tant que sportif, sont imposables dans cet autre Etat. 2. Lorsque les revenus dâactivités quâun artiste du spectacle ou un sportif exerce personnellement et en cette qualité, sont attribués non pas à lâartiste ou au sportif lui-même, mais à une autre personne, quâelle soit ou non un résident dâun Etat contractant, ces revenus sont imposables, nonobstant les dispositions des articles 7 et 14, dans lâEtat contractant où les activités de lâartiste ou du sportif sont exercées. Article 17 Pensions 1. Sous réserve des dispositions du paragraphe 2 de lâarticle 18, les pensions et autres rémunérations similaires, payées à un résident dâun Etat contractant au titre dâun emploi antérieur, ne sont imposables que dans cet Etat. 2. Nonobstant les dispositions du paragraphe 1, les pensions et autres sommes payées en application de la législation sur la sécurité sociale dâun Etat contractant ne sont imposables que dans cet Etat. 3. Nonobstant les dispositions du paragraphe 1, les pensions et autres rémunérations similaires (y compris les versements forfaitaires) provenant dâun Etat contractant et payées à un résident de lâautre Etat contractant, ne sont pas imposables dans lâautre Etat contractant si ces paiements découlent des cotisations, allocations ou primes dâassurance versées à un régime complémentaire de pension par le bénéficiaire ou pour son compte, ou des dotations faites par lâemployeur à un régime interne, et si ces cotisations, allocations, primes dâassurance ou dotations ont été effectivement soumises à lâimpôt dans le premier Etat contractant. Article 18 Fonctions publiques 1. a) Les salaires, traitements et autres rémunérations similaires, autres que les pensions, payés par un Etat contractant ou une de ses unités administratives territoriales ou lâune de ses collectivités locales à une personne physique, au titre de services rendus à cet Etat ou à cette unité administrative territoriale ou à cette collectivité locale, ne sont imposables que dans cet Etat. b) Toutefois, ces salaires, traitements et autres rémunérations similaires ne sont imposables que dans lâautre Etat contractant, si les services sont rendus dans cet Etat et si la personne physique est un résident de cet Etat qui: (i) possède la nationalité de cet Etat, ou (ii) nâest pas devenu un résident de cet Etat à seule fin de rendre les services. 2. a) Nonobstant les dispositions du paragraphe 1, les pensions et autres rémunérations similaires payées par un Etat contractant ou lâune de ses unités administratives territoriales ou lâune de ses collectivités locales, soit directement, soit par prélèvement sur des fonds quâils ont constitués, à une personne physique, au titre de services rendus à cet Etat ou à cette unité administrative territoriale ou à cette collectivité locale, ne sont imposables que dans cet Etat. b) Toutefois, ces pensions et autres rémunérations similaires ne sont imposables que dans lâautre Etat contractant, si la personne physique est un résident de cet Etat et en possède la nationalité. 3. Les dispositions des articles 14, 15, 16 et 17 sâappliquent aux salaires, traitements, pensions et autres rémunérations similaires payés au titre de services rendus dans le cadre dâune activité dâentreprise exercée par un Etat contractant ou lâune ce ses unités administratives territoriales ou lâune de ses collectivités locales. Article 19 Etudiants Les sommes quâun étudiant ou un stagiaire qui est, ou qui était immédiatement avant de se rendre dans un Etat contractant, un résident de lâautre Etat contractant et qui séjourne dans le premier Etat à seule fin dây poursuivre ses études ou sa formation, reçoit pour couvrir ses frais dâentretien, dâétudes ou de formation, ne sont pas imposables dans le premier Etat, à condition quâelles proviennent de sources situées en dehors de cet Etat. Article 20 Autres revenus 1. Les éléments du revenu dâun résident dâun Etat contractant, dâoù quâils proviennent, qui ne sont pas traités dans les articles précédents de la présente Convention, ne sont imposables que dans cet Etat. 2. Les dispositions du paragraphe 1 ne sâappliquent pas aux revenus autres que les revenus provenant de biens immobiliers tels quâils sont définis au paragraphe 2 de lâarticle 6, lorsque le bénéficiaire de tels revenus, résident dâun Etat contractant, exerce dans lâautre Etat contractant une activité dâentreprise par lâintermédiaire dâun établissement stable qui y est situé, et que le droit ou le bien générateur des revenus sây rattache effectivement. Dans ce cas, les dispositions de lâarticle 7 sont applicables. 3. Nonobstant les dispositions des paragraphes 1 et 2, les éléments du revenu quâune personne physique qui est un résident dâun Etat contractant, tire des jeux de hasard et de loteries et provenant de lâautre Etat contractant, sont imposables dans cet autre Etat. Article 21 Fortune 1. La fortune constituée par des biens immobiliers visés à lâarticle 6, que possède un résident dâun Etat contractant et qui sont situés dans lâautre Etat contractant, est imposable dans cet autre Etat. 2. La fortune constituée par des biens mobiliers qui font partie de lâactif dâun établissement stable quâune entreprise dâun Etat contractant a dans lâautre Etat contractant, est imposable dans cet autre Etat. 3. La fortune constituée par des navires et des aéronefs exploités en trafic international par une entreprise dâun Etat contractant ainsi que par des biens mobiliers affectés à lâexploitation de ces navires et aéronefs, nâest imposable que dans cet Etat. 4. Tous les autres éléments de la fortune dâun résident dâun Etat contractant ne sont imposables que dans cet Etat. Article 22 Elimination des doubles impositions 1. En Moldavie, la double imposition est évitée de la manière suivante: a) Lorsquâun résident de la Moldavie reçoit des revenus ou possède de la fortune qui, conformément aux dispositions de la présente Convention, sont imposables au Luxembourg, la Moldavie accorde: (i) sur lâimpôt quâelle perçoit sur les revenus de ce résident, une déduction dâun montant égal à lâimpôt sur le revenu payé au Luxembourg; (ii) sur lâimpôt quâelle perçoit sur la fortune de ce résident, une déduction dâun montant égal à lâimpôt sur la fortune payé au Luxembourg. Dans lâun ou lâautre cas, cette déduction ne peut toutefois excéder la fraction de lâimpôt sur le revenu ou de lâimpôt sur la fortune, calculé avant déduction, correspondant selon le cas aux revenus ou à la fortune imposable au Luxembourg. b) Lorsque, conformément à une disposition quelconque de la Convention, les revenus quâun résident de la Moldavie reçoit ou la fortune quâil possède sont exempts dâimpôt en Moldavie, la Moldavie peut néanmoins, pour calculer le montant de lâimpôt sur le reste des revenus ou de la fortune de ce résident, tenir compte des revenus ou de la fortune exemptés. 2. Sous réserve des dispositions de la législation luxembourgeoise concernant lâélimination de la double imposition qui nâen affectent pas le principe général, la double imposition est évitée de la manière suivante: a) Lorsquâun résident du Luxembourg reçoit des revenus ou possède de la fortune qui, conformément aux dispositions de la présente Convention, sont imposables en Moldavie, le Luxembourg exempte de lâimpôt ces revenus ou cette fortune, sous réserve des dispositions des sous-paragraphes b) et c), mais peut, pour calculer le montant de lâimpôt sur le reste du revenu ou de la fortune du résident, appliquer les mêmes taux dâimpôt que si les revenus ou la fortune nâavaient pas été exemptés. b) Lorsquâun résident du Luxembourg reçoit des revenus qui, conformément aux dispositions des articles 10, 11, 12 et 16, sont imposables en Moldavie, le Luxembourg accorde sur lâimpôt sur le revenu des personnes physiques ou sur lâimpôt sur le revenu des collectivités de ce résident, une déduction dâun montant égal à lâimpôt payé en Moldavie. Cette déduction ne peut toutefois excéder la fraction de lâimpôt, calculé avant déduction, correspondant à ces éléments de revenus reçus de la Moldavie. c) Les dispositions du sous-paragraphe a) ne sâappliquent pas au revenu reçu ou à la fortune possédée par un résident du Luxembourg, lorsque la Moldavie applique les dispositions de la présente Convention pour exempter dâimpôt ce revenu ou cette fortune ou applique les dispositions du paragraphe 2 des articles 10, 11 ou 12 à ce revenu. Article 23 Non-discrimination 1. Les nationaux dâun Etat contractant ne sont soumis dans lâautre Etat contractant à aucune imposition ou obligation y relative, qui est autre ou plus lourde que celles auxquelles sont ou pourront être assujettis les nationaux de cet autre Etat qui se trouvent dans la même situation, notamment au regard de la résidence. 2. Lâimposition dâun établissement stable quâune entreprise dâun Etat contractant a dans lâautre Etat contractant, nâest pas établie dans cet autre Etat dâune façon moins favorable que lâimposition des entreprises de cet autre Etat qui exercent la même activité. La présente disposition ne peut être interprétée comme obligeant un Etat contractant à accorder aux résidents de lâautre Etat contractant les déductions personnelles, abattements et réductions dâimpôt en fonction de la situation ou des charges de famille quâil accorde à ses propres résidents. 3. A moins que les dispositions du paragraphe 1 de lâarticle 9, du paragraphe 7 de lâarticle 11 ou du paragraphe 6 de lâarticle 12 ne soient applicables, les intérêts, redevances et autres dépenses payés par une entreprise dâun Etat contractant à un résident de lâautre Etat contractant, sont déductibles, pour la détermination des bénéfices imposables de cette entreprise, dans les mêmes conditions que sâils avaient été payés à un résident du premier Etat. De même, les dettes dâune entreprise dâun Etat contractant envers un résident de lâautre Etat contractant sont déductibles, pour la détermination de la fortune imposable de cette entreprise, dans les mêmes conditions que si elles avaient été contractées envers un résident du premier Etat. 4. Les entreprises dâun Etat contractant, dont le capital est en totalité ou en partie, directement ou indirectement, détenu ou contrôlé par un ou plusieurs résidents de lâautre Etat contractant, ne sont soumises dans le premier Etat à aucune imposition ou obligation y relative, qui est autre ou plus lourde que celles auxquelles sont ou pourront être assujetties les autres entreprises similaires du premier Etat. 5. Les dispositions du présent article sâappliquent aux impôts visés par la présente Convention. Article 24 Procédure amiable 1. Lorsquâune personne estime que les mesures prises par un Etat contractant ou par les deux Etats contractants entraînent ou entraîneront pour elle une imposition non conforme aux dispositions de la présente Convention, elle peut, indépendamment des recours prévus par le droit interne de ces Etats, soumettre son cas à lâautorité compétente de lâEtat contractant dont elle est un résident ou, si son cas relève du paragraphe 1 de lâarticle 23, à celle de lâEtat contractant dont elle possède la nationalité. Le cas doit être soumis dans les trois ans qui suivent la première notification de la mesure qui entraîne une imposition non conforme aux dispositions de la Convention. 2. Lâautorité compétente sâefforce, si la réclamation lui paraît fondée et si elle nâest pas elle-même en mesure dây apporter une solution satisfaisante, de résoudre le cas par voie dâaccord amiable avec lâautorité compétente de lâautre Etat contractant, en vue dâéviter une imposition non conforme aux dispositions de la présente Convention. Lâaccord est appliqué quels que soient les délais prévus par le droit interne des Etats contractants. 3. Les autorités compétentes des Etats contractants sâefforcent, par voie dâaccord amiable, de résoudre les difficultés ou de dissiper les doutes auxquels peuvent donner lieu lâinterprétation ou lâapplication de la Convention. Elles peuvent aussi se concerter en vue dâéliminer la double imposition dans les cas non prévus par la Convention. 4. Les autorités compétentes des Etats contractants peuvent communiquer directement entre elles, y compris au sein dâune commission mixte composée de ces autorités ou de leurs représentants, en vue de parvenir à un accord comme il est indiqué aux paragraphes précédents. Article 25 Echange de renseignements 1. Les autorités compétentes des Etats contractants échangent les renseignements nécessaires pour appliquer les dispositions de la Convention ou celles de la législation interne des Etats contractants relative aux impôts visés par la Convention dans la mesure où lâimposition quâelle prévoit nâest pas contraire à la Convention. Lâéchange de renseignements nâest pas restreint par lâarticle 1er. Les renseignements reçus par un Etat contractant sont tenus secrets de la même manière que les renseignements obtenus en application de la législation interne de cet Etat et ne sont communiqués quâaux personnes ou autorités (y compris les tribunaux et organes administratifs) concernées par lâétablissement ou le recouvrement des impôts visés par la Convention, par les procédures ou poursuites concernant ces impôts, ou par les décisions sur les recours relatifs à ces impôts. Ces personnes ou autorités nâutilisent ces renseignements quâà ces fins. Elles peuvent révéler ces renseignements au cours dâaudiences publiques de tribunaux ou dans des jugements. 2. Les dispositions du paragraphe 1 ne peuvent en aucun cas être interprétées comme imposant à un Etat contractant lâobligation: a) de prendre des mesures administratives dérogeant à sa législation et à sa pratique administrative ou à celles de lâautre Etat contractant; b) de fournir des renseignements qui ne pourraient être obtenus sur la base de sa législation ou dans le cadre de sa pratique administrative normale ou de celles de lâautre Etat contractant; c) de fournir des renseignements qui révéleraient un secret commercial, industriel, professionnel ou un procédé commercial ou des renseignements dont la communication serait contraire à lâordre public. Article 26 Membres des missions diplomatiques et postes consulaires Les dispositions de la présente Convention ne portent pas atteinte aux privilèges fiscaux dont bénéficient les membres des missions diplomatiques ou postes consulaires en vertu soit des règles générales du droit international, soit des dispositions dâaccords particuliers. Article 27 Entrée en vigueur 1. Chacun des Etats contractants notifiera à lâautre, par écrit par la voie diplomatique, lâaccomplissement des procédures requises par sa législation pour la mise en vigueur de la présente Convention. La Convention entrera en vigueur à la date de réception de la dernière de ces notifications. 2. La Convention sera applicable: a) en ce qui concerne les impôts retenus à la source, aux revenus attribués le ou après le 1 er janvier de lâannée civile suivant immédiatement lâannée au cours de laquelle la Convention entrera en vigueur; b) en ce qui concerne les autres impôts sur le revenu et les impôts sur la fortune, aux impôts dus pour toute année dâimposition commençant le ou après le 1 er janvier de lâannée civile suivant immédiatement lâannée au cours de laquelle la Convention entrera en vigueur. Article 28 Dénonciation 1. La présente Convention demeurera en vigueur tant quâelle nâaura pas été dénoncée par un Etat contractant. Chaque Etat contractant peut dénoncer la Convention par voie diplomatique avec un préavis écrit de dénonciation fait au moins six mois avant la fin de chaque année civile commençant après lâexpiration dâune période de cinq années à partir de la date de lâentrée en vigueur de la Convention. 2. La Convention cessera dâêtre applicable: a) en ce qui concerne les impôts retenus à la source, aux revenus attribués le ou après le 1 er janvier de lâannée civile suivant immédiatement lâannée au cours de laquelle le préavis est donné; b) en ce qui concerne les autres impôts sur le revenu et les impôts sur la fortune, aux impôts dus pour toute année dâimposition commençant le ou après le 1 er janvier de lâannée civile suivant immédiatement lâannée au cours de laquelle le préavis est donné. EN FOI DE QUOI, les soussignés, dûment autorisés à cet effet, ont signé la présente Convention. FAIT à Chisinau, le 11 juillet 2007 en deux originaux en langues française, moldavienne et anglaise, tous les textes faisant également foi. Pour le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg Pour le Gouvernement de la République de Moldavie (signature) (signature) * â PROTOCOLE DE LA CONVENTION entre le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg et le Gouvernement de la République de Moldavie tendant à éviter les doubles impositions et à prévenir la fraude fiscale en matière dâimpôts sur le revenu et sur la fortune A la signature de la Convention entre le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg et le Gouvernement de la République de Moldavie tendant à éviter les doubles impositions et à prévenir la fraude fiscale en matière dâimpôts sur le revenu et sur la fortune, les deux parties sont convenues des dispositions suivantes qui forment une partie intégrante de la Convention. 1. Dans le cas de la Moldavie, le terme «fortune» signifie «propriété» à travers la Convention excepté au: a) paragraphe 1 de lâarticle 9; b) paragraphe 2 de lâarticle 10, et au c) paragraphe 4 de lâarticle 23. 2. Ad paragraphe 7 de lâarticle 5: Dans le cas du Luxembourg, le paragraphe 7 nâest pas applicable aux primes perçues par lâOffice du Ducroire. 3. Ad paragraphe 3 de lâarticle 10: Le terme «dividende» comprend également les parts de bénéfice touchées, du chef de sa mise de fonds dans une entreprise commerciale, industrielle, minière ou artisanale, par le bailleur de fonds rémunéré en proportion du bénéfice, ainsi que les arrérages et intérêts dâobligations lorsquâil est concédé pour ces titres un droit à lâattribution, en dehors de lâintérêt fixe, dâun intérêt supplémentaire variant en fonction du montant du bénéfice distribué. EN FOI DE QUOI, les soussignés, dûment autorisés à cet effet, ont signé le présent Protocole. FAIT à Chisinau, le 11 juillet 2007 en deux originaux en langues française, moldavienne et anglaise, tous les textes faisant également foi. Pour le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg Pour le Gouvernement de la République de Moldavie (signature) (signature)
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Loi du 28 novembre 2009 portant approbation de la Convention entre le Gouvernement du Grand- Duché de Luxembourg et le Gouvernement de la République de Moldavie tendant à éviter les doubles impositions et à prévenir la fraude fiscale en matière d’impôts sur le revenu et sur la fortune et du Protocole y relatif, signés à Chisinau, le 11 juillet 2007.
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