Loi du 13 avril 2012 portant approbation de la Convention entre le Grand-Duché de Luxembourg et la Bosnie-et-Herzégovine en matière de sécurité sociale, signée à Luxembourg, le 8 avril 2011.
This law approves the social security convention between Luxembourg and Bosnia and Herzegovina.
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- Instrument
- Act or statute
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Loi du 13 avril 2012 portant approbation de la Convention entre le Grand-Duché de Luxembourg et la Bosnie-et-Herzégovine en matière de sécurité sociale, signée à Luxembourg, le 8 avril 2011.
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Le contenu de la version HTML du Journal officiel luxembourgeois est identique à la version PDF. Loi du 13 avril 2012 portant approbation de la Convention entre le Grand-Duché de Luxembourg et la Bosnie-et-Herzégovine en matière de sécurité sociale, signée à Luxembourg, le 8 avril 2011. Nous Henri, Grand-Duc de Luxembourg, Duc de Nassau, Notre Conseil dâEtat entendu; De lâassentiment de la Chambre des Députés; Vu la décision de la Chambre des Députés du 7 mars 2012 et celle du Conseil dâEtat du 20 mars 2012 portant quâil nây a pas lieu à second vote; Avons ordonné et ordonnons: â Article unique. Est approuvée la Convention entre le Grand-Duché de Luxembourg et la Bosnie-et-Herzégovine en matière de sécurité sociale, signée à Luxembourg, le 8 avril 2011. Mandons et ordonnons que la présente loi soit insérée au Mémorial pour être exécutée et observée par tous ceux que la chose concerne. Le Ministre des Affaires étrangères, Jean Asselborn Le Ministre de la Sécurité sociale, Mars Di Bartolomeo Château de Berg, le 13 avril 2012. Henri Doc. parl. 6363 ; sess. ord. 2011-2012. â CONVENTION entre le Grand-Duché de Luxembourg et la Bosnie-et-Herzégovine en matière de sécurité sociale Le Grand-Duché de Luxembourg et La Bosnie-et-Herzégovine animés du désir de régler les rapports réciproques entre les deux Etats dans le domaine de la sécurité sociale; ONT DECIDE de conclure une convention de sécurité sociale et sont convenus de ce qui suit: TITRE I â Dispositions générales Article 1 er Définitions (1) Aux fins de lâapplication de la présente convention: a) le terme «législation» désigne les lois, règlements et dispositions statutaires qui se réfèrent aux branches de la sécurité sociale visées au paragraphe (1) de lâarticle 2 de la présente convention; b) le terme «autorité compétente» désigne le ministre, les ministres ou une autre autorité correspondante dont relèvent les législations de sécurité sociale visées au paragraphe (1) de lâarticle 2 de la présente convention; c) le terme «institution» désigne lâorganisme ou lâautorité chargé dâappliquer tout ou partie des législations visées au paragraphe (1) de lâarticle 2 de la présente convention; d) le terme «institution compétente» désigne lâinstitution à laquelle lâintéressé est affilié au moment de la demande de prestations ou lâinstitution de la part de laquelle lâintéressé a droit aux prestations; e) le terme «résidence» signifie le séjour habituel; f) le terme «séjour» signifie le séjour temporaire; g) le terme «périodes dâassurance» désigne les périodes de cotisation ou périodes dâemploi ou dâactivité professionnelle telles quâelles sont définies ou admises comme périodes dâassurance par la législation sous laquelle elles ont été accomplies ou considérées comme accomplies, ainsi que toutes les périodes assimilées dans la mesure où elles sont reconnues par cette législation comme équivalentes à des périodes dâassurance; h) le terme «prestations» désigne toutes les prestations en espèces et en nature et les pensions et rentes, y compris tous les éléments prévus par les législations désignées à lâarticle 2 de la présente convention, les majorations de revalorisation ou allocations supplémentaires ainsi que les prestations en capital qui peuvent être substituées aux pensions ou rentes et les versements effectués à titre de remboursement de cotisations; i) le terme «prestations familiales» désigne toutes les prestations en espèces et en nature prévues par la législation quâapplique la Partie contractante compétente; j) le terme «membres de la famille» désigne les personnes définies ou admises comme membres de la famille ou désignées comme membres du ménage par la législation de la Partie contractante sur le territoire de laquelle elles résident. (2) Les autres termes utilisés dans la présente convention ont la signification qui leur est donnée en vertu de la législation applicable. Article 2 Champ dâapplication matériel (1) La présente convention sâapplique: A. En Bosnie-et-Herzégovine aux législations concernant a) lâassurance maladie et protection santé; b) lâassurance de pension et dâinvalidité; c) lâassurance en cas dâaccident au travail ou maladie professionnelle; d) lâassurance en cas de chômage; e) les allocations pour enfants et maternité; B. Au Grand-Duché de Luxembourg aux législations concernant a) lâassurance maladie-maternité; b) lâassurance accidents du travail et maladies professionnelles; c) lâassurance pension en cas de vieillesse, dâinvalidité et de survie; d) les prestations de chômage; e) les prestations familiales. (2) La présente convention sâapplique également à tous les actes législatifs ou réglementaires qui modifient, complètent ou codifient les législations énumérées au paragraphe (1) du présent article. (3) La présente convention sâapplique à tout acte législatif dâune Partie contractante qui étend les législations visées au paragraphe (1) du présent article à de nouvelles catégories de bénéficiaires, si dans un délai de six mois à dater de la publication officielle desdits actes, cette Partie ne fait pas savoir à lâautre Partie contractante que la convention ne leur est pas applicable. (4) La présente convention ne sâapplique aux actes législatifs couvrant une branche nouvelle de la sécurité sociale que si un accord intervient à cet effet entre les autorités compétentes des Parties contractantes. (5) La présente convention ne sâapplique ni aux prestations de lâassistance sociale, ni aux prestations en faveur des victimes de la guerre. Article 3 Champ dâapplication personnel Les dispositions de la présente convention sont applicables aux personnes qui sont ou ont été soumises à la législation de lâune des Parties contractantes, aux membres de leur famille ainsi quâà leurs survivants. Article 4 Egalité de traitement Les personnes qui résident sur le territoire de lâune des Parties contractantes et auxquelles les dispositions de la présente convention sont applicables, sont soumises aux obligations et ont droit au bénéfice des législations visées à lâarticle 2 de la présente convention, dans les mêmes conditions que les ressortissants de cette Partie contractante. Article 5 Levée de la clause de résidence A moins quâil nâen soit disposé autrement par la présente convention, les prestations acquises en vertu des législations de lâune des Parties contractantes ne peuvent subir aucune réduction, ni modification, ni suspension, ni suppression du fait que le bénéficiaire réside sur le territoire de lâautre Partie contractante. Article 6 Totalisation des périodes dâassurance Si la législation dâune Partie contractante subordonne lâacquisition, le maintien ou le recouvrement du droit aux prestations à lâaccomplissement dâune certaine période dâassurance, lâinstitution compétente de cette Partie contractante tient également compte, dans la mesure nécessaire, des périodes dâassurance accomplies sous la législation de lâautre Partie contractante, pour autant quâelles ne se superposent pas. Article 7 Prolongation de la période de référence Si la législation dâune Partie contractante subordonne lâouverture du droit aux prestations à lâaccomplissement dâune période dâassurance minimale au cours dâune période déterminée précédant la survenance du fait assuré (période de référence) et dispose que certains faits ou circonstances prolongent cette période de référence, ces faits et circonstances produisent le même effet lorsquâils surviennent sur le territoire de lâautre Partie contractante. Article 8 Admission à lâassurance facultative continuée Si la législation dâune Partie contractante subordonne lâadmission à lâassurance facultative continuée à lâaccomplissement de périodes dâassurance, les périodes dâassurance accomplies sous la législation de lâautre Partie contractante sont prises en compte, dans la mesure nécessaire, comme sâil sâagissait de périodes dâassurance accomplies sous la législation de la première Partie contractante. Article 9 Dispositions de non-cumul (1) Les dispositions de la présente convention ne peuvent conférer, ni maintenir le droit de bénéficier, en vertu des législations des deux Parties contractantes de plusieurs prestations de même nature ou de plusieurs prestations se rapportant à une même période dâassurance. Toutefois, cette disposition ne sâapplique pas aux prestations dâinvalidité, de vieillesse et de décès qui sont liquidées conformément aux dispositions du chapitre 2 du titre III de la présente convention. (2) Les clauses de réduction, de suspension ou de suppression des prestations prévues par la législation dâune Partie contractante, en cas de cumul dâune prestation avec dâautres prestations de sécurité sociale ou avec dâautres revenus ou du fait de lâexercice dâune activité professionnelle, sont opposables au bénéficiaire, même sâil sâagit de prestations acquises sous la législation de lâautre Partie contractante ou sâil sâagit de revenus obtenus ou dâune activité professionnelle exercée sur le territoire de lâautre Partie contractante. TITRE II â Dispositions déterminant la législation applicable Article 10 Règles générales (1) Les personnes qui exercent une activité salariée ou non salariée sur le territoire dâune Partie contractante sont soumises à la législation de cette Partie contractante, même si elles résident sur le territoire de lâautre Partie contractante ou si lâemployeur qui les occupe a son siège sur le territoire de lâautre Partie contractante. (2) Les gens de mer qui exercent leur activité professionnelle à bord dâun navire battant pavillon dâune Partie contractante sont soumis à la législation de cette Partie contractante. (3) Les fonctionnaires et personnes assimilées sont soumis à la législation de la Partie contractante dont relève lâadministration qui les occupe. Article 11 Règles particulières concernant les personnes exerçant une activité salariée (détachement) ou non salariée (1) Les personnes qui exercent une activité salariée sur le territoire dâune Partie contractante et qui sont détachées par lâemployeur qui les occupe normalement sur le territoire de lâautre Partie contractante afin dây effectuer un travail pour le compte de cet employeur, demeurent soumises à la législation de la première Partie contractante, à condition que la durée prévisible de ce travail nâexcède pas douze mois. (2) Les personnes qui exercent normalement une activité non salariée sur le territoire dâune Partie contractante et qui effectuent un travail sur le territoire de lâautre Partie contractante demeurent soumises à la législation de la première Partie contractante, à condition que la durée prévisible de ce travail nâexcède pas douze mois. (3) Si la durée du travail à effectuer se prolonge au-delà de la durée de douze mois prévue aux paragraphes (1) et (2) du présent article, la législation de la première Partie contractante continue dâêtre applicable pour une nouvelle période de douze mois au plus, à condition que lâautorité compétente de la Partie contractante sur le territoire de laquelle lâintéressé est détaché ou sâest rendu pour effectuer ledit travail, ou lâorganisme désigné par cette autorité, ait donné son accord. Cet accord doit être demandé avant la fin de la période initiale de douze mois. Article 12 Règles particulières concernant le personnel des entreprises de transports (1) Les personnes qui font partie du personnel roulant ou navigant dâune entreprise effectuant, pour le compte dâautrui ou pour son propre compte, des transports de passagers ou de marchandises par voies ferroviaire, routière, aérienne ou de navigation intérieure et ayant son siège sur le territoire de lâune des Parties contractantes, sont soumises à la législation de la Partie contractante sur le territoire de laquelle cette entreprise a son siège. (2) Toutefois, dans le cas où lâentreprise possède sur le territoire de lâautre Partie contractante une succursale ou une représentation permanente, les personnes occupées par celle-ci sont soumises à la législation de la Partie contractante sur le territoire de laquelle se trouve la succursale ou la représentation permanente. Article 13 Règles particulières concernant le personnel de service des missions diplomatiques (1) Les membres des missions diplomatiques et postes consulaires sont exclus, en ce qui concerne leur travail pour lâEtat dâenvoi, de la législation qui est en vigueur dans lâEtat accréditant. Il en est de même des membres de famille, qui vivent avec eux sous le même toit sâils ne sont pas ressortissants de lâEtat accréditant. (2) Lâexception prévue au paragraphe (1) du présent article est également applicable aux domestiques privés qui sont exclusivement au service dâun membre de la mission diplomatique ou du poste consulaire, à condition que ces personnes ne soient pas ressortissants de lâEtat accréditant et nâaient pas leur résidence dans cet Etat et quâelles soient soumises à la législation qui est en vigueur dans lâEtat dâenvoi. (3) Les membres des missions diplomatiques et postes consulaires qui emploient des personnes auxquelles nâest pas applicable lâexception du paragraphe (2) du présent article, doivent respecter les obligations auxquelles sont soumis les employeurs par la législation de lâEtat accréditant. (4) Les personnes employées dans les missions diplomatiques et postes consulaires, qui sont ressortissants de lâEtat dâenvoi et qui résident dans lâEtat accréditant peuvent endéans les trois mois qui suivent leur entrée en service, ou, pour ceux déjà en service, dans un délai de trois mois à compter de lâentrée en vigueur de la présente convention, opter pour la législation de lâEtat dâenvoi. Article 14 Dérogations Les autorités compétentes des Parties contractantes peuvent prévoir, dâun commun accord, des exceptions aux dispositions des articles 10 à 13 de la présente convention pour certaines personnes ou certaines catégories de personnes. TITRE III â Dispositions particulières Chapitre premier â Maladie et maternité Article 15 Droit aux prestations en cas de séjour sur le territoire de lâautre Partie contractante (1) Une personne qui a droit aux prestations en nature conformément à la législation de lâune des Parties contractantes, bénéficie des prestations en nature lors dâun séjour temporaire sur le territoire de lâautre Partie contractante, lorsque son état vient à nécessiter immédiatement des soins de santé dâurgence. (2) Les personnes visées aux articles 10 paragraphes (2) et (3), 11, 12 et 13 de la présente convention, ainsi que les membres de leur famille qui les accompagnent, bénéficient des dispositions du paragraphe (1) du présent article pour tout état venant à nécessiter des prestations en nature au cours de leur séjour sur le territoire de la Partie contractante où elles exercent leur activité professionnelle ou dont le navire à bord duquel elles exercent leur activité professionnelle bat pavillon. (3) Une personne qui a droit aux prestations en nature conformément à la législation dâune Partie contractante et qui séjourne sur le territoire de lâautre Partie contractante pour y faire des études, bénéficie des prestations en nature nécessaires durant son séjour sur le territoire de la Partie contractante où elle poursuit ses études. Cette disposition sâapplique également aux membres de sa famille qui lâaccompagnent durant son séjour. (4) Le droit aux prestations en nature est maintenu pour une personne qui a obtenu lâautorisation préalable par lâinstitution compétente à se rendre temporairement sur le territoire de lâautre Partie contractante pour y recevoir un traitement médical. (5) Les prestations prévues aux paragraphes (1) à (4) sont servies par lâinstitution du lieu de séjour selon les dispositions de la législation quâelle applique, notamment en ce qui concerne lâétendu et les modalités du service des prestations en nature. Toutefois, la durée du service de ces prestations est celle prévue par la législation de la Partie contractante compétente. (6) Lâoctroi des prothèses, du grand appareillage et dâautres prestations en nature dâune grande importance est subordonné, sauf en cas dâurgence absolue à définir par lâarrangement administratif prévu au paragraphe (2) de lâarticle 38 de la présente convention, à la condition que lâinstitution compétente en donne lâautorisation. (7) Les prestations en espèces sont servies directement par lâinstitution compétente selon les dispositions de la législation quâelle applique. Article 16 Droit aux prestations en cas de résidence sur le territoire de lâautre Partie contractante (travailleur et membres de famille) (1) Une personne qui a droit aux prestations en nature conformément à la législation de la Partie contractante sur le territoire de laquelle elle exerce son activité professionnelle, et qui réside sur le territoire de lâautre Partie contractante, bénéficie, ainsi que les membres de sa famille qui lâaccompagnent, des prestations en nature servies pour le compte de lâinstitution compétente par lâinstitution du lieu de résidence selon les dispositions de la législation quâelle applique, comme si elle y était affiliée. (2) Les membres de la famille dâune personne qui a droit aux prestations en nature conformément à la législation de lâune des Parties contractantes, bénéficient des prestations en nature lorsquâils résident sur le territoire de lâautre Partie contractante, comme si cette personne était affiliée à lâinstitution du lieu de leur résidence. Les prestations en nature sont servies, pour le compte de lâinstitution compétente, par lâinstitution du lieu de résidence, selon les dispositions de la législation quâelle applique. (3) En cas de séjour ou de transfert de résidence sur le territoire de la Partie contractante compétente, les personnes visées par le présent article bénéficient des prestations en nature conformément aux dispositions de la législation de cette Partie contractante. Cette règle est également applicable lorsquâelles ont déjà bénéficié pour le même cas de maladie ou de maternité, des prestations servies par lâinstitution de la Partie contractante sur le territoire où elles ont résidé auparavant. (4) Lorsque les membres de la famille visés par le présent article exercent une activité professionnelle ou bénéficient dâune pension ou dâune rente leur ouvrant droit aux prestations en nature en vertu de la législation de la Partie contractante où ils résident, les dispositions du présent article ne leur sont pas applicables. (5) Les prestations en espèces sont servies directement par lâinstitution compétente selon les dispositions de la législation quâelle applique. Article 17 Prestations de maternité Dans le cas où lâapplication du présent chapitre, compte tenu de la totalisation des périodes dâassurance visée à lâarticle 6 de la présente convention, ouvrirait à une personne affiliée ou à un membre de sa famille un droit au bénéfice des prestations de maternité au titre des législations des deux Parties contractantes, la législation la plus favorable sâappliquera. Article 18 Droit aux prestations des titulaires de pensions ou de rentes (1) Lorsque le titulaire de pensions ou de rentes dues en vertu des législations de lâune et de lâautre des Parties contractantes réside sur le territoire de lâune des Parties contractantes, il bénéficie, ainsi que les membres de sa famille, des prestations en nature conformément à la législation de cette Partie contractante, comme sâil était titulaire dâune pension ou dâune rente due en vertu de la seule législation de la Partie contractante où il réside. Lesdites prestations sont à la charge de lâinstitution de la Partie contractante où il réside. (2) Lorsque le titulaire dâune pension ou dâune rente due en vertu de la législation de lâune des Parties contractantes réside sur le territoire de lâautre Partie contractante, les prestations en nature auxquelles il a droit en vertu de la législation de la première Partie contractante sont servies à lui-même et aux membres de sa famille par lâinstitution du lieu de sa résidence, conformément à la législation quâelle applique, comme sâil y était affilié. (3) Lorsque le titulaire de pension ou de rente visé au paragraphe (2) du présent article, ainsi que les membres de sa famille, séjournent ou transfèrent leur résidence sur le territoire de la Partie débitrice de la pension, ils bénéficient des prestations en nature conformément aux dispositions de la législation de cette Partie contractante. Cette règle est également applicable lorsque les intéressés ont déjà bénéficié pour le même cas de maladie ou de maternité des prestations servies par lâinstitution de la Partie contractante où ils ont résidé auparavant. Article 19 Délai de renouvellement des prestations en nature Lorsque la législation dâune Partie contractante subordonne lâoctroi de prestations en nature à un délai de renouvellement, les prestations en nature accordées sur le territoire de lâautre Partie contractante sont considérées comme des prestations au sens de la législation de la première Partie contractante, selon les modalités à déterminer dans lâarrangement administratif. Article 20 Remboursement des frais entre institutions (1) Les prestations en nature servies en vertu des dispositions des paragraphes (1) à (6) de lâarticle 15, des paragraphes (1) à (3) de lâarticle 16 et des paragraphes (2) et (3) de lâarticle 18 de la présente convention font lâobjet dâun remboursement de la part des institutions compétentes à celles qui les ont servies. (2) Dans les cas visés au paragraphe (3) de lâarticle 16 et au paragraphe (3) de lâarticle 18 de la présente convention, lâinstitution du lieu de résidence du membre de la famille ou du titulaire de pension ou de rente est considérée comme lâinstitution compétente. (3) Le remboursement des prestations visé au paragraphe (1) du présent article se fera sur base des frais effectifs et suivant les modalités à prévoir dans lâarrangement administratif prévu au paragraphe (2) de lâarticle 38 de la présente convention. Le remboursement pourra être réglé par des montants forfaitaires. (4) Les autorités compétentes pourront convenir dâautres modalités de remboursement. Chapitre deux â Invalidité, vieillesse et décès Article 21 Totalisation de périodes dâassurance accomplies dans un Etat tiers (1) Lorsque la période totale dâassurance, après application de lâarticle 6 de la présente convention, nâest pas suffisante pour obtenir le droit à une prestation, les organismes compétents des deux Parties contractantes prennent également en compte les périodes dâassurance accomplies dans des Etats tiers avec lesquels chacun des Etats contractants a conclu une convention de sécurité sociale prévoyant la totalisation des périodes dâassurance. (2) Si une telle convention de sécurité sociale avec un Etat tiers nâa été conclue que par la Bosnie-et-Herzégovine, lâorganisme dâassurance bosno-et-herzégovinien prend en compte la période dâassurance accomplie par les assurés dans un Etat tiers, sâil nâen est pas disposé autrement par la convention avec lâEtat tiers en question. Article 22 Particularité de la législation luxembourgeoise Lors du calcul de la pension, les dispositions de lâarticle 6 de la présente convention sâappliquent pour la mise en compte éventuelle des années bébés prévue par la législation luxembourgeoise, à condition que lâintéressé ait accompli en dernier lieu des périodes dâassurance sous la législation luxembourgeoise avant la naissance ou lâadoption de lâenfant. Article 23 Calcul des pensions (1) Si une personne peut prétendre à une pension en vertu de la législation de lâune des Parties contractantes sans quâil soit nécessaire de faire application de lâarticle 6 et de lâarticle 21 de la présente convention, lâinstitution calcule, selon les dispositions de la législation quâelle applique, la pension correspondant à la durée totale des périodes dâassurance à prendre en compte en vertu de cette législation. Le Luxembourg procède aussi au calcul de la pension qui serait due en application des dispositions du paragraphe (2) du présent article. Le montant le plus élevé est seul retenu. (2) Si une personne peut prétendre à une pension, dont le droit nâest ouvert que compte tenu de la totalisation des périodes prévue à lâarticle 6 et à lâarticle 21 de la présente convention, les règles suivantes sont applicables: a) lâinstitution calcule le montant théorique de la pension à laquelle le requérant pourrait prétendre si toutes les périodes dâassurance accomplies en vertu des législations des deux Parties avaient été accomplies exclusivement sous sa propre législation; b) pour la détermination du montant théorique visé à lâalinéa a) qui précède, les bases de calcul ne sont établies que compte tenu des périodes dâassurance accomplies sous la législation que lâinstitution compétente applique; c) sur la base de ce montant théorique lâinstitution fixe ensuite le montant effectif de la pension au prorata de la durée des périodes dâassurance accomplies sous la législation quâelle applique par rapport à la durée totale des périodes dâassurance accomplies sous les législations des deux Parties contractantes. (3) Si une personne ne peut prétendre à une pension que compte tenu des dispositions de lâarticle 21 de la présente convention, les périodes dâassurance accomplies sous la législation dâun Etat tiers sont prises en considération pour lâapplication du paragraphe qui précède. Article 24 Période dâassurance inférieure à une année (1) Nonobstant les dispositions de lâarticle 23 de la présente convention, si la durée totale des périodes dâassurance accomplies sous la législation dâune Partie contractante nâatteint pas une année et si, compte tenu de ces seules périodes, aucun droit nâest acquis en vertu de cette législation, lâinstitution de cette Partie contractante nâest pas tenue dâaccorder des prestations au titre desdites périodes. (2) Dans le cas du paragraphe (1) du présent article, lâinstitution compétente de lâautre Partie contractante prend en considération ces périodes comme si elles avaient été accomplies sous la législation quâelle applique et calcule la prestation. Chapitre trois â Accidents du travail et maladies professionnelles Article 25 Droit aux prestations (1) Une personne qui en raison dâun accident du travail ou dâune maladie professionnelle a droit à des prestations en nature en vertu de la législation dâune Partie contractante bénéficie en cas de séjour ou de résidence sur le territoire de lâautre Partie contractante des prestations en nature qui lui sont servies, à charge de lâinstitution compétente, par lâinstitution du lieu de séjour ou de résidence suivant les dispositions de la législation que cette institution applique. (2) En ce qui concerne les prestations en espèces les dispositions du paragraphe (7) de lâarticle 15 et du paragraphe (5) de lâarticle 16 de la présente convention sâappliquent par analogie. (3) En ce qui concerne le remboursement des coûts résultant de lâapplication du paragraphe (1) du présent article, les dispositions de lâarticle 20 de la présente convention sâappliquent par analogie. Article 26 Prise en considération dâaccidents ou de maladies professionnelles antérieures Si pour déterminer le taux dâincapacité de travail dans le cas dâun accident du travail ou dâune maladie professionnelle, la législation de lâune des Parties contractantes prescrit que les accidents du travail ou les maladies professionnelles survenus antérieurement sont pris en considération, le sont également les accidents du travail et les maladies professionnelles survenus antérieurement sous la législation de lâautre Partie contractante comme sâils étaient survenus sous la législation de la première Partie contractante. Article 27 Maladie professionnelle en cas dâexercice dâune activité sur le territoire des deux Parties contractantes Les prestations en cas de maladie professionnelle qui sont prévues en vertu de la législation des deux Parties contractantes ne sont accordées quâau titre de la législation de la Partie contractante sur le territoire de laquelle lâactivité susceptible de provoquer ladite maladie professionnelle a été exercée en dernier lieu et sous réserve que lâintéressé remplisse les conditions prévues par cette législation. Article 28 Aggravation dâune maladie professionnelle Si en cas dâaggravation dâune maladie professionnelle, une personne qui bénéficie ou qui a bénéficié dâune réparation pour une maladie professionnelle en vertu de la législation de lâune des Parties contractantes fait valoir, pour une maladie professionnelle de même nature, des droits à prestations en vertu de la législation de lâautre Partie contractante, les règles suivantes sont applicables: a) si la personne nâa pas exercé sur le territoire de cette dernière Partie contractante un emploi susceptible de provoquer la maladie professionnelle ou de lâaggraver, lâinstitution compétente de la première Partie contractante est tenue dâassumer la charge des prestations, compte tenu de lâaggravation, selon les dispositions de la législation quâelle applique; b) si la personne a exercé sur le territoire de cette dernière Partie contractante un tel emploi, lâinstitution compétente de la première Partie contractante est tenue dâassumer la charge des prestations, compte non tenu de lâaggravation selon les dispositions de la législation quâelle applique; lâinstitution compétente de la seconde Partie contractante accorde à la personne un supplément dont le montant est égal à la différence entre le montant de la prestation due après lâaggravation et le montant de la prestation qui aurait été due avant lâaggravation, selon les dispositions de la législation quâelle applique. Chapitre quatre â Allocation au décés Article 29 Levée de la clause territoriale Lorsquâune personne soumise à la législation dâune Partie contractante décède sur le territoire de lâautre Partie contractante, le décès est considéré comme étant survenu sur le territoire de la première Partie contractante. Article 30 Règle de priorité En cas de décès dâun titulaire de pensions ou de rentes dues en vertu des législations des deux Parties contractantes ou dâun membre de sa famille, lâinstitution du lieu de résidence du titulaire est considérée comme institution compétente pour lâapplication des dispositions qui précèdent. Chapitre cinq â Chômage Article 31 Règle particulière en matière de totalisation La Partie contractante dont la législation subordonne lâouverture et la durée du droit aux prestations à lâaccomplissement de périodes dâassurance, est tenue dâappliquer lâarticle 6 de la présente convention uniquement lorsque les périodes accomplies sous la législation de lâautre Partie contractante seraient considérées comme périodes dâassurance si elles avaient été accomplies sous sa propre législation. Article 32 Durée dâemploi minimum (1) ) Lâapplication des dispositions de lâarticle 6 de la présente convention est subordonnée à la condition que lâintéressé ait été soumis en dernier lieu à la législation de la Partie contractante au titre de laquelle les prestations sont demandées et quâil ait exercé sous cette législation une activité professionnelle pendant quatre semaines au moins au cours des douze derniers mois précédant sa demande. (2) Lâarticle 6 de la présente convention sâapplique nonobstant la cessation de lâemploi, sans la faute de la personne concernée, avant lâaccomplissement des quatre semaines lorsque cet emploi était destiné à durer plus longtemps. Article 33 Prise en compte de périodes dâindemnisation antérieures En cas dâapplication des dispositions de lâarticle 6 de la présente convention, lâinstitution compétente tient compte, en tant que de besoin, pour déterminer la durée dâoctroi des prestations, de la période pendant laquelle des prestations ont été servies par lâinstitution de lâautre Partie contractante au cours des douze derniers mois précédant la demande de prestations. Article 34 Prise en compte des membres de famille Si la législation dâune Partie contractante prévoit que le montant des prestations varie avec le nombre des membres de famille, lâinstitution compétente de cette Partie contractante tient également compte des membres de famille résidant sur le territoire de lâautre Partie contractante. Article 35 Condition de résidence Lâarticle 5 de la présente convention nâest pas applicable au présent chapitre. Chapitre six â Prestations familiales Article 36 Droit aux prestations Les enfants qui résident sur le territoire dâune Partie contractante ont droit aux prestations familiales prévues par la législation de cette Partie contractante. Ces prestations sont servies par lâinstitution du lieu de résidence des enfants selon les dispositions de la législation que cette institution applique et sont à sa charge. Article 37 Règle particulière en matière de totalisation En application de lâarticle 6 de la présente convention et si la législation dâune Partie contractante subordonne lâacquisition, le maintien ou le recouvrement du droit aux prestations familiales à lâaccomplissement de périodes de résidence, lâinstitution compétente de cette Partie contractante tient également compte, dans la mesure nécessaire, des périodes de résidence accomplies sous la législation de lâautre Partie contractante. TITRE IV â Dispositions diverses Article 38 Mesures dâapplication de la convention (1) Les autorités compétentes se communiquent toutes informations concernant les mesures prises pour lâapplication de la présente convention et toutes celles concernant les modifications de leur législation susceptibles dâaffecter son application. (2) Les autorités compétentes fixent les modalités dâapplication de la présente convention dans un arrangement administratif. (3) Les autorités compétentes désignent des organismes de liaison en vue de faciliter lâapplication de la présente convention. Article 39 Entraide administrative (1) Pour lâapplication de la présente convention les autorités et institutions compétentes des Parties contractantes se prêtent leurs bons offices comme sâil sâagissait de lâapplication de leur propre législation. Lâentraide administrative de ces autorités et institutions compétentes est gratuite. (2) Pour lâapplication de la présente convention les autorités et institutions compétentes peuvent communiquer directement entre elles, de même quâavec toute personne concernée, quelle que soit sa résidence. (3) Les examens médicaux des personnes qui ont leur résidence ou leur séjour sur le territoire de lâautre Partie contractante, sont pratiqués par lâinstitution du lieu de résidence ou de séjour à la demande et à la charge de lâinstitution compétente. Les frais des examens médicaux ne sont pas remboursés sâils sont dans lâintérêt des institutions des deux Parties contractantes. (4) Les modalités du contrôle médical et administratif des bénéficiaires de la présente convention sont fixées dans lâarrangement administratif prévu au paragraphe (2) de lâarticle 38 de la présente convention. Article 40 Régime des langues (1) Les communications adressées, pour lâapplication de la présente convention, aux autorités ou institutions compétentes des Parties contractantes, sont rédigées en français ou en bosnien-et-herzégovinois. (2) Une demande ou un document ne peut pas être rejeté parce quâil est rédigé dans la langue officielle de lâautre Partie contractante. Article 41 Exemption de taxes et de lâobligation de légalisation (1) Le bénéfice des exemptions ou réductions de taxes, de timbres, de droits de greffe ou dâenregistrement, prévues par la législation de lâune des Parties contractantes pour les pièces ou documents à produire en application de la législation de cette Partie contractante, est étendu aux pièces et documents analogues à produire en application de la législation de lâautre Partie contractante ou de la présente convention. (2) Tous actes, documents et pièces quelconques à produire pour lâexécution de la présente convention sont dispensés du visa de légalisation des autorités diplomatiques et consulaires et des droits de chancellerie. Article 42 Délais (1) Les demandes, déclarations ou recours qui auraient dû être présentés, aux fins de lâapplication de la législation de lâune des Parties contractantes, dans un délai déterminé auprès dâune autorité, dâune institution ou dâune juridiction de cette Partie, sont recevables sâils sont présentés dans le même délai auprès dâune autorité, dâune institution ou dâune juridiction correspondante de lâautre Partie contractante. Dans ce cas, lâinstance ainsi saisie transmet sans retard ces demandes, déclarations ou recours à lâautorité, lâinstitution ou la juridiction de la première Partie contractante, soit directement, soit par lâintermédiaire des organismes de liaison des deux Parties contractantes. (2) Une demande de prestations introduite sous la législation dâune Partie contractante est considérée comme demande pour une prestation analogue sous la législation de lâautre Partie contractante, sauf si le requérant demande expressément de surseoir à la liquidation dâune prestation acquise au titre de la législation de lâune des Parties contractantes. Article 43 Paiement des prestations (1) Les institutions dâune Partie contractante qui en vertu de la présente convention sont débitrices de prestations en espèces au regard des bénéficiaires se trouvant sur le territoire de lâautre Partie contractante sâen libèrent valablement dans la monnaie de la première Partie contractante. (2) Sur demande du bénéficiaire, lâinstitution compétente pour le service des prestations en espèces sâassure que ces prestations sont déposées sur un compte en banque ouvert par le bénéficiaire sur le territoire de la Partie contractante où cette institution a son siège. (3) Les paiements dus en vertu de la présente convention et effectués vers lâautre Partie contractante, sont effectués en monnaies librement convertibles. Article 44 Recours contre tiers responsable Si une personne qui bénéficie de prestations en vertu de la législation dâune Partie contractante pour un dommage survenu sur le territoire de lâautre Partie contractante a, sur le territoire de cette deuxième Partie, le droit de réclamer à un tiers la réparation de ce dommage, les droits éventuels de lâinstitution débitrice à lâencontre du tiers sont réglés comme suit: a) lorsque lâinstitution débitrice est subrogée, en vertu de la législation qui lui est applicable, dans les droits que le bénéficiaire détient à lâégard du tiers, chaque Partie contractante reconnaît une telle subrogation; b) lorsque lâinstitution débitrice a un droit direct contre le tiers, chaque Partie contractante reconnaît ce droit. Article 45 Régularisation de trop perçus (1) Si lors de la liquidation ou révision de pensions en application des dispositions de la présente convention, lâinstitution dâune Partie contractante a versé à un bénéficiaire une somme qui excède celle à laquelle il a droit, cette institution peut demander à lâinstitution de lâautre Partie contractante, débitrice de prestations correspondantes en faveur de ce bénéficiaire, de retenir le montant payé en trop sur les arrérages qui lui sont dus. Cette dernière institution transfère le montant ainsi retenu à lâinstitution créancière. Si la récupération ne peut pas être effectuée de cette manière, les dispositions du paragraphe (2) du présent article sont applicables. (2) Si lâinstitution dâune Partie contractante a versé à un bénéficiaire de prestations une somme qui excède celle à laquelle il a droit, cette institution peut, dans les conditions et limites prévues par la législation quâelle applique, demander à lâinstitution de lâautre Partie contractante débitrice de prestations en faveur de ce bénéficiaire de retenir le montant payé en trop sur les sommes quâelle verse audit bénéficiaire. Cette dernière institution opère la retenue dans les conditions et limites prévues pour une telle compensation par la législation quâelle applique, comme sâil sâagissait de sommes servies en trop par elle-même, et transfère le montant ainsi retenu à lâinstitution créancière. Article 46 Régularisation en cas de perception de prestations dâassistance sociale Si une personne à laquelle la présente convention est applicable a bénéficié de lâassistance sociale sur le territoire de lâune des Parties contractantes pendant une période au cours de laquelle elle avait droit à des prestations au titre de la législation de lâautre Partie contractante, lâorganisme qui a versé la prestation dâassistance sociale peut, sâil dispose dâun recours légalement admissible sur les prestations dues à ladite personne, demander à lâinstitution de lâautre Partie contractante débitrice de prestations en faveur de cette personne, de retenir le montant dépensé au titre de lâassistance sociale sur la somme que celle-ci verse à ladite personne. Lâinstitution débitrice opère la retenue dans les conditions et limites prévues pour une telle compensation par la législation quâelle applique et transfère le montant ainsi retenu à lâorganisme créancier. Article 47 Recouvrement des cotisations (1) La décision concernant le recouvrement des cotisations dues à une institution de lâune des Parties contractantes peut sâexécuter sur le territoire de lâautre Partie contractante, suivant la procédure et avec les garanties et privilèges applicables au recouvrement des cotisations dues à une institution correspondante de cette dernière Partie contractante. La décision doit comporter une clause exécutoire. (2) Les modalités dâapplication du présent article peuvent faire lâobjet dâarrangements administratifs entre les autorités compétentes. Article 48 Règlement dâun différend Tout différend venant à sâélever entre les institutions des Parties contractantes concernant lâinterprétation ou lâapplication de la présente convention fera lâobjet de négociations directes entre les autorités compétentes des Parties contractantes. TITRE V â Dispositions transitoires et finales Article 49 Périodes dâassurance et éventualités antérieures (1) La présente convention nâouvre aucun droit au paiement de prestations pour une période antérieure à la date de son entrée en vigueur ou dâune allocation au décès en cas de décès avant lâentrée en vigueur de la convention. (2) Toute période dâassurance accomplie sous la législation dâune des Parties contractantes avant la date dâentrée en vigueur de la présente convention est prise en considération pour la détermination du droit aux prestations sâouvrant conformément aux dispositions de la présente convention. (3) Sous réserve des dispositions du paragraphe (1) du présent article, un droit est ouvert en vertu de la présente convention même sâil se rapporte à une éventualité réalisée avant lâentrée en vigueur de la présente convention. Article 50 Révision des droits (1) Toute prestation qui nâa pas été liquidée ou qui a été suspendue à cause de la nationalité de lâintéressé ou en raison de sa résidence sur le territoire de la Partie contractante autre que celle où se trouve lâinstitution débitrice ou pour tout autre obstacle qui a été levé par la présente convention, sera à la demande de lâintéressé liquidée ou rétablie à partir de lâentrée en vigueur de la présente convention, sauf si les droits antérieurement liquidés ont donné lieu à un règlement en capital ou si un remboursement de cotisations a fait perdre tout droit aux prestations. (2) Les droits des intéressés ayant obtenu, antérieurement à lâentrée en vigueur de la présente convention, la liquidation dâune pension ou dâune rente, seront révisés à leur demande, compte tenu des dispositions de cette convention. Ces droits peuvent également être révisés dâoffice. En aucun cas, une telle révision ne peut avoir pour effet de réduire les droits antérieurs des intéressés. Article 51 Délais de prescription (1) Si la demande visée à lâarticle 50 de la présente convention est présentée dans un délai de deux ans à partir de la date de lâentrée en vigueur de la présente convention, les droits ouverts conformément aux dispositions de cette convention sont acquis à partir de la date de lâentrée en vigueur. (2) Si la demande visée à lâarticle 50 de la présente convention est présentée après lâexpiration dâun délai de deux ans suivant lâentrée en vigueur de la présente convention, les droits qui ne sont pas prescrits sont acquis à partir de la date de la demande, sous réserve des dispositions plus favorables de la législation nationale. Article 52 Garantie des droits acquis ou en cours dâacquisition (1) En cas de dénonciation de la présente convention tout droit acquis en application de ses dispositions sera maintenu. (2) Les droits en cours dâacquisition relatifs aux périodes dâassurance accomplies antérieurement à la date à laquelle la dénonciation prend effet ne sâéteignent pas du fait de la dénonciation; leur maintien est déterminé dâun commun accord pour la période postérieure ou, à défaut dâun tel accord, par la législation quâapplique lâinstitution concernée. Article 53 Durée La présente convention est conclue pour une durée indéterminée. Elle peut être dénoncée par chacune des Parties contractantes par voie diplomatique au plus tard six mois avant lâexpiration de lâannée civile en cours; dans ce cas elle perdra sa validité le dernier jour de cette année. Article 54 Disposition transitoire en matière dâallocations familiales Pour les enfants nés avant lâentrée en vigueur de la présente convention, et qui bénéficient dâun droit aux allocations familiales en application des articles 21bis et 21ter de la convention générale entre le Grand-Duché de Luxembourg et la République fédérative populaire de Yougoslavie sur la sécurité sociale du 13 octobre 1954 telle quâelle a été modifiée par lâavenant du 28 mai 1970, ce droit est maintenu pour autant que les conditions dâattribution prévues par la législation de lâEtat compétent soient remplies. Article 55 Dispositions abrogatoires (1) Dès lâentrée en vigueur de la présente convention, la convention générale sur la sécurité sociale entre le Grand-Duché de Luxembourg et la République fédérative populaire de Yougoslavie du 13 octobre 1954 perd ses effets dans les relations entre le Grand-Duché de Luxembourg et la Bosnie-et-Herzégovine. (2) Les droits liquidés sous lâempire de la convention générale du 13 octobre 1954 mentionnée au paragraphe (1) demeurent acquis dans les limites qui leur sont applicables. (3) Les demandes formulées avant lâentrée en vigueur de la présente convention, mais nâayant pas donné lieu, à cette date, à une décision, sont examinées au regard des règles fixées par ladite convention. Article 56 Entrée en vigueur Les Parties contractantes sâinforment par voie diplomatique de lâaccomplissement des procédures législatives et constitutionnelles requises en ce qui concerne lâentrée en vigueur de la présente convention. La présente convention entre en vigueur le premier jour du troisième mois qui suit la date de réception de la dernière de ces notifications. FAIT en double exemplaire à Luxembourg, le 8 avril 2011, en langues officielles et ceci, pour le Grand-Duché de Luxembourg, en langue française, pour la Bosnie-et-Herzégovine, en langue bosniaque, langue croate et langue serbe, et, les quatre textes faisant également foi. Pour le Grand-Duché de Luxembourg, Mars DI BARTOLOMEO Ministre de la Sécurité sociale Pour la Bosnie-et-Herzégovine, Sredoje NOVIÄ Ministre des Affaires civiles
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Loi du 13 avril 2012 portant approbation de la Convention entre le Grand-Duché de Luxembourg et la Bosnie-et-Herzégovine en matière de sécurité sociale, signée à Luxembourg, le 8 avril 2011.
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