Loi du 25 avril 2012 portant approbation de la Convention sur le droit relatif aux utilisations des cours d’eau internationaux à des fins autres que la navigation, faite à New York, le 21 mai 1997.
This law approves the 1997 Convention on the Law of the Non-Navigational Uses of International Watercourses.
AI-assisted research synopsis — verify against the official legal text below.
- Jurisdiction
- Luxembourg
- Instrument
- Act or statute
- Citation
- http://data.legilux.public.lu/eli/etat/leg/loi/2012/04/25/n1/jo
- Status
- In force
- Version
- Undated source snapshot
- Language
- fr
- Updated
- Official source
- View official record ↗
Publicly available, excluded from search-engine indexing
This page remains available for direct access and API use, but this release emits
noindex,follow for the following reason:
- The record does not meet this release's canonical indexing criteria.
(market-indexing-disabled)
Statute overview
About this statute
This page preserves the statute’s identified version, provision structure, official source link, and stored legal text for reading and research.
Search within this statute
Search all stored provisions in this version.
Legal text
Provisions of Loi du 25 avril 2012 portant approbation de la Convention sur le droit relatif aux utilisations des cours d’eau internationaux à des fins autres que la navigation, faite à New York, le 21 mai 1997.
Showing 1 of 1
- document Verify source ↗
Loi du 25 avril 2012 portant approbation de la Convention sur le droit relatif aux utilisations des cours d’eau internationaux à des fins autres que la navigation, faite à New York, le 21 mai 1997.
AI-assisted research summary: This law approves the 1997 Convention on the Law of the Non-Navigational Uses of International Watercourses.
Le contenu de la version HTML du Journal officiel luxembourgeois est identique à la version PDF. Loi du 25 avril 2012 portant approbation de la Convention sur le droit relatif aux utilisations des cours dâeau internationaux à des fins autres que la navigation, faite à New York, le 21 mai 1997. Nous Henri, Grand-Duc de Luxembourg, Duc de Nassau, Notre Conseil dâEtat entendu; De lâassentiment de la Chambre des Députés; Vu la décision de la Chambre des Députés du 7 mars 2012 et celle du Conseil dâEtat du 20 mars 2012 portant quâil nây a pas lieu à second vote; Avons ordonné et ordonnons: â Article unique. Est approuvée la Convention sur le droit relatif aux utilisations des cours dâeau internationaux à des fins autres que la navigation, faite à New York, le 21 mai 1997. Mandons et ordonnons que la présente loi soit insérée au Mémorial pour être exécutée et observée par tous ceux que la chose concerne. Le Ministre des Affaires étrangères, Jean Asselborn Le Ministre de lâIntérieur et à la Grande Région, Jean-Marie Halsdorf Château de Berg, le 25 avril 2012. Henri Doc. parl. 6309 ; sess. ord. 2010-2011 et 2011-2012. â CONVENTION sur le droit relatif aux utilisations des cours dâeau internationaux à des fins autres que la navigation LES PARTIES à la présente Convention, Conscientes de lâimportance des cours dâeau internationaux et de leurs utilisations à des fins autres que la navigation dans de nombreuses régions du monde, Ayant à lâesprit le paragraphe 1 a) de lâArticle 13 de la Charte des Nations Unies , qui dispose que lâAssemblée Générale provoque des études de fait des recommandations en vue dâencourager le développement progressif du droit international et sa codification, Considérant quâune codification et un développement progressif adéquats de règles du droit international régissant les utilisations des cours dâeau internationaux à des fins autres que la navigation contribueraient à la promotion et à la mise en Åuvre des buts et principes énoncés aux Articles premier et 2 de la Charte , Tenant compte des problèmes affectant de nombreux cours dâeau internationaux qui résultent, entre autres, de lâaccroissement de la consommation et de la pollution, Convaincues quâune Convention-cadre permettra dâutiliser, de mettre en valeur, de conserver, de gérer et de protéger les cours dâeau internationaux, ainsi que dâen promouvoir lâutilisation optimale et durable au bénéfice des générations actuelles et futures, Affirmant lâimportance de la coopération internationale et du bon voisinage dans ce domaine, Conscientes de la situation et des besoins particuliers des pays en développement, Rappelant les principes et recommandations adoptés par la Conférence des Nations Unies sur lâenvironnement et le développement, tenue en 1992, dans la Déclaration de Rio et Action 21, Rappelant également les accords bilatéraux et multilatéraux régissant les utilisations des cours dâeau internationaux à des fins autres que la navigation, Ayant à lâesprit la contribution précieuse des organisations internationales, gouvernementales comme non gouvernementales, à la codification et au développement progressif du droit international dans ce domaine, Satisfaites de lâÅuvre accomplie par la Commission du droit international concernant le droit relatif aux utilisations des cours dâeau internationaux à des fins autres que la navigation, Gardant à lâesprit la résolution 49/52 de lâAssemblée générale des Nations Unies en date du 9 décembre 1994, SONT CONVENUES de ce qui suit: PREMIERE PARTIE Introduction Article premier Champ dâapplication de la présente Convention 1. La présente Convention sâapplique aux utilisations des cours dâeau internationaux et de leurs eaux à des fins autres que la navigation et aux mesures de protection, de préservation et de gestion liées aux utilisations de ces cours dâeau et de leurs eaux. 2. La présente Convention ne sâapplique à lâutilisation des cours dâeau internationaux aux fins de la navigation que dans la mesure où dâautres utilisations ont une incidence sur la navigation ou sont affectées par elle. Article 2 Expressions employées Aux fins de la présente Convention: a) Lâexpression «cours dâeau» sâentend dâun système dâeaux de surface et dâeaux souterraines constituant, du fait de leurs relations physiques, un ensemble unitaire et aboutissant normalement à un point dâarrivée commun; b) Lâexpression «cours dâeau international» sâentend dâun cours dâeau dont les parties se trouvent dans des Etats différents; c) Lâexpression «Etat du cours dâeau» sâentend dâun Etat partie à la présente Convention dans le territoire duquel se trouve une partie dâun cours dâeau international ou dâune Partie qui est une organisation dâintégration économique régionale dans le territoire dâun ou plusieurs Etats membres de laquelle se trouve une partie dâun cours dâeau international; d) Lâexpression «organisation dâintégration économique régionale» sâentend de toute organisation créée par les Etats souverains dâune région donnée, à laquelle ses Etats membres ont cédé leur compétence à raison des questions régies par la présente Convention et qui est dûment autorisée conformément à ses procédures internes à signer, à ratifier, à accepter ou à approuver la Convention ou à y adhérer. Article 3 Accords de cours dâeau 1. A moins que les Etats du cours dâeau nâen soient convenus autrement, la présente Convention ne modifie en rien les droits ou obligations résultant pour ces Etats dâaccords en vigueur à la date à laquelle ils sont devenues parties à la présente Convention. 2. Nonobstant les dispositions du paragraphe 1, les Parties à des accords visés au paragraphe 1 peuvent, si besoin est, envisager de mettre lesdits accords en harmonie avec les principes fondamentaux de la présente Convention. 3. Les Etats du cours dâeau peuvent conclure un ou plusieurs accords, ci-après dénommés «accords de cours dâeau», qui appliquent et adaptent les dispositions de la présente Convention aux caractéristiques et aux utilisations dâun cours dâeau international particulier ou dâune partie dâun tel cours dâeau. 4. Lorsquâun accord de cours dâeau est conclu entre deux ou plusieurs Etats du cours dâeau, il doit définir les eaux auxquelles il sâapplique. Un tel accord peut être conclu pour un cours dâeau international tout entier, ou pour une partie quelconque dâun tel cours dâeau, ou pour un projet ou un programme particulier, ou pour une utilisation particulière, dans la mesure où cet accord ne porte pas atteinte, de façon significative, à lâutilisation des eaux du cours dâeau par un ou plusieurs Etats du cours dâeau sans le consentement exprès de cet Etat ou ces Etats. 5. Lorsquâun Etat du cours dâeau estime quâil faudrait adapter et appliquer les dispositions de la présente Convention en raison des caractéristiques et des utilisations dâun cours dâeau international particulier, les Etats du cours dâeau se consultent en vue de négocier de bonne foi dans le but de conclure un accord ou des accords de cours dâeau. 6. Lorsque certains Etats du cours dâeau dâun cours dâeau international particulier, mais non pas tous, sont parties à un accord, aucune disposition de cet accord ne porte atteinte aux droits et obligations qui découlent de la présente Convention pour les Etats du cours dâeau qui nây sont pas parties. Article 4 Parties aux accords de cours dâeau 1. Tout Etat du cours dâeau a le droit de participer à la négociation de tout accord de cours dâeau qui sâapplique au cours dâeau international tout entier et de devenir partie à un tel accord, ainsi que de participer à toutes consultations appropriées. 2. Un Etat du cours dâeau dont lâutilisation du cours dâeau international risque dâêtre affectée de façon significative par la mise en Åuvre dâun éventuel accord de cours dâeau ne sâappliquant quâà une partie du cours dâeau, ou à un projet ou programme particulier, ou à une utilisation particulière, a le droit de participer à des consultations sur cet accord et, le cas échéant, à sa négociation de bonne foi afin dây devenir partie, dans la mesure où son utilisation du cours dâeau en serait affecté. DEUXIEME PARTIE Principes généraux Article 5 Utilisation et participation équitables et raisonnables 1. Les Etats du cours dâeau utilisent sur leurs territoires respectifs le cours dâeau international de manière équitable et raisonnable. En particulier, un cours dâeau international sera utilisé et mis en valeur par les Etats du cours dâeau en vue de parvenir à lâutilisation et aux avantages optimaux et durables â compte tenu des intérêts des Etats du cours dâeau concernés â compatibles avec les exigences dâune protection adéquate du cours dâeau. 2. Les Etats du cours dâeau participent à lâutilisation, à la mise en valeur et à la protection dâun cours dâeau international de manière équitable et raisonnable. Cette participation comporte à la fois le droit dâutiliser le cours dâeau et le devoir de coopérer à sa protection et à sa mise en valeur, comme prévu dans les présents articles. Article 6 Facteurs pertinents pour une utilisation équitable et raisonnable 1. Lâutilisation de manière équitable et raisonnable dâun cours dâeau international au sens de lâarticle 5 implique la prise en considération de tous les facteurs et circonstances pertinents, notamment: a) Les facteurs géographiques, hydrographiques, hydrologiques, climatiques, écologiques et autres facteurs de caractère naturel; b) Les besoins économiques et sociaux des Etats du cours dâeau intéressés; c) La population tributaire du cours dâeau dans chaque Etat du cours dâeau; d) Les effets de lâutilisation ou des utilisations du cours dâeau dans un Etat du cours dâeau sur dâautres Etats du cours dâeau; e) Les utilisations actuelles et potentielles du cours dâeau; f) La conservation, la protection, la mise en valeur et lâéconomie dans lâutilisation des ressources en eau du cours dâeau ainsi que les coûts des mesures prises à cet effet; g) Lâexistence dâautres options, de valeur comparable, susceptibles de remplacer une utilisation particulière, actuelle ou envisagée. 2. Dans lâapplication de lâarticle 5 ou du paragraphe 1 du présent article, les Etats du cours dâeau intéressés engagent, si besoin est, des consultations dans un esprit de coopération. 3. Le poids à accorder à chaque facteur est fonction de lâimportance de ce facteur par rapport à celle dâautres facteurs pertinents. Pour déterminer ce quâest une utilisation raisonnable et équitable, tous les facteurs pertinents doivent être examinés ensemble et une conclusion tirée sur la base de lâensemble de ces facteurs. Article 7 Obligation de ne pas causer de dommages significatifs 1. Lorsquâils utilisent un cours dâeau international sur leur territoire, les Etats du cours dâeau prennent toutes les mesures appropriées pour ne pas causer de dommages significatifs aux autres Etats du cours dâeau. 2. Lorsquâun dommage significatif est néanmoins causé à un autre Etat du cours dâeau, les Etats dont lâutilisation a causé ce dommage prennent, en lâabsence dâaccord concernant cette utilisation, toutes les mesures appropriées, en prenant en compte comme il se doit les dispositions des articles 5 et 6 et en consultation avec lâEtat affecté, pour éliminer ou atténuer ce dommage et le cas échéant, discuter de la question de lâindemnisation. Article 8 Obligation générale de coopérer 1. Les Etats du cours dâeau coopèrent sur la base de lâégalité souveraine, de lâintégrité territoriale, de lâavantage mutuel et de la bonne foi en vue de parvenir à lâutilisation optimale et à la protection adéquate du cours dâeau international. 2. Pour arrêter les modalités de cette coopération, les Etats du cours dâeau peuvent, sâils le jugent nécessaire, envisager de créer des mécanismes ou commissions mixtes en vue de faciliter la coopération touchant les mesures et procédures appropriées compte tenu de lâexpérience acquise à la faveur de la coopération dans le cadre des mécanismes et commissions mixtes existant dans diverses régions. Article 9 Echange régulier de données et dâinformations 1. En application de lâarticle 8, les Etats du cours dâeau échangent régulièrement les données et les informations aisément disponibles sur lâétat du cours dâeau, en particulier celles dâordre hydrologique, météorologique, hydrogéologique, écologique et concernant la qualité de lâeau, ainsi que les prévisions sây rapportant. 2. Si un Etat du cours dâeau demande à un autre Etat du cours dâeau de fournir des données ou des informations qui ne sont pas aisément disponibles, cet Etat sâemploie au mieux de ses moyens à accéder à cette demande, mais il peut subordonner son acquiescement au paiement, par lâEtat auteur de la demande, du coût normal de la collecte et, le cas échéant, de lâélaboration de ces données ou informations. 3. Les Etats du cours dâeau sâemploient au mieux de leurs moyens à collecter et, le cas échéant, à élaborer les données et informations dâune manière propre à en faciliter lâutilisation par les autres Etats du cours dâeau auxquels elles sont communiquées. Article 10 Rapport entre les utilisations 1. En lâabsence dâaccord ou de coutume en sens contraire, aucune utilisation dâun cours dâeau international nâa en soi priorité sur dâautres utilisations. 2. En cas de conflit entre des utilisations dâun cours dâeau international, le conflit est résolu eu égard aux articles 5 à 7, une attention spéciale étant accordée à la satisfaction des besoins humains essentiels. TROISIEME PARTIE Mesures projetées Article 11 Renseignements sur les mesures projetées Les Etats du cours dâeau échangent des renseignements, se consultent et, si nécessaire, négocient au sujet des effets éventuels des mesures projetées sur lâétat dâun cours dâeau international. Article 12 Notification des mesures projetées pouvant avoir des effets négatifs Avant quâun Etat du cours dâeau mette en Åuvre ou permette que soient mises en Åuvre des mesures projetées susceptibles dâavoir des effets négatifs significatifs pour les autres Etats du cours dâeau, il en donne notification à ces derniers en temps utile. La notification est accompagnée des données techniques et informations disponibles y compris, le cas échéant, les résultats de lâétude dâimpact sur lâenvironnement, afin de mettre les Etats auxquels elle est adressée à même dâévaluer les effets éventuels des mesures projetées. Article 13 Délai de réponse à la notification A moins quâil nâen soit convenu autrement: a) Tout Etat du cours dâeau qui donne notification en vertu de lâarticle 12 laisse aux Etats auxquels la notification est adressée un délai de six mois pour étudier et évaluer les effets éventuels des mesures projetées et pour lui communiquer leurs conclusions; b) A la demande dâun Etat à qui la notification a été adressée et à qui lâévaluation des mesures projetées crée une difficulté particulière, ce délai est prorogé dâune durée de six mois. Article 14 Obligations de lâEtat auteur de la notification pendant le délai de réponse Pendant le délai visé à lâarticle 13, lâEtat auteur de la notification: a) Coopère avec les Etats auxquels la notification a été adressée en leur fournissant, sur demande, toutes données et informations supplémentaires disponibles et nécessaires à une évaluation précise; b) Ne met pas en Åuvre ni ne permet que soient mises en Åuvre les mesures projetées sans le consentement des Etats auxquels la notification a été adressée. Article 15 Réponse à la notification Tout Etat auquel la notification a été adressée communique aussitôt que possible ses conclusions à lâEtat auteur de la notification, dans le délai à respecter en application de lâarticle 13. Si lâEtat auquel la notification a été adressée conclut que la mise en Åuvre des mesures projetées serait incompatible avec les dispositions des articles 5 ou 7, il accompagne cette conclusion dâun exposé documenté en expliquant les raisons. Article 16 Absence de réponse à la notification 1. Si, dans le délai à respecter en application de lâarticle 13, lâEtat auteur de la notification ne reçoit pas de communication au titre de lâarticle 15, il peut, sous réserve des obligations qui lui incombent en vertu des articles 5 et 7, procéder à la mise en Åuvre des mesures projetées conformément à la notification et à toutes autres données et informations fournies aux Etats auxquels la notification a été adressée. 2. Pour tout Etat qui nâa pas répondu à la notification qui lui a été adressée pendant le délai prévu à lâarticle 13, le montant de lâindemnisation demandée peut être amputé des dépenses encourues par lâEtat auteur de la notification au titre des mesures qui ont été entreprises après lâexpiration du délai de réponse et qui ne lâauraient pas été si le premier Etat y avait fait objection en temps voulu. Article 17 Consultations et négociations concernant les mesures projetées 1. Quand une communication faite en vertu de lâarticle 15 indique que la mise en Åuvre des mesures projetées serait incompatible avec les dispositions des articles 5 ou 7, lâEtat auteur de la notification et lâEtat auteur de la communication engagent des consultations et, au besoin, des négociations en vue de résoudre la situation dâune manière équitable. 2. Les consultations et les négociations se déroulent selon le principe que chaque Etat doit de bonne foi tenir raisonnablement compte des droits et des intérêts légitimes de lâautre Etat. 3. Au cours des consultations et des négociations, lâEtat auteur de la notification sâabstient, si lâEtat auquel la notification a été adressée le lui demande au moment où il fait sa communication, de mettre en Åuvre ou de permettre que soient mises en Åuvre les mesures projetées pendant une période de six mois, sauf sâil en est autrement convenu. Article 18 Procédures en cas dâabsence de notification 1. Si un Etat du cours dâeau a des motifs raisonnables de penser quâun autre Etat du cours dâeau projette des mesures qui peuvent avoir des effets négatifs significatifs pour lui, il peut demander à cet autre Etat dâappliquer les dispositions de lâarticle 12. La demande doit être accompagnée dâun exposé documenté qui en explique les raisons. 2. Si lâEtat qui projette ces mesures conclut néanmoins quâil nâest pas tenu de donner notification en vertu de lâarticle 12, il en informe le premier Etat en lui adressant un exposé documenté expliquant les raisons de sa conclusion. Si cette conclusion ne satisfait pas le premier Etat, les deux Etats doivent, à la demande de ce premier Etat, engager promptement des consultations et des négociations de la manière indiquée aux paragraphes 1 et 2 de lâarticle 17. 3. Au cours des consultations et des négociations, lâEtat qui projette les mesures sâabstient, si le premier Etat le lui demande au moment où il demande lâouverture de consultations et de négociations, de mettre en Åuvre ou de permettre que soient mises en Åuvre ces mesures pendant une période de six mois, sauf sâil en est autrement convenu. Article 19 Mise en Åuvre dâurgence de mesures projetées 1. Si la mise en Åuvre des mesures projetées est dâune extrême urgence pour la protection de la santé ou de la sécurité publiques ou dâautres intérêts également importants, lâEtat qui projette ces mesures peut, sous réserve des articles 5 et 7, procéder immédiatement à leur mise en Åuvre nonobstant les dispositions de lâarticle 14 et de lâarticle 17, paragraphe 3. 2. En pareil cas, une déclaration formelle proclamant lâurgence des mesures accompagnée des données et informations pertinentes est communiquée sans délai aux autres Etats du cours dâeau visés à lâarticle 12. 3. LâEtat qui projette les mesures engage promptement, à la demande de lâun quelconque des Etats visés au paragraphe 2, des consultations et des négociations avec lui, de la manière indiquée à lâarticle 17, paragraphes 1 et 2. QUATRIEME PARTIE Protection, préservation et gestion Article 20 Protection et préservation des écosystèmes Les Etats du cours dâeau, séparément et, sâil y a lieu, conjointement, protègent et préservent les écosystèmes des cours dâeau internationaux. Article 21 Prévention, réduction et maîtrise de la pollution 1. Aux fins du présent article, on entend par «pollution dâun cours dâeau international» toute modification préjudiciable de la composition ou de la qualité des eaux dâun cours dâeau international résultant directement ou indirectement dâactivités humaines. 2. Les Etats du cours dâeau, séparément et, sâil y a lieu, conjointement, préviennent, réduisent et maîtrisent la pollution dâun cours dâeau international qui risque de causer un dommage significatif à dâautres Etats du cours dâeau ou à leur environnement, y compris un dommage à la santé ou à la sécurité de lâhomme, ou bien à toute utilisation positive des eaux ou bien aux ressources biologiques du cours dâeau. Les Etats du cours dâeau prennent des mesures pour harmoniser leurs politiques à cet égard. 3. A la demande de lâun quelconque dâentre eux, les Etats du cours dâeau se consultent en vue dâarrêter des mesures et méthodes mutuellement acceptables pour prévenir, réduire et maîtriser la pollution telles que: a) Définir des objectifs et des critères communs concernant la qualité de lâeau; b) Mettre au point des techniques et des pratiques pour combattre la pollution de sources ponctuelles ou diffuses; c) Etablir des listes de substances dont lâintroduction dans les eaux dâun cours dâeau international doit être interdite, limitée, étudiée ou contrôlée. Article 22 Introduction dâespèces étrangères ou nouvelles Les Etats du cours dâeau prennent toutes les mesures nécessaires pour prévenir lâintroduction dans un cours dâeau international dâespèces étrangères ou nouvelles qui risquent dâavoir des effets préjudiciables pour lâécosystème du cours dâeau et de causer finalement un dommage significatif à dâautres Etats du cours dâeau. Article 23 Protection et préservation du milieu marin Les Etats du cours dâeau, séparément et, sâil y a lieu, en coopération avec dâautres Etats, prennent toutes les mesures se rapportant à un cours dâeau international qui sont nécessaires pour protéger et préserver le milieu marin, y compris les estuaires, en tenant compte des règles et normes internationales généralement acceptées. Article 24 Gestion 1. Sur la demande de lâun quelconque dâentre eux, les Etats du cours dâeau engagent des consultations sur la gestion dâun cours dâeau international, y compris éventuellement la création dâun mécanisme mixte de gestion. 2. Aux fins du présent article, on entend par «gestion», en particulier: a) Le fait de planifier la mise en valeur durable dâun cours dâeau international et dâassurer lâexécution des plans qui auront pu être adoptés; et b) Le fait de promouvoir de toute autre manière lâutilisation, la protection et le contrôle du cours dâeau dans des conditions rationnelles et optimales. Article 25 Régulation 1. Les Etats du cours dâeau coopèrent, selon que de besoin, pour répondre à la nécessité ou pour exploiter les possibilités de réguler le débit des eaux dâun cours dâeau international. 2. A moins quâil nâen soit convenu autrement, les Etats du cours dâeau participent sur une base équitable à la construction et à lâentretien ou au financement des ouvrages de régulation quâils ont pu convenir dâentreprendre. 3. Aux fins du présent article, le terme «régulation» sâentend de lâutilisation dâouvrages hydrauliques ou de toute autre mesure employée de façon continue pour modifier, faire varier ou contrôler dâune autre manière le débit des eaux dâun cours dâeau international. Article 26 Installations 1. Les Etats du cours dâeau, à lâintérieur de leurs territoires respectifs, sâemploient au mieux de leurs moyens à assurer lâentretien et la protection des installations, aménagements et autres ouvrages liés à un cours dâeau international. 2. Sur la demande de lâun quelconque dâentre eux qui a des motifs raisonnables de croire quâil risque de subir des effets négatifs significatifs, les Etats du cours dâeau engagent des consultations concernant: a) Le bon fonctionnement et lâentretien des installations, aménagements ou autres ouvrages liés à un cours dâeau international; b) La protection des installations, aménagements ou autres ouvrages contre les actes intentionnels ou les actes de négligence ou les forces de la nature. CINQUIEME PARTIE Conditions dommageables et cas dâurgence Article 27 Prévention et atténuation des conditions dommageables Les Etats du cours dâeau séparément ou, sâil y a lieu, conjointement, prennent toutes les mesures appropriées pour prévenir ou atténuer les conditions relatives à un cours dâeau international résultant de causes naturelles ou dâactivités humaines qui risquent dâêtre dommageables pour dâautres Etats du cours dâeau, telles que les inondations ou la formation de glace, les maladies à transmission hydrique, lâenvasement, lâérosion, lâintrusion dâeaux salées, la sécheresse ou la désertification. Article 28 Cas dâurgence 1. Aux fins du présent article, le terme «urgence» sâentend des situations qui causent, ou menacent de façon imminente de causer, un dommage grave aux Etats du cours dâeau ou à dâautres Etats et qui sont brusquement provoquées par des causes naturelles, telles que les inondations, la débâcle, les éboulements ou les tremblements de terre, ou par des activités humaines, en cas, par exemple, dâaccident industriel. 2. Tout Etat du cours dâeau informe sans retard et par les moyens les plus rapides disponibles les autres Etats qui risquent dâêtre touchés ainsi que les organisations internationales compétentes de toute situation dâurgence survenant sur son territoire. 3. Tout Etat du cours dâeau sur le territoire duquel survient une situation dâurgence prend immédiatement, en coopération avec les Etats qui risquent dâêtre touchés et, le cas échéant, les organisations internationales compétentes, toutes les mesures possibles en pratique que dictent les circonstances pour prévenir, atténuer et éliminer les conséquences dommageables de la situation dâurgence. 4. En cas de nécessité, les Etats du cours dâeau élaborent conjointement des plans dâurgence pour faire face aux situations dâurgence en coopération, le cas échéant, avec les autres Etats qui risquent dâêtre touchés et les organisations internationales compétentes. SIXIEME PARTIE Dispositions diverses Article 29 Cours dâeau internationaux et installations en période de conflit armé Les cours dâeau internationaux et les installations, aménagements et autres ouvrages connexes bénéficient de la protection accordée par les principes et règles du droit international applicables aux conflits armés internationaux et non internationaux et ne sont pas utilisés en violation de ces principes et règles. Article 30 Procédures indirectes Dans les cas où il existe des obstacles sérieux à lâétablissement de contacts directs entre Etats du cours dâeau, les Etats concernés sâacquittent des obligations de coopération prévues dans la présente Convention, y compris échange de données et dâinformations, notification, communication, consultations et négociations, par le biais de toute procédure indirecte acceptée par eux. Article 31 Données et informations vitales pour la défense ou la sécurité nationales Aucune disposition de la présente Convention nâoblige un Etat du cours dâeau à fournir des données ou des informations qui sont vitales pour sa défense ou sa sécurité nationales. Néanmoins, cet Etat doit coopérer de bonne foi avec les autres Etats du cours dâeau en vue de fournir autant dâinformations que les circonstances le permettent. Article 32 Non-discrimination A moins que les Etats du cours dâeau intéressés nâen conviennent autrement pour protéger les intérêts des personnes, physiques ou morales, qui ont subi un dommage transfrontière significatif résultant dâactivités liées à un cours dâeau international ou qui se trouvent sérieusement menacées dâun tel dommage, un Etat du cours dâeau ne fait pas de discrimination fondée sur la nationalité, le lieu de résidence ou le lieu où le préjudice a été subi dans lâoctroi auxdites personnes, conformément à son droit interne, de lâaccès aux procédures juridictionnelles et autres ou bien dâun droit à indemnisation ou autre forme de réparation au titre dâun dommage significatif causé par de telles activités menées sur son territoire. Article 33 Règlement des différends 1. En cas de différend entre deux ou plusieurs Parties concernant lâinterprétation ou lâapplication de la présente Convention, les Parties intéressées, en lâabsence dâun accord applicable entre elles, sâefforcent de résoudre le différend par des moyens pacifiques, conformément aux dispositions ci-après. 2. Si les Parties intéressées ne peuvent parvenir à un accord par la voie de la négociation demandée par lâune dâentre elles, elles peuvent solliciter conjointement les bons offices dâune tierce partie - ou lui demander dâintervenir à des fins de médiation ou de conciliation, ou avoir recours, selon quâil conviendra, à toute institution mixte de cours dâeau quâelles peuvent avoir établie, ou décider de soumettre le différend à une procédure dâarbitrage ou à la Cour internationale de Justice. 3. Sous réserve de lâapplication du paragraphe 10, si après un délai de six mois à compter de la date de la demande de négociation mentionnée au paragraphe 2, les Parties intéressées nâont pu résoudre leur différend par la négociation ou par tout autre moyen mentionné dans ledit paragraphe, le différend est soumis, à la demande de lâune quelconque dâentre elles, à une procédure dâenquête impartiale, conformément aux paragraphes 4 à 9, sauf accord contraire des Parties. 4. Il est établi une commission dâenquête, composée dâun membre désigné par chacune des Parties intéressées plus un membre nâayant la nationalité dâaucune desdites Parties, choisi par les deux autres, qui fait fonction de président. 5. Si les membres désignés par les Parties ne parviennent pas à sâentendre sur un président dans un délai de trois mois à compter de la demande dâétablissement de la Commission, toute Partie intéressée peut demander au Secrétaire général de lâOrganisation des Nations Unies de désigner le Président, lequel nâaura la nationalité dâaucune des Parties au différend ou dâaucun Etat riverain du cours dâeau visé. Si lâune des Parties ne procède pas à la désignation dâun membre dans un délai de trois mois à compter de la demande initiale faite conformément au paragraphe 3, toute autre Partie intéressée peut demander au Secrétaire général de lâOrganisation des Nations Unies de désigner une personne nâayant la nationalité dâaucune des parties au différend ni dâaucun Etat riverain du cours dâeau visé. La personne ainsi désignée sera le membre unique de la Commission. 6. La Commission arrête elle-même sa procédure. 7. Les Parties intéressées ont lâobligation de fournir à la Commission les renseignements dont elle peut avoir besoin et de lui permettre, sur sa demande, dâentrer sur leur territoire et dâinspecter les installations, établissements, équipements, constructions ou accidents topographiques présentant un intérêt pour lâenquête. 8. La Commission adopte son rapport à la majorité de ses membres, sauf si elle nâen compte quâun seul, et soumet ce rapport aux Parties intéressées en y énonçant ses conclusions motivées et les recommandations quâelle juge appropriées en vue dâun règlement équitable du différend, que les Parties intéressées examinent de bonne foi. 9. Les dépenses de la Commission sont supportées à parts égales par les Parties intéressées. 10. Lors de la ratification, de lâacceptation et de lâapprobation de la présente Convention, ou de lâadhésion à cet instrument, ou à tout moment par la suite, une Partie qui nâest pas une organisation dâintégration économique régionale peut déclarer, dans un instrument écrit adressé au Dépositaire, quâen ce qui concerne tout différend non résolu conformément au paragraphe 2, elle reconnaît comme obligatoire ipso facto et sans accord spécial concernant lâune quelconque des Parties acceptant la même obligation: a) La soumission du différend à la Cour internationale de Justice; et/ou b) Lâarbitrage par un tribunal arbitral dont la compétence est établie et qui exerce ses pouvoirs, sauf accord contraire entre les Parties au différend, conformément à la procédure énoncée à lâannexe de la présente Convention. Une Partie qui est une organisation dâintégration économique régionale peut faire une déclaration dans le même sens concernant lâarbitrage, conformément à lâalinéa b). SEPTIEME PARTIE Clauses finales Article 34 Signature La présente Convention sera ouverte à la signature de tous les Etats et des organisations dâintégration économique régionale à partir du 21 mai 1997 et jusquâau 20 mai 2000 au Siège de lâOrganisation des Nations Unies à New York. Article 35 Ratification, acceptation, approbation ou adhésion 1. La présente Convention sera soumise à ratification, acceptation, approbation ou adhésion par les Etats et les organisations dâintégration économique régionale. Les instruments de ratification, dâacceptation, dâapprobation ou dâadhésion seront déposés auprès du Secrétaire général de lâOrganisation des Nations Unies. 2. Toute organisation dâintégration économique régionale qui devient partie à la présente Convention alors quâaucun de ses Etats membres nây est lui-même partie est tenue de toutes les obligations imposées par la Convention. Lorsquâun ou plusieurs des Etats membres dâune telle organisation sont parties à la présente Convention, lâorganisation et ses Etats membres décident de leurs responsabilités respectives quant à lâexécution des obligations que la Convention leur impose. Dans de tels cas, lâorganisation et les Etats membres ne sont pas habilités à exercer concurremment les droits quâouvre la Convention. 3. Dans leurs instruments de ratification, dâacceptation, dâapprobation ou dâadhésion, les organisations dâintégration économique régionale doivent indiquer lâétendue de leur compétence dans les domaines relevant de la Convention. Ces organisations doivent également informer le Secrétaire général de lâOrganisation des Nations Unies de toute modification substantielle de lâétendue de leur compétence. Article 36 Entrée en vigueur 1. La présente Convention entrera en vigueur le quatre-vingt-dixième jour suivant la date du dépôt du trentecinquième instrument de ratification, dâacceptation, dâapprobation ou dâadhésion auprès du Secrétaire général de lâOrganisation des Nations Unies. 2. Pour chacun des Etats ou chacune des organisations dâintégration économique régionale qui ratifieront, accepteront ou approuveront la Convention ou y adhéreront après le dépôt du trente-cinquième instrument de ratification, dâacceptation, dâapprobation ou dâadhésion, la Convention entrera en vigueur le quatre-vingt-dixième jour suivant le dépôt par cet Etat ou cette organisation dâintégration économique régionale de son instrument de ratification, dâacceptation, dâapprobation ou dâadhésion. 3. Aux fins des paragraphes 1 et 2, un instrument déposé par une organisation dâintégration économique régionale ne sera pas considéré comme sâajoutant à ceux déposés par les Etats. Article 37 Textes authentiques Lâoriginal de la présente Convention, dont les textes anglais, arabe, chinois, espagnol, français et russe font également foi, sera déposé auprès du Secrétaire général de lâOrganisation des Nations Unies. EN FOI DE QUOI les plénipotentiaires soussignés, à ce dûment autorisés, ont signé la présente Convention. FAIT à New York, le 21 mai mil neuf cent quatre-vingt-dix-sept. * â ANNEXE Arbitrage Article Premier A moins que les parties au différend nâen décident autrement, il est procédé à lâarbitrage prévu à lâarticle 33 de la Convention conformément aux articles 2 à 14 de la présente annexe. Article 2 La partie requérante notifie à la partie défenderesse quâelle renvoie un différend à lâarbitrage conformément à lâarticle 33 de la Convention. La notification indique lâobjet de lâarbitrage et notamment les articles de la Convention dont lâinterprétation ou lâapplication font lâobjet du différend. Si les parties ne sâaccordent pas sur lâobjet du différend avant la désignation du Président du Tribunal arbitral, câest ce dernier qui le détermine. Article 3 1. En cas de différend entre deux parties, le Tribunal arbitral est composé de trois membres. Chacune des parties au différend nomme un arbitre; les deux arbitres ainsi nommés désignent dâun commun accord le troisième arbitre, qui assume la présidence du Tribunal. Ce dernier ne doit pas être ressortissant de lâune des parties au différend ou dâun Etat riverain du cours dâeau concerné, ni avoir sa résidence habituelle sur le territoire de lâune de ces parties ou dâun tel Etat riverain, ni sâêtre déjà occupé de lâaffaire à quelque autre titre. 2. En cas de différend entre plus de deux parties, les parties ayant le même intérêt désignent un arbitre dâun commun accord. 3. En cas de vacance, il est pourvu à la vacance selon la procédure prévue pour la nomination initiale. Article 4 1. Si, dans un délai de deux mois après la nomination du deuxième arbitre, le Président du Tribunal arbitral nâest pas désigné, le Président de la Cour internationale de Justice procède, à la requête dâune partie, à sa désignation dans un nouveau délai de deux mois. 2. Si, dans un délai de deux mois après réception de la requête, lâune des parties au différend nâa pas procédé à la nomination dâun arbitre, lâautre partie peut saisir le Président de la Cour internationale de Justice, qui procède à la désignation dans un nouveau délai de deux mois. Article 5 Le Tribunal arbitral rend ses décisions conformément aux dispositions de la présente Convention et au droit international. Article 6 Sauf si les parties au différend en décident autrement, le Tribunal arbitral établit ses propres règles de procédure. Article 7 A la demande de lâune des parties, le Tribunal arbitral peut recommander les mesures conservatoires indispensables. Article 8 1. Les parties au différend facilitent les travaux du Tribunal arbitral et, en particulier, utilisent tous les moyens à leur disposition pour: a) Fournir au Tribunal tous les documents, renseignements et facilités nécessaires; b) Permettre au Tribunal, en cas de besoin, de faire comparaître des témoins ou des experts et de recueillir leur déposition. 2. Les parties et les arbitres sont tenus de conserver le caractère confidentiel de tout renseignement quâils obtiennent confidentiellement au cours des audiences du Tribunal arbitral. Article 9 A moins que le Tribunal arbitral nâen décide autrement du fait des circonstances particulières de lâaffaire, les frais du Tribunal sont pris en charge, à parts égales, par les parties au différend. Le Tribunal tient un relevé de tous ses frais et en fournit un état final aux parties. Article 10 Toute partie ayant, en ce qui concerne lâobjet du différend, un intérêt dâordre juridique susceptible dâêtre affecté par la décision, peut intervenir dans la procédure avec le consentement du Tribunal. Article 11 Le Tribunal peut connaître et décider des demandes reconventionnelles directement liées à lâobjet du différend. Article 12 Les décisions du Tribunal arbitral, tant sur la procédure que sur le fond, sont prises à la majorité des voix de ses membres. Article 13 Si lâune des parties au différend ne se présente pas devant le Tribunal arbitral ou ne défend pas sa cause, lâautre partie peut demander au Tribunal de poursuivre la procédure et de prononcer sa décision. Le fait quâune des parties ne se soit pas présentée devant le Tribunal ou se soit abstenue de faire valoir ses droits ne fait pas obstacle à la procédure. Avant de prononcer sa sentence définitive, le Tribunal arbitral doit sâassumer que la demande est fondée dans les faits et en droit. Article 14 1. Le Tribunal prononce sa sentence définitive au plus tard cinq mois à partir de la date à laquelle il a été créé, à moins quâil nâestime nécessaire de prolonger ce délai pour une période qui ne devrait pas excéder cinq mois supplémentaires. 2. La sentence définitive du Tribunal arbitral est limitée à la question qui fait lâobjet du différend et est motivée. Elle contient les noms des membres qui ont participé au délibéré et la date à laquelle elle a été prononcée. Tout membre du Tribunal peut y annexer un avis distinct ou une opinion divergente. 3. La sentence est obligatoire pour les parties au différend. Elle est sans appel, à moins que les parties ne se soient entendues dâavance sur une procédure dâappel. 4. Tout différend qui pourrait surgir entre les parties au différend concernant lâinterprétation ou lâexécution de la sentence peut être soumis par lâune des parties au Tribunal arbitral qui lâa rendue. * I hereby certify that the foregoing text is a true copy of the Convention on the Law of the NonNavigational Uses of International Watercourses, adopted by the General Assembly of the United Nations on 21 May 1997. Je certifie que le texte qui précède est une copie conforme de la Convention sur le droit relatif aux utilisations des cours dâeau internationaux à des fins autres que la navigation, adoptée par lâAssemblée générale des Nations Unies le 21 mai 1997. For the Secretary-General, The Legal Counsel (Under-Secretary-General for Legal Affairs) Pour le Secrétaire général, Le Conseiller juridique (Secrétaire général adjoint aux affaires juridiques) Hans CORELL (signature) United Nations, New York 28 May 1997 Organisation des Nations Unies New York, le 28 mai 1997
Provision text is displayed from LexChat’s stored statute record. Use the official source links to verify amendments, commencement, and current legal force.
Ask AI about this statute
Loi du 25 avril 2012 portant approbation de la Convention sur le droit relatif aux utilisations des cours d’eau internationaux à des fins autres que la navigation, faite à New York, le 21 mai 1997.
Sign in to ask AI about this statute
Sign in to start authenticated, citation-grounded statute research.
Sign in