Loi du 16 mai 2012 portant approbation de l'Accord entre le Royaume de Belgique, le Grand-Duché de Luxembourg et le Royaume des Pays-Bas (les Etats du Benelux) et la République du Kosovo relatif à la reprise et à la réadmission des personnes en situation irrégulière (Accord de reprise et de réadmisssion) et du Protocole d'application, signés à Bruxelles, le 12 mai 2011.
This law approves the Benelux–Kosovo readmission agreement and its implementing protocol.
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- Luxembourg
- Instrument
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Provisions of Loi du 16 mai 2012 portant approbation de l'Accord entre le Royaume de Belgique, le Grand-Duché de Luxembourg et le Royaume des Pays-Bas (les Etats du Benelux) et la République du Kosovo relatif à la reprise et à la réadmission des personnes en situation irrégulière (Accord de reprise et de réadmisssion) et du Protocole d'application, signés à Bruxelles, le 12 mai 2011.
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Loi du 16 mai 2012 portant approbation de l'Accord entre le Royaume de Belgique, le Grand-Duché de Luxembourg et le Royaume des Pays-Bas (les Etats du Benelux) et la République du Kosovo relatif à la reprise et à la réadmission des personnes en situation irrégulière (Accord de reprise et de réadmisssion) et du Protocole d'application, signés à Bruxelles, le 12 mai 2011.
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Sont approuvés lâAccord entre le Royaume de Belgique, de Grand-Duché de Luxembourg et le Royaume des Pays-Bas (les Etats du Benelux) et la République du Kosovo relatif à la reprise et à la réadmission des personnes en situation irrégulière (Accord de reprise et de réadmission) et le Protocole dâapplication, signés à Bruxelles, le 12 mai 2011. Mandons et ordonnons que la présente loi soit insérée au Mémorial pour être exécutée et observée par tous ceux que la chose concerne. Le Ministre des Affaires étrangères, Jean Asselborn Le Ministre du Travail, de lâEmploi et de lâImmigration, Nicolas Schmit Palais de Luxembourg, le 16 mai 2012. Henri Doc. parl. 6337 ; sess. ord. 2010-2011 et 2011-2012. â ACCORD entre le Royaume de Belgique, le Grand-Duché de Luxembourg et le Royaume des Pays-Bas (les Etats du Benelux) et la République du Kosovo relatif à la reprise et à la réadmission des personnes en situation irrégulière (Accord de reprise et de réadmission) Le Royaume de Belgique, Le Grand-Duché de Luxembourg et Le Royaume des Pays-Bas, agissant de concert en vertu des dispositions de la Convention Benelux du 11 avril 1960 (les Etats du BENELUX), et La République du Kosovo, ci-après dénommés «les Parties», Désireuses de favoriser la coopération et dâaméliorer la communication entre les Parties afin de mieux appliquer les législations et réglementations relatives à la circulation des personnes, Désireuses de réaffirmer leur préoccupation commune de lutter efficacement contre toute immigration illégale des ressortissants des Etats du Benelux ou des citoyens kosovares, de même que des ressortissants dâun Etat tiers, Soucieuses de mettre en Åuvre lâobligation faite en droit international de reprendre les ressortissants propres et notamment lâarticle 12, paragraphe 4, du Pacte international du 19 décembre 1966 relatif aux droits civils et politiques, Désireuses de créer une obligation entre les Parties de réadmettre les ressortissants dâun Etat tiers, dans les conditions prévues dans le présent Accord, Désireuses de faciliter, sur la base de la réciprocité, la reprise et la réadmission des personnes en situation irrégulière sur le territoire dâune autre Partie ainsi que le transit des personnes à éloigner, Soucieuses que ces reprises et réadmissions doivent se faire rapidement et en toute sécurité, selon des procédures garantissant la dignité humaine; SONT CONVENUES de ce qui suit: Article 1 er Définitions et champ dâapplication Aux termes du présent Accord il faut entendre par: 1. «territoire»: - des Etats du Benelux: lâensemble des territoires, en Europe, du Royaume de Belgique, du Grand-Duché de Luxembourg et du Royaume des Pays-Bas; - de la République du Kosovo: le territoire de la République du Kosovo; 2. «personne en situation irrégulière»: toute personne qui ne remplit pas ou ne remplit plus les conditions dâentrée ou de séjour en vigueur; 3. «reprise» et «réadmission»: la reprise dâune personne dont il est établi ou valablement présumé quâelle possède la nationalité dâun des Etats du Benelux ou la citoyenneté de la République du Kosovo ou la réadmission dâun ressortissant dâun Etat tiers; dans les deux cas, il est établi quâil ne remplit pas ou plus les conditions dâentrée ou de séjour sur le territoire de lâune des autres Parties; 4. «ressortissant propre ou citoyen»: (1) toute personne possédant la nationalité de lâun des Etats du Benelux; (2) toute personne possédant la citoyenneté ou étant admissible à lâobtention de la citoyenneté de la République du Kosovo, conformément à lâarticle 29 de la Loi relative à la citoyenneté du Kosovo; 5. «Etat tiers»: tout Etat autre quâun Etat du Benelux et de la République du Kosovo; 6. «ressortissant dâun Etat tiers»: toute personne qui nâa ni la nationalité de lâun des Etats du Benelux ni la citoyenneté de la République du Kosovo, en ce compris un apatride; 7. «apatride»: la personne dont le statut est défini par la Convention sur le statut des apatrides du 28 septembre 1954; 8. «Partie requérante»: la Partie sur le territoire de laquelle se trouve une personne en situation irrégulière et qui demande de reprendre ou de réadmettre cette personne ou dâautoriser son transit dans les conditions prévues dans le présent Accord; 9. «Partie requise»: la Partie à laquelle il est demandé de reprendre ou de réadmettre sur son territoire une personne en situation irrégulière, ou dâautoriser son transit sur son territoire dans les conditions prévues dans le présent Accord; 10. «titre de séjour»: une autorisation délivrée par une Partie, de quelque nature que ce soit, qui permet à une personne de séjourner sur son territoire. Cette définition ne comprend pas lâautorisation provisoire de séjour délivrée en vue du traitement dâune demande dâasile ou dâune demande dâun titre de séjour. Article 2 Reprise de ressortissants propres ou de citoyens (1) Chaque Partie reprend sur son territoire sans formalité autre que celle prévue dans le présent Accord, à la demande de lâautre Partie, toute personne qui, se trouvant sur le territoire de la Partie requérante, ne remplit pas ou ne remplit plus les conditions dâentrée ou de séjour, lorsquâil peut être prouvé ou valablement présumé sur la base du commencement de preuve fourni, quâelle possède la nationalité ou la citoyenneté de la Partie requise. (2) Lâobligation de reprise prévue au paragraphe (1) sâapplique aussi à toute personne qui, après son entrée sur le territoire de la Partie requérante, a perdu la nationalité ou la citoyenneté de la Partie requise et nâa pas obtenu au moins une assurance de naturalisation de la part de la Partie requérante. (3) A la demande de la Partie requérante, et conformément aux dispositions de lâarticle 7, paragraphe (6), du présent Accord, la Partie requise délivre sans délai et au plus tard dans les trois jours suivant la date de réception de la demande les documents de voyage nécessaires à la reconduite des personnes à reprendre. (4) La Partie requérante reprend cette personne dans les mêmes conditions, si une vérification effectuée dans un délai de trois mois suivant la reprise de la personne concernée révèle quâelle ne possédait pas la nationalité ou la citoyenneté de la Partie requise au moment de sa sortie du territoire de la Partie requérante, à moins que lâobligation de reprise ne découle du paragraphe (2). Article 3 Réadmission de ressortissants dâun Etat tiers et dâapatrides (1) Chaque Partie réadmet sur son territoire à la demande de lâautre Partie et sans autres formalités que celles prévues dans le présent Accord, tout ressortissant dâun Etat tiers qui ne remplit pas ou ne remplit plus les conditions dâentrée ou de séjour sur le territoire de la Partie requérante lorsquâil peut être prouvé ou valablement présumé sur la base du commencement de preuve fourni, que ce ressortissant: 1. est en possession dâun titre de séjour en cours de validité délivré par la Partie requise, ou 2. est en possession dâun visa valable autre quâun visa de transit délivré par la Partie requise, ou 3. à lâentrée sur le territoire de la Partie requérante était en possession dâun titre de séjour en cours de validité ou dâun visa valable autre quâun visa de transit délivré par la Partie requise, ou 4. est entré sur le territoire de la Partie requérante après avoir transité ou séjourné sur le territoire de la Partie requise. (2) Lâobligation de réadmission visée au paragraphe (1) nâest pas applicable aux ressortissants dâun Etat tiers qui, avant ou après leur entrée sur le territoire de la Partie requérante, étaient en possession dâun visa autre quâun visa de transit, ou dâun titre de séjour, délivré par la Partie requérante et dont la durée de validité est supérieure à celle du visa ou titre de séjour délivré par la Partie requise. (3) La Partie requise sâengage à respecter à lâégard des ressortissants dâun Etat tiers à réadmettre les dispositions de lâarticle 33 de la Convention du 28 juillet 1951 relative au statut des réfugiés, telle que modifiée par le Protocole du 31 janvier 1967 relatif au statut des réfugiés, ainsi que les dispositions de lâarticle 3 de la Convention du 4 novembre 1950 relative à la protection des droits de lâhomme et des libertés fondamentales, ou les dispositions de lâarticle 7 du Pacte international du 19 décembre 1966 relatif aux droits civils et politiques, ainsi que les dispositions de lâarticle 3 de la Convention du 10 décembre 1984 contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, même si elle nâest pas partie à ces Conventions. Article 4 Introduction de la demande de reprise ou de réadmission (1) Toute demande de reprise ou de réadmission en vertu de lâarticle 2 ou 3 sera introduite par écrit auprès de lâautorité compétente de la Partie requise. (2) Chaque demande de reprise ou de réadmission comprendra les informations suivantes: 1. les données personnelles de la personne concernée (nom, prénoms, le cas échéant, noms antérieurs, noms des parents, surnoms et pseudonymes, noms dâemprunt, sexe, date et si possible lieu de naissance et dernier lieu de résidence sur le territoire de la Partie requise); 2. une copie des moyens de preuve visés aux articles 5 ou 6. (3) La demande de reprise ou de réadmission doit, le cas échéant, également comprendre les informations suivantes: 1. lâindication que la personne à transférer doit bénéficier dâun traitement spécial (médical ou autre) ou nécessite un transport en ambulance; 2. toutes autres mesures de protection et de sécurité pouvant être nécessaires lors du transfert. (4) La demande de reprise ou de réadmission peut être remplacée par une communication écrite à la Partie requise dans un délai raisonnable pour la reprise ou la réadmission de la personne concernée, à condition que la personne à reprendre ou à réadmettre soit en possession dâun document de voyage valable et, si applicable, dâun visa ou titre de séjour en cours de validité de la Partie requise. (5) Si la personne à reprendre ou à réadmettre se trouve dans la zone internationale dâun aéroport dâune des Parties, les autorités aéroportuaires compétentes peuvent convenir dâune procédure simplifiée. Article 5 Moyens de preuve concernant les ressortissants propres ou les citoyens (1) La preuve de la nationalité ou la citoyenneté conformément à lâarticle 2 peut être apportée au moyen des documents mentionnés ci-après: 1. un passeport ou un document de voyage avec photographie (laissez-passer) en tenant lieu en cours de validité; 2. un document dâidentité en cours de validité; 3. un document dâidentité militaire ou un autre document dâidentité du personnel des forces armées avec une photographie du titulaire, en cours de validité; 4. un livret de marin en cours de validité; 5. un document de voyage ou un document dâidentité MINUK; 6. une carte consulaire en cours de validité; 7. dâautres documents officiels attestant de la nationalité ou de la citoyenneté, délivrés par la Partie requise et pourvus dâune photographie; 8. un document tel que décrit ci-dessus, dont la durée de validité est périmée à la date dâenvoi de la demande de reprise ou de réadmission; 9. informations issues du système dâinformation sur les visas (VIS) 1 à condition que la Commission ait pris une décision relative à la protection adéquate des données à caractère personnel dans ce pays tiers conformément à lâarticle 25 (6) de la directive 95/46/CE . Lorsque de tels documents sont présentés, les Parties reconnaissent la nationalité ou la citoyenneté sans autres formalités. (2) Le commencement de preuve de la nationalité ou la citoyenneté conformément à lâarticle 2 est fourni au moyen des documents ou éléments mentionnés ci-après: 1. une copie de lâun des documents énumérés au paragraphe (1) ci-dessus; 2. un document officiel dâidentification, délivré par lâAncienne République de Yougoslavie; 3. dâautres documents pouvant contribuer à la détermination de la nationalité ou de la citoyenneté de la personne concernée (permis de conduire ou autre); 4. un document certifiant une immatriculation consulaire, un certificat de nationalité ou de citoyenneté, une attestation dâétat civil ou un extrait de naissance, délivré par la MINUK; 5. un passeport dâune entreprise; 6. des duplicata/copies des documents visés sous 2. à 4. ci-dessus; 7. la langue dans laquelle la personne sâexprime; 8. une déclaration dâun témoin de bonne foi; 9. la déclaration de la personne concernée. Lorsque de tels documents ou éléments sont présentés, les Parties acceptent la nationalité ou la citoyenneté comme acquise, à moins que la Partie requise ne puisse démontrer le contraire. (3) Si aucun des documents ou éléments visés aux paragraphes (1) et (2) ne peut être présenté, la Partie requérante peut demander à la Partie requise dâeffectuer une recherche dans le registre de la population de la Partie requise. Un résultat positif de cette recherche est considéré comme la preuve visée au paragraphe (1). (4) Si aucun des documents, éléments ou données visés aux paragraphes (1), (2) et (3) ne peut être présenté, mais si de lâavis de la Partie requérante il existe une présomption sur la nationalité ou la citoyenneté de la personne à reprendre, les autorités compétentes de la Partie requise prennent les mesures nécessaires pour déterminer la nationalité ou la citoyenneté de la personne concernée. A cet effet la mission diplomatique ou consulaire de la Partie requise accréditée auprès de la Partie requérante procèdera à une audition de la personne concernée afin de déterminer sâil sâagit dâun ressortissant propre ou dâun citoyen. (5) Si, pour des raisons factuelles ou techniques, la mission diplomatique ou consulaire de la Partie requise accréditée auprès de la Partie requérante est dans lâincapacité dâauditionner la personne concernée, cette tâche sera effectuée exceptionnellement soit par un expert désigné dâun commun accord, soit par une délégation invitée de la Partie requise et accréditée auprès de la Partie requérante. Article 6 Moyens de preuve concernant les ressortissants dâun Etat tiers (1) La preuve quâil est satisfait aux conditions énumérées à lâarticle 3 concernant la réadmission de ressortissants dâun Etat tiers peut être apportée par les moyens de preuve mentionnés ci-après: 1. des visas ou titres de séjour en cours de validité délivrés par la Partie requise; 2. des visas ou titres de séjour délivrés par la Partie requise, dont la durée de validité a expiré depuis moins de deux ans; 3. des cachets dâentrée et/ou de sortie ou des annotations similaires dans le document de voyage de la personne concernée permettant de prouver son entrée ou son séjour sur le territoire de la Partie requise ou son entrée sur le territoire de la Partie requérante à partir du territoire de la Partie requise (itinéraire de son voyage); 4. des documents nominatifs délivrés par la Partie requise, (par exemple: permis de conduire, certificat de légitimation); 5. des documents de lâétat civil ou une immatriculation sur le territoire de la Partie requise; 6. des copies des documents visés sous 1. à 5. ci-dessus. Les moyens de preuve ci-dessus sont reconnus sans autres formalités entre les Parties. (2) Le commencement de preuve quâil est satisfait aux conditions de réadmission de ressortissants dâun Etat tiers, énumérées à lâarticle 3, est fourni au moyen des documents ou des preuves ci-après: 1. les billets de transport nominatifs, les pièces ou factures si elles attestent lâentrée ou le séjour de la personne concernée sur le territoire de la Partie requise ou permettent de prouver son entrée sur le territoire de la Partie requérante à partir du territoire de la Partie requise (par exemple: notes dâhôtel, cartes de rendezvous pour une consultation de médecin/dentiste, cartes dâaccès dans des institutions publiques/privées, listes de passagers pour les voyages en avion ou en bateau); 2. des informations révélant que la personne concernée a utilisé les services dâun accompagnateur de voyage ou dâun bureau de voyages; 3. des déclarations officielles en particulier dâagents à la frontière de la Partie requise et dâautres fonctionnaires pouvant témoigner que la personne concernée a franchi la frontière la Partie requise; 4. des déclarations officielles de fonctionnaires concernant la présence de la personne concernée sur le territoire de la Partie requise; 5. un titre de séjour expiré depuis plus de deux ans, délivré par la Partie requise; 6. une déclaration écrite décrivant le lieu et les circonstances dans lesquels la personne concernée a été interceptée après lâentrée sur le territoire de la Partie requérante; 7. des informations qui ont été fournies par une organisation internationale concernant lâidentité et le séjour de la personne concernée sur le territoire de la Partie requise ou de lâitinéraire quâelle a suivi à partir du territoire de la Partie requise vers celui de la Partie requérante; 8. une déclaration de témoin présentée par une personne ayant accompagné la personne concernée lors de son voyage; 9. des déclarations de la personne concernée; 10. dâautres pièces (par exemple des cartes dâentrée non nominatives) ou des informations dignes de foi permettant de faire présumer suffisamment le séjour ou le transit sur le territoire de la Partie requise. Si ce commencement de preuve est fourni, les Parties présument quâil est satisfait aux conditions, à moins que la Partie requise ne puisse prouver le contraire. Article 7 Délais (1) La demande de reprise dâun ressortissant propre ou dâun citoyen peut à tout moment etre présentée par lâautorité compétente de la Partie requérante, lorsquâil a été constaté que la personne concernée ne remplit pas ou ne remplit plus les conditions dâentrée, et/ou de séjour sur le territoire de la Partie requérante. (2) La demande de réadmission dâun ressortissant dâun Etat tiers doit être présentée par lâautorité compétente de la Partie requérante dans un délai maximum dâun an après que la Partie requérante a eu connaissance du fait que cette personne ne remplit pas ou ne remplit plus les conditions dâentrée, et/ou de séjour sur le territoire de la Partie requérante. Lorsque des obstacles factuels ou juridiques sâopposent à ce que la demande soit présentée en temps voulu, le délai est prolongé, sur demande, mais seulement jusquâau moment où les obstacles ont cessé dâexister. (3) Une demande de reprise ou de réadmission doit recevoir une réponse dans des délais raisonnables et, en tout état de cause, dans un délai maximum de 28 jours calendrier. Le refus dâune demande de reprise ou de réadmission doit être motivé. Le délai commence à courir à la date de réception de la demande de reprise ou de réadmission. A lâexpiration de ce délai, le transfert est réputé approuvé. (4) Les résultats dâune recherche dans le registre de la population, visée à lâarticle 5, paragraphe (3), doivent être transmis sans délai à la Partie requérante, et au plus tard dans les 7 jours calendrier suivant la date de la demande. (5) Après approbation ou, le cas échéant, à lâexpiration du délai de 28 jours calendrier, la Partie requérante transfère sans délai la personne dont la reprise ou la réadmission a été acceptée et, en tout état de cause, au plus tard dans le délai de trois mois. Ce délai peut être prolongé sur demande aussi longtemps que des obstacles juridiques ou pratiques lâexigent. (6) A la demande de la Partie requérante, la Partie requise délivre au nom de la personne à transférer sans délai, mais au plus tard dans les trois jours ouvrables, les documents de voyage nécessaires à son retour et ayant une durée de validité de trois mois. Si la Partie requise ne peut pas délivrer le document de voyage dans le délai de trois jours ouvrables suivant la date de la réception de la demande, elle est réputée accepter lâutilisation dâun document de voyage délivré par la Partie requérante. Si, pour des raisons juridiques ou factuelles, la personne ne peut pas être transférée dans le délai de validité du document de voyage initial délivré par la Partie requise, celle-ci délivre dans les trois jours ouvrables un nouveau document de voyage ayant la même durée de validité. Article 8 Modalités de transfert et modes de transport (1) Avant de transférer une personne, les autorités compétentes de la Partie requérante informent par écrit les autorités compétentes de la Partie requise de la date et des modalités du transfert, ainsi que du recours éventuel à des escortes. (2) Aucun moyen de transport, que ce soit par voie aérienne, terrestre ou maritime, nâest interdit mais, de manière générale, le retour sâeffectue par voie aérienne. Le transfert par voie aérienne peut sâeffectuer dans le cadre de vols réguliers ou de vols charter. Article 9 Opérations de transit (1) Les Parties autorisent le transit de ressortissants dâun Etat tiers par leur territoire, si une autre Partie en fait la demande, lorsque la poursuite du voyage dans dâéventuels autres Etats de transit, et la réadmission par lâEtat de destination sont assurées. (2) Les Parties sâefforcent de limiter le transit des ressortissants dâun Etat tiers aux cas où ces personnes ne peuvent être éloignées directement vers le pays de destination. (3) Le transit peut être refusé par les Parties: 1. si le ressortissant dâun Etat tiers court un risque réel dâêtre soumis à des tortures, à des peines ou traitements inhumains ou dégradants, à la peine de mort ou peut être poursuivi en raison de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un groupe social déterminé ou de ses convictions politiques dans lâEtat de destination ou un autre Etat de transit; 2. si le ressortissant dâun Etat tiers fait lâobjet dâune poursuite pénale ou dâune exécution dâun jugement pénal sur le territoire de la Partie requise. (4) Les Parties peuvent retirer une autorisation délivrée si les circonstances évoquées au paragraphe (3), qui sont de nature à empêcher le transit, se produisent ou viennent à être connues ultérieurement, ou si la poursuite du voyage dans dâéventuels Etats de transit ou la réadmission par lâEtat de destination nâest plus assurée. Dans ces cas, la Partie requérante reprend sur son territoire sans délai la personne concernée. Article 10 Procédure de transit (1) Toute demande de transit doit être adressée par écrit aux autorités compétentes et contenir les informations suivantes: 1. le type de transit (par voie aérienne, terrestre ou maritime), les autres Etats de transit éventuels et lâEtat de destination finale prévue; 2. les données personnelles de la personne concernée (nom, prénoms, date de naissance, et, le cas échéant, lieu de naissance, nationalité, nature et numéro du document de voyage); 3. le point de passage frontalier envisagé, la date du transfert et le recours éventuel à des escortes; 4. une déclaration précisant que, du point de vue de la Partie requérante, les conditions visées à lâarticle 9, paragraphes (1) et (2), sont remplies et quâaucune raison justifiant un refus au sens de lâarticle 9, paragraphe (3), nâest connue. (2) Lâautorité compétente de la Partie requise informe, sans délais et par écrit, lâautorité compétente de la Partie requérante de lâadmission, en confirmant le point de passage frontalier et la date dâadmission envisagée, ou lâinforme du refus dâadmission et des raisons de ce refus. (3) Lorsque le transit sâeffectue par voie aérienne, la personne à faire transiter et les éventuelles escortes se verront octroyer les facilités nécessaires dâaccès dans la zone nationale ou internationale de lâaéroport de la Partie requise. (4) Les autorités compétentes de la Partie requise, sous réserve de consultations mutuelles, soutiennent le transit, en particulier par une surveillance des personnes concernées et par la fourniture des équipements appropriés à cet effet. Article 11 Coûts Sans préjudice du droit des autorités compétentes de récupérer les coûts liés à la reprise ou à la réadmission auprès de la personne à reprendre ou à réadmettre ou de tiers, tous les frais de transport jusquâà la frontière de lâEtat de destination finale, engagés dans le cadre de la reprise, de la réadmission et du transit, en application du présent Accord, sont à charge de la Partie requérante. Article 12 Protection des données La communication de données à caractère personnel nâa lieu que pour autant que cette communication est nécessaire à lâexécution du présent Accord par les autorités compétentes des Parties. Le traitement des données à caractère personnel, dans les cas dâespèce, est régi par la législation de la République du Kosovo et, lorsque le traitement est effectué par une autorité compétente dâun Etat du Benelux, par les dispositions de la directive 95/46/CE du 24 octobre 1995 relative à la protection des personnes physiques à lâégard du traitement de données à caractère personnel et à la libre circulation de ces données, et de la législation nationale adoptée en application de cette directive. En outre, les principes suivants sâappliquent: 1. les données à caractère personnel doivent être traitées loyalement et licitement; 2. les données à caractère personnel doivent être collectées dans le but spécifique, explicite et légitime de la mise en Åuvre du présent Accord et ne pas être traitées ultérieurement, par lâautorité qui les communique ou par lâautorité destinataire, de manière incompatible avec cette finalité; 3. les données à caractère personnel doivent être adéquates, pertinentes et non excessives au regard des finalités pour lesquelles elles sont collectées et pour lesquelles elles sont traitées ultérieurement; en particulier, les données à caractère personnel communiquées ne peuvent porter que sur les informations suivantes: - les renseignements individuels sur la personne à transférer (le nom de famille, le prénom, tout nom antérieur, surnom ou nom dâemprunt, la date et le lieu de naissance, le sexe, la nationalité ou la citoyenneté actuelle et toute nationalité ou citoyenneté antérieure); - la carte dâidentité ou le passeport (le numéro de série, la durée de validité, la date, lâautorité et le lieu de délivrance); - les lieux de séjour et les itinéraires; - dâautres informations nécessaires pour lâidentification de la personne à transférer ou pour lâexamen des exigences en matière de reprise ou de réadmission prévues dans le présent Accord; 4. les données à caractère personnel doivent être exactes et, si nécessaire, mises à jour; 5. les données à caractère personnel doivent être conservées sous une forme permettant lâidentification des personnes concernées pendant une durée nâexcédant pas celle nécessaire à la réalisation des finalités pour lesquelles elles sont collectées ou pour lesquelles elles sont traitées ultérieurement; 6. tant lâautorité qui communique les données que lâautorité qui les reçoit prennent toute mesure utile pour garantir selon le cas la rectification, lâeffacement ou le verrouillage des données à caractère personnel dont le traitement nâest pas conforme aux dispositions du présent article, en particulier parce que les données ne sont pas adéquates, pertinentes et exactes ou quâelles sont excessives au regard des finalités pour lesquelles elles sont traitées; cela inclut la notification à lâautre Partie de toute rectification, tout effacement ou tout verrouillage; 7. sur demande, le destinataire informe lâautorité ayant communiqué les données de lâutilisation qui en a été faite et des résultats obtenus; 8. les données à caractère personnel ne peuvent être communiquées quâaux autorités compétentes; leur transmission ultérieure à dâautres organes nécessite le consentement préalable de lâautorité chargée de leur communication; 9. lâautorité de transmission des données et celle de réception sont tenues de procéder à un enregistrement écrit de la communication et de la réception des données à caractère personnel. Article 13 Clause de non-incidence Le présent Accord ne porte pas atteinte aux obligations découlant: 1. de la Convention du 28 juillet 1951 relative au statut des réfugiés, modifiée par le Protocole du 31 janvier 1967 relatif au statut des réfugiés et de la Convention du 28 septembre 1954 relative au statut des apatrides; 2. des traités relatifs à lâextradition et au transit; 3. de la Convention du 4 novembre 1950 relative à la sauvegarde des droits de lâhomme et des libertés fondamentales; 4. du Pacte international du 19 décembre 1966 relatif aux droits civils et politiques; 5. de la Convention du 10 décembre 1984 contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants; 6. de la Convention européenne du 26 novembre 1987 pour la prévention de la torture et des peines ou traitements inhumains ou dégradants; 7. du droit communautaire européen y compris de lâ Accord de Schengen du 14 juin 1985 relatif à la suppression graduelle des contrôles aux frontières communes et de la Convention dâapplication de cet Accord de Schengen du 19 juin 1990; 8. de conventions internationales en matière dâasile, notamment du règlement (CE) n° 343/2003 du Conseil du 18 février 2003 établissant les critères et mécanismes de détermination de lâEtat membre responsable de lâexamen dâune demande dâasile présentée dans lâun des Etats membres par un ressortissant dâun pays tiers; 9. de conventions et dâaccords internationaux relatifs à la réadmission des ressortissants étrangers. Ceci sâapplique en particulier à lâAnnexe 9 de la Convention de Chicago du 7 décembre 1944 . Article 14 Comité dâexperts (1) Les Parties se prêtent mutuellement assistance pour lâapplication et lâinterprétation du présent Accord. A cette fin, elles instituent un comité dâexperts chargé en particulier: 1. de suivre lâapplication du présent Accord; 2. de faire des propositions afin de régler les problèmes que pose lâapplication du présent Accord; 3. de proposer des modifications et des compléments au présent Accord; 4. dâélaborer et de recommander des mesures appropriées visant à lutter contre lâimmigration illégale. (2) Les Parties se réservent dâapprouver ou de désapprouver les mesures proposées par le Comité dâexperts. (3) Le Comité se compose dâun représentant pour la Belgique, dâun représentant pour le Luxembourg, dâun représentant pour les Pays-Bas et de trois (3) représentants pour la République du Kosovo. Les Parties y désignent le président et ses suppléants. Des membres suppléants sont nommés. En cas de besoin, des autres experts peuvent être associés aux travaux du comité. (4) Le Comité se réunit en cas de nécessité sur proposition dâune des Parties. Article 15 Protocole dâapplication Toutes les dispositions pratiques pour lâapplication du présent Accord sont arrêtées dans le Protocole dâapplication. Le Protocole dâapplication règle notamment: 1. la désignation des autorités compétentes; 2. la désignation des points de passage frontaliers; 3. les conditions applicables au transit sous escorte des personnes à reprendre ou à réadmettre ou à faire transiter. Article 16 Application territoriale En ce qui concerne le Royaume des Pays-Bas, lâapplication du présent Accord peut être étendue aux territoires du Royaume situés hors Europe par une notification au Gouvernement du Royaume de Belgique, dépositaire du présent Accord, qui en informe les autres Parties. Article 17 Entrée en vigueur (1) Le présent Accord entre en vigueur le premier jour du deuxième mois suivant la date de réception par le Gouvernement du Royaume de Belgique des notifications de deux Etats signataires, dont lâun est la République du Kosovo, signifiant lâaccomplissement des formalités internes requises pour son entrée en vigueur. (2) A lâégard de tout autre Etat signataire, le présent Accord produit ses effets le premier jour du deuxième mois suivant la date de réception par le Gouvernement du Royaume de Belgique de la notification dâaccomplissement des formalités internes requises pour son entrée en vigueur. (3) Le Gouvernement du Royaume de Belgique informe chacun des Etats signataires des notifications visées aux paragraphes (1) et (2) et des dates dâentrée en vigueur du présent Accord à lâégard des Parties. Article 18 Suspension, dénonciation (1) Le présent Accord est signé pour une durée indéterminée. (2) Le Royaume de Belgique, le Grand-Duché de Luxembourg et le Royaume des Pays-Bas conjointement, et la République du Kosovo peuvent suspendre le présent Accord après notification au Gouvernement du Royaume de Belgique, qui en informe les autres Parties, pour des motifs graves en particulier en raison de la protection de la sûreté de lâEtat, de lâordre public ou de la santé publique. Les Parties sâinforment mutuellement sans tarder, par la voie diplomatique, de la levée dâune telle mesure. (3) La suspension du présent Accord prend effet le premier jour du premier mois suivant celui où le Gouvernement du Royaume de Belgique a reçu la notification visée au paragraphe (2). (4) Le Royaume de Belgique, le Grand-Duché de Luxembourg et le Royaume des Pays-Bas conjointement, et la République du Kosovo peuvent, après en avoir donné notification au Gouvernement du Royaume de Belgique, qui en informera les autres Parties, dénoncer le présent Accord pour des raisons graves. (5) La dénonciation du présent Accord prend effet le premier jour du deuxième mois suivant celui où le Gouvernement du Royaume de Belgique a reçu la notification visée au paragraphe (4). Article 19 Dépositaire Le Gouvernement du Royaume de Belgique est dépositaire du présent Accord. EN FOI DE QUOI, les représentants des Parties, dûment autorisés, ont signé le présent Accord. FAIT à Bruxelles le 12 mai 2011, en langues anglaise, française, néerlandaise et en langues albanaise et serbe, chacun des textes faisant également foi. En cas de divergence dâinterprétation la version anglaise (langue de travail) prévaudra. Lâoriginal sera déposé auprès du Gouvernement du Royaume de Belgique, dépositaire du présent Accord, qui en expédiera une copie certifiée conforme à toutes les Parties. â â â â â â â â 1 Règlement (CE) n° 767/2008 du Parlement européen et du Conseil du 9 juillet 2008 concernant le système dâinformation sur les visas (VIS) et lâéchange des données entre les Etats membres sur les visas de court séjour (Règlement VIS), JO L 218 du 13 août 2008, p. 60. â PROTOCOLE DâAPPLICATION DE LâACCORD entre le Royaume de Belgique, le Grand-Duché de Luxembourg et le Royaume des Pays-Bas (les Etats du Benelux) et la République du Kosovo relatif à la reprise et à la réadmission des personnes en situation irrégulière (Accord de reprise et de réadmission) Le Royaume de Belgique, Le Grand-Duché de Luxembourg et Le Royaume des Pays-Bas, et La République du Kosovo, ci-après dénommés «les Parties», En vertu de lâarticle 15, de lâAccord signé à Bruxelles le 12 mai 2011 entre le Royaume de Belgique, le Grand-Duché de Luxembourg et le Royaume des Pays-Bas (les Etats du BENELUX) et la République du Kosovo relatif à la reprise et à la réadmission des personnes en situation irrégulière, ci-après dénommé «lâAccord», SONT CONVENUES de ce qui suit: Article 1 er Définitions Aux termes du présent Protocole dâapplication, il faut entendre par: 1. représentation diplomatique: la représentation diplomatique de la Partie requise sur le territoire de la Partie requérante; 2. escorte(s): la personne (ou les personnes) désignée(s) par la Partie requérante et chargée(s) dâescorter la personne à reprendre ou à réadmettre ou à faire transiter. Article 2 Demande de reprise ou de réadmission (articles 4 et 7, paragraphe (3), de lâAccord) 1. La demande de reprise ou de réadmission est introduite par télécopieur ou par voie électronique auprès de lâautorité compétente de la Partie requise. Cette demande contient les informations mentionnées à lâarticle 4, de lâAccord. 2. La demande de reprise est introduite en faisant usage du formulaire joint en annexe 1 A au présent Protocole dâapplication. La demande de réadmission est introduite en faisant usage du formulaire joint en annexe 1 B au présent Protocole dâapplication. 3. Si les conditions visées à lâarticle 4, paragraphe (4), de lâAccord sont remplies, une communication écrite moyennant le formulaire joint en annexe 3 au présent Protocole dâapplication est suffisante. 4. La Partie requérante sâadresse à lâautorité compétente de la Partie requise pour fournir de même que pour recueillir des renseignements concernant la demande de reprise ou de réadmission introduite. 5. La réponse à une demande de reprise ou de réadmission est transmise par télécopieur ou par voie électronique à lâautorité compétente de la Partie requérante en faisant usage du formulaire joint en annexe lA ou 1B du présent Protocole dâapplication. Article 3 Documents de voyage (article 7, paragraphe (6), de lâAccord) 1. En cas dâaccord à la demande de reprise ou de réadmission, les documents de voyage nécessaires au retour sont établis au nom de la personne à transférer, conformément à lâarticle 7, paragraphe (6), de lâAccord et remis aux autorités compétentes de la Partie requérante par la représentation diplomatique. 2. En vertu de lâarticle 7, paragraphe (6), de lâAccord, la Partie requise est réputée accepter lâutilisation dâun document de voyage délivré par la Partie requérante, si la représentation diplomatique ne peut pas délivrer le document de voyage demandé dans le délai de trois jours ouvrables suivant la date de réception de la demande afférente. Les documents que les Parties utiliseront à cette fin sont joints en annexes 4 et 5 au présent Protocole dâapplication. Article 4 Transfert (article 8, de lâAccord) 1. Lâautorité compétente de la Partie requérante informe lâautorité compétente de la Partie requise, par télécopieur ou par voie électronique, au moins deux jours ouvrables avant le transfert envisagé de son intention dây procéder. A cette fin, il est fait usage du formulaire joint en annexe 2 au présent Protocole dâapplication. 2. Si le transfert de la personne à reprendre ou à réadmettre ne peut pas sâeffectuer dans le délai de trois mois visé à lâarticle 7, paragraphe (5), de lâAccord, la Partie requérante en informe sans délai lâautorité compétente de la Partie requise. 3. Lorsque des raisons médicales justifient le transport par voie terrestre ou maritime, les autorités compétentes de la Partie requérante lâindiquent sur le formulaire joint en annexe 2 au présent Protocole dâapplication. Article 5 Procédure concernant le transit des ressortissants dâun Etat tiers ou des apatrides (articles 9 et 10, de lâAccord) 1. La demande de transit est introduite au moins deux jours avant le transit projeté par télécopieur ou par voie électronique auprès de lâautorité compétente de la Partie requise. La demande est introduite en faisant usage du formulaire joint en annexe 6 au présent Protocole dâapplication. 2. Lâautorité compétente de la Partie requise communique sans délai, par télécopieur ou par voie électronique si elle accepte le transit et la date envisagée de celui-ci, le point de passage des frontières, le mode de transport et le recours à des escortes. A cette fin, il est fait usage du formulaire indiqué au paragraphe 1 er , du présent article. 3. Le transit sâeffectue en principe par voie aérienne. Article 6 Soutien au transit (article 10, paragraphe (4), de lâAccord) 1. Si la Partie requérante juge nécessaire le soutien au transit par les autorités de la Partie requise, elle lâindique dans le formulaire joint en annexe 6 au présent Protocole dâapplication. 2. A lâoccasion de la réponse à la demande de transit, la Partie requise communique si elle peut fournir le soutien demandé. Les Parties se consultent au besoin à cet effet. 3. Si la personne concernée est escortée, la garde et lâembarquement sont assurés par cette escorte sous lâautorité de la Partie requise. Article 7 Obligations des escortes (article 15, sous 3, de lâAccord) 1. Lors de lâopération de transit, les pouvoirs de lâescorte se limitent à la légitime défense. De plus, en cas dâabsence dâagents de la Partie requise compétents en la matière ou dans le but de leur porter assistance, lâescorte peut entreprendre des actions raisonnables et proportionnées pour répondre à un risque sérieux et immédiat afin de prévenir que la personne concernée ne fuit, ne porte atteinte à elle-même ou à un tiers ou cause des dommages aux biens. 2. Dans toutes les circonstances, lâescorte doit respecter le droit de la Partie requise. 3. Lâescorte accomplit sa mission sans armes et en civil. Elle doit se munir dâun document qui atteste quâune autorisation a été délivrée pour la reprise ou la réadmission ou pour le transit et doit être en mesure de prouver à tout moment son identité et son habilitation. 4. Les autorités de la Partie requise garantissent à lâescorte durant lâexercice de sa mission dans le cadre de lâAccord la même protection et la même assistance quâà leurs propres agents compétents en la matière. Article 8 Désignation des autorités compétentes (article 15, sous 1, de lâAccord) Conformément à lâarticle 15, sous 1, de lâAccord, les Parties échangent par écrit au plus tard 30 jours après la conclusion du présent Protocole dâapplication une liste des autorités compétentes pour lâapplication de lâAccord. Elles sâéchangent sans délai toute modification de cette liste. Article 9 Désignation des points de passage frontaliers (article 15, sous 2, de lâAccord) Conformément à lâarticle 15, sous 2, de lâAccord, les Parties communiquent mutuellement par écrit, au plus tard 30 jours après la conclusion du présent Protocole dâapplication, les points de passage frontaliers par lesquels les personnes sont effectivement transférées et admises. Elles sâéchangent sans délai toute modification de cette liste. Article 10 Coûts (article 11, de lâAccord) Sur production dâune facture, la Partie requérante rembourse les frais exposés par la Partie requise en vue de la reprise ou de la réadmission et du transit, qui sont à charge de la Partie requérante en vertu de lâarticle 11, de lâAccord. Article 11 Comité dâexperts (article 14, de lâAccord) Dans les trente jours suivant lâentrée en vigueur de lâAccord, les Parties se communiquent mutuellement la composition de leur délégation au Comité dâexperts, institué en vertu de lâarticle 14, de lâAccord. Elles sâéchangent sans délai toute modification de leur délégation. Article 12 Langue Les Parties communiquent entre elles en langue anglaise. Article 13 Modification des annexes 1. Les annexes 1 à 6 incluse font partie intégrante du Protocole dâapplication. 2. Toute modification des annexes du présent Protocole dâapplication fera lâobjet dâune décision écrite des Parties et entrera en vigueur à une date à fixer par les Parties. Article 14 Entrée en vigueur et dénonciation Le présent Protocole dâapplication est appliqué conformément aux articles 17 et 18, de lâAccord et dénoncé en même temps que la dénonciation de lâAccord. Article 15 Dépositaire Le Royaume de Belgique est dépositaire du présent Protocole dâapplication qui en expédiera une copie certifiée conforme à toutes les Parties. FAIT à Bruxelles le 12 mai 2011, en langues anglaise, française, néerlandaise et en langues albanaise et serbe, chacun des textes faisant également foi. En cas de divergence dâinterprétation la version anglaise (langue de travail) prévaudra. â â â â â ANNEXE 1 A â â â â â ANNEXE 1 B â â â â â ANNEXE 2 â â â â â ANNEXE 3 â â â â â ANNEXE 4 â â â â â ANNEXE 5 â â â â â â â ANNEXE 6 â â â â
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Loi du 16 mai 2012 portant approbation de l'Accord entre le Royaume de Belgique, le Grand-Duché de Luxembourg et le Royaume des Pays-Bas (les Etats du Benelux) et la République du Kosovo relatif à la reprise et à la réadmission des personnes en situation irrégulière (Accord de reprise et de réadmisssion) et du Protocole d'application, signés à Bruxelles, le 12 mai 2011.
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