Loi du 8 mai 2013 portant approbation des Accords entre le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg et certains pays concernant l’échange et la protection réciproque des informations classifiées.
This preamble says the law approves agreements on the exchange and reciprocal protection of classified information between Luxembourg and certain countries.
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- Jurisdiction
- Luxembourg
- Instrument
- Act or statute
- Citation
- http://data.legilux.public.lu/eli/etat/leg/loi/2013/05/08/n1/jo
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- In force
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- fr
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This preamble says the law approves agreements on the exchange and reciprocal protection of classified information between Luxembourg and certain countries. This article approves an agreement between Luxembourg and the Czech Republic on the exchange and reciprocal protection of classified information. This article approves a security agreement between Luxembourg and Sweden on exchanging and protecting classified information. This article approves the agreement between Luxembourg and Slovakia on the exchange and mutual protection of classified information. The Article approves an agreement between Luxembourg and Finland on the protection and reciprocal exchange of classified information.
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Provisions of Loi du 8 mai 2013 portant approbation des Accords entre le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg et certains pays concernant l’échange et la protection réciproque des informations classifiées.
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AI-assisted research summary: This preamble says the law approves agreements on the exchange and reciprocal protection of classified information between Luxembourg and certain countries.
Le contenu de la version HTML du Journal officiel luxembourgeois est identique à la version PDF. Loi du 8 mai 2013 portant approbation des Accords entre le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg et certains pays concernant lâéchange et la protection réciproque des informations classifiées. Nous Henri, Grand-Duc de Luxembourg, Duc de Nassau, Notre Conseil dâEtat entendu; De lâassentiment de la Chambre des Députés; Vu la décision de la Chambre des Députés du 9 avril 2013 et celle du Conseil dâEtat du 16 avril 2013 portant quâil nây a pas lieu à second vote; Avons ordonné et ordonnons: â
- 1 er Verify source ↗
Art. 1 er .
AI-assisted research summary: This article approves an agreement between Luxembourg and the Czech Republic on the exchange and reciprocal protection of classified information.
Art. 1 er . Est approuvé lâAccord de sécurité entre le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg et le Gouvernement de la République tchèque concernant lâéchange et la protection réciproque dâinformations classifiées, signé à Prague, le 11 avril 2011. â - 2 Verify source ↗
Art. 2.
AI-assisted research summary: This article approves a security agreement between Luxembourg and Sweden on exchanging and protecting classified information.
Art. 2. Est approuvé lâAccord de sécurité entre le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg et le Gouvernement du Royaume de Suède concernant lâéchange et la protection réciproque dâinformations classifiées, signé à Bruxelles, le 23 mai 2011. â - 3 Verify source ↗
Art. 3.
AI-assisted research summary: This article approves the agreement between Luxembourg and Slovakia on the exchange and mutual protection of classified information.
Art. 3. Est approuvé lâAccord entre le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg et le Gouvernement de la République slovaque concernant lâéchange et la protection réciproque dâinformations classifiées, signé à Bratislava, le 26 juillet 2011. â - 4 Verify source ↗
Art. 4.
AI-assisted research summary: The Article approves an agreement between Luxembourg and Finland on the protection and reciprocal exchange of classified information.
Art. 4. Est approuvé lâAccord entre le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg et le Gouvernement de la République de Finlande concernant la protection et lâéchange réciproque des informations classifiées, signé à Bruxelles, le 1 er décembre 2011. â - 5 Verify source ↗
Art. 5.
AI-assisted research summary: This article approves the agreement between Luxembourg and Belgium on the exchange and reciprocal protection of classified information.
Art. 5. Est approuvé lâAccord entre le Grand-Duché de Luxembourg et le Royaume de Belgique concernant lâéchange et la protection réciproque des informations classifiées, signé à Luxembourg, le 9 février 2012. â - 6 Verify source ↗
Art. 6.
AI-assisted research summary: L’article approuve un accord entre le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg et le Gouvernement de la République de Slovénie sur l’échange et la protection réciproque d’informations classifiées.
Art. 6. Est approuvé lâAccord entre le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg et le Gouvernement de la République de Slovénie concernant lâéchange et la protection réciproque dâinformations classifiées, signé à Bruxelles, le 14 mai 2012. â - 7 Verify source ↗
Art. 7.
AI-assisted research summary: The Article approves the agreement between Luxembourg and Estonia on the exchange and reciprocal protection of classified information.
Art. 7. Est approuvé lâAccord entre le Grand-Duché de Luxembourg et la République dâEstonie concernant lâéchange et la protection réciproque dâinformations classifiées, signé à Bruxelles, le 23 juillet 2012. â - 8 Verify source ↗
Art. 8.
Art. 8. Est approuvé lâAccord entre le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg et le Gouvernement de Géorgie concernant lâéchange et la protection réciproque dâinformations classifiées, signé à Luxembourg, le 15 octobre 2012. Mandons et ordonnons que la présente loi soit insérée au Mémorial pour être exécutée et observée par tous ceux que la chose concerne. Le Ministre des Affaires étrangères, Jean Asselborn Palais de Luxembourg, le 8 mai 2013. Henri Doc. parl. 6519 ; sess. ord. 2012-2013. â ACCORD DE SECURITE entre le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg et le Gouvernement de la République tchèque concernant lâéchange et la protection réciproque dâinformations classifiées Le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg et le Gouvernement de la République tchèque, ci-après dénommés les «Parties», désireux de garantir la protection des informations classifiées échangées entre eux ou entre des particuliers et des personnes morales relevant de la juridiction de leurs Etats respectifs, conviennent ce qui suit, dans le respect mutuel de la sécurité et des intérêts nationaux: Article 1 Champ dâapplication de lâAccord 1. Le présent Accord a pour but de garantir la protection des informations classifiées échangées ou produites dans le cadre de la coopération entre les Parties, ou entre les particuliers et les personnes morales relevant de la juridiction de leurs Etats respectifs. 2. Le présent Accord sâapplique à tout contrat ou convention, ainsi quâà tout autre projet de coopération, impliquant des informations classifiées, conclu entre les Parties ou entre les particuliers et les personnes morales relevant de la juridiction de leurs Etats respectifs. Article 2 Définitions Aux fins du présent Accord, il y a lieu de considérer les définitions suivantes: « Information classifiée » désigne toute information, quelle quâen soit la forme, conformément aux lois et réglementations nationales de lâEtat de chacune des Parties, nécessitant une protection contre toute divulgation non autorisée, détournement ou perte, et désignée en conséquence. « Contrat classifié » désigne tout contrat contenant des informations classifiées ou impliquant lâaccès à de telles informations. « Partie dâorigin e» désigne la Partie, y compris les personnes physiques et morales relevant de la juridiction de cet Etat, qui délivre des informations classifiées. « Partie destinataire » désigne la Partie, y compris les personnes physiques et morales relevant de la juridiction de cet Etat, qui reçoit des informations classifiées. « Tierce partie » désigne tout Etat, y compris les personnes physiques et morales relevant de la juridiction de cet Etat, ou toute organisation internationale, qui nâest pas lâune des Parties au présent Accord. « Habilitation de sécurité » désigne toute décision favorable issue dâune procédure dâhabilitation, certifiant la loyauté, la fiabilité, ainsi que dâautres qualités dâune personne physique ou morale en matière de sécurité, conformément aux lois et réglementations nationales. Article 3 Autorités de sécurité compétentes 1. Les autorités de sécurité compétentes en charge de la protection des informations classifiées et de lâapplication du présent Accord sont: Pour le Grand-Duché de Luxembourg: Service de Renseignement de lâEtat Autorité nationale de Sécurit é Pour la République tchèque: Národnà bezpeÄnostnà úÅad 2. Les autorités de sécurité compétentes se transmettent mutuellement leurs coordonnées officielles. Article 4 Niveaux de sécurité Les équivalences des niveaux de sécurité attribués sont les suivantes: Au Grand-Duché de Luxembourg En République tchèque TRES SECRET LUX PÅISNÄ TAJNà SECRET LUX TAJNà CONFIDENTIEL LUX DÅ®VÄRNà RESTREINT LUX VYHRAZENà Article 5 Accès à des informations classifiées Lâaccès aux informations classifiées délivrées en vertu du présent Accord est réservé aux personnes qui ont le «besoin dâen connaître», qui sont titulaires dâune habilitation de sécurité individuelle ou dâétablissement, et qui ont été informées de leurs droits et responsabilités en matière de protection dâinformations classifiées, ou qui sont dûment autorisés dâune manière quelconque, conformément aux lois et réglementations de lâEtat de la Partie concernée. Article 6 Principes de sécurité 1. La Partie dâorigine: a) sâassure que les informations classifiées sont désignées par un niveau de sécurité approprié, conformément à lâarticle 4 du présent Accord; b) informe la Partie destinataire de toute condition applicable à la transmission des informations classifiées, le cas échéant; c) informe la Partie destinataire de toute modification ultérieure apportée aux niveaux de sécurité des informations classifiées délivrées. 2. La Partie destinataire: a) sâassure que les informations classifiées sont désignées par un niveau de sécurité équivalent conformément à lâarticle 4 du présent Accord; b) accorde le même degré de protection aux informations classifiées que celui accordé à ses informations classifiées nationales de même niveau de sécurité; c) garantit que les niveaux de sécurité ne sont pas altérés, excepté si la Partie dâorigine lâautorise suite à une demande écrite; d) sâassure que les informations classifiées reçues en vertu du présent Accord ne sont divulguées à aucune tierce partie sans lâaccord écrit préalable de la Partie dâorigine; e) utilise les informations classifiées uniquement aux fins pour lesquelles elles sont délivrées et conformément aux modalités de traitement définies par la Partie dâorigine. Article 7 Coopération en matière de sécurité 1. En vue de conserver des normes de sécurité similaires, les autorités de sécurité compétentes se tiennent, sur demande, mutuellement informées des normes, procédures et pratiques de sécurité nationales quâelles appliquent en matière de protection dâinformations classifiées. A cette fin, les autorités de sécurité compétentes peuvent effectuer des visites réciproques. 2. Sur demande, les autorités de sécurité compétentes se prêtent une assistance mutuelle, conformément aux lois et réglementations nationales des Etats des Parties, dans le cadre des procédures dâhabilitation de sécurité individuelle et dâétablissement. 3. Les Parties reconnaissent leurs habilitations de sécurité individuelles et dâétablissement respectives, conformément aux lois et réglementations nationales de leurs Etats. Lâarticle 4 du présent Accord sâapplique en conséquence. 4. Les autorités de sécurité compétentes se tiennent informées dans les meilleurs délais de toute modification apportée aux habilitations de sécurité individuelles et dâétablissement reconnues, notamment dans le cas de leur révocation ou de leur expiration. Article 8 Contrats classifiés 1. Tout contrat classifié est conclu et mis en Åuvre conformément aux lois et réglementations nationales de lâEtat de la Partie concernée en matière de protection dâinformations classifiées. 2. Sur demande, les autorités de sécurité compétentes confirment que les contractants proposés ainsi que les personnes participant aux négociations précontractuelles ou à la mise en Åuvre de contrats classifiés, sont titulaires des habilitations de sécurité individuelles ou dâétablissement appropriées. 3. Chacune des autorités de sécurité compétentes peut demander à lâautorité de sécurité compétente de lâautre Partie dâeffectuer une inspection au sein dâun établissement situé sur le territoire de lâEtat de ladite Partie en vue de garantir la conformité permanente à lâégard des normes de sécurité, conformément aux lois et réglementations nationales. 4. Tout contrat classifié contient des instructions relatives aux normes de sécurité du projet et à la classification de chacun des aspects ou éléments du contrat classifié. Une copie des instructions relatives aux normes de sécurité du projet est transmise à lâautorité de sécurité compétente de lâEtat de la Partie sur le territoire de laquelle le contrat classifié doit être exécuté. Article 9 Transmission dâinformations classifiées Les informations classifiées sont transmises, conformément aux lois et réglementations nationales de lâEtat de la Partie dâorigine, par la voie diplomatique ou par toute autre voie approuvée par les autorités de sécurité compétentes. Article 10 Reproduction, traduction et destruction dâinformations classifiées 1. Les reproductions et traductions dâinformations classifiées portent un niveau de sécurité identique à celui des informations classifiées originales et bénéficient du même degré de protection. Le nombre de reproductions est limité au minimum requis. 2. Les traductions sont accompagnées dâune note, dans la langue de traduction, indiquant quâelles contiennent des informations classifiées reçues de la Partie dâorigine. 3. La traduction ou la reproduction des informations classifiées TRES SECRET LUX/PÅISNÄ TAJNà est autorisée uniquement avec lâaccord écrit préalable de la Partie dâorigine. 4. Les informations classifiées TRES SECRET LUX/PÅISNÄ TAJNà ne sont pas détruites, mais renvoyées à la Partie dâorigine. Article 11 Visites 1. Les visites nécessitant lâaccès à des informations classifiées sont soumises à lâautorisation écrite préalable de lâautorité de sécurité compétente concernée, sauf convention contraire adoptée par les autorités de sécurité compétentes. 2. Toute demande de visite est notifiée aux autorités de sécurité compétentes au moins vingt jours à lâavance. Dans le cas dâune urgence, la demande de visite peut être notifiée dans un délai plus court moyennant la coordination préalable des autorités de sécurité compétentes. 3. Toute demande de visite contient les renseignements suivants: a) nom et prénom, date et lieu de naissance, nationalité et numéro du passeport ou de la carte dâidentité du visiteur; b) qualité du visiteur et descriptif de lâétablissement que le visiteur représente; c) détails concernant lâhabilitation de sécurité individuelle du visiteur; d) date et durée de la visite et, dans le cas de visites récurrentes, période totale couverte par les visites; e) objet de la visite, avec mention du niveau le plus élevé des informations classifiées impliquées; f) nom, adresse, numéro de téléphone/fax, adresse électronique et personne de contact de lâétablissement à visiter; g) date, signature et sceau officiel de lâautorité de sécurité compétente. 4. Les autorités de sécurité compétentes peuvent convenir dâétablir une liste des visiteurs autorisés à effectuer des visites récurrentes. Les autres détails concernant les visites récurrentes font lâobjet dâune coordination entre les autorités de sécurité compétentes. Article 12 Infraction à la sécurité 1. Les autorités de sécurité compétentes se tiennent mutuellement et immédiatement informées par écrit de toute infraction à la sécurité, avérée ou suspectée, entraînant la perte, le détournement ou la divulgation non autorisée dâinformations classifiées. 2. Les autorités pertinentes de la Partie destinataire ouvrent sans délai une enquête sur lâincident. Si nécessaire, les autorités pertinentes de la Partie dâorigine participent à lâenquête. 3. Dans tous les cas, lâautorité de sécurité compétente de la Partie destinataire informe par écrit lâautorité de sécurité compétente de la Partie dâorigine des circonstances de lâinfraction à la sécurité, de lâétendue des dommages, des mesures adoptées en vue dây remédier, et des résultats de lâenquête. Article 13 Frais Chacune des Parties supporte les frais propres encourus du fait de lâapplication du présent Accord. Article 14 Interprétation et litiges Tout litige quant à lâinterprétation ou lâapplication du présent Accord est résolu par voie de consultation entre les Parties, sans faire appel à aucune tierce partie, ou tribunal national ou international aux fins de son règlement. Article 15 Dispositions finales 1. Le présent Accord est conclu pour une durée indéterminée. Le présent Accord prend effet le premier jour du deuxième mois qui suit la date de réception de la dernière des notifications des Parties, transmise par la voie diplomatique, informant de lâaccomplissement des procédures internes requises en vue de lâentrée en vigueur du présent Accord. 2. Le présent Accord peut être modifié dâun commun accord par les Parties. Les Parties se tiennent mutuellement informées de toute modification apportée aux lois et réglementations nationales de leurs Etats, susceptible dâaffecter la protection des informations classifiées délivrées en vertu du présent Accord. Les modifications apportées au présent Accord prennent effet conformément aux dispositions prévues au paragraphe 1 du présent article. 3. Chacune des Parties peut, à tout moment, dénoncer par écrit le présent Accord, auquel cas, la validité de ce dernier prend fin six mois après la date de réception, par lâautre Partie, de la notification écrite de dénonciation. 4. Nonobstant la dénonciation du présent Accord, toutes les informations classifiées transmises ou produites en vertu du présent Accord continuent dâêtre protégées conformément aux présentes dispositions, jusquâà ce que la Partie dâorigine dispense la Partie destinataire de cette obligation. FAIT à Prague, le 11 avril 2011, en deux originaux, en langues française, tchèque et anglaise, tous les textes faisant également foi. Dans le cas dâun désaccord quant à lâinterprétation des dispositions du présent Accord, le texte anglais prévaut. EN FOI DE QUOI, les soussignés, dûment autorisés, ont signé le présent Accord. Pour le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg Jean FALTZ Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire Pour le Gouvernement de la République tchèque DuÅ¡an NAVRÃTIL Directeur Autorité nationale de Sécurité â ACCORD DE SECURITE entre le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg et le Gouvernement du Royaume de Suède concernant lâéchange et la protection réciproque dâinformations classifiées Préambule Le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg et le Gouvernement du Royaume de Suède, ci-après dénommés les Parties, dans lâintérêt de la sécurité nationale et dans le but de garantir la protection des informations classifiées échangées entre eux, conviennent ce qui suit: Article 1 Définitions Aux fins du présent Accord, il faut entendre par: 1. « Information classifiée »: toute information, quelle quâen soit la forme, nécessitant une protection contre toute perte, divulgation non autorisée ou autre compromission, et désignée en conséquence conformément à la législation de chacune des Parties. 2. « Contrat classifié »: tout contrat contenant ou impliquant des informations classifiées. 3. « Habilitation de sécurité »: toute décision favorable issue dâune procédure dâhabilitation, certifiant la loyauté, la fiabilité, ainsi que dâautres qualités dâune personne physique ou morale en matière de sécurité, conformément aux lois et réglementations nationales. 4. « Partie dâorigine »: la Partie, y compris les entités publiques ou privées relevant de la juridiction de cette dernière, qui délivre des informations classifiées à lâautre Partie. 5. « Partie destinataire »: la Partie, y compris les entités publiques ou privées relevant de la juridiction de cette dernière, qui reçoit des informations classifiées de la Partie dâorigine. 6. « Tierce partie »: tout Etat, y compris les entités publiques et privées relevant de la juridiction de ce dernier, ou toute organisation internationale, qui nâest pas lâune des Parties au présent Accord. Article 2 Niveaux de sécurité 1. Toute information classifiée délivrée en vertu du présent Accord est désignée par un niveau de sécurité approprié, conformément aux lois et réglementations nationales de chacune des Parties. Les informations classifiées reçues bénéficient de la protection équivalant au niveau de sécurité défini, tel quâindiqué au paragraphe 2. 2. Les équivalences des niveaux de sécurité nationaux sont les suivantes: Au Grand-Duché de Luxembourg Au Royaume de Suède Niveau équivalent en anglais Autorités de la Défense Autres Autorités TRES SECRET LUX HEMLIG/TOP SECRET HEMLIG AV SYNNERLIG BETYDELSE FÃR RIKETS SÃKERHET TOP SECRET SECRET LUX HEMLIG/SECRET HEMLIG SECRET CONFIDENTIEL LUX HEMLIG/CONFIDENTIAL â CONFIDENTIAL RESTREINT LUX HEMLIG/RESTRICTED â RESTRICTED 3. Les informations classifiées du Royaume de Suède portant uniquement lâappellation «HEMLIG» sont traitées comme les informations classifiées «SECRET LUX» du Grand-Duché de Luxembourg, sauf demande contraire de la Partie dâorigine. 4. Les informations du Grand-Duché de Luxembourg portant la mention RESTREINT LUX et CONFIDENTIEL LUX sont traitées comme les informations classifiées HEMLIG par les autres autorités que celles de la défense au Royaume de Suède, sauf demande contraire de la Partie dâorigine. 5. La Partie dâorigine informe immédiatement la Partie destinataire de toute modification apportée au niveau de sécurité des informations classifiées délivrées. Article 3 Autorités de sécurité compétentes 1. Aux fins du présent Accord, les autorités de sécurité compétentes font référence à : Pour le Grand-Duché de Luxembourg: Service de Renseignement de lâEtat Autorité Nationale de Sécurité Pour le Royaume de Suède: Militära säkerhetstjänsten (autorité nationale de sécurité en charge de la défense) Säkerhetspolisen (autorité nationale de sécurité en charge des affaires civiles) Försvarets materielverk (autorité de sécurité désignée en matière de sécurité industrielle) 2. Chacune des Parties communique à lâautre Partie les coordonnées de contact appropriées relatives à son autorité de sécurité compétente. Article 4 Divulgation et utilisation dâinformations classifiées 1. La Partie destinataire prend toutes les mesures appropriées, conformément à ses règles constitutionnelles et à ses lois et réglementations nationales, en vue de respecter le principe de consentement de la Partie dâorigine. 2. Conformément à ses lois nationales, la Partie destinataire ne peut délivrer des informations classifiées à une tierce partie quâavec lâaccord écrit de la Partie dâorigine. Article 5 Accès à des informations classifiées 1. Lâaccès à des informations classifiées est réservé aux personnes qui ont le «besoin dâen connaître», qui ont obtenu, au préalable, une habilitation de sécurité de niveau approprié, et qui ont été informées en matière de protection dâinformations classifiées. 2. Sous réserve de lâaccomplissement des procédures requises prévues par leur législation nationale, les Parties reconnaissent mutuellement leurs certificats respectifs dâhabilitations de sécurité individuelles. Article 6 Protection dâinformations classifiées 1. La Partie dâorigine: a) sâassure que les informations classifiées sont désignées par un niveau de sécurité national approprié, conformément à lâarticle 2.2; b) informe la Partie destinataire de toute condition de transmission ou de toute limite applicable à lâutilisation des informations classifiées, le cas échéant; c) informe la Partie destinataire de toute modification ultérieure apportée aux niveaux de sécurité des informations classifiées délivrées. 2. La Partie destinataire: a) accorde aux informations classifiées un niveau de protection équivalant au niveau de sécurité défini, conformément aux exigences de la Partie dâorigine; b) sâassure que les niveaux de sécurité ne sont pas altérés, excepté si la Partie dâorigine lâautorise suite à une demande écrite. Article 7 Transfert dâinformations classifiées 1. Les informations classifiées sont échangées entre les Parties conformément aux lois et réglementations nationales de la Partie dâorigine, par la voie diplomatique ou par toute autre voie convenue entre les autorités de sécurité compétentes. 2. Aux fins de la sécurité de la transmission, les Parties peuvent convenir dâautres modalités détaillées. Article 8 Visites 1. Les visites dâétablissements dans lesquels des informations classifiées sont traitées ou stockées sont soumises à lâautorisation préalable des autorités de sécurité compétentes de la Partie hôte, sauf convention contraire conclue entre les autorités de sécurité compétentes. 2. Toute demande de visite est, en règle générale, présentée à lâautorité de sécurité compétente de la Partie hôte au moins 20 jours avant la visite, et contient les renseignements suivants: a) nom du visiteur, date et lieu de naissance, nationalité, numéro de passeport ou de carte dâidentité; b) qualité du visiteur, ainsi que nom et descriptif de lâétablissement que le visiteur représente; c) détails concernant lâhabilitation de sécurité individuelle du visiteur; d) nom et descriptif de lâétablissement à visiter; e) objet de la visite; f) date et durée de la (des) visite(s). 3. Toute information classifiée divulguée ou mise à la disposition des visiteurs par lâune des Parties est traitée de la même manière que lorsquâelle est délivrée à ladite Partie, et protégée en conséquence. Tous les visiteurs se conforment aux règles de sécurité de la Partie hôte. Article 9 Contrats classifiés 1. Toute Partie qui conclut, ou autorise un contractant à conclure, dans son pays, un contrat impliquant des informations classifiées avec un contractant de lâautre pays, reçoit au préalable lâassurance, de la part de lâautorité de sécurité compétente de lâautre pays, que le contractant proposé est titulaire dâune habilitation de sécurité de niveau approprié, et quâil offre des garanties de sécurité appropriées pour assurer une protection adéquate des informations classifiées. 2. Les Parties reconnaissent mutuellement leurs habilitations de sécurité dâétablissement respectives. 3. Chacune des autorités de sécurité compétentes peut demander à lâautre Partie dâeffectuer une inspection au sein dâun établissement de ladite Partie en vue de garantir la conformité permanente à lâégard des normes de sécurité, conformément à ses lois et réglementations nationales. 4. Tout contrat classifié contient une section ou annexe spécifique définissant les normes de sécurité et les niveaux de sécurité spécifiques de chacun des aspects ou éléments du contrat classifié. Article 10 Coopération en matière de sécurité 1. En vue dâappliquer et de conserver des normes de sécurité similaires, les autorités de sécurité compétentes se tiennent, sur demande, mutuellement informées des normes, procédures et pratiques de sécurité nationales quâelles appliquent en matière de protection dâinformations classifiées. A cette fin, les autorités de sécurité compétentes peuvent effectuer des visites réciproques. 2. Les autorités de sécurité compétentes se tiennent mutuellement informées des risques de sécurité existants susceptibles de mettre en péril les informations classifiées délivrées, le cas échéant. 3. Sur demande, les autorités de sécurité compétentes se prêtent une assistance mutuelle, dans les limites fixées par leurs lois et réglementations nationales, dans le cadre des procédures dâoctroi des habilitations de sécurité individuelles et dâétablissement. 4. Lorsque lâune des autorités de sécurité compétentes suspend ou prend des mesures visant à révoquer lâaccès à des informations classifiées accordé à un ressortissant de lâautre Partie sur la base dâune habilitation de sécurité individuelle, lâautre Partie est informée de cette décision et des motifs de celle-ci. Article 11 Perte ou divulgation non autorisée dâinformations classifiées 1. En cas de perte ou de divulgation non autorisée dâinformations classifiées, avérée ou suspectée, lâautorité de sécurité compétente de la Partie destinataire en informe immédiatement par écrit lâautorité de sécurité compétente de la Partie dâorigine. 2. Conformément à ses lois et réglementations nationales, la Partie destinataire (avec lâaide des autorités de sécurité compétentes de la Partie dâorigine, le cas échéant) ouvre une enquête immédiate sur lâincident. La Partie destinataire informe immédiatement la Partie dâorigine des circonstances de lâincident, des dommages causés, des mesures adoptées pour y remédier, et des résultats de lâenquête. Article 12 Interprétation et litiges Tout litige quant à lâinterprétation ou lâapplication du présent Accord est résolu par voie de consultation entre les Parties, sans faire appel à aucune tierce partie, ou tribunal national ou international pour son règlement. Article 13 Dispositions finales 1. Le présent Accord prend effet le premier jour qui suit la réception de la dernière des notifications, transmise par écrit et par voie diplomatique, confirmant lâaccomplissement de toutes les procédures internes des deux Parties, telles que requises à cette fin. 2. Le présent Accord peut être modifié dâun commun accord, par écrit, par les deux Parties. Ces modifications entrent en vigueur conformément aux dispositions du paragraphe 1 du présent article. 3. Le présent Accord est conclu pour une durée indéterminée. Chacune des Parties peut, à tout moment, dénoncer par écrit le présent Accord, auquel cas, lâAccord prend fin six (6) mois après la date de réception, par lâautre Partie, de la notification de dénonciation. 4. Nonobstant la dénonciation du présent Accord, toutes les informations classifiées délivrées en vertu de ce dernier continuent dâêtre protégées conformément aux présentes dispositions. 5. Les Parties se tiennent mutuellement informées sans délai de toute modification apportée à leurs lois et réglementations nationales, susceptible dâaffecter la protection des informations classifiées délivrées en vertu du présent Accord. Dans ce cas, les Parties se consultent en vue dâenvisager dâéventuelles modifications du présent Accord. Entre-temps, les informations classifiées continuent dâêtre protégées conformément au présent Accord, sauf demande écrite contraire de la Partie dâorigine. 6. La Partie sur le territoire de laquelle le présent Accord est signé transmet ce dernier pour enregistrement au Secrétariat des Nations Unies, conformément à lâarticle 102 de la Charte des Nations Unies , et informe lâautre Partie de la conclusion de cette procédure en mentionnant le numéro dâenregistrement correspondant. FAIT à Bruxelles, le 23 mai 2011, en deux originaux, chacun en langues française, suédoise et anglaise, tous les textes faisant également foi. Dans le cas dâun désaccord quant à lâinterprétation des dispositions du présent Accord, le texte anglais prévaut. EN FOI DE QUOI, les soussignés, dûment autorisés par leurs gouvernements respectifs, ont signé le présent Accord. Pour le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg (signature) Pour le Gouvernement du Royaume de Suède (signature) â ACCORD entre le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg et le Gouvernement de la République slovaque concernant lâéchange et la protection réciproque dâinformations classifiées Le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg et le Gouvernement de la République slovaque (ci-après dénommés les «Parties»), Dans le but de garantir la protection des informations classifiées échangées entre les Etats des Parties ou entre les entités publiques ou privées relevant de leur juridiction, eu égard à la sécurité et aux intérêts nationaux, CONVIENNENT CE QUI SUIT: Article 1 Objet et champ dâapplication 1. Le présent Accord a pour but de garantir la protection des informations classifiées généralement créées ou échangées entre les Etats des Parties. 2. Le présent Accord ne peut être invoqué par lâune des Parties pour obtenir des informations classifiées que lâautre Partie a reçu dâune tierce partie. Article 2 Définitions Aux fins du présent Accord: a) « Information classifiée » désigne toute information, document ou matériel, quelle quâen soit la forme ou la nature, créé ou échangé entre les Etats des Parties, nécessitant une protection contre toute manipulation non autorisée, et classifié conformément aux législations nationales respectives; b) « Partie dâorigine » désigne lâEtat de la Partie qui transmet des informations classifiées à lâEtat de lâautre Partie; c) « Partie destinataire » désigne lâEtat de la Partie qui reçoit des informations classifiées de lâEtat de lâautre Partie; d) « Autorité de sécurité compétente » désigne lâorgane de sécurité national en charge de lâapplication et de la supervision du présent Accord; e) « Contrat classifié » désigne tout contrat ou contrat de sous-traitance entre deux ou plusieurs contractants qui contient ou implique des informations classifiées; f) « Contractant » désigne toute personne physique ou morale dotée de la capacité juridique de conclure des contrats classifiés; g) « Habilitation de sécurité dâétablissement » désigne toute décision de lâautorité de sécurité compétente selon laquelle lâentité juridique possède la capacité physique et organisationnelle de traiter et de stocker des informations classifiées conformément à sa législation nationale; h) « Habilitation de sécurité individuelle » désigne toute décision de lâautorité de sécurité compétente selon laquelle le ressortissant est autorisé à accéder à des informations classifiées conformément à sa législation nationale; i) « Besoin dâen connaître » fait référence à la nécessité dâaccéder à des informations classifiées dans le cadre dâune fonction officielle déterminée en vue de lâaccomplissement dâune mission spécifique; j) « Tierce partie » désigne tout Etat, organisation, entité juridique ou personne physique, qui nâest pas lâune des Parties au présent Accord. Article 3 Niveaux de sécurité Les Parties reconnaissent que les niveaux de sécurité suivants sont équivalents et correspondent aux niveaux de sécurité spécifiés dans la législation nationale de leurs Etats respectifs: Pour le Grand-Duché de Luxembourg Pour la République slovaque TRES SECRET LUX PRÃSNE TAJNà SECRET LUX TAJNà CONFIDENTIEL LUX DÃVERNà RESTREINT LUX VYHRADENà Article 4 Autorités de sécurité compétentes 1. Les autorités de sécurité compétentes des Etats des Parties sont: Pour le Grand-Duché de Luxembourg: Service de Renseignement de lâEtat Autorité nationale de Sécurité Pour la République slovaque: Národný bezpeÄnostný úrad 2. Les Etats des Parties se tiennent mutuellement informées, par la voie diplomatique, de toute modification apportée aux coordonnées des autorités de sécurité compétentes. 3. Sur demande, les autorités de sécurité compétentes se tiennent mutuellement informées de leurs législations nationales respectives traitant des informations classifiées, et échangent des informations relatives aux normes, procédures et pratiques de sécurité quâelles appliquent en matière de protection dâinformations classifiées. Article 5 Protection des informations classifiées 1. Conformément à leur législation nationale, les Etats des Parties prennent toutes les mesures appropriées afin de protéger les informations classifiées échangées ou créées en vertu du présent Accord. Elles apportent auxdites informations classifiées un niveau de protection équivalent à celui qui est accordé à leurs informations classifiées nationales de même niveau de sécurité, conformément à lâArticle 3. 2. La Partie dâorigine informe par écrit la Partie destinataire de toute modification apportée aux niveaux de sécurité des informations classifiées transmises. 3. Lâaccès aux informations classifiées est réservé aux personnes autorisées, sur la base du «besoin dâen connaître», à accéder aux informations classifiées dâun niveau de sécurité équivalent, conformément à leur législation nationale. 4. Dans le cadre du présent Accord, lâEtat de chacune des Parties reconnaît les habilitations de sécurité individuelles et dâétablissement délivrées conformément à la législation nationale de lâEtat de lâautre Partie. Les habilitations de sécurité respectent les équivalences définies à lâArticle 3. 5. Sur demande et conformément à la législation nationale, les autorités de sécurité compétentes se prêtent mutuellement assistance dans le cadre de la mise en Åuvre des procédures dâhabilitation requises en vertu du présent Accord. 6. Dans le cadre du présent Accord, les autorités de sécurité compétentes se tiennent mutuellement informées sans délai de toute modification apportées aux habilitations de sécurité individuelles et dâétablissement, en particulier de tout déclassement ou déclassification. 7. La Partie destinataire: a) ne transmet aucune information classifiée à une tierce partie sans lâaccord écrit préalable de la Partie dâorigine; b) classifie les informations reçues conformément à lâarticle 3; c) nâutilise des informations classifiées quâaux fins prévues. Article 6 Transmission des informations classifiées 1. Les informations classifiées sont transmises conformément aux législations nationales respectives par la voie diplomatique, sauf modalité contraire autorisée par les autorités de sécurité compétentes. La Partie destinataire confirme par écrit la réception des informations classifiées. 2. La transmission électronique dâinformations classifiées est effectuée par le biais de méthodes cryptographiques certifiées acceptées par les autorités de sécurité compétentes. Article 7 Reproduction et traduction dâinformations classifiées 1. La traduction et la reproduction dâinformations classifiées se font conformément à la législation nationale de la Partie destinataire et aux procédures suivantes: a) les personnes sont titulaires dâune habilitation de sécurité individuelle appropriée, conformément à leur législation nationale; b) les traductions et les reproductions sont classifiées et protégées de la même manière que les informations classifiées originales; c) les traductions et le nombre de reproductions sont limités à ceux requis pour un usage officiel; d) les traductions sont accompagnées dâune note appropriée dans la langue de traduction, indiquant quâelles contiennent des informations classifiées reçues de la Partie dâorigine. 2. La traduction ou la reproduction des informations classifiées SECRET LUX/TAJNà ou de niveau supérieur sont autorisées uniquement avec lâaccord écrit préalable de la Partie dâorigine. Article 8 Destruction dâinformations classifiées 1. Les informations classifiées sont détruites de manière à empêcher leur reconstitution intégrale ou partielle. 2. Les informations classifiées jusquâau niveau SECRET LUX/TAJNà sont détruites conformément aux législations nationales. 3. Les informations classifiées TRES SECRET LUX/PRÃSNE TAJNà ne sont pas détruites et sont renvoyées à lâautorité de sécurité compétente de la Partie dâorigine. 4. Un rapport relatif à la destruction dâinformations classifiées est rédigé et sa traduction en langue anglaise est transmise à lâautorité de sécurité compétente de la Partie dâorigine. Article 9 Contrats classifiés 1. LâEtat de chacune des Parties qui souhaite conclure un contrat classifié avec un contractant de lâEtat de lâautre Partie, ou qui souhaite autoriser lâun de ses propres contractants à conclure un contrat classifié sur le territoire de lâEtat de lâautre Partie dans le cadre dâun projet classifié, reçoit au préalable, de son autorité de sécurité compétente, lâassurance écrite de lâautorité de sécurité compétente de lâEtat de lâautre Partie que le contractant proposé est titulaire dâune habilitation de sécurité dâétablissement de niveau de sécurité approprié, conformément aux législations nationales respectives. 2. Tout contrat classifié contient une section ou une annexe spécifique indiquant les exigences de sécurité des contrats classifiés. 3. Chaque contrat classifié conclu en vertu du présent Accord inclut: a) lâengagement du contractant de garantir que ses locaux disposent des conditions nécessaires au traitement et au stockage dâinformations classifiées dâun niveau de sécurité approprié; b) lâengagement du contractant de garantir que les personnes qui accomplissent une mission nécessitant lâaccès à des informations classifiées sont titulaires dâune habilitation de sécurité individuelle de niveau approprié; c) lâengagement du contractant de garantir que toutes les personnes ayant accès à des informations classifiées sont informées de leurs responsabilités concernant la protection des informations classifiées, conformément à leur législation nationale; d) lâengagement du contractant dâeffectuer des inspections de sécurité périodiques au sein de ses locaux; e) la liste des informations classifiées et la liste des domaines dans lesquels des informations classifiées sont susceptibles dâapparaître; f) la procédure relative à la notification des modifications apportées aux niveaux de sécurité des informations classifiées; g) la liste des voies de communication et des moyens de transmission électroniques; h) la procédure relative au transport dâinformations classifiées; i) la liste des personnes ou des entités juridiques autorisées pertinentes en charge de la coordination de la protection des informations classifiées liées au contrat classifié; j) lâengagement du contractant de communiquer toute perte, fuite ou compromission, avérée ou suspectée, dâinformations classifiées; k) lâengagement du contractant de transmettre une copie du contrat classifié à sa propre autorité de sécurité compétente; l) lâengagement du sous-traitant de satisfaire aux mêmes obligations de sécurité que celles du contractant. 4. Dès le début des négociations précontractuelles entre un contractant potentiel situé sur le territoire dâun Etat de lâune des Parties et un autre contractant éventuel situé sur le territoire de lâEtat de lâautre Partie aux fins de la conclusion dâun contrat classifié, lâautorité de sécurité compétente informe lâEtat de lâautre Partie du niveau de sécurité accordé aux informations classifiées liées à ces négociations précontractuelles. 5. Une copie de chaque contrat classifié est transmis à lâautorité de sécurité compétente de lâEtat de la Partie sur le territoire duquel la mission doit être accomplie en vue de garantir une supervision et un contrôle de sécurité appropriés. 6. Les représentants des autorités de sécurité compétentes peuvent effectuer des visites réciproques afin dâanalyser lâefficacité des mesures adoptées par un contractant pour garantir la protection des informations classifiées impliquées dans un contrat classifié. Toute visite doit être notifiée au moins vingt jours à lâavance. Article 10 Visites 1. Les visites impliquant lâaccès de ressortissants de lâEtat de lâune des Parties à des informations classifiées de lâEtat de lâautre Partie requièrent lâaccord écrit préalable des autorités de sécurité compétentes de lâEtat dâaccueil. 2. Les visites impliquant lâaccès à des informations classifiées sont accordées par lâEtat de lâune des Parties aux visiteurs de lâEtat de lâautre Partie uniquement si ces derniers sont titulaires dâune habilitation de sécurité individuelle appropriée et sont autorisés à recevoir ou à avoir accès à des informations classifiées conformément à leur législation nationale. 3. Les visites de ressortissants dâune tierce partie impliquant lâaccès à des informations classifiées sont autorisées dâun commun accord entre les Etats des Parties. 4. Lâautorité de sécurité compétente de lâEtat dâaccueil reçoit la demande de visite de lâautre autorité de sécurité compétente au moins 30 jours à lâavance. 5. Dans le cas dâune urgence, la demande de visite est adressée au moins sept jours avant la date prévue. 6. Toute demande de visite contient les renseignements suivants: a) nom et prénom, date et lieu de naissance, nationalité et numéro du passeport ou du document dâidentité du visiteur; b) nom de lâentité juridique que le visiteur représente; c) nom et adresse de lâentité juridique à visiter; d) confirmation de lâhabilitation de sécurité personnelle et validité de cette dernière; e) objet et objectif de la visite, et déclaration relative au niveau de sécurité le plus élevé des informations classifiées concernées; f) date et durée prévues de la visite requise; dans le cas de visites récurrentes, il convient dâindiquer la période totale couverte par les visites; g) date, signature et sceau officiel de lâautorité de sécurité compétente. 7. Une fois la visite autorisée, lâautorité de sécurité compétente de lâEtat dâaccueil fournit une copie de la demande de visite aux responsables de la sécurité de lâentité juridique à visiter. 8. Lâautorisation de visite est valable un an au maximum. 9. Les Etats des Parties peuvent dresser des listes de personnes autorisées à effectuer des visites récurrentes. Ces listes sont valables douze mois au maximum. Les conditions générales des visites respectives sont directement fixées par les points de contact appropriés de lâentité juridique que ces personnes doivent visiter, conformément aux modalités convenues. 10. LâEtat de chacune des Parties garantit la protection des données personnelles des visiteurs, conformément à sa législation nationale. Article 11 Infraction à la sécurité 1. Dans le cas dâune infraction à la sécurité, conformément à la législation nationale, entraînant la compromission avérée ou suspectée des informations classifiées transmises ou reçues par lâEtat de lâautre Partie, lâautorité de sécurité compétente de lâEtat de la Partie sur le territoire de laquelle lâinfraction ou la compromission a été commise informe dès que possible lâautorité de sécurité compétente de lâEtat de lâautre Partie et ouvre une enquête appropriée. 2. Si une infraction à la sécurité est commise dans un autre Etat que ceux des Parties, lâautorité de sécurité compétente de lâEtat dâorigine prend les mesures énoncées au paragraphe 1. 3. Sur demande, lâEtat de lâautre Partie coopère à lâenquête, conformément au paragraphe 1. 4. LâEtat de lâautre Partie est tenu informé des résultats de lâenquête et reçoit une traduction anglaise du rapport final sur les raisons et lâétendue des dommages. Article 12 Frais Chacune des Parties supporte les frais propres encourus du fait de lâapplication et de la supervision du présent Accord. Article 13 Règlement des litiges Tout litige quant à lâinterprétation ou lâapplication du présent Accord est résolu par la voie diplomatique, sauf si les autorités de sécurité compétentes parviennent à le résoudre. Article 14 Dispositions finales 1. Le présent Accord est conclu pour une durée indéterminée et prend effet le premier jour du deuxième mois qui suit la réception de la dernière des notifications écrites par lesquelles les Parties se sont tenues mutuellement informées, par la voie diplomatique, de lâaccomplissement des exigences légales nationales requises pour son entrée en vigueur. 2. Le présent Accord peut, à tout moment, être modifié dâun commun accord, par écrit, entre les Parties. 3. Chacune des Parties peut, à tout moment, dénoncer le présent Accord moyennant notification écrite transmise par la voie diplomatique, auquel cas la dénonciation prend effet six mois à compter de la date de réception de la notification correspondante. 4. Nonobstant la dénonciation du présent Accord, les Parties garantissent que toutes les informations classifiées continuent dâêtre protégées jusquâà ce que la Partie dâorigine dispense la Partie destinataire de cette obligation. 5. LâEtat de la Partie sur le territoire duquel le présent Accord est signé transmet ce dernier pour enregistrement au Secrétariat des Nations Unies, conformément à lâarticle 102 de la Charte des Nations Unies , et informe lâautre Partie de la conclusion de cette procédure en mentionnant le numéro dâenregistrement correspondant. EN FOI DE QUOI, les soussignés, dûment autorisés, ont signé le présent Accord. FAIT à Bratislava, le 26 juillet 2011, en double exemplaire, chacun en langues française, slovaque et anglaise, tous les textes faisant également foi. Dans le cas dâun désaccord quant à lâinterprétation des dispositions du présent Accord, le texte anglais prévaut. Pour le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg Marc THILL Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire Pour le Gouvernement de la République slovaque FrantiÅ¡ek BLANÃRIK Directeur de lâAutorité nationale de Sécurité â ACCORD entre le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg et le Gouvernement de la République de Finlande concernant la protection et lâéchange réciproque des informations classifiées Le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg et le Gouvernement de la République de Finlande, ci-après dénommés les «Parties», Attendu que les Parties coopèrent en matière dâaffaires étrangères, de défense, de sécurité, ainsi que sur le plan policier, scientifique, industriel et technologique, Dans le but de garantir la protection de toute Information Classifiée échangée de manière confidentielle directement entre les Parties, ou encore entre des entités juridiques publiques ou privées ou des particuliers relevant de la juridiction respective des Parties, CONVIENNENT CE QUI SUIT: Article 1 Objet et champ dâapplication Le présent Accord a pour objet de garantir la protection dâInformations Classifiées échangées ou créées au cours de la coopération entre les Parties. Article 2 Définitions Aux fins du présent Accord: a) «Information Classifiée» désigne toute information, document ou matériel, quelle quâen soit la forme, auquel un niveau de classification de sécurité a été attribué et qui a été marqué en conséquence en vertu des lois et réglementations nationales, ainsi que toute information, document ou matériel créé sur la base de ces Informations Classifiées et marqué en conséquence; b) «Contrat classifié» désigne tout contrat ou sous-contrat, y compris toutes négociations précontractuelles, contenant ou impliquant des Informations Classifiées; c) «Autorité de Sécurité Compétente» désigne lâAutorité nationale de Sécurité, toute Autorité de Sécurité Désignée ou toute autre entité compétente autorisée conformément aux lois et réglementations nationales des Parties et qui sont responsables de la mise en application du présent Accord selon les domaines concernés; d) «Besoin dâen connaître» désigne le principe qui fait référence à la nécessité dâaccéder à des Informations Classifiées dans le cadre dâune fonction officielle déterminée en vue de lâaccomplissement dâune mission spécifique; e) «Partie dâorigine» désigne la Partie, ainsi que toute entité juridique publique ou privée soumise à son autorité, qui produit ou fournit les Informations Classifiées; f) «Partie destinataire» désigne la Partie, ainsi que toute entité juridique publique ou privée soumise à son autorité, qui reçoit les Informations Classifiées de la Partie dâorigine; g) «Tierce partie» désigne tout Etat ou entité juridique qui nâest pas lâune des Parties au présent Accord ou une personne physique qui nâest pas soumise à la juridiction dâune des Parties. Article 3 Autorités de Sécurité Compétentes 1. Les Autorités nationales de Sécurité désignées par les Parties en tant que responsables ultimes de la supervision de lâensemble des aspects du présent Accord, sont: Pour le Grand-Duché de Luxembourg Pour la République de Finlande Service de Renseignement de lâEtat Ministère des Affaires étrangères Autorité nationale de Sécurité Autorité nationale de sécurité Luxembourg Helsinki Grand-Duché du Luxembourg Finlande 2. Les Parties se tiennent mutuellement informées de la désignation de toute Autorité de Sécurité Compétente chargée de lâapplication de certains aspects du présent Accord. 3. Les Parties se tiennent mutuellement informées de toute modification ultérieure affectant une Autorité de Sécurité Compétente. Article 4 Niveaux de sécurité 1. Toute Information Classifiée fournie en vertu du présent Accord sera marquée par le niveau approprié de classification de sécurité conformément aux lois et réglementations nationales des Parties. 2. Les Parties reconnaissent que leurs marques de classification de sécurité correspondent aux niveaux mentionnés ci-dessous et quâils sont considérés comme équivalents: Pour le Grand-Duché de Luxembourg Pour la République de Finlande 1 TRES SECRET LUX ERITTÃIN SALAINEN SECRET LUX SALAINEN CONFIDENTIEL LUX LUOTTAMUKSELLINEN RESTREINT LUX KÃYTTà RAJOITETTU 3. La Partie destinataire garantit que les niveaux de classification de sécurité ne sont ni altérés ni révoqués, sauf autorisation écrite de la Partie dâorigine. Article 5 Protection des Informations Classifiées 1. Conformément à leurs lois et réglementations nationales, les Parties prennent toutes les mesures appropriées pour garantir la protection des Informations Classifiées fournies dans le cadre du présent Accord. Elles apportent auxdites Informations un niveau de protection équivalent à celui qui est accordé à leurs propres Informations Classifiées nationales pour le niveau de classification de sécurité correspondant. 2. Les Parties ne donnent pas accès aux Informations Classifiées à des Tierces parties sans lâaccord écrit préalable de la Partie dâorigine. 3. Lâaccès aux Informations Classifiées est réservé aux personnes ayant le «Besoin dâen connaître» et qui sont titulaires dâune habilitation de sécurité appropriée en vertu des lois et réglementations nationales, qui sont autorisées à accéder à de telles informations et qui ont été informées de leurs responsabilités concernant la protection des Informations Classifiées. 4. Les Informations Classifiées ne peuvent être utilisées à fins autres que celles pour lesquelles elles sont fournies. Article 6 Contrats classifiés 1. Dans le cas dâun Contrat classifié conclu sur le territoire dâune des deux Parties, lâAutorité nationale de Sécurité de la Partie dâorigine doit obtenir de la part de lâAutorité nationale de Sécurité de la Partie destinataire, la confirmation préalable écrite que le contractant proposé est titulaire dâune habilitation de sécurité appropriée. 2. Dans le cas dâun marché public, lâAutorité de Sécurité Compétente de la Partie destinataire met à la disposition de lâAutorité de Sécurité Compétente de la Partie dâorigine lâhabilitation de sécurité pertinente sans demande formelle préalable. 3. LâAutorité de Sécurité Compétente confirme que le contractant a reçu une habilitation de sécurité adaptée au niveau de classification de sécurité concerné. Elle assume également la responsabilité de garantir que la conduite du contractant qui a reçu lâhabilitation de sécurité est conforme aux lois et réglementations nationales. 4. Les contrats classifiés contiennent des dispositions appropriées en matière de sécurité et sont accompagnés de documents permettant dâidentifier les informations, ou les éléments ou aspects du contrat qui sont classifiés. 5. Les représentants des Autorités de Sécurité Compétentes peuvent effectuer des visites réciproques afin dâanalyser lâefficacité des mesures adoptées par un contractant pour garantir la protection des Informations Classifiées impliquées dans un contrat classifié. Article 7 Transmission des Informations Classifiées 1. Les Informations Classifiées sont transmises entre les Parties conformément aux lois et réglementations nationales respectives, par la voie diplomatique, sauf modalité contraire autorisée par les Autorités de Sécurité Compétentes, comme par exemple moyens de communication, réseaux ou moyens électromagnétiques protégés. 2. Si lâune des Parties souhaite transférer des Informations Classifiées en provenance de lâautre Partie en dehors de son territoire, un tel transfert reçoit, au préalable, lâautorisation écrite de la Partie dâorigine. Article 8 Traduction, Reproduction et Destruction dâInformations Classifiées 1. Toutes les traductions ou reproductions des Informations Classifiées portent les mêmes marques de niveau de sécurité et bénéficient de la même protection. Le nombre de reproductions est limité au minimum requis pour un usage officiel. 2. Toutes les traductions incluent une note appropriée, dans la langue de traduction, indiquant quâelles contiennent des Informations Classifiées de la Partie dâorigine. 3. Les Informations Classifiées ERITTÃIN SALAINEN/TRES SECRET LUX sont traduites ou reproduites uniquement avec lâaccord écrit préalable de la Partie dâorigine. 4. Les Informations Classifiées ERITTÃIN SALAINEN/TRES SECRET LUX ne doivent pas être détruites sauf en cas dâautorisation expresse écrite de la Partie dâorigine. Elles sont restituées à la Partie dâorigine après avoir été reconnues comme nâétant plus nécessaires. 5. Les Informations Classifiées SALAINEN/SECRET LUX ou dâun niveau inférieur sont détruites conformément aux lois et réglementations nationales. 6. Dans le cas dâune situation de crise rendant impossible la protection des Informations Classifiées visées par le présent Accord, les Informations Classifiées sont détruites immédiatement. La Partie destinataire informe dès que possible lâAutorité nationale de Sécurité de la Partie dâorigine de la destruction des Informations Classifiées. Article 9 Visites 1. Les visites impliquant lâaccès à des Informations Classifiées requièrent lâautorisation préalable par écrit des Autorités de Sécurité Compétentes de la Partie hôte. Lâaccès est autorisé aux visiteurs uniquement si ces derniers: a) sont titulaires dâune habilitation de sécurité appropriée et sont autorisés à recevoir des Informations Classifiées conformément aux lois et réglementations nationales de la Partie hôte, et b) sont autorisés par lâAutorité de Sécurité Compétente de la Partie dâorigine à effectuer la ou les visites requises. 2. LâAutorité de Sécurité Compétente de la Partie requérante informe lâAutorité de Sécurité Compétente de la Partie hôte de la visite programmée conformément aux dispositions du présent Article, et sâassure que cette dernière reçoit la demande de visite au moins 21 jours calendriers avant la date prévue de la visite. Dans le cas dâune urgence, les Autorités de Sécurité Compétentes peuvent convenir dâun délai plus court. Les informations mises à disposition dans la demande de visite sont convenues ente les Autorités nationales de Sécurité. 3. La demande de visite est adressée à lâAutorité de Sécurité Compétente de la Partie hôte. 4. La validité des autorisations relatives à des visites récurrentes ne doit pas excéder douze (12) mois. Article 10 Coopération en matière de sécurité 1. Aux fins de la mise en Åuvre du présent Accord, les Autorités de Sécurité Compétentes se tiennent mutuellement informées des lois et réglementations nationales pertinentes régissant la protection des Informations Classifiées ainsi que de tous changements ultérieurs affectant la protection des Informations Classifiées reçues par lâautre Partie. 2. Afin de garantir une étroite coopération dans la mise en Åuvre du présent Accord, les Autorités de Sécurité Compétentes doivent, si nécessaire, se consulter mutuellement et se transmettre mutuellement, sur demande, des informations relatives aux normes, procédures et pratiques nationales de sécurité traitant de la protection des Informations Classifiées. 3. Chaque Partie autorise des représentants des Autorités de Sécurité Compétentes de lâautre Partie à se rendre sur son territoire afin de discuter des procédures liées à la protection des Informations Classifiées transmises par lâautre Partie. 4. Sur demande, les Autorités de Sécurité Compétentes se prêtent mutuellement assistance, conformément aux lois et réglementations nationales, lors des enquêtes de sécurité. 5. Les Autorités nationales de Sécurité se tiennent mutuellement informées dans les plus brefs délais de toute décision relative à la révocation, suspension ou rétrogradation du niveau dâhabilitation de sécurité individuelle dâune personne si cette dernière a eu accès à des Informations Classifiées de lâautre partie en vertu du présent Accord. Article 11 Résolution des litiges Tout litige entre les Parties quant à lâinterprétation ou lâapplication du présent Accord est exclusivement résolu dans le cadre de consultations entre les Parties, sans faire appel à aucune tierce partie ou tribunal national ou international. Article 12 Infraction à la sécurité 1. Chaque Partie informe immédiatement lâautre Partie de toute infraction à la sécurité ou compromission avérée ou suspectée concernant des Informations Classifiées échangées dans le cadre du présent Accord. 2. La Partie sur le territoire de laquelle lâinfraction a été commise prend toutes les mesures appropriées, conformément à ses lois et réglementations nationales, afin de limiter les conséquences dâune infraction ou compromission, telle que définie au paragraphe 1 du présent article. Elle mène également immédiatement une enquête sur les circonstances de toute infraction à la sécurité, avec, si nécessaire, lâaide de lâautre Partie. La Partie sur le territoire de laquelle lâinfraction a été commise informe lâautre Partie des résultats de lâenquête et des mesures adoptées pour prévenir toute violation ultérieure. Article 13 Frais Chacune des Parties supporte les frais propres encourus du fait de lâexécution de ses obligations en vertu du présent Accord. Article 14 Modalités dâapplication Les Autorités de Sécurité Compétentes élaborent des procédures détaillées aux fins de lâapplication du présent Accord en cas de nécessité. Article 15 Dispositions finales 1. Chacune des Parties notifie à lâautre lâaccomplissement des procédures internes requises en ce qui la concerne pour lâentrée en vigueur du présent Accord qui prend effet le premier jour du second mois suivant la réception de la dernière des notifications. 2. Le présent Accord reste applicable jusquâà nouvel ordre. LâAccord peut être modifié dâun commun accord par écrit entre les Parties. Chacune des Parties peut à tout moment proposer des amendements au présent Accord. Si lâune des Parties propose un amendement à lâAccord, les Parties entreprennent des consultations au sujet dudit amendement. 3. Chacune des Parties peut mettre un terme au présent Accord en envoyant une notification écrite par la voie diplomatique à lâautre Partie en respectant un préavis de six (6) mois. Si lâAccord prend fin, toutes les Informations Classifiées déjà transférées et toutes les Informations Classifiées ultérieures soumises au présent Accord seront traitées conformément aux dispositions de ce dernier aussi longtemps que nécessaire aux fins de la protection des Informations Classifiées. 4. A la suite de lâentrée en vigueur du présent Accord, la Partie sur le territoire de laquelle lâAccord est signé prend immédiatement les mesures requises pour procéder à lâenregistrement de lâAccord auprès du Secrétariat des Nations Unies, conformément à lâarticle 102 de la Charte des Nations Unies et informe lâautre Partie de cet enregistrement et de son numéro dâenregistrement dans le Recueil des traités des Nations Unies. EN FOI DE QUOI, les représentants des deux Parties, dûment autorisés à cet effet, ont signé le présent Accord, à Bruxelles, le 1 er décembre 2011, en double exemplaire, en langues française, finlandaise et anglaise, chaque texte faisant également foi. Dans le cas dâun désaccord quant à lâinterprétation des dispositions du présent Accord, le texte anglais prévaut. Pour le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg (signature) Pour le Gouvernement de la République de Finlande (signature) â â 1 Les marques de classification de sécurité sont faites en Suédois sur documents rédigés ou traduits en Suédois. Les marques en Suédois peuvent être utilisées aussi dans les cas où les autorités le considèrent nécessaire. Les marques de classification de sécurité finnois et suédois se correspondent comme suivant: «ERITTÃIN SALAINEN» â «YTTERST HEMLIG», «SALAINEN» â «HEMLIG», «LUOTTAMUKSELLINEN» â «KONFIDENTIELL» et «KÃYTTà RAJOITETTU» â «BEGRÃNSAD TILLGà NG». â ACCORD entre le Grand-Duché de Luxembourg et le Royaume de Belgique concernant lâéchange et la protection réciproque des informations classifiées Le Grand-Duché de Luxembourg, Le Royaume de Belgique, Ci-après dénommés les Parties, Souhaitant garantir la protection des Informations et des matériels Classifiés échangés ou produits entre les deux Etats ou entre des organismes publics ou privés soumis à leurs lois et réglementations nationales respectives; SONT CONVENUS des dispositions suivantes, Article 1 Définitions Aux fins du présent Accord: 1.1 «Informations Classifiées» fait référence aux informations, documents et matériels, quels quâen soient la forme, la nature ou le mode de transmission, quâils soient élaborés ou en cours dâélaboration, auquel un degré de classification ou de protection a été attribué et qui, dans lâintérêt de la sécurité nationale et conformément aux lois et réglementations nationales des Parties, nécessitent une protection contre toute violation, destruction, détournement, divulgation, perte, accès par une personne non autorisée ou tout autre type de compromission. 1.2 «Contrat classifié» signifie un contrat, un contrat de sous-traitance ou un projet dont lâélaboration et lâexécution nécessitent lâaccès à des Informations Classifiées ou lâutilisation dâInformations Classifiées. 1.3 «Contractant» signifie tout individu ou personne morale ayant la capacité juridique de négocier et conclure des contrats classifiés. 1.4 «Autorité Nationale de Sécurité» fait référence à lâautorité nationale responsable du contrôle général et de la mise en application du présent Accord pour chacune des Parties. 1.5 «Autorités de Sécurité Compétentes» fait référence à toute Autorité de Sécurité Désignée ou toute autre entité compétente autorisée conformément aux lois et réglementations nationales des Parties et qui sont responsables de la mise en application du présent Accord selon les domaines concernés. 1.6 «Partie dâorigine» fait référence à la Partie, y compris tout organisme public ou privé soumis à ses lois et réglementations nationales, qui délivre ou transmet une Information Classifiée à lâautre Partie. 1.7 «Partie destinataire» fait référence à la Partie, y compris tout organisme public ou privé soumis à ses lois et réglementations nationales, à qui les Informations Classifiées sont transmises. 1.8 «Partie hôte» fait référence à la Partie sur le territoire de laquelle une visite a lieu. 1.9 «Besoin dâen connaître» fait référence à la nécessité dâavoir accès à des Informations Classifiées dans le cadre dâune fonction officielle déterminée et pour lâexécution dâune mission spécifique. 1.10 «Etat Tiers» fait référence à une Partie qui nâest pas partie au présent Accord. 1.11 «Infraction à la sécurité» fait référence à un acte ou une omission commis par une personne qui est contraire aux règles de sécurité énoncées dans le présent Accord Article 2 Champ dâapplication Le présent Accord constitue la réglementation de sécurité commune applicable à tout échange dâInformations Classifiées entre les Parties et leurs organismes publics ou privés soumis à leurs lois et réglementations nationales. Article 3 Autorités Nationales de Sécurité LâAutorité Nationale de Sécurité de chacune des Parties est: Pour le Grand-Duché de Luxembourg: Autorité nationale de Sécurité Service de Renseignement 207, route dâEsch L-1471 Luxembourg Pour le Royaume de Belgique: Autorité nationale de Sécurité SPF Affaires étrangères, Commerce extérieur et Coopération au Développement Rue des Petits Carmes 15 B-1000 Bruxelles Les Parties se tiennent mutuellement informées de tout changement éventuel affectant lâAutorité Nationale de Sécurité ainsi que de leurs Autorités de Sécurité Compétentes. Article 4 Principes de sécurité 4.1 Conformément à leurs lois et réglementations nationales respectives, les Parties prennent les mesures appropriées afin de protéger les Informations Classifiées qui sont transmises, reçues ou créées selon les termes du présent Accord et apportent auxdites Informations un niveau de protection équivalent à celui qui est accordé à leurs propres Informations Classifiées nationales, tel que défini à lâArticle 5.1. 4.2 Dès réception des Informations Classifiées en provenance de la Partie dâorigine, la Partie destinataire leur appose sa propre classification nationale conformément aux équivalences définies à lâArticle 5.1. 4.3 Lâaccès aux Informations Classifiées est strictement réservé aux personnes dûment habilitées et dont les fonctions rendent lâaccès auxdites Informations essentiel sur la base du Besoin dâen connaître. 4.4 La Partie destinataire ne déclasse ni ne déclassifie une Information Classifiée transmise sans lâaccord écrit préalable de la Partie dâorigine. 4.5 Les Parties se tiennent informées de tout changement qui affecterait la protection des Informations Classifiées échangées ou produites en vertu du présent Accord. 4.6 Les Informations Classifiées transmises ne peuvent être utilisées à des fins autres que celles pour lesquelles elles sont transmises, prévues par les accords ou instruments contractuels conclus entre les Parties. Article 5 Classifications de sécurité et équivalences 5.1 Les Parties sâengagent à assurer la protection des Informations classifiées échangées et adoptent lâéquivalence des niveaux de classification de sécurité définis dans le tableau ci-dessous: Grand-Duché de Luxembourg Royaume de Belgique TRES SECRET LUX Très Secret (Loi du 11.12.1998) Zeer Geheim (Wet van 11.12.1998) SECRET LUX Secret (Loi du 11.12.1998) Geheim (Wet van 11.12.1998) CONFIDENTIEL LUX Confidentiel (Loi du 11.12.1998) Vertrouwelijk (Wet van 11.12.1998) RESTREINT LUX (voir paragraphes 5.2 et 5.3 ci-dessous) 5.2 La Belgique traite et protège les Informations Classifiées portant la mention «RESTREINT LUX» transmises par le Luxembourg selon ses lois et réglementations nationales en vigueur relatives à la protection des informations marquées «Diffusion restreinte/beperkte verspreiding». 5.3 Le Luxembourg traite et protège les Informations marquées «Diffusion restreinte/beperkte verspreiding» transmises par la Belgique selon ses lois et réglementations nationales en vigueur relatives à la protection des Informations Classifiées «RESTREINT LUX». 5.4 Afin de maintenir des normes de sécurité comparables et à la demande de lâune ou lâautre des Parties, chaque Partie fournit toutes les informations nécessaires concernant les lois, réglementations et procédures de sécurité nationales appliquées pour assurer la sécurité des Informations Classifiées. Chaque Partie consent à faciliter les contacts entre leurs Autorités Nationales de Sécurité et leurs Autorités de Sécurité Compétentes. Article 6 Procédure dâhabilitation de sécurité 6.1 Pour lâaccès aux Informations Classifiées CONFIDENTIEL LUX/Confidentiel (Loi du 11.12.1998)/Vertrouwelijk (Wet van 11.12.1998) ou de niveau supérieur, chaque Partie, conformément aux lois et réglementations nationales, effectue une procédure dâhabilitation de sécurité. 6.2 Sâagissant de lâhabilitation de sécurité dâun ressortissant dâune des Parties qui a séjourné ou qui séjourne encore sur le territoire de lâautre, les Autorités Nationales de Sécurité des Parties se prêtent assistance conformément à leurs lois et réglementations nationales. 6.3 Les Parties reconnaissent mutuellement les habilitations de sécurité délivrées à leurs ressortissants pour lâaccès aux Informations Classifiées dans le cadre du présent Accord. 6.4 Les Autorités Nationales de Sécurité ou les Autorités de Sécurité Compétentes se tiennent mutuellement informées des changements concernant les habilitations de sécurité de leurs ressortissants dans le cadre du présent Accord. Article 7 Utilisation dâInformations Classifiées 7.1 La Partie destinataire ne divulgue des Informations Classifiées échangées ou élaborées dans le cadre du présent Accord à aucun Etat tiers, organisation internationale ou entité ou ressortissant dâun Etat tiers quel quâil soit, sans le consentement écrit préalable des Autorités Nationales de Sécurité ou des Autorités de Sécurité Compétentes de la Partie dâorigine. 7.2 Les Informations Classifiées élaborées conjointement par les Parties au titre dâaccords, de contrats ou de toute autre activité commune ne peuvent être déclassées, déclassifiées ou transmises à un Etat tiers, à une personne physique ou morale ayant la nationalité dâun Etat tiers, ou à une organisation internationale sans lâaccord écrit préalable de lâautre Partie. Article 8 Traduction, Reproduction et Destruction 8.1 Les Informations Classifiées TRES SECRET LUX/Très secret (Loi du 11.12.1998)/Zeer Geheim (Wet van 11.12.1998) ne sont ni reproduites, ni traduites. Des exemplaires originaux supplémentaires peuvent être fournis sur demande écrite auprès de la Partie dâorigine. 8.2 Les Informations Classifiées TRES SECRET LUX/Très secret (Loi du 11.12.1998)/Zeer Geheim (Wet van 11.12.1998) ne peuvent pas être détruites sauf en cas dâautorisation écrite de la Partie dâorigine. Elles sont restituées à la Partie dâorigine conformément aux paragraphes 9.1 ou 9.2 ci-dessous, après avoir été reconnues comme nâétant plus nécessaires ou à lâexpiration de leur validité. 8.3 La traduction, la reproduction et la destruction des Informations Classifiées SECRET LUX/Secret (Loi du 11.12.1998)/Geheim (Wet van 11.12.1998) ou de niveau inférieur sont autorisées. 8.4 Les Informations classifiées sont détruites de telle manière que leur reconstitution totale ou partielle soit impossible. 8.5 La Partie destinataire assure le marquage des reproductions et des traductions produites comme les originaux et leur assure la même protection. Article 9 Transmission entre les Parties 9.1 Les Informations Classifiées sont transmises entre les Parties par la voie diplomatique ou selon toute autre voie convenue entre les Autorités Nationales de Sécurité, conformément aux lois et réglementations nationales. 9.2 La réception des Informations Classifiées est confirmée par écrit par la Partie destinataire. 9.3 La transmission dâun important volume dâInformations Classifiées est organisée entre les Autorités Nationales de Sécurité ou Autorités de Sécurité Compétentes respectives au cas par cas. 9.4 Les Informations Classifiées peuvent être transmises via des systèmes, réseaux ou dâautres moyens électromagnétiques de télécommunications cryptés, approuvés conformément aux lois applicables en la matière. Article 10 Contrats Classifiés 10.1 Dans le cas dâun contrat classifié conclu et mis en Åuvre sur le territoire de lâune des Parties, lâAutorité Nationale de Sécurité de lâautre Partie reçoit au préalable lâassurance écrite que le contractant proposé est titulaire dâune habilitation de sécurité de niveau approprié. 10.2 Le contractant sâengage à : a) garantir que ses locaux sont appropriés pour le traitement des Informations Classifiées, si nécessaire; b) être en possession des habilitations de sécurité individuelles appropriées pour les personnes dont les fonctions requièrent un accès à des Informations Classifiées; c) garantir que toutes les personnes autorisées à avoir accès à des Informations Classifiées sont informées de leurs responsabilités concernant la protection des Informations Classifiées, conformément aux lois applicables en la matière; d) permettre des inspections de sécurité par lâAutorité Nationale de Sécurité de la Partie hôte au sein de ses locaux. 10.3 Les sous-traitants se conforment aux mêmes obligations de sécurité que le contractant. 10.4 Les Autorités Nationales de Sécurité sont chargées de superviser et de contrôler le respect par le contractant des engagements énoncés à lâarticle 10.2. 10.5 Tout contrat classifié conclu entre les contractants des Parties, conformément aux dispositions du présent Accord, contient les annexes/instructions de sécurité spécifiques appropriées. Celles-ci incluent les aspects suivants: a) guide des classifications de sécurité et liste des Informations Classifiées; b) procédures de communication des modifications susceptibles dâaffecter la classification des informations; c) voies de communication et moyens de transmission électromagnétique; d) procédures de transport des Informations Classifiées; e) Autorité Nationale de Sécurité compétente pour coordonner la protection des Informations Classifiées liées au contrat; f) obligation de notifier à lâAutorité Nationale de Sécurité compétente toute compromission avérée ou suspecte des Informations Classifiées. 10.6 Une copie des annexes/instructions de sécurité spécifiques à tout contrat classifié est remise à lâAutorité nationale de sécurité de la Partie sur le territoire de laquelle le contrat classifié doit être exécuté afin de permettre une supervision et un contrôle appropriés de la protection des Informations Classifiées. Article 11 Visites 11.1 Les visites aux installations de lâune des Parties où un représentant de lâautre Partie a accès à des Informations Classifiées ou à des sites où lâaccès à de telles Informations est directement possible, font lâobjet dâune autorisation préalable par écrit de lâAutorité Nationale de Sécurité ou des Autorités de Sécurité Compétentes de la Partie hôte. 11.2 Les visites aux installations de lâune des Parties par des ressortissants dâun Etat tiers impliquant lâaccès à des Informations Classifiées échangées ou produites entre les Parties ou à des sites où lâaccès à de telles Informations est directement possible, requièrent lâautorisation préalable écrite de lâAutorité Nationale de Sécurité ou des Autorités de Sécurité Compétentes des Parties. 11.3 Les visites visées au paragraphe 11.1 et 11.2 ci-dessus impliquent que tout visiteur ait une habilitation de sécurité appropriée ainsi que le besoin dâen connaître. 11.4 Les demandes de visites, lorsque lâaccès à des Informations classifiées de niveau TRES SECRET LUX/Très secret (Loi du 11.12.1998)/Zeer Geheim (Wet van 11.12.1998) est nécessaire, sont adressées par la voie diplomatique à lâAutorité Nationale de Sécurité de la Partie hôte. Les demandes de visites, lorsque lâaccès à des Informations classifiées de niveau inférieur est nécessaire, sont traitées directement entre les Autoriés Nationales de Sécurité ou Autorités de Sécurité Compétentes respectives. Toute demande est adressée au moins 21 jours calendriers avant la date requise pour la visite. Les demandes de visite contiennent les renseignements mentionnés dans lâAnnexe du présent Accord. 11.5 Chaque Partie peut demander une autorisation de visite pour une période maximale de douze (12) mois. Si une visite en particulier est susceptible de ne pas être conclue dans le délai prévu par lâautorisation de visite, ou si un prolongement de la période prévue par lâautorisation de visite est nécessaire, la Partie requérante peut demander une nouvelle autorisation de visite sous réserve quâelle soit effectuée au moins 21 jours calendriers avant que lâautorisation en cours nâarrive à expiration. 11.6 Tous les visiteurs respectent les réglementations et instructions de sécurité de la Partie hôte. Article 12 Visites multiples 12.1 Les Parties peuvent dresser une liste des personnels autorisés à effectuer plusieurs visites en relation avec tout projet, programme ou contrat particulier, conformément aux conditions générales convenues par les Autorités Nationales de Sécurité ou Autorités de Sécurité Compétentes des Parties. Initialement, ces listes sont valables pour une durée de douze (12) mois et, par accord entre les Autorités Nationales de Sécurité ou Autorités de Sécurité Compétentes des Parties, cette durée de validité peut être prolongée pour dâautres périodes ne dépassant pas douze (12) mois. 12.2 Les listes mentionnées au paragraphe 12.1 ci-dessus sont établies conformément aux lois et réglementations nationales de la Partie hôte. Une fois que ces listes ont été approuvées, les conditions générales de toutes les visites particulières peuvent être réglées directement par les établissements que les personnes mentionnées sur ces listes vont visiter. Article 13 Infractions à la sécurité 13.1 II y a compromission lorsque, à la suite dâune infraction à la sécurité, des Informations Classifiées ont été divulguées en totalité ou en partie à des personnes non autorisées. 13.2 Toute infraction à la sécurité, réelle ou présumée, est immédiatement signalée à lâAutorité Nationale de Sécurité compétente. 13.3 Lorsquâil sâest avéré ou quâil existe des motifs raisonnables de supposer que des Informations Classifiées ont été compromises ou perdues, lâAutorité Nationale de Sécurité compétente prend toutes les mesures appropriées conformément aux dispositions législatives et réglementaires applicables pour: a) en informer lâautorité dâorigine; b) faire en sorte quâune enquête soit menée par des membres du personnel nâétant pas directement concernés par lâinfraction afin dâétablir les faits; c) éviter que les faits ne se reproduisent; et d) informer lâAutorité Nationale de Sécurité de lâautre Partie des circonstances, du résultat de lâenquête, des mesures adoptées et des actions correctrices engagées. Article 14 Les frais Lâexécution du présent Accord ne génère en principe aucun frais spécifique. Article 15 Résolution des litiges 15.1 Tout litige quant à lâinterprétation ou lâapplication du présent Accord est exclusivement résolu dans le cadre de consultations entre les Parties, sans faire appel à aucune tierce partie ou tribunal international. 15.2 Pendant la durée du différend, les Parties continuent à respecter les obligations qui découlent du présent Accord. Article 16 Dispositions finales 16.1 Le présent Accord est conclu pour une durée indéterminée. Chacune des Parties notifie à lâautre lâaccomplissement des procédures internes requises en ce qui la concerne pour lâentrée en vigueur du présent Accord qui prend effet le premier jour du second mois suivant la réception de la dernière des notifications. 16.2 En tant que de besoin, les Autorités nationales de Sécurité ou Autorités de Sécurité Compétentes des Parties se consultent au sujet des aspects techniques spécifiques concernant lâapplication du présent Accord et peuvent conclure, au cas par cas, tout instrument juridique approprié ou protocole de sécurité spécifique visant à compléter le présent Accord. 16.3 Chaque Partie communique à lâautre toute modification de ses lois et réglementations nationales susceptible dâavoir un effet sur la protection dâInformations classifiées en vertu du présent Accord. Dans ce cas, les Parties se concertent afin dâexaminer dâéventuelles modifications au présent Accord. Dans lâintervalle, les Informations classifiées restent protégées conformément aux présentes dispositions. 16.4 Les dispositions du présent Accord peuvent être modifiées dâun commun accord par écrit entre les Parties. Ces modifications prennent effet selon les modalités prévues au paragraphe 16.1. 16.5 Le présent Accord peut être dénoncé dâun commun accord ou unilatéralement, la dénonciation prenant effet six (6) mois après réception de la notification écrite. La dénonciation ne remet pas en cause les droits et obligations des Parties liés aux Informations échangées dans le cadre du présent Accord. 16.6 A la suite de lâentrée en vigueur du présent Accord, la Partie sur le territoire de laquelle lâAccord est signé prend immédiatement les mesures requises pour procéder à lâenregistrement de lâAccord auprès du Secrétariat des Nations Unies, conformément à lâarticle 102 de la Charte des Nations Unies et informe lâautre Partie de cet enregistrement et de son numéro dâenregistrement dans le Recueil des traités des Nations Unies. EN FOI DE QUOI, les représentants des deux Parties, dûment autorisés à cet effet, ont signé le présent Accord et y ont apposé leur sceau. FAIT à Luxembourg, le 9 février 2012, en double exemplaire, en langues française et néerlandaise. Dans le cas dâun désaccord quant à lâinterprétation des dispositions du présent Accord, le texte français prévaut. Pour le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg Jean ASSELBORN Vice-Premier Ministre et Ministre des Affaires étrangères Pour le Royaume de Belgique Didier REYNDERS Vice-Premier Ministre et Ministre des Affaires étrangères, du Commerce extérieur et des Affaires européennes â ANNEXE La demande de visite mentionnée aux articles 11 et 12 doit contenir les informations suivantes: a) Le nom et le prénom du visiteur, la date et le lieu de naissance, la nationalité et le numéro du passeport ou de la carte dâidentité; b) Lâemploi et la fonction du visiteur, le nom de lâétablissement ou de lâorganisme qui lâemploie; c) Le niveau dâhabilitation de sécurité du visiteur, authentifié par un certificat de sécurité à fournir par lâAutorité Nationale de Sécurité compétente de la Partie requérante; d) La date proposée de la visite et la durée prévue; e) Lâobjet de la visite et toutes les indications nécessaires précisant les sujets à traiter impliquant des Informations Classifiées et leurs niveaux de classification; f) Le nom des établissements, des installations et des locaux, objets de la visite; g) Les noms et prénoms des personnes qui doivent recevoir le visiteur; h) La date, la signature et lâapposition du cachet officiel de lâAutorité Nationale de Sécurité compétente de la Partie requérante. â ACCORD entre le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg et le Gouvernement de la République de Slovénie concernant lâéchange et la protection réciproque dâinformations classifiées Le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg et le Gouvernement de la République de Slovénie, ci-après dénommés les «Parties», désireux de garantir la protection des Informations classifiées échangées entre les Parties ou entre les entités publiques ou privées relevant de leur juridiction, dans le respect des intérêts nationaux et de la sécurité, CONVIENNENT CE QUI SUIT: Article 1 Objet et champ dâapplication 1. Le présent Accord a pour but de garantir la protection des Informations classifiées échangées ou produites dans le cadre de la coopération entre les Parties. 2. Le présent Accord régit toute activité et sâapplique à tout contrat ou accord entre les Parties, impliquant des Informations classifiées. Article 2 Définitions Aux fins du présent Accord, il faut entendre par: Information classifiée : toute information, document ou matériel, quelle quâen soit la forme, transmis ou produit entre les Parties conformément aux lois et réglementations nationales de chacune des Parties, nécessitant une protection contre toute divulgation non autorisée, détournement ou perte, désignée et marquée en conséquence. Contrat classifié : tout contrat ou contrat de sous-traitance, y compris toutes négociations précontractuelles, contenant des Informations classifiées ou impliquant lâaccès à ces dernières. Contractant : toute personne physique ou morale dotée de la capacité juridique de conclure des contrats ou des contrats de sous-traitance. Autorité de Sécurité Compétente : tout organe compétent autorisé conformément aux lois et réglementations nationales des Parties, en charge de lâapplication du présent Accord. Habilitation de sécurité personnelle : toute décision émanant dâune Autorité de Sécurité Compétente suite à une enquête de sécurité conformément aux lois et réglementations nationales, selon laquelle les particuliers et les organismes publics ou privés sont autorisés à manipuler et à accéder à des Informations classifiées jusquâau niveau de classification déterminé dans lâhabilitation de sécurité. Habilitation de sécurité dâétablissement : toute décision émanant dâune Autorité de Sécurité Compétente suite à une enquête de sécurité selon laquelle lâentité juridique remplit les conditions de manipulation des Informations classifiées conformément aux législations et réglementations des Parties. Partie dâorigine : la Partie, y compris les entités publiques ou privées relevant de la juridiction de cette dernière, qui transmet des Informations classifiées à la Partie destinataire. Partie destinataire : la Partie, y compris les entités publiques ou privées relevant de la juridiction de cette dernière, qui reçoit des Informations classifiées de la Partie dâorigine. Tierce partie : tout Etat, y compris les entités publiques et privées relevant de la juridiction de ce dernier, ou toute organisation internationale, qui nâest pas lâune des Parties au présent Accord. Besoin dâen connaître : le principe par lequel lâaccès à toute Information classifiée ne peut être accordé à une personne que dans le cadre de sa fonction ou mission officielle. Article 3 Autorités nationales de sécurité 1. Les Autorités Nationales de Sécurité désignées par les Parties en tant que responsables de lâapplication générale et de la supervision pertinente de lâensemble des aspects du présent Accord, sont: Pour le Grand-Duché de Luxembourg: Service de Renseignement de lâEtat Autorité nationale de Sécurité Pour la République de Slovénie: Urad Vlade Republike Slovenije za varovanje tajnih podatkov 2. Les Autorités Nationales de Sécurité se tiennent mutuellement informées de toute autre Autorité de Sécurité Compétente en charge de lâapplication du présent Accord. 3. Les Parties se tiennent mutuellement informées de toute modification ultérieure apportée aux Autorités Nationales de Sécurité ou aux Autorités de Sécurité Compétentes. Article 4 Niveaux de sécurité 1. Toute Information classifiée délivrée en vertu du présent Accord est désignée par un niveau de sécurité approprié conformément aux lois et réglementations nationales des Parties. 2. Les équivalences des niveaux de sécurité attribués sont les suivantes: Pour le Grand-Duché de Luxembourg Pour la République de Slovénie TRES SECRET LUX STROGO TAJNO SECRET LUX TAJNO CONFIDENTIEL LUX ZAUPNO RESTREINT LUX INTERNO Article 5 Accès à des Informations classifiées 1. Lâaccès à des Informations classifiées RESTREINT LUX/INTERNO est réservé aux personnes qui ont le Besoin dâen connaître et qui ont été dûment informées en la matière. Pour les Informations classifiées RESTREINT LUX, des habilitations de sécurité sont fournies par lâAutorité Nationale de Sécurité luxembourgeoise. 2. Lâaccès à des Informations classifiées CONFIDENTIEL LUX/ZAUPNO, et de niveau supérieur, est réservé aux personnes qui ont un Besoin dâen connaître, et qui, conformément aux lois et réglementations nationales, sont titulaires dâune Habilitation de sécurité personnelle, et autorisées à accéder auxdites informations, et qui ont été dûment informées en la matière. 3. Les Parties reconnaissent mutuellement leurs Habilitations de sécurité personnelle respectives. Le paragraphe 2 de lâarticle 4 sâapplique en conséquence. Article 6 Coopération en matière de sécurité 1. En vue dâappliquer et de conserver des normes de sécurité similaires, les Autorités Nationales de Sécurité se tiennent, sur demande, mutuellement informées des normes, procédures et pratiques de sécurité nationales quâelles appliquent en matière de protection dâInformations classifiées. A cette fin, les Autorités Nationales de Sécurité peuvent effectuer des visites réciproques. 2. Les Autorités Nationales de Sécurité se tiennent mutuellement informées des risques de sécurité exceptionnels susceptibles de mettre en péril les Informations classifiées émises. 3. Sur demande, les Autorités Nationales de Sécurité se prêtent une assistance mutuelle dans le cadre des procédures dâoctroi des habilitations de sécurité. 4. Les Autorités Nationales de Sécurité se tiennent immédiatement informées par écrit de toute modification apportées aux habilitations de sécurité mutuellement reconnues. Article 7 Protection dâinformations classifiées 1. Les Parties accordent aux Informations classifiées visées dans le présent Accord la même protection que celle accordée à leurs propres informations de niveau de sécurité correspondant. 2. La Partie dâorigine: a) sâassure que les Informations classifiées sont désignées par un niveau de sécurité approprié, conformément aux lois et réglementations nationales; b) informe la Partie destinataire: - de toute condition de transmission ou de toute limite applicable à lâutilisation des Informations classifiées; - de toute modification ultérieure apportée à la classification. 3. La Partie destinataire: a) confirme par écrit la réception des Informations classifiées; b) sâassure que les Informations classifiées sont désignées par un niveau de sécurité équivalent, conformément au paragraphe 2 de lâarticle 4; et c) sâassure que les niveaux de sécurité ne sont pas altérés, excepté si la Partie dâorigine lâautorise suite à une demande écrite. 4. La Partie destinataire utilise les Informations classifiées uniquement aux fins pour lesquelles elles ont été délivrées et dans les limites fixées par la Partie dâorigine. 5. La Partie destinataire ne délivre aucune Information classifiée à une Tierce partie sans lâaccord écrit de la Partie dâorigine. Article 8 Transmission dâInformations classifiées 1. Les Informations classifiées sont échangées entre les Parties par la voie diplomatique ou militaire, ou par toute autre voie autorisée par les Autorités Nationales de Sécurité. 2. Les Informations classifiées peuvent être transmises par des moyens de communication, réseaux ou moyens électromagnétiques protégés autorisés par les Autorités de Sécurité Compétentes des deux Parties. Article 9 Reproduction, traduction et destruction dâInformations classifiées 1. Toutes les reproductions et traductions portent un niveau de sécurité approprié et bénéficient du même degré de protection que les Informations classifiées originales. Les traductions et le nombre de reproductions est limité au minimum requis pour un usage officiel. 2. Toutes les traductions incluent une note appropriée, dans la langue de traduction, indiquant quâelles contiennent des Informations classifiées de la Partie dâorigine. 3. La traduction ou la reproduction dâInformations classifiées TRES SECRET LUX/STROGO TAJNO sont autorisées uniquement avec lâaccord écrit de la Partie dâorigine. 4. Les informations classifiées TRES SECRET LUX/STROGO TAJNO ne sont pas détruites mais renvoyées à la Partie dâorigine dès lors que les Parties les jugent inutiles. 5. Les Informations classifiées SECRET LUX/TAJNO, ou de niveau inférieur, sont détruites dès lors que la Partie destinataire les juge inutiles, conformément aux lois et réglementations nationales. Article 10 Contrats classifiés 1. Avant de communiquer aux contractants ou aux contractants éventuels des Parties toute Information classifiée reçue de lâautre Partie, la Partie destinataire: a) sâassure que ledit contractant ou contractant éventuel possède la capacité de garantir une protection appropriée des Informations classifiées et quâil est titulaire dâune habilitation de sécurité adéquate; b) délivre une habilitation de sécurité de niveau approprié aux personnes dont les fonctions requièrent un accès aux Informations classifiées; c) sâassure que toutes les personnes ayant accès à des Informations classifiées sont tenues informées de leurs responsabilités en matière de protection dâInformations classifiées; d) effectue des inspections de sécurité périodiques conformément aux lois et réglementations nationales. 2. Tout contrat classifié contient des dispositions relatives aux normes de sécurité à la classification de chacun des aspects ou éléments du contrat classifié. Une copie de ces dispositions est transmise aux Autorités de Sécurité Compétentes des Parties en vue dâeffectuer des contrôles de sécurité. 3. Les Parties reconnaissent mutuellement leurs Habilitations de sécurité dâétablissement respectives. Le paragraphe 2 de lâarticle 4 sâapplique en conséquence. Article 11 Visites 1. Les visites impliquant lâaccès à des Informations classifiées sont soumises à lâautorisation préalable de lâAutorité Nationale de Sécurité de la Partie hôte. 2. Toute demande de visite est présentée à lâAutorité Nationale de Sécurité pertinente au moins 20 jours avant le début de la visite, et contient les renseignements suivants: a) nom, date et lieu de naissance, nationalité et numéro du passeport ou de la carte dâidentité du visiteur; b) qualité du visiteur et descriptif de lâemployeur que le visiteur représente; c) descriptif du projet auquel le visiteur participe; d) validité et niveau de lâhabilitation de sécurité du visiteur, si nécessaire; e) nom, adresse, numéro de téléphone/fax, adresse électronique et personne de contact de lâétablissement à visiter; f) objet de la visite, avec mention du niveau le plus élevé des Informations classifiées impliquées; g) date et durée de la visite. Dans le cas de visites récurrentes, la période totale couverte par les visites doit être notée; h) date, signature et sceau officiel de lâautorité nationale de sécurité dâorigine. 3. Dans le cas dâune urgence, lâAutorité Nationale de Sécurité peut accorder un délai plus court pour la présentation dâune demande de visite. 4. Les Autorités Nationales de Sécurité peuvent convenir dâétablir une liste des visiteurs autorisés à effectuer des visites récurrentes. Cette liste est valable pour une première période maximale de 12 mois, qui peut être prolongée pour une nouvelle période maximale de 12 mois. Toute demande de visites récurrentes est présentée conformément au paragraphe 2 du présent article. Une fois la liste approuvée, les visites peuvent être organisées directement par les établissements concernés. 5. Toute Information classifiée obtenue par un visiteur est considérée comme une Information classifiée en vertu du présent Accord. 6. Chacune des Parties garantit la protection des données personnelles des visiteurs conformément aux lois et réglementations nationales. Article 12 Infraction à la sécurité 1. Chacune des Parties informe immédiatement lâautre Partie de toute infraction à la sécurité ou compromission, suspectée ou avérée, dâInformations classifiées. 2. LâAutorité Nationale de Sécurité concernée prend toutes les mesures appropriées possibles, conformément à ses lois et réglementations nationales, afin de limiter les conséquences de toute infraction ou compromission, telle que définie au paragraphe 1 du présent article, ou dâempêcher toute violation ultérieure. Sur demande, lâautre Autorité Nationale de Sécurité participe à lâenquête; elle sera tenue informée des résultats de cette dernière et des mesures correctrices entreprises à la suite de la violation. Article 13 Frais Chacune des Parties supporte les frais propres encourus du fait de lâapplication du présent Accord. Article 14 Interprétation et règlement des litiges Tout litige quant à lâinterprétation ou lâapplication du présent Accord est exclusivement résolu par voie de consultation entre les Parties. Article 15 Dispositions finales 1. Le présent Accord est conclu pour une durée indéterminée. Il est soumis à approbation conformément aux procédures juridiques nationales des Parties, et prend effet le premier jour du deuxième mois qui suit la date de réception de la dernière des notifications informant de lâaccomplissement des exigences requises pour lâentrée en vigueur du présent Accord. 2. Le présent Accord peut être modifié à tout moment moyennant lâaccord écrit des deux Parties. Ces modifications entrent en vigueur conformément aux dispositions du paragraphe 1 du présent article. 3. Chacune des Parties peut, à tout moment, dénoncer par écrit le présent Accord, auquel cas, la validité de ce dernier prend fin 6 mois après la date de réception de la notification de dénonciation par lâautre Partie. 4. Nonobstant la dénonciation du présent Accord, toutes les Informations classifiées transmises en vertu de ce dernier continuent dâêtre protégées conformément aux présentes dispositions, jusquâà ce que la Partie dâorigine dispense la Partie destinataire de cette obligation. 5. Le présent Accord ne porte pas préjudice aux droits et obligations des Parties relevant dâautres conventions internationales. 6. Des modalités dâapplication peuvent être convenues dans le cadre de lâapplication du présent Accord. EN FOI DE QUOI, les soussignés, dûment autorisés par leurs Gouvernements respectifs, ont signé le présent Accord. FAIT à Bruxelles, le 14 mai 2012, en deux originaux, en langues française, slovène et anglaise, tous les textes faisant également foi. Dans le cas dâun désaccord quant à lâinterprétation des dispositions du présent Accord, le texte anglais prévaut. Pour le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg (signature) Pour le Gouvernement de la République de Slovénie (signature) â ACCORD entre le Grand-Duché de Luxembourg et la République dâEstonie concernant lâéchange et la protection réciproque dâinformations classifiées Le Grand-Duché de Luxembourg, et la République dâEstonie ci-après dénommés les «Parties», désireux de garantir la protection des informations classifiées échangées entre les Parties ou entre les entités publiques ou privées relevant de leur juridiction, dans le respect de la sécurité et des intérêts nationaux, CONVIENNENT DE CE QUI SUIT: Article 1 Objet et champ dâapplication 1. Le présent Accord a pour but de garantir la protection des informations classifiées échangées ou produites dans le cadre de la coopération entre les Parties. 2. Le présent Accord régit toute activité et sâapplique à tout contrat ou accord, impliquant des informations classifiées, conclu entre les Parties. Article 2 Définitions Aux fins du présent Accord, il faut entendre par: 1) Information classifiée : toute information quelle quâen soit la forme, transmise ou produite entre les Parties conformément aux lois et réglementations nationales de chacune des Parties, nécessitant une protection contre toute infraction à la sécurité et désignée en conséquence. 2) Contrat classifié : tout contrat ou contrat de sous-traitance contenant des informations classifiées ou impliquant lâaccès à ces dernières. 3) Contractant : toute personne physique ou morale dotée de la capacité juridique de conclure des contrats ou des contrats de sous-traitance. 4) Autorité nationale de sécurité : autorité qui, conformément aux lois et réglementations nationales, est responsable de lâapplication générale et de la supervision de lâensemble des aspects du présent Accord. 5) Autorité compétente : autorité nationale de sécurité et toute autre instance compétente qui, conformément aux lois et réglementations nationales des Parties, est responsable de lâapplication du présent Accord. 6) Habilitation de sécurité individuelle : toute décision émanant dâune autorité compétente selon laquelle un particulier est autorisé à accéder à des informations classifiées conformément aux lois et réglementations nationales. 7) Habilitation de sécurité dâétablissement : toute décision émanant dâune autorité compétente selon laquelle une personne morale ou un particulier est capable de protéger les informations classifiées conformément aux lois et réglementations nationales. 8) Partie dâorigine : la Partie, y compris les entités publiques ou privées relevant de la juridiction de cette dernière, qui a créé et transmis des informations classifiées à la Partie destinataire. 9) Partie destinataire : la Partie, y compris les entités publiques ou privées relevant de la juridiction de cette dernière, qui reçoit des informations classifiées de la Partie dâorigine. 10) Tierce partie : tout Etat, y compris les entités publiques et privées relevant de la juridiction de ce dernier, ou toute organisation internationale, qui nâest pas lâune des Parties au présent Accord. 11) Besoin dâen connaître : le principe par lequel lâaccès à toute information classifiée ne peut être accordé à une personne que dans le cadre de lâaccomplissement de ses devoirs officiels et/ou dâune mission spécifique. 12) Infraction à la sécurité : tout acte ou omission contraire aux lois et réglementations nationales, susceptible dâentraîner la divulgation, la perte, la destruction, le détournement ou tout autre type de compromission dâinformations classifiées. Article 3 Autorités nationales de sécurité 1. Les autorités nationales de sécurité des Parties sont: Pour le Grand-Duché de Luxembourg : Service de Renseignement de lâEtat, Autorité nationale de Sécurité Pour la République dâEstonie: Kaitseministeeriumi iigi julgeoleku volitatud esindaja osakond («Ministère de la Défense, département de lâAutorité nationale de sécurité»). 2. Les autorités nationales de sécurité se tiennent mutuellement informées de toute autre autorité compétente en charge de lâapplication du présent Accord. 3. Les Parties se tiennent mutuellement informées, par la voie diplomatique, de toute modification apportée aux autorités nationales de sécurité. Article 4 Niveaux de sécurité Les équivalences des niveaux de sécurité nationaux sont les suivantes: Au Grand-Duché de Luxembourg Pour la République dâEstonie TRES SECRET LUX TÃIESTI SALAJANE SECRET LUX SALAJANE CONFIDENTIEL LUX KONFIDENTSIAALNE RESTREINT LUX PIIRATUD Article 5 Accès à des informations classifiées Lâaccès à des informations classifiées est réservé aux personnes ayant le besoin dâen connaître, qui, conformément aux lois et réglementations nationales, sont autorisées à accéder aux informations classifiées dâun niveau de sécurité équivalent, et qui ont été informées en la matière. Article 6 Coopération en matière de sécurité 1. En vue dâappliquer et de conserver des normes de sécurité similaires, les autorités nationales de sécurité se tiennent, sur demande, mutuellement informées des normes, procédures et pratiques de sécurité nationales quâelles appliquent en matière de protection dâinformations classifiées. A cette fin, les autorités nationales de sécurité peuvent effectuer des visites réciproques. 2. Sur demande, les autorités nationales de sécurité se prêtent une assistance mutuelle dans le cadre des procédures dâoctroi des habilitations de sécurité individuelles et dâétablissement. 3. Les Parties reconnaissent mutuellement leurs habilitations de sécurité individuelles et dâétablissement respectives. Lâarticle 4 est dâapplication en la matière. 4. Les autorités nationales de sécurité se tiennent immédiatement informées par écrit de toute modification apportée aux habilitations de sécurité individuelles et dâétablissement mutuellement reconnues. Article 7 Protection dâinformations classifiées 1. Les Parties accordent aux informations classifiées visées dans le présent Accord la même protection que celle accordée à leurs propres informations de niveau de sécurité correspondant. 2. La Partie dâorigine: a) sâassure que les informations classifiées sont désignées par un niveau de sécurité approprié, conformément aux lois et réglementations nationales; b) informe la Partie destinataire - de toute condition de transmission ou de toute limite applicable à lâutilisation des informations classifiées; - de toute modification ultérieure apportée aux niveaux de sécurité. 3. La Partie destinataire: a) confirme par écrit la réception des informations classifiées; b) sâassure que les informations classifiées sont désignées par un niveau de sécurité équivalent, conformément au paragraphe 2 de lâarticle 4; c) sâassure que les niveaux de sécurité ne sont pas modifiés, excepté si la Partie dâorigine lâautorise à la suite dâune demande écrite; d) accorde aux informations classifiées le même niveau de protection que celui accordé à ses propres informations de même niveau de sécurité; e) utilise les informations classifiées uniquement aux fins pour lesquelles elles ont été délivrées et dans les limites fixées par la Partie dâorigine; f) ne délivre aucune information classifiée à une tierce partie sans lâaccord écrit de la Partie dâorigine. Article 8 Transmission dâinformations classifiées 1. Les informations classifiées sont échangées entre les Parties par la voie diplomatique ou par toute autre voie autorisée par les autorités nationales de sécurité. 2. Des informations classifiées peuvent être transmises par des moyens de communication, réseaux ou moyens électromagnétiques protégés autorisés par les autorités compétentes des deux Parties. 3. Si nécessaire, les services de sécurité et de police des Parties peuvent, conformément aux lois et réglementations nationales et dans le cadre du présent Accord, échanger directement entre eux des informations opérationnelles et des renseignements. Article 9 Reproduction, traduction et destruction dâinformations classifiées 1. Toutes les reproductions et traductions portent un niveau de sécurité approprié et bénéficient du même degré de protection que les informations classifiées originales. Les traductions et le nombre de reproductions est limité au minimum requis pour un usage officiel. 2. Toutes les traductions incluent une note appropriée, dans la langue de traduction, indiquant quâelles contiennent des informations classifiées de la Partie dâorigine. 3. La traduction ou la reproduction dâinformations classifiées SALAJANE/SECRET LUX sont autorisées uniquement avec lâaccord écrit de la Partie dâorigine. 4. Les informations classifiées TÃIESTI SALAJANE/TRES SECRET LUX ne sont pas détruites, mais renvoyées à la Partie dâorigine dès lors que les Parties les jugent inutiles. 5. Les informations classifiées SALAJANE/SECRET LUX, ou de niveau inférieur, sont détruites dès lors que la Partie destinataire les juge inutiles, conformément aux lois et réglementations nationales. 6. Dans le cas dâune situation de crise rendant impossible la protection ou la rétrocession dâinformations classifiées, ces dernières sont immédiatement détruites. La Partie destinataire avise dès que possible lâautorité nationale de sécurité de la Partie dâorigine dâune telle destruction. Article 10 Contrats classifiés 1. Avant de communiquer aux contractants ou aux contractants éventuels toute information classifiée reçue de la Partie dâorigine, la Partie destinataire: a) sâassure que le contractant ou le contractant éventuel concerné est titulaire dâune habilitation de sécurité dâétablissement; b) délivre une habilitation de sécurité individuelle de niveau approprié aux personnes dont les fonctions requièrent un accès aux informations classifiées; c) sâassure que toutes les personnes ayant accès à des informations classifiées sont tenues informées de leurs responsabilités en matière de protection dâinformations classifiées; d) effectue des inspections de sécurité périodiques conformément aux lois et réglementations nationales. 2. Tout contrat classifié contient des dispositions relatives aux normes de sécurité et à la classification de chacun des aspects ou éléments du contrat classifié. Une copie de ces dispositions est transmise à lâautorité nationale de sécurité compétente de la Partie au sein de laquelle le Contrat classifié doit être exécuté en vue dâeffectuer des contrôles de sécurité. Article 11 Visites 1. Les visites liées à un contrat classifié impliquant lâaccès à des informations classifiées sont soumises à lâautorisation préalable de lâautorité compétente de la Partie hôte. 2. Toute demande de visite est présentée à lâautorité compétente pertinente au moins dix (10) jours avant le début de la visite et contient les renseignements suivants: a) nom, date et lieu de naissance, nationalité et numéro du passeport ou de la carte dâidentité du visiteur; b) qualité du visiteur et descriptif de lâemployeur que le visiteur représente; c) descriptif du projet auquel le visiteur participe; d) validité et niveau de lâhabilitation de sécurité individuelle du visiteur, si nécessaire; e) nom, adresse, numéro de téléphone/fax, adresse électronique et personne de contact de lâétablissement à visiter; f) objet de la visite, avec mention du niveau le plus élevé des informations classifiées impliquées; g) date et durée de la visite. Dans le cas de visites récurrentes, période totale couverte par les visites; h) date, signature et sceau officiel de lâautorité compétente de la Partie dâorigine. 3. En cas dâurgence, les autorités compétentes peuvent accorder un délai plus court pour la présentation dâune demande de visite. 4. Les autorités compétentes peuvent convenir dâétablir une liste des visiteurs autorisés à effectuer des visites récurrentes. Cette liste est valable pour une première période maximale de douze (12) mois qui peut être prolongée pour une nouvelle période maximale de douze (12) mois. Toute demande de visites récurrentes est présentée conformément au paragraphe 2 du présent article. Une fois la liste approuvée, les visites peuvent être organisées directement par les établissements concernés. 5. Toute information classifiée obtenue par un visiteur est considérée comme une information classifiée en vertu du présent Accord. 6. Chacune des Parties garantit la protection des données personnelles des visiteurs conformément aux lois et réglementations nationales. Article 12 Infraction à la sécurité 1. Les autorités compétentes de la Partie destinataire informent immédiatement lâautorité nationale de sécurité de la Partie dâorigine de toute infraction à la sécurité avérée ou suspectée concernant des informations classifiées échangées dans le cadre du présent Accord. 2. Lâautorité nationale de sécurité de la Partie destinataire prend toutes les mesures appropriées possibles, conformément à ses lois et réglementations nationales, afin de limiter les conséquences de toute infraction à la sécurité et dâempêcher toute violation ultérieure, et veille à mener une enquête appropriée. Sur demande, lâautorité nationale de sécurité de la Partie dâorigine apporte son aide dans le cadre de lâenquête. Sur demande, lâautorité nationale de sécurité de la Partie destinataire communique à lâautorité nationale de sécurité de la Partie dâorigine le résultat de lâenquête et les mesures correctives entreprises à la suite de la violation. Article 13 Frais Chacune des Parties supporte les frais propres encourus du fait de lâapplication du présent Accord. Article 14 Interprétation et règlement des litiges Tout litige quant à lâinterprétation ou lâapplication du présent Accord est exclusivement résolu par voie de consultation entre les Parties. Article 15 Dispositions finales 1. Le présent Accord est conclu pour une durée indéterminée. Il est soumis à approbation conformément aux procédures juridiques nationales des Parties et prend effet le premier jour du deuxième mois qui suit la date de réception de la dernière des notifications informant de lâaccomplissement des exigences requises pour lâentrée en vigueur du présent Accord. 2. Le présent Accord peut être modifié à tout moment moyennant lâaccord écrit des deux Parties. Ces modifications entrent en vigueur conformément aux dispositions du paragraphe 1 du présent article. 3. Chacune des Parties peut, à tout moment, dénoncer par écrit le présent Accord, auquel cas, la validité de ce dernier prend fin six (6) mois après la date de réception de la notification de dénonciation par lâautre Partie. 4. Nonobstant la dénonciation du présent Accord, toutes les informations classifiées transmises en vertu de ce dernier continuent dâêtre protégées conformément aux présentes dispositions, jusquâà ce que la Partie dâorigine dispense la Partie destinataire de cette obligation. 5. Le présent Accord ne porte pas préjudice aux droits et obligations des Parties relevant dâautres conventions internationales. 6. Des modalités dâapplication peuvent être convenues dans le cadre de lâapplication du présent Accord. 7. A la suite de lâentrée en vigueur du présent Accord, la Partie sur le territoire de laquelle lâAccord est signé prend immédiatement les mesures requises pour procéder à lâenregistrement de ce dernier auprès du Secrétariat des Nations Unies, conformément à lâarticle 102 de la Charte des Nations Unies et informe lâautre Partie de cet enregistrement et de son numéro dâenregistrement dans le Recueil des traités des Nations Unies. FAIT à Bruxelles, le 23 juillet 2012, en deux originaux, en langues française, estonienne et anglaise, tous les textes faisant également foi. Dans le cas dâun désaccord quant à lâinterprétation des dispositions du présent Accord, le texte anglais prévaut. EN FOI DE QUOI, les soussignés, dûment autorisés par leurs Gouvernements respectifs, ont signé le présent Accord. Pour le Grand-Duché de Luxembourg (signature) Pour la République dâEstonie (signature) â ACCORD entre le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg et le Gouvernement de Géorgie concernant lâéchange et la protection réciproque dâinformations classifiées Le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg et le Gouvernement de Géorgie, ci-après dénommés les «Parties», désireux de garantir la protection des informations classifiées échangées entre les Parties ou entre les entités juridiques publiques ou privées relevant de leur juridiction, dans le respect de la sécurité et des intérêts nationaux, CONVIENNENT CE QUI SUIT: Article 1 Objet et champ dâapplication 1. Le présent Accord a pour but de garantir la protection des informations classifiées échangées ou produites dans le cadre de la coopération entre les Parties. 2. Le présent Accord régit toute activité et sâapplique à tout contrat ou accord conclu entre les Parties, ainsi quâà tout document échangé par les Parties, impliquant des informations classifiées. Article 2 Définitions Aux fins du présent Accord, il faut entendre par: Information classifiée : toute information, document ou matériel incluant des secrets dâEtat, quelle quâen soit la forme, transmis ou produit entre les Parties conformément aux lois et réglementations nationales de chacune des Parties, nécessitant une protection contre toute divulgation non autorisée, détournement ou perte, désignée et marquée en conséquence. Contrat classifié : tout contrat ou contrat de sous-traitance, y compris toute négociation précontractuelle, contenant des informations classifiées ou impliquant lâaccès à ces dernières. Contractant : toute personne physique ou morale dotée de la capacité juridique de conclure des contrats ou des contrats de sous-traitance. Autorité compétente : toute autorité en charge de lâapplication et de la supervision du présent Accord, conformément aux lois et réglementations nationales des Parties. Habilitation de sécurité : toute décision émanant dâune autorité compétente selon laquelle les particuliers et les entités juridiques publiques ou privées sont autorisés à accéder à des informations classifiées conformément aux lois et réglementations nationales. Partie dâorigine : la Partie, y compris les entités juridiques publiques ou privées relevant de la juridiction de cette dernière, qui transmet des informations classifiées à la Partie destinataire. Partie destinataire : la Partie, y compris les entités juridiques publiques ou privées relevant de la juridiction de cette dernière, qui reçoit des informations classifiées de la Partie dâorigine. Tierce partie : tout Etat, y compris les entités juridiques publiques et privées relevant de la juridiction de ce dernier, ou toute organisation internationale, qui nâest pas lâune des Parties au présent Accord. Besoin dâen connaître : le principe par lequel lâaccès à toute information classifiée ne peut être accordé à une personne que dans le cadre de sa fonction ou mission officielle. Article 3 Autorités compétentes 1. Les autorités compétentes désignées par les Parties en tant que responsables de lâapplication générale et de la supervision pertinente de lâensemble des aspects du présent Accord, sont: a) Pour la Géorgie: le Ministère géorgien des Affaires intérieures; b) Pour le Grand-Duché de Luxembourg: Service de Renseignement de lâEtat Autorité nationale de Sécurité 2. Les autorités compétentes se tiennent mutuellement informées par écrit de toute autre autorité compétente en charge de lâapplication du présent Accord. 3. Les Parties se tiennent mutuellement informées par écrit de toute modification apportée aux autorités compétentes. Article 4 Niveaux de sécurité 1. Toute information classifiée délivrée en vertu du présent Accord est désignée par un niveau de sécurité approprié conformément aux lois et réglementations nationales des Parties. 2. Les équivalences des niveaux de sécurité attribués sont les suivantes: Pour le Grand-Duché de Luxembourg Pour la Géorgie Equivalent en anglais TRES SECRET LUX â â Top Secret SECRET LUX â â Secret CONFIDENTIEL LUX â â Confidential RESTREINT LUX â â Restricted Article 5 Accès à des informations classifiées 1. Chaque Partie sâassure que lâaccès à des informations classifiées est réservé aux personnes qui ont le besoin dâen connaître, conformément aux lois et réglementations nationales, qui sont titulaires dâune habilitation de sécurité correspondante, qui sont autorisées à accéder auxdites informations et qui ont été informées en la matière. 2. Les Parties reconnaissent mutuellement leurs habilitations de sécurité respectives. Article 6 Coopération en matière de sécurité 1. En vue dâappliquer et de conserver des normes de sécurité similaires, les autorités compétentes se tiennent, sur demande, mutuellement informées des normes, procédures et pratiques de sécurité nationales quâelles appliquent en matière de protection des informations classifiées. A cette fin, les autorités compétentes peuvent effectuer des visites réciproques. 2. Les autorités compétentes se tiennent mutuellement informées des risques de sécurité exceptionnels susceptibles de mettre en péril les informations classifiées délivrées. 3. Sur demande, les autorités compétentes se prêtent une assistance mutuelle dans le cadre des procédures dâoctroi des habilitations de sécurité. 4. Les autorités compétentes se tiennent immédiatement informées par écrit de toute modification apportée aux habilitations de sécurité mutuellement reconnues. Article 7 Protection dâinformations classifiées 1. Les Parties accordent aux informations classifiées visées dans le présent Accord la même protection que celle accordée à leurs propres informations de niveau de sécurité correspondant. 2. La Partie dâorigine: a) sâassure que les informations classifiées sont désignées par un niveau de sécurité approprié, conformément aux lois et réglementations nationales. b) informe la Partie destinataire: - de toute condition de transmission ou de toute limite applicable à lâutilisation des informations classifiées; - de toute modification ultérieure apportée au niveau de sécurité des informations classifiées délivrées. 3. La Partie destinataire: a) confirme par écrit la réception des informations classifiées; b) sâassure que les informations classifiées sont désignées par un niveau de sécurité équivalent, conformément au paragraphe 2 de lâarticle 4; et c) sâassure que les niveaux de sécurité ne sont pas modifiés, excepté si la Partie dâorigine lâautorise à la suite dâune demande écrite. 4. La Partie destinataire utilise les informations classifiées uniquement aux fins pour lesquelles elles ont été délivrées et dans les limites fixées par la Partie dâorigine. 5. La Partie destinataire ne délivre aucune information classifiée à une tierce partie sans lâaccord écrit de la Partie dâorigine. Article 8 Transmission dâinformations classifiées Les informations classifiées sont échangées par les Parties, conformément aux législations nationales respectives, par la voie diplomatique et militaire ou par tout autre moyen de communication protégé autorisé avec le consentement préalable des autorités compétentes des deux Parties. Article 9 Reproduction, traduction et destruction dâinformations classifiées 1. Toutes les reproductions et traductions portent un niveau de sécurité approprié et bénéficient du même degré de protection que les informations classifiées originales. Les traductions et le nombre de reproductions est limité au minimum requis pour un usage officiel. 2. Toutes les traductions incluent une note appropriée, dans la langue de traduction, indiquant quâelles contiennent des informations classifiées de la Partie dâorigine. 3. La traduction ou la reproduction dâinformations classifiées de niveau /Secret Lux sont autorisées uniquement avec lâaccord écrit de la Partie dâorigine. La Partie destinataire nâest pas autorisée à traduire ou à reproduire des informations classifiées de niveau /Très Secret Lux. 4. Les informations classifiées ne sont traduites que par des personnes autorisées à accéder à des informations classifiées dâun niveau de sécurité approprié. 5. La Partie dâorigine peut limiter le nombre de reproductions et de traductions dâinformations classifiées ou les interdire. 6. Les informations classifiées de niveau /Très Secret Lux ne sont pas détruites, mais renvoyées à la Partie dâorigine dès lors que les Parties les jugent inutiles. 7. Les informations classifiées de niveau /Secret Lux ou de niveau inférieur sont détruites dès lors que la Partie destinataire les jugent inutiles, conformément aux lois et réglementations nationales. Dans le cas dâune situation de crise rendant impossible la protection ou la rétrocession des informations classifiées délivrées ou émises en vertu du présent Accord, les informations classifiées sont détruites immédiatement. Les autorités compétentes se tiennent mutuellement informées dâune telle destruction dès que possible. Article 10 Contrats classifiés 1. Avant de communiquer aux contractants ou aux contractants éventuels des Parties toute information classifiée reçue de lâautre Partie, la Partie destinataire: a) sâassure que ledit contractant ou contractant éventuel possède la capacité de garantir une protection appropriée des informations classifiées et quâil est titulaire dâune habilitation de sécurité adéquate; b) délivre une habilitation de sécurité de niveau approprié aux personnes dont les fonctions requièrent un accès aux informations classifiées; c) sâassure que toutes les personnes ayant accès à des informations classifiées sont tenues informées de leurs responsabilités en matière de protection dâinformations classifiées; d) effectue des inspections de sécurité périodiques conformément aux lois et réglementations nationales. 2. Tout contrat classifié contient des dispositions relatives aux normes de sécurité et à la classification de chacun des aspects ou éléments du contrat classifié. Une copie de ces dispositions est transmise aux autorités compétentes des Parties en vue dâeffectuer des contrôles de sécurité. Article 11 Visites 1. Les visites impliquant lâaccès à des informations classifiées sont soumises à lâautorisation préalable de lâautorité compétente de la Partie hôte. 2. Toute demande de visite est présentée à lâautorité compétente pertinente au moins vingt (20) jours avant le début de la visite et contient les renseignements suivants: a) nom, date et lieu de naissance, nationalité et numéro du passeport ou de la carte dâidentité du visiteur; b) qualité du visiteur et descriptif de lâemployeur que le visiteur représente; c) descriptif du projet auquel le visiteur participe; d) validité et niveau de lâhabilitation de sécurité du visiteur, si nécessaire; e) nom, adresse, numéro de téléphone/fax, adresse électronique et personne de contact de lâétablissement à visiter; f) objet de la visite, avec mention du niveau le plus élevé des informations classifiées impliquées; g) date et durée de la visite. Dans le cas de visites récurrentes, période totale couverte par les visites; h) date, signature et sceau officiel de lâautorité compétente de la Partie dâorigine. 3. En cas dâurgence, les autorités compétentes peuvent accorder un délai plus court pour la présentation dâune demande de visite. 4. Les autorités compétentes peuvent convenir dâétablir une liste des visiteurs autorisés à effectuer des visites récurrentes. Cette liste est valable pour une première période maximale de 12 mois, qui peut être prolongée pour une nouvelle période maximale de 12 mois. Toute demande de visites récurrentes est présentée conformément au paragraphe 2 du présent article. Une fois la liste approuvée, les visites peuvent être organisées directement par les établissements concernés. 5. Toute information classifiée obtenue par un visiteur est considérée comme une information classifiée en vertu du présent Accord. 6. Chacune des Parties garantit la protection des données personnelles des visiteurs conformément aux lois et réglementations nationales. Article 12 Infraction à la sécurité 1. Chacune des Parties informe immédiatement lâautre Partie de toute infraction à la sécurité ou compromission, suspectée ou avérée, dâinformations classifiées. 2. Lâautorité compétente concernée prend toutes les mesures appropriées possibles, conformément à ses lois et réglementations nationales, afin de limiter les conséquences de toute infraction ou compromission, telle que définie au paragraphe 1 du présent article, ou dâempêcher toute violation ultérieure. Sur demande, lâautorité compétente de lâautre Partie participe à lâenquête; elle est tenue informée du résultat de cette dernière et des mesures correctives entreprises à la suite de la violation. Article 13 Frais Chacune des Parties supporte les frais propres encourus du fait de lâapplication du présent Accord. Article 14 Interprétation et règlement des litiges Tout litige quant à lâinterprétation ou lâapplication du présent Accord est exclusivement résolu par voie de consultation entre les Parties. Article 15 Dispositions finales 1. Le présent Accord est conclu pour une durée indéterminée et prend effet le premier jour du deuxième mois qui suit la date à laquelle les Parties se sont tenues mutuellement informées de lâaccomplissement des procédures internes requises pour son entrée en vigueur. 2. Le présent Accord peut être modifié et/ou complété par écrit avec le consentement mutuel des deux Parties, auquel cas ces modifications feront lâobjet dâun protocole distinct faisant partie intégrante du présent Accord. Lâentrée en vigueur dâun tel protocole est soumise aux dispositions du paragraphe 1 du présent article. 3. Chacune des Parties peut, à tout moment, dénoncer le présent Accord par écrit en utilisant la voie diplomatique, auquel cas la dénonciation prend effet six mois après la date de réception de la notification correspondante. 4. Nonobstant la dénonciation du présent Accord, toutes les informations classifiées transmises en vertu de ce dernier continuent dâêtre protégées conformément aux présentes dispositions, jusquâà ce que la Partie dâorigine dispense la Partie destinataire de cette obligation. 5. Le présent Accord ne porte pas préjudice aux droits et obligations des Parties relevant dâautres conventions internationales. 6. Des modalités dâapplication peuvent être convenues dans le cadre de lâapplication du présent Accord. 7. A la suite de lâentrée en vigueur du présent Accord, la Partie sur le territoire de laquelle lâAccord est signé prend immédiatement les mesures requises pour procéder à lâenregistrement de ce dernier auprès du Secrétariat des Nations Unies, conformément à lâarticle 102 de la Charte des Nations Unies et informe lâautre Partie de cet enregistrement et de son numéro dâenregistrement dans le Recueil des traités des Nations Unies. FAIT à Luxembourg, le 15 octobre 2012 en double exemplaire, en langues française, géorgienne et anglaise, tous les textes faisant également foi. Dans le cas dâun désaccord quant à lâinterprétation des dispositions du présent Accord, le texte anglais prévaut. EN FOI DE QUOI, les soussignés, dûment autorisés, ont signé le présent Accord. Pour le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg (signature) Pour le Gouvernement de la Géorgie (signature)
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Loi du 8 mai 2013 portant approbation des Accords entre le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg et certains pays concernant l’échange et la protection réciproque des informations classifiées.
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