Loi du 27 juin 2013 relative aux banques d’émission de lettres de gage et portant modification de la loi modifiée du 5 avril 1993 relative au secteur financier.
This law replaces the rules for Luxembourg covered-bond banks and sets conditions for issuing and covering letters of gage.
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- Jurisdiction
- Luxembourg
- Instrument
- Act or statute
- Citation
- http://data.legilux.public.lu/eli/etat/leg/loi/2013/06/27/n1/jo
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Loi du 27 juin 2013 relative aux banques d’émission de lettres de gage et portant modification de la loi modifiée du 5 avril 1993 relative au secteur financier.
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Le contenu de la version HTML du Journal officiel luxembourgeois est identique à la version PDF. Loi du 27 juin 2013 relative aux banques dâémission de lettres de gage et portant modification de la loi modifiée du 5 avril 1993 relative au secteur financier. Nous Henri, Grand-Duc de Luxembourg, Duc de Nassau, Notre Conseil dâEtat entendu; De lâassentiment de la Chambre des Députés; Vu la décision de la Chambre des Députés du 11 juin 2013 et celle du Conseil dâEtat du 18 juin 2013 portant quâil nây a pas lieu à second vote; Avons ordonné et ordonnons: â Article unique. La section 3 du chapitre 1 er de la partie I de la loi modifiée du 5 avril 1993 relative au secteur financier est remplacée par le texte suivant: â «Section 3: Dispositions particulières aux banques dâémission de lettres de gage Sous-section 1: Définitions, activités dâune banque dâémission de lettres de gage et protection de la dénomination des lettres de gage Art. 12-1. Définition de lâobjet principal dâune banque dâémission de lettres de gage (1) Les banques dâémission de lettres de gage sont des établissements de crédit qui ont pour objet principal lâactivité consistant à : a) accorder des prêts qui sont garantis par des droits réels immobiliers ou par des sûretés réelles immobilières et émettre sur cette base des titres de créance garantis par ces droits ou ces sûretés, dénommés lettres de gage; b) accorder des prêts qui sont garantis par des obligations ou par dâautres titres de créance semblables répondant aux exigences du paragraphe (2), qui sont à leur tour assortis des garanties indiquées sub lettre a) ou sub lettre e) et émettre sur cette base des titres de créance bénéficiant de ces mêmes garanties, dénommés lettres de gage; c) accorder des prêts à des collectivités de droit public et émettre des titres de créance garantis par les créances résultant de ces prêts, dénommés lettres de gage; d) accorder des prêts qui sont garantis: - par des collectivités de droit public, - par des obligations émises par des collectivités de droit public, - par des obligations répondant aux exigences du paragraphe (2) et émises par des établissements de crédit établis dans un Etat membre de lâUnion européenne, de lâEspace Economique Européen ou de lâOrganisation de coopération et de développement économiques (OCDE), ou dans un autre Etat visé à lâarticle 12-3, paragraphe 2, lettre c), tiret 2, lesquelles obligations sont à leur tour garanties par des créances sur des collectivités de droit public, - par dâautres engagements pris sous quelque forme que ce soit par des collectivités de droit public, et émettre sur cette base des titres de créance garantis par les créances résultant de ces prêts, dénommés lettres de gage; e) accorder des prêts qui sont garantis par des droits réels mobiliers ou sûretés réelles mobilières et émettre sur cette base des titres de créance garantis par ces droits ou ces sûretés dénommés lettres de gage; f) accorder des prêts à des établissements de crédit, qui sont établis dans un Etat membre de lâUnion européenne, de lâEspace Economique Européen ou de lâOrganisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et qui participent à un système de garantie institutionnelle au sens de lâarticle 12-3, paragraphe (2), lettre e), et émettre sur cette base des titres de créance garantis par les créances résultant de ces prêts, dénommés lettres de gage; g) accorder des prêts qui sont garantis par - des obligations qui sont émises par des établissements de crédit établis dans un Etat membre de lâUnion européenne, de lâEspace Economique Européen ou de lâOrganisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et qui participent à un système de garantie institutionnelle au sens de lâarticle 12-3, paragraphe (2), lettre e), - dâautres engagements pris sous quelque forme que ce soit par des établissements de crédit établis dans un Etat membre de lâUnion européenne, de lâEspace Economique Européen ou de lâOrganisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et qui participent à un système de garantie institutionnelle au sens de lâarticle 12-3, paragraphe (2), lettre e), et émettre sur cette base des titres de créance garantis par les créances résultant de ces prêts, dénommés lettres de gage. (2) Les prêts accordés conformément aux dispositions qui précèdent peuvent lâêtre sous quelque forme que ce soit, y compris sous forme dâacquisition dâobligations ou dâautres titres de créance semblables qui: - soit répondent aux conditions fixées par lâarticle 43, paragraphe (4) de la loi du 17 décembre 2010 concernant les organismes de placement collectif. Ces obligations ou autres titres de créance semblables doivent être émis par des établissements de crédit ou par des collectivités de droit public ou par un établissement de crédit, membre dâun système de garantie institutionnelle au sens de lâarticle 12-3, paragraphe (2), lettre e) et doivent être assortis des garanties mentionnées sous paragraphe (1) lettres a) à g) du présent article; - soit sont émis par un véhicule de titrisation ou par un compartiment dâun véhicule de titrisation dont les avoirs sont, à concurrence de 90% au moins constitués de créances, sous toutes les formes, sur ou garanties par des collectivités de droit public. Ce taux est de 50% si la masse de couverture des lettres de gage publiques de la banque comprend au maximum 20% de titres visés par la phrase précédente. Ces obligations ou titres de créance doivent bénéficier du premier échelon de qualité du crédit accordé par une agence de notation qui est enregistrée sur la liste des agences de notation de crédit de lâAEMF (ESMA) en vertu du règlement (CE) n° 1060/2009 du Parlement européen et du Conseil du 16 septembre 2009 sur les agences de notation de crédit. Une banque ne peut appliquer quâune seule des deux méthodes définies au présent tiret; - soit sont émis par un véhicule de titrisation ou par un compartiment dâun véhicule de titrisation dont les avoirs sont, à concurrence de 90% au moins constitués de créances, sous toutes les formes, sur ou garanties par des établissements de crédit membres dâun système de garantie institutionnelle au sens de lâarticle 12-3, paragraphe 2 lettre e). Ce taux est de 50% si la masse de couverture des lettres de gage mutuelles de la banque comprend au maximum 20% de titres visés par la phrase précédente. Ces obligations ou titres de créance doivent bénéficier du premier échelon de qualité du crédit accordé par une agence de notation qui est enregistrée sur la liste des agences de notation de crédit de lâAEMF (ESMA) en vertu du règlement (CE) n° 1060/2009 du Parlement européen et du Conseil du 16 septembre 2009 sur les agences de notation de crédit. Une banque ne peut appliquer quâune seule des deux méthodes définies au présent tiret; - soit sont émis par un véhicule de titrisation ou par un compartiment dâun véhicule de titrisation dont les avoirs sont à concurrence de 90% au moins constitués de créances garanties par des droits réels immobiliers ou des sûretés réelles immobilières. Ce taux est de 50% si la masse de couverture des lettres de gage hypothécaires de la banque comprend au maximum 20% de titres visés par la phrase précédente. Ces obligations ou titres de créance doivent bénéficier du premier échelon de qualité du crédit accordé par une agence de notation qui est enregistrée sur la liste des agences de notation de crédit de lâAEMF (ESMA) en vertu du règlement (CE) n° 1060/2009 du Parlement européen et du Conseil du 16 septembre 2009 sur les agences de notation de crédit. Une banque ne peut appliquer quâune seule des deux méthodes définies au présent tiret; - soit sont émis par un véhicule de titrisation ou par un compartiment dâun véhicule de titrisation dont les avoirs sont à concurrence de 90% au moins constitués de créances garanties par des droits réels mobiliers ou des sûretés réelles mobilières, pris séparément par catégorie de lettres de gage au sens de lâarticle 12-5 paragraphe (3). Ce taux est de 50% si les masses de couverture respectives des lettres de gage mobilières de la banque comprennent au maximum 20% de titres visés par la phrase précédente. Ces obligations ou titres de créance doivent bénéficier du premier échelon de qualité du crédit accordé par une agence de notation qui est enregistrée sur la liste des agences de notation de crédit de lâAEMF (ESMA) en vertu du règlement (CE) n° 1060/2009 du Parlement européen et du Conseil du 16 septembre 2009 sur les agences de notation de crédit. Une banque ne peut appliquer quâune seule des deux méthodes définies au présent tiret; - soit sont garantis par des collectivités de droit public; - soit sont garantis par un établissement de crédit membre dâun système de garantie institutionnelle au sens de lâarticle 12-3, paragraphe (2) lettre e) ci-après. Art. 12-2. Définition des activités accessoires et auxiliaires dâune banque dâémission de lettres de gage (1) Les banques dâémission de lettres de gage ne peuvent exercer dâautres activités bancaires et financières que de manière accessoire et auxiliaire à leur activité principale. Aux fins de la présente disposition, sont considérées comme activités accessoires notamment les activités suivantes: a) acheter et vendre des titres en nom propre pour compte de tiers, à lâexclusion toutefois des transactions à terme; b) dans le but dâaccorder des prêts hypothécaires, des prêts aux collectivités de droit public et des prêts visés à lâarticle 12-1 paragraphe (1): - recevoir en dépôt des capitaux de tiers avec ou sans intérêts, - contracter des emprunts et constituer des sûretés pour ces emprunts, - émettre des obligations non soumises à la couverture obligatoire prescrite pour les lettres de gage visées à lâarticle 12-1, paragraphe (1); c) assurer la garde et la gestion de titres pour le compte de tiers; d) acquérir des participations dans des entreprises, lorsque ces participations sont destinées à promouvoir les opérations effectuées conformément à lâarticle 12-1, et que la responsabilité de la banque dâémission de lettres de gage résultant de ces participations est limitée par la forme juridique de lâentreprise, à la condition que chaque participation ne dépasse pas au total le tiers de la valeur nominale de toutes les parts de lâentreprise dans laquelle est prise la participation. Une participation plus élevée est autorisée, dans la mesure où lâobjet social de lâentreprise vise pour lâessentiel, en vertu de la loi ou de ses statuts, des opérations du type de celles que la banque dâémission de lettres de gage est autorisée à effectuer elle-même; le montant total de ces participations ne peut dépasser 20% des fonds propres de la banque dâémission. (2) Les banques dâémission de lettres de gage peuvent utiliser les fonds disponibles pour: a) les déposer auprès dâétablissements de crédit appropriés; b) racheter leurs lettres de gage hypothécaires, lettres de gage publiques, lettres de gages mobilières et lettres de gage mutuelles; c) acheter des lettres de change et chèques, - des titres, créances, effets du Trésor et bons du Trésor dont le débiteur est une collectivité de droit public, - des titres de créance dont le paiement des intérêts et le remboursement sont garantis par une collectivité de droit public, - dâautres titres de créance admis à la cote officielle dâune bourse; d) accorder des avances sur gages de titres selon un règlement intérieur à établir par la banque dâémission de lettres de gage. Le règlement doit préciser quels sont les titres susceptibles dâêtre pris en gage et fixer le montant autorisé de lâavance; e) les placer sous forme de parts dâinvestissement dans des actifs investis selon le principe de la répartition des risques, lesdites parts ayant été émises par une société de placement de capitaux ou une société dâinvestissement étrangère, soumise à une surveillance officielle spéciale dans un but de protection des détenteurs de titres, si aux termes des conditions contractuelles ou des statuts de la société de placement de capitaux ou de la société dâinvestissement les actifs ne peuvent être placés que dans des titres de créance visés à la lettre c) et dans des dépôts bancaires. (3) Lâacquisition dâimmeubles et de meubles nâest permise aux banques dâémission de lettres de gage que dans le but dâéviter des pertes sur hypothèques et pour leurs propres besoins. Art. 12-3. Définitions techniques (1) Les lettres de gage émises selon les dispositions prévues à lâarticle 12-1, paragraphe (1), - lettres a) et b), sont appelées «lettres de gage hypothécaires»; - lettres c) et d), sont appelées «lettres de gage publiques»; - lettre e), prennent le nom «lettres de gage mobilières» suivi du nom de la catégorie dâactifs qui compose la masse de couverture; - lettres f) et g), sont appelées «lettres de gage mutuelles». (2) Au sens de la présente section, il y a lieu dâentendre a) Par «droits réels immobiliers»: le droit de propriété et ses démembrements, le droit de superficie, le droit dâemphytéose ainsi que tous autres droits réels immobiliers similaires prévus par les droits des Etats membres de lâUnion européenne, de lâEspace Economique Européen, ou de lâOrganisation de coopération et de développement économiques (OCDE) ou dâun autre Etat visé à la lettre c), tiret 2, et conférant un droit sur un bien immobilier situé dans un de ces Etats et opposable aux tiers. Par «droits réels mobiliers»: le droit de propriété et ses démembrements, ainsi que tous autres droits réels mobiliers similaires prévus par les droits des Etats membres de lâUnion européenne, de lâEspace Economique Européen, ou de lâOrganisation de coopération et de développement économiques (OCDE) ou dâun autre Etat visé à la lettre c), tiret 2, et conférant un droit sur un bien mobilier inscrit dans un registre public dâun de ces Etats et opposable aux tiers. b) Par «sûretés réelles immobilières»: lâhypothèque, lâantichrèse ainsi que toutes autres sûretés réelles immobilières similaires prévues par les droits des Etats membres de lâUnion européenne, de lâEspace Economique Européen ou de lâOrganisation de coopération et de développement économiques (OCDE) ou dâun autre Etat visé à la lettre c), tiret 2, et conférant une sûreté réelle sur un bien immobilier situé dans un de ces Etats et opposable aux tiers. Par «sûretés réelles mobilières»: toute hypothèque et toutes autres sûretés réelles mobilières prévues par les droits des Etats membres de lâUnion européenne, de lâEspace Economique Européen, de lâOrganisation de coopération et de développement économiques (OCDE) ou dâun autre Etat visé à la lettre c), tiret 2, conférant une sûreté réelle sur un bien mobilier opposable aux tiers. Cette hypothèque et ces sûretés réelles mobilières doivent être inscrites dans un registre public situé dans un Etat membre de lâUnion européenne, de lâEspace Economique Européen, de lâOrganisation de coopération et de développement économiques (OCDE) ou dâun autre Etat visé à la lettre c), tiret 2. c) Par «collectivités de droit public»: - les Etats membres de lâUnion européenne, de lâEspace Economique Européen, de lâOCDE, - les autres Etats, lorsquâils bénéficient du premier échelon de qualité du crédit accordé par une agence de notation qui est enregistrée sur la liste des agences de notation de crédit de lâAEMF (ESMA) en vertu du Règlement (CE) n° 1060/2009 du Parlement européen et du Conseil du 16 septembre 2009 sur les agences de notation de crédit, si la masse de couverture des lettres de gage publiques, hypothécaires, mobilières et mutuelles de la banque comprend au maximum 50% des expositions cumulées sur ces Etats, ou les autres Etats, lorsquâils bénéficient du second échelon de qualité du crédit accordé par une agence de notation qui est enregistrée sur la liste des agences de notation de crédit de lâAEMF (ESMA) en vertu du règlement (CE) n° 1060/2009 du Parlement européen et du Conseil du 16 septembre 2009 sur les agences de notation de crédit, si la masse de couverture des lettres de gage publiques, hypothécaires, mobilières et mutuelles de la banque comprend au maximum 10% des expositions cumulées sur ces Etats. Pour lâapplication des deux tirets ci-dessus, la notion dâEtat englobe les institutions ou organes, les administrations centrales, les autorités régionales ou locales, les autres autorités publiques, les autres organismes ou entreprises publics de chaque Etat. d) Par «entreprise publique»: toute entreprise sur laquelle lâEtat ou dâautres collectivités territoriales peuvent exercer directement ou indirectement une influence dominante du fait de la propriété, de la participation financière ou des règles qui la régissent. Lâinfluence dominante est présumée lorsque lâEtat ou dâautres collectivités territoriales, directement ou indirectement à lâégard de lâentreprise: - détiennent la majorité du capital souscrit de lâentreprise, ou - disposent de la majorité des voix attachées aux parts émises par lâentreprise, ou - peuvent désigner plus de la moitié des membres de lâorgane dâadministration, de direction ou de surveillance de lâentreprise. e) Par «système de garantie institutionnelle», un système, - dont lâobjet statutaire est dâécarter les difficultés dâordre économique imminentes ou existantes des établissements membres du système, - qui, dans le cadre de son objet, doit accorder le soutien nécessaire pour maintenir la liquidité et la solvabilité afin dâéviter lâinsolvabilité des établissements membres par des fonds immédiatement disponibles, - dont le dispositif pour le contrôle et la classification des risques des établissements membres individuels et du système de garantie est adéquat et qui informe lâétablissement membre de la classification des risques respectifs, - qui publie au moins une fois par an un rapport comprenant un état des biens (actifs et passifs), un compte de pertes et profits, un rapport de situation et un rapport sur les risques concernant le système de garantie dans son ensemble, - qui dispose de suffisamment de membres ayant une activité économique essentiellement similaire, - dont les membres sont obligés de mettre à la disposition du système de garantie sur sa demande et sans délai les rapports dâaudit, les coefficients et valeurs de lâétablissement membre respectif et de ses succursales, - dont les membres sont obligés dâinformer sans délai le système de garantie de leur intention de reprendre une entreprise qui ne fait pas partie du système ou de modifier ou de mettre fin à une participation existante dans une telle entreprise, - dont les membres sont obligés dâinformer le système de garantie sans délai dès quâil devient apparent que lâétablissement membre nâest pas en mesure de couvrir les risques découlant de son activité par ses fonds propres ou de faire face à ses obligations dans les délais, - dont les membres sont obligés, en cas de difficultés économiques imminentes ou existantes de lâétablissement membre concerné et sur demande du système de garantie, de préparer un plan de redressement pour remédier à cette situation, plan dans lequel les mesures nécessaires et les effets de celle-ci sur la situation pécuniaire et le rendement de lâétablissement sont détaillés et prévoyant que lâétablissement membre concerné est obligé, après avoir obtenu le consentement du système de garantie de transposer ce plan de restructuration et, - dont le dispositif de contrôle et de classification des risques tant des établissements membres individuels que du système de garantie a été confirmé comme étant suffisant et adéquat par la CSSF sur avis de la Banque centrale du Luxembourg, ou par une autre autorité de surveillance comparable, compétente pour le système de garantie, et qui est contrôlé à des intervalles réguliers. Art.12-4. Modalités spécifiques (1) Les droits réels immobiliers, les droits réels mobiliers, les sûretés réelles immobilières et les sûretés réelles mobilières visés ci-dessus doivent, pour répondre aux exigences de la présente loi, être tels quâils autorisent leur titulaire à réaliser ces droits et sûretés en vue dâobtenir paiement de toutes les créances que ces droits et sûretés garantissent sans quâil puisse être fait obstacle à cette réalisation par des droits quelconques de tiers, que ces droits soient des droits de nature publique ou privée. Les droits réels immobiliers, les droits réels mobiliers, les sûretés réelles immobilières et les sûretés réelles mobilières sont soit détenus directement par la banque dâémission de lettres de gage qui émettent des lettres de gage, soit détenus pour le compte de la banque dâémission de lettres de gage par une banque tierce établie dans un pays membre de lâUnion européenne, de lâEspace Economique Européen, de lâOrganisation de coopération et de développement économiques (OCDE) ou dâun autre Etat visé à la lettre c), tiret 2 du paragraphe 2 de lâarticle 12-3. (2) Les dispositions des articles 86 à 94-8 de la loi modifiée du 10 août 1915 concernant les sociétés commerciales sâappliquent en matière de lettres de gage. (3) Nul ne peut émettre des valeurs mobilières ou dâautres titres de créance sous la dénomination de «lettres de gage», (en allemand «Pfandbriefe», en anglais «mortgage bonds»), ou sous toute autre dénomination identique ou analogue en une autre langue sâil ne remplit pas les conditions fixées par la présente section. Sous-section 2: Valeurs de couverture des lettres de gage, contrôle par un réviseur spécial et droit de préférence des porteurs de lettres de gage Art. 12-5 . Valeurs de couverture (1) Les valeurs de couverture ordinaires sont constituées par les créances assorties de leurs garanties, décrites à lâarticle 12-1 paragraphe (1) et détenues en propriété par la banque dâémission de lettres de gage en contrepartie de ses engagements résultant de lâémission de lettres de gage. Au cas où les valeurs de couverture sont devenues propriété de la banque en raison dâun transfert de propriété à titre de garantie, ce transfert de propriété doit avoir été effectué en vue de garantir les créances inscrites à lâactif du bilan de la banque dâémission de lettres de gage. Le transfert de propriété à titre de garantie doit être constitué en vertu dâun contrat de garantie financière au sens de la loi du 5 août 2005 sur les contrats de garantie financière ou dâune autre garantie similaire à laquelle une loi étrangère sâapplique. (2) Ne sont éligibles comme valeurs de couverture pour les lettres de gage publiques que les créances qui sont décrites aux lettres c) et d) de lâarticle 12-1, paragraphe (1) et qui sont exigibles des collectivités de droit public sans que celles-ci ne puissent faire valoir dâexception tirée du rapport de base ayant donné lieu à la créance. (3) Les valeurs de couverture forment autant de masses séparées quâil existe de catégories différentes de lettres de gage émises. (4) Dans chacune des masses les valeurs de couverture ordinaires peuvent être remplacées à hauteur de 20% de la valeur nominale des lettres de gage en circulation par des valeurs de couverture de remplacement constituées par: a) de lâargent comptant; b) des avoirs auprès de banques centrales ou auprès dâétablissements de crédit établis dans un Etat membre de lâUnion européenne, de lâEspace Economique Européen, de lâOrganisation de coopération et de développement économiques (OCDE) ou dâun autre Etat visé à lâarticle 12-3, paragraphe 2, lettre c), tiret 2; c) des obligations répondant aux conditions de lâarticle 43, paragraphe (4) de la loi du 17 décembre 2010 concernant les organismes de placement collectif. (5) Le montant nominal des valeurs de couverture doit à tout moment représenter au moins 102% du montant nominal des lettres de gage en circulation. La valeur actualisée des valeurs de couverture doit à tout moment représenter au moins 102% de la valeur actualisée des lettres de gage en circulation. Ces valeurs de couverture doivent avoir un revenu global en intérêts au moins égal au montant en intérêts de ces mêmes lettres de gage. Afin dâassurer la couverture globale en principal et intérêts des lettres de gage en circulation et des autres créances bénéficiant du droit de préférence mentionné à lâarticle 12-8, les banques dâémission de lettres de gage doivent prendre les mesures appropriées et peuvent recourir notamment à des instruments financiers à terme. Les valeurs résultant de telles mesures doivent être comprises dans les valeurs de couverture exigées par la présente loi. Les sommes dues au titre de ces mesures, le cas échéant après compensation, bénéficient du droit de préférence mentionné à lâarticle 12-8. Les sommes dues au titre des instruments financiers à terme utilisés pour la couverture des autres opérations ne bénéficient pas de ce droit de préférence. (6) Les créances résultant de prêts assortis des garanties prévues à lâarticle 12-1, paragraphe (1), lettres a), b) et e) ne peuvent servir de valeurs de couverture quâà hauteur de 60% de la valeur estimée de réalisation du bien immobilier ou mobilier servant de garantie. Ce taux est de 80% pour les créances résultant de prêts assortis des garanties prévues à lâarticle 12-1, paragraphe (1), lettres a) et b) et qui financent des immeubles dâhabitation. Cette estimation est à faire avec sincérité et prudence conformément aux règles dâévaluation énoncées à lâarticle 12-7 paragraphe (2); elle prendra en considération uniquement les caractéristiques durables du bien et le revenu durable quâil est susceptible de procurer à tout propriétaire qui en fait un usage normal conforme à sa destination. Les dispositions de lâalinéa précédent ne sont pas applicables pour des prêts accordés sous forme dâobligations ou de titres de créance. En ce qui concerne les immeubles, peuvent servir de garantie des immeubles dâhabitation ainsi que des immeubles à usage industriel, commercial ou professionnel. En ce qui concerne les meubles, peuvent servir de garantie des catégories dâactifs tels quâentre autres des aéronefs, des navires, des bateaux, des objets ferroviaires. Cette liste nâest pas limitative et préalablement au financement dâune nouvelle catégorie dâactifs, une demande dâautorisation doit être introduite auprès de la CSSF. Art. 12-6. Registre des valeurs de couverture et transparence (1) Toute banque dâémission de lettres de gage est tenue dâétablir un registre dénommé «registre des gages» dans lequel toutes les valeurs de couverture doivent être inscrites individuellement. Ce registre comprend autant de parties quâil existe de types différents de valeurs de couverture affectées aux différents types de lettres de gage émises, en application des dispositions de lâarticle 12-5 paragraphe (3). (2) Les banques dâémission de lettres de gage publient des informations relatives à la composition des masses de couverture, aux émissions et à lâémetteur des lettres de gage. Les modalités de cette publication sont définies par la CSSF. Art. 12-7. Contrôle par un réviseur dâentreprises agréé spécial (1) Toute banque dâémission de lettres de gage doit avoir un réviseur dâentreprises agréé spécial, différent du réviseur dâentreprises agréé qui effectue le contrôle légal de ses comptes. Ce réviseur dâentreprises agréé spécial est nommé par la CSSF sur proposition de la banque. Le réviseur dâentreprises agréé spécial est tenu de faire rapport à la CSSF sur les constatations et observations faites dans lâexercice de ses fonctions. Le réviseur dâentreprises agréé spécial peut, à tout moment, être démis de ses fonctions par la CSSF. (2) Les fonctions du réviseur dâentreprises agréé spécial consistent à veiller à ce que les valeurs de couverture qui, dâaprès la présente loi, sont à fournir par les banques dâémission de lettres de gage soient dûment constituées et inscrites dans le registre des gages, atteignent le montant prescrit et continuent à exister. Le réviseur dâentreprises agréé spécial est également tenu de vérifier si lâestimation des biens immobiliers et mobiliers servant de garanties réelles a été faite dâaprès les règles dâévaluation que lâétablissement de crédit devra établir à cette fin sous lâapprobation de la CSSF, et si le taux maximum de couverture pour lequel les biens immobiliers et mobiliers en question peuvent servir de garantie a été respecté. Le réviseur dâentreprises agréé spécial nâest pas tenu de vérifier si la valeur estimée des biens immobiliers et mobiliers en question correspond à leur valeur réelle. (3) Les valeurs de couverture inscrites dans le registre des gages ne peuvent être radiées quâavec lâaccord écrit du réviseur dâentreprises agréé spécial. Le réviseur dâentreprises agréé spécial est tenu dâassurer conjointement avec la banque dâémission de lettres de gage la conservation des valeurs de couverture inscrites dans le registre des gages ainsi que celle des actes relatifs à ces valeurs. Il est tenu de se dessaisir de ces valeurs et actes à la demande et entre les mains de la banque et de consentir à la radiation des inscriptions portées sur le registre des gages pour autant que les autres valeurs de couverture qui y sont inscrites sont suffisantes pour couvrir intégralement les lettres de gage en circulation. (4) Le réviseur dâentreprises agréé spécial exerce ses fonctions en toute indépendance tant à lâégard de lâétablissement de crédit que des porteurs de lettres de gage et de lâautorité de surveillance. (5) Le réviseur dâentreprises agréé spécial ne représente pas les porteurs de lettres de gage. (6) Avant lâémission des lettres de gage chacune dâelles est à munir dâun certificat du réviseur dâentreprises agréé spécial attestant lâexistence de la couverture légalement requise et son inscription au registre des gages. La signature du certificat par le réviseur dâentreprises agréé spécial peut être soit manuscrite, soit imprimée, soit apposée au moyen dâune griffe. (7) Tout différend entre le réviseur dâentreprises agréé spécial et la banque dâémission de lettres de gage sera réglé par la CSSF. Art. 12-8. Droit de préférence des porteurs de lettres de gage (1) Sans préjudice des conditions à remplir et des formalités à accomplir pour la constitution et le maintien des garanties comprises dans les valeurs de couverture, celles-ci servent prioritairement à garantir aux porteurs de lettres de gage le paiement de lâintégralité de leurs créances sur lâémetteur des lettres de gage en raison de celles-ci. Les valeurs de couverture ne peuvent être ni saisies, ni faire lâobjet dâune quelconque mesure dâexécution par des créanciers personnels de lâémetteur autres que les porteurs de lettres de gage. (2) Lâinscription des valeurs de couverture dans le registre des gages confère un droit de préférence aux porteurs de lettres de gage sur les valeurs de couverture primant tous autres droits, privilèges et priorités de quelque nature quâils soient, y compris ceux du Trésor, sans quâil y ait lieu de conclure un contrat spécial dâaffectation, de nantissement ou autre, de remettre aux porteurs de lettres de gage ou à un tiers convenu les valeurs de couverture et dâaccomplir une quelconque signification ou autre formalité. Lâinscription dans le registre fait foi de sa date. (3) Quelle que soit la date de leur émission, les lettres de gage dâun même type sont garanties au même rang par les valeurs de couverture qui leur sont respectivement affectées suivant quâil sâagit de lettres de gage hypothécaires, de lettres de gage publiques, de lettres de gage mobilières ou de lettres de gage mutuelles, et elles jouissent des mêmes droits de préférences en cas de liquidation collective de la banque dâémission de lettres de gage. Sous-section 3: Administration dâune banque dâémission de lettres de gage en cas de sursis de paiement et de liquidation Art. 12-9. Création de compartiments patrimoniaux et maintien de lâagrément dâune banque dâémission de lettres de gage pour une activité limitée (1) Le jugement du Tribunal dâarrondissement, siégeant en matière commerciale, qui prononce conformément à la partie IV, soit le sursis de paiement soit la liquidation dâune banque dâémission de lettres de gage, entraîne de plein droit la séparation du patrimoine de la banque en deux parties: a) les différentes catégories de lettres de gage, avec leurs valeurs de couverture, et les réserves y afférentes déposées auprès de la banque centrale, formant autant de masses séparées en vertu de lâarticle 12-5, paragraphe (3) constituent autant de compartiments patrimoniaux séparés et distincts. Le patrimoine de la banque dâémission de lettres de gage en activité limitée comprend également lâensemble des sommes provenant du recouvrement, du remboursement ou du paiement des actifs ou de la réalisation des valeurs de couverture inscrites dans le registre visé à lâarticle 12-6 ou de garanties qui, sous quelque forme et dénomination que ce soit, ont été fournies en relation avec les valeurs de couverture. Ces compartiments patrimoniaux séparés nâont pas de personnalité juridique distincte de celle de la banque dâémission de lettres de gage en activité limitée qui est administrée par lâadministrateur prévu à lâarticle 12-10. Aux compartiments patrimoniaux sâappliquent les garanties et droit de préférence des porteurs de lettres de gage prévus à lâarticle 12-8. Les chapitres 1 er et 2 de la partie IV ne sâappliquent pas aux compartiments patrimoniaux de la banque dâémission de lettres de gage en activité limitée, b) la masse restante de la banque dâémission de lettres de gage, liée à lâactivité accessoire de la banque, visée à lâarticle 12-2. Les chapitres 1 er et 2 de la partie IV sâappliquent à cette masse restante. (2) Nonobstant les dispositions de lâarticle 450 du Code de commerce , la liquidation collective dâune banque dâémission de lettres de gage nâa pas pour effet de rendre exigibles les lettres de gage et autres créances bénéficiant du droit de préférence mentionné à lâarticle 12-8. Les dispositions des articles 444, alinéa 2, et 445 du Code de commerce ne sont pas applicables aux contrats conclus par ou avec la banque dâémission de lettres de gage, ni aux actes juridiques accomplis par elle ou à son profit, lorsque ces contrats ou ces actes sont directement liés aux opérations prévues à lâarticle 12-1 et aux contrats sur instruments financiers à terme sây rapportant. (3) Lâobjet de la banque dâémission de lettres de gage en activité limitée est dâassurer la gestion des compartiments patrimoniaux visés à la lettre a) du paragraphe (1) ainsi que lâexécution intégrale et à échéance des obligations résultant des lettres de gage. (4) Lâagrément initial de la banque dâémission de lettres de gage prévu à lâarticle 12-1 est maintenu de plein droit dans le chef de la banque dâémission de lettres de gage en activité limitée pour lâexécution de son objet défini au paragraphe (3). Les banques dâémission de lettres de gage en activité limitée restent soumises au respect des dispositions légales et réglementaires qui leur sont applicables. (5) Lorsque le Tribunal dâarrondissement, en application des articles 12-11 ou 12-12, ouvre une procédure de sursis de paiement ou de liquidation à lâégard dâun compartiment patrimonial, la banque dâémission de lettres de gage en activité limitée continue avec les compartiments patrimoniaux restants. Art. 12-10. A dministration des compartiments patrimoniaux dâune banque dâémission de lettres de gage en activité limitée (1) Le jugement visé à lâarticle 12-9, paragraphe 1 er nomme pour la banque dâémission de lettres de gage en activité limitée, un ou plusieurs administrateurs agissant collégialement, pour exécuter les obligations résultant des lettres de gage à leurs échéances respectives. La fonction de lâadministrateur est exercée aussi longtemps que les procédures dâassainissement et de liquidation qui sont mises en Åuvre à la suite du jugement visé à lâarticle 12-9, paragraphe (1), produisent leurs effets. (2) A la requête de la CSSF, le jugement peut prévoir une liste de fonctions et de ressources, techniques ou humaines, essentielles et nécessaires pour lâadministration de la banque dâémission de lettres de gage en activité limitée auxquelles lâadministrateur peut recourir. (3) Lâadministrateur exerce la fonction de gestionnaire pour les compartiments patrimoniaux de la banque dâémission de lettres de gage qui se trouve en activité limitée. Il représente judiciairement et extrajudiciairement la banque dâémission de lettres de gage en activité limitée ainsi que ses compartiments patrimoniaux, y compris à lâégard de lâadministrateur ou du liquidateur de la masse visée à lâarticle 12-9, paragraphe 1 er , à la lettre b). (4) Lâadministrateur présente toutes les garanties dâhonorabilité et de qualification professionnelles. Le tribunal révoque lâadministrateur sur requête de la CSSF. La rémunération de lâadministrateur est fixée par le tribunal. La rémunération de lâadministrateur et les frais autres en relation avec lâadministration sont garantis par un privilège précédant les autres créances, y compris celui des porteurs de lettres de gage. La responsabilité de lâadministrateur est régie selon les dispositions relatives à la responsabilité des administrateurs. La rémunération en contrepartie des services fournis par lâadministrateur conformément au paragraphe 2, de même que les frais autres en relation avec lâadministration, sont supportés par la banque dâémission de lettres de gage en activité limitée. (5) La gestion dâun compartiment patrimonial se fera de manière indépendante et distincte dans le seul intérêt des porteurs de lettres de gage. Lâadministrateur gère les valeurs de couverture, exerce au fur et à mesure de leurs échéances les droits des porteurs de lettres de gage sur les valeurs de couverture au nom des porteurs de lettres de gage et au nom de la banque dâémission de lettres de gage, au nom ou pour le compte de laquelle ces valeurs sont détenues par des tiers ou inscrites ou enregistrées auprès de tiers ou sur des registres publics. (6) Sans préjudice des modalités prévues par le jugement qui le nomme, et sans préjudice des pouvoirs de la CSSF, lâadministrateur pose tous les actes par rapport à la banque dâémission de lettres de gage en activité limitée pour autant que ceux-ci soient nécessaires à la gestion des compartiments patrimoniaux et que ces actes soient dans lâintérêt du paiement intégral à lâéchéance respective des lettres de gage. Lâadministrateur peut émettre de nouvelles lettres de gage pour le compte de la banque dâémission de lettres de gage en activité limitée. Lâadministrateur informe régulièrement, ou à leur demande, la CSSF ou le tribunal de lâétat de sa mission. Lâadministrateur établit un bilan au moment de lâentrée en fonction. Il établit annuellement un bilan et un rapport sur la situation de la banque en activité limitée ainsi que sur les compartiments patrimoniaux. (7) Lâadministrateur peut conclure avec un établissement de crédit hypothécaire agréé et contrôlé par les autorités compétentes dâun Etat membre de lâUnion européenne, de lâEspace Economique Européen ou de lâOrganisation de coopération et de développement économiques (OCDE) un contrat de service portant sur la gestion des lettres de gage et la réalisation des valeurs de couverture au fur et à mesure des échéances des lettres de gage. La validité de ce contrat de service est soumise à une approbation préalable et écrite de la CSSF. (8) Lâadministrateur peut transférer lâensemble constitué par les lettres de gage et les valeurs de couverture à un établissement de crédit hypothécaire, comparable aux banques dâémissions de lettres de gage telles que prévues dans la présente loi, et contrôlé par une autorité publique exerçant une surveillance dâun niveau comparable à celle exercée par la CSSF. La CSSF donne son autorisation préalablement au transfert. Sur requête de lâadministrateur et préalablement au transfert, le tribunal dâarrondissement de Luxembourg, siégeant en matière commerciale, doit homologuer le transfert, la CSSF et lâadministrateur préalablement entendus. Le contrat établi par acte authentique, conclu au nom et pour le compte de la banque dâémission de lettres de gage à activité limitée par lâadministrateur avec lâétablissement à qui les compartiments patrimoniaux sont transférés, doit au moins couvrir les points suivants: a) le nom, le siège et lâadresse des parties cédantes et cessionnaires, b) lâaccord concernant le transfert de la globalité des valeurs inscrites dans le registre ainsi que les obligations résultant des lettres de gage ainsi que leurs contreparties le cas échéant, c) une description détaillée des valeurs à transférer et des obligations résultant des lettres de gage. Lâadministrateur et le représentant de lâétablissement cessionnaire inscrivent le transfert dans les registres du commerce et des sociétés du siège de la banque dâémission de lettres de gage, tant cédante que cessionnaire. Une copie authentique de lâaccord de transfert est jointe à lâinscription. Lâinscription doit se faire dans le registre de commerce et des sociétés de la banque cessionnaire, ensuite dans le registre de la banque cédante. Lâinscription est publiée au Mémorial. Lâinscription de la cession dans le registre de commerce et des sociétés du siège de la banque cédante entraîne le transfert des valeurs et obligations contenues dans le contrat de transfert. (9) La CSSF exerce sa mission de surveillance ainsi que la plénitude de ses pouvoirs par rapport aux compartiments patrimoniaux de la banque dâémission de lettres de gage en activité limitée et par rapport à lâadministrateur. Art. 12-11. Sursis de paiement dâun compartiment patrimonial (1) Si un compartiment patrimonial dâune banque dâémission de lettres de gage en activité limitée se trouve dans une situation où a) sa liquidité est menacée, ou b) son engagement face aux porteurs de lettres de gage est compromis, ou c) lâexécution de la mission de lâadministrateur visé à lâarticle 12-10 est compromise en raison de la situation économique du compartiment patrimonial, le Tribunal dâArrondissement de Luxembourg, siégeant en matière commerciale, peut prononcer, à la requête de la CSSF, de lâadministrateur nommé en application de lâarticle 12-10 ou du Parquet, la CSSF préalablement avertie, le sursis de paiement par rapport à ce compartiment patrimonial. (2) Le jugement visé au paragraphe 1 er nomme un administrateur au sens de lâarticle 60-2, paragraphe 14 pour ce compartiment patrimonial. Le jugement peut également indiquer une période renouvelable de sursis de paiement, ainsi que les conditions et les modalités du sursis de paiement. (3) Sans préjudice des dispositions du présent article, les dispositions prévues à lâarticle 60-2, paragraphes (2) à (24), à lâexception du paragraphe (10), 60-3 et 60-4 sont applicables pour le sursis de paiement dâun compartiment patrimonial. Art.12-12. D issolution et liquidation dâun compartiment patrimonial (1) La dissolution et la liquidation dâun compartiment patrimonial dâune banque dâémission de lettres de gage en activité limitée peuvent intervenir lorsque: a) il appert que le régime de sursis de paiement prévu par lâarticle 12-11, antérieurement décidé ne permet pas de redresser la situation qui a justifié celui-ci, ou que b) sa liquidité est irrémédiablement menacée, ou que c) ses engagements à lâégard des porteurs de lettres de gage ne peuvent plus être satisfaits. (2) Seuls la CSSF ou le Parquet, la CSSF dûment appelée en cause, peuvent demander au Tribunal de prononcer la dissolution et la liquidation visée au paragraphe 1 er . (3) Sans préjudice des dispositions du présent article, sont applicables les articles 61, paragraphes (2) à (20) pour la liquidation dâun compartiment patrimonial dâune banque dâémission de lettres de gage en activité limitée.» â â â â â Mandons et ordonnons que la présente loi soit insérée au Mémorial pour être exécutée et observée par tous ceux que la chose concerne. Le Ministre des Finances, Luc Frieden Palais de Luxembourg, le 27 juin 2013. Henri Doc. parl. 6523 ; sess. ord. 2012-2013.
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Loi du 27 juin 2013 relative aux banques d’émission de lettres de gage et portant modification de la loi modifiée du 5 avril 1993 relative au secteur financier.
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