Loi du 12 juillet 2013 portant modification de:\n - la loi modifiée du 6 décembre 1991 sur le secteur des assurances;\n - la loi modifiée du 12 novembre 2004 relative à la lutte contre le blanchiment et contre le financement du terrorisme.
This provision introduces a law that amends Luxembourg insurance and anti-money-laundering legislation, and it gives the Commissariat powers to hear certain persons, collect data for statistics, and impose an astreinte on reinsurance companies.
AI-assisted research synopsis — verify against the official legal text below.
- Jurisdiction
- Luxembourg
- Instrument
- Act or statute
- Citation
- http://data.legilux.public.lu/eli/etat/leg/loi/2013/07/12/n3/jo
- Status
- In force
- Version
- Undated source snapshot
- Language
- fr
- Updated
- Official source
- View official record ↗
Publicly available, excluded from search-engine indexing
This page remains available for direct access and API use, but this release emits
noindex,follow for the following reason:
- The record does not meet this release's canonical indexing criteria.
(market-indexing-disabled)
Statute overview
About this statute
This provision introduces a law that amends Luxembourg insurance and anti-money-laundering legislation, and it gives the Commissariat powers to hear certain persons, collect data for statistics, and impose an astreinte on reinsurance companies. This provision says who falls under the PSA rules and requires prior ministerial approval for listed insurance-related activities and for insurance/reinsurance intermediation. Insurance intermediaries in Luxembourg must be approved by the minister and registered; several approval conditions and ongoing compliance rules apply. Insurance agents and brokers are subject to approval and title-use restrictions, and some changes or withdrawals must be notified to the Commissariat. Certain insurance intermediaries must be entered in a register kept by the Commissariat, and insurers may use only registered intermediaries for sales in the EEA.
Search within this statute
Search all stored provisions in this version.
Legal text
Provisions of Loi du 12 juillet 2013 portant modification de:\n - la loi modifiée du 6 décembre 1991 sur le secteur des assurances;\n - la loi modifiée du 12 novembre 2004 relative à la lutte contre le blanchiment et contre le financement du terrorisme.
Showing 9 of 9
Part preamble
Preamble
- preamble Verify source ↗
Preamble
AI-assisted research summary: This provision introduces a law that amends Luxembourg insurance and anti-money-laundering legislation, and it gives the Commissariat powers to hear certain persons, collect data for statistics, and impose an astreinte on reinsurance companies.
Le contenu de la version HTML du Journal officiel luxembourgeois est identique à la version PDF. Loi du 12 juillet 2013 portant modification de: â la loi modifiée du 6 décembre 1991 sur le secteur des assurances; â la loi modifiée du 12 novembre 2004 relative à la lutte contre le blanchiment et contre le financement du terrorisme. Nous Henri, Grand-Duc de Luxembourg, Duc de Nassau, Notre Conseil dâEtat entendu; De lâassentiment de la Chambre des Députés; Vu la décision de la Chambre des Députés du 10 juillet 2013 et celle du Conseil dâEtat du 12 juillet 2013 portant quâil nây a pas lieu à second vote; Avons ordonné et ordonnons: â Art. I er . Modifications apportées à la loi modifiée du 6 décembre 1991 sur le secteur des assurances: 1° Lâarticle 21 bis , point 4, alinéa 1 er de la loi modifiée du 6 décembre 1991 sur le secteur des assurances est modifié comme suit: â «Le Commissariat peut entendre les administrateurs, les membres des organes directeurs et de surveillance, les dirigeants et les autres employés des entreprises dâassurances et de réassurance et leurs agents ainsi que des PSA. Peuvent également être entendus par le Commissariat, les PSA personnes physiques, les courtiers dâassurances et de réassurances, les dirigeants de société de courtage, les sous-courtiers dâassurances et les autres employés des courtiers dâassurances et de réassurances.» â â â â â 2° Sont insérés les mots â  « des fonds de pension soumis à sa surveillance, des PSA, » â après les mots â  « agréées au Grand-Duché de Luxembourg » â au point 1 de lâarticle 22 de la loi modifiée du 6 décembre 1991 sur le secteur des assurances afin de donner à ce point 1 la teneur suivante: â «Le Commissariat est autorisé à procéder à lâétablissement de statistiques dans le cadre de sa mission et à recueillir à cet effet les données nécessaires auprès de lâensemble des entreprises dâassurances opérant au Grand-Duché de Luxembourg ainsi que des entreprises de réassurance agréées au Grand-Duché de Luxembourg, des fonds de pension soumis à sa surveillance, des PSA et des intermédiaires dâassurances et de réassurances agréés au Grand-Duché de Luxembourg.» â â â â â 3° Lâarticle 25 point 1 de la loi modifiée du 6 décembre 1991 sur le secteur des assurances est complété par deux points libellés comme suit: â «tt) «entreprise captive dâassurance»: une entreprise dâassurances détenue par une entreprise autre quâune entreprise dâassurances ou de réassurance et ne faisant pas partie dâun groupe dâentreprises dâassurances ou de réassurance relevant de la directive 98/78/CE , et qui a pour objet la fourniture de produits dâassurance couvrant exclusivement les risques de lâentreprise ou des entreprises auxquelles elle appartient ou dâune ou de plusieurs entreprises du groupe dont elle fait partie; uu) «réglementation prudentielle»: les lois, les règlements grand-ducaux, les règlements du Commissariat, les règlements de la Commission européenne et les règlements de lâAutorité européenne des assurances et des pensions professionnelles (AEAPP) applicables au contrôle prudentiel des personnes soumises à la présente loi.» â â â â â 4° A lâarticle 26 point 3 alinéa 1 er de la loi modifiée du 6 décembre 1991 sur le secteur des assurances les mots â  « et à lâagrément des gestionnaires de fonds de pension » â sont supprimés. 5° Le dernier tiret de lâarticle 30 point 1 de la loi modifiée du 6 décembre 1991 sur le secteur des assurances est remplacé par le libellé suivant: â â «si elles disposent dâune fonction actuarielle efficace exercée par des personnes qui ont une connaissance des mathématiques actuarielles et financières à la mesure de la nature, de lâampleur et de la complexité des risques inhérents à lâactivité de lâentreprise dâassurances et â si elles sont dirigées de manière effective par au moins une personne qui remplit les conditions des articles 103-17 et 103-18.» â â â â â 6° Lâarticle 94, point 6, de la loi modifiée du 6 décembre 1991 sur le secteur des assurances est remplacé par les deux points 6 et 7 suivants: â 6. «la société est dirigée de manière effective par un dirigeant dâentreprises de réassurance qui est soit une personne physique, soit une société de gestion dâentreprises de réassurance dont elle sâest attachée par convention les services. Au cas où ce dirigeant est une société de gestion dâentreprises de réassurance, celle-ci doit être représentée tant envers la société quâenvers le Commissariat et des tiers par un dirigeant dâentreprises de réassurance délégué, personne physique, remplissant les mêmes conditions dâagrément que les dirigeants dâentreprises de réassurance; 7. la gestion journalière de la société est assurée soit par son personnel propre soit par une société de gestion dâentreprises de réassurance dont elle sâest attachée par convention les services.» â â â â â 7° Lâarticle 97 de la loi modifiée du 6 décembre 1991 sur le secteur des assurances est supprimé. 8° Lâarticle 97-1 de la loi modifiée du 6 décembre 1991 sur le secteur des assurances est supprimé. 9° A lâarticle 101 de la loi modifiée du 6 décembre 1991 sur le secteur des assurances, le 2 e paragraphe est supprimé. 10° A lâarticle 101, la dernière phrase du paragraphe 6 de la loi modifiée du 6 décembre 1991 sur le secteur des assurances prend la teneur suivante: â «Dans le cas dâune telle infraction, le maximum de lâamende dâordre est porté à 250.000 (deux cent cinquante mille) euros.» â â â â â 11° Lâarticle 101, paragraphe 8, 1 re phrase de la loi modifiée du 6 décembre 1991 sur le secteur des assurances prend la teneur suivante: â «Dans le cadre de lâaccomplissement des missions définies à lâarticle 2 points 1, 2, 4, 4a., 4b. et 5, le Commissariat peut imposer une astreinte contre les entreprises de réassurance, afin de les inciter à se conformer aux injonctions du Commissariat.» â â â â â 12° A lâarticle 102 de la loi modifiée du 6 décembre 1991 sur le secteur des assurances, la référence aux articles 97 et 97-1 est supprimée. 13° La partie V de la loi modifiée du 6 décembre 1991 sur le secteur des assurances est remplacée par le libellé qui suit: â «PARTIE V Les professionnels du secteur de lâassurance et les intermédiaires dâassurances et de réassurances Chapitre 1 â Les professionnels du secteur de lâassurance Section 1: Dispositions générales
- 103 Verify source ↗
Art. 103.
AI-assisted research summary: This provision says who falls under the PSA rules and requires prior ministerial approval for listed insurance-related activities and for insurance/reinsurance intermediation.
Art. 103. Champ dâapplication Le présent chapitre sâapplique à toute personne établie au Grand-Duché de Luxembourg, ci-après désignée comme «professionnel du secteur de lâassurance» ou «PSA», dont lâactivité habituelle consiste à exercer à titre professionnel une ou plusieurs des activités du secteur des assurances visées à la section 2 ci-après. Art. 103-1. La nécessité dâun agrément Nul ne peut exercer une des activités visées aux articles 103-7 à 103-13 de la loi sans être en possession dâun agrément écrit du ministre. Art. 103-2. La procédure dâagrément 1) La requête en agrément est adressée au ministre par lâentremise du Commissariat accompagnée des pièces justificatives des conditions du présent chapitre. 2) La demande dâagrément doit être accompagnée de tous les renseignements nécessaires à son appréciation, ainsi que dâun programme dâactivités indiquant le genre et le volume des opérations envisagées et la structure administrative et comptable du PSA. 3) La décision prise sur une demande dâagrément doit être motivée et notifiée au demandeur dans les six mois de la réception de la demande ou, si celle-ci est incomplète, dans les six mois de la réception des renseignements nécessaires à la décision. La décision peut être déférée, dans le délai dâun mois sous peine de forclusion, au tribunal administratif, qui statue comme juge du fond. 4) Lâautorisation préalable du Commissariat est requise pour toute modification de lâobjet, de la dénomination ou de la forme juridique, pour la création ou lâacquisition de filiales et pour la création dâagences ou de succursales à lâétranger. Art. 103-3. Forme sociale et nationalité Sans préjudice des dispositions de lâarticle 103-14, pour pouvoir être agréée comme PSA, une personne morale doit être constituée au Grand-Duché de Luxembourg sous lâune des formes prévues par la législation sur les sociétés commerciales ou sous la forme dâun groupement dâintérêt économique ou dâun groupement européen dâintérêt économique. Art. 103-4. Lâhonorabilité En vue de lâobtention de lâagrément, les candidats PSA personne physique, les membres des organes dâadministration, de gestion et de surveillance ainsi que les actionnaires ou associés du candidat PSA, doivent justifier de leur honorabilité au sens de lâarticle 103-17, paragraphe 1. Art. 103-5. Les assises financières et lâassurance de la responsabilité civile professionnelle 1) Pour les personnes morales pratiquant une activité de PSA, lâagrément est subordonné à la justification dâun capital social libéré de 50.000 euros au moins. Dans un délai de cinq ans à partir de lâagrément, le capital social libéré doit être porté à 125.000 euros au moins. 2) Pour les personnes physiques pratiquant une activité de PSA visée aux articles 103-10, 103-12 et 103-13 ci-après, lâagrément est subordonné à la justification dâassises financières de 25.000 euros au moins. Ce montant est porté à 50.000 euros au moins dans un délai de cinq ans à partir de lâagrément comme PSA personne physique. Par assises financières, il y a lieu dâentendre le patrimoine net du PSA personne physique. 3) Les montants visés aux paragraphes 1 et 2 restent valables même en cas de cumul de plusieurs agréments de PSA. En cas de cumul de plusieurs agréments de PSA, les délais visés aux paragraphes 1 et 2 se rattachent au premier agrément comme PSA. 4) Les PSA doivent en outre souscrire à une police dâassurance auprès dâune entreprise dâassurances autorisée à pratiquer lâassurance de la responsabilité civile au Grand-Duché de Luxembourg et couvrant leur responsabilité civile professionnelle dont lâétendue des garanties, le champ dâapplication territorial, les exclusions et la preuve de la couverture sont fixés par règlement grand-ducal. 5) Les fonds visés au présent article sont à maintenir à la disposition permanente du PSA et à investir dans lâintérêt propre de lâactivité du PSA. 6) Les assises financières dâun PSA ne peuvent devenir inférieures aux montants requis en vertu des paragraphes 1 et 2. Si les assises financières viennent à diminuer en dessous des montants requis aux paragraphes 1 et 2, le Commissariat peut, lorsque les circonstances le justifient, accorder un délai limité pour que le PSA régularise sa situation ou cesse ses activités. Art. 103-6. Le retrait de lâagrément 1) Lâagrément peut être retiré sur proposition du Commissariat si le PSA ne fait pas usage de lâagrément dans un délai de 12 mois de son octroi ou lorsque le PSA y renonce expressément. 2) Lâagrément peut être retiré si les conditions dâoctroi ou dâexercice y relatives ne sont plus remplies. 3) La décision sur le retrait de lâagrément doit être motivée et peut être déférée, dans le délai dâun mois, sous peine de forclusion, au tribunal administratif, qui statue comme juge du fond. Section 2: Dispositions particulières relatives aux différentes catégories de PSA Art. 103-7. Les sociétés de gestion dâentreprises captives dâassurance et les sociétés de gestion dâentreprises dâassurances en run-off 1) Sont sociétés de gestion dâentreprises captives dâassurance les personnes morales dont lâactivité consiste à assurer la gestion journalière dâune ou de plusieurs entreprises captives dâassurance au sens de lâarticle 25 paragraphe 1 point tt). 2) Sont sociétés de gestion dâentreprises dâassurances en run-off les personnes morales dont lâactivité consiste à assurer la gestion journalière dâune ou de plusieurs entreprises dâassurance directes ayant arrêté toute souscription de nouveaux contrats. 3) Le Commissariat peut autoriser le recours à des sociétés de gestion dâentreprises captives dâassurance et à des sociétés de gestion dâentreprises dâassurances en run-off dans dâautres circonstances que celles visées aux paragraphes 1 et 2 sur demande motivée de lâentreprise dâassurances concernée. 4) Les sociétés de gestion visées au paragraphes 1 et 2 doivent être dirigées de manière effective par un dirigeant de société de gestion dâentreprises captives dâassurance respectivement par un dirigeant de société de gestion dâentreprises dâassurances en run-off. Ces sociétés doivent disposer en interne de tous les moyens et compétences techniques, juridiques, actuarielles et comptables nécessaires à lâaccomplissement de leurs missions. 5) Sont dispensées dâun agrément de société de gestion dâentreprises captives dâassurance et de société de gestion dâentreprises dâassurances en run-off les entreprises dâassurances. 6) Toute société de gestion dâentreprises captives dâassurance peut en outre agir comme domiciliataire de sociétés au sens de la législation régissant la domiciliation des sociétés, câest-à -dire accepter quâune ou plusieurs sociétés, dans lesquelles elle nâest pas elle-même un associé exerçant une influence significative sur la conduite des affaires, établissent auprès dâelle un siège pour y exercer une activité dans le cadre de leur objet social et de prester des services quelconques liés à cette activité. Lâagrément pour lâactivité supplémentaire de domiciliataire de sociétés au titre du présent article est subordonné à la justification que le dirigeant de la société de gestion dâentreprises captives dâassurance justifie dâune formation universitaire accomplie en droit, économie ou gestion dâentreprises. Art. 103-8. Les sociétés de gestion dâentreprises de réassurance 1) Sont sociétés de gestion dâentreprises de réassurance les personnes morales dont lâactivité consiste à assurer la gestion journalière ou la fonction de dirigeant dâune ou de plusieurs entreprises de réassurance. 2) Une société de gestion dâentreprises de réassurance doit être dirigée de manière effective par une personne physique agréée comme dirigeant de société de gestion dâentreprises de réassurance. 3) Toute société de gestion dâentreprises de réassurance peut en outre agir comme domiciliataire de sociétés au sens de la législation régissant la domiciliation des sociétés, câest-à -dire accepter quâune ou plusieurs sociétés, dans lesquelles elle nâest pas elle-même un associé exerçant une influence significative sur la conduite des affaires, établissent auprès dâelle un siège pour y exercer une activité dans le cadre de leur objet social et de prester des services quelconques liés à cette activité. Lâagrément pour lâactivité supplémentaire de domiciliataire de sociétés au titre du présent article est subordonné à la justification que le dirigeant de la société de gestion justifie dâune formation universitaire accomplie en droit, économie ou gestion dâentreprises. Art. 103-9. Les sociétés de gestion de fonds de pension 1) Sont sociétés de gestion de fonds de pension les personnes morales dont lâactivité consiste à assurer la gestion journalière ou la fonction de dirigeant dâun ou de plusieurs fonds de pension soumis à la surveillance du Commissariat. 2) Une société de gestion de fonds de pension doit être dirigée de manière effective par une personne physique agréée comme dirigeant de société de gestion de fonds de pension. Art. 103-10. Les prestataires agréés de services actuariels 1) Sont prestataires agréés de services actuariels les personnes physiques et morales dont lâactivité consiste à fournir des services actuariels dans un cadre qui implique la prise de connaissance ou le traitement de données tombant dans le champ dâapplication de lâarticle 111-1 de la loi. 2) Pour pouvoir être agréée comme prestataire de services actuariels une personne morale doit être dirigée de manière effective par une personne physique agréée comme dirigeant de prestataire de services actuariels. 3) Pour pouvoir être agréée comme prestataire de services actuariels, une personne physique doit satisfaire aux conditions de formation et dâexpérience professionnelle visées à lâarticle 103-18, paragraphe 3. Art. 103-11. Les sociétés de gestion de portefeuilles dâassurances 1) Sont sociétés de gestion de portefeuilles dâassurances les personnes morales dont lâactivité consiste à assurer la gestion journalière de portefeuilles de contrats dâune ou plusieurs entreprises dâassurances. 2) Une société de gestion de portefeuilles dâassurances doit être dirigée de manière effective par une personne physique agréée comme dirigeant de société de gestion de portefeuille dâassurances. 3) Une société de gestion de portefeuilles dâassurances doit disposer dâun service actuariel propre ou bénéficier du support dâun prestataire agréé de services actuariels dont elle sâest attachée par convention les services. 4) Sont dispensées dâun agrément de société de gestion de portefeuilles dâassurances les entreprises dâassurances, les sociétés de gestion dâentreprises captives dâassurance et les sociétés de gestion dâentreprises dâassurances en run-off. Art. 103-12. Les prestataires agréés de services liés à la gouvernance dâentreprises dâassurance et de réassurance 1) Sont prestataires agréés de services liés à la gouvernance dâentreprises dâassurance et de réassurance les personnes physiques et morales dont lâactivité habituelle consiste à fournir aux entreprises dâassurance et de réassurance des services en relation avec les fonctions dâaudit interne, de compliance et de gestion des risques dans les limites du droit de lâUnion européenne et du droit national. 2) Pour pouvoir être agréée comme prestataire agréé de services liés à la gouvernance dâentreprises dâassurance et de réassurance une personne morale doit être dirigée de manière effective par une personne physique agréée comme dirigeant de prestataire agréé de services liés à la gouvernance dâentreprises dâassurance et de réassurance. 3) Pour pouvoir être agréée comme prestataire de services liés à la gouvernance dâentreprises dâassurance et de réassurance, une personne physique doit satisfaire aux conditions de formation et dâexpérience professionnelle visées à lâarticle 103-18, paragraphe 4. 4) Sont dispensées dâun agrément de prestataire agréé de services liés à la gouvernance dâentreprises dâassurance et de réassurance les entreprises dâassurance et de réassurance. Art. 103-13. Les régleurs de sinistres 1) Sont régleurs de sinistres les personnes physiques et morales dont lâactivité habituelle consiste à fournir des services en relation avec lâindemnisation des bénéficiaires de contrats dâassurances. 2) Pour pouvoir être agréée comme régleur de sinistres une personne morale doit être dirigée de manière effective par une personne physique agréée comme dirigeant de régleur de sinistres. 3) Pour pouvoir être agréée comme régleur de sinistres, une personne physique doit satisfaire aux conditions de formation et dâexpérience professionnelle visées à lâarticle 103-18, paragraphe 1, pour les dirigeants de régleurs de sinistres. 4) Sont dispensées dâun agrément de régleur de sinistres les entreprises dâassurances, les sociétés de gestion dâentreprises captives dâassurance, les sociétés de gestion dâentreprises dâassurances en run-off et les sociétés de gestion de portefeuilles dâassurances. Section 3: PSA de droit étranger Art. 103-14. Les PSA dâorigine étrangère 1) Les PSA dâorigine étrangère qui souhaitent établir une succursale au Luxembourg sont soumis aux mêmes règles dâagrément que les PSA de droit luxembourgeois respectivement visés aux sections 1 et 2 du présent chapitre. 2) Aux fins de lâapplication du paragraphe précédent, le respect des conditions requises pour lâagrément et relatives aux dirigeants de personnes morales est apprécié dans le chef du mandataire général de la succursale. Chapitre 2 â Les dirigeants dâentreprise dâassurances ou de réassurance, de fonds de pension, de PSA ou de société de courtage Art. 103-15. La nécessité dâun agrément 1) Nul ne peut exercer une des activités visées au point 3) du présent article sans être en possession dâun agrément écrit du ministre. 2) Nul ne peut être agréé à exercer une activité visée au point 3) soit sous le couvert dâune autre personne soit comme personne interposée pour lâexercice de cette activité. 3) Un agrément de dirigeant est requis pour les fonctions suivantes: a. le dirigeant dâentreprise dâassurances b. le dirigeant dâentreprises de réassurance c. le dirigeant dâentreprises de réassurance délégué d. le dirigeant de fonds de pension e. le dirigeant de fonds de pension délégué f. le dirigeant de société de gestion dâentreprises captives dâassurance g. le dirigeant de société de gestion dâentreprises dâassurances en run-off h. le dirigeant de société de gestion dâentreprises de réassurance i. le dirigeant de société de gestion de fonds de pension j. le dirigeant de prestataire agréé de services actuariels k. le dirigeant de société de gestion de portefeuille dâassurance l. le dirigeant de prestataire agréé de services liés à la gouvernance dâentreprises dâassurance et de réassurance m. le dirigeant de régleur de sinistres n. le dirigeant de société de courtage dâassurances o. le dirigeant de société de courtage de réassurances. 4) Sauf pour les fonctions visées au paragraphe 3, points b et d, lâagrément ne peut être délivré quâà des personnes physiques. 5) Au cas où les fonctions visées au paragraphe 3, points b et d, sont exercées par des personnes morales, celles-ci doivent être représentées tant envers la société de réassurance respectivement le fonds de pension quâenvers le Commissariat et des tiers par un dirigeant dâentreprises de réassurance délégué, respectivement un dirigeant de fonds de pension délégué. 6) Les dirigeants dâentreprises de réassurance délégués sont des personnes physiques agréées comme dirigeants dâentreprises de réassurance et dépendant dâune société de gestion dâentreprises de réassurance. 7) Les dirigeants de fonds de pension délégués, sont des personnes physiques agréées comme dirigeant de fonds de pension et dépendant dâune société de gestion de fonds de pension. Art. 103-16. Le statut de dirigeant Toute entreprise dâassurances ou de réassurance ayant sont siège social au Grand-Duché de Luxembourg, toute succursale dâentreprise dâassurances ou de réassurance de pays tiers, tout fonds de pension soumis à la surveillance du Commissariat, tout PSA et toute société de courtage dâassurances ou de réassurances doit sâattacher les services dâun dirigeant agréé, répondant aux conditions visées au présent chapitre. Tout changement de dirigeant agréé doit être communiqué au préalable au Commissariat. Art. 103-17. Conditions dâagrément des dirigeants et autres personnes physiques 1) En vue de lâobtention de lâagrément, les personnes physiques visées aux articles 103-10, 103-12, 103-13 et 103-15, paragraphe 3, doivent justifier de leur honorabilité qui couvre tant leur moralité que leur honorabilité professionnelle. La moralité et lâhonorabilité professionnelle sâapprécient sur base des antécédents judiciaires; lâhonorabilité professionnelle sâapprécie en outre sur tout autre élément susceptible dâétablir que les personnes visées jouissent dâune bonne réputation et présentent toutes les garanties dâune activité irréprochable. 2) Les candidats dirigeants visés à lâarticle 103-15, paragraphe 3, points a) à m) doivent disposer dâune expérience professionnelle adéquate résultant tant de connaissances professionnelles de haut niveau que du fait dâavoir déjà exercé des activités analogues à un niveau élevé de responsabilité et dâautonomie. Le ministre peut soumettre ces personnes à une épreuve sur les connaissances professionnelles requises. 3) Les candidats dirigeants visés à lâarticle 103-15, paragraphe 3, points n) et o) doivent prouver leurs connaissances conformément aux dispositions de lâarticle 103-19. 4) Le dirigeant doit être habilité à déterminer effectivement lâorientation de lâactivité et diriger effectivement la personne morale. 5) Les dirigeants et les autres personnes physiques visées au paragraphe 1 doivent assurer, par leur présence physique effective au Luxembourg, une gestion journalière efficace et permanente. 6) Toutes les conditions dâagrément doivent être constamment remplies. Art. 103-18. Lâexpérience et les connaissances professionnelles des dirigeants dâentreprises dâassurances, de réassurance, de fonds de pension ou de PSA 1) Pour les postes de dirigeant dâentreprise dâassurances ou de réassurance ou les postes de dirigeant de PSA visés à lâarticle 103-15, paragraphe 3, points f), g), h), k) et m) sont réputés satisfaire aux conditions de connaissances professionnelles les candidats: â présentant un diplôme sanctionnant un cycle complet dâau moins quatre années dâétudes supérieures en droit, économie ou actuariat et bénéficiant dâune expérience dâau moins trois ans ⢠pour les dirigeants dâentreprise dâassurances ou de réassurance: au sein dâune entreprise dâassurances ou de réassurance, dâun fonds de pension ou dâun PSA, ⢠pour les dirigeants de sociétés de gestion de portefeuille dâassurance: au sein du département de gestion de portefeuilles dâassurances dâune entreprise dâassurances ou de réassurance, dâun fonds de pension ou dâun PSA, ⢠pour les dirigeants de régleurs de sinistres: au sein du département de règlement de sinistres dâune entreprise dâassurances ou de réassurance, dâun fonds de pension ou dâun PSA, ou â justifiant dâune activité dâune durée de dix ans au sein dâune entreprise dâassurances ou de réassurance, dâun fonds de pension, dâun PSA ou dâun autre établissement financier dont trois ans au moins ⢠pour les dirigeants dâentreprise dâassurances ou de réassurance: à un niveau proche de la direction dâune entreprise dâassurances ou de réassurance, dâun fonds de pension ou dâun PSA, ⢠pour les dirigeants de sociétés de gestion de portefeuille dâassurance: au sein du département de gestion de portefeuilles dâassurances dâune entreprise dâassurances ou de réassurance, dâun fonds de pension ou dâun PSA, ⢠pour les dirigeants de régleurs de sinistres: au sein du département de règlement de sinistres dâune entreprise dâassurances ou de réassurance, dâun fonds de pension ou dâun PSA. A défaut de bénéficier de lâexpérience professionnelle requise aux deux tirets de lâalinéa précédent, peuvent encore être agréés les candidats bénéficiant dâune expérience professionnelle au même niveau et de même durée auprès dâun établissement ou organisme du secteur financier autre que le secteur des assurances à condition de passer avec succès une épreuve sur les connaissances en matière dâassurance. Le programme détaillé et les modalités de lâépreuve sont déterminés par règlement du Commissariat. Sur demande et justification dâun candidat au poste de dirigeant dâentreprise dâassurances ou de réassurance, le ministre peut assimiler à une expérience professionnelle dans le secteur des assurances lâactivité exercée dans un service de gestion des risques dans tout secteur autre que le secteur des assurances. 2) Pour pouvoir être agréée comme dirigeant de fonds de pension ou de dirigeant de PSA visé à lâarticle 103-15, paragraphe 3, point i), une personne physique doit justifier de connaissances professionnelles de haut niveau en matière de gestion de fonds de pension. Sont réputés satisfaire aux conditions de connaissances professionnelles les candidats présentant un diplôme sanctionnant un cycle complet dâau moins quatre années dâétudes supérieures en actuariat et bénéficiant dâune expérience dâau moins trois ans au sein du département actuariel dâune entreprise dâassurances ou de réassurance, dâun fonds de pension ou dâun PSA. 3) Pour pouvoir être agréée comme dirigeant dâun prestataire de services actuariels, une personne physique doit justifier de connaissances professionnelles de haut niveau en matière de mathématiques actuarielles et financières. Sont réputés satisfaire aux conditions de connaissances professionnelles les candidats présentant un diplôme sanctionnant un cycle complet dâau moins quatre années dâétudes supérieures en actuariat et bénéficiant dâune expérience professionnelle dâau moins trois ans dans le domaine de lâactuariat. 4) Pour pouvoir être agréée comme dirigeant de prestataire agréé de services liés à la gouvernance dâentreprises dâassurance et de réassurance, une personne physique doit justifier de connaissances professionnelles de haut niveau en matière de gouvernance dâentreprise. 5) Dans des conditions exceptionnelles et sur demande motivée dâune entreprise dâassurances, de réassurance, dâun fonds de pension ou dâun PSA, le ministre peut accorder un agrément de dirigeant dâentreprise dâassurances, de réassurance ou de PSA pour une période nâexcédant pas 12 mois à des candidats ne satisfaisant pas aux conditions du point 1. Art. 103-19. Lâépreuve dâaptitude concernant les connaissances professionnelles des dirigeants de sociétés de courtage dâassurances et de réassurances 1) En vue de la vérification de leurs connaissances professionnelles, les candidats dirigeants de société de courtage visés à lâarticle 103-15, paragraphe 3, points n) et o), sont tenus de se soumettre à une épreuve dâaptitude portant sur la législation régissant la surveillance des entreprises dâassurances, de réassurance et leurs intermédiaires, le contrat dâassurance et les techniques dâassurances pour les branches dâassurances visées aux annexes I et II de la présente loi, les techniques de réassurance, sur la législation en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, ainsi que sur les principes généraux de la gestion dâentreprises. Le programme détaillé et les modalités de lâépreuve sont déterminés par règlement du Commissariat. Le Commissariat peut dispenser de lâépreuve dâaptitude, pour son intégralité ou pour partie, les personnes qui justifient de connaissances suffisantes sur base de leurs études ou dâune expérience professionnelle adéquate résultant tant de connaissances professionnelles de haut niveau que du fait dâavoir déjà exercé des activités analogues à un niveau élevé de responsabilité. 2) Dans des conditions exceptionnelles et sur demande motivée de la société de courtage le ministre peut accorder un agrément pour une période nâexcédant pas 12 mois à des candidats ne satisfaisant pas aux conditions du point 1. Art. 103-20. Dispositions spécifiques à certaines fonctions de dirigeants 1) Le candidat dirigeant dâentreprise dâassurances ne peut être agréé que sur demande écrite dâune entreprise luxembourgeoise ou dâune entreprise de pays tiers pour sa succursale luxembourgeoise, et à laquelle il est attaché par convention. Nul dirigeant ne peut être agréé pour plusieurs entreprises dâassurances. Le Commissariat peut accorder des dérogations à la règle de lâunicité de lâagrément sur demande motivée et de lâaccord de lâensemble des entreprises dâassurances concernées. 2) Au moment de sâattacher par convention les services dâun dirigeant dâentreprises de réassurance, lâentreprise de réassurance doit en faire la notification au Commissariat. Au cas où la fonction de dirigeant est confiée à une société de gestion dâentreprises de réassurance, la notification doit indiquer le nom du dirigeant dâentreprises de réassurance délégué appelé à représenter la société de gestion envers lâentreprise de réassurance, le Commissariat et les tiers. Un dirigeant dâentreprises de réassurance peut diriger plusieurs entreprises de réassurance soit en nom propre soit en tant que dirigeant dâentreprises de réassurance délégué. Tout changement de dirigeant dâentreprises de réassurance délégué doit faire lâobjet dâune notification préalable au Commissariat. 3) Au moment de sâattacher par convention les services dâun dirigeant de fonds de pension, le fonds de pension doit en faire la notification au Commissariat. Au cas où la fonction de dirigeant confiée à une société de gestion de fonds de pension, la notification doit indiquer le nom du dirigeant de fonds de pension délégué appelé à représenter la société de gestion envers le fonds de pension, le Commissariat et les tiers. Un dirigeant de fonds de pension peut diriger plusieurs fonds de pension soit en nom propre soit en tant que dirigeant de fonds de pension délégué. Tout changement de dirigeant de fonds de pension délégué doit faire lâobjet dâune notification préalable au Commissariat. 4) Nul dirigeant de société de courtage ne peut être simultanément agréé pour plusieurs sociétés de courtage dâassurances ou de réassurances. Le Commissariat peut accorder des dérogations à la règle de lâunicité de lâagrément sur demande motivée et de lâaccord de lâensemble des sociétés de courtage concernées. Les personnes physiques doivent exercer principalement leur activité au ou à partir du Grand-Duché de Luxembourg. Cette condition doit être constamment remplie. Art. 103-21. La procédure dâagrément 1) La requête en agrément est adressée au ministre par lâentremise du Commissariat accompagnée des pièces justificatives des conditions du présent chapitre. 2) La demande dâagrément doit être accompagnée de tous les renseignements nécessaires à son appréciation. 3) La décision prise sur une demande dâagrément doit être motivée et notifiée au demandeur dans les six mois de la réception de la demande ou, si celle-ci est incomplète, dans les six mois de la réception des renseignements nécessaires à la décision. La décision peut être déférée, dans le délai dâun mois sous peine de forclusion, au tribunal administratif, qui statue comme juge du fond. Chapitre 3 â Les intermédiaires dâassurances et de réassurances Section 1: Dispositions générales Art 104. Définitions Aux fins du présent chapitre et des règlements pris en son exécution, on entend par: 1) «intermédiation en assurances», toute activité consistant â à présenter ou à proposer des contrats dâassurance, ou â à réaliser dâautres travaux préparatoires à leur conclusion, ou â à les conclure, ou à contribuer à leur gestion et à leur exécution, notamment en cas de sinistre. Ces activités ne sont pas considérées comme une intermédiation en assurances lorsquâelles sont exercées directement par une entreprise dâassurances. Ne sont pas non plus considérées comme une intermédiation en assurances les activités consistant à fournir des informations à titre occasionnel dans le cadre dâune autre activité professionnelle pour autant que ces activités nâaient pas pour objet dâaider le client à conclure ou à exécuter un contrat dâassurance, la gestion, à titre professionnel, des sinistres dâune entreprise dâassurances ou les activités dâestimation et de liquidation des sinistres; 2) «intermédiation en réassurances», toute activité consistant â à présenter ou à proposer des contrats de réassurance, ou â à réaliser dâautres travaux préparatoires à leur conclusion, ou â à les conclure, ou à contribuer à leur gestion et à leur exécution, notamment en cas de sinistre. Ces activités ne sont pas considérées comme une intermédiation en réassurances lorsquâelles sont exercées directement par une entreprise dâassurances ou de réassurance. Ne sont pas non plus considérées comme une intermédiation en réassurances les activités consistant à fournir des informations à titre occasionnel dans le cadre dâune autre activité professionnelle pour autant que ces activités nâaient pas pour objet dâaider le client à conclure ou à exécuter un contrat de réassurance, la gestion, à titre professionnel, des sinistres dâune entreprise de réassurance ou les activités dâestimation et de liquidation des sinistres; 3) «intermédiaire dâassurances», toute personne physique ou morale qui accède, contre rémunération, à lâactivité dâintermédiation en assurances ou lâexerce; 4) «intermédiaire de réassurances», toute personne physique ou morale qui accède, contre rémunération, à lâactivité dâintermédiation en réassurances ou lâexerce; 5) «intermédiaire», toute personne physique ou morale qui exerce lâune des activités visées aux points 1) et 2); 6) «intermédiaire luxembourgeois», tout intermédiaire dont le Grand-Duché de Luxembourg est lâEtat membre dâorigine; 7) «agent dâassurances», toute personne physique qui exerce une activité dâintermédiation en assurances au nom et pour le compte dâune entreprise dâassurances ou de plusieurs entreprises dâassurances, si les produits dâassurances nâentrent pas en concurrence, et qui agit sous lâentière responsabilité de ces entreprises dâassurances pour les produits qui les concernent respectivement. Est également considéré comme agent, agissant sous la responsabilité dâune ou de plusieurs entreprises dâassurances pour les produits qui les concernent respectivement et à condition que les produits dâassurances nâentrent pas en concurrence, toute personne physique, qui exerce une activité dâintermédiation en assurances complémentairement à son activité professionnelle principale, lorsque lâassurance constitue un complément aux biens ou services fournis dans le cadre de cette activité professionnelle principale; 8) «agence dâassurances», toute personne morale qui exerce une activité dâintermédiation en assurances au nom et pour le compte dâune entreprise dâassurances ou de plusieurs entreprises dâassurances, si les produits dâassurances nâentrent pas en concurrence, et qui agit sous lâentière responsabilité de ces entreprises dâassurances pour les produits qui les concernent respectivement. Est également considérée comme agence, agissant sous la responsabilité dâune ou de plusieurs entreprises dâassurances pour les produits qui les concernent respectivement et à condition que les produits dâassurances nâentrent pas en concurrence, toute personne morale, qui exerce une activité dâintermédiation en assurances complémentairement à son activité professionnelle principale, lorsque lâassurance constitue un complément aux biens ou services fournis dans le cadre de cette activité professionnelle principale; 9) «agent», tout agent dâassurances et toute agence dâassurances; 10) «courtier dâassurances», toute personne physique établie à son propre compte qui, sans être liée à une ou plusieurs entreprises dâassurances, sert dâintermédiaire entre les preneurs dâassurances quâelle représente et des entreprises dâassurances agréées au Grand-Duché de Luxembourg ou à lâétranger; 11) «société de courtage dâassurances», toute personne morale qui, sans être liée à une ou plusieurs entreprises dâassurances, sert dâintermédiaire entre les preneurs dâassurances quâelle représente et des entreprises dâassurances agréées au Grand-Duché de Luxembourg ou à lâétranger; 12) «dirigeant de société de courtage dâassurances», toute personne physique qui est agréée pour diriger une société de courtage dâassurances. Le dirigeant dâune société de courtage dâassurances ne doit pas être lié à une ou plusieurs entreprises dâassurances; 13) «sous-courtier dâassurances», toute personne physique, autre quâun dirigeant de société de courtage, qui travaille sous la responsabilité dâun courtier dâassurances ou dâune société de courtage dâassurances et qui, sans être liée à une ou plusieurs entreprises dâassurances, sert dâintermédiaire entre les preneurs dâassurances que le courtier représente et des entreprises dâassurances agréées à Luxembourg ou à lâétranger; 14) «courtier de réassurances», toute personne physique établie à son propre compte, qui, sans être liée à une ou plusieurs entreprises dâassurances ou de réassurance, sert dâintermédiaire entre les entreprises dâassurances et les entreprises de réassurance; 15) «société de courtage de réassurances», toute personne morale, qui, sans être liée à une ou plusieurs entreprises dâassurances ou de réassurance, sert dâintermédiaire entre les entreprises dâassurances et les entreprises de réassurance; 16) «dirigeant de société de courtage de réassurances», toute personne physique qui est agréée pour diriger une société de courtage de réassurances. Le dirigeant dâune société de courtage de réassurances ne doit pas être lié à une ou plusieurs entreprises dâassurances ou de réassurances; 17) «courtier», tout courtier dâassurances, société de courtage dâassurances, courtier de réassurances et société de courtage de réassurances; 18) «Etat membre», un Etat membre de lâEspace économique européen; 19) «Etat membre dâorigine» â lorsque lâintermédiaire est une personne physique, lâEtat membre dans lequel il a sa résidence professionnelle à partir de laquelle il exerce principalement lâactivité dâintermédiation en assurances; â lorsque lâintermédiaire est une personne morale, lâEtat membre dans lequel son siège statutaire est situé, ou, si dans son droit national il nâa pas de siège statutaire, lâEtat membre dans lequel son administration centrale est située; 20) «Etat membre dâaccueil», lâEtat membre autre que lâEtat membre dâorigine dans lequel un intermédiaire a une succursale ou preste des services; 21) «autorité compétente», lâautorité que chaque Etat membre désigne pour lâimmatriculation ou lâagrément des intermédiaires. Art. 104-1. La nécessité dâun agrément Sans préjudice des exceptions prévues aux articles 109-1 et 109-3, il est interdit à toute personne physique et morale de faire ou de tenter de faire des opérations dâintermédiation en assurance ou en réassurance au Grand-Duché de Luxembourg ou à partir de celui-ci, si elle nâest pas préalablement agréée par le ministre. Nul ne peut être agréé à exercer une activité visée au 1 er alinéa soit sous le couvert dâune autre personne soit comme personne interposée pour lâexercice de cette activité. - 105 Verify source ↗
Art. 105.
AI-assisted research summary: Insurance intermediaries in Luxembourg must be approved by the minister and registered; several approval conditions and ongoing compliance rules apply.
Art. 105. Les conditions dâagrément et dâexercice 1) Les intermédiaires luxembourgeois, à lâexclusion de leur personnel administratif, doivent être agréés par le ministre et être immatriculés au registre visé à lâarticle 107. Lâagrément ne peut être délivré aux personnes physiques quâen qualité dâagent, de courtier dâassurances et de réassurances, de dirigeant de société de courtage ou de sous-courtier dâassurances et aux personnes morales quâen tant quâagence dâassurances ou de société de courtage dâassurances ou de réassurances. 2) Lâagrément ne peut être délivré que si les conditions suivantes sont remplies: a) Les sociétés de courtage dâassurances ou de réassurances doivent être dirigées par un dirigeant de société de courtage dâassurances ou de réassurances dûment agréé. Les courtiers dâassurances ou de réassurances doivent remplir les mêmes conditions dâhonorabilité et de connaissances professionnelles que les dirigeants de société de courtage telles que visées aux articles 103-15, 103-17 et 103-19. b) Tout courtier doit disposer en interne de tous les moyens et compétences techniques ainsi que des ressources humaines nécessaires à lâaccomplissement de ses missions. c) En vue de lâobtention de lâagrément de société de courtage dâassurances ou de réassurances, les membres des organes dâadministration, de gestion et de surveillance ainsi que les actionnaires ou associés, doivent justifier de leur honorabilité aux termes de lâarticle 103-17, alinéa 1 er . d) Lâagrément des courtiers dâassurances ou de réassurances ainsi que des sociétés de courtage dâassurances ou de réassurances est en outre soumis à la présentation â dâune preuve que le candidat courtier satisfait aux exigences dâassises financières et dâassurance de la responsabilité civile professionnelle telles que visées à lâarticle 108-3, â dâun programme dâactivités indiquant le genre et le volume des opérations envisagées, et â dâune description de leur structure administrative et comptable. e) Lâagrément ne peut être délivré aux agences dâassurances quâà condition quâelles soient effectivement dirigées par une ou plusieurs personnes physiques, dûment agréées comme agent dâassurances. f) En vue de la vérification de leurs connaissances professionnelles, les agents et sous-courtiers sont tenus de se soumettre à une épreuve dâaptitude portant sur la législation régissant la surveillance des entreprises dâassurances et leurs intermédiaires, sur le contrat dâassurance et les techniques dâassurances pour les branches dâassurances visées aux annexes I et II de la présente loi et sur la législation en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Le programme détaillé et les modalités de lâépreuve sont déterminés par règlement du Commissariat. Le Commissariat peut dispenser de lâépreuve dâaptitude, pour son intégralité ou pour partie, les personnes qui justifient de connaissances suffisantes sur base de leurs études ou dâune expérience professionnelle adéquate. 3) La décision prise sur une demande dâagrément doit être motivée et notifiée au demandeur dans les six mois de la réception de la demande ou, si celle-ci est incomplète, dans les six mois de la réception des renseignements nécessaires à la décision. La décision peut être déférée, dans le délai dâun mois sous peine de forclusion, au tribunal administratif, qui statue comme juge du fond. 4) Les conditions énoncées au point 2), sub a), b), c), d) et e) doivent être constamment remplies. Toutes les conditions visées par le présent point constituent les conditions dâexercice. 5) Lâactivité de courtier dâassurances, de dirigeant de société de courtage et de sous-courtier dâassurances est incompatible avec celle dâagent. Lorsquâun agent est agréé comme courtier, dirigeant de société de courtage ou sous-courtier dâassurances, lâagrément comme agent est retiré dâoffice et vice-versa. Lorsquâun sous-courtier est agréé comme courtier ou dirigeant de société de courtage, lâagrément comme sous-courtier est retiré dâoffice et vice-versa. Lorsquâun courtier est agréé comme dirigeant de société de courtage, son agrément comme courtier est retiré dâoffice et vice-versa. Lâagrément dâagence dâassurance est incompatible avec lâagrément de société de courtage dâassurances. Lorsquâune agence dâassurances est agréée comme société de courtage, lâagrément comme agence est retiré dâoffice et vice-versa. 6) Sont dispensées de lâagrément comme intermédiaire dâassurances, les personnes offrant des services dâintermédiation pour des contrats dâassurance lorsque toutes les conditions suivantes sont remplies: a) le contrat dâassurance requiert uniquement une connaissance de la couverture offerte par lâassurance; b) le contrat dâassurance nâest pas un contrat dâassurance vie; c) le contrat dâassurance ne comporte aucune couverture de la responsabilité civile; d) lâintermédiation en assurances ne constitue pas lâactivité professionnelle principale des personnes considérées; e) lâassurance constitue un complément au produit ou au service fourni par ces personnes, lorsquâelle couvre: â le risque de mauvais fonctionnement, de perte ou dâendommagement des biens fournis par ces personnes, ou â lâendommagement ou la perte de bagages et les autres risques liés à un voyage réservé auprès de ces personnes, même si lâassurance couvre la vie ou la responsabilité civile, à la condition que cette couverture soit accessoire à la couverture principale relative aux risques liés à ce voyage; f) le montant de la prime annuelle ne dépasse pas 500 euros et la durée totale du contrat dâassurance, reconductions éventuelles comprises, nâest pas supérieure à cinq ans. Section 2: Les agents dâassurances - 106 Verify source ↗
Art. 106.
AI-assisted research summary: Insurance agents and brokers are subject to approval and title-use restrictions, and some changes or withdrawals must be notified to the Commissariat.
Art. 106. Dispositions spécifiques applicables aux agents et agences dâassurances 1) Les agents sont les mandataires des entreprises dâassurances. Ils exercent leurs fonctions à titre salarié ou non salarié et à titre professionnel ou non professionnel. Les agents ne peuvent être agréés que sur demande écrite dâune entreprise dâassurances autorisée à faire des opérations dâassurances au Grand-Duché de Luxembourg. Nul agent ne peut être agréé pour plusieurs entreprises dâassurances dans la même branche. Toutefois, un agent peut être agréé dans la même branche pour plusieurs entreprises, si ces entreprises en présentent conjointement la demande. 2) Les relations contractuelles entre les agents salariés et les entreprises dâassurances mandantes sont régies par le droit du travail. Les relations contractuelles entre les agents non salariés et les entreprises dâassurances mandantes sont régies par une convention dâagence écrite entre parties. Cette convention énumère les droits et devoirs des parties et comporte pour le moins des dispositions relatives aux obligations de lâagent envers lâentreprise mandante et envers les preneurs dâassurances ainsi que les obligations des entreprises dâassurances, notamment quant aux modalités de rémunération des agents en cours de mandat et lors de la cessation de leur mandat. Un règlement du Commissariat peut fixer le cadre pour les conventions dâagence visées à lâalinéa précédent en précisant les points-clés à négocier entre parties et à définir par écrit en distinguant, le cas échéant, entre les conventions conclues avec un agent non salarié professionnel et avec un agent non professionnel. Les agents ne peuvent offrir à la souscription que les contrats dâassurance de lâentreprise pour laquelle ils sont agréés. 3) Il est loisible aux entreprises dâassurances de conférer à leurs agents ou à certains dâentre eux les titres dâagent principal ou dâagent général, à charge pour les entreprises dâen informer le Commissariat au préalable. Il est interdit à tout agent de faire état à lâégard du public dâun autre titre que celui dâagent ou, le cas échéant, dâagent principal ou dâagent général. Le retrait dâagrément est prononcé: â soit en tant que sanction en vertu de lâarticle 111, â soit en cas de retrait dâagrément de lâentreprise dâassurances sous la responsabilité de laquelle lâagent travaille, â soit lorsque les conditions dâexercice ne sont plus remplies, â soit à la demande conjointe de lâentreprise et de lâagent ou à la demande dâune de ces parties. Au cas où la demande de retrait émane dâune seule de ces parties, lâautre partie en est informée par le Commissariat et le retrait ne peut se faire quâà lâissue dâun délai de quinze jours à partir de cette information, pour permettre à lâautre partie de faire valoir sa position. Lâagrément peut également être retiré sur proposition du Commissariat si lâagent nâen fait pas usage pendant un délai de 12 mois. 4) Toute décision de refus dâagrément ou de retrait doit être motivée et notifiée aux parties en cause. Au cas où le refus ou le retrait dâagrément est motivé par des raisons de défaut de moralité et dâhonorabilité professionnelle, les raisons précises de ce refus sont communiquées à la seule personne concernée à lâexclusion de lâentreprise dâassurances mandante. Section 3: Les courtiers et sociétés de courtage dâassurances et de réassurances Art. 106-1. Dispositions spécifiques aux courtiers dâassurances et aux sociétés de courtage dâassurances 1) Les courtiers dâassurances et les sociétés de courtage dâassurances sont les mandataires de leurs clients. La requête en agrément est adressée au ministre par lâentremise du Commissariat accompagnée des pièces justificatives des conditions du présent chapitre. Les sous-courtiers dâassurances ne peuvent être agréés que sur demande écrite dâune société de courtage dâassurances ou dâun courtier dâassurances établis au Grand-Duché de Luxembourg. 2) Il est interdit à tout courtier dâassurances et à tout dirigeant de société de courtage dâassurances agréé pour une société de courtage dâassurances de faire état à lâégard du public dâun autre titre que celui de courtier dâassurances. Il est interdit à tout sous-courtier dâassurances de faire état à lâégard du public dâun autre titre que celui de sous-courtier dâassurances. 3) Pour les courtiers et sociétés de courtage dâassurances, les dirigeants de société de courtage et les sous-courtiers dâassurances, le retrait dâagrément est prononcé, â soit en tant que sanction en vertu de lâarticle 111; â soit lorsque les conditions dâexercice ne sont plus remplies; â soit en cas de retrait dâagrément du courtier sous la responsabilité de laquelle le dirigeant de société de courtage ou le sous-courtier travaille, soit lorsque cette personne physique ne travaille plus sous la responsabilité de la société de courtage pour laquelle elle a été agréée; â soit à la demande conjointe du dirigeant de société de courtage et de la société de courtage dâassurances, pour laquelle il est agréé, soit à la demande dâune de ces parties; â soit à la demande conjointe du sous-courtier dâassurances et du courtier dâassurances, respectivement de la société de courtage, pour lequel, respectivement laquelle, il est agréé, soit à la demande dâune de ces parties. Au cas où la demande de retrait émane dâune seule de ces parties, lâautre partie en est informée par le Commissariat et le retrait ne peut se faire quâà lâissue dâun délai de quinze jours à partir de cette information, pour permettre aux autres parties en cause de faire valoir leur position. Lâagrément peut également être retiré sur proposition du Commissariat si le courtier nâen fait pas usage pendant un délai de 12 mois. 4) Lorsque le Luxembourg est lâEtat de la situation du risque ou lâEtat de lâengagement au sens de lâarticle 25, points 2. et 3., les courtiers dâassurances et les sous-courtiers dâassurances ne peuvent sâadresser quâà des entreprises y établies ou autorisées à y offrir leurs services. Art. 106-2. Dispositions spécifiques aux courtiers de réassurances et sociétés de courtage de réassurances Les courtiers et sociétés de courtage de réassurances sont les mandataires de leurs clients. Ils ne peuvent être agréés que sur demande écrite. La requête en agrément est adressée au ministre par lâentremise du Commissariat accompagnée des pièces justificatives des conditions du présent chapitre. Il est interdit à tout courtier de réassurances et à tout dirigeant de société de courtage agréé pour une société de courtage de réassurances de faire état à lâégard du public dâun autre titre que celui de courtier de réassurances. Pour les courtiers et sociétés de courtage de réassurances ainsi que les dirigeants de société de courtage de réassurances, le retrait dâagrément est prononcé, â soit en tant que sanction en vertu de lâarticle 111; â soit lorsque les conditions dâexercice ne sont plus remplies; â soit en cas de retrait dâagrément de la société de courtage de réassurances, pour laquelle il est agréé; â soit lorsque le dirigeant de société de courtage ne travaille plus sous la responsabilité de la société de courtage de réassurances pour laquelle il est agréé, â soit à la demande conjointe du dirigeant de société de courtage et de la société de courtage de réassurances, pour laquelle il est agréé, soit à la demande dâune de ces parties. Au cas où la demande de retrait émane dâune seule de ces parties, lâautre partie en est informée par le Commissariat et le retrait ne peut se faire quâà lâissue dâun délai de quinze jours à partir de cette information, pour permettre à lâautre partie en cause de faire valoir sa position. Lâagrément peut également être retiré sur proposition du Commissariat si le courtier nâen fait pas usage pendant un délai de 12 mois. Art. 106-3. Dispositions spécifiques aux courtiers dâassurances et de réassurances et sociétés de courtage dâassurances et de réassurances Le cumul des fonctions de courtier dâassurances avec celles de courtier de réassurances, respectivement de société de courtage dâassurances et société de courtage de réassurances est autorisé sous condition que le Commissariat soit informé au préalable de lâintention de cumuler par le courtier respectivement la société de courtage dâassurances ou de réassurances. Ces intermédiaires peuvent faire état à lâégard du public du titre de courtier dâassurances et de réassurances, respectivement de société de courtage dâassurances et de réassurances. Section 4: Droits et obligations des intermédiaires - 107 Verify source ↗
Art. 107.
AI-assisted research summary: Certain insurance intermediaries must be entered in a register kept by the Commissariat, and insurers may use only registered intermediaries for sales in the EEA.
Art. 107. Le registre des intermédiaires Les intermédiaires agréés au Grand-Duché de Luxembourg en vertu de lâarticle 105 remplissant toutes les conditions dâexercice et ceux autorisés à y opérer en application des articles 109-1 et 109-3 ainsi que les éléments dâidentification des autorités compétentes des autres Etats membres sont inscrits sur un registre tenu par le Commissariat qui est accessible par voie électronique. La configuration et le contenu de ce registre sont fixés par règlement du Commissariat. Le retrait dâagrément entraîne la radiation dâoffice du registre. En sont informées les autorités compétentes des Etats membres dans lesquels lâintermédiaire a exercé ses activités conformément aux articles 109 et 109-2 de la présente loi. Lorsque, pour la commercialisation de leurs produits dâassurances à lâintérieur de lâEspace économique européen, les entreprises dâassurances ont recours aux services dâun intermédiaire, elles sont tenues de recourir uniquement à des intermédiaires figurant sur le registre tenu par le Commissariat ou une autorité compétente dâun autre Etat membre. - 108 Verify source ↗
Art. 108.
AI-assisted research summary: Insurance intermediaries must give clients specified information before a first contract, and brokers must meet financial and insurance requirements.
Art. 108. Informations fournies par lâintermédiaire dâassurance 1) Avant la conclusion dâun premier contrat dâassurance et, si nécessaire, à lâoccasion de sa modification ou de son renouvellement, tout intermédiaire dâassurance est tenu de fournir au client au moins les informations suivantes: a) son identité et son adresse; b) le registre dans lequel il a été inscrit et les moyens de vérifier quâil a été immatriculé; c) toute participation, directe ou indirecte, supérieure à 10% des droits de vote ou du capital dâune entreprise dâassurances déterminée quâil détient; d) toute participation, directe ou indirecte, supérieure à 10% des droits de vote ou du capital de lâintermédiaire détenue par une entreprise dâassurances déterminée ou par lâentreprise mère dâune entreprise dâassurances déterminée; e) les procédures permettant aux clients et aux autres intéressés de déposer plainte contre des intermédiaires et, le cas échéant, les procédures extrajudiciaires de réclamation et de recours. 2) En outre, lâagent est tenu dâindiquer au client le nom de lâentreprise ou des entreprises pour lesquelles il travaille. Le dirigeant de société de courtage est tenu dâindiquer au client le nom de la société de courtage dâassurances pour laquelle il travaille. Le sous-courtier dâassurances est tenu dâindiquer au client le nom du courtier dâassurances, respectivement de la société de courtage dâassurances, pour lequel, respectivement laquelle, il travaille. 3) Le courtier est tenu de fonder ses conseils sur base dâun nombre suffisant de contrats dâassurance offerts sur le marché, de façon à pouvoir recommander, en fonction de critères professionnels, le contrat dâassurance qui serait adapté aux besoins du client. 4) Avant la conclusion dâun contrat dâassurance spécifique, lâintermédiaire précise, en particulier sur la base des informations fournies par le client, au minimum les exigences et les besoins de ce client en même temps que les raisons qui motivent tout conseil fourni au client quant à un produit dâassurance déterminé. Ces précisions sont modulées en fonction de la complexité du contrat dâassurance proposé. 5) Il nâest pas nécessaire de fournir les informations visées aux points précédents lorsque lâintermédiaire intervient dans le cadre de la couverture des grands risques tels que définis à lâarticle 25 paragraphe 1 point s), ni en cas dâintermédiation par des intermédiaires de réassurances. Art. 108-1. Modalités dâinformation 1) Toute information fournie aux clients en vertu de lâarticle 108 est communiquée: a) sur papier ou sur tout autre support durable, au sens de la loi modifiée du 27 juillet 1997 sur le contrat dâassurance, disponible et accessible au client; b) avec clarté et exactitude, dâune manière compréhensible pour le client; c) dans une langue officielle de lâEtat membre de lâengagement ou dans toute autre langue convenue par les parties. 2) Par dérogation au point 1) a), les informations visées à lâarticle 108 peuvent être fournies oralement lorsque le client le demande ou lorsquâune couverture immédiate est nécessaire. Dans ces cas, les informations sont fournies au preneur dâassurances conformément au point 1) immédiatement après la conclusion du contrat dâassurance. 3) En cas de vente par téléphonie vocale, les informations préalables fournies au client sont conformes aux règles applicables à la commercialisation à distance des contrats dâassurance. En outre, les informations sont fournies au client conformément au point 1) immédiatement après la conclusion du contrat dâassurance. Art. 108-2. Mesures de protection des clients 1) Les primes et toutes autres sommes ayant trait à un contrat dâassurance que le preneur dâassurances verse à un intermédiaire luxembourgeois sont considérées comme versées à lâentreprise dâassurances. Les sommes dâargent versées par lâentreprise dâassurances à lâintermédiaire qui sont destinées au preneur dâassurances et aux créanciers de la prestation dâassurance ne sont considérées comme étant versées au preneur dâassurances que lorsque celui-ci les a effectivement reçues. 2) Lorsque les fonds visés au point 1) sont confiés à un intermédiaire, ils doivent être transférés par des comptes clients strictement distincts qui ne peuvent être utilisés afin de rembourser dâautres créanciers en cas de faillite. Art. 108-3. Les assises financières et lâassurance de la responsabilité civile professionnelle 1) Pour les sociétés de courtage dâassurances ou de réassurances, lâagrément est subordonné à la justification dâun capital social libéré de 50.000 euros au moins. Dans un délai de cinq ans à partir de lâagrément, le capital social libéré doit être porté à 125.000 euros au moins. 2) Pour les courtiers dâassurances ou de réassurances, lâagrément est subordonné à la justification dâassises financières de 25.000 euros au moins. Ce montant est porté à 50.000 euros au moins dans un délai de 5 ans à partir de lâagrément comme courtier dâassurances ou de réassurances. Par assises financières il y a lieu dâentendre le patrimoine net du courtier dâassurances ou de réassurances. 3) Les montants visés aux paragraphes 1 et 2 restent valables même en cas de cumul de lâactivité dâintermédiation dâassurances et de réassurances. En cas de cumul dâagréments comme courtier dâassurances et de réassurances ou de société de courtage dâassurances et de réassurances, les délais visés aux paragraphes 1 et 2 se rattachent au premier agrément comme courtier. 4) Les courtiers doivent en outre souscrire à une police dâassurance auprès dâune entreprise dâassurances autorisée à pratiquer lâassurance de la responsabilité civile au Grand-Duché de Luxembourg et couvrant leur responsabilité civile professionnelle dont lâétendue des garanties, le champ dâapplication territorial, les exclusions et la preuve de la couverture sont fixés par règlement grand-ducal. 5) Les fonds visés au présent article sont à maintenir à la disposition permanente du courtier et à investir dans lâintérêt propre de lâactivité de courtage dâassurances ou de réassurances. 6) Les assises financières dâun courtier ne peuvent devenir inférieures aux montants requis en vertu des paragraphes 1 et 2. Si les assises financières viennent à diminuer en dessous des montants requis aux paragraphes 1 et 2, le Commissariat peut, lorsque les circonstances le justifient, accorder un délai limité pour que le courtier régularise sa situation ou cesse ses activités. Section 5: Activités transfrontalières et coopération entre autorités compétentes - 109 Verify source ↗
Art. 109.
AI-assisted research summary: This provision requires Luxembourg brokers, agents, and other intermediaries to notify the Commissariat before certain cross-border branch or services activities, and it sets notification, information, and timing rules.
Art. 109. Libre établissement dans un autre Etat membre 1) Tout courtier ou tout agent luxembourgeois qui entend établir une succursale sur le territoire dâun autre Etat membre est tenu de le notifier au Commissariat. Pour tout agent luxembourgeois, cette notification doit émaner de lâentreprise dâassurances pour laquelle lâagent est agréé à condition quâelle soit dûment autorisée à opérer en régime de libre établissement dans ce même Etat membre. 2) La notification visée au point 1) doit être accompagnée du nom de lâEtat membre sur le territoire duquel lâintermédiaire concerné envisage dâétablir la succursale et lâadresse de cette dernière. 3) Lorsque lâautorité compétente de lâEtat membre dâaccueil le souhaite, le Commissariat lui communique lâintention de lâintermédiaire visé au paragraphe 1. dâeffectuer des opérations en régime de libre établissement sur son territoire dans le délai dâun mois à compter de la notification prévue au point 1). Le Commissariat avise en même temps le courtier ou lâagent et, le cas échéant, lâentreprise dâassurances concernée. Lâintermédiaire concerné peut commencer son activité un mois après la date à laquelle il a été informé par le Commissariat de la communication visée à lâalinéa précédent. Toutefois, il peut commencer son activité immédiatement si lâEtat membre dâaccueil nâa pas exprimé son souhait de se voir notifier les intentions de lâintermédiaire par lâautorité compétente de lâEtat membre dâorigine. Art. 109-1. Libre établissement au Grand-Duché de Luxembourg Dans les limites de lâagrément quâil détient dans son Etat membre dâorigine, tout intermédiaire est autorisé à établir une succursale au Grand-Duché de Luxembourg pour autant que lâautorité compétente de lâEtat membre dâorigine ait notifié cette intention au Commissariat. Lâintermédiaire peut commencer son activité un mois après la date à laquelle le Commissariat a été informé de cette intention par lâautorité compétente de lâEtat membre dâorigine. Art. 109-2. Libre prestation de services dans un autre Etat membre 1) Tout courtier ou tout agent luxembourgeois qui entend effectuer pour la première fois des activités en régime de libre prestation de services dans un ou plusieurs Etats membres est tenu de le notifier au Commissariat. Pour tout agent luxembourgeois, cette notification doit émaner de lâentreprise dâassurances pour laquelle lâagent est agréé à condition quâelle soit dûment autorisée à opérer en régime de libre prestation de service ou en régime de libre établissement dans ce même Etat membre. 2) La notification visée au point 1) doit être accompagnée du nom de lâEtat membre sur le territoire duquel lâintermédiaire concerné envisage dâeffectuer des prestations en régime de libre prestation de service. 3) Lorsque lâautorité compétente de lâEtat membre dâaccueil le souhaite, le Commissariat lui communique lâintention de lâintermédiaire concerné dâeffectuer des opérations en régime de libre prestation de service sur son territoire dans le délai dâun mois à compter de la notification prévue au premier point. Le Commissariat avise en même temps lâintermédiaire concerné et, le cas échéant, lâentreprise dâassurances. Lâintermédiaire concerné peut commencer son activité un mois après la date à laquelle il a été informé par le Commissariat de la communication visée à lâalinéa précédent. Toutefois, il peut commencer son activité immédiatement si lâEtat membre dâaccueil nâa pas exprimé son souhait de se voir notifier les intentions de lâintermédiaire par lâautorité compétente de lâEtat membre dâorigine. Art. 109-3. Libre prestation de services au Grand-Duché de Luxembourg Dans les limites de lâagrément quâil détient dans son Etat membre dâorigine, tout intermédiaire est autorisé à effectuer au Grand-Duché de Luxembourg des activités en régime de libre prestation de services pour autant que lâautorité compétente de lâEtat membre dâorigine ait notifié cette intention au Commissariat. Lâintermédiaire visé au 1 er alinéa peut commencer son activité un mois après la date à laquelle le Commissariat a été informé de cette intention par lâautorité compétente de lâEtat membre dâorigine. Art. 109-4. Echange dâinformation entre autorités compétentes Le Commissariat échange avec les autorités compétentes concernées les informations relatives aux intermédiaires dâassurances et de réassurances qui ont fait lâobjet dâune sanction au sens de lâarticle 111 ou dâune des mesures susceptibles de conduire à la radiation du registre de ces intermédiaires. De plus, le Commissariat peut échanger en outre toute information pertinente relative aux intermédiaires concernés à la demande des autorités de contrôle dâun autre Etat membre. Chapitre 4 â Dispositions communes applicables aux PSA et aux intermédiaires dâassurances et de réassurances Art. 109-5. Lâactionnariat 1) Lâagrément des personnes morales visées à la présente partie est subordonné à la communication au Commissariat de lâidentité des actionnaires ou associés, directs ou indirects, personnes physiques ou morales, qui détiennent dans la personne morale à agréer une participation qualifiée dâau moins 10% du capital social ou des droits de vote et du montant de ces participations. Lâagrément est refusé si, compte tenu de la nécessité de garantir une gestion saine et prudente de la personne morale à agréer, la qualité des actionnaires ou associés nâest pas satisfaisante. La notion de gestion saine et prudente est appréciée à la lumière des critères dâévaluation énoncés au point 6). 2) Lâagrément est subordonné à ce que la structure de lâactionnariat direct et indirect de la personne morale à agréer soit transparente et soit organisée de telle façon que les autorités responsables pour la surveillance prudentielle de la personne morale et le cas échéant du groupe auquel elle appartient soient clairement déterminées et que cette surveillance puisse sâexercer sans entrave. 3) Lorsque des liens étroits existent entre la personne morale et dâautres personnes physiques ou morales, lâagrément nâest accordé que si ces liens nâentravent pas le bon exercice de la mission de surveillance par le Commissariat. Lâagrément est également refusé si les dispositions législatives, réglementaires ou administratives dâun pays tiers dont relèvent une ou plusieurs personnes physiques ou morales avec lesquelles la personne morale a des liens étroits, ou des difficultés tenant à leur application, entravent le bon exercice de la mission de surveillance. Les personnes morales visées à la présente partie doivent fournir les informations requises par le Commissariat pour sâassurer que les conditions visées au présent point soient respectées en permanence. 4) Toute personne physique ou morale, agissant seule ou de concert avec dâautres, ci-après le «candidat acquéreur», qui a pris la décision dâacquérir, directement ou indirectement, une participation qualifiée dâau moins 10% du capital social ou des droits de vote dans une personne morale visée à la présente partie ou dâaccroître, directement ou indirectement, sa participation qualifiée de telle façon que la proportion de droits de vote ou de parts de capital détenue par elle atteigne ou dépasse les seuils de 20%, 33 1/3% ou 50% ou que la personne morale devienne sa filiale, ci-après lâ«acquisition envisagée», doit notifier sa décision par écrit au préalable au Commissariat et communiquer le montant de cette participation et les informations pertinentes visées au point 5). 5) Le Commissariat publie une liste spécifiant les informations nécessaires pour procéder à lâévaluation et devant lui être communiquées au moment de la notification. Les informations demandées sont proportionnées et adaptées à la nature du candidat acquéreur et de lâacquisition envisagée. 6) En procédant à lâévaluation de la notification visée au point 4) et des informations visées au point 5), le Commissariat apprécie, afin de garantir une gestion saine et prudente de la personne morale visée par lâacquisition envisagée et en tenant compte de lâinfluence probable du candidat acquéreur sur la personne morale, la qualité du candidat acquéreur et la solidité financière de lâacquisition envisagée en appliquant lâensemble des critères suivants: a) la moralité et lâhonorabilité professionnelle du candidat acquéreur; b) la moralité, lâhonorabilité et lâexpérience professionnelle de toute personne qui assurera la direction des activités de la personne morale à la suite de lâacquisition envisagée; c) la solidité financière du candidat acquéreur, compte tenu notamment du type dâactivités exercées et envisagées au sein de la personne morale visée par lâacquisition envisagée; d) la capacité de la personne morale visée par lâacquisition envisagée de satisfaire et de continuer à satisfaire aux exigences prudentielles de la présente loi et, en particulier, le point de savoir si le groupe, dont la personne morale fera partie suite à lâacquisition, possède une structure qui permet dâexercer une surveillance effective, dâéchanger sans entraves des informations entre autorités compétentes et de déterminer le partage des responsabilités entre les autorités compétentes; e) lâexistence de motifs raisonnables de soupçonner quâune opération ou une tentative de blanchiment de capitaux ou de financement du terrorisme est en cours ou a eu lieu en rapport avec lâacquisition envisagée, ou que lâacquisition envisagée pourrait en augmenter le risque. 7) Le Commissariat dispose dâun délai maximal de trois mois à compter de la date de la notification prévue à lâalinéa précédent pour sâopposer audit projet si, compte tenu de la nécessité de garantir une gestion saine et prudente de la personne morale, il nâest pas convaincu de la qualité du candidat acquéreur. Si le Commissariat ne sâoppose pas au projet, il peut fixer un délai maximal pour sa réalisation. 8) Toute personne physique ou morale qui a pris la décision de cesser de détenir, directement ou indirectement, une participation qualifiée dâau moins 10% du capital social ou des droits de vote dans une personne morale visée par la présente partie doit notifier sa décision par écrit au préalable au Commissariat et communiquer le montant envisagé de sa participation. Toute personne physique ou morale doit de même notifier par écrit au préalable au Commissariat sa décision de diminuer sa participation qualifiée de telle façon que la proportion de droits de vote ou de parts de capital détenue par elle descende en dessous des seuils de 20%, 33 1/3% ou 50% ou que la personne morale cesse dâêtre sa filiale. 9) Les personnes morales visées à la présente partie sont tenues de communiquer au Commissariat, dès quâelles en ont eu connaissance, les acquisitions ou cessions de participations dans leur capital qui font franchir vers le haut ou vers le bas lâun des seuils visés aux points 4) et 8). De même elles communiquent au moins une fois par an lâidentité des actionnaires ou associés qui possèdent des participations qualifiées dâau moins 10% du capital social ou des droits de vote ainsi que le montant desdites participations, tel quâil résulte notamment des données enregistrées à lâassemblée générale annuelle des actionnaires ou associés, ou des informations reçues au titre des obligations relatives aux sociétés dont les valeurs mobilières sont admises à la négociation sur un marché réglementé. 10) Lorsque lâinfluence exercée par les personnes visées au premier alinéa du point 1) est susceptible de se faire au détriment dâune gestion prudente et saine de la personne morale, le Commissariat prend les mesures appropriées pour mettre fin à cette situation. Le Commissariat peut notamment faire usage de son droit dâinjonction ou de suspension ou sanctionner les personnes responsables de lâadministration ou de la gestion de la personne morale concernée, qui par leur comportement risquent de mettre en péril la gestion saine et prudente de la personne morale dâune amende dâordre allant de 125 à 12.500 euros. Les mêmes mesures peuvent être prises à lâégard des personnes physiques ou morales qui ne respectent pas lâobligation dâinformation préalable visée aux points 4) et 8). Lorsquâune participation est acquise en dépit de lâopposition du Commissariat, celui-ci peut suspendre lâexercice des droits de vote correspondants ou demander la nullité ou lâannulation des votes émis, sans préjudice de toute autre sanction pouvant être appliquée. Art. 109-6. Lâadministration centrale et lâinfrastructure 1) Lâagrément et lâactivité dâune personne morale agissant comme PSA ou société de courtage dâassurances ou de réassurances sont subordonnés à la justification de lâexistence au Luxembourg de lâadministration centrale et du siège statutaire du demandeur. Lâagrément et lâactivité dâun courtier dâassurances ou de réassurances sont subordonnés à la justification que cette personne exerce effectivement son activité au Luxembourg et y a son principal établissement. 2) Le PSA et le courtier doivent justifier dâune bonne organisation administrative et comptable ainsi que de procédures de contrôle interne adéquates. Lâorganisation administrative et comptable et les procédures de contrôle interne doivent être exhaustives et adaptées à la nature, à lâéchelle et à la complexité de leurs activités. - 110 Verify source ↗
Art. 110.
AI-assisted research summary: Certain regulated persons must keep their accounting books and related documents in Luxembourg, and PSA/brokerage firms must have their annual accounts checked under the rules stated here.
Art. 110. Documents des PSA et intermédiaires dâassurances et de réassurances 1) Les personnes visées à la présente partie qui sont soumises à une obligation dâassises financières, doivent veiller à ce que les livres comptables et les autres documents relatifs à leurs activités soient constamment conservés au Grand-Duché de Luxembourg, ⢠soit au principal lieu dâexercice de leur profession pour les personnes physiques, ⢠soit au siège social pour les personnes morales, ⢠soit à tout autre endroit dûment notifié au Commissariat. 2) Sans préjudice de lâarticle 21 bis , en vue dâexercer la surveillance des obligations incombant, en vertu de la présente loi et de ses règlements dâexécution, aux personnes visées à la présente partie, le Commissariat peut se faire délivrer, le cas échéant, tous documents et toutes pièces utiles par les entreprises dâassurances ou de réassurance mandantes, ainsi que par les fonds de pension mandants. Il peut en outre effectuer des contrôles sur place dans les locaux professionnels des entreprises dâassurances ou de réassurance mandantes, ainsi que des fonds de pension mandants. Art. 110-1. Le contrôle des comptes 1) A moins quâils ne soient tenus de désigner un réviseur dâentreprises agréé en vertu de lâarticle 69 de la loi modifiée du 19 décembre 2002 concernant le registre de commerce et des sociétés et les comptes annuels des entreprises, les PSA et les sociétés de courtage dâassurances ou de réassurances doivent confier le contrôle de leurs documents comptables annuels à un commissaire à choisir parmi les réviseurs dâentreprises, membres de lâInstitut des Réviseurs dâEntreprises, ou les experts comptables, membres de lâOrdre des Experts Comptables. La désignation de ces personnes est faite par lâorgane chargé de lâadministration du PSA ou de la société de courtage dâassurances ou de réassurances. 2) Toute modification dans le chef des personnes désignées en vertu du paragraphe 1 doit être notifiée au préalable au Commissariat. - 111 Verify source ↗
Art. 111.
AI-assisted research summary: The Commissariat can impose administrative fines and other sanctions on covered persons for listed breaches, and the minister can withdraw approval in certain cases.
Art. 111. Sanctions 1) Les personnes visées à la présente partie peuvent être frappées par le Commissariat dâune amende dâordre qui ne peut pas dépasser 50.000 euros pour: â toute infraction aux articles 108, 108-2, 108-3, 109, 109-2, 109-5, 109-6, 110 et 110-1 de la présente loi, â tout non-respect des instructions du Commissariat données dans lâexercice de ses missions fixées à lâarticle 21 bis , â toute infraction aux articles 2, 3, 3-1, 3-2, 4 et 5 de la loi modifiée du 12 novembre 2004 relative à la lutte contre le blanchiment et contre le financement du terrorisme, â tout refus de fournir les documents comptables ou autres renseignements demandés par le Commissariat dans les délais impartis, â toute fourniture de documents ou de renseignements qui se révèlent être incomplets, inexacts ou faux, â toute obstruction à lâexercice des pouvoirs de surveillance, dâinspection et dâenquête du Commissariat. Le maximum de lâamende dâordre peut être doublé en cas de récidive dans les cinq ans à partir de la dernière sanction devenue définitive. Le Commissariat peut prononcer, soit à la place, soit en sus de lâamende dâordre, lâune des sanctions suivantes: â lâavertissement; â le blâme; â lâinterdiction dâeffectuer certaines opérations et toutes autres limitations dans lâexercice de lâactivité; â la suspension temporaire dâun ou de plusieurs dirigeants du PSA ou de lâintermédiaire, personne morale. Le Commissariat statue après une procédure contradictoire, la personne concernée entendue en ses moyens de défense ou dûment appelée par lettre recommandée à la poste. La personne concernée peut se faire assister ou représenter. 2) Le ministre peut retirer lâagrément accordé aux personnes visées à la présente partie, si lâagrément a été obtenu au moyen de fausses déclarations ou par tout autre moyen irrégulier ou si elles manquent gravement aux obligations leur imposées en vertu de la présente partie ou aux dispositions dâune loi pénale luxembourgeoise. Il est statué sur le retrait dâagrément sur simple requête du Commissariat, après instruction préalable faite par ce dernier, la personne concernée entendue en ses moyens de défense ou dûment appelée par lettre recommandée à la poste. 3) Les décisions prises par le ministre ou le Commissariat en application du présent article et des articles 103-2, 103-21, 105 et 109-5, paragraphe 10, peuvent être déférées dans le délai dâun mois, sous peine de forclusion, au tribunal administratif qui statue comme juge du fond. Elles doivent être motivées et notifiées à la personne concernée avec indication des voies de recours. 4) Le Commissariat rend publiques les sanctions prononcées en vertu du présent article, à moins que cette publication ne risque de perturber gravement le secteur des assurances ou de causer un préjudice disproportionné aux parties en cause. 5) Dans le cadre de lâaccomplissement des missions définies à lâarticle 2 points 1, 2, 4, 4a., 4b. et 5 de la présente loi, le Commissariat peut imposer une astreinte contre les personnes visées à la présente partie, afin de les inciter à se conformer aux injonctions du Commissariat. Le montant de lâastreinte par jour à raison du manquement constaté ne peut être supérieur à 1.250 euros, sans que le montant total imposé à raison du manquement constaté puisse dépasser 25.000 euros.» â â â â â 14° Lâarticle 111-1, point 1), de la loi modifiée du 6 décembre 1991 sur le secteur des assurances est modifié comme suit: â «1. Les administrateurs, les membres des organes directeurs et de surveillance, les dirigeants et les autres employés des entreprises dâassurances et des PSA visés aux articles 103-7, 103-10, 103-11, 103-12 et 103-13 ainsi que les PSA étrangers, visés à lâarticle 103-14, agréés pour ces mêmes activités, les agents des entreprises dâassurances ainsi que les courtiers dâassurances, les dirigeants de société de courtage dâassurances, les sous-courtiers dâassurances et les autres employés des agents, courtiers ou sociétés de courtage dâassurances sont obligés de garder secrètes les informations confidentielles confiées à eux dans le cadre de leur activité professionnelle. Les entreprises de réassurances, leurs dirigeants ainsi que leur personnel sont également obligés de garder secrètes les informations confidentielles confiées à eux lorsquâils exercent lâactivité visée à lâarticle 103-12 pour une ou plusieurs entreprises dâassurances directes. La révélation de tels renseignements est punie des peines prévues à lâarticle 458 du Code pénal . â â â â â 15° Lâarticle 111-1, point 6), de la loi modifiée du 6 décembre 1991 sur le secteur des assurances prend la teneur suivante: â «6. Lâobligation au secret nâexiste pas à lâégard des entreprises dâassurances luxembourgeoises, des professionnels du secteur de lâassurance visés aux articles 103-7, 103-10, 103-11, 103-12 et 103-13 et des professionnels du secteur financier visés aux articles 29-1, 29-2, 29-3 et 29-4 de la loi modifiée du 5 avril 1993 relative au secteur financier dans la mesure où les renseignements communiqués à ces professionnels sont fournis dans le cadre dâun contrat de services. Lâobligation au secret des entreprises dâassurances luxembourgeoises nâexiste pas à lâégard des courtiers dâassurances luxembourgeois et des sociétés de courtage luxembourgeoises pour ce qui concerne les informations confidentielles relatives aux contrats pour lesquels ces courtiers ont servi dâintermédiaire. Les preneurs dâassurances concernés peuvent cependant sâopposer à tout moment à la communication à leur courtier des informations concernant leurs contrats.» â â â â â 16° Lâarticle 111-2 point 1) troisième tiret de la loi modifiée du 6 décembre 1991 sur le secteur des assurances est remplacé par le texte suivant: â â «aux PSA visés par la partie V chapitre 1 de la loi». â â â â â 17° A lâarticle 111-3 de la loi modifiée du 6 décembre 1991 sur le secteur des assurances est inséré le terme â  « modifiée » â après les mots â  « définies par la loi » â . 18° Lâarticle 113, alinéa 1 er , de la loi modifiée du 6 décembre 1991 sur le secteur des assurances est modifié comme suit: â «1. Est punie dâun emprisonnement de huit jours à trois mois et dâune amende de 251 à 50.000 euros ou dâune de ces peines seulement, toute personne physique qui fait dans ou à partir du Grand-Duché de Luxembourg pour compte dâun tiers des opérations dâassurance ou qui y concourt sans avoir obtenu lâagrément du ministre. La tentative est punissable dâun emprisonnement de huit jours à deux mois et dâune amende de 251 à 12.500 euros ou dâune de ces peines seulement. 2. Est punie dâun emprisonnement de huit jours à trois mois et dâune amende de 2.500 à 500.000 euros, toute personne morale qui fait dans ou à partir du Grand-Duché de Luxembourg pour compte dâun tiers des opérations dâassurance ou qui y concourt sans avoir obtenu lâagrément du ministre. La tentative est punissable dâune amende de 2.500 à 125.000 euros.» â â â â â â Art. II. Modifications apportées à la loi modifiée du 12 novembre 2004 relative à la lutte contre le blanchiment et contre le financement du terrorisme: 19° Lâarticle 2, paragraphe 1, point 3 de la loi modifiée du 12 novembre 2004 relative à la lutte contre le blanchiment et contre le financement du terrorisme est modifié comme suit: â «3. les fonds de pension sous la surveillance prudentielle du Commissariat aux assurances;» â â â â â 20° A la suite de lâarticle 2, paragraphe 1, point 2 de la loi modifiée du 12 novembre 2004 relative à la lutte contre le blanchiment et contre le financement du terrorisme est inséré à lâarticle 2, paragraphe 1, un point 2 bis de la teneur suivante: â «2 bis . Les professionnels du secteur de lâassurance agréés à exercer leur activité au Luxembourg en vertu de la loi modifiée du 6 décembre 1991 sur le secteur des assurances;» â â â â â â Art. III. Dispositions transitoires: 21° a) Les agréments accordés: â aux dirigeants dâentreprises dâassurances, â aux dirigeants dâentreprises de réassurance, personnes physiques, â aux domiciliataires, â aux dirigeants de fonds de pension, personnes physiques, â aux sociétés de courtage dâassurances et de réassurances, aux sous-courtiers dâassurances ainsi quâaux agents dâassurances personnes physiques et morales avant lâentrée en vigueur de la présente loi restent acquis à leurs bénéficiaires. b) Les agréments des personnes morales agréées comme dirigeants dâentreprises de réassurance sont remplacés dâoffice par un agrément comme société de gestion dâentreprises de réassurance. Les agréments des personnes morales agréées comme dirigeants de fonds de pension sont remplacés dâoffice par un agrément comme société de gestion de fonds de pension. c) Les agréments des courtiers dâassurances ou de réassurances accordés avant lâentrée en vigueur de la présente loi et qui ne travaillent pas sous la responsabilité dâune société de courtage dâassurances ou de réassurances restent acquis à ces personnes physiques. Les agréments des courtiers dâassurances et de réassurances agréés au moment de lâentrée en vigueur de la présente loi et travaillant sous la responsabilité dâune société de courtage dâassurances ou de réassurances sont remplacés dâoffice par des agréments comme dirigeants de société de courtage dâassurances ou de réassurances. Lâagrément comme courtier dâassurances ou de réassurances reste cependant acquis aux personnes physiques visées au 2e alinéa ci-dessus, sur demande à adresser au Commissariat aux Assurances endéans les trois mois de lâentrée en vigueur de la présente loi et à condition de rapporter la preuve dâêtre couvert, pour leur activité de courtage à titre personnel, par une assurance de la responsabilité civile professionnelle conforme aux exigences posées par lâarticle 108-3, paragraphe 4, LSA. Les qualifications professionnelles reconnues aux personnes visées au présent point avant lâentrée en vigueur de la présente loi leur restent acquises. 22° Les personnes morales agréées jusquâau 31 décembre 2012 comme société de courtage dâassurances ou de réassurances, dirigeants dâentreprises de réassurance et dirigeants de fonds de pension qui disposent dâun capital social souscrit et/ou libéré inférieur aux exigences de lâarticle 108-3 de la loi modifiée du 6 décembre 1991 sur le secteur des assurances sont tenues de procéder, le cas échéant, à une augmentation de capital et de libérer ce capital social à concurrence de 50.000 euros au moins, et ce jusquâau 31 décembre 2014. Les sociétés de courtage disposent dâun délai supplémentaire jusquâau 31 décembre 2019 pour libérer le capital social à hauteur de 125.000 euros au moins. Les courtiers personnes physiques agréés jusquâau 31 décembre 2012 et qui continuent de bénéficier dâun agrément comme courtier dâassurances ou de réassurances conformément au point 21° c) 1 er et 3 e alinéas, doivent rapporter la preuve de lâexistence dâassises financières de 25.000 euros au moins jusquâau 31 décembre 2014. Ce montant est porté à 50.000 euros au moins au 31 décembre 2019. 23° A moins quâelles ne soient tenues de désigner un réviseur dâentreprises agréé en vertu de lâarticle 69 de la loi modifiée du 19 décembre 2002 concernant le registre de commerce et des sociétés et les comptes annuels des entreprises, les personnes visées au point 22° sont tenues dâappliquer les exigences de lâarticle 110-1 de la loi modifiée du 6 décembre 1991 sur le secteur des assurances à partir de lâexercice comptable commençant au 1 er janvier 2014 ou à une autre date au cours de lâexercice 2014. 24° Pour les personnes morales visées au point 21° alinéas 2 et 3 agréées pour une autre catégorie de PSA après lâentrée en vigueur de la présente loi, les dispositions de lâarticle 103-5 de la loi modifiée du 6 décembre 1991 sur le secteur des assurances sont immédiatement applicables. Pour les personnes morales visées au point 21° alinéas 2 et 3 agréées comme société de courtage dâassurances ou de réassurances après le 31 décembre 2012, les dispositions de lâarticle 108-3 de la loi modifiée du 6 décembre 1991 sur le secteur des assurances sont immédiatement applicables. Pour les personnes morales visées au point 21° alinéa 4 agréées comme PSA après lâentrée en vigueur de la présente loi, les dispositions de lâarticle 103-5 de la loi modifiée du 6 décembre 1991 sur le secteur des assurances sont immédiatement applicables. Mandons et ordonnons que la présente loi soit insérée au Mémorial pour être exécutée et observée par tous ceux que la chose concerne. Le Ministre des Finances, Luc Frieden Palais de Luxembourg, le 12 juillet 2013. Henri Doc. parl. 6398 ; sess. ord. 2011-2012 et 2012-2013.
Provision text is displayed from LexChat’s stored statute record. Use the official source links to verify amendments, commencement, and current legal force.
Ask AI about this statute
Loi du 12 juillet 2013 portant modification de:\n - la loi modifiée du 6 décembre 1991 sur le secteur des assurances;\n - la loi modifiée du 12 novembre 2004 relative à la lutte contre le blanchiment et contre le financement du terrorisme.
Sign in to ask AI about this statute
Sign in to start authenticated, citation-grounded statute research.
Sign in