Loi du 23 mai 2014 portant approbation du Traité sur le commerce des armes, fait à New York le 2 avril 2013, signé par le Luxembourg le 3 juin 2013 à New York.
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- Luxembourg
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This preamble identifies a law approving the Arms Trade Treaty and records the assent and adoption steps. The article approves the Arms Trade Treaty, done at New York on 2 April 2013. Article 2 designates the competent ministers for implementing Article 5 of the Treaty in Luxembourg.
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Provisions of Loi du 23 mai 2014 portant approbation du Traité sur le commerce des armes, fait à New York le 2 avril 2013, signé par le Luxembourg le 3 juin 2013 à New York.
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AI-assisted research summary: This preamble identifies a law approving the Arms Trade Treaty and records the assent and adoption steps.
Le contenu de la version HTML du Journal officiel luxembourgeois est identique à la version PDF. Loi du 23 mai 2014 portant approbation du Traité sur le commerce des armes, fait à New York le 2 avril 2013, signé par le Luxembourg le 3 juin 2013 à New York. Nous Henri, Grand-Duc de Luxembourg, Duc de Nassau, Notre Conseil d'Etat entendu; De l'assentiment de la Chambre des Députés; Vu la décision de la Chambre des Députés du 13 mai 2014 et celle du Conseil d'Etat du 20 mai 2014 portant qu'il n'y a pas lieu à second vote; Avons ordonne et ordonnons: â
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Art. 1 er .
AI-assisted research summary: The article approves the Arms Trade Treaty, done at New York on 2 April 2013.
Art. 1 er . Est approuvé le Traité sur le commerce des armes, fait à New York le 2 avril 2013, signé par le Luxembourg le 3 juin 2013 à New York (ci-après «le Traité»). â - 2 Verify source ↗
Art. 2.
AI-assisted research summary: Article 2 designates the competent ministers for implementing Article 5 of the Treaty in Luxembourg.
Art. 2. Aux fins de l'article 5, paragraphe 5 du Traité sont désignées autorités compétentes: a) le ministre ayant l'Office des licences dans ses attributions pour autant que les armes visées par le Traité sont soumises à licence en application de la liste commune des équipements militaires de l'Union européenne, et b) le ministre ayant la Justice dans ses attributions pour autant que les armes visées par le Traité relèvent du champ d'application de la loi modifiée du 15 mars 1983 sur les armes et munitions. Le Ministre ayant dans ses attributions les Affaires étrangères est l'autorité désignée aux fins de l'article 5, paragraphe 6 du Traité. Mandons et ordonnons que la présente loi soit insérée au Mémorial pour être exécutée et observée par tous ceux que la chose concerne. Le Ministre des Affaires étrangères et européennes, Jean Asselborn Le Ministre de l'Economie, Etienne Schneider Le Ministre de la Justice, Félix Braz Château de Berg, le 23 mai 2014. Henri Doc. parl. 6608 ; sess. ord. 2012-2013 et sess. extraord. 2013-2014. â TRAITE SUR LE COMMERCE DES ARMES Préambule Les Etats Parties au présent Traité, Guidés par les buts et principes de la Charte des Nations Unies, Rappelant lâArticle 26 de la Charte des Nations Unies, aux termes duquel il faut favoriser lâétablissement et le maintien de la paix et de la sécurité internationales en ne détournant vers les armements que le minimum des ressources humaines et économiques du monde, Soulignant la nécessité de prévenir et dâéliminer le commerce illicite dâarmes classiques et dâempêcher leur détournement vers le commerce illicite ou pour un usage final non autorisé, ou encore à destination dâutilisateurs finaux non autorisés, notamment aux fins de la commission dâactes terroristes, Reconnaissant aux Etats des intérêts légitimes dâordre politique, sécuritaire, économique et commercial dans le commerce international des armes classiques, Réaffirmant le droit souverain de tout Etat de réglementer et de contrôler les armes classiques exclusivement à lâintérieur de son territoire en vertu de son propre ordre légal ou constitutionnel, Sachant que la paix et la sécurité, le développement et les droits de lâhomme sont des piliers du système des Nations Unies et le fondement de la sécurité collective, et reconnaissant que le développement, la paix et la sécurité, ainsi que les droits de lâhomme sont interdépendants et se renforcent mutuellement, Rappelant les Directives relatives aux transferts internationaux dâarmes établies par la Commission du désarmement de lâOrganisation des Nations Unies et adoptées par lâAssemblée générale dans sa résolution 46/36 H du 6 décembre 1991, Prenant note de la contribution apportée par le Programme dâaction des Nations Unies en vue de prévenir, combattre et éliminer le commerce illicite des armes légères sous tous ses aspects, par le Protocole contre la fabrication et le trafic illicites dâarmes à feu, de leurs pièces, éléments et munitions, additionnel à la Convention des Nations Unies contre la criminalité transnationale organisée, et par lâInstrument international visant à permettre aux Etats de procéder à lâidentification et au traçage rapides et fiables des armes légères et de petit calibre illicites, Reconnaissant les conséquences sécuritaires, sociales, économiques et humanitaires du commerce illicite et du commerce non réglementé dâarmes classiques, Sachant que la grande majorité des personnes touchées par les conflits armés et la violence armée sont des civils et en particulier les femmes et les enfants, Reconnaissant aussi les difficultés que rencontrent les victimes de conflit armé, dont il est nécessaire dâassurer la prise en charge, la réadaptation et la réinsertion sociale et économique, Soulignant quâaucune disposition du présent Traité nâinterdit à un Etat de maintenir ou de prendre des mesures effectives supplémentaires pour concourir à la réalisation de lâobjet et du but du présent Traité, Conscients que le commerce, la possession et lâusage de certaines armes classiques, notamment aux fins dâactivités de loisirs, dâordre culturel, historique ou sportif, sont licites ou légaux, dès lors que ce commerce, cette possession et cet usage sont autorisés ou protégés par la loi, Conscients également du rôle que les organisations régionales peuvent jouer sâagissant dâaider les Etats Parties, sâils en font la demande, à mettre en Åuvre le présent Traité, Reconnaissant que la société civile, notamment les organisations non gouvernementales, et le secteur industriel peuvent contribuer activement, de leur propre initiative, à faire connaître lâobjet et le but du présent Traité et concourir à leur réalisation, Considérant que la réglementation du commerce international des armes classiques et la prévention de leur détournement ne devraient pas faire obstacle à la coopération internationale et au commerce licite de matériel, dâéquipements et de technologies à des fins pacifiques, Soulignant quâil est souhaitable de parvenir à lâadhésion universelle au présent Traité, Résolus à agir conformément aux principes suivants: Principes â Le droit naturel de légitime défense, individuelle ou collective, reconnu à tous les Etats à lâArticle 51 de la Charte des Nations Unies; â Le règlement des différends internationaux par des moyens pacifiques, de manière à ne pas mettre en danger la paix et la sécurité internationales ainsi que la justice, conformément à lâArticle 2 (3) de la Charte des Nations Unies; â Lâabstention, dans leurs relations internationales, du recours à la menace ou à lâemploi de la force, soit contre lâintégrité territoriale ou lâindépendance politique de tout Etat, soit de toute autre manière incompatible avec les buts des Nations Unies, conformément à lâArticle 2 (4) de la Charte des Nations Unies; â La non-intervention dans des affaires relevant essentiellement de la compétence nationale de tout Etat, conformément à lâArticle 2 (7) de la Charte des Nations Unies; â Lâobligation de respecter et faire respecter le droit international humanitaire, conformément, entre autres, aux Conventions de Genève de 1949, et de respecter et faire respecter les droits de lâhomme, conformément, entre autres, à la Charte des Nations Unies et à la Déclaration universelle des droits de lâhomme; â La responsabilité de chaque Etat de réglementer, dans le respect de ses obligations internationales, le commerce international dâarmes classiques et dâen prévenir le détournement et, au premier chef, celle dâinstituer et dâappliquer un régime de contrôle national; â Le respect de lâintérêt légitime reconnu à tout Etat dâacquérir des armes classiques pour exercer son droit de légitime défense et contribuer à des opérations de maintien de la paix, et de produire, exporter, importer et transférer des armes classiques; â La nécessité dâappliquer le présent Traité de manière cohérente, objective et non discriminatoire. SONT CONVENUS de ce qui suit: Article premier Objet et but Le présent Traité a pour objet ce qui suit: â Instituer les normes communes les plus strictes possibles aux fins de réglementer ou dâaméliorer la réglementation du commerce international dâarmes classiques; â Prévenir et éliminer le commerce illicite dâarmes classiques et empêcher le détournement de ces armes; afin de: â Contribuer à la paix, la sécurité et la stabilité internationales et régionales; â Réduire la souffrance humaine; â Promouvoir la coopération, la transparence et lâaction responsable des Etats Parties dans le commerce international des armes classiques et bâtir ainsi la confiance entre ces Etats. Article 2 Champ dâapplication 1. Le présent Traité sâapplique à toutes les armes classiques relevant des catégories suivantes: a) Chars de combat; b) Véhicules blindés de combat; c) Systèmes dâartillerie de gros calibre; d) Avions de combat; e) Hélicoptères de combat; f) Navires de guerre; g) Missiles et lanceurs de missiles; h) Armes légères et armes de petit calibre. 2. Aux fins du présent Traité, les activités de commerce international englobent lâexportation, lâimportation, le transit, le transbordement et le courtage, ci-après dénommées «transfert». 3. Le présent Traité ne sâapplique pas au transport international par tout Etat Partie ou pour son compte dâarmes classiques destinées à son usage, pour autant que ces armes restent sa propriété. Article 3 Munitions Chaque Etat Partie institue et tient à jour un régime de contrôle national pour réglementer lâexportation des munitions tirées, lancées ou délivrées au moyen des armes classiques visées par lâarticle 2 (1) du présent Traité et applique les dispositions des articles 6 et 7 avant dâautoriser lâexportation de ces munitions. Article 4 Pièces et composants Chaque Etat Partie institue et tient à jour un régime de contrôle national pour réglementer lâexportation des pièces et des composants, lorsque lâexportation se fait sous une forme rendant possible lâassemblage des armes classiques visées par lâarticle 2 (1) et applique les dispositions des articles 6 et 7 avant dâautoriser lâexportation de ces pièces et composants. Article 5 Mise en Åuvre générale 1. Chaque Etat Partie applique de façon cohérente, objective et non discriminatoire les dispositions du présent Traité compte tenu des principes qui y sont énoncés. 2. Chaque Etat Partie institue et tient à jour un régime de contrôle national, notamment une liste de contrôle national, afin de mettre en Åuvre les dispositions du présent Traité. 3. Chaque Etat Partie est encouragé à appliquer les dispositions du présent Traité à une gamme aussi large que possible dâarmes classiques. Aucune définition nationale de lâune quelconque des catégories visées à lâarticle 2 (1) a) à g) ne renverra à des descriptions dâune portée plus limitée que celles utilisées pour le Registre des armes classiques de lâOrganisation des Nations Unies lors de lâentrée en vigueur du présent Traité. Pour ce qui est de la catégorie visée par lâarticle 2 (1) h), les définitions nationales ne renverront pas à des descriptions dâune portée plus limitée que celles utilisées pour les instruments pertinents de lâOrganisation des Nations Unies lors de lâentrée en vigueur du présent Traité. 4. Chaque Etat Partie communique, en vertu de son droit interne, sa liste de contrôle national au Secrétariat qui la porte à la connaissance des autres Etats Parties. Les Etats Parties sont encouragés à rendre publique leur liste de contrôle. 5. Chaque Etat Partie prend toutes les mesures nécessaires pour mettre en Åuvre les dispositions du présent Traité et désigne les autorités nationales compétentes afin de disposer dâun régime de contrôle national efficace et transparent ayant pour vocation de réglementer les transferts dâarmes classiques visées par lâarticle 2 (1) ou de tout autre bien visé par les articles 3 et 4. 6. Chaque Etat Partie désigne un ou plusieurs points de contact nationaux chargés de lâéchange dâinformations relatives à la mise en Åuvre du présent Traité. Chaque Etat Partie fournit au Secrétariat, créé en application de lâarticle 18, toute information concernant son ou ses points de contact nationaux et tient ces informations à jour. Article 6 Interdictions 1. Aucun Etat Partie ne doit autoriser le transfert dâarmes classiques visées par lâarticle 2 (1) ou de tout autre bien visé par les articles 3 ou 4 qui violerait ses obligations résultant de mesures prises par le Conseil de sécurité de lâOrganisation des Nations Unies agissant en vertu du Chapitre VII de la Charte des Nations Unies, en particulier les embargos sur les armes. 2. Aucun Etat Partie ne doit autoriser le transfert dâarmes classiques visées par lâarticle 2 (1) ou de tout autre bien visé par les articles 3 ou 4 qui violerait ses obligations internationales, résultant des accords internationaux pertinents auxquels il est partie, en particulier celles relatives au transfert international ou au trafic illicite dâarmes classiques. 3. Aucun Etat Partie ne doit autoriser le transfert dâarmes classiques visées par lâarticle 2 (1) ou de tout autre bien visé par les articles 3 ou 4 sâil a connaissance, au moment où lâautorisation est demandée, que ces armes ou ces biens pourraient servir à commettre un génocide, des crimes contre lâhumanité, des violations graves des Conventions de Genève de 1949, des attaques dirigées contre des civils ou des biens de caractère civil et protégés comme tels, ou dâautres crimes de guerre tels que définis par des accords internationaux auxquels il est partie. Article 7 Exportation et évaluation des demandes dâexportation 1. Si lâexportation nâest pas interdite par lâarticle 6, chaque Etat Partie exportateur, avant dâautoriser lâexportation dâarmes classiques visées par lâarticle 2 (1) ou de tout autre bien visé par les articles 3 ou 4, selon ce qui relève de sa juridiction et conformément à son régime de contrôle national, évalue, de manière objective et non discriminatoire, en tenant compte de tout élément utile, notamment de lâinformation fournie par lâEtat importateur en application de lâarticle 8 (1), si lâexportation de ces armes ou biens: a) Contribuerait ou porterait atteinte à la paix et à la sécurité; b) Pourrait servir à : i) Commettre une violation grave du droit international humanitaire ou à en faciliter la commission; ii) Commettre une violation grave du droit international des droits de lâhomme ou à en faciliter la commission; iii) Commettre un acte constitutif dâinfraction au regard des conventions et protocoles internationaux relatifs au terrorisme auxquels lâEtat exportateur est Partie, ou à en faciliter la commission; ou iv) Commettre un acte constitutif dâinfraction au regard des conventions et protocoles internationaux relatifs à la criminalité transnationale organisée auxquels lâEtat exportateur est Partie, ou à en faciliter la commission. 2. LâEtat Partie exportateur envisage également si des mesures pourraient être adoptées pour atténuer les risques énoncés aux alinéas a) et b) du paragraphe 1), y compris des mesures de confiance ou des programmes élaborés et arrêtés conjointement par les Etats exportateurs et importateurs. 3. Si, à lâissue de cette évaluation et après avoir examiné les mesures dâatténuation des risques disponibles, lâEtat Partie exportateur estime quâil existe un risque prépondérant de réalisation dâune des conséquences négatives prévues au paragraphe 1, il nâautorise pas lâexportation. 4. Lors de son évaluation, lâEtat Partie exportateur tient compte du risque que des armes classiques visées à lâarticle 2 (1) ou des biens visés aux articles 3 ou 4 puissent servir à commettre des actes graves de violence fondée sur le sexe ou des actes graves de violence contre les femmes et les enfants, ou à en faciliter la commission. 5. Chaque Etat Partie exportateur prend des mesures pour sâassurer que toutes les autorisations dâexportation dâarmes classiques visées par lâarticle 2 (1) ou de biens visés par les articles 3 ou 4 soient détaillées et délivrées préalablement à lâexportation. 6. Chaque Etat Partie exportateur communique les informations appropriées concernant lâautorisation en question aux Etats Parties importateurs et aux Etats Parties de transit ou de transbordement qui en font la demande, dans le respect de son droit interne, de ses pratiques ou de ses politiques. 7. Si, après avoir accordé lâautorisation, un Etat Partie exportateur obtient de nouvelles informations pertinentes, il est encouragé à réexaminer son autorisation, après avoir consulté au besoin lâEtat importateur. Article 8 Importation 1. Chaque Etat Partie importateur prend des mesures pour veiller à ce que les informations utiles et pertinentes soient fournies, conformément à sa législation nationale, à lâEtat Partie exportateur, à sa demande, pour lâaider à procéder à son évaluation nationale de lâexportation, conformément à lâarticle 7. Ces mesures peuvent comprendre la communication des certificats dâutilisateur final ou dâutilisation finale. 2. Chaque Etat Partie importateur prend des mesures afin de réglementer, lorsque cela est nécessaire, les importations dâarmes classiques visées par lâarticle 2 (1), sous sa juridiction. De telles mesures peuvent inclure des régimes dâimportation. 3. Chaque Etat Partie importateur peut, sâil est le pays de destination finale, demander des informations à lâEtat Partie exportateur concernant toute demande dâautorisation accordée ou en instance. Article 9 Transit ou transbordement Chaque Etat Partie prend les mesures nécessaires pour réglementer, lorsque cela est nécessaire et possible, le transit ou le transbordement, sous sa juridiction et sur son territoire, des armes classiques visées par lâarticle 2 (1), conformément au droit international applicable. Article 10 Courtage Chaque Etat Partie prend, en vertu de sa législation, les mesures nécessaires pour réglementer les activités de courtage des armes classiques visées par lâarticle 2 (1) relevant de sa juridiction. Ces mesures peuvent notamment consister à exiger des courtiers leur enregistrement ou lâobtention dâune autorisation écrite avant lâexercice dâactivités de courtage. Article 11 Détournement 1. Chaque Etat Partie qui participe au transfert dâarmes classiques visées à lâarticle 2 (1) prend des mesures pour prévenir leur détournement. 2. En cas de transfert dâarmes classiques visées à lâarticle 2 (1), lâEtat Partie exportateur sâemploie à prévenir le détournement desdites armes au moyen du régime de contrôle national quâil aura institué en application de lâarticle 5 (2), en évaluant le risque de détournement des armes exportées et en envisageant lâadoption de mesures dâatténuation des risques, telles que des mesures de confiance ou des programmes élaborés et arrêtés dâun commun accord par les Etats exportateurs et importateurs. Au besoin, dâautres mesures de prévention, comme lâexamen des parties participant à lâexportation, la demande de documents, certificats ou assurances supplémentaires, lâinterdiction de lâexportation ou dâautres mesures appropriées, pourront être adoptées. 3. Les Etats Parties dâimportation, de transit, de transbordement et dâexportation coopèrent et échangent des informations, dans le respect de leur droit interne, si nécessaire et possible, afin de réduire le risque de détournement lors du transfert dâarmes classiques visées à lâarticle 2 (1). 4. LâEtat Partie qui détecte un détournement dâarmes classiques visées à lâarticle 2 (1) au moment de leur transfert prend les mesures qui sâimposent, dans la mesure où son droit interne le lui permet et dans le respect du droit international, pour mettre fin à ce détournement. Ces mesures peuvent consister à alerter les Etats Parties potentiellement touchés, à inspecter les cargaisons dâarmes classiques visées à lâarticle 2 (1) qui ont été détournées et à prendre des mesures de suivi par lâouverture dâune enquête et la répression de lâinfraction. 5. Afin dâaméliorer la compréhension et la prévention du détournement dâarmes classiques visées à lâarticle 2 (1) au moment de leur transfert, les Etats Parties sont encouragés à sâéchanger les informations pertinentes sur les moyens de lutter efficacement contre les détournements. Ces informations peuvent porter sur les activités illicites, comme la corruption, les circuits de trafic internationaux, le courtage illicite, les sources dâapprovisionnement illicite, les méthodes de dissimulation et les lieux dâexpédition habituels, ou les destinations utilisées par les groupes organisés se livrant aux détournements. 6. Les Etats Parties sont encouragés à communiquer aux autres Etats Parties, par lâintermédiaire du Secrétariat, les mesures quâils ont prises pour lutter contre le détournement dâarmes classiques visées à lâarticle 2 (1). Article 12 Conservation des données 1. Chaque Etat Partie tient, conformément à sa législation et sa réglementation nationales, des registres nationaux des autorisations dâexportation ou des exportations effectives dâarmes classiques visées à lâarticle 2 (1). 2. Chaque Etat Partie est encouragé à conserver des registres des armes classiques visées à lâarticle 2 (1) acheminées sur son territoire en tant que destination finale ou autorisées à transiter ou être transbordées sur tout territoire relevant de sa juridiction 3. Chaque Etat Partie est encouragé à consigner dans ces registres la quantité, la valeur, le modèle ou le type, les transferts internationaux autorisés dâarmes classiques visées par lâarticle 2 (1), les armes classiques effectivement transférées, des informations sur lâEtat ou les Etats exportateurs, lâEtat ou les Etats importateurs, lâEtat ou les Etats de transit ou de transbordement et les utilisateurs finaux, en tant que de besoin. 4. Les registres sont conservés pendant au moins dix ans. Article 13 Etablissement de rapports 1. Dans un délai dâun an à compter de lâentrée en vigueur du présent Traité à son égard, chaque Etat Partie adresse au Secrétariat, conformément à lâarticle 22, un rapport initial sur les mesures prises pour mettre en Åuvre le Traité, y compris les lois nationales, listes de contrôle nationales et autres règlements et mesures administratives internes adoptés. Chaque Etat Partie rend compte au Secrétariat, selon quâil convient, de toute nouvelle mesure prise pour mettre en Åuvre le présent Traité. Les rapports sont mis à disposition, et distribués aux Etats Parties par le Secrétariat. 2. Les Etats Parties sont encouragés à rendre compte aux autres Etats Parties, par lâintermédiaire du Secrétariat, des mesures prises qui se sont révélées efficaces pour lutter contre le détournement des armes classiques visées à lâarticle 2 (1) au moment de leur transfert. 3. Chaque Etat Partie présente au Secrétariat, au plus tard le 31 mai, un rapport annuel portant sur lâannée civile précédente concernant les exportations et importations dâarmes classiques visées par lâarticle 2 (1) autorisées ou ef Les rapports sont mis à disposition, et distribués aux Etats Parties par le Secrétariat. Le rapport présenté au Secrétariat peut contenir les mêmes informations que celles communiquées par lâEtat Partie dans le cadre dâautres dispositifs pertinents des Nations Unies, y compris le Registre des Nations Unies sur les armes classiques. Toute information de nature commerciale sensible ou relevant de la sécurité nationale peut être exclue des rapports. Article 14 Exécution du Traité Chaque Etat Partie adopte les mesures nécessaires pour faire appliquer les lois et règlements nationaux mettant en Åuvre les dispositions du présent Traité. Article 15 Coopération internationale 1. Les Etats Parties coopèrent entre eux, en cohérence avec leurs intérêts respectifs en matière de sécurité et leur législation nationale, aux fins de la mise en Åuvre effective du présent Traité. 2. Les Etats Parties sont encouragés à faciliter la coopération internationale, y compris en échangeant des informations sur les questions dâintérêt mutuel concernant la mise en Åuvre et lâapplication des dispositions du présent Traité en fonction de leurs intérêts en matière de sécurité et de leurs législations nationales. 3. Les Etats Parties sont encouragés à échanger sur les questions dâintérêt mutuel et à partager des informations, en tant que de besoin, afin de soutenir la mise en Åuvre du présent Traité. 4. Les Etats Parties sont encouragés à coopérer, en vertu de leur législation nationale, pour favoriser la mise en Åuvre nationale des dispositions du présent Traité, notamment en échangeant des informations concernant des activités et des acteurs illicites et pour prévenir et éliminer le détournement des armes classiques visées à lâarticle 2 (1). 5. Les Etats Parties sâapportent, dâun commun accord et dans le respect de leur droit interne, toute lâassistance possible pour diligenter les enquêtes, poursuites et procédures judiciaires se rapportant à la violation de mesures nationales adoptées au titre du présent Traité. 6. Les Etats Parties sont encouragés à prendre des mesures au niveau national et à coopérer entre eux pour empêcher que le transfert dâarmes classiques visées à lâarticle 2 (1) ne fasse lâobjet de pratiques de corruption. 7. Les Etats Parties sont encouragés à procéder à des échanges dâinformations et dâexpérience sur les leçons tirées concernant tout aspect du présent Traité. Article 16 Assistance internationale 1. Aux fins de mise en Åuvre du présent Traité, chaque Etat Partie peut solliciter une assistance notamment juridique ou législative, une aide au renforcement de ses capacités institutionnelles, et une assistance technique, matérielle ou financière. Cette assistance peut comprendre une aide à la gestion des stocks, à la conduite des programmes de désarmement, démobilisation et réintégration, à lâélaboration de lois types et à lâadoption de pratiques de mise en Åuvre efficaces. Chaque Etat Partie, qui est en mesure de le faire, fournit cette assistance sur demande. 2. Chaque Etat Partie peut demander, offrir ou recevoir une assistance, notamment par lâintermédiaire de lâOrganisation des Nations Unies, dâorganisations internationales, régionales, sous-régionales ou nationales, dâorganisations non gouvernementales, ou à titre bilatéral. 3. Un fonds dâaffectation volontaire est mis en place par les Etats Parties pour aider les Etats Parties qui requièrent une assistance internationale pour la mise en Åuvre du présent Traité. Chaque Etat Partie est encouragé à alimenter le Fonds. Article 17 Conférence des Etats Parties 1. Le Secrétariat provisoire créé en application de lâarticle 18 convoquera une Conférence des Etats Parties au plus tard un an après lâentrée en vigueur du présent Traité et par la suite en fonction de ce qui sera décidé par la Conférence des Etats Parties. 2. La Conférence des Etats Parties adopte ses règles de procédure par consensus lors de sa première session. 3. La Conférence des Etats Parties adopte les règles budgétaires pour son fonctionnement, les règles régissant le financement de tout organe subsidiaire quâelle peut mettre en place ainsi que les dispositions financières régissant le fonctionnement du Secrétariat. Lors de chaque session ordinaire, elle adopte un budget pour la période financière jusquâà la prochaine session ordinaire. 4. La Conférence des Etats Parties: a) Examine la mise en Åuvre du présent Traité, y compris les évolutions intervenues dans le domaine des armes classiques; b) Examine et adopte les recommandations relatives à la mise en Åuvre et au fonctionnement du présent Traité, en particulier la promotion de son universalité; c) Examine les propositions dâamendement au présent Traité, conformément à lâarticle 20; d) Examine toute question que suscite lâinterprétation du présent Traité; e) Examine et arrête les tâches et le budget du Secrétariat; f) Examine la création de tout organe subsidiaire nécessaire à lâamélioration du fonctionnement du Traité; et g) Sâacquitte de toute autre fonction relative au présent Traité. 5. La Conférence des Etats Parties tient des réunions extraordinaires si elle le juge nécessaire, ou à la demande écrite de tout Etat Partie pour autant quâelle soit soutenue par au moins deux tiers des Etats Parties. Article 18 Secrétariat 1. Le présent Traité institue un secrétariat chargé dâaider les Etats Parties dans la mise en Åuvre effective du présent Traité. En attendant la première réunion de la Conférence des Etats Parties, les fonctions administratives liées au présent Traité seront confiées à un Secrétariat provisoire. 2. Le Secrétariat est doté dâun effectif suffisant. Ses membres ont les compétences nécessaires pour lui permettre dâexercer efficacement les fonctions visées au paragraphe 3. 3. Le Secrétariat est responsable devant les Etats Parties. Doté de moyens limités, le Secrétariat exerce les fonctions suivantes: a) Recevoir, mettre à disposition et distribuer les rapports prescrits par le présent Traité; b) Tenir à jour et à disposition des Etats Parties la liste des points de contacts nationaux; c) Aider à rapprocher lâoffre et la demande dâassistance pour la mise en Åuvre du Traité et promouvoir la coopération internationale selon les demandes; d) Faciliter les travaux de la Conférence des Etats Parties, notamment en prenant les dispositions et en fournissant les services nécessaires aux réunions prévues par le présent Traité; et e) Sâacquitter de toutes autres tâches décidées par la Conférence des Etats Parties. Article 19 Règlement des différends 1. Les Etats Parties se consultent et coopèrent, dâun commun accord, en vue du règlement de tout différend qui pourrait survenir entre eux quant à lâinterprétation ou lâapplication du présent Traité, y compris par la négociation, la médiation, la conciliation, le règlement judiciaire ou tout autre moyen pacifique. 2. Les Etats Parties peuvent choisir, dâun commun accord, de recourir à lâarbitrage pour régler tout différend les opposant au sujet de questions touchant lâinterprétation ou lâapplication du présent Traité. Article 20 Amendements 1. Six ans après lâentrée en vigueur du présent Traité, tout Etat Partie pourra y proposer des amendements. A lâexpiration de ce délai, les amendements proposés pourront uniquement être examinés par la Conférence des Etats Parties tous les trois ans. 2. Toute proposition dâamendement au présent Traité est présentée par écrit au Secrétariat, qui la diffuse à tous les Etats Parties, au moins cent quatre-vingts jours avant la prochaine réunion de la Conférence des Etats Parties à laquelle les amendements pourront être examinés conformément au paragraphe 1. Lâamendement est examiné à la prochaine Conférence des Etats Parties à laquelle les amendements pourront être examinés conformément au paragraphe 1 si, au plus tard cent vingt jours après la distribution du texte par le Secrétariat, la majorité des Etats Parties informe le Secrétariat quâils sont favorables à lâexamen de la proposition 3. Les Etats Parties font tout leur possible pour parvenir à un consensus sur chaque amendement. Si aucun accord nâest trouvé malgré les efforts déployés, lâamendement est, en dernier ressort, adopté par un vote majoritaire des trois quarts des Etats Parties présents et votant à la Conférence des Etats Parties. Aux fins du présent article, les Etats Parties présents et votants sont ceux qui sont présents et qui votent pour ou contre. Le Dépositaire communique aux Etats Parties tout amendement ainsi adopté. 4. Tout amendement adopté conformément au paragraphe 3 entre en vigueur pour chaque Etat Partie qui a déposé un instrument dâacceptation de cet amendement quatre-vingt-dix jours après que la majorité des Etats qui étaient Parties au Traité au moment de lâadoption de lâamendement ont déposé leurs instruments auprès du Dépositaire. Par la suite, il entrera en vigueur pour tout autre Etat Partie quatre-vingt-dix jours après le dépôt de lâinstrument dâacceptation de lâamendement. Article 21 Signature, ratification, acceptation, approbation ou adhésion 1. Le présent Traité est ouvert à la signature de tous les Etats au Siège de lâOrganisation des Nations Unies, à New York, à compter du 3 juin 2013 et jusquâà son entrée en vigueur. 2. Le présent Traité est soumis à la ratification, à lâacceptation ou à lâapprobation de chaque Etat signataire. 3. Une fois entré en vigueur, le présent Traité sera ouvert à lâadhésion de tous les Etats non signataires. 4. Les instruments de ratification, dâacceptation, dâapprobation ou dâadhésion sont déposés auprès du Dépositaire. Article 22 Entrée en vigueur 1. Le présent Traité entrera en vigueur quatre-vingt-dix jours après la date du dépôt du cinquantième instrument de ratification, dâacceptation ou dâapprobation auprès du Dépositaire. 2. A lâégard de chaque Etat qui dépose son instrument de ratification, dâacceptation, dâapprobation ou dâadhésion après lâentrée en vigueur du présent Traité, celui-ci entrera en vigueur quatre-vingt-dix jours après la date du dépôt par cet Etat de son instrument de ratification, dâacceptation, dâapprobation ou dâadhésion. Article 23 Application à titre provisoire Tout Etat peut, au moment de la signature ou du dépôt de son instrument de ratification, dâacceptation, dâapprobation ou dâadhésion, déclarer quâil appliquera lâarticle 6 et lâarticle 7 à titre provisoire en attendant lâentrée en vigueur du présent Traité à son égard. Article 24 Durée et dénonciation 1. Le présent Traité a une durée illimitée. 2. Chaque Etat Partie a le droit, dans lâexercice de sa souveraineté nationale, de dénoncer le présent Traité. Il en donne notification au Dépositaire, qui en adresse notification à tous les autres Etats Parties. La notification peut comporter un exposé des motifs de la dénonciation et prend effet quatre-vingt-dix jours après réception par le Dépositaire, à moins quâune date postérieure ne soit indiquée. 3. La dénonciation ne libère pas lâEtat des obligations, y compris financières, mises à sa charge par le présent Traité tant quâil y était Partie. Article 25 Réserves 1. Chaque Etat peut, au moment de sa signature, ratification, acceptation, approbation ou adhésion, formuler des réserves qui ne soient pas incompatibles avec lâobjet et le but du présent Traité. 2. LâEtat Partie peut retirer sa réserve à tout moment par notification au Dépositaire. Article 26 Rapports avec dâautres instruments internationaux 1. Lâapplication du présent Traité est sans préjudice des obligations souscrites par les Etats Parties en vertu dâaccords internationaux, actuels ou futurs, auxquels ils sont parties, pour autant que ces obligations soient cohérentes avec le présent Traité. 2. Le présent Traité ne peut être invoqué pour priver dâeffet les accords de coopération en matière de défense conclus entre Etats Parties au présent Traité. Article 27 Dépositaire Le Secrétaire général de lâOrganisation des Nations Unies est le Dépositaire du présent Traité. Article 28 Textes faisant foi Lâoriginal du présent Traité, dont les textes anglais, arabe, chinois, espagnol, français et russe font également foi, est déposé auprès du Secrétaire général de lâOrganisation des Nations Unies. FAIT à New York, le deux avril deux mil treize.
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Loi du 23 mai 2014 portant approbation du Traité sur le commerce des armes, fait à New York le 2 avril 2013, signé par le Luxembourg le 3 juin 2013 à New York.
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