Loi du 18 décembre 2015 concernant l'échange automatique de renseignements relatifs aux comptes financiers en matière fiscale et portant\n1. transposition de la directive 2014/107/UE du Conseil du 9 décembre 2014 modifiant la directive 2011/16/UE en ce qui concerne l'échange automatique et obligatoire d'informations dans le domaine fiscal;\n2. modification de la loi modifiée du 29 mars 2013 relative à la coopération administrative dans le domaine fiscal.
This part identifies a Luxembourg law on automatic exchange of financial account information in tax matters and lists its main chapters.
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- Jurisdiction
- Luxembourg
- Instrument
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- http://data.legilux.public.lu/eli/etat/leg/loi/2015/12/18/n4/jo
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- In force
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This part identifies a Luxembourg law on automatic exchange of financial account information in tax matters and lists its main chapters. This article defines capitalized terms in the law by referring to Annex I, and it defines the Luxembourg tax identification number (NIF) for natural persons and legal persons. Certain Luxembourg reporting financial institutions must follow the law’s reporting and due-diligence rules, send specified information to the direct tax administration for automatic exchange, and provide the information annually by 30 June in the prescribed form. Une institution financière déclarante luxembourgeoise peut être sanctionnée d’une amende si elle manque à certaines règles de diligence raisonnable ou à ses obligations de communication d’informations. L’Administration des contributions directes doit communiquer chaque année certaines informations sur les comptes déclarables à l’autorité compétente d’une juridiction soumise à déclaration.
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Legal text
Provisions of Loi du 18 décembre 2015 concernant l'échange automatique de renseignements relatifs aux comptes financiers en matière fiscale et portant\n1. transposition de la directive 2014/107/UE du Conseil du 9 décembre 2014 modifiant la directive 2011/16/UE en ce qui concerne l'échange automatique et obligatoire d'informations dans le domaine fiscal;\n2. modification de la loi modifiée du 29 mars 2013 relative à la coopération administrative dans le domaine fiscal.
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AI-assisted research summary: This part identifies a Luxembourg law on automatic exchange of financial account information in tax matters and lists its main chapters.
Le contenu de la version HTML du Journal officiel luxembourgeois est identique à la version PDF. Loi du 18 décembre 2015 concernant lâéchange automatique de renseignements relatifs aux comptes financiers en matière fiscale et portant 1. transposition de la directive 2014/107/UE du Conseil du 9 décembre 2014 modifiant la directive 2011/16/UE en ce qui concerne lâéchange automatique et obligatoire dâinformations dans le domaine fiscal; 2. modification de la loi modifiée du 29 mars 2013 relative à la coopération administrative dans le domaine fiscal. â â Chapitre 1er â  Définitions â Chapitre 2 â  Obligations de déclaration et de diligence raisonnable et modalités des communications â Chapitre 3 â  Confidentialité et protection des données à caractère personnel â Chapitre 4 â  Procédures de vérification â Chapitre 5 â  Dispositions modificatives â Chapitre 6 â  Mise en vigueur â Nous Henri, Grand-Duc de Luxembourg, Duc de Nassau, Notre Conseil dâEtat entendu; De lâassentiment de la Chambre des Députés; Vu la décision de la Chambre des Députés du 9 décembre 2015 et celle du Conseil dâEtat du 18 décembre 2015 portant quâil nây a pas lieu à second vote; Avons ordonné et ordonnons: â Chapitre 1 er â Définitions â
- 1 er Verify source ↗
Art. 1 er .
AI-assisted research summary: This article defines capitalized terms in the law by referring to Annex I, and it defines the Luxembourg tax identification number (NIF) for natural persons and legal persons.
Art. 1 er . (1) Les termes employés dans la présente loi et commençant par une majuscule sâentendent selon le sens que leur attribuent les définitions correspondantes de lâannexe I. (2) Par numéro dâidentification fiscale (NIF) luxembourgeois, il y a lieu dâentendre, en ce qui concerne les personnes physiques, le numéro dâidentification au sens de la loi modifiée du 19 juin 2013 relative à lâidentification des personnes physiques et en ce qui concerne les personnes morales, le numéro dâidentité au sens de la loi modifiée du 30 mars 1979 organisant lâidentification numérique des personnes physiques et morales. â Chapitre 2 â Obligations de déclaration et de diligence raisonnable et modalités des communications â - 2 Verify source ↗
Art. 2.
AI-assisted research summary: Certain Luxembourg reporting financial institutions must follow the law’s reporting and due-diligence rules, send specified information to the direct tax administration for automatic exchange, and provide the information annually by 30 June in the prescribed form.
Art. 2. (1) Les Institutions financières déclarantes luxembourgeoises sont tenues dâappliquer les règles en matière de déclaration et de diligence raisonnable énoncées dans les annexes I et II de la présente loi. (2) Les Institutions financières déclarantes luxembourgeoises communiquent à lâAdministration des contributions directes, dans le cadre de lâéchange automatique, les informations définies dans lâannexe I. (3) Les informations sont à fournir, annuellement, dans la forme prescrite jusquâau 30 juin suivant la fin de lâannée civile à laquelle les informations se rapportent. (4) La liste des entités et des comptes qui doivent être considérés respectivement comme Institutions financières non déclarantes et comme Comptes exclus, la liste des Juridictions soumises à déclaration et la liste des Juridictions partenaires sont établies par règlement grand-ducal. â - 3 Verify source ↗
Art. 3.
AI-assisted research summary: Une institution financière déclarante luxembourgeoise peut être sanctionnée d’une amende si elle manque à certaines règles de diligence raisonnable ou à ses obligations de communication d’informations.
Art. 3. (1) En cas de défaut de respect des règles en matière de diligence raisonnable ou en cas de défaut de mise en place de mécanismes en vue de la communication dâinformations, lâInstitution financière déclarante luxembourgeoise peut encourir une amende dâun maximum de 250.000 euros. (2) En cas de défaut de communication, de communication tardive, incomplète ou inexacte dâinformations, lâInstitution financière déclarante luxembourgeoise peut encourir une amende dâun maximum de 0,5 pour cent des montants qui auraient dû être communiqués sans pouvoir être inférieure à 1.500 euros. (3) Ces amendes sont fixées par le bureau de la retenue dâimpôt sur les intérêts. (4) Contre cette décision, un recours en réformation est ouvert devant le tribunal administratif à lâInstitution financière déclarante luxembourgeoise. â - 4 Verify source ↗
Art. 4.
AI-assisted research summary: L’Administration des contributions directes doit communiquer chaque année certaines informations sur les comptes déclarables à l’autorité compétente d’une juridiction soumise à déclaration.
Art. 4. (1) Conformément aux règles applicables en matière de déclaration et de diligence raisonnable énoncées dans les annexes I et II de la présente loi, lâAdministration des contributions directes communique à lâautorité compétente dâune Juridiction soumise à déclaration, dans le cadre de lâéchange automatique et dans le délai fixé au paragraphe 2, les informations suivantes se rapportant aux périodes dâimposition à compter du 1 er janvier 2016 en ce qui concerne un Compte déclarable: a) le nom, lâadresse, le ou les NIF et la date et le lieu de naissance (dans le cas dâune personne physique) de chaque Personne devant faire lâobjet dâune déclaration qui est un Titulaire de ce compte et, dans le cas dâune Entité qui est Titulaire de ce compte et pour laquelle, après application des régies en matière de diligence raisonnable cohérentes avec les annexes, il apparaît quâune ou plusieurs Personnes qui en détiennent le contrôle sont des Personnes devant faire lâobjet dâune déclaration, le nom, lâadresse et le ou les NIF de cette Entité ainsi que le nom, lâadresse et le ou les NIF et la date et le lieu de naissance de chacune de ces Personnes devant faire lâobjet dâune déclaration; b) le numéro de compte (ou son équivalent fonctionnel en lâabsence de numéro de compte); c) le nom et le numéro dâidentification (éventuel) de lâInstitution financière déclarante; d) le solde ou la valeur portée sur le compte (y compris, dans le cas dâun Contrat dâassurance avec valeur de rachat ou dâun Contrat de rente, la Valeur de rachat) à la fin de lâannée civile considérée ou dâune autre période de référence adéquate ou, si le compte a été clos au cours de lâannée ou de la période en question, la clôture du compte; e) dans le cas dâun Compte conservateur: i) le montant brut total des intérêts, le montant brut total des dividendes et le montant brut total des autres revenus produits par les actifs détenus sur le compte, versés ou crédités sur le compte (ou au titre du compte) au cours de lâannée civile ou dâune autre période de référence adéquate; et ii) le produit brut total de la vente ou du rachat des Actifs financiers versés ou crédités sur le compte au cours de lâannée civile ou dâune autre période de référence adéquate au titre de laquelle lâInstitution financière déclarante a agi en tant que dépositaire, courtier, prête-nom ou représentant du Titulaire du compte; f) dans le cas dâun Compte de dépôt, le montant brut total des intérêts versés ou crédités sur le compte au cours de lâannée civile ou dâune autre période de référence adéquate; et g) dans le cas dâun compte qui nâest pas visé au point e) ou f), le montant brut total versé au Titulaire du compte ou porté à son crédit au titre de ce compte, au cours de lâannée civile ou dâune autre période de référence adéquate, dont lâInstitution financière déclarante est la débitrice, y compris le montant total de toutes les sommes remboursées au Titulaire du compte au cours de lâannée civile ou dâune autre période de référence adéquate. (2) La communication des informations est effectuée, annuellement, jusquâau 30 septembre suivant la fin de lâannée civile à laquelle les informations se rapportent. (3) Sauf dispositions contraires figurant dans la présente loi, le montant et la qualification des versements effectués au titre dâun Compte déclarable sont déterminés conformément à la législation luxembourgeoise. (4) Les présentes dispositions prévalent sur les dispositions de la loi modifiée du 21 juin 2005 transposant en droit luxembourgeois la directive 2003/48/CE du 3 juin 2003 du Conseil de lâUnion européenne en matière de fiscalité des revenus de lâépargne sous forme de paiement dâintérêts, dès lors que lâéchange des informations considérées relèverait du champ dâapplication de cette loi. â Chapitre 3 â Confidentialité et protection des données à caractère personnel â - 5 Verify source ↗
Art. 5.
AI-assisted research summary: Certain data-sharing and tax-reporting information must be handled securely, used only for the law’s purposes, and kept no longer than necessary.
Art. 5. (1) Le traitement des informations à communiquer aux Juridictions soumises à déclaration ou reçues de la part dâune Juridiction partenaire se fait sous garantie dâun accès sécurisé, limité et contrôlé. Les informations ne peuvent être utilisées quâaux fins prévues par la présente loi. (2) LâAdministration des contributions directes ou les Institutions financières déclarantes luxembourgeoises informent chaque personne physique devant faire lâobjet dâune déclaration de tout manquement à la sécurité concernant ses données lorsque ces manquements sont susceptibles de porter atteinte à la protection de ses données à caractère personnel ou de sa vie privée. (3) LâAdministration des contributions directes et les Institutions financières déclarantes luxembourgeoises sont considérées comme étant les responsables du traitement des données aux fins de la loi modifiée du 2 août 2002 relative à la protection des personnes à lâégard du traitement des données à caractère personnel, chacune pour le traitement quâelle met en Åuvre. (4) LâInstitution financière déclarante luxembourgeoise doit faire savoir à chaque personne physique concernée devant faire lâobjet dâune déclaration à lâAdministration des contributions directes que les informations la concernant seront recueillies et transférées conformément à la présente loi. Conformément à lâarticle 26 de la loi modifiée du 2 août 2002 relative à la protection des personnes à lâégard du traitement des données à caractère personnel, lâInstitution financière déclarante luxembourgeoise doit communiquer à cette personne toutes les informations suivant lesquelles: a) lâInstitution financière luxembourgeoise est responsable dâun traitement de données à caractère personnel la concernant; b) les données à caractère personnel sont destinées aux finalités prévues dans la présente loi; c) les données seront susceptibles dâêtre communiquées à lâAdministration des contributions directes, ainsi quâà lâAutorité compétente dâune Juridiction soumise à déclaration; d) la réponse aux questions est obligatoire, ainsi que les conséquences éventuelles dâun défaut de réponse; e) la personne concernée dispose dâun droit dâaccès aux données communiquées à lâAdministration des contributions directes et de rectification de ces données. (5) Les informations traitées conformément à la présente loi ne sont pas conservées plus longtemps que nécessaire aux fins de la présente loi et, dans tous les cas, conformément aux dispositions légales applicables au responsable du traitement des données concernant le régime de prescription. â Chapitre 4 â Procédures de vérification â - 6 Verify source ↗
Art. 6.
AI-assisted research summary: L’Administration des contributions directes peut contrôler et vérifier les règles de diligence raisonnable et les mécanismes de communication d’informations des institutions financières luxembourgeoises.
Art. 6. (1) Sans préjudice du paragraphe 178 bis de la loi générale des impôts modifiée du 22 mai 1931 , lâAdministration des contributions directes contrôle le respect des règles en matière de diligence raisonnable et vérifie le fonctionnement des mécanismes mis en place par les Institutions financières luxembourgeoises en vue de la communication dâinformations. Elle vérifie si les Institutions financières luxembourgeoises nâadoptent pas de pratiques ayant pour but de contourner la communication dâinformations. Toutes les informations recueillies lors dâun tel contrôle ne peuvent être utilisées quâaux fins de lâapplication de la présente loi. (2) LâAdministration des contributions directes dispose des mêmes pouvoirs dâinvestigation que ceux mis en Åuvre dans le cadre des procédures dâimposition tendant à la fixation ou au contrôle des impôts, droits et taxes, avec toutes les garanties y prévues. â - 7 Verify source ↗
Art. 7.
AI-assisted research summary: Unless this law says otherwise, the modified fiscal adaptation law of 16 October 1934 and the modified general tax law of 22 May 1931 apply to automatic exchange of information.
Art. 7. Dans tous les cas où la présente loi nâen dispose autrement, les dispositions de la loi modifiée dâadaptation fiscale du 16 octobre 1934 et de la loi générale des impôts modifiée du 22 mai 1931 sâappliquent à la communication automatique dâinformations. â Chapitre 5 â Dispositions modificatives â - 8 Verify source ↗
Art. 8.
AI-assisted research summary: L’Administration des contributions directes doit informer certaines personnes physiques en cas de manquement à la sécurité de leurs données, si cela peut nuire à leur protection des données personnelles ou à leur vie privée.
Art. 8. La loi modifiée du 29 mars 2013 relative à la coopération administrative dans le domaine fiscal est modifiée et complétée comme suit: 1° A lâarticle 2, la lettre p) est remplacée par le libellé suivant: â «     p) «échange automatique»: la communication systématique, sans demande préalable, à intervalles réguliers préalablement fixés, dâinformations prédéfinies concernant des personnes résidant dans dâautres Etats membres, à lâEtat membre de résidence concerné. Dans le cadre de lâarticle 9 bis , les informations disponibles désignent des informations figurant dans les dossiers fiscaux de lâEtat membre qui communique les informations et pouvant être consultées conformément aux procédures de collecte et de traitement des informations applicables dans cet Etat membre. â â â â â      » 2° Lâarticle 21 est complété par un paragraphe 3 libellé comme suit: â «     (3) LâAdministration des contributions directes informe chaque personne physique devant faire lâobjet dâune déclaration de tout manquement à la sécurité concernant ses données lorsque ces manquements sont susceptibles de porter atteinte à la protection de ses données à caractère personnel ou de sa vie privée. â â â â â      » 3° Lâarticle 23 est modifié comme suit: â «     (2) LâAdministration des contributions directes est considérée comme étant le responsable du traitement des données aux fins de la loi modifiée du 2 août 2002 relative à la protection des personnes à lâégard du traitement des données à caractère personnel pour le traitement quâelle met en Åuvre. â â â â â      » â Chapitre 6 â Mise en vigueur â - 9 Verify source ↗
Art. 9.
AI-assisted research summary: This article says the law applies from 1 January 2016.
Art. 9. La présente loi est applicable à partir du 1 er janvier 2016. â - 10 Verify source ↗
Art. 10.
Art. 10. La référence à la présente loi se fait sous une forme abrégée en recourant à lâintitulé suivant: «loi du 18 décembre 2015 relative à la Norme commune de déclaration (NCD)». Mandons et ordonnons que la présente loi soit insérée au Mémorial pour être exécutée et observée par tous ceux que la chose concerne. Le Ministre des Finances, Pierre Gramegna Palais de Luxembourg, le 18 décembre 2015. Henri Doc. parl. 6858 ; sess. ord. 2015-2016; Dir. 2014/107/UE . â ANNEXE I RÃGLES EN MATIÃRE DE DÃCLARATION ET DE DILIGENCE RAISONNABLE CONCERNANT LES INFORMATIONS RELATIVES AUX COMPTES FINANCIERS La présente annexe énonce les règles en matière de déclaration et de diligence raisonnable qui doivent être appliquées par les Institutions financières déclarantes luxembourgeoises afin de permettre au Luxembourg de communiquer, par échange automatique, les informations visées par lâarticle 4 de la présente loi. â SECTION I - OBLIGATIONS GÃNÃRALES DE DÃCLARATION A. Sous réserve des points C à D, chaque Institution financière déclarante doit déclarer à lâAdministration des contributions directes les informations suivantes concernant chaque Compte déclarable de ladite Institution: 1) le nom, lâadresse, la ou les juridiction(s) de résidence, le ou les numéro(s) dâidentification fiscale (NIF) et la date et le lieu de naissance (dans le cas dâune personne physique) de chaque Personne devant faire lâobjet dâune déclaration qui est Titulaire de ce compte et, dans le cas dâune Entité qui est Titulaire de ce compte et pour laquelle, après application des procédures de diligence raisonnable conformément aux sections V, VI et VII, il apparaît quâune ou plusieurs Personnes qui en détiennent le contrôle sont des Personnes devant faire lâobjet dâune déclaration, le nom, lâadresse, la ou les juridiction(s) de résidence et le ou les NIF de cette Entité ainsi que le nom, lâadresse, la ou les juridiction(s) de résidence et le ou les NIF et les date et lieu de naissance de chacune de ces Personnes devant faire lâobjet dâune déclaration; 2) le numéro de compte (ou son équivalent fonctionnel en lâabsence de numéro de compte); 3) le nom et le numéro dâidentification (éventuel) de lâInstitution financière déclarante; 4) le solde ou la valeur portée sur le compte (y compris, dans le cas dâun Contrat dâassurance avec valeur de rachat ou dâun Contrat de rente, la Valeur de rachat) à la fin de lâannée civile considérée ou dâune autre période de référence adéquate ou, si le compte a été clos au cours de lâannée ou de la période en question, la clôture du compte; 5) dans le cas dâun Compte conservateur: a) le montant brut total des intérêts, le montant brut total des dividendes et le montant brut total des autres revenus produits par les actifs détenus sur le compte, versés ou crédités sur le compte (ou au titre du compte) au cours de lâannée civile ou dâune autre période de référence adéquate; et b) le produit brut total de la vente ou du rachat dâActifs financiers versé ou crédité sur le compte au cours de lâannée civile ou dâune autre période de référence adéquate au titre de laquelle lâInstitution financière déclarante a agi en tant que dépositaire, courtier, prête-nom ou représentant du Titulaire du compte; 6) dans le cas dâun Compte de dépôt, le montant brut total des intérêts versés ou crédités sur le compte au cours de lâannée civile ou dâune autre période de référence adéquate; et 7) dans le cas dâun compte qui nâest pas visé aux points A 5) ou A 6), le montant brut total versé au Titulaire du compte ou porté à son crédit, au cours de lâannée civile ou dâune autre période de référence adéquate, dont lâInstitution financière déclarante est la débitrice, y compris le montant total de toutes les sommes remboursées au Titulaire du compte au cours de lâannée civile ou dâune autre période de référence adéquate. B. Les informations déclarées doivent indiquer la monnaie dans laquelle chaque montant est libellé. C. Nonobstant le point A 1), sâagissant de chaque Compte déclarable qui est un Compte préexistant, le ou les NIF, la date de naissance ou le lieu de naissance nâont pas à être communiqués sâils ne figurent pas dans les dossiers de lâInstitution financière déclarante. Toutefois, une Institution financière déclarante est tenue de déployer des efforts raisonnables pour se procurer le ou les NIF, la date de naissance et le lieu de naissance concernant des Comptes préexistants avant la fin de la deuxième année civile qui suit lâannée durant laquelle ces Comptes préexistants ont été identifiés en tant que Comptes déclarables. D. Nonobstant le point A 1), le NIF nâa pas à être communiqué si la juridiction de résidence nâa pas émis de NIF. â SECTION II - OBLIGATIONS GÃNÃRALES DE DILIGENCE RAISONNABLE A. Un compte est considéré comme un Compte déclarable à partir de la date à laquelle il est identifié comme tel en application des procédures de diligence raisonnable énoncées dans les sections II à VII et, sauf dispositions contraires, les informations relatives à un Compte déclarable doivent être transmises, annuellement, dans la forme prescrite, jusquâau 30 juin suivant la fin de lâannée civile à laquelle les informations se rapportent. B. Une Institution financière déclarante qui, aux termes des procédures de diligence raisonnable énoncées dans les sections II à VII, identifie un compte comme étant un Compte étranger qui nâest pas déclarable au moment où les procédures de diligence raisonnable sont appliquées, peut se fier au résultat de ces procédures pour se conformer à ses obligations déclaratives futures. C. Le solde ou la valeur dâun compte correspond à son solde ou à sa valeur le dernier jour de lâannée civile ou dâune autre période de référence adéquate. D. Lorsquâun solde ou un seuil de valeur doit être déterminé le dernier jour dâune année civile, le solde ou le seuil de valeur considéré doit être déterminé le dernier jour de la période de déclaration qui se termine à la fin de cette année civile ou pendant cette année civile. E. Les Institutions financières déclarantes sont autorisées à faire appel à des prestataires de service pour sâacquitter des obligations en matière de déclaration et de diligence raisonnable qui leur sont imposées, ces obligations restant toutefois du domaine de la responsabilité des Institutions financières déclarantes. F. Les Institutions financières déclarantes sont autorisées à appliquer aux Comptes préexistants les procédures de diligence raisonnable prévues pour les Nouveaux comptes, et à appliquer aux Comptes de faible valeur celles prévues pour les Comptes de valeur élevée. â SECTION III - PROCÃDURES DE DILIGENCE RAISONNABLE APPLICABLES AUX COMPTES DE PERSONNES PHYSIQUES PRÃEXISTANTS A. Introduction. Les procédures suivantes sâappliquent concernant les Comptes de personnes physiques préexistants. B. Comptes de faible valeur. Les procédures suivantes sâappliquent concernant les Comptes de faible valeur. 1) Adresse de résidence. Si lâInstitution financière déclarante a dans ses dossiers une adresse de résidence actuelle du titulaire de Compte individuel basée sur des Pièces justificatives, elle peut considérer ce Titulaire de compte comme étant résident, à des fins fiscales, de la juridiction dans laquelle se situe lâadresse dans le but de déterminer si ce Titulaire est une Personne devant faire lâobjet dâune déclaration. 2) Recherche par voie électronique. Si lâInstitution financière déclarante nâutilise pas une adresse de résidence actuelle du Titulaire de compte individuel basée sur des Pièces justificatives comme énoncé au point 1), elle doit examiner les données pouvant faire lâobjet de recherches par voie électronique quâelle conserve en vue de déceler un ou plusieurs des indices suivants et appliquer les points B 3) à B 6): a) identification du Titulaire du compte comme résident dâune Juridiction étrangère; b) adresse postale ou de résidence actuelle (y compris une boîte postale) dans une Juridiction étrangère; c) un ou plusieurs numéros de téléphone dans une Juridiction étrangère et aucun numéro de téléphone au Luxembourg; d) ordre de virement permanent (sauf sur un Compte de dépôt) sur un compte géré dans une Juridiction étrangère; e) procuration ou délégation de signature en cours de validité accordée à une personne dont lâadresse est située dans une Juridiction étrangère; ou f) adresse portant la mention «poste restante» ou «à lâattention de» dans une Juridiction étrangère si lâInstitution financière déclarante nâa pas dâautre adresse enregistrée pour le Titulaire du compte. 3) Si lâexamen des données par voie électronique ne révèle aucun des indices énumérés au point B 2), aucune nouvelle démarche nâest requise jusquâà ce quâun changement de circonstances se produise et ait pour conséquence quâun ou plusieurs indices soient associés à ce compte, ou que ce compte devienne un Compte de valeur élevée. 4) Si lâexamen des données par voie électronique révèle un des indices énumérés aux points B 2) a) à B 2) e), ou si un changement de circonstances intervient qui se traduit par un ou plusieurs indices associés à ce compte, lâInstitution financière déclarante est tenue de traiter le Titulaire du compte comme un résident à des fins fiscales de chacune des Juridictions étrangères pour lesquelles un indice est identifié, à moins quâelle choisisse dâappliquer le point B 6) et quâune des exceptions dudit point sâapplique à ce compte. 5) Si la mention «poste restante» ou «à lâattention de» figure dans le dossier électronique et quâaucune autre adresse et aucun des autres indices énumérés aux points B 2) a) à B 2) e) ne sont découverts pour le Titulaire du compte, lâInstitution financière déclarante doit, dans lâordre le plus approprié aux circonstances, effectuer la recherche dans les dossiers papier énoncée au point C 2) ou sâefforcer dâobtenir du Titulaire du compte une auto-certification ou des Pièces justificatives établissant lâadresse ou les adresses de résidence à des fins fiscales de ce Titulaire. Si la recherche dans les dossiers papier ne révèle aucun indice et si la tentative dâobtenir lâautocertification ou les Pièces justificatives échoue, lâInstitution financière déclarante doit déclarer le compte en tant que compte non documenté à lâAdministration des contributions directes. 6) Nonobstant la découverte dâindices mentionnés au point B 2), une Institution financière déclarante nâest pas tenue de considérer un Titulaire de compte comme résident dâune Juridiction étrangère dans les cas suivants: a) les informations sur le Titulaire du compte comprennent une adresse postale ou de résidence actuelle dans la Juridiction étrangère concernée, un ou plusieurs numéros de téléphone dans la Juridiction étrangère concernée (et aucun numéro de téléphone au Luxembourg) ou des ordres de virement permanents (concernant des comptes financiers autres que des comptes de dépôt) sur un compte géré dans une Juridiction étrangère et lâInstitution financière déclarante obtient, ou a auparavant examiné, et conserve une copie des documents suivants: i) une auto-certification émanant du Titulaire du compte de la juridiction ou des juridictions où il réside qui ne mentionne pas la Juridiction étrangère concernée; et ii) une Pièce justificative qui établit que la résidence du Titulaire du compte à des fins fiscales nâest pas la Juridiction étrangère concernée; b) les informations sur le Titulaire du compte comprennent une procuration ou une délégation de signature en cours de validité accordée à une personne dont lâadresse est située dans la Juridiction étrangère concernée et lâInstitution financière déclarante obtient, ou a auparavant examiné, et conserve une copie des documents suivants: i) une auto-certification émanant du Titulaire du compte de la juridiction ou des juridictions où il réside qui ne mentionne pas la Juridiction étrangère concernée; ou ii) une Pièce justificative qui établit que la résidence du Titulaire du compte à des fins fiscales nâest pas la Juridiction étrangère concernée. C. Procédures dâexamen approfondi pour les Comptes de valeur élevée. Les procédures dâexamen approfondi suivantes sâappliquent aux Comptes de valeur élevée. 1) Recherche par voie électronique. Sâagissant des Comptes de valeur élevée, lâInstitution financière déclarante est tenue dâexaminer les données quâelle détient et qui peuvent faire lâobjet de recherches par voie électronique en vue de déceler lâun des indices énoncés au point B 2). 2) Recherche dans les dossiers papier. Si les bases de données de lâInstitution financière déclarante pouvant faire lâobjet de recherches par voie électronique contiennent des champs comprenant toutes les informations énoncées au point C 3) et permettent dâen appréhender le contenu, aucune autre recherche dans les dossiers papier nâest requise. Si ces bases de données ne contiennent pas toutes ces informations, lâInstitution financière déclarante est également tenue, pour un Compte de valeur élevée, dâexaminer le dossier principal actuel du client et, dans la mesure où ces informations nây figurent pas, les documents suivants associés au compte et obtenus par lâInstitution financière déclarante au cours des cinq années précédentes en vue de rechercher un des indices énoncés au point B 2): a) les Pièces justificatives collectées le plus récemment concernant le compte; b) la convention ou le document dâouverture de compte le plus récent; c) la documentation la plus récente obtenue par lâInstitution financière déclarante en application des Procédures visant à identifier les clients et à lutter contre le blanchiment (AML/KYC) ou pour dâautres raisons légales; d) toute procuration ou délégation de signature en cours de validité; et e) tout ordre de virement permanent (sauf pour un Compte de dépôt) en cours de validité. 3) Exception applicable dans le cas où les bases de données contiennent suffisamment dâinformations. Une Institution financière déclarante nâest pas tenue dâeffectuer les recherches dans les dossiers papier énoncées au point C 2) si les informations de ladite institution pouvant faire lâobjet de recherches par voie électronique comprennent les éléments suivants: a) la situation du Titulaire du compte en matière de résidence; b) lâadresse de résidence et lâadresse postale du Titulaire du compte qui figurent au dossier de lâInstitution financière déclarante; c) le(s) numéro(s) de téléphone éventuel(s) du Titulaire du compte qui figure(nt) au dossier de lâInstitution financière déclarante; d) dans le cas de Comptes financiers autres que des Comptes de dépôt, un éventuel ordre de virement permanent depuis le compte vers un autre compte (y compris un compte auprès dâune autre succursale de lâInstitution financière déclarante ou dâune autre Institution financière); e) une éventuelle adresse portant la mention «poste restante» ou «à lâattention de» pour le Titulaire du compte; et f) une éventuelle procuration ou délégation de signature sur le compte. 4) Prise de renseignements auprès du chargé de clientèle en vue dâune connaissance réelle du compte. Outre les recherches dans les dossiers informatiques et papier énoncées aux points C 1) et C 2), lâInstitution financière déclarante est tenue de considérer comme un Compte déclarable tout compte de valeur élevée confié à un chargé de clientèle (y compris les éventuels Comptes financiers qui sont groupés avec ce Compte de valeur élevée) si ce chargé de clientèle sait que le Titulaire du compte est une Personne devant faire lâobjet dâune déclaration. 5) Conséquences de la découverte dâindices. a) Si lâexamen approfondi des Comptes de valeur élevée énoncé au point C ne révèle aucun des indices énumérés au point B 2), et si lâapplication du point C 4) ne permet pas dâétablir que le compte est détenu par un résident à des fins fiscales dâune Juridiction étrangère, aucune nouvelle démarche nâest requise jusquâà ce quâun changement de circonstances intervienne qui se traduise par un ou plusieurs indices associés à ce compte. b) Si lâexamen approfondi des Comptes de valeur élevée énoncé au point C révèle lâun des indices énumérés aux points B 2) a) à B 2) e), ou en cas de changement ultérieur de circonstances ayant pour conséquence dâassocier au compte un ou plusieurs indices, lâInstitution financière déclarante doit traiter le Titulaire du compte comme résident à des fins fiscales de chacune des Juridictions étrangères pour lesquelles un indice est découvert, sauf si elle choisit dâappliquer le point B 6) et que lâune des exceptions dudit point sâapplique à ce compte. c) Si lâexamen approfondi des Comptes de valeur élevée énoncé au point C révèle la mention «poste restante» ou «à lâattention de» et quâaucune autre adresse et aucun des autres indices énumérés aux points B 2) a) à B 2) e) ne sont découverts pour le Titulaire du compte, lâInstitution financière déclarante doit obtenir du Titulaire du compte une auto-certification ou une Pièce justificative établissant son adresse ou ses adresses de résidence à des fins fiscales. Si lâInstitution financière déclarante ne parvient pas à obtenir cette autocertification ou cette Pièce justificative, elle doit déclarer le compte en tant que compte non documenté à lâAdministration des contributions directes. 6) Si, au 31 décembre 2015, un Compte de personne physique préexistant nâest pas un Compte de valeur élevée mais le devient au dernier jour de toute année civile ultérieure, lâInstitution financière déclarante doit appliquer à ce compte les procédures dâexamen approfondi énoncées au point C durant lâannée qui suit lâannée civile au cours de laquelle le compte devient un Compte de valeur élevée. Si, sur la base de cet examen, il apparaît que ce compte est un Compte déclarable, lâInstitution financière déclarante doit fournir les informations requises sur ce compte pour lâannée durant laquelle il est identifié comme Compte déclarable ainsi que pour les années suivantes sur une base annuelle, à moins que le Titulaire du compte cesse dâêtre une Personne devant faire lâobjet dâune déclaration. 7) Après quâune Institution financière déclarante a appliqué les procédures dâexamen approfondi énoncées au point C à un Compte de valeur élevée, elle nâest plus tenue de renouveler ces procédures les années suivantes, à lâexception de la prise de renseignements auprès du chargé de clientèle énoncée au point C 4), sauf si le compte nâest pas documenté, auquel cas lâInstitution financière déclarante devrait les renouveler chaque année jusquâà ce que ce compte cesse dâêtre non documenté. 8) Si un changement de circonstances concernant un Compte de valeur élevée se produit et a pour conséquence quâun ou plusieurs des indices énoncés au point B 2) sont associés à ce compte, lâInstitution financière déclarante doit considérer le compte comme un Compte déclarable pour chaque Juridiction étrangère pour laquelle un indice est identifié, à moins quâelle choisisse dâappliquer le point B 6) et quâune des exceptions dudit point sâapplique à ce compte. 9) Une Institution financière déclarante est tenue de mettre en Åuvre des procédures garantissant que les chargés de clientèle identifient tout changement de circonstances en relation avec un compte. Si, par exemple, un chargé de clientèle est informé que le Titulaire du compte dispose dâune nouvelle adresse postale dans une Juridiction étrangère, lâInstitution financière déclarante doit considérer cette nouvelle adresse comme un changement de circonstances et, si elle choisit dâappliquer le point B 6), elle est tenue dâobtenir les documents requis auprès du Titulaire du compte. D. Lâexamen des Comptes de personne physique préexistants de valeur élevée doit être achevé le 31 décembre 2016 au plus tard. Lâexamen des Comptes de personne physique préexistants de faible valeur doit être achevé le 31 décembre 2017 au plus tard. â SECTION IV - PROCÃDURES DE DILIGENCE RAISONNABLE APPLICABLES AUX NOUVEAUX COMPTES DE PERSONNES PHYSIQUES Les procédures suivantes sâappliquent concernant les Nouveaux comptes de personnes physiques. A. Sâagissant des Nouveaux comptes de personnes physiques, lâInstitution financière déclarante doit obtenir lors de lâouverture du compte une auto-certification (qui peut faire partie des documents remis lors de lâouverture de compte) qui lui permette de déterminer lâadresse ou les adresses de résidence du Titulaire du compte à des fins fiscales et de confirmer la vraisemblance de lâauto-certification en sâappuyant sur les informations obtenues dans le cadre de lâouverture du compte, y compris les documents recueillis en application des Procédures visant à identifier les clients et à lutter contre le blanchiment (AML/KYC). B. Si lâauto-certification établit que le Titulaire du compte réside à des fins fiscales dans une Juridiction soumise à déclaration, lâInstitution financière déclarante doit considérer le compte comme un Compte déclarable et lâautocertification doit indiquer le NIF du Titulaire du compte pour cette Juridiction soumise à déclaration (sous réserve de la section I, point D), sa date de naissance et son lieu de naissance. Dans les cas où lâauto-certification établit que le Titulaire du compte ne réside pas à des fins fiscales dans une Juridiction soumise à déclaration, lâInstitution financière déclarante peut requérir dans lâauto-certification le NIF du Titulaire du compte (sous réserve de la section I, point D), sa date de naissance et son lieu de naissance. C. Si un changement de circonstances concernant un Nouveau compte de personne physique se produit et a pour conséquence que lâInstitution financière déclarante constate ou a tout lieu de savoir que lâauto-certification initiale est inexacte ou nâest pas fiable, ladite institution ne peut utiliser cette auto-certification et doit obtenir une autocertification valide qui précise lâadresse ou les adresses de résidence du Titulaire du compte à des fins fiscales. â SECTION V -PROCÃDURES DE DILIGENCE RAISONNABLE APPLICABLES AUX COMPTES DâENTITÃS PRÃEXISTANTS Les procédures suivantes sâappliquent concernant les Comptes dâentités préexistants. A. Comptes dâentités non soumis à examen, identification ou déclaration. Sauf si lâInstitution financière déclarante en décide autrement, soit à lâégard de tous les Comptes dâentités préexistants ou, séparément, par rapport à un groupe clairement identifié de tels comptes, un Compte dâentité préexistant dont le solde ou la valeur agrégé nâexcède pas, au 31 décembre 2015, un montant libellé en euros équivalant à 250.000 dollars des Ãtats-Unis (USD) nâa pas à être examiné, identifié ou déclaré comme Compte déclarable tant que son solde ou sa valeur agrégé nâexcède pas ce montant au dernier jour de toute année civile ultérieure. B. Comptes dâentités soumis à examen. Un Compte dâentité préexistant dont le solde ou la valeur agrégé excède, au 31 décembre 2015, un montant libellé en euros équivalant à 250.000 USD et un Compte dâentité préexistant qui ne dépasse pas ce montant au 31 décembre 2015 mais dont le solde ou la valeur agrégé dépasse ce montant au dernier jour de toute année civile ultérieure doivent être examinés en appliquant les procédures énoncées au point C. C. Procédures dâexamen relatives à lâidentification des Comptes dâentités pour lesquels une déclaration est requise. Pour les Comptes dâentités préexistants énoncés au point B, lâInstitution financière déclarante doit appliquer les procédures dâexamen suivantes: 1) Déterminer la résidence de lâEntité. a) Examiner les informations obtenues à des fins réglementaires ou de relations avec le client (y compris les informations recueillies dans le cadre des Procédures visant à identifier les clients et à lutter contre le blanchiment (AML/KYC)) afin de déterminer la résidence du Titulaire du compte. à cette fin, le lieu de constitution ou de création ou une adresse dans une Juridiction étrangère font partie des informations indiquant la résidence du Titulaire du compte. b) Si les informations obtenues indiquent que le Titulaire du compte est une Personne devant faire lâobjet dâune déclaration, lâInstitution financière déclarante doit considérer le compte comme un Compte déclarable sauf si elle obtient une auto-certification du Titulaire du compte ou si elle détermine avec une certitude suffisante sur la base dâinformations en sa possession ou qui sont accessibles au public que le Titulaire du compte nâest pas une Personne devant faire lâobjet dâune déclaration. 2) Déterminer la résidence des Personnes détenant le contrôle dâune ENF passive. Sâagissant du Titulaire dâun Compte dâentité préexistant (y compris une Entité qui est une Personne devant faire lâobjet dâune déclaration), lâInstitution financière déclarante doit déterminer si le Titulaire du compte est une ENF passive avec une ou plusieurs Personnes qui en détiennent le contrôle et déterminer la résidence de ces personnes. Si une ou plusieurs Personnes qui détiennent le contrôle dâune ENF passive doivent faire lâobjet dâune déclaration, le compte doit être considéré comme un Compte déclarable. à cette fin, lâInstitution financière déclarante doit suivre les orientations mentionnées aux points C 2) a) à C 2) c) suivants dans lâordre le plus approprié aux circonstances. a) Déterminer si le Titulaire du compte est une ENF passive. Pour déterminer si le Titulaire du compte est une ENF passive, lâInstitution financière déclarante doit obtenir une auto-certification du Titulaire du compte établissant son statut, sauf si elle détermine avec une certitude suffisante sur la base dâinformations en sa possession ou qui sont accessibles au public que le Titulaire du compte est une ENF active ou une Institution financière autre quâune Entité dâinvestissement énoncée à la section VIII, point A 6) b), qui nâest pas une Institution financière dâune Juridiction partenaire. b) Identifier les Personnes détenant le contrôle dâun Titulaire de compte. Pour déterminer les Personnes détenant le contrôle dâun Titulaire de compte, une Institution financière déclarante peut se fonder sur les informations recueillies et conservées dans le cadre des Procédures visant à identifier les clients et à lutter contre le blanchiment (AML/KYC). c) Déterminer la résidence dâune Personne détenant le contrôle dâune ENF passive. Pour déterminer si une Personne détenant le contrôle dâune ENF passive est une Personne devant faire lâobjet dâune déclaration, une Institution financière déclarante peut se fonder sur: i) des informations recueillies et conservées en application des Procédures visant à identifier les clients et à lutter contre le blanchiment (AML/KYC) dans le cas dâun Compte dâentité préexistant détenu par une ou plusieurs ENF et dont le solde ou la valeur agrégé ne dépasse pas un montant libellé en euros équivalant à 1.000.000 USD; ou ii) une auto-certification du Titulaire du compte ou de la Personne en détenant le contrôle de la ou des juridictions dont cette Personne est résidente à des fins fiscales. En lâabsence dâune auto-certification, lâInstitution financière déclarante déterminera cette ou ces résidences en suivant les procédures décrites au paragraphe C de la section III. D. Calendrier de mise en Åuvre de lâexamen et procédures supplémentaires applicables aux Comptes dâentités préexistants. 1) Lâexamen des Comptes dâentités préexistants dont le solde ou la valeur agrégé est supérieur, au 31 décembre 2015, à un montant libellé en euros équivalant à 250.000 USD doit être achevé au plus tard le 31 décembre 2017. 2) Lâexamen des Comptes dâentités préexistants dont le solde ou la valeur agrégé nâexcède pas, au 31 décembre 2015, un montant libellé en euros équivalant à 250.000 USD mais est supérieur à ce montant au 31 décembre de toute année ultérieure doit être achevé dans lâannée civile qui suit lâannée au cours de laquelle le solde ou la valeur agrégé du compte a été supérieur à ce montant. 3) Si un changement de circonstances concernant un Compte dâentité préexistant se produit et a pour conséquence que lâInstitution financière déclarante sait ou a tout lieu de savoir que lâauto-certification ou un autre document associé au compte est inexact ou nâest pas fiable, cette Institution financière déclarante doit déterminer à nouveau le statut du compte en appliquant les procédures décrites au point C. â SECTION VI -PROCÃDURES DE DILIGENCE RAISONNABLE APPLICABLES AUX NOUVEAUX COMPTES DâENTITÃS Les procédures suivantes sâappliquent concernant les Nouveaux comptes dâentités. Pour les Nouveaux comptes dâentités, une institution financière déclarante doit appliquer les procédures dâexamen suivantes: 1) Déterminer la résidence de lâEntité. a) Obtenir une auto-certification, qui peut faire partie des documents remis lors de lâouverture de compte, permettant à lâInstitution financière déclarante de déterminer lâadresse ou les adresses de résidence du Titulaire du compte à des fins fiscales et de confirmer la vraisemblance de lâauto-certification en sâappuyant sur les informations obtenues dans le cadre de lâouverture du compte, y compris les documents recueillis en application des Procédures visant à identifier les clients et à lutter contre le blanchiment (AML/KYC). Si lâEntité certifie quâelle nâa pas dâadresse de résidence à des fins fiscales, lâInstitution financière déclarante peut se fonder sur lâadresse de son établissement principal afin de déterminer la résidence du Titulaire du compte. b) Si lâauto-certification établit que le Titulaire du compte réside dans une Juridiction soumise à déclaration, lâInstitution financière déclarante doit considérer le compte comme un Compte déclarable sauf si elle détermine avec une certitude suffisante sur la base dâinformations en sa possession ou qui sont accessibles au public que le Titulaire du compte nâest pas une Personne devant faire lâobjet dâune déclaration au titre de cette Juridiction soumise à déclaration. 2) Déterminer la résidence des Personnes détenant le contrôle dâune ENF passive. Sâagissant dâun Titulaire dâun Nouveau compte dâentité (y compris une Entité qui est une Personne devant faire lâobjet dâune déclaration), lâInstitution financière déclarante doit déterminer si le Titulaire du compte est une ENF passive avec une ou plusieurs Personnes qui en détiennent le contrôle et déterminer la résidence de ces Personnes devant faire lâobjet dâune déclaration. Si une ou plusieurs Personnes qui détiennent le contrôle dâune ENF passive doivent faire lâobjet dâune déclaration, le compte doit être considéré comme un Compte déclarable. à cette fin, lâInstitution financière déclarante doit suivre les orientations mentionnées aux points A 2) a) à A 2) c) dans lâordre le plus approprié aux circonstances. a) Déterminer si le Titulaire du compte est une ENF passive. Pour déterminer si le Titulaire du compte est une ENF passive, lâInstitution financière déclarante doit se fonder sur une auto-certification du Titulaire du compte établissant son statut, sauf si elle détermine avec une certitude suffisante sur la base dâinformations en sa possession ou qui sont accessibles au public que le Titulaire du compte est une ENF active ou une Institution financière autre quâune Entité dâinvestissement décrite à la section VIII point A 6) b) qui nâest pas une Institution financière dâune Juridiction partenaire. b) Identifier les Personnes détenant le contrôle dâun Titulaire de compte. Pour déterminer les Personnes détenant le contrôle dâun Titulaire de compte, une Institution financière déclarante peut se fonder sur les informations recueillies et conservées dans le cadre des Procédures visant à identifier les clients et à lutter contre le blanchiment (AML/KYC). c) Déterminer la résidence dâune Personne détenant le contrôle dâune ENF passive. Pour déterminer la résidence dâune Personne détenant le contrôle dâune ENF passive, une Institution financière déclarante peut se fonder sur une auto-certification du Titulaire du compte ou de cette Personne détenant le contrôle. â SECTION VII - RÃGLES PARTICULIÃRES EN MATIÃRE DE DILIGENCE RAISONNABLE Pour la mise en Åuvre des procédures de diligence raisonnable décrites ci-dessus, les règles supplémentaires suivantes sâappliquent: A. Recours aux auto-certifications et aux Pièces justificatives. Une Institution financière déclarante ne peut pas se fonder sur une auto-certification ou sur une Pièce justificative si elle sait ou a tout lieu de savoir que cette autocertification ou cette Pièce justificative est inexacte ou nâest pas fiable. B. Procédures alternatives pour les Comptes financiers détenus par une personne physique bénéficiaire dâun Contrat dâassurance avec valeur de rachat ou dâun Contrat de rente et pour les Contrats dâassurance de groupe avec valeur de rachat ou les Contrats de rente de groupe. Une Institution financière déclarante peut présumer que le bénéficiaire dâun Contrat dâassurance avec valeur de rachat ou dâun Contrat de rente (autre que le souscripteur) qui perçoit un capital à la suite dâun décès nâest pas une Personne devant faire lâobjet dâune déclaration et peut considérer que ce compte financier nâest pas un Compte déclarable à moins que lâInstitution financière déclarante ait effectivement connaissance du fait que le bénéficiaire du capital est une Personne devant faire lâobjet dâune déclaration ou ait tout lieu de le savoir. Une Institution financière déclarante a tout lieu de savoir que le bénéficiaire du capital dâun Contrat dâassurance avec valeur de rachat ou dâun Contrat de rente est une Personne devant faire lâobjet dâune déclaration si les informations recueillies par lâInstitution financière déclarante et associées au bénéficiaire comprennent des indices énoncés à la section III, point B. Si une Institution financière déclarante a effectivement connaissance du fait, ou a tout lieu de savoir, que le bénéficiaire est une Personne devant faire lâobjet dâune déclaration, elle doit suivre les procédures énoncées à la section III, point B. Une Institution financière déclarante peut considérer quâun Compte financier qui correspond à la participation dâun membre à un Contrat dâassurance de groupe avec valeur de rachat ou à un Contrat de rente de groupe nâest pas un Compte déclarable jusquâà la date à laquelle une somme est due à lâemployé/au détenteur de certificat ou au bénéficiaire, si ledit compte financier remplit les conditions suivantes: i) le Contrat dâassurance de groupe avec valeur de rachat ou le Contrat de rente de groupe est souscrit par un employeur et couvre au moins vingt-cinq employés/détenteurs de certificat; ii) les employés/détenteurs de certificat sont en droit de percevoir tout montant lié à leur participation dans le contrat et de désigner les bénéficiaires du capital versé à leur décès; et iii) le capital total pouvant être versé à un employé/détenteur de certificat ou bénéficiaire ne dépasse pas un montant libellé en euros équivalant à 1.000.000 USD. On entend par «Contrat dâassurance de groupe avec valeur de rachat» un Contrat dâassurance avec valeur de rachat qui: i) couvre les personnes physiques adhérant par lâintermédiaire dâun employeur, dâune association professionnelle, dâune organisation syndicale ou dâune autre association ou dâun autre groupe; et pour lequel ii) une prime est perçue pour chaque membre du groupe (ou membre dâune catégorie du groupe) qui est déterminée indépendamment des aspects de lâétat de santé autres que lââge, le sexe et le tabagisme du membre (ou de la catégorie de membres) du groupe. On entend par «Contrat de rente de groupe» un Contrat de rente en vertu duquel les créanciers sont des personnes physiques adhérant par lâintermédiaire dâun employeur, dâune association professionnelle, dâune organisation syndicale ou dâune autre association ou dâun autre groupe. C. Agrégation des soldes de compte et règles de conversion monétaire. 1) Agrégation des soldes de Comptes des personnes physiques. Pour déterminer le solde ou la valeur agrégé des Comptes financiers détenus par une personne physique, une Institution financière déclarante doit agréger tous les Comptes financiers gérés par elle ou par une Entité liée, mais uniquement dans la mesure où ses systèmes informatiques établissent un lien entre ces comptes grâce à une donnée telle que le numéro de client ou le NIF, et permettent ainsi dâeffectuer lâagrégation des soldes ou des valeurs des comptes. Chaque titulaire dâun compte joint se voit attribuer le total du solde ou de la valeur de ce compte aux fins de lâapplication des règles dâagrégation énoncées dans le présent point. 2) Agrégation des soldes de Comptes dâentités. Pour déterminer le solde ou la valeur agrégé des Comptes financiers détenus par une Entité, une Institution financière déclarante doit tenir compte de tous les Comptes financiers détenus auprès dâelle ou auprès dâune entité liée, mais uniquement dans la mesure où ses systèmes informatiques établissent un lien entre ces comptes grâce à une donnée telle que le numéro de client ou le NIF, et permettent ainsi dâeffectuer lâagrégation des soldes ou des valeurs des comptes. Chaque titulaire dâun compte joint se voit attribuer le total du solde ou de la valeur de ce compte aux fins de lâapplication des règles dâagrégation énoncées dans le présent point. 3) Règle dâagrégation particulière applicable aux chargés de clientèle. Pour déterminer le solde ou la valeur agrégé des Comptes financiers détenus par une personne dans le but dâétablir si un Compte financier est de valeur élevée, une Institution financière déclarante doit également agréger les soldes de tous les comptes lorsquâun chargé de clientèle sait ou a tout lieu de savoir que ces comptes appartiennent directement ou indirectement à la même personne ou quâils sont contrôlés ou ont été ouverts par la même personne (sauf en cas dâouverture à titre fiduciaire). 4) Les montants incluent leur équivalent en dâautres monnaies. Tous les montants libellés en euros renvoient à leur contre-valeur en dâautres monnaies. â SECTION VIII - DÃFINITIONS Les termes et expressions qui suivent ont la signification ci-dessous: A. Institution financière déclarante. 1) Lâexpression «Institution financière déclarante» désigne toute Institution financière luxembourgeoise qui nâest pas une Institution financière non déclarante. Lâexpression «Institution financière luxembourgeoise» désigne: i) toute Institution financière résidente du Luxembourg, à lâexclusion de toute succursale de cette Institution financière située en dehors du territoire du Luxembourg; et ii) toute succursale dâune Institution financière non résidente du Luxembourg si cette succursale est établie au Luxembourg. 2) Lâexpression «Institution financière dâune Juridiction partenaire» désigne: i) toute Institution financière résidente dâune Juridiction partenaire, à lâexclusion de toute succursale de cette Institution financière située en dehors du territoire de cette Juridiction partenaire; et ii) toute succursale dâune Institution financière non résidente dâune Juridiction partenaire si cette succursale est établie dans cette Juridiction partenaire. 3) Lâexpression «Institution financière» désigne un Ãtablissement gérant des dépôts de titres, un Ãtablissement de dépôt, une Entité dâinvestissement ou un Organisme dâassurance particulier. 4) Lâexpression «Ãtablissement gérant des dépôts de titres» désigne toute Entité dont une part substantielle de lâactivité consiste à détenir des Actifs financiers pour le compte de tiers. Tel est le cas si les revenus bruts de cette Entité attribuables à la détention dâActifs financiers et aux services financiers connexes sont égaux ou supérieurs à 20% du revenu brut de lâEntité durant la plus courte des deux périodes suivantes: i) la période de trois ans qui sâachève le 31 décembre (ou le dernier jour dâun exercice comptable décalé) précédant lâannée au cours de laquelle le calcul est effectué; ou ii) la période dâexistence de lâEntité si celle-ci est inférieure à trois ans. 5) Lâexpression «Ãtablissement de dépôt» désigne toute Entité qui accepte des dépôts dans le cadre habituel dâune activité bancaire ou dâactivités semblables. 6) Lâexpression «Entité dâinvestissement» désigne toute Entité: a) qui exerce comme activité principale une ou plusieurs des activités ou opérations suivantes au nom ou pour le compte dâun client: i) transactions sur les instruments du marché monétaire (chèques, billets, certificats de dépôt, instruments dérivés, etc.), le marché des changes, les instruments sur devises, taux dâintérêt et indices, les valeurs mobilières ou les marchés à terme de marchandises; ii) gestion individuelle ou collective de portefeuille; ou iii) autres opérations dâinvestissement, dâadministration ou de gestion dâActifs financiers ou dâargent pour le compte de tiers; ou b) dont les revenus bruts proviennent principalement dâune activité dâinvestissement, de réinvestissement ou de négociation dâActifs financiers, si lâEntité est gérée par une autre Entité qui est un Ãtablissement de dépôt, un Ãtablissement gérant des dépôts de titres, un Organisme dâassurance particulier ou une Entité dâinvestissement décrite au point A 6 a). Une Entité est considérée comme exerçant comme activité principale une ou plusieurs des activités visées au point A 6 a), ou les revenus bruts dâune Entité proviennent principalement dâune activité dâinvestissement, de réinvestissement ou de négociation dâActifs financiers aux fins du point A 6 b), si les revenus bruts de lâEntité générés par les activités correspondantes sont égaux ou supérieurs à 50% de ses revenus bruts durant la plus courte des deux périodes suivantes: i) la période de trois ans se terminant le 31 décembre de lâannée précédant lâannée au cours de laquelle le calcul est effectué; ou ii) la période dâexistence de lâEntité si celle-ci est inférieure à trois ans. Lâexpression «Entité dâinvestissement» exclut une Entité qui est une ENF active, parce que cette entité répond aux critères visés aux points D 10 d) à D 10 g). Ce paragraphe est interprété conformément à la définition de lâexpression «institution financière» qui figure dans les recommandations du groupe dâaction financière (GAFI). 7) Lâexpression «Actif financier» désigne un titre (par exemple, représentant une part du capital dans une société de capitaux; une part ou un droit de jouissance dans une société de personnes comptant de nombreux associés ou dans une société en commandite par actions cotée en Bourse, ou un trust; une autre obligation ou un autre titre de créance), une participation, une marchandise, un contrat dâéchange (par exemple, de taux dâintérêt, de devises, de taux de référence, contrat de garantie de taux plafond et de taux plancher, contrat dâéchange de marchandises, de créances contre des actifs, contrat sur indices boursiers et accords similaires), un Contrat dâassurance ou un Contrat de rente, ou tout droit (y compris un contrat à terme ou un contrat à terme de gré à gré ou une option) attaché à un titre, une participation, une marchandise, un contrat dâéchange, un Contrat dâassurance ou un Contrat de rente. Un intérêt direct dans un bien immobilier sans recours à lâemprunt ne constitue pas un «Actif financier». 8) Lâexpression «Organisme dâassurance particulier» désigne tout organisme dâassurance (ou la société holding dâun organisme dâassurance) qui émet un Contrat dâassurance avec valeur de rachat ou un Contrat de rente ou est tenu dâeffectuer des versements afférents à ce contrat. B. Institution financière non déclarante. 1) Lâexpression «Institution financière non déclarante» désigne toute institution financière qui est: a) une Entité publique, une Organisation internationale ou une Banque centrale, sauf en ce qui concerne un paiement résultant dâune obligation détenue en lien avec une activité financière commerciale exercée par un Organisme dâassurance particulier, un Ãtablissement de dépôt ou un Ãtablissement gérant des dépôts de titres; b) une Caisse de retraite à large participation; une Caisse de retraite à participation étroite; un Fonds de pension dâune entité publique, dâune Organisation internationale ou dâune Banque centrale; ou un Ãmetteur de cartes de crédit homologué; c) toute autre Entité qui présente un faible risque dâêtre utilisée dans un but de fraude fiscale, qui affiche des caractéristiques substantiellement similaires à celles des Entités décrites aux points B 1) a) et B 1) b), et qui est inscrite sur la liste des Institutions financières non déclarantes publiée par règlement grand-ducal, à condition que ce statut nâaille pas à lâencontre des objectifs de la présente loi; d) un Organisme de placement collectif dispensé; ou e) un trust dans la mesure où le trustee de ce trust est une Institution financière déclarante et communique toutes les informations requises en vertu de la section I concernant lâensemble des Comptes déclarables du trust. 2) Lâexpression «Entité publique» désigne le gouvernement dâune juridiction, une subdivision politique dâune juridiction (terme qui, pour éviter toute ambiguïté, comprend un Ãtat, une province, un comté ou une municipalité) ou tout établissement ou organisme détenu intégralement par les entités précitées (chacun constituant une «Entité publique»). Cette catégorie englobe les parties intégrantes, entités contrôlées et subdivisions politiques dâune juridiction. a) Une «partie intégrante» dâune juridiction désigne toute personne, organisation, agence, bureau, fonds, personne morale ou autre organisme, quelle que soit sa désignation, qui constitue une autorité dirigeante dâune juridiction. Le revenu net de lâautorité dirigeante doit être porté au crédit de son propre compte ou dâautres comptes de la juridiction, et aucune fraction de ce revenu ne peut échoir à une personne privée. Une partie intégrante exclut toute personne qui est dirigeant, responsable ou administrateur agissant à titre privé ou personnel. b) Une «entité contrôlée» désigne une Entité de forme distincte de la juridiction ou qui constitue une entité juridiquement séparée, dès lors que: i) lâEntité est détenue et contrôlée intégralement par une ou plusieurs entités publiques, directement ou par le biais dâune ou de plusieurs entités contrôlées; ii) le revenu net de lâEntité est porté au crédit de son propre compte ou des comptes dâune ou de plusieurs Entités publiques, et aucune fraction de ce revenu ne peut échoir à une personne privée; et iii) les actifs de lâEntité reviennent à une ou à plusieurs Entités publiques lors de sa dissolution. c) Le revenu nâéchoit pas à des personnes privées si ces personnes sont les bénéficiaires prévus dâun programme public et si les activités couvertes par ce programme sont accomplies à lâintention du grand public dans lâintérêt général ou se rapportent à lâadministration dâune partie du gouvernement. Nonobstant ce qui précède, le revenu est considéré comme perçu par des personnes privées sâil provient du recours à une Entité publique dans le but dâexercer une activité commerciale, comme des services bancaires aux entreprises, qui fournit des prestations financières à des personnes privées. 3) Lâexpression «Organisation internationale» désigne une organisation internationale ou tout établissement ou organisme détenu intégralement par cette organisation. Cette catégorie englobe toute organisation intergouvernementale (y compris une organisation supranationale) qui: i) se compose principalement de gouvernements; ii) a conclu un accord de siège ou un accord substantiellement similaire avec la juridiction; et dont iii) les revenus nâéchoient pas à des personnes privées. 4) Lâexpression «Banque centrale » désigne une institution qui, en vertu de la loi ou dâune décision publique, est lâautorité principale, autre que le gouvernement de la juridiction proprement dite, qui émet des instruments destinés à être utilisés comme monnaie. Cette institution peut comporter un organisme distinct du gouvernement de la juridiction, quâil soit ou non détenu en tout ou en partie par cette juridiction. 5) Lâexpression «Caisse de retraite à large participation» désigne une caisse établie en vue de verser des prestations de retraite, dâinvalidité ou de décès, ou une combinaison dâentre elles, à des bénéficiaires qui sont des salariés actuels ou dâanciens salariés (ou des personnes désignées par ces salariés) dâun ou de plusieurs employeurs en contrepartie de services rendus, dès lors que cette caisse: a) nâest pas caractérisée par lâexistence dâun bénéficiaire unique détenant un droit sur plus de 5% des actifs de la caisse; b) est soumise à la réglementation publique et communique des informations aux autorités fiscales; et c) satisfait à au moins une des exigences suivantes: i) la caisse est généralement exemptée de lâimpôt sur les revenus dâinvestissement, ou lâimposition de ces revenus est différée ou minorée, en vertu de son statut de régime de retraite ou de pension; ii) la caisse reçoit au moins 50% du total de ses cotisations [à lâexception des transferts dâactifs dâautres régimes énoncés aux points B 5) à B 7) ou des comptes de retraite et de pension décrits au point C 17) a)] des employeurs qui la financent; iii) les versements ou retraits de la caisse sont autorisés uniquement lorsque surviennent les événements prévus en lien avec le départ en retraite, lâinvalidité ou le décès [à lâexception des versements périodiques à dâautres caisses de retraite décrites aux points B 5) à B 7) ou aux comptes de retraite et de pension décrits au point C 17) a)], ou des pénalités sâappliquent aux versements ou aux retraits effectués avant la survenue de ces événements; ou iv) les cotisations (à lâexception de certaines cotisations de régularisation autorisées) des salariés à la caisse sont limitées par référence au revenu dâactivité du salarié ou ne peuvent pas dépasser, annuellement, un montant libellé en euros équivalant à 50.000 USD, en appliquant les règles énoncées à la section VII, point C, relatives à lâagrégation des soldes de comptes et à la conversion monétaire. 6) Lâexpression «Caisse de retraite à participation étroite» désigne une caisse établie en vue de verser des prestations de retraite, dâinvalidité ou de décès à des bénéficiaires qui sont des salariés actuels ou dâanciens salariés (ou des personnes désignées par ces salariés) dâun ou de plusieurs employeurs en contrepartie de services rendus, dès lors que: a) la caisse compte moins de 50 membres; b) la caisse est financée par un ou plusieurs employeurs qui ne sont pas des entités dâinvestissement ou des ENF passives; c) les cotisations salariales et patronales à la caisse [à lâexception des transferts dâactifs de comptes de retraite et de pension énoncés au point C 17) a)] sont limitées par référence respectivement au revenu dâactivité et à la rémunération du salarié; d) les membres qui ne sont pas établis dans la juridiction où se situe la caisse ne peuvent pas détenir plus de 20% des actifs de la caisse; et e) la caisse est soumise à la réglementation publique et communique des informations aux autorités fiscales. 7) Lâexpression «Fonds de pension dâune Entité publique, dâune Organisation internationale ou dâune Banque centrale» désigne un fonds constitué par une Entité publique, une Organisation internationale ou une Banque centrale en vue de verser des prestations de retraite, dâinvalidité ou de décès à des bénéficiaires ou des membres qui sont des salariés actuels ou dâanciens salariés (ou des personnes désignées par ces salariés), ou qui ne sont pas des salariés actuels ou dâanciens salariés, si les prestations versées à ces bénéficiaires ou membres le sont en contrepartie de services personnels rendus à lâEntité publique, à lâOrganisation internationale ou à la Banque centrale. 8) Lâexpression «Ãmetteur de cartes de crédit homologué» désigne une Institution financière qui satisfait aux critères suivants: a) lâInstitution financière jouit de ce statut uniquement parce quâelle est un émetteur de cartes de crédit qui accepte les dépôts à la seule condition quâun client procède à un paiement dont le montant dépasse le solde dû au titre de la carte et que cet excédent ne soit pas immédiatement restitué au client; et b) à compter du 1 er janvier 2016 ou avant cette date, lâInstitution financière met en Åuvre des règles et des procédures visant à empêcher un client de procéder à un paiement excédentaire supérieur à un montant libellé en euros équivalant à 50.000 USD ou à faire en sorte que tout paiement excédentaire supérieur à ce montant soit remboursé au client dans un délai de 60 jours, en appliquant systématiquement les règles énoncées à la section VII, point C, concernant lâagrégation des soldes de comptes et la conversion monétaire. à cette fin, un excédent de paiement dâun client exclut les soldes créditeurs imputables à des frais contestés, mais inclut les soldes créditeurs résultant de retours de marchandises. 9) Lâexpression «Organisme de placement collectif dispensé» désigne une Entité dâinvestissement réglementée en tant quâorganisme de placement collectif, à condition que les participations dans cet organisme soient détenues en totalité par ou par lâintermédiaire des personnes physiques ou des Entités qui ne sont pas des Personnes soumises à déclaration, à lâexception dâune ENF passive dont les Personnes qui en détiennent le contrôle sont des Personnes devant faire lâobjet dâune déclaration. Une Entité dâinvestissement réglementée en tant quâorganisme de placement collectif nâéchappe pas au statut dâOrganisme de placement collectif dispensé visé au point B 9) du simple fait que lâorganisme de placement collectif a émis des titres matériels au porteur dès lors que: a) lâorganisme de placement collectif nâa pas émis et nâémet pas de titres matériels au porteur après le 31 décembre 2015; b) lâorganisme de placement collectif retire tous ces titres lors de leur cession; c) lâorganisme de placement collectif accomplit les procédures de diligence raisonnable énoncées aux sections II à VII et transmet toutes les informations qui doivent être communiquées concernant ces titres lorsque ceux-ci sont présentés pour rachat ou autre paiement; et d) lâorganisme de placement collectif a mis en place des règles et procédures qui garantissent que ces titres sont rachetés ou immobilisés le plus rapidement possible, et en tout état de cause avant le 1 er janvier 2018. C. Compte financier. 1) Lâexpression «Compte financier» désigne un compte ouvert auprès dâune Institution financière et comprend un Compte de dépôt, un Compte conservateur et: a) dans le cas dâune Entité dâinvestissement, tout titre de participation ou de créance déposé auprès de lâInstitution financière. Nonobstant ce qui précède, lâexpression «Compte financier» ne renvoie pas à un titre de participation ou de créance déposé auprès dâune entité qui est une Entité dâinvestissement du seul fait quâelle: i) donne des conseils en investissement à un client et agit pour le compte de ce dernier; ou ii) gère des portefeuilles pour un client et agit pour le compte de ce dernier, aux fins dâinvestir, de gérer ou dâadministrer des Actifs financiers déposés au nom du client auprès dâune Institution financière autre que cette Entité; b) dans le cas dâune Institution financière non visée au point C 1) a), tout titre de participation ou de créance dans cette Institution financière, si la catégorie des titres en question a été créée afin de se soustraire aux déclarations prévues à la section I; et c) tout Contrat dâassurance avec valeur de rachat et tout Contrat de rente établi ou géré par une Institution financière autre quâune rente viagère dont lâexécution est immédiate, qui est incessible et non liée à un placement, qui est versée à une personne physique et qui correspond à une pension de retraite ou dâinvalidité perçue dans le cadre dâun compte qui est un Compte exclu. Lâexpression «Compte financier» ne comprend aucun compte qui est un Compte exclu. 2) Lâexpression «Compte de dépôt» comprend tous les comptes commerciaux et compte-chèques, dâépargne ou à terme et les comptes dont lâexistence est attestée par un certificat de dépôt, un certificat dâépargne, un certificat dâinvestissement, un titre de créance ou un autre instrument analogue détenu auprès dâune Institution financière dans le cadre habituel dâune activité bancaire ou similaire. Les Comptes de dépôt comprennent également les sommes détenues par les organismes dâassurance en vertu dâun contrat de placement garanti ou dâun contrat semblable ayant pour objet de verser des intérêts ou de les porter au crédit du titulaire. 3) Lâexpression «Compte conservateur» désigne un compte (à lâexclusion dâun Contrat dâassurance ou dâun Contrat de rente) sur lequel figurent un ou plusieurs Actifs financiers au bénéfice dâune autre personne. 4) Lâexpression «Titre de participation» désigne, dans le cas dâune société de personnes qui est une Institution financière, toute participation au capital ou aux bénéfices de cette société. Dans le cas dâun trust qui est une Institution financière, un «Titre de participation» est réputé détenu par toute personne considérée comme le constituant ou le bénéficiaire de tout ou partie du trust ou par toute autre personne physique exerçant en dernier lieu un contrôle effectif sur le trust. Une Personne devant faire lâobjet dâune déclaration est considérée comme le bénéficiaire dâun trust si elle a le droit de bénéficier, directement ou indirectement [par lâintermédiaire dâun prête-nom (nominee), par exemple], dâune distribution obligatoire ou discrétionnaire de la part du trust. 5) Lâexpression «Contrat dâassurance» désigne un contrat (à lâexception dâun Contrat de rente) en vertu duquel lâassureur sâengage à verser une somme dâargent en cas de réalisation dâun risque particulier, notamment un décès, une maladie, un accident, une responsabilité civile ou un dommage matériel. 6) Lâexpression «Contrat de rente» désigne un contrat dans lequel lâassureur sâengage à effectuer des paiements pendant une certaine durée, laquelle est déterminée en tout ou en partie par lâespérance de vie dâune ou de plusieurs personnes physiques. Cette expression comprend également tout contrat considéré comme un Contrat de rente par la loi, la réglementation ou la pratique de la juridiction dans laquelle ce contrat a été établi, et en vertu duquel lâassureur sâengage à effectuer des paiements durant plusieurs années. 7) Lâexpression «Contrat dâassurance avec valeur de rachat» désigne un Contrat dâassurance (à lâexclusion dâun contrat de réassurance dommages conclu entre deux organismes dâassurance) qui possède une Valeur de rachat. 8) Lâexpression «Valeur de rachat» désigne la plus élevée des deux sommes suivantes: i) la somme que le souscripteur du contrat dâassurance est en droit de recevoir en cas de rachat ou de fin du contrat (calculée sans déduction des éventuels frais de rachat ou avances); ii) la somme que le souscripteur du contrat dâassurance peut emprunter en vertu du contrat ou eu égard à son objet. Nonobstant ce qui précède, lâexpression «Valeur de rachat» ne comprend pas une somme due dans le cadre dâun Contrat dâassurance: a) uniquement en raison du décès dâune personne assurée en vertu dâun contrat dâassurance vie; b) au titre de lâindemnisation dâun dommage corporel, dâune maladie ou dâune perte économique subie lors de la réalisation dâun risque assuré; c) au titre du remboursement au souscripteur dâune prime payée antérieurement (moins le coût des charges dâassurance quâelles soient ou non imposées) dans le cadre dâun Contrat dâassurance (à lâexception dâun contrat dâassurance vie ou dâun contrat de rente lié à un placement) en raison de lâannulation ou de la résiliation du contrat, dâune diminution de lâexposition au risque durant la période au cours de laquelle le contrat dâassurance est en vigueur ou résultant dâun nouveau calcul de la prime rendu nécessaire par la correction dâune erreur dâécriture ou dâune autre erreur analogue; d) au titre de la participation aux bénéfices du souscripteur du contrat (à lâexception des dividendes versés lors de la résiliation du contrat) à condition quâelle se rapporte à un Contrat dâassurance en vertu duquel les seules prestations dues sont celles énoncées au point C 8) b); ou e) au titre de la restitution dâune prime anticipée ou dâun dépôt de prime pour un Contrat dâassurance dont la prime est exigible au moins une fois par an si le montant de la prime anticipée ou du dépôt de prime ne dépasse pas le montant de la prime contractuelle due au titre de lâannée suivante. 9) Lâexpression «Compte préexistant» désigne: a) un Compte financier géré au 31 décembre 2015 par une Institution financière déclarante; b) tout Compte financier détenu par un Titulaire de compte, indépendamment de la date à laquelle il a été ouvert, si: i) le Titulaire du compte détient aussi auprès de lâInstitution financière déclarante (ou auprès de lâEntité liée au sein de la même Juridiction en tant quâInstitution financière déclarante) un Compte financier qui est un Compte préexistant au sens du point C 9) a); ii) lâInstitution financière déclarante (et, le cas échéant, lâEntité liée au sein de la même Juridiction en tant quâInstitution financière déclarante) considère les deux Comptes financiers précités, et tous les autres Comptes financiers du Titulaire du compte qui sont considérés comme des Comptes préexistants en vertu du point C 9) b), comme un Compte financier unique aux fins de satisfaire aux normes fixées à la section VII, point A, pour les exigences en matière de connaissances et aux fins de déterminer le solde ou la valeur de lâun des Comptes financiers lors de lâapplication de lâun des seuils comptables; iii) en ce qui concerne un Compte financier soumis à des Procédures visant à identifier les clients et à lutter contre le blanchiment (AML/KYC), lâInstitution financière déclarante est autorisée à appliquer au Compte financier des Procédures AML/KYC fondées sur les Procédures AML/KYC appliquées au Compte préexistant visé au point C 9) a); et iv) lâouverture du Compte financier nâimpose pas au Titulaire du compte de fournir des informations «client» nouvelles, supplémentaires ou modifiées à des fins autres que celles visées par la présente loi. 10) Lâexpression «Nouveau compte» désigne un Compte financier ouvert à partir du 1 er janvier 2016 auprès dâune Institution financière déclarante, sauf sâil est considéré comme un Compte préexistant au sens du point C 9) b). 11) Lâexpression «Compte de personne physique préexistant» désigne un Compte préexistant détenu par une ou plusieurs personnes physiques. 12) Lâexpression «Nouveau compte de personne physique» désigne un Nouveau compte détenu par une ou plusieurs personnes physiques. 13) Lâexpression «Compte dâentité préexistant» désigne un Compte préexistant détenu par une ou plusieurs Entités. 14) Lâexpression «Compte de faible valeur» désigne un Compte de personne physique préexistant dont le solde ou la valeur agrégé au 31 décembre 2015 ne dépasse pas un montant libellé en euros équivalant à 1.000.000 USD. 15) Lâexpression «Compte de valeur élevée» désigne un Compte de personne physique préexistant dont le solde ou la valeur agrégé dépasse, au 31 décembre 2015 ou au 31 décembre dâune année ultérieure, un montant libellé en euros équivalant à 1.000.000 USD. 16) Lâexpression «Nouveau compte dâentité» désigne un Nouveau compte détenu par une ou plusieurs Entités. 17) Lâexpression «Compte exclu» désigne les comptes suivants: a) un compte de retraite ou de pension qui répond aux critères suivants: i) le compte est réglementé en tant que compte de retraite personnel ou fait partie dâun régime de retraite ou de pension agréé ou réglementé qui prévoit le versement de prestations de retraite ou de pension (y compris dâinvalidité ou de décès); ii) le compte bénéficie dâun traitement fiscal favorable (les versements qui seraient normalement soumis à lâimpôt sont déductibles ou exclus du revenu brut du Titulaire du compte ou sont imposés à taux réduit, ou lâimposition du revenu dâinvestissement généré par le compte est différée ou minorée); iii) des informations relatives au compte doivent être communiquées aux autorités fiscales; iv) les retraits sont possibles uniquement à partir de lââge fixé pour le départ en retraite, de la survenue dâune invalidité ou dâun décès, ou les retraits effectués avant de tels événements sont soumis à des pénalités; et v) soit i) les cotisations annuelles sont limitées à un montant libellé en euros équivalant à 50.000 USD ou moins, soit ii) un plafond dâun montant libellé en euros équivalant à 1.000.000 USD ou moins sâapplique au total des cotisations versées au cours de la vie du souscripteur, en suivant à chaque fois les règles énoncées à la section VII, point C, concernant lâagrégation des soldes de comptes et la conversion monétaire. Un Compte financier qui, pour le reste, remplit le critère énoncé au point C 17) a) v) ne peut être considéré comme nây satisfaisant pas uniquement parce quâil est susceptible de recevoir des actifs ou des fonds transférés dâun ou de plusieurs Comptes financiers qui répondent aux exigences définies au point C 17) a) ou C 17) b) ou dâun ou de plusieurs fonds de pension ou caisses de retraite qui répondent aux exigences énoncées aux points B 5) à B 7); b) un compte qui remplit les critères suivants: i) le compte est réglementé en tant que support dâinvestissement à des fins autres que la retraite et fait lâobjet de transactions régulières sur un marché boursier réglementé, ou est réglementé en tant que support dâépargne à des fins autres que la retraite; ii) le compte bénéficie dâun traitement fiscal favorable (les versements qui seraient normalement soumis à lâimpôt sont déductibles ou exclus du revenu brut du Titulaire du compte ou sont imposés à taux réduit, ou lâimposition du revenu dâinvestissement généré par le compte est différée ou minorée); iii) les retraits sont subordonnés au respect de certains critères liés à lâobjectif du compte dâinvestissement ou dâépargne (par exemple le versement de prestations dâéducation ou médicales), ou des pénalités sâappliquent aux retraits effectués avant que ces critères ne soient remplis; et iv) les cotisations annuelles sont plafonnées à un montant libellé en euros équivalant à 50.000 USD ou moins, en appliquant les règles énoncées à la section VII, point C, concernant lâagrégation des soldes de comptes et la conversion monétaire. Un Compte financier qui, pour le reste, remplit le critère énoncé au point C 17) b) iv) ne peut être considéré comme nây satisfaisant pas uniquement parce quâil est susceptible de recevoir des actifs ou des fonds transférés dâun ou de plusieurs Comptes financiers qui répondent aux exigences définies au point C 17) a) ou C 17) b) ou dâun ou de plusieurs fonds de pension ou caisses de retraite qui répondent aux exigences énoncées aux points B 5) à B 7); c) un contrat dâassurance vie dont la période de couverture sâachève avant que lâassuré atteigne lââge de 90 ans, à condition que le contrat satisfasse aux exigences suivantes: i) des primes périodiques, dont le montant reste constant dans la durée, sont dues au moins une fois par an au cours de la durée dâexistence du contrat ou jusquâà ce que lâassuré atteigne lââge de 90 ans, si cette période est plus courte; ii) il nâest pas possible pour quiconque de bénéficier des prestations contractuelles (par retrait, prêt ou autre) sans résilier le contrat; iii) la somme (autre quâune prestation de décès) payable en cas dâannulation ou de résiliation du contrat ne peut pas dépasser le total des primes acquittées au titre du contrat, moins lâensemble des frais de mortalité, de morbidité et dâexploitation (quâils soient ou non imposés) pour la période ou les périodes dâexistence du contrat et toute somme payée avant lâannulation ou la résiliation du contrat; et iv) le contrat nâest pas conservé par un cessionnaire à titre onéreux; d) un compte qui est détenu uniquement par une succession si la documentation de ce compte comprend une copie du testament du défunt ou du certificat de décès; e) un compte ouvert en lien avec lâun des actes suivants: i) une décision ou un jugement dâun tribunal; ii) la vente, lâéchange ou la location dâun bien immobilier ou personnel, à condition que le compte satisfasse aux exigences suivantes: - le compte est financé uniquement par un acompte versé à titre dâarrhes dâun montant suffisant pour garantir une obligation directement liée à la transaction, ou par un paiement similaire, ou est financé par un Actif financier inscrit au compte en lien avec la vente, lâéchange ou la location du bien, - le compte est ouvert et utilisé uniquement pour garantir lâobligation impartie à lâacheteur de payer le prix dâachat du bien, au vendeur de payer tout passif éventuel, ou au bailleur ou au locataire de prendre en charge tout dommage lié au bien loué selon les dispositions du bail, - les avoirs du compte, y compris le revenu quâil génère, seront payés ou versés à lâacheteur, au vendeur, au bailleur ou au locataire (y compris pour couvrir ses obligations) au moment de la vente, de lâéchange ou de la cession du bien, ou à lâexpiration du bail, - le compte nâest pas un compte sur marge ou similaire ouvert en lien avec une vente ou un échange dâun Actif financier, et - le compte nâest pas associé à un compte décrit au point C 17) f); iii) lâobligation, pour une Institution financière qui octroie un prêt garanti par un bien immobilier, de réserver une partie dâun paiement uniquement pour faciliter le paiement dâimpôts ou de primes dâassurance liés au bien immobilier à lâavenir; iv) lâobligation, pour une Institution financière, de faciliter le paiement dâimpôts à lâavenir; f) un Compte de dépôt qui satisfait aux exigences suivantes: i) le compte existe uniquement parce quâun client procède à un paiement dâun montant supérieur au solde exigible au titre dâune carte de crédit ou dâune autre facilité de crédit renouvelable et lâexcédent nâest pas immédiatement restitué au client; et ii) à compter du 1 er janvier 2016 ou avant cette date, lâInstitution financière met en Åuvre des règles et des procédures visant à empêcher un client de procéder à un paiement excédentaire supérieur à un montant libellé en euros équivalant à 50.000 USD ou à faire en sorte que tout paiement excédentaire supérieur à ce montant soit remboursé au client dans un délai de 60 jours, en appliquant systématiquement les règles énoncées à la section VII, point C, concernant la conversion monétaire. à cette fin, un excédent de paiement dâun client exclut les soldes créditeurs imputables à des frais contestés, mais inclut les soldes créditeurs résultant de retours de marchandises. g) tout autre compte qui présente un faible risque dâêtre utilisé dans un but de fraude fiscale, qui affiche des caractéristiques substantiellement similaires à celles des comptes décrits aux points C 17) a) à C 17) f) et qui est inscrit sur la liste des Comptes exclus publiée par règlement grand-ducal à condition que ce statut nâaille pas à lâencontre des objectifs de la présente loi. D. Compte déclarable. 1) Lâexpression «Compte déclarable» désigne un Compte financier qui est ouvert auprès dâune Institution financière déclarante et détenu par une ou plusieurs Personnes devant faire lâobjet dâune déclaration ou par une ENF passive dont une ou plusieurs Personnes qui en détiennent le contrôle sont des Personnes devant faire lâobjet dâune déclaration, à condition dâêtre identifiées comme telles selon les procédures de diligence raisonnable énoncées aux sections II à VII. 2) Lâexpression «Personne devant faire lâobjet dâune déclaration» désigne une Personne dâune Juridiction soumise à déclaration autre que: i) toute société dont les titres font lâobjet de transactions régulières sur un ou plusieurs marchés boursiers réglementés; ii) toute société qui est une Entité liée à une société décrite au point i); iii) une Entité publique; iv) une Organisation internationale; v) une Banque centrale; ou vi) une Institution financière. 3) Lâexpression «Personne dâune Juridiction soumise à déclaration» désigne une personne physique ou une Entité établie dans une Juridiction soumise à déclaration en vertu du droit fiscal de cette Juridiction, ou la succession dâun défunt qui résidait dans une Juridiction soumise à déclaration. à cette fin, une Entité telle quâune société de personnes, une société à responsabilité limitée ou une structure juridique similaire qui nâa pas de résidence à des fins fiscales est considérée comme résidente dans la juridiction où se situe son siège de direction effective. 4) Lâexpression «Juridiction soumise à déclaration» désigne: a) un Etat membre de lâUnion européenne; b) une autre juridiction i) avec laquelle un accord est conclu qui prévoit lâobligation pour le Luxembourg de communiquer les informations indiquées à la section I; et ii) qui figure sur la liste des Juridictions soumises à déclaration publiée par règlement grand-ducal. 5) Lâexpression «Juridiction partenaire» désigne: a) un Etat membre de lâUnion européenne; b) une autre juridiction: i) avec laquelle le Luxembourg a conclu un accord qui prévoit que cette juridiction communiquera les informations indiquées à la section I; et ii) qui figure sur la liste des Juridictions partenaires publiée par règlement grand-ducal; c) une autre juridiction: i) avec laquelle lâUnion européenne a conclu un accord prévoyant que cette juridiction communiquera les informations indiquées à la section I; et ii) qui figure sur une liste publiée par la Commission européenne. 6) Lâexpression «Juridiction étrangère» désigne une juridiction autre que le Luxembourg. 7) Lâexpression «Personnes détenant le contrôle» désigne les personnes physiques qui exercent un contrôle sur une Entité. Dans le cas dâun trust, cette expression désigne le ou les constituants, le ou les trustees, la ou les personnes chargées de surveiller le trustee le cas échéant, le ou les bénéficiaires ou la ou les catégories de bénéficiaires, et toute autre personne physique exerçant en dernier lieu un contrôle effectif sur le trust et, dans le cas dâune construction juridique qui nâest pas un trust, lâexpression désigne les personnes dont la situation est équivalente ou analogue. Lâexpression «Personnes détenant le contrôle» doit être interprétée conformément aux recommandations du GAFI. 8) Le terme «ENF» désigne une Entité qui nâest pas une Institution financière. 9) Lâexpression «ENF passive» désigne: i) une ENF qui nâest pas une ENF active; ou ii) une Entité dâinvestissement décrite au point A 6) b) qui nâest pas une Institution financière dâune Juridiction partenaire. 10) Lâexpression «ENF active» désigne toute ENF qui satisfait à lâun des critères suivants: a) moins de 50% des revenus bruts de lâENF au titre de lâannée civile précédente ou dâune autre période de référence comptable pertinente sont des revenus passifs et moins de 50% des actifs détenus par lâENF au cours de lâannée civile précédente ou dâune autre période de référence comptable pertinente sont des actifs qui produisent ou qui sont détenus pour produire des revenus passifs; b) les actions de lâENF font lâobjet de transactions régulières sur un marché boursier réglementé ou lâENF est une Entité liée à une Entité dont les actions font lâobjet de transactions régulières sur un marché boursier réglementé; c) lâENF est une Entité publique, une Organisation internationale, une Banque centrale ou une Entité détenue à 100% par une ou plusieurs des structures précitées; d) les activités de lâENF consistent pour lâessentiel à détenir (en tout ou en partie) les actions émises par une ou plusieurs filiales dont les activités ne sont pas celles dâune Institution financière, ou à proposer des financements ou des services à ces filiales. Une Entité ne peut prétendre à ce statut si elle opère (ou se présente) comme un fonds de placement, tel quâun fonds de capital-investissement, un fonds de capital-risque, un fonds de rachat dâentreprise par endettement ou tout autre organisme de placement dont lâobjet est dâacquérir ou de financer des sociétés puis dây détenir des participations à des fins de placement; e) lâENF nâexerce pas encore dâactivité et nâen a jamais exercé précédemment, mais investit des capitaux dans des actifs en vue dâexercer une activité autre que celle dâune Institution financière, étant entendu que cette exception ne saurait sâappliquer à lâENF après expiration dâun délai de 24 mois après la date de sa constitution initiale; f) lâENF nâétait pas une Institution financière durant les cinq années précédentes et procède à la liquidation de ses actifs ou est en cours de restructuration afin de poursuivre ou de reprendre des transactions ou des activités qui ne sont pas celles dâune Institution financière; g) lâENF se consacre principalement au financement dâentités liées qui ne sont pas des Institutions financières et à des transactions de couverture avec ou pour le compte de celles-ci et ne fournit pas de services de financement ou de couverture à des Entités qui ne sont pas des Entités liées, pour autant que le groupe auquel appartiennent ces Entités liées se consacre principalement à une activité qui nâest pas celle dâune Institution financière; ou h) lâENF remplit toutes les conditions suivantes: i) elle est établie et exploitée dans sa juridiction de résidence exclusivement à des fins religieuses, caritatives, scientifiques, artistiques, culturelles, sportives ou éducatives; ou est établie et exploitée dans sa juridiction de résidence et elle est une fédération professionnelle, une organisation patronale, une chambre de commerce, une organisation syndicale, agricole ou horticole, civique ou un organisme dont lâobjet exclusif est de promouvoir le bien-être social; ii) elle est exonérée dâimpôt sur les sociétés dans sa juridiction de résidence; iii) elle nâa aucun actionnaire ni aucun membre disposant dâun droit de propriété ou de jouissance sur ses recettes ou ses actifs; iv) le droit applicable dans la juridiction de résidence de lâENF ou les documents constitutifs de celle-ci excluent que les recettes ou les actifs de lâENF soient distribués à des personnes physiques ou à des organismes à but lucratif ou utilisés à leur bénéfice, à moins que cette utilisation ne soit en relation avec les activités caritatives de lâENF ou nâintervienne à titre de rémunération raisonnable pour services prestés ou à titre de paiement, à leur juste valeur marchande, pour les biens acquis par lâentité; et v) le droit applicable dans la juridiction de résidence de lâENF ou les documents constitutifs de celle-ci imposent que, lors de la liquidation ou de la dissolution de lâENF, tous ses actifs soient distribués à une Entité publique ou à une autre organisation à but non lucratif ou soient dévolus au gouvernement de la juridiction de résidence de lâENF ou à lâune de ses subdivisions politiques. E. Divers. 1) Lâexpression «Titulaire de compte» désigne la personne enregistrée ou identifiée comme titulaire dâun Compte financier par lâInstitution financière qui gère le compte. Une personne, autre quâune Institution financière, détenant un Compte financier pour le compte ou le bénéfice dâune autre personne en tant que mandataire, dépositaire, prête-nom, signataire, conseiller en placement ou intermédiaire, nâest pas considérée comme détenant le compte aux fins de la présente loi, et cette autre personne est considérée comme détenant le compte. Dans le cas dâun Contrat dâassurance avec valeur de rachat ou dâun Contrat de rente, le Titulaire du compte est toute personne autorisée à tirer parti de la Valeur de rachat ou à changer le nom du bénéficiaire du contrat. Si nul ne peut tirer parti de la Valeur de rachat ou changer le nom du bénéficiaire, le Titulaire du compte est la personne désignée comme bénéficiaire dans le contrat et celle qui jouit dâun droit absolu à des paiements en vertu du contrat. à lâéchéance dâun Contrat dâassurance avec valeur de rachat ou dâun Contrat de rente, chaque personne qui est en droit de percevoir une somme dâargent en vertu du contrat est considérée comme un Titulaire de compte. 2) Lâexpression «Procédures visant à identifier les clients et à lutter contre le blanchiment (AML/KYC)» désigne les procédures de diligence raisonnable à lâégard de ses clients que lâInstitution financière déclarante est tenue dâobserver en vertu des dispositions de lutte contre le blanchiment ou de règles analogues auxquelles cette Institution financière déclarante est soumise. 3) Le terme «Entité» désigne une personne morale ou une construction juridique, telle quâune société de capitaux, une société de personnes, un trust ou une fondation. 4) Une Entité est une «Entité liée» à une autre Entité si: i) lâune des deux Entités contrôle lâautre; ii) si ces deux Entités sont placées sous un contrôle conjoint; ou iii) si les deux Entités sont des Entités dâinvestissement décrites au point A 6) b), relèvent dâune direction commune et cette direction satisfait aux obligations de diligence raisonnable incombant à ces Entités dâinvestissement. à ce titre, le contrôle comprend la détention directe ou indirecte de plus de 50% des droits de vote ou de la valeur dâune Entité. 5) Lâexpression «NIF» désigne un Numéro dâidentification fiscale (ou son équivalent fonctionnel en lâabsence de Numéro dâidentification fiscale). 6) Lâexpression «Pièce justificative» désigne un des éléments suivants: a) une attestation de résidence délivrée par un organisme public autorisé à le faire (par exemple, un Ãtat, une agence de celui-ci ou une commune) de la juridiction dont le bénéficiaire affirme être résident; b) dans le cas dâune personne physique, toute pièce dâidentité en cours de validité délivrée par un organisme public autorisé à le faire (par exemple, un Ãtat, une agence de celui-ci ou une commune), sur laquelle figure le nom de la personne et qui est généralement utilisée à des fins dâidentification; c) dans le cas dâune Entité, tout document officiel délivré par un organisme public autorisé à le faire (par exemple, un Ãtat, une agence de celui-ci ou une commune), sur lequel figure la dénomination de lâEntité et lâadresse de son établissement principal dans la juridiction dont elle affirme être résidente ou dans la juridiction dans lequel ou dans laquelle lâEntité a été constituée ou dont le droit la régit; d) tout état financier vérifié, rapport de solvabilité établi par un tiers, dépôt de bilan ou rapport établi par lâorganisme de réglementation des valeurs mobilières. Dans le cas dâun Compte dâentité préexistant, les Institutions financières déclarantes peuvent utiliser comme Pièces justificatives toute classification de leurs registres relatifs au Titulaire de compte concerné qui a été établie en fonction dâun système normalisé de codification par secteur dâactivité, qui a été enregistrée par lâInstitution financière déclarante conformément à ses pratiques commerciales habituelles aux fins des Procédures AML/KYC ou à dâautres fins réglementaires (autres que des fins dâimposition) et qui a été mise en Åuvre par lâInstitution financière déclarante avant la date à laquelle le Compte financier a été classifié comme un Compte préexistant, à condition que lâInstitution financière déclarante ne sache pas ou nâait pas lieu de savoir que cette classification est inexacte ou nâest pas fiable. Lâexpression «système normalisé de codification par secteur dâactivité» désigne un système de classification utilisé pour classifier les établissements par type dâactivité à des fins autres que des fins dâimposition. â ANNEXE II RÃGLES COMPLÃMENTAIRES EN MATIÃRE DE DÃCLARATION ET DE DILIGENCE RAISONNABLE CONCERNANT LES INFORMATIONS RELATIVES AUX COMPTES FINANCIERS 1. Changement de circonstances Lâexpression «changement de circonstances» désigne tout changement ayant pour conséquence lâajout dâinformations relatives au statut dâune personne ou ne concordant pas avec le statut de cette personne. Un changement de circonstances renvoie en outre toute modification ou ajout dâinformations concernant le compte du Titulaire de compte (y compris lâajout dâun titulaire de compte ou le remplacement dâun Titulaire de compte ou tout autre changement concernant un titulaire de compte) ou toute modification ou ajout dâinformations sur tout compte associé à ce compte [en application des règles dâagrégation des comptes énoncées à lâannexe I, section VII, points C 1) à C 3)], si cette modification ou cet ajout dâinformations a pour effet de modifier le statut du Titulaire du compte. Si une Institution financière déclarante a eu recours au test fondé sur lâadresse de résidence énoncé à lâannexe I, section III, point B 1), et si un changement de circonstances intervient amenant lâInstitution financière déclarante à savoir ou à avoir tout lieu de savoir que lâoriginal de la Pièce justificative (ou dâun autre document équivalent) nâest pas correct ou nâest pas fiable, lâInstitution financière déclarante doit, au plus tard le dernier jour de lâannée civile considérée ou de toute autre période de référence adéquate, ou dans un délai de 90 jours civils après avoir été informée ou avoir découvert ce changement de circonstances, obtenir une auto-certification et une nouvelle Pièce justificative pour établir la ou les résidences fiscales du Titulaire du compte. Si lâInstitution financière déclarante ne peut pas obtenir lâautocertification et la nouvelle Pièce justificative dans le délai précité, lâInstitution financière déclarante doit appliquer la procédure de recherche par voie électronique énoncée à lâannexe I, section III, points B 2) à B 6). 2. Auto-certification pour les Nouveaux comptes dâentités Dans le cas des Nouveaux comptes dâentités, aux fins de déterminer si une Personne détenant le contrôle dâune ENF passive est une Personne devant faire lâobjet dâune déclaration, une Institution financière déclarante peut se fonder uniquement sur une auto-certification du Titulaire du compte ou de la Personne détenant le contrôle. 3. Résidence dâune Institution financière Une Institution financière «réside» dans une Juridiction partenaire si elle relève de la compétence de cette Juridiction partenaire (autrement dit, si la Juridiction partenaire est en mesure dâimposer à lâInstitution financière le respect de son obligation déclarative). Dâune manière générale, lorsquâune Institution financière est résidente à des fins fiscales dans une Juridiction partenaire, elle relève de la compétence de cette Juridiction partenaire et elle est donc une Institution financière dâune Juridiction partenaire. Lorsquâun trust est une Institution financière (quâil ait ou non sa résidence fiscale dans une Juridiction partenaire), ce trust est réputé relever de la compétence de cette Juridiction partenaire si un ou plusieurs de ses trustees sont des résidents de cette Juridiction partenaire, sauf si le trust transmet toutes les informations devant être communiquées en vertu de la présente loi concernant les Comptes déclarables quâil détient à une autre Juridiction partenaire du fait quâil y a sa résidence fiscale. Cependant, lorsquâune Institution financière (autre quâun trust) nâa pas de résidence fiscale (par exemple si elle est considérée fiscalement transparente ou si elle est située dans une juridiction nâimposant pas les revenus), elle est considérée comme relevant de la compétence dâune Juridiction partenaire et elle est donc une Institution financière dâune Juridiction partenaire si: a) elle est constituée en société en vertu de la législation de la Juridiction partenaire; b) son siège de direction (y compris de direction effective) se trouve dans la Juridiction partenaire; ou c) elle fait lâobjet dâune surveillance financière dans la Juridiction partenaire. Lorsquâune Institution financière (autre quâun trust) réside dans deux Juridictions partenaires ou plus, lâInstitution financière sera soumise aux obligations de déclaration et de diligence raisonnable prévues par la Juridiction partenaire dans laquelle elle gère le ou les Comptes financiers. 4. Comptes gérés Dâune manière générale, un compte devrait être considéré comme géré par lâInstitution financière: a) dans le cas dâun Compte conservateur, par lâInstitution financière qui a la garde des actifs du compte (y compris une Institution financière qui détient les actifs immatriculés au nom dâun courtier pour un Titulaire de compte auprès de cette institution); b) dans le cas dâun Compte de dépôt, par lâInstitution financière qui est tenue dâeffectuer des versements afférents à ce compte (hormis sâil sâagit dâun agent dâune Institution financière, indépendamment du fait que cet agent soit ou non une Institution financière); c) dans le cas dâun titre de participation ou de créance déposé auprès dâune Institution financière et constituant un Compte financier, par lâInstitution financière en question; d) dans le cas dâun Contrat dâassurance avec valeur de rachat ou dâun Contrat de rente, par lâInstitution financière qui est tenue dâeffectuer des versements au titre de ce contrat. 5. Trusts qui sont des ENF passives i nâa pas de résidence fiscale, conformément à lâannexe I, section VIII, point D 3), est considérée comme résidant dans la juridiction où se situe son siège de direction effective. à ces fins, une personne morale ou une structure juridique est réputée «similaire» à une société de personnes ou à une société à responsabilité limitée si elle nâest pas considérée comme une unité imposable dans une Juridiction partenaire en vertu de la législation fiscale de cette Juridiction partenaire. Toutefois, pour éviter les doubles déclarations (compte tenu de la large portée de lâexpression «Personnes détenant le contrôle» dans le cas des trusts), un trust qui est une ENF passive peut ne pas être considéré comme une structure juridique similaire. 6. Adresse de lâétablissement principal dâune Entité Lâune des règles énoncées à lâannexe I, section VIII, point E 6) c), prévoit que, dans le cas dâune Entité, le document officiel contient lâadresse de son établissement principal dans la juridiction dont elle affirme être résidente ou dans la juridiction dans laquelle elle a été constituée ou dont le droit la régit. Lâadresse de lâétablissement principal de lâEntité est généralement le lieu où se situe son siège de direction effective. Lâadresse dâune Institution financière auprès de laquelle lâEntité a ouvert un compte, une boîte postale ou une adresse utilisée exclusivement pour le courrier nâest pas lâadresse de lâétablissement principal de lâEntité, sauf si elle constitue la seule adresse utilisée par lâEntité et figure comme adresse du siège de lâEntité dans les documents relatifs à son organisation. En outre, une adresse qui est fournie sous instruction de conserver tout le courrier envoyé à cette adresse nâest pas lâadresse du siège principal de lâEntité.
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Loi du 18 décembre 2015 concernant l'échange automatique de renseignements relatifs aux comptes financiers en matière fiscale et portant\n1. transposition de la directive 2014/107/UE du Conseil du 9 décembre 2014 modifiant la directive 2011/16/UE en ce qui concerne l'échange automatique et obligatoire d'informations dans le domaine fiscal;\n2. modification de la loi modifiée du 29 mars 2013 relative à la coopération administrative dans le domaine fiscal.
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