Loi du 24 avril 2016 portant approbation de la Convention pour la sauvegarde du patrimoine architectural de l'Europe ouverte à signature le 3 octobre 1985 à Grenade.
This text approves the European Convention for the Protection of the Architectural Heritage of Europe and sets out conservation and protection commitments for each Party.
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Loi du 24 avril 2016 portant approbation de la Convention pour la sauvegarde du patrimoine architectural de l'Europe ouverte à signature le 3 octobre 1985 à Grenade.
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Le contenu de la version HTML du Journal officiel luxembourgeois est identique à la version PDF. Loi du 24 avril 2016 portant approbation de la Convention pour la sauvegarde du patrimoine architectural de l'Europe ouverte à signature le 3 octobre 1985 à Grenade. Nous Henri, Grand-Duc de Luxembourg, Duc de Nassau, Notre Conseil dâEtat entendu; De lâassentiment de la Chambre des Députés; Vu la décision de la Chambre des Députés du 25 février 2016 et celle du Conseil dâEtat du 8 mars 2016 portant quâil nây a pas lieu à second vote; Avons ordonné et ordonnons: â Article unique. Est approuvée la Convention pour la sauvegarde du patrimoine architectural de lâEurope ouverte à signature le 3 octobre 1985 à Grenade. Mandons et ordonnons que la présente loi soit insérée au Mémorial pour être exécutée et observée par tous ceux que la chose concerne. Le Ministre des Affaires étrangères et européennes, Jean Asselborn Le Ministre de la Culture, Xavier Bettel Château de Berg, le 24 avril 2016. Henri Doc. parl. 6817 ; sess. ord. 2014-2015 et 2015-2016. â Convention pour la sauvegarde du patrimoine architectural de lâEurope Grenade, 3.X.1985 Le traité de Lisbonne modifiant le traité sur lâUnion européenne et le traité instituant la Communauté européenne est entré en vigueur le 1 er décembre 2009. Par conséquent, à partir de cette date, toute mention de la Communauté économique européenne doit être lue comme lâUnion européenne. Les Etats membres du Conseil de lâEurope, signataires de la présente Convention, Considérant que le but du Conseil de lâEurope est de réaliser une union plus étroite entre ses membres, afin notamment de sauvegarder et de promouvoir les idéaux et les principes qui sont leur patrimoine commun; Reconnaissant que le patrimoine architectural constitue une expression irremplaçable de la richesse et de la diversité du patrimoine culturel de lâEurope, un témoin inestimable de notre passé et un bien commun à tous les Européens; Vu la Convention culturelle européenne signée à Paris le 19 décembre 1954 et notamment son article 1 er ; Vu la Charte européenne du patrimoine architectural adoptée par le Comité des Ministres du Conseil de lâEurope le 26 septembre 1975 et la Résolution (76) 28, adoptée le 14 avril 1976, relative à lâadaptation des systèmes législatifs et réglementaires nationaux aux exigences de la conservation intégrée du patrimoine architectural; Vu la Recommandation 880 (1979) de lâAssemblée parlementaire du Conseil de lâEurope relative à la conservation du patrimoine architectural; Compte tenu de la Recommandation n° R (80) 16 du Comité des Ministres aux Etats membres concernant la formation spécialisée des architectes, urbanistes, ingénieurs du génie civil et paysagistes ainsi que la Recommandation n° R (81) 13 du Comité des Ministres adoptée le 1 er juillet 1981 concernant les actions à entreprendre en faveur de certains métiers menacés de disparition dans le cadre de lâactivité artisanale; Rappelant quâil importe de transmettre un système de références culturelles aux générations futures, dâaméliorer le cadre de vie urbain et rural et de favoriser par la même occasion le développement économique, social et culturel des Etats et des régions; Affirmant quâil importe de sâaccorder sur les orientations essentielles dâune politique commune qui garantisse la sauvegarde et la mise en valeur du patrimoine architectural, Sont convenus de ce qui suit: Définition du patrimoine architectural Article 1 Aux fins de la présente Convention, lâexpression «patrimoine architectural» est considérée comme comprenant les biens immeubles suivants: 1. les monuments: toutes réalisations particulièrement remarquables en raison de leur intérêt historique, archéologique, artistique, scientifique, social ou technique, y compris les installations ou les éléments décoratifs faisant partie intégrante de ces réalisations; 2. les ensembles architecturaux: groupements homogènes de constructions urbaines ou rurales remarquables par leur intérêt historique, archéologique, artistique, scientifique, social ou technique et suffisamment cohérents pour faire lâobjet dâune délimitation topographique; 3. les sites: Åuvres combinées de lâhomme et de la nature, partiellement construites et constituant des espaces suffisamment caractéristiques et homogènes pour faire lâobjet dâune délimitation topographique, remarquables par leur intérêt historique, archéologique, artistique, scientifique, social ou technique. Identification des biens à protéger Article 2 Afin dâidentifier avec précision les monuments, ensembles architecturaux et sites susceptibles dâêtre protégés, chaque Partie sâengage à en poursuivre lâinventaire et, en cas de menaces pesant sur les biens concernés, à établir dans les meilleurs délais une documentation appropriée. Procédures légales de protection Article 3 Chaque Partie sâengage: 1. à mettre en Åuvre un régime légal de protection du patrimoine architectural; 2. à assurer, dans le cadre de ce régime et selon des modalités propres à chaque Etat ou région, la protection des monuments, des ensembles architecturaux et des sites. Article 4 Chaque Partie sâengage: 1. à appliquer, en vertu de la protection juridique des biens considérés, des procédures de contrôle et dâautorisation appropriées; 2. à éviter que des biens protégés ne soient défigurés, dégradés ou démolis. Dans cette perspective, chaque Partie sâengage, si ce nâest pas déjà fait, à introduire dans sa législation des dispositions prévoyant: a. la soumission à une autorité compétente des projets de démolition ou de modification de monuments déjà protégés ou faisant lâobjet dâune procédure de protection, ainsi que de tout projet qui affecte leur environnement; b. a soumission à une autorité compétente des projets affectant tout ou partie dâun ensemble architectural ou dâun site, et portant sur des travaux: ⢠de démolition de bâtiments, ⢠de construction de nouveaux bâtiments, ⢠de modifications importantes qui porteraient atteinte au caractère de lâensemble architectural ou du site; c. la possibilité pour les pouvoirs publics de mettre en demeure le propriétaire dâun bien protégé dâeffectuer des travaux ou de se substituer à lui en cas de défaillance de sa part; d. la possibilité dâexproprier un bien protégé. Article 5 Chaque Partie sâengage à proscrire le déplacement de tout ou partie dâun monument protégé, sauf dans lâhypothèse où la sauvegarde matérielle de ce monument lâexigerait impérativement. En ce cas, lâautorité compétente prendrait les garanties nécessaires pour son démontage, son transfert et son remontage dans un lieu approprié. Mesures complémentaires Article 6 Chaque Partie sâengage à : 1. prévoir, en fonction des compétences nationales, régionales et locales et dans la limite des budgets disponibles, un soutien financier des pouvoirs publics aux travaux dâentretien et de restauration du patrimoine architectural situé sur son territoire; 2. avoir recours, le cas échéant, à des mesures fiscales susceptibles de favoriser la conservation de ce patrimoine; 3. encourager les initiatives privées en matière dâentretien et de restauration de ce patrimoine. Article 7 Aux abords des monuments, à lâintérieur des ensembles architecturaux et des sites, chaque Partie sâengage à susciter des mesures visant à améliorer la qualité de lâenvironnement. Article 8 Chaque Partie sâengage en vue de limiter les risques de dégradation physique du patrimoine architectural: 1. à soutenir la recherche scientifique en vue dâidentifier et dâanalyser les effets nuisibles de la pollution et en vue de définir les moyens de réduire ou dâéliminer ces effets; 2. à prendre en considération les problèmes spécifiques de la conservation du patrimoine architectural dans les politiques de lutte contre la pollution. Sanctions Article 9 Chaque Partie sâengage, dans le cadre des pouvoirs qui sont les siens, à faire en sorte que les infractions à la législation protégeant le patrimoine architectural fassent lâobjet de mesures appropriées et suffisantes de la part de lâautorité compétente. Ces mesures peuvent entraîner, le cas échéant, lâobligation pour les auteurs de démolir un nouvel édifice construit irrégulièrement ou de restituer lâétat antérieur du bien protégé. Politiques de conservation Article 10 Chaque Partie sâengage à adopter des politiques de conservation intégrée qui: 1. placent la protection du patrimoine architectural parmi les objectifs essentiels de lâaménagement du territoire et de lâurbanisme et qui assurent la prise en compte de cet impératif aux divers stades de lâélaboration des plans dâaménagement et des procédures dâautorisation de travaux; 2. suscitent des programmes de restauration et dâentretien du patrimoine architectural; 3. fassent de la conservation, de lâanimation et de la mise en valeur du patrimoine architectural, un élément majeur des politiques en matière de culture, dâenvironnement et dâaménagement du territoire; 4. favorisent, lorsque câest possible, dans le cadre des processus dâaménagement du territoire et de lâurbanisme, la conservation et lâutilisation de bâtiments dont lâimportance propre ne justifierait pas une protection au sens de lâarticle 3, paragraphe 1, de la présente Convention, mais qui présenterait une valeur dâaccompagnement du point de vue de lâenvironnement urbain ou rural ou du cadre de vie; 5. favorisent lâapplication et le développement, indispensables à lâavenir du patrimoine, des techniques et matériaux traditionnels. Article 11 Chaque Partie sâengage à favoriser, tout en respectant le caractère architectural et historique du patrimoine: ⢠lâutilisation des biens protégés compte tenu des besoins de la vie contemporaine; ⢠lâadaptation, lorsque cela sâavère approprié, de bâtiments anciens à des usages nouveaux. Article 12 Tout en reconnaissant lâintérêt de faciliter la visite par le public des biens protégés, chaque Partie sâengage à faire en sorte que les conséquences de cette ouverture au public, notamment les aménagements dâaccès, ne portent pas atteinte au caractère architectural et historique de ces biens et de leur environnement. Article 13 Afin de faciliter la mise en Åuvre de ces politiques, chaque Partie sâengage à développer dans le contexte propre de son organisation politique et administrative, la coopération effective aux divers échelons des services responsables de la conservation, de lâaction culturelle, de lâenvironnement et de lâaménagement du territoire. Participation et associations Article 14 En vue de seconder lâaction des pouvoirs publics en faveur de la connaissance, la protection, la restauration, lâentretien, la gestion et lâanimation du patrimoine architectural, chaque Partie sâengage: 1. à mettre en place, aux divers stades des processus de décision, des structures dâinformation, de consultation et de collaboration entre lâEtat, les collectivités locales, les institutions et associations culturelles et le public; 2. à favoriser le développement du mécénat et des associations à but non lucratif Åuvrant en la matière. Information et formation Article 15 Chaque Partie sâengage: 1. à valoriser la conservation du patrimoine architectural dans lâopinion publique aussi bien en tant quâélément dâidentité culturelle que comme source dâinspiration et de créativité pour les générations présentes et futures; 2. à promouvoir à cette fin des politiques dâinformation et de sensibilisation notamment à lâaide de techniques modernes de diffusion et dâanimation, ayant en particulier pour objectif: a. dâéveiller ou dâaccroître la sensibilité du public, dès lââge scolaire, à la protection du patrimoine, à la qualité de lâenvironnement bâti et à lâexpression architecturale; b. de mettre en évidence lâunité du patrimoine culturel et des liens existant entre lâarchitecture, les arts, les traditions populaires et modes de vie, que ce soit à lâéchelon européen, national ou régional. Article 16 Chaque Partie sâengage à favoriser la formation des diverses professions et des divers corps de métiers intervenant dans la conservation du patrimoine architectural. Coordination européenne des politiques de conservation Article 17 Les Parties sâengagent à échanger des informations sur leurs politiques de conservation en ce qui concerne: 1. les méthodes à définir en matière dâinventaire, de protection et de conservation des biens, compte tenu de lâévolution historique et de lâaugmentation progressive du patrimoine architectural; 2. les moyens de concilier pour le mieux lâimpératif de protection du patrimoine architectural et les besoins actuels de la vie économique, sociale et culturelle; 3. les possibilités offertes par les technologies nouvelles, concernant à la fois lâidentification et lâenregistrement, la lutte contre la dégradation des matériaux, la recherche scientifique, les travaux de restauration et les modes de gestion et dâanimation du patrimoine architectural; 4. les moyens de promouvoir la création architecturale qui assure la contribution de notre époque au patrimoine de lâEurope. Article 18 Les Parties sâengagent à se prêter chaque fois que nécessaire une assistance technique mutuelle sâexprimant dans un échange dâexpériences et dâexperts en matière de conservation du patrimoine architectural. Article 19 Les Parties sâengagent à favoriser, dans le cadre des législations nationales pertinentes ou des accords internationaux par lesquels elles sont liées, les échanges européens de spécialistes de la conservation du patrimoine architectural, y compris dans le domaine de la formation permanente. Article 20 Aux fins de la présente Convention, un comité dâexperts institué par le Comité des Ministres du Conseil de lâEurope en vertu de lâarticle 17 du Statut du Conseil de lâEurope est chargé de suivre lâapplication de la Convention et en particulier: 1. de soumettre périodiquement au Comité des Ministres du Conseil de lâEurope un rapport sur la situation des politiques de conservation du patrimoine architectural dans les Etats Parties à la Convention, sur lâapplication des principes quâelle a énoncés et sur ses propres activités; 2. de proposer au Comité des Ministres du Conseil de lâEurope toute mesure tendant à la mise en Åuvre des dispositions de la Convention, y compris dans le domaine des activités multilatérales et en matière de révision ou dâamendement de la Convention ainsi que dâinformation du public sur les objectifs de la Convention; 3. de faire des recommandations au Comité des Ministres du Conseil de lâEurope relatives à lâinvitation dâEtats non membres du Conseil de lâEurope à adhérer à la Convention. Article 21 Les dispositions de la présente Convention ne portent pas atteinte à lâapplication des dispositions spécifiques plus favorables à la protection des biens visés à lâarticle 1 contenues dans: ⢠la Convention concernant la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel du 16 novembre 1972; ⢠la Convention européenne pour la protection du patrimoine archéologique du 6 mai 1969. Clauses finales Article 22 1. La présente Convention est ouverte à la signature des Etats membres du Conseil de lâEurope. Elle sera soumise à ratification, acceptation ou approbation. Les instruments de ratification, dâacceptation ou dâapprobation seront déposés près le Secrétaire Général du Conseil de lâEurope. 2. La présente Convention entrera en vigueur le premier jour du mois qui suit lâexpiration dâune période de trois mois après la date à laquelle trois Etats membres du Conseil de lâEurope auront exprimé leur consentement à être liés par la Convention conformément aux dispositions du paragraphe précédent. 3. Elle entrera en vigueur à lâégard de tout Etat membre qui exprimerait ultérieurement son consentement à être lié par elle, le premier jour du mois qui suit lâexpiration dâune période de trois mois après la date du dépôt de lâinstrument de ratification, dâacceptation ou dâapprobation. Article 23 1. Après lâentrée en vigueur de la présente Convention, le Comité des Ministres du Conseil de lâEurope pourra inviter tout Etat non membre du Conseil ainsi que la Communauté économique européenne à adhérer à la présente Convention, par une décision prise à la majorité prévue à lâarticle 20.d du Statut du Conseil de lâEurope, et à lâunanimité des représentants des Etats contractants ayant le droit de siéger au Comité. 2. Pour tout Etat adhérent ou pour la Communauté économique européenne en cas dâadhésion, la Convention entrera en vigueur le premier jour du mois qui suit lâexpiration dâune période de trois mois après la date de dépôt de lâinstrument dâadhésion près le Secrétaire Général du Conseil de lâEurope. Article 24 1. Tout Etat peut, au moment de la signature ou au moment du dépôt de son instrument de ratification, dâacceptation, dâapprobation ou dâadhésion, désigner le ou les territoires auxquels sâappliquera la présente Convention. 2. Tout Etat peut, à tout autre moment par la suite, par une déclaration adressée au Secrétaire Général du Conseil de lâEurope, étendre lâapplication de la présente Convention à tout autre territoire désigné dans la déclaration. La Convention entrera en vigueur à lâégard de ce territoire le premier jour du mois qui suit lâexpiration dâune période de trois mois après la date de réception de la déclaration par le Secrétaire Général. 3. Toute déclaration faite en vertu des deux paragraphes précédents pourra être retirée, en ce qui concerne tout territoire désigné dans cette déclaration, par notification adressée au Secrétaire Général. Le retrait prendra effet le premier jour du mois qui suit lâexpiration dâune période de six mois après la date de réception de la notification par le Secrétaire Général. Article 25 1. Tout Etat peut, au moment de la signature ou au moment du dépôt de son instrument de ratification, dâacceptation, dâapprobation ou dâadhésion, déclarer quâil se réserve le droit de ne pas se conformer en tout ou en partie aux dispositions de lâarticle 4, paragraphes c et d. Aucune autre réserve nâest admise. 2. Tout Etat contractant qui a formulé une réserve en vertu du paragraphe précédent peut la retirer en tout ou en partie en adressant une notification au Secrétaire Général du Conseil de lâEurope. Le retrait prendra effet à la date de réception de la notification par le Secrétaire Général. 3. La Partie qui a formulé la réserve au sujet de la disposition mentionnée au premier paragraphe ci-dessus ne peut prétendre à lâapplication de cette disposition par une autre Partie; toutefois, elle peut, si la réserve est partielle ou conditionnelle, prétendre à lâapplication de cette disposition dans la mesure où elle lâa acceptée. Article 26 1. Toute Partie peut, à tout moment, dénoncer la présente Convention en adressant une notification au Secrétaire Général du Conseil de lâEurope. 2. La dénonciation prendra effet le premier jour du mois qui suit lâexpiration dâune période de six mois après la date de réception de la notification par le Secrétaire Général. Article 27 Le Secrétaire Général du Conseil de lâEurope notifiera aux Etats membres du Conseil de lâEurope, à tout Etat ayant adhéré à la présente Convention et à la Communauté économique européenne adhérente: a. toute signature; b. le dépôt de tout instrument de ratification, dâacceptation, dâapprobation ou dâadhésion; c. toute date dâentrée en vigueur de la présente Convention conformément à ses articles 22, 23 et 24; d. tout autre acte, notification ou communication ayant trait à la présente Convention. En foi de quoi les soussignés, dûment autorisés à cet effet, ont signé la présente Convention. Fait à Grenade, le 3 octobre 1985, en français et en anglais, les deux textes faisant également foi, en un seul exemplaire qui sera déposé dans les archives du Conseil de lâEurope. Le Secrétaire Général du Conseil de lâEurope en communiquera copie certifiée conforme à chacun des Etats membres du Conseil de lâEurope, ainsi quâà tout Etat ou à la Communauté économique européenne invités à adhérer à la présente Convention.
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