Loi du 7 novembre 2017 portant modification de la loi du 7 août 2012 portant création de l'établissement public « Laboratoire national de santé ».
Verify source ↗ AI-assisted research summary: L’établissement doit gérer une unité de documentation médico-légale des violences, fournir gratuitement une documentation aux victimes adultes concernées, conserver les dossiers selon des délais précis et sécuriser l’accès et la traçabilité.
Le contenu de la version HTML du Journal officiel luxembourgeois est identique à la version PDF. Loi du 7 novembre 2017 portant modification de la loi du 7 août 2012 portant création de l'établissement public « Laboratoire national de santé ». Nous Henri, Grand-Duc de Luxembourg, Duc de Nassau, Notre Conseil dâÃtat entendu ; De lâassentiment de la Chambre des Députés ; Vu la décision de la Chambre des Députés du 11 octobre 2017 et celle du Conseil dâÃtat du 24 octobre 2017 portant quâil nây a pas lieu à second vote ; Avons ordonné et ordonnons : â Article unique. Il est ajouté à la loi du 7 août 2012 portant création de lâétablissement public « Laboratoire national de santé » un article 2-1 nouveau, libellé comme suit : â «     â Art. 2-1 . (1) Lâétablissement gère en outre lâunité de documentation médico-légale des violences qui a comme mission de fournir sans frais à toute personne majeure ayant subi des blessures physiques suite à la commission dâune infraction pénale une documentation médico-légale de leurs blessures, ainsi que de toute trace en relation avec les blessures documentées. Cette documentation est réalisée indépendamment de toute plainte ou action judiciaire pénale ou civile. (2) Lâunité de documentation médico-légale des violences prend en charge la conservation de la documentation réalisée conformément aux dispositions de la loi modifiée du 2 août 2002 relative à la protection des personnes à l'égard du traitement des données à caractère personnel. La documentation est conservée pendant une durée maximale de dix ans qui court à partir du jour de sa réalisation. Elle ne peut être conservée au-delà de cette durée quâà des fins statistiques, dâarchivage, ou de recherche scientifique ou historique et uniquement sous une forme anonymisée, ou avec lâaccord écrit de la personne concernée qui fixe également la durée de la prorogation de la durée de conservation. Sans préjudice des dispositions applicables du Code de procédure pénale et de lâarticle 12, paragraphe 4, de la loi du 24 juillet 2014 relative aux droits et obligations du patient, seule la personne ayant subi les blessures documentées a le droit de disposer de la documentation réalisée à son égard. Le système informatique par lequel lâaccès au fichier est opéré doit être aménagé de sorte que lâaccès soit sécurisé moyennant une authentification forte, que les informations relatives à la personne concernée, les informations consultées, la date, lâheure et la référence du dossier dans le cadre duquel la consultation a été effectuée, ainsi que le motif précis de la consultation puissent être retracés. Les données de journalisation doivent être conservées pendant un délai de cinq ans à partir de leur enregistrement, après lequel elles sont effacées, sauf lorsquâelles font lâobjet dâune procédure de contrôle. (3) Le secret professionnel prévu à lâarticle 458 du Code pénal ne sâoppose pas à lâéchange dâinformations effectué entre, dâune part, le personnel employé au sein de lâunité de documentation médico-légale des violences et, dâautre part, les médecins et autres professionnels de santé qui sont consultés dans le cadre de cette unité. (4) Lâobligation dâinformation prévue à lâarticle 23, paragraphe 2, du Code de procédure pénale ne sâapplique pas aux faits confiés par une personne à lâunité de documentation médico-légale des violences et dont le personnel employé au sein de cette unité acquiert la connaissance dans lâexercice de ses fonctions. Cette obligation dâinformation ne sâapplique pas non plus aux personnes autorisées à exercer une profession réglementée du domaine de la santé qui sont consultées par le personnel employé au sein de cette unité dans lâexercice de leurs fonctions. La dérogation prévue par le présent paragraphe ne sâapplique pas aux faits commis à lâégard de mineurs. â â â â â      » Mandons et ordonnons que la présente loi soit insérée au Journal officiel du Grand-Duché de Luxembourg pour être exécutée et observée par tous ceux que la chose concerne. Le Ministre de la Justice, Félix Braz Palais de Luxembourg, le 7 novembre 2017. Henri Doc. parl. 6995 ; sess. ord. 2015-2016, 2016-2017 et 2017-2018.