Loi du 13 février 2018 portant\n1. transposition des dispositions ayant trait aux obligations professionnelles et aux pouvoirs des autorités de contrôle en matière de lutte contre le blanchiment et contre le financement du terrorisme de la directive (UE) 2015/849 du Parlement européen et du Conseil du 20 mai 2015 relative à la prévention de l'utilisation du système financier aux fins du blanchiment de capitaux ou du financement du terrorisme, modifiant le règlement (UE) n° 648/2012 du Parlement européen et du Conseil et abrogeant la directive 2005/60/CE du Parlement européen et du Conseil et la directive 2006/70/CE de la Commission ;\n2. mise en œuvre du règlement (UE) 2015/847 du Parlement européen et du Conseil du 20 mai 2015 sur les informations accompagnant les transferts de fonds et abrogeant le règlement (CE) n° 1781/2006 ;\n3. modification de :\na) la loi modifiée du 12 novembre 2004 relative à la lutte contre le blanchiment et contre le financement du terrorisme ;\nb) la loi modifiée du 10 novembre 2009 relative aux services de paiement ;\nc) la loi modifiée du 9 décembre 1976 relative à l’organisation du notariat ;\nd) la loi modifiée du 4 décembre 1990 portant organisation du service des huissiers de justice ;\ne) la loi modifiée du 10 août 1991 sur la profession d’avocat ;\nf) la loi modifiée du 5 avril 1993 relative au secteur financier ;\ng) la loi modifiée du 10 juin 1999 portant organisation de la profession d’expert-comptable ;\nh) la loi du 21 décembre 2012 relative à l'activité de Family Office ;\ni) la loi modifiée du 7 décembre 2015 sur le secteur des assurances ;\nj) la loi du 23 juillet 2016 relative à la profession de l’audit.
This preamble identifies a Luxembourg law that transposes EU anti-money-laundering rules, implements the EU funds-transfer regulation, and amends several related laws.
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- Luxembourg
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This preamble identifies a Luxembourg law that transposes EU anti-money-laundering rules, implements the EU funds-transfer regulation, and amends several related laws. The chapter I heading is replaced with a new title covering definitions, scope of application, and designation of control authorities and self-regulatory bodies. This article rewrites and adds definitions used in the anti-money-laundering law, including credit institution, financial institution, group, beneficial owner, supervisory authorities, correspondent relationship, pass-through account, electronic money, and gambling services. This article amends article 2 of the same law by updating references, adding categories such as Family Office, and lowering one threshold from 15,000 to 10,000. This article amends AML customer-due-diligence, record-retention, and personal-data rules for professionals.
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Provisions of Loi du 13 février 2018 portant\n1. transposition des dispositions ayant trait aux obligations professionnelles et aux pouvoirs des autorités de contrôle en matière de lutte contre le blanchiment et contre le financement du terrorisme de la directive (UE) 2015/849 du Parlement européen et du Conseil du 20 mai 2015 relative à la prévention de l'utilisation du système financier aux fins du blanchiment de capitaux ou du financement du terrorisme, modifiant le règlement (UE) n° 648/2012 du Parlement européen et du Conseil et abrogeant la directive 2005/60/CE du Parlement européen et du Conseil et la directive 2006/70/CE de la Commission ;\n2. mise en œuvre du règlement (UE) 2015/847 du Parlement européen et du Conseil du 20 mai 2015 sur les informations accompagnant les transferts de fonds et abrogeant le règlement (CE) n° 1781/2006 ;\n3. modification de :\na) la loi modifiée du 12 novembre 2004 relative à la lutte contre le blanchiment et contre le financement du terrorisme ;\nb) la loi modifiée du 10 novembre 2009 relative aux services de paiement ;\nc) la loi modifiée du 9 décembre 1976 relative à l’organisation du notariat ;\nd) la loi modifiée du 4 décembre 1990 portant organisation du service des huissiers de justice ;\ne) la loi modifiée du 10 août 1991 sur la profession d’avocat ;\nf) la loi modifiée du 5 avril 1993 relative au secteur financier ;\ng) la loi modifiée du 10 juin 1999 portant organisation de la profession d’expert-comptable ;\nh) la loi du 21 décembre 2012 relative à l'activité de Family Office ;\ni) la loi modifiée du 7 décembre 2015 sur le secteur des assurances ;\nj) la loi du 23 juillet 2016 relative à la profession de l’audit.
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Le contenu de la version HTML du Journal officiel luxembourgeois est identique à la version PDF. Loi du 13 février 2018 portant 1. transposition des dispositions ayant trait aux obligations professionnelles et aux pouvoirs des autorités de contrôle en matière de lutte contre le blanchiment et contre le financement du terrorisme de la directive (UE) 2015/849 du Parlement européen et du Conseil du 20 mai 2015 relative à la prévention de l'utilisation du système financier aux fins du blanchiment de capitaux ou du financement du terrorisme, modifiant le règlement (UE) n° 648/2012 du Parlement européen et du Conseil et abrogeant la directive 2005/60/CE du Parlement européen et du Conseil et la directive 2006/70/CE de la Commission ; 2. mise en Åuvre du règlement (UE) 2015/847 du Parlement européen et du Conseil du 20 mai 2015 sur les informations accompagnant les transferts de fonds et abrogeant le règlement (CE) n° 1781/2006 ; 3. modification de : a) la loi modifiée du 12 novembre 2004 relative à la lutte contre le blanchiment et contre le financement du terrorisme ; b) la loi modifiée du 10 novembre 2009 relative aux services de paiement ; c) la loi modifiée du 9 décembre 1976 relative à lâorganisation du notariat ; d) la loi modifiée du 4 décembre 1990 portant organisation du service des huissiers de justice ; e) la loi modifiée du 10 août 1991 sur la profession dâavocat ; f) la loi modifiée du 5 avril 1993 relative au secteur financier ; g) la loi modifiée du 10 juin 1999 portant organisation de la profession dâexpert-comptable ; h) la loi du 21 décembre 2012 relative à l'activité de Family Office ; i) la loi modifiée du 7 décembre 2015 sur le secteur des assurances ; j) la loi du 23 juillet 2016 relative à la profession de lâaudit. â â Chapitre 1er â Modification de la loi modifiée du 12 novembre 2004 relative à la lutte contre le blanchiment et contre le financement du terrorisme â Chapitre 2 â Modification de la loi modifiée du 10 novembre 2009 relative aux services de paiement â Chapitre 3 â Modification de la loi modifiée du 9 décembre 1976 relative à lâorganisation du notariat â Chapitre 4 â Modification de la loi modifiée du 4 décembre 1990 portant organisation du service des huissiers de justice â Chapitre 5 â Modification de la loi modifiée du 10 août 1991 sur la profession dâavocat â Chapitre 6 â Modification de la loi modifiée du 5 avril 1993 relative au secteur financier â Chapitre 7 â Modification de la loi modifiée du 10 juin 1999 portant organisation de la profession dâexpert-comptable â Chapitre 8 â Modification de la loi du 21 décembre 2012 relative à l'activité de Family Office â Chapitre 9 â Modification de la loi modifiée du 7 décembre 2015 sur le secteur des assurances â Chapitre 10 â Modification de la loi du 23 juillet 2016 relative à la profession de lâaudit â Nous Henri, Grand-Duc de Luxembourg, Duc de Nassau, Notre Conseil dâÃtat entendu ; De lâassentiment de la Chambre des Députés ; Vu la décision de la Chambre des Députés du 6 février 2018 et celle du Conseil dâÃtat du 9 février 2018 portant quâil nây a pas lieu à second vote ; Avons ordonné et ordonnons : â Chapitre 1 er - Modification de la loi modifiée du 12 novembre 2004 relative à la lutte contre le blanchiment et contre le financement du terrorisme â
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Art. 1 er .
AI-assisted research summary: The chapter I heading is replaced with a new title covering definitions, scope of application, and designation of control authorities and self-regulatory bodies.
Art. 1 er . Lâintitulé du chapitre I er du titre I er de la loi modifiée du 12 novembre 2004 relative à la lutte contre le blanchiment et contre le financement du terrorisme est remplacé par lâintitulé suivant : â « Chapitre 1 er : Définitions, champ dâapplication et désignation des autorités de contrôle et organismes dâautorégulation ». â â â â â â - 2 Verify source ↗
Art. 2.
AI-assisted research summary: This article rewrites and adds definitions used in the anti-money-laundering law, including credit institution, financial institution, group, beneficial owner, supervisory authorities, correspondent relationship, pass-through account, electronic money, and gambling services.
Art. 2. Lâarticle 1 er de la loi modifiée du 12 novembre 2004 relative à la lutte contre le blanchiment et contre le financement du terrorisme est modifié comme suit : 1. Le paragraphe 3 est remplacé par la disposition suivante : â «(3) Par « établissement de crédit » au sens de la présente loi, est désigné tout établissement de crédit au sens de lâarticle 4, paragraphe 1, point 1), du règlement (UE) n° 575/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 concernant les exigences prudentielles applicables aux établissements de crédit et aux entreprises dâinvestissement et modifiant le règlement (UE) n° 648/2012 , y compris ses succursales, au sens de lâarticle 4, paragraphe 1, point 17), dudit règlement, que son siège social soit situé dans lâUnion ou dans un pays tiers. ». â â â â â 2. Il est inséré un paragraphe 3bis libellé comme suit : â «(3bis) Par « établissement financier » au sens de la présente loi, est désigné : a) toute entreprise dâassurance au sens de lâarticle 13, point 1), de la directive 2009/138/CE du Parlement européen et du Conseil du 25 novembre 2009 sur l'accès aux activités de l'assurance et de la réassurance et leur exercice dans la mesure où elle effectue des activités dâassurance vie régies par ladite directive ; b) toute entreprise dâinvestissement au sens de lâarticle 4, paragraphe 1, point 1), de la directive 2004/39/CE du Parlement européen et du Conseil du 21 avril 2004 concernant les marchés d'instruments financiers, modifiant les directives 85/611/CEE et 93/6/CEE du Conseil et la directive 2000/12/CE du Parlement européen et du Conseil et abrogeant la directive 93/22/CEE du Conseil ; c) tout organisme de placement collectif qui commercialise ses parts ou ses actions ; d) tout intermédiaire dâassurance au sens de lâarticle 2, point 5), de la directive 2002/92/CE du Parlement européen et du Conseil du 9 décembre 2002 sur l'intermédiation en assurance lorsquâil sâoccupe dâassurance vie et dâautres services liés à des placements ; e) toute entreprise autre que celles visées aux points a) à d), ainsi quâau paragraphe (3), qui exerce au moins lâune des activités énumérées à lâannexe I ; f) toute succursale au Luxembourg des établissements financiers visés aux points a) à e), que leur siège social se situe dans un Ãtat membre ou dans un pays tiers. ». â â â â â 3. Il est inséré un paragraphe 3ter libellé comme suit : â «(3ter) Par « groupe » au sens de la présente loi, est désigné tout groupe d'entreprises composé d'une entreprise mère, de ses filiales et des entités dans lesquelles l'entreprise mère ou ses filiales détiennent une participation, ainsi que des entreprises liées l'une à l'autre par une relation au sens de lâarticle 22 de la directive 2013/34/UE du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 relative aux états financiers annuels, aux états financiers consolidés et aux rapports y afférents de certaines formes d'entreprises, modifiant la directive 2006/43/CE du Parlement européen et du Conseil et abrogeant les directives 78/660/CEE et 83/349/CEE du Conseil, dénommée ci-après « directive 2013/34/UE  ». ». â â â â â 4. Le paragraphe 7 est remplacé par la disposition suivante : â «(7) Par « bénéficiaire effectif » au sens de la présente loi, est désigné toute personne physique qui, en dernier ressort, possède ou contrôle le client ou toute personne physique pour laquelle une transaction est exécutée ou une activité réalisée. La notion de bénéficiaire effectif comprend au moins : a) dans le cas des sociétés : i) toute personne physique qui, en dernier ressort, possède ou contrôle une entité juridique, du fait qu'elle possède directement ou indirectement un pourcentage suffisant d'actions ou de droits de vote ou dâune participation au capital dans cette entité, y compris par le biais d'actions au porteur ou dâun contrôle par dâautres moyens, autre qu'une société cotée sur un marché réglementé qui est soumise à des obligations de publicité compatibles avec le droit de lâUnion européenne ou à des normes internationales équivalentes qui garantissent la transparence adéquate pour les informations relatives à la propriété. Une participation dans l'actionnariat à hauteur de 25 pour cent des actions plus une ou une participation au capital de plus de 25 pour cent dans le client, détenue par une personne physique, est un signe de propriété directe. Une participation dans l'actionnariat à hauteur de 25 pour cent des actions plus une ou une participation au capital de plus de 25 pour cent dans le client, détenue par une société, qui est contrôlée par une ou plusieurs personnes physiques, ou par plusieurs sociétés, qui sont contrôlées par la ou les mêmes personnes physiques, est un signe de propriété indirecte ; ii) si, après avoir épuisé tous les moyens possibles et pour autant qu'il n'y ait pas de motif de suspicion, aucune des personnes visées au point i) n'est identifiée, ou s'il n'est pas certain que la ou les personnes identifiées soient les bénéficiaires effectifs, toute personne physique qui occupe la position de dirigeant principal ; b) dans le cas des fiducies et des trusts : i) le constituant ; ii) tout fiduciaire ou trustee ; iii) le protecteur, le cas échéant : iv) les bénéficiaires ou, lorsque les personnes qui seront les bénéficiaires de la construction ou de l'entité juridique n'ont pas encore été désignées, la catégorie de personnes dans l'intérêt principal de laquelle la construction ou l'entité juridique a été constituée ou opère ; v) toute autre personne physique exerçant le contrôle en dernier ressort sur la fiducie ou le trust par propriété directe ou indirecte ou par d'autres moyens ; c) pour les entités juridiques telles que les fondations, et les constructions juridiques similaires à des fiducies ou à des trusts, toute personne physique occupant des fonctions équivalentes ou similaires à celles visées au point b). ». â â â â â 5. Le paragraphe 8 est modifiée comme suit : a) Au point b), le mot â  « dirigeant » â est remplacé par celui de â  « directeur » â et les mots â  « en commandite » â sont remplacés par ceux de â  « de personnes » â ; b) Au point c), les mots â  « ou des locaux professionnels » â sont insérés derrière celui de â  « postale » â et les mots â  « en commandite » â sont remplacés par ceux de â  « de personnes » â ; c) Le libellé du point d) est remplacé par le libellé suivant : â « occuper la fonction de fiduciaire dans une fiducie, la fonction de trustee dans un trust exprès ou une fonction équivalente dans une construction juridique similaire, ou faire en sorte quâune autre personne occupe une telle fonction ; » ; â â â â â d) Le libellé du point e) est remplacé par le libellé suivant : â « faire office dâactionnaire pour le compte dâune autre personne autre quâune société cotée sur un marché réglementé qui est soumise à des obligation de publicité compatibles avec le droit de lâUnion européenne ou à des normes internationales équivalentes, ou faire en sorte quâune autre personne occupe une telle fonction. ». â â â â â 6. Au paragraphe 9, le mot « directs » est supprimé. 7. Le paragraphe 10 est modifié comme suit : a) Au point b), les mots â  « ou les membres dâorganes législatifs similaires » â sont ajoutés ; b) Au point d), les mots â  « ou directoires » â sont insérés après ceux de â  « des conseils » â ; c) Au point g), les mots â  « et les membres des organes dirigeants » â sont insérés après ceux de â  « les responsables » â et le point final est remplacé par un point-virgule ; d) Il est ajouté un point h) libellé comme suit : â «h) les directeurs, les directeurs adjoints et les membres du conseil dâune organisation internationale, ou les personnes qui occupent une position équivalente en son sein. » ; â â â â â e) à lâalinéa 2, la référence aux points a) à g) est remplacée par une référence aux points a) à h) ; f) Lâalinéa 3 est supprimé. 8. Le paragraphe 11 est modifié comme suit : a) Le mot « directs » est supprimé ; b) Il est ajouté un point e) libellé comme suit : â «e) les frères et sÅurs. ». â â â â â 9. Au paragraphe 14, les mots â  « ou un établissement financier, » â sont insérés après ceux de â  « établissement de crédit » â et les mots â  « ou territoire » â sont insérés après ceux de â  « un pays » â . 10. Il est ajouté un paragraphe 16 libellé comme suit : â « (16) Par « autorité de contrôle » au sens de la présente loi, est désignée chacune des autorités visées à lâarticle 2-1, paragraphes (1), (2) et (8). ». â â â â â 11. Il est ajouté un paragraphe 17 libellé comme suit : â « (17) Par « autorités européennes de surveillance » au sens de la présente loi, sont désignées lâAutorité bancaire européenne, lâAutorité européenne des assurances et des pensions professionnelles et lâAutorité européenne des marchés financiers. ». â â â â â 12. Il est ajouté un paragraphe 18 libellé comme suit : â « (18) Par « compte de passage » au sens de la présente loi, est désigné tout compte de correspondant, utilisé directement par des tiers pour réaliser des opérations pour leur propre compte. ». â â â â â 13. Il est ajouté un paragraphe 19 libellé comme suit : â « (19) Par « membre d'un niveau élevé de la hiérarchie » au sens de la présente loi, est désigné tout dirigeant ou tout employé possédant une connaissance suffisante de l'exposition du professionnel au risque de blanchiment et de financement du terrorisme et occupant une position hiérarchique suffisamment élevée pour prendre des décisions ayant une incidence sur cette exposition, sans qu'il s'agisse nécessairement d'un membre du conseil d'administration. ». â â â â â 14. Il est ajouté un paragraphe 20 libellé comme suit : â « (20) Par « monnaie électronique » au sens de la présente loi, est désignée la monnaie électronique au sens de lâarticle 1 er , point 29), de la loi modifiée du 10 novembre 2009 relative aux services de paiement. ». â â â â â 15. Il est ajouté un paragraphe 21 libellé comme suit : â « (21) Par « organisme dâautorégulation » au sens de la présente loi, est entendu un organisme qui représente les membres dâune profession et joue un rôle pour édicter des règles les concernant, assurer certaines fonctions de contrôle ou de surveillance et veiller au respect des règles les concernant. Est ainsi désigné chacun des organismes visés à lâarticle 2-1, paragraphes (3) à (7). ». â â â â â 16. Il est ajouté un paragraphe 22 libellé comme suit : â « (22) Par « relation de correspondant » au sens de la présente loi, est désignée : a) la fourniture de services bancaires par une banque en tant que correspondant à une autre banque en tant que client, y compris la mise à disposition d'un compte courant ou d'un autre compte de passif et la fourniture des services qui y sont liés, tels que la gestion de trésorerie, les transferts internationaux de fonds, la compensation de chèques, les comptes de passage et les services de change ; b) toute relation entre et parmi les établissements de crédit et les établissements financiers, y compris lorsque des services similaires sont fournis par un établissement correspondant à un établissement client, et comprenant toute relation établie pour des opérations sur titres ou des transferts de fonds. ». â â â â â 17. Il est ajouté un paragraphe 23 libellé comme suit : â « (23) Par « services de jeux d'argent et de hasard » au sens de la présente loi, sont désignés les services impliquant une mise ayant une valeur monétaire dans des jeux de hasard, y compris les jeux impliquant un élément de compétence, tels que les loteries, les jeux de casino, les jeux de poker et les transactions portant sur des paris, qui sont fournis dans des locaux physiques, ou à distance par tout moyen, par voie électronique ou par toute autre technologie visant à faciliter la communication, à la demande individuelle d'un destinataire de services, à lâexception des jeux qui ne donnent au joueur aucune chance dâenrichissement ou dâavantage matériel autre que le droit de continuer à jouer. ». â â â â â â - 3 Verify source ↗
Art. 3.
AI-assisted research summary: This article amends article 2 of the same law by updating references, adding categories such as Family Office, and lowering one threshold from 15,000 to 10,000.
Art. 3. Lâarticle 2 de la même loi est modifié comme suit : 1. Le paragraphe 1 er est modifié comme suit : a) Au point 2, les références à la loi modifiée du 6 décembre 1991 sur le secteur des assurances sont remplacées par des références à la loi modifiée du 7 décembre 2015 sur le secteur des assurances et les mots â  « du point II de lâannexe de la loi modifiée du 6 décembre 1991 sur le secteur des assurances » â sont remplacés par ceux de â  « de lâannexe II de la loi modifiée du 7 décembre 2015 sur le secteur des assurances » â ; b) Au point 2bis, la référence à la loi modifiée du 6 décembre 1991 sur le secteur des assurances est remplacée par une référence à la loi modifiée du 7 décembre 2015 sur le secteur des assurances ; c) Au point 5, la référence à la loi du 20 décembre 2002 concernant les organismes de placement collectif est remplacée par une référence à la loi modifiée du 17 décembre 2010 concernant les organismes de placement collectif ; d) Il est inséré un point 6sexies libellé comme suit : â « 6sexies. toute personne exerçant lâactivité de Family Office au sens de la loi du 21 décembre 2012 relative à lâactivité de Family Office ; » ; â â â â â e) Le libellé du point 7 est remplacé par le libellé suivant : â « les autres établissements financiers qui exercent leurs activités au Luxembourg ; » ; â â â â â f) Au point 10 les mots â  « , au sens de la loi modifiée du 2 septembre 2011 réglementant lâaccès aux professions dâartisan, de commerçant, dâindustriel ainsi quâà certaines professions libérales, » â sont insérés après ceux de â  « agents immobiliers » â ; g) Il est inséré un point 11bis libellé comme suit : â « 11bis. les huissiers de justice au sens de la loi modifiée du 4 décembre 1990 portant organisation du service des huissiers de justice lorsquâils procèdent aux prisées et ventes publiques de meubles, effets mobiliers et récoltes ; »; â â â â â h) Le point 14 est remplacé par le libellé suivant : â « les prestataires de services de jeux dâargent et de hasard régis par la loi modifiée du 20 avril 1977 relative à lâexploitation des jeux de hasard et des paris relatifs aux épreuves sportives qui agissant dans lâexercice de leur activité professionnelle ; »; â â â â â i) Au point 15, les mots « â  « ou reçus » â  » sont insérés après ceux de â  « sont effectués » â et le chiffre â  « 15.000 » â est remplacé par celui de â  « 10.000 » â . 2. Le paragraphe 2 est modifié comme suit : a) Lâalinéa 1 er est supprimé ; b) à lâancien alinéa 2, qui devient lâalinéa 1 er , les mots « les établissements financiers » sont supprimés ; c) Les anciens alinéas 3 à 6 sont supprimés. â - 4 Verify source ↗
Art. 4.
Art. 4. Un article 2-1, libellé comme suit, est inséré à la fin du chapitre 1 er de la même loi : â « Art. 2-1. Autorités de contrôle et organismes dâautorégulation (1) La Commission de surveillance du secteur financier, dénommée ci-après « CSSF », est lâautorité de contrôle chargée de veiller au respect par les établissements de crédit de leurs obligations professionnelles en matière de lutte contre le blanchiment et contre le financement du terrorisme prévues par les articles 2-2 à 5 et les mesures prises pour leur exécution. Sans préjudice du paragraphe (3), la CSSF est, outre les établissements de crédit quâelle surveille, lâautorité de contrôle chargée de veiller au respect des obligations professionnelles en matière de lutte contre le blanchiment et contre le financement du terrorisme prévues par les articles 2-2 à 5 et les mesures prises pour leur exécution par les professionnels agréés ou enregistrés par elle. (2) Le Commissariat aux assurances, dénommé ci-après « CAA » est lâautorité de contrôle chargée de veiller au respect par les personnes physiques et morales visées à lâarticle 2, paragraphe (1), soumises à sa surveillance, de leurs obligations professionnelles en matière de lutte contre le blanchiment et contre le financement du terrorisme prévues par les articles 2-2 à 5 et les mesures prises pour leur exécution. (3) LâInstitut des réviseurs dâentreprises visé par la partie 1 ère , titre II, de la loi du 23 juillet 2016 relative à la profession de lâaudit veille, à lâexclusion des cabinets dâaudit, au respect par ses membres personnes physiques et morales visées à lâarticle 2, paragraphe (1), point 8, de leurs obligations professionnelles en matière de lutte contre le blanchiment et contre le financement du terrorisme prévues par les articles 2-2 à 5 et les mesures prises pour leur exécution. (4) Lâordre des experts-comptables visé par le titre II de la loi modifiée du 10 juin 1999 portant organisation de la profession dâexpert-comptable veille au respect par ses membrespersonnes physiques et morales visées à lâarticle 2, paragraphe (1), point 9, de leurs obligations professionnelles en matière de lutte contre le blanchiment et contre le financement du terrorisme prévues par les articles 2-2 à 5 et les mesures prises pour leur exécution. (5) La Chambre des Notaires visée par la section VII de la loi modifiée du 9 décembre 1976 relative à lâorganisation du notariat veille au respect par les notaires visés à lâarticle 2, paragraphe (1), point 11, de leurs obligations professionnelles en matière de lutte contre le blanchiment et contre le financement du terrorisme prévues par les articles 2-2 à 5 et les mesures prises pour leur exécution. (6) Les ordres des avocats institués par la loi modifiée du 10 août 1991 sur la profession dâavocat veille au respect par les avocats visés à lâarticle 2, paragraphe (1), point 12, qui sont membres de lâordre de leurs obligations professionnelles en matière de lutte contre le blanchiment et contre le financement du terrorisme prévues par les articles 2-2 à 7 et les mesures prises pour leur exécution. (7) La Chambre des huissiers visée par le Chapitre VIII de la loi modifiée du 4 décembre 1990 portant organisation du service des huissiers de justice veille au respect par les huissiers de justice visés à lâarticle 2, paragraphe (1), point 11bis de leurs obligations professionnelles en matière de lutte contre le blanchiment et contre le financement du terrorisme prévues par les articles 2-2 à 5 et les mesures prises pour leur exécution. (8) Lâadministration de lâenregistrement et des domaines, dénommée ci-après « AED », est lâautorité de contrôle chargée de veiller au respect par les professionnels non visés aux paragraphes (1) à (7), de leurs obligations professionnelles en matière de lutte contre le blanchiment et contre le financement du terrorisme prévues par les articles 2-2 à 5 et les mesures prises pour leur exécution. ». â â â â â â - 5 Verify source ↗
Art. 5.
Art. 5. Un article 2-2, libellé comme suit, est inséré au début du chapitre 2 de la même loi : â « Art. 2-2. Lâobligation dâeffectuer une évaluation des risques (1) Les professionnels prennent des mesures appropriées pour identifier et évaluer les risques de blanchiment et de financement du terrorisme auxquels ils sont exposés, en tenant compte de facteurs de risques y compris ceux liés à leurs clients, pays ou zones géographiques, produits, services, transactions ou canaux de distribution. Ces mesures sont proportionnées à la nature et à la taille des professionnels. (2) Les professionnels sont tenus de documenter, tenir à jour et de mettre à la disposition des autorités de contrôle et organismes dâautorégulation les évaluations des risques visées au paragraphe (1). Les autorités de contrôle et les organismes dâautorégulation peuvent décider que des évaluations des risques individuelles et documentées ne sont pas obligatoires si les risques spécifiques inhérents au secteur sont clairement identifiés et compris. (3) Les professionnels doivent identifier et évaluer les risques de blanchiment et de financement du terrorisme pouvant résulter du développement de nouveaux produits et de nouvelles pratiques commerciales, y compris les nouveaux mécanismes de distribution, et de lâutilisation de technologies nouvelles ou en développement en lien avec de nouveaux produits ou les produits préexistants. Les professionnels doivent : a) évaluer les risques avant le lancement ou lâutilisation de ces produits, pratiques et technologies ; et b) prendre des mesures appropriées pour gérer et atténuer ces risques. ». â â â â â â - 6 Verify source ↗
Art. 6.
AI-assisted research summary: This article amends AML customer-due-diligence, record-retention, and personal-data rules for professionals.
Art. 6. Lâarticle 3 de la même loi est modifié comme suit : 1. Le paragraphe 1 er est modifié comme suit : a) Le point b) est remplacé par la disposition suivante : â «b) lorsquâils exécutent, à titre occasionnel, une transaction : i) dâun montant égal ou supérieur à 15.000 euros, que cette transaction soit exécutée en une seule ou en plusieurs opérations qui semblent être liées ; ou ii) constituant un transfert de fonds au sens de lâarticle 3, point 9), du règlement (UE) 2015/847 du Parlement européen et du Conseil du 20 mai 2015 sur les informations accompagnant les transferts de fonds et abrogeant le règlement (CE) n° 1781/2006 supérieur à 1.000 euros ; » ; â â â â â b) Il est inséré un point ba) libellé comme suit : â «ba) dans le cas de personnes négociant des biens, lorsqu'elles exécutent, à titre occasionnel, des transactions en espèces d'un montant égal ou supérieur à 10.000 euros, que la transaction soit exécutée en une seule ou en plusieurs opérations qui semblent être liées ; » ; â â â â â c) Il est inséré un point bb) libellé comme suit : â «bb) dans le cas de prestataires de services de jeux d'argent et de hasard, lors de la collecte de gains, lors de l'engagement d'une mise, ou dans les deux cas, lorsqu'ils concluent une transaction d'un montant égal ou supérieur à 2.000 euros, que la transaction soit exécutée en une seule ou en plusieurs opérations qui semblent être liées ; » ; â â â â â d) à lâalinéa 2, les mots â  « du seuil prévu » â sont remplacés par ceux de â  « des seuils prévus » â . 2. Le paragraphe 2 est modifié comme suit : a) Au point b), les mots â  « le cas échéant, » â sont supprimés et les mots â  « , les trusts, les sociétés, les fondations » â sont insérés après ceux de â  « les fiducies » â ; b) Au point c), les mots â  « lâévaluation et, le cas échéant, » â sont insérés avant ceux de â  « lâobtention dâinformations » â . 3. Il est inséré un paragraphe 2bis, libellé comme suit : â «(2bis) Les professionnels appliquent chacune des obligations de vigilance à lâégard de la clientèle figurant au paragraphe (2). Les professionnels peuvent déterminer lâétendue de ces mesures en fonction de leur appréciation des risques. Les professionnels prennent en considération, dans leur évaluation des risques de blanchiment et de financement du terrorisme, au moins les variables énoncées à lâannexe II. Les professionnels doivent être en mesure de démontrer aux autorités de contrôle ou aux organismes dâautorégulation que les mesures quâils appliquent conformément au présent article, aux articles 3-1, 3-2 et 3-3 et aux mesures prises pour leur exécution sont appropriées au regard des risques de blanchiment et de financement du terrorisme qui ont été identifiés. Les professionnels ne sâappuient pas exclusivement sur des registres centraux tels que ceux visés à lâarticle 30, paragraphe (3) et à lâarticle 31, paragraphe (4), de la directive (UE) 2015/849 pour remplir leurs obligations de vigilance à lâégard de la clientèle conformément au présent article, aux articles 3-1, 3-2 et 3-3 et aux mesures prises pour leur exécution. Les professionnels remplissent ces obligations en appliquant une approche fondée sur les risques. ». â â â â â 4. Il est inséré un paragraphe 2ter libellé comme suit : â « (2ter) Dans le cas de l'assurance vie ou d'autres types d'assurance liée à des placements, outre les mesures de vigilance requises à l'égard du client et du bénéficiaire effectif, les établissements de crédit et les établissements financiers appliquent les mesures de vigilance énoncées ci-après à l'égard des bénéficiaires de contrats d'assurance vie et d'autres types d'assurance liée à des placements, dès que les bénéficiaires sont identifiés ou désignés : a) dans le cas de bénéficiaires qui sont des personnes ou des constructions juridiques nommément identifiées, relever leur nom ; b) dans le cas de bénéficiaires qui sont désignés par leurs caractéristiques, par catégorie ou par d'autres moyens, obtenir suffisamment d'informations sur ces bénéficiaires pour donner l'assurance aux établissements de crédit ou aux établissements financiers d'être à même d'établir l'identité du bénéficiaire au moment du versement des prestations. En ce qui concerne lâalinéa 1 er , points a) et b), la vérification de l'identité des bénéficiaires intervient au moment du versement des prestations. En cas de cession partielle ou totale à un tiers d'une assurance vie ou d'un autre type d'assurance liée à des placements, les établissements de crédit et les établissements financiers ayant connaissance de cette cession identifient le bénéficiaire effectif au moment de la cession à la personne physique ou morale ou à la construction juridique qui reçoit pour son propre profit la valeur du contrat cédé. Si un établissement de crédit ou un établissement financier établit que le bénéficiaire dâun contrat dâassurance vie qui est une personne morale ou une construction juridique présente un risque plus élevé, les mesures de vigilance renforcées devraient comprendre des mesures raisonnables pour identifier et vérifier lâidentité du bénéficiaire effectif du bénéficiaire du contrat dâassurance vie au moment du versement des prestations. ». â â â â â 5. Il est inséré un paragraphe 2quater libellé comme suit : â « (2quater) Dans le cas de bénéficiaires de fiducies, de trusts ou de constructions juridiques similaires qui sont désignés par des caractéristiques ou une catégorie particulières, les professionnels recueillent suffisamment dâinformations sur le bénéficiaire pour se donner lâassurance dâêtre à même de pouvoir identifier le bénéficiaire au moment du versement des prestations ou au moment où le bénéficiaire exerce ses droits acquis. ». â â â â â 6. Le deuxième alinéa du paragraphe 3 est supprimé. 7. Le paragraphe 4 est modifié comme suit : a) Lâalinéa 3 est supprimé ; b) à lâancien alinéa 4, qui devient lâalinéa 3, les mots â  « aux alinéas 1 et 2 » â sont remplacés par ceux de â  « à lâalinéa 1 er  » â , le mot â  « bancaire » â est remplacé par les mots â  « auprès dâun établissement de crédit ou dâun établissement financier, y compris dâun compte permettant des transactions sur des valeurs mobilières, » â , les mots â  « aux dispositions précitées » â sont remplacés par ceux de â  « aux obligations de vigilance à lâégard de la clientèle prévues au paragraphe (2), points a) et b) » â et les mots â  « et de comptes sous des noms manifestement fictifs » â sont insérés après ceux de â  « livrets dâépargne anonymes » â ; c) à lâancien alinéa 5, qui devient lâalinéa 4, les mots â  « et, le cas échéant, aux paragraphes (2ter) et (2quater), » â sont insérés après ceux de â  « points a) à c) » â , les mots â  « sur le client concerné » â sont remplacés par ceux de â  « dâopération suspecte » â et les mots â  « au procureur dâÃtat » â sont remplacés par ceux de « â  « à la cellule de renseignement financier instituée par lâarticle 13 bis de la loi modifiée du 7 mars 1980 sur lâorganisation judiciaire (ci-après « la cellule de renseignement financier ») » â ; d) Il est ajouté un nouvel alinéa 5 libellé comme suit : â « Lâalinéa 4 nâest pas applicable aux professionnels visés à lâarticle 2, paragraphe (1), points 8, 9, 9bis, 11, 11bis, 12 et 13 à la stricte condition que ces personnes évaluent la situation juridique de leur client ou exercent leur mission de défense ou de représentation de ce client dans une procédure judiciaire ou concernant une telle procédure, y compris dans le cadre de conseils relatifs à la manière d'engager ou d'éviter une telle procédure. » ; â â â â â e) Il est ajouté un alinéa 6 libellé comme suit : â « Les professionnels doivent également adopter des procédures de gestion des risques en ce qui concerne les conditions dans lesquelles un client pourra bénéficier de la relation dâaffaires avant la vérification de lâidentité. ». â â â â â 8. Le paragraphe 5 est complété comme suit : â «, en tenant compte de lâexistence des procédures de vigilance relatives à la clientèle antérieure et du moment où elles ont été mises en Åuvre, notamment lorsque les éléments pertinents de la situation dâun client changent. ». â â â â â 9. Le libellé du paragraphe 6 est remplacé par le libellé suivant : â « Les professionnels sont tenus de conserver les documents, données et informations ci-après aux fins de prévention et de détection d'un éventuel blanchiment ou d'un éventuel financement du terrorisme et des enquêtes en la matière menées par les autorités luxembourgeoises responsables de la lutte contre le blanchiment et contre le financement du terrorisme : a) en ce qui concerne les mesures de vigilance à l'égard du client, une copie ou les références des documents, des données et informations qui sont nécessaires pour se conformer aux obligations de vigilance à l'égard de la clientèle prévues aux articles 3 à 3-3, pendant cinq ans après la fin de la relation d'affaires avec le client ou après la date de la transaction conclue à titre occasionnel ; b) les pièces justificatives et enregistrements de transactions qui sont nécessaires pour identifier ou reconstituer des transactions, pendant cinq ans après la fin de la relation d'affaires avec le client ou après la date de la transaction conclue à titre occasionnel. Les professionnels sont également tenus de conserver les informations relatives aux mesures qui ont été prises afin dâidentifier les bénéficiaires effectifs au sens de lâarticle 1 er , paragraphe (7), point a), sous-points i) et ii). Sans préjudice des délais de conservation plus longs prescrits par dâautres lois, les professionnels sont tenus dâeffacer les données à caractère personnel à l'issue des périodes de conservation visées à lâalinéa 1 er . Les autorités de contrôle peuvent exiger, dans des affaires spécifiques, lorsque cela est nécessaire à lâaccomplissement de leurs missions au titre de la présente loi, quâun professionnel conserve les données pendant une période supplémentaire qui ne peut excéder cinq ans. Par dérogation à lâalinéa 3, les professionnels peuvent conserver les données à caractère personnel pendant une période supplémentaire de cinq ans lorsque cette conservation est nécessaire pour la mise en Åuvre efficace des mesures internes de prévention ou de détection des actes de blanchiment de capitaux ou de financement du terrorisme. ». â â â â â 10. Il est inséré un paragraphe 6bis libellé comme suit : â « (6bis) Le traitement des données à caractère personnel en vertu de la présente loi est soumis à la loi modifiée du 2 août 2002 relative à la protection des personnes à lâégard du traitement des données à caractère personnel, dénommée ci-après « loi modifiée du 2 août 2002  ». â â â â â Les données à caractère personnel ne sont traitées sur la base de la présente loi par des professionnels quâaux fins de la prévention du blanchiment et du financement du terrorisme et ne font pas lâobjet dâun traitement ultérieur dâune manière incompatible avec lesdites finalités. Le traitement des données à caractère personnel sur la base de la présente loi pour toute autre finalité est interdit. Les professionnels communiquent aux nouveaux clients les informations requises en vertu de lâarticle 26, paragraphe (1), de la loi modifiée du 2 août 2002 avant de nouer une relation dâaffaires ou dâexécuter une transaction à titre occasionnel. Ces informations contiennent en particulier un avertissement général concernant les obligations légales des professionnels au titre de la présente loi en ce qui concerne le traitement des données à caractère personnel aux fins de la prévention du blanchiment et du financement du terrorisme. En application de lâarticle 29, paragraphe (1), lettre (d), de la loi modifiée du 2 août 2002 , le responsable de traitement limite ou diffère lâexercice du droit dâaccès de la personne concernée aux données à caractère personnel la concernant lorsquâune telle mesure est nécessaire pour : a) permettre au professionnel, à la cellule de renseignement financier, à une autorité de contrôle ou à un organisme dâautorégulation dâaccomplir ses tâches comme il convient aux fins de la présente loi ou des mesures prises pour son exécution ; ou b) éviter de faire obstacle aux demandes de renseignements, analyses, enquêtes ou procédures à caractère officiel ou judiciaire, menées aux fins de la présente loi, des mesures prises pour son exécution ou de la directive (UE) 2015/849 et pour ne pas compromettre la prévention et la détection des cas de blanchiment ou de financement du terrorisme ni les enquêtes en la matière. Le traitement de données à caractère personnel sur base de la présente loi est considéré comme une question dâintérêt public au titre de la loi modifiée du 2 août 2002 . â - 7 Verify source ↗
Art. 7.
AI-assisted research summary: Les professionnels peuvent appliquer une vigilance simplifiée seulement si le risque est plus faible et s’ils vérifient les conditions prévues, notamment pour la monnaie électronique.
Art. 7. Lâarticle 3-1 de la même loi est modifié comme suit : 1. Les paragraphes 1 er et 2 sont remplacés par les dispositions suivantes : â « (1) Lorsque les professionnels identifient un risque de blanchiment et de financement du terrorisme moins élevé, ils peuvent appliquer des mesures simplifiées de vigilance à lâégard de la clientèle. (2) Avant d'appliquer des mesures simplifiées de vigilance à l'égard de la clientèle, les professionnels s'assurent que la relation d'affaires ou la transaction présente un degré de risque moins élevé. Lorsquâils évaluent les risques de blanchiment et de financement du terrorisme liés à certains types de clients, de zones géographiques et à des produits, services, transactions ou canaux de distribution particuliers, les professionnels tiennent compte au minimum des facteurs de situations de risque potentiellement moins élevé énoncés à lâannexe III. Les professionnels exercent un contrôle suffisant des transactions et des relations d'affaires pour être en mesure de détecter toute transaction inhabituelle ou suspecte. ». â â â â â 2. Au paragraphe 3, les mots « Dans les cas visés aux paragraphes (1), (2) et (4), », ainsi que la deuxième phrase, sont supprimés. 3. Le paragraphe 4 est remplacé par la disposition suivante : â «(4) Par dérogation à lâarticle 3, paragraphe (2), points a), b) et c) et à lâarticle 3, paragraphe (4), mais sans préjudice du paragraphe (1) du présent article, sur la base dâune évaluation des risques appropriée attestant de la faiblesse du risque, les professionnels sont autorisés à ne pas appliquer certaines mesures de vigilance à lâégard de la clientèle pour la monnaie électronique si toutes les conditions dâatténuation du risque suivantes sont remplies : a) il nâest pas possible de recharger lâinstrument de paiement, ou lâinstrument est assorti dâune limite maximale mensuelle de 250 euros pour les opérations de paiement utilisable uniquement au Luxembourg ; b) le montant maximal stocké sur un support électronique n'excède pas 250 euros. En ce qui concerne les instruments de paiement utilisables uniquement au Luxembourg, le plafond de 250 euros est augmenté à 500 euros ; c) l'instrument de paiement est utilisé exclusivement pour l'achat de biens ou de services ; d) l'instrument de paiement ne peut être crédité au moyen de monnaie électronique anonyme ; e) l'émetteur exerce un contrôle suffisant des transactions ou de la relation d'affaires pour être en mesure de détecter toute transaction inhabituelle ou suspecte. La dérogation prévue à lâalinéa 1 er nâest pas applicable en cas de remboursement en espèces ou de retrait d'espèces de la valeur monétaire de la monnaie électronique lorsque le montant remboursé est supérieur à 100 euros. ». â â â â â 4. Le paragraphe 5 est remplacé par la disposition suivante : â « En présence dâinformations donnant à penser que le degré de risque nâest pas moins élevé, lorsquâil y a soupçon de blanchiment ou de financement du terrorisme ou lorsquâil y a doute concernant la véracité ou la pertinence de données précédemment obtenues, lâapplication du présent régime des obligations simplifiées de vigilance nâest pas possible à ces clients, produits et transactions. ». â â â â â â - 8 Verify source ↗
Art. 8.
AI-assisted research summary: Les professionnels doivent renforcer la vigilance et l’examen des risques de blanchiment/financement du terrorisme, surtout pour les transactions inhabituelles, les relations avec certains pays tiers et certains cas liés aux personnes politiquement exposées.
Art. 8. Lâarticle 3-2 de la même loi est modifié comme suit : 1. Le paragraphe 1 er est complété comme suit : â «, afin de gérer et dâatténuer ces risques de manière adéquate. Lorsquâils évaluent les risques de blanchiment et de financement du terrorisme, les professionnels tiennent compte au minimum des facteurs de situations de risque potentiellement plus élevé énoncés à lâannexe IV. Les professionnels sont tenus dâexaminer, dans la mesure du raisonnable, le contexte et la finalité de toute transaction complexe et d'un montant inhabituellement élevé ainsi que tous les types inhabituels de transactions n'ayant pas d'objet économique apparent ou d'objet licite apparent. Les professionnels renforcent notamment le degré et la nature du contrôle de la relation d'affaires, afin d'apprécier si ces transactions ou activités semblent suspectes. ». â â â â â 2. Le paragraphe 2 est remplacé par la disposition suivante : â « (2) Dans le cadre de relations avec des personnes physiques ou des entités juridiques établies dans les pays tiers qui nâappliquent pas ou appliquent insuffisamment les mesures de lutte contre le blanchiment et contre le financement du terrorisme, les professionnels appliquent des mesures de vigilance renforcées à l'égard de la clientèle afin de gérer et d'atténuer ces risques de manière adéquate. Des mesures de vigilance renforcées à l'égard de la clientèle ne doivent pas nécessairement être automatiquement appliquées dans le cas de succursales ou filiales détenues majoritairement, qui sont situées dans des pays tiers visés à lâalinéa 1 er , de professionnels établis dans l'Union européenne, si ces succursales ou filiales respectent intégralement les politiques et procédures en vigueur à l'échelle du groupe conformément à l'article 4-1 ou à lâarticle 45 de la directive (UE) 2015/849 . Les professionnels traitent ces situations en ayant recours à une approche fondée sur les risques. ». â â â â â 3. Le paragraphe 3 est modifié comme suit : a) Dans la phrase introductive, le mot « bancaire » est supprimé ; b) Au point e), les mots « de crédit » sont supprimés. 4. Le paragraphe 4 est modifié comme suit : a) Les mots â  « résidant à lâétranger ou exerçant une fonction publique à lâétranger ou exerçant une telle fonction pour le compte dâun Ãtat étranger » â sont supprimés ; b) Au point a), les mots â  « procédures adéquates adaptées au risque » â sont remplacés par ceux de â  « systèmes adéquats de gestion des risques, y compris des procédures fondées sur les risques, » â ; c) Au point b), les mots â  « ou de maintenir » â sont insérés après ceux de â  « de nouer » â ; d) Il est ajouté un alinéa 3 libellé comme suit : â « Les professionnels doivent prendre des mesures raisonnables en vue de déterminer si les bénéficiaires d'un contrat d'assurance vie ou d'un autre type d'assurance liée à des placements ou, le cas échéant, le bénéficiaire effectif du bénéficiaire sont des personnes politiquement exposées. Ces mesures sont prises au plus tard au moment du versement des prestations ou au moment de la cession, partielle ou totale, du contrat d'assurance. Lorsque des risques plus élevés sont identifiés, les professionnels, outre les mesures de vigilance à l'égard de la clientèle prévues à lâarticle 3, doivent : a) informer un membre d'un niveau élevé de la hiérarchie avant le paiement des produits du contrat ; b) exercer un contrôle renforcé sur l'intégralité de la relation d'affaires avec le preneur d'assurance. » ; â â â â â e) Il est ajouté un alinéa 4 libellé comme suit : â « Lorsqu'une personne physique qui occupe ou sâest vu confier une fonction publique importante a cessé d'exercer une fonction publique importante pour le compte d'un Ãtat membre ou d'un pays tiers ou une fonction publique importante pour le compte d'une organisation internationale, les professionnels sont tenus de prendre en considération, pendant au moins douze mois, le risque que cette personne continue de poser et d'appliquer des mesures appropriées, fondées sur l'appréciation de ce risque, jusqu'à ce qu'elle soit réputée ne plus poser de risque propre aux personnes physiques qui occupent ou se sont vu confier une fonction publique importante. ». â â â â â 5. Au paragraphe 5, le mot « bancaire » qui suit celui de « correspondant » est supprimé. â - 9 Verify source ↗
Art. 9.
AI-assisted research summary: Professionals are prohibited from using certain third parties based in specified countries, with a group-structure exemption for majority-owned EU branches and subsidiaries that fully follow group policies and procedures.
Art. 9. Lâarticle 3-3 de la même loi est modifié comme suit : 1. Le paragraphe 1 er est remplacé par la disposition suivante : â « (1) Aux fins du présent article, on entend par « tiers » les professionnels énumérés à l'article 2, les organisations ou fédérations membres de ces professionnels, ou d'autres établissements ou personnes, situés dans un Ãtat membre ou un pays tiers : a) qui appliquent à l'égard des clients des mesures de vigilance et de conservation des documents et pièces qui sont compatibles avec celles qui sont prévues par la présente loi ou par la directive (UE) 2015/849 ; et b) qui sont soumis, pour ce qui concerne le respect des exigences de la présente loi, de la directive (UE) 2015/849 ou de règles équivalentes qui leur sont applicables, à une surveillance compatible avec le chapitre VI, section 2 de la directive (UE) 2015/849 . Il est interdit aux professionnels de recourir à des tiers établis dans des pays visés à lâarticle 3-2, paragraphe (2). Sont exemptées de cette interdiction, les tiers qui sont des succursales et filiales détenues majoritairement par des professionnels établis dans l'Union européenne, si ces succursales et filiales détenues majoritairement respectent intégralement les politiques et procédures à l'échelle du groupe conformément à lâarticle 4-1 ou à lâarticle 45 de la directive (UE) 2015/849 . ». â â â â â 2. Le paragraphe 4 est remplacé par la disposition suivante : â « (4) Les exigences énoncées aux paragraphes (1) et (3) sont considérées comme respectées par les professionnels, dans le cadre de leur programme de groupe, lorsque les conditions suivantes sont remplies : a) les professionnels se fondent sur les informations fournies par un tiers qui fait partie du même groupe ; b) ce groupe applique des mesures de vigilance à lâégard de la clientèle, des règles relatives à la conservation des documents et pièces et des programmes de lutte contre le blanchiment et contre le financement du terrorisme conformément à lâarticle 4-1, à la directive (UE) 2015/849 ou à des règles équivalentes ; c) la mise en Åuvre effective des obligations visées au point b) est surveillée au niveau du groupe par une autorité de contrôle, un organisme dâautorégulation ou un de leurs homologues étrangers. ». â â â â â â - 10 Verify source ↗
Art. 10.
AI-assisted research summary: Professionnels must set up AML/CFT policies, controls, procedures, training, and internal whistleblowing arrangements, and authorities must help keep them informed.
Art. 10. Lâarticle 4 de la même loi est modifié comme suit : 1. Le paragraphe 1 er est remplacé par la disposition suivante : â « (1) Les professionnels doivent mettre en place des politiques, contrôles et procédures pour atténuer et gérer efficacement les risques de blanchiment et de financement du terrorisme identifiés au niveau international, européen, national, sectoriel et du professionnel lui-même. Ces politiques, contrôles et procédures doivent être proportionnés à la nature, aux particularités et à la taille des professionnels. Les politiques, contrôles et procédures visés à lâalinéa 1 er comprennent : a) lâélaboration de politiques, de contrôles et de procédures internes, y compris les modèles en matière de gestion des risques, la vigilance à lâégard de la clientèle, la coopération, la conservation des documents et pièces, le contrôle interne, la gestion du respect des obligations, y compris, si la taille et la nature de lâactivité le justifient, la nomination, au niveau hiérarchique approprié, d'un responsable du contrôle du respect des obligations et la sélection du personnel ; b) lorsque cela est approprié eu égard à la taille et à la nature des activités, une fonction dâaudit indépendante chargée de tester les politiques, contrôles et procédures visés au point a). Les professionnels obtiennent lâautorisation dâun membre dâun niveau élevé de leur hiérarchie pour les politiques, contrôles et procédures quâils mettent en place et contrôlent et renforcent, sâil y a lieu, les mesures prises. Les professionnels désignent, le cas échéant, parmi les membres de leur organe de gestion ou de leur direction effective la personne responsable du respect des obligations professionnelles en matière de lutte contre le blanchiment et contre le financement du terrorisme. ». â â â â â 2. Le paragraphe 2 est remplacé par la disposition suivante : â « (2) Les professionnels sont tenus de prendre des mesures proportionnées à leurs risques, à leur nature et à leur taille, afin que leurs employés aient connaissance des obligations professionnelles en matière de lutte contre le blanchiment et contre le financement du terrorisme, ainsi que des exigences applicables en matière de protection des données. Ces mesures comprennent la participation de leurs employés à des programmes spéciaux de formation continue visant à les aider à reconnaître les opérations susceptibles dâêtre liées au blanchiment ou au financement du terrorisme et à les instruire à la manière de procéder en pareil cas. Lorsquâune personne physique relevant de lâune des catégories énumérées à lâarticle 2, paragraphe (1), exerce son activité professionnelle en tant quâemployé dâune personne morale, les obligations prévues dans la présente section sâappliquent à cette personne morale et non à la personne physique. ». â â â â â 3. Il est inséré un paragraphe 2bis libellé comme suit : â « (2bis) Les autorités de contrôle, les organismes dâautorégulation et la cellule de renseignement financier veillent à ce que les professionnels aient accès à des informations à jour sur les pratiques des criminels qui commettent les infractions de blanchiment ou de financement du terrorisme et sur les indices qui permettent dâidentifier les transactions suspectes. ». â â â â â 4. Le paragraphe 3 est modifié comme suit : a) Les mots â  « établissements de crédit et les établissements financiers » â sont remplacés par celui de â  « professionnels » â . b) Le paragraphe est complété comme suit : â « , par l'intermédiaire de canaux sécurisés et d'une manière garantissant la confidentialité totale des demandes d'informations. ». â â â â â 5. Il est ajouté un paragraphe 4, libellé comme suit : â « (4) Les professionnels doivent mettre en place des procédures appropriées, proportionnées à leur nature et à leur taille, permettant à leur personnel ou aux personnes se trouvant dans une situation comparable de signaler en interne les violations des obligations professionnelles en matière de lutte contre le blanchiment et contre le financement du terrorisme par une voie spécifique, indépendante et anonyme. ». â â â â â â - 11 Verify source ↗
Art. 11.
AI-assisted research summary: Les professionnels appartenant à un groupe doivent mettre en place et appliquer des politiques et procédures de groupe pour la lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme, y compris pour les succursales et filiales à l’étranger.
Art. 11. Un article 4-1, libellé comme suit, est inséré : â « Art. 4-1. Politiques et procédures à lâéchelle du groupe (1) Les professionnels qui font partie d'un groupe sont tenus de mettre en Åuvre des politiques et des procédures à l'échelle du groupe, notamment des politiques de protection des données, ainsi que des politiques et des procédures relatives au partage des informations au sein du groupe aux fins de la lutte contre le blanchiment et contre le financement du terrorisme. Ces politiques et procédures doivent être mises en Åuvre efficacement au niveau des succursales et des filiales détenues majoritairement et établies dans les Ãtats membres et dans des pays tiers. (2) Les professionnels qui exploitent des établissements dans un autre Ãtat membre veillent à ce que ces établissements respectent les dispositions nationales de cet autre Ãtat membre transposant la directive (UE) 2015/849 . (3) Les professionnels sont tenus dâappliquer des mesures au moins équivalentes à celles prescrites par les articles 2-2 à 7, par les mesures prises pour leur exécution ou par la directive (UE) 2015/849 en matière dâévaluation des risques, de vigilance à lâégard de la clientèle, dâorganisation interne adéquate et de coopération avec les autorités dans leurs succursales et filiales détenues majoritairement situées à lâétranger. Les professionnels doivent veiller plus particulièrement au respect de ce principe sâagissant de ces succursales et filiales dans les pays qui nâappliquent pas ou appliquent insuffisamment les mesures de lutte contre le blanchiment et contre le financement du terrorisme. Lorsque les normes minimales en matière de lutte contre le blanchiment et contre le financement du terrorisme dans un pays dans lequel un professionnel a des succursales et filiales détenues majoritairement sont différentes de celles applicables au Luxembourg, ces succursales et filiales doivent appliquer la norme la plus rigoureuse, dans la mesure où les textes législatifs et réglementaires du pays dâaccueil le permettent. Dans ce contexte, si les normes du pays dans lequel ces succursales et filiales sont situées sont moins strictes que celles prévues au Luxembourg, les règles de protection des données applicables au Luxembourg en matière de lutte contre le blanchiment et contre le financement du terrorisme doivent être respectées. (4) Si le droit d'un pays tiers ne permet pas de mettre en Åuvre les politiques et procédures requises en application du paragraphe (1), les professionnels veillent à ce que leurs succursales et leurs filiales détenues majoritairement dans ce pays tiers appliquent des mesures supplémentaires pour traiter efficacement le risque de blanchiment et de financement du terrorisme, et en informent les autorités de contrôle et organismes dâautorégulation. Si ces mesures supplémentaires sont insuffisantes, les autorités de contrôle et organismes dâautorégulation mettent en Åuvre des mesures de surveillance supplémentaires, notamment en exigeant que le groupe n'établisse pas de relations d'affaires ou qu'il y mette fin et qu'il n'effectue pas de transactions et, si nécessaire, en lui demandant de cesser ses activités dans le pays tiers concerné. ». â â â â â â - 12 Verify source ↗
Art. 12.
AI-assisted research summary: Cet article modifie l’article 5 et protège les personnes qui signalent un soupçon de blanchiment ou de financement du terrorisme.
Art. 12. Lâarticle 5 de la même loi est modifié comme suit : 1. Au paragraphe 1 er , alinéa 2, point a), les mots â  « du parquet auprès du Tribunal dâarrondissement de Luxembourg (ci-après dénommé « la cellule de renseignement financier ») » â sont supprimés. 2. Le paragraphe 4 est modifié comme suit : a) à lâalinéa 2, les mots â  « conformément au présent article et à lâarticle 7 » â sont insérés après les mots â  « visées aux paragraphes ci-dessus » â , les mots â  « ou par un secret professionnel » â sont remplacés par les mots â  « , par un secret professionnel ou par une disposition législative, réglementaire ou administrative » â et les mots â  « , même dans une situation où ils nâavaient pas une connaissance précise de lâinfraction sous-jacente et ce, indépendamment du fait quâune activité illicite sâest effectivement produite » â sont insérés après ceux de â  « dâaucune sorte » â . b) Il est ajouté un nouvel alinéa 3 libellé comme suit : â « Les personnes, y compris les employés et les représentants du professionnel qui signalent, en interne ou à la cellule de renseignement financier, un soupçon de blanchiment ou de financement du terrorisme sont protégés de toute menace ou de tout acte hostile, et en particulier de toute mesure préjudiciable ou discriminatoire en matière d'emploi. ». â â â â â 3. Au paragraphe 5, alinéa 2, le mot â  « compétentes » â est remplacé par les mots â  « de contrôle » â . â - 13 Verify source ↗
Art. 13.
AI-assisted research summary: This article repeals section 3 of chapter 3 of title I of the same law.
Art. 13. La section 3 du chapitre 3 du titre I er de la même loi est abrogée. â - 14 Verify source ↗
Art. 14.
AI-assisted research summary: This article gives Luxembourg control authorities and self-regulatory bodies supervisory and sanctioning powers for AML/CFT compliance, and requires certain cross-border payment/e-money firms to appoint a central contact point in Luxembourg.
Art. 14. Il est inséré au titre I er un chapitre 3-1 libellé comme suit : â Chapitre 3-1 - Surveillance et sanctions Section 1 - Surveillance des professionnels Art. 8-1. Exercice des pouvoirs de surveillance par les autorités de contrôle et organismes dâautorégulation (1) Les autorités de contrôle et organismes dâautorégulation assurent un suivi effectif du respect par les professionnels de leurs obligations professionnelles en matière de lutte contre le blanchiment et contre le financement du terrorisme et prennent les mesures nécessaires à cet effet. (2) Lorsquâun professionnel ayant son siège social dans un autre Ãtat membre exploite des établissements au Luxembourg, les autorités de contrôle et organismes dâautorégulation surveillent le respect par les établissements exploités au Luxembourg des obligations professionnelles prévues par les articles 2-2, 3, 3-1, 3-2, 3-3, 4, 4-1, 5 et 7 et par les mesures prises pour leur exécution. Les autorités de contrôle et organismes dâautorégulation coopèrent avec leur homologue respectif de lâÃtat membre dans lequel se trouve le siège social du professionnel afin dâassurer une surveillance efficace du respect des exigences de la présente loi, des mesures prises pour son exécution et de la directive (UE) 2015/849 . (3) Dans le cas des émetteurs de monnaie électronique au sens de lâarticle 2, point 3), de la directive 2009/110/CE du Parlement européen et du Conseil du 16 septembre 2009 concernant lâaccès à lâactivité des établissements de monnaie électronique et son exercice ainsi que la surveillance prudentielle de ces établissements, modifiant les directives 2005/60/CE et 2006/48/CE et abrogeant la directive 2000/46/CE , dénommée ci-après « directive 2009/110/CE  », et des prestataires de services de paiement au sens de lâarticle 4, point 9), de la directive 2007/64/CE du Parlement européen et du Conseil du 13 novembre 2007 concernant les services de paiement dans le marché intérieur, modifiant les directives 97/7/CE , 2002/65/CE , 2005/60/CE ainsi que 2006/48/CE et abrogeant la directive 97/5/CE , dénommée ci-après « directive 2007/64/CE  », qui sont établis au Luxembourg sous une forme autre que celle de la succursale et dont le siège social est situé dans un autre Ãtat membre, la surveillance visée au paragraphe (2), alinéa 1 er , peut comporter lâadoption de mesures appropriées et proportionnées sur la base de lâarticle 8-4 afin de remédier aux manquements graves nécessitant une intervention rapide. Ces mesures sont temporaires et prennent fin lorsquâil a été remédié aux manquements relevés, y compris avec lâaide des autorités de contrôle de lâÃtat membre dans lequel le professionnel a son siège social ou en collaboration avec celles-ci. Les émetteurs de monnaie électronique au sens de lâarticle 2, point 3), de la directive 2009/110/CE et les prestataires de services de paiement au sens de lâarticle 4, point 9), de la directive 2007/64/CE , qui sont établis au Luxembourg sous une forme autre que celle de la succursale et dont le siège social est situé dans un autre Ãtat membre, nomment un point de contact central au Luxembourg afin de veiller, au nom de lâétablissement qui lâa nommé, au respect des règles en matière de lutte contre le blanchiment et contre le financement du terrorisme, et de faciliter la surveillance de la part des autorités de contrôle. Le point de contact central au Luxembourg fournit aux autorités de contrôle, à leur demande, tout document et toute information nécessaires à lâexercice de leurs fonctions dans les limites définies par la présente loi. (4) Les autorités de contrôle et organismes dâautorégulation mettent en Åuvre une approche de surveillance fondée sur les risques. Dans la mise en Åuvre de cette approche, les autorités de contrôle et organismes dâautorégulation : a) veillent à ce quâelles aient une bonne compréhension des risques de blanchiment et de financement du terrorisme existant au Luxembourg ; b) ont accès sur site et hors site à toutes les informations pertinentes relatives aux risques nationaux et internationaux spécifiquement liés aux clients, aux produits et aux services des professionnels ; et c) fondent la fréquence et l'intensité de la surveillance sur site et hors site sur le profil de risque des professionnels et les risques de blanchiment et de financement du terrorisme existant au Luxembourg. (5) L'évaluation du profil des professionnels en termes de risques de blanchiment et de financement du terrorisme, y compris les risques de non-respect, est réexaminée par les autorités de contrôle et organismes dâautorégulation à la fois de façon périodique et lorsqu'interviennent des évènements ou des changements majeurs dans leur gestion et leurs activités. (6) Les autorités de contrôle et organismes dâautorégulation prennent en compte la marge d'appréciation laissée au professionnel, et examinent de manière appropriée les évaluations de risques sous-tendant ce pouvoir d'appréciation, ainsi que l'adéquation et la mise en Åuvre des politiques, contrôles et procédures internes. Art. 8-2. Pouvoirs de surveillance des autorités de contrôle (1) Aux fins dâapplication de la présente loi, les autorités de contrôle sont investies de tous les pouvoirs de surveillance et dâenquête nécessaires à lâexercice de leurs fonctions dans les limites définies par la présente loi. Les pouvoirs des autorités de contrôle visés à lâalinéa 1 er incluent le droit : a) dâavoir accès à tout document sous quelque forme que ce soit et dâen recevoir ou prendre copie ; b) de demander des informations à toute personne et, si nécessaire, de convoquer toute personne soumise à leur pouvoir de surveillance respectif conformément à lâarticle 2-1 et de lâentendre afin dâobtenir des informations ; c) de procéder à des inspections sur place ou des enquêtes, y compris de saisir tout document, fichier électronique ou autre chose qui paraît utile à la manifestation de la vérité, auprès des personnes soumises à leur pouvoir de surveillance respectif conformément à lâarticle 2-1 ; d) dâexiger la communication des enregistrements téléphoniques, des communications électroniques ou des enregistrements de données relatives aux trafic détenues par des personnes soumises à leur pouvoir de surveillance respectif conformément à lâarticle 2-1 ; e) dâenjoindre aux personnes soumises à leur pouvoir de surveillance respectif conformément à lâarticle 2-1 de mettre un terme à toute pratique contraire aux articles 2-2 à 5 ou aux mesures prises pour leur exécution et de sâabstenir de la réitérer, dans le délai quâelles fixent ; f) de requérir le gel ou la mise sous séquestre dâactifs auprès du Président du tribunal dâarrondissement de et à Luxembourg statuant sur requête ; g) de prononcer lâinterdiction temporaire, pour un terme ne dépassant pas 5 ans, dâactivités professionnelles à lâencontre des personnes soumises à la surveillance prudentielle de lâautorité de contrôle concernée, ainsi que des membres de lâorgane de direction, des salariés et des agents liés de ces personnes ; h) dâexiger des réviseurs dâentreprises et des réviseurs dâentreprises agréés des personnes soumises à leur pouvoir de surveillance respectif conformément à lâarticle 2-1 quâils fournissent des informations ; i) de transmettre des informations au Procureur dâÃtat en vue de poursuites pénales ; j) d'instruire des réviseurs dâentreprises, des réviseurs dâentreprises agréés ou des experts dâeffectuer des vérifications sur place ou des enquêtes auprès des personnes soumises à leur pouvoir de surveillance respectif conformément à lâarticle 2-1. Ces vérifications et enquêtes se font aux frais de la personne concernée. (2) Lorsquâelles prononcent lâinjonction prévue au paragraphe (1), point e), les autorités de contrôle peuvent imposer une astreinte contre les professionnels visés par cette mesure afin dâinciter ces personnes à se conformer à lâinjonction. Le montant de lâastreinte par jour à raison du manquement constaté ne peut être supérieur à 1.250 euros, sans que le montant total imposé à raison du manquement constaté ne puisse dépasser 25.000 euros. (3) Si au terme du délai fixé par les autorités de contrôle en application du paragraphe (1), point e), il nâa pas été remédié à la situation constatée, une autorité de contrôle peut, pour les personnes soumises à sa surveillance prudentielle : a) suspendre les membres de lâorgane de direction ou toute autre personne qui, par leur fait, leur négligence ou leur imprudence, ont entraîné la situation constatée et dont le maintien en fonction risque de porter préjudice à lâapplication de mesures de redressement ou de réorganisation ; b) suspendre lâexercice de droits de vote attachés aux actions ou parts détenues par les actionnaires ou associés dont lâinfluence est susceptible de se faire au détriment dâune gestion prudente et saine de la personne ou qui sont tenus pour responsables de la pratique contraire aux articles 2-2 à 5 ou aux mesures prises pour leur exécution ; c) suspendre la poursuite des activités de la personne ou, si la situation constatée concerne un secteur déterminé dâactivités, la poursuite de ces dernières. (4) Les pouvoirs de lâAED visés au paragraphe (1), alinéa 1, incluent le droit de recourir à lâensemble des bases de données dont elle est le responsable de traitement et de sâentourer de toutes les informations requises en vue dâapprécier si un professionnel respecte les obligations professionnelles qui lui incombent en vertu de la présente loi. Aux fins de lâalinéa 1 er , lâAED dispose dâun accès au registre du commerce et des sociétés. Le ministre ayant lâÃconomie dans ses attributions transmettra mensuellement à lâAED un relevé des professionnels disposant dâune autorisation dâétablissement et qui sont soumis au pouvoir de surveillance de lâAED conformément à lâarticle 2-1, paragraphe (8). (5) En vue dâassurer le contrôle des professionnels prévus à lâarticle 2, point 14bis, lâAED et lâadministration des douanes et accises coopèrent étroitement et sont autorisées à échanger les informations nécessaires à lâaccomplissement de leurs missions respectives. Art. 8-3. Signalement des violations aux autorités de contrôle (1) Les autorités de contrôle mettent en place des mécanismes efficaces et fiables pour encourager le signalement des violations potentielles ou avérées des obligations professionnelles en matière de lutte contre le blanchiment et contre le financement du terrorisme par les professionnels soumis à leur pouvoir de surveillance respectif conformément à lâarticle 2-1. (2) Les mécanismes visés au paragraphe (1) comprennent au moins : a) des procédures spécifiques pour la réception des signalements de violations et leur suivi ; b) une protection appropriée du personnel, ou des personnes se trouvant dans une situation comparable au sein dâune personne morale soumise au pouvoir de surveillance des autorités de contrôle conformément à lâarticle 2-1, qui signalent des violations commises au sein de celle-ci ; c) une protection appropriée de la personne accusée ; d) la protection des données à caractère personnel, tant pour la personne qui signale une violation que pour la personne physique présumée responsable de cette violation, conformément aux dispositions de loi modifiée du 2 août 2002 relative à la protection des personnes à lâégard du traitement des données à caractère personnel ; e) des règles claires garantissant dans tous les cas la confidentialité à la personne qui signale les violations visées au paragraphe (1), sauf si la divulgation est exigée par ou en vertu dâune loi. Section 2 - Répression administrative Art. 8-4. Sanctions administratives et autres mesures administratives (1) Les autorités de contrôle ont le pouvoir dâinfliger les sanctions administratives et de prendre les autres mesures administratives prévues au paragraphe (2) à lâégard des professionnels soumis à leur pouvoir de surveillance respectif conformément à lâarticle 2-1 qui ne respectent pas les obligations professionnelles prévues par les articles 2-2, 3, 3-1, 3-2, 3-3, 4, 4-1 et 5 ou les mesures prises pour leur exécution, ainsi quâà lâégard des membres de leurs organes de direction, de leurs dirigeants effectifs ou des autres personnes responsables du non-respect par le professionnel de ses obligations. (2) En cas de violation des dispositions visées au paragraphe (1), les autorités de contrôle ont le pouvoir dâinfliger les sanctions administratives suivantes et de prendre les mesures administratives suivantes : a) un avertissement ; b) un blâme ; c) une déclaration publique qui précise l'identité de la personne physique ou morale et la nature de la violation ; d) lorsqu'un professionnel est soumis à un agrément accordé par lâautorité de contrôle investie du pouvoir de surveillance sur le professionnel conformément à lâarticle 2-1, le retrait ou la suspension de cet agrément ; e) pour la CSSF et le CAA, de prononcer lâinterdiction temporaire, pour un terme ne dépassant pas 5 ans : i) dâexercer une activité professionnelle dans le secteur financier ou dâeffectuer une ou plusieurs opérations, à lâencontre des personnes soumises à leur pouvoir de surveillance respectif conformément à lâarticle 2-1 ; ou ii) dâexercer des fonctions de direction au sein de professionnels soumis à leur pouvoir de surveillance respectif conformément à lâarticle 2-1, à lâencontre de toute personne exerçant des responsabilités dirigeantes au sein dâun tel professionnel ou de toute autre personne physique tenue pour responsable de la violation ; f) des amendes administratives d'un montant maximal de deux fois le montant de l'avantage tiré de la violation, lorsqu'il est possible de déterminer celui-ci, ou d'un montant maximal de 1.000.000 dâeuros. Dans les cas visés à lâalinéa 1 er , lâAED coopère étroitement avec le ministre ayant lâÃconomie dans ses attributions. Sur avis motivé du directeur de lâAED, le ministre de lâÃconomie décidera du retrait définitif ou temporaire de lâautorisation dâétablissement, et ce jusquâà nouvel avis du directeur de lâAED, dès que le non-respect des dispositions visées au paragraphe (1) affecte lâhonorabilité professionnelle du dirigeant. (3) Lorsque le professionnel concerné est un établissement de crédit ou un établissement financier, le montant maximal des amendes administratives visées au paragraphe (2), point f), est porté à : a) dans le cas dâune personne morale, 5.000.000 dâeuros ou 10 pour cent du chiffre dâaffaires annuel total selon les derniers comptes disponibles approuvés par lâorgane de direction ; lorsque le professionnel est une entreprise mère ou une filiale dâune entreprise mère qui est tenue dâétablir des comptes consolidés conformément à lâarticle 22 de la directive 2013/34/UE , le chiffre dâaffaires total à prendre en considération est le chiffre dâaffaires annuel total ou le type de revenus correspondant conformément aux directives comptables pertinentes, tel quâil ressort des derniers comptes consolidés disponibles approuvés par lâorgane de direction de lâentreprise mère ultime ; b) dans le cas dâune personne physique, 5.000.000 dâeuros. (4) Les autorités de contrôle peuvent prononcer une amende dâordre de 250 à 250.000 euros à lâégard des personnes physiques et morales qui font obstacle à lâexercice de leurs pouvoirs prévus aux articles 8-2, paragraphe (1), qui ne donnent pas suite à leurs injonctions prononcées en vertu de lâarticle 8-2, paragraphe (1), point e), ou qui leur auront sciemment donné des documents ou autres renseignements qui se révèlent être incomplets, inexacts ou faux suite à des demandes basées sur lâarticle 8-2, paragraphe (1). (5) Les frais exposés pour le recouvrement forcé des amendes sont à charge des personnes auxquelles ces amendes ont été infligées. - 8 Verify source ↗
Art. 8.
AI-assisted research summary: Les autorités de contrôle doivent tenir compte des circonstances pertinentes when deciding sanctions, cooperate on sanctions and cross-border cases, publish certain sanction decisions promptly, and keep published documents online for set periods.
Art. 8.-5. Exercice des pouvoirs de sanction (1) Au moment de déterminer le type et le niveau des sanctions administratives, les autorités de contrôle tiennent compte de toutes les circonstances pertinentes, y compris, le cas échéant : a) de la gravité et de la durée de la violation ; b) du degré de responsabilité de la personne physique ou morale tenue pour responsable de la violation ; c) de la situation financière de la personne physique ou morale tenue pour responsable de la violation, par exemple telle qu'elle ressort du chiffre d'affaires total de la personne morale tenue pour responsable ou des revenus annuels de la personne physique tenue pour responsable ; d) de l'avantage tiré de la violation par la personne physique ou morale tenue pour responsable, dans la mesure où il est possible de le déterminer ; e) des préjudices subis par des tiers du fait de la violation, dans la mesure où il est possible de les déterminer ; f) du degré de coopération de la personne physique ou morale tenue pour responsable de la violation avec les autorités de contrôle et avec la cellule de renseignement financier ; g) des violations antérieures commises par la personne physique ou morale tenue pour responsable ; h) des conséquences systémiques potentielles de lâinfraction. (2) Lorsquâelles exercent leur pouvoir dâimposer des sanctions et des mesures administratives, les autorités de contrôle coopèrent étroitement entre elles afin que les sanctions ou mesures administratives produisent les résultats escomptés et elles coordonnent leur action dans le cas dâaffaires transfrontalières. Art. 8-6. Publication des décisions par les autorités de contrôle (1) Les autorités de contrôle publient toute décision qui a acquis force de chose décidée ou force de chose jugée et instituant une sanction ou une mesure administrative en raison d'une violation des dispositions visées à lâarticle 8-4, paragraphe (1) sur leur site internet officiel immédiatement après que la personne sanctionnée a été informée de cette décision. Cette publication mentionne le type et la nature de la violation commise et l'identité de la personne responsable. Les autorités de contrôle évaluent au cas par cas le caractère proportionné de la publication de l'identité des personnes responsables visées au premier alinéa ou des données à caractère personnel de ces personnes. Lorsquâelles jugent cette publication disproportionnée ou lorsque cette publication compromet la stabilité des marchés financiers ou une enquête en cours, les autorités de contrôle : a) retardent la publication de la décision d'imposer une sanction ou une mesure administrative jusqu'au moment où les raisons de ne pas la publier cessent d'exister ; b) publient la décision d'imposer une sanction ou une mesure administrative sur la base de l'anonymat, en conformité avec le droit national, si cette publication anonyme garantit une protection effective des données à caractère personnel concernées ; s'il est décidé de publier une sanction ou une mesure administrative sur la base de l'anonymat, la publication des données concernées peut être reportée pendant un délai raisonnable si l'on prévoit qu'à l'issue de ce délai les raisons d'une publication anonyme auront cessé d'exister ; c) ne publient pas la décision d'imposer une sanction ou une mesure administrative, lorsque les options envisagées aux points a) et b) sont jugées insuffisantes : i) pour éviter que la stabilité des marchés financiers ne soit compromise ; ou ii) pour garantir la proportionnalité de la publication de la décision, lorsque les mesures concernées sont jugées mineures. (2) Les autorités de contrôle veillent à ce que tout document publié conformément au présent article demeure sur leur site internet officiel pendant cinq ans après sa publication. Toutefois, les données à caractère personnel mentionnées dans le document publié ne sont conservées sur le site internet officiel de l'autorité de contrôle que pendant une durée maximale de 12 mois. Art. 8-7. Recours administratif Un recours en pleine juridiction est ouvert devant le Tribunal administratif à lâencontre des décisions des autorités de contrôle prises dans le cadre du présent chapitre. Le recours doit être introduit sous peine de forclusion dans le délai dâun mois à partir de la notification de la décision attaquée. Art. 8-8. Information des autorités européennes de surveillance Les autorités de contrôle informent les autorités européennes de surveillance de toutes les sanctions et mesures administratives imposées aux établissements de crédit et aux établissements financiers conformément à lâarticle 8-4, y compris les recours éventuels formés contre elles et l'issue de ceux-ci. Les autorités de contrôle vérifient si une condamnation pertinente figure au casier judiciaire de la personne concernée. Tout échange dâinformations à ces fins a lieu conformément à la loi modifiée du 29 mars 2013 relative à lâorganisation du casier judiciaire. Art. 8-9. Recouvrement des sanctions pécuniaires par lâAED (1) LâAED a pour le recouvrement des créances résultant des sanctions et autres mesures administratives quâelle a prononcées conformément à la présente loi les moyens suivants : a) le droit dâexécution sur contrainte administrative ; b) le droit à lâinscription dâune hypothèque en vertu de la contrainte administrative ; c) le droit de procéder à une sommation à tiers détenteur conformément à lâarticle 8 de la loi modifiée du 27 novembre 1933 concernant le recouvrement des contributions directes, des droits dâaccise sur lâeau-de-vie et des cotisations dâassurance sociale. (2) Le premier acte de poursuite pour le recouvrement des créances de lâAED résultant de la présente loi est une contrainte décernée par le receveur du bureau de recette chargé de son recouvrement ou de son délégué. La contrainte est visée et rendue exécutoire par le directeur de lâAED ou par son délégué. Elle est signifiée par exploit dâhuissier ou par un agent de lâAED ou par la voie postale. Des intérêts légaux sont dus à partir du jour de la signification de la contrainte. (3) Lâexécution de la contrainte ne peut être interrompue que par une opposition motivée avec assignation à jour fixe devant le tribunal dâarrondissement de Luxembourg, siégeant en matière civile. Lâexploit contenant opposition est signifié à lâÃtat en la personne du fonctionnaire qui a décerné la contrainte. Lâopposition à la contrainte ne peut être basée que sur des nullités de forme soit de la contrainte soit du commandement ou sur des causes dâextinction de la dette. (4) En cas de saisie-exécution, il y est procédé par un huissier ou par un agent de lâAED conformément au Nouveau Code de procédure civile . (5) Les actes de poursuites, y compris les contraintes et commandements, les actes de saisie et les actes de procédure auxquels le recouvrement des créances de lâAED donne lieu, sont dispensés des droits et de la formalité du timbre et de lâenregistrement. ». â â â â â â - 15 Verify source ↗
Art. 15.
AI-assisted research summary: This article changes Article 9 by increasing the fine range and updating the list of referenced articles.
Art. 15. à lâarticle 9 de la même loi, les mots â  « de 1.250 euros à 1.250.000 euros » â sont remplacés par ceux de â  « de 12.500 euros à 5.000.000 dâeuros » â et les mots â  « articles 3 à 8 » â sont remplacés par ceux de â  « articles 2-2, 3, 3-1, 3-2, 3-3, 4, 4-1 et 5 » â . â - 16 Verify source ↗
Art. 16.
AI-assisted research summary: Les autorités de contrôle et la cellule de renseignement financier doivent coopérer étroitement and may exchange necessary information for their anti-money-laundering and counter-terrorism-financing missions.
Art. 16. Lâarticle 9-1 de la même loi est remplacé par la disposition suivante : â « Art. 9-1. Coopération entre les autorités de contrôle et la cellule de renseignement financier Les autorités de contrôle et la cellule de renseignement financier coopèrent étroitement. Les autorités de contrôle coopèrent étroitement entre elles. Aux fins de lâalinéa 1 er , les autorités de contrôle et la cellule de renseignement financier sont autorisées à échanger les informations nécessaires à lâaccomplissement de leurs missions respectives dans le cadre de la lutte contre le blanchiment et contre le financement du terrorisme. Les autorités de contrôle et la cellule de renseignement financier utilisent les informations échangées uniquement pour lâaccomplissement de ces missions. ». â â â â â â - 17 Verify source ↗
Art. 17.
AI-assisted research summary: The CSSF and the CAA may share necessary information with the European supervisory authorities, and must inform them when a third-country law prevents the required policies and procedures from being implemented.
Art. 17. Un article 9-2, libellé comme suit, est ajouté au titre I-I de la même loi : â « Art. 9-2. Coopération avec les autorités européennes de surveillance La CSSF et le CAA peuvent fournir aux autorités européennes de surveillance toutes les informations dont elles disposent dans le cadre de lâexercice de leurs missions prévues à lâarticle 2-1 et qui sont nécessaires pour permettre aux autorités européennes de surveillance d'accomplir leur mission au titre de la directive (UE) 2015/849 . La CSSF et le CAA informent les autorités européennes de surveillance des cas dans lesquels le droit dâun pays tiers ne permet pas de mettre en Åuvre les politiques et procédures requises en application de lâarticle 4-1, paragraphe (1). ». â â â â â â - 18 Verify source ↗
Art. 18.
AI-assisted research summary: Les articles 26 à 28 de la même loi sont abrogés.
Art. 18. Les articles 26 à 28 de la même loi sont abrogés. â - 19 Verify source ↗
Art. 19.
AI-assisted research summary: The annex to the same law is replaced by Annexes I to IV.
Art. 19. Lâannexe de la même loi est remplacée par les annexes I à IV. â Chapitre 2 - Modification de la loi modifiée du 10 novembre 2009 relative aux services de paiement â - 20 Verify source ↗
Art. 20.
AI-assisted research summary: This article amends article 27 of the modified law on payment services by inserting a specified phrase.
Art. 20. à lâarticle 27 de la loi modifiée du 10 novembre 2009 relative aux services de paiement, les mots â  « de délais plus longs résultant le cas échéant » â sont insérés entre les mots â  « Sans préjudice » â et â  « de la loi modifiée » â . â - 21 Verify source ↗
Art. 21.
AI-assisted research summary: This article amends article 28 of the same law and updates a reference to the EU funds-transfer information regulation.
Art. 21. Lâarticle 28 de la même loi est modifié comme suit : â 1. à lâalinéa 1 er , phrase introductive, le mot « suivantes » est supprimé, les mots « le titre I er de » sont insérés après ceux de « définies par », les mots « et par les mesures prises pour son exécution » sont insérés après ceux de « du terrorisme » et le double-point est remplacé par un point final. 2. à lâalinéa 1 er , les tirets 1 à 3 sont supprimés. 3. à lâalinéa 2, les mots « règlement (CE) n° 1781/2006 du Parlement européen et du Conseil du 15 novembre 2006 relatif aux informations concernant le donneur dâordre accompagnant les virements de fonds. » sont remplacés par les mots « règlement (UE) 2015/847 du Parlement européen et du Conseil du 20 mai 2015 sur les informations accompagnant les transferts de fonds et abrogeant le règlement (CE) n° 1781/2006 , dénommé ci-après « règlement (UE) 2015/847 . ». â â â â â â - 22 Verify source ↗
Art. 22.
AI-assisted research summary: This article amends Article 58(2) by changing wording and punctuation in the referenced text.
Art. 22. à lâarticle 58, paragraphe 2, de la même loi, la virgule entre les mots â  « règlement (CE) n° 2560/2001  » â et â  « des dispositions du règlement (UE) n°260/2012  » â  est remplacée par le mot â  « et » â et les mots â  « et des dispositions du règlement (CE) n° 1781/2006 du Parlement européen et du Conseil du 15 novembre 2006 relatif aux informations concernant le donneur dâordre accompagnant les virements de fonds » â  sont remplacés par les mots â  « , dénommé ci-après « règlement (UE) n° 260/2012  » â . â - 23 Verify source ↗
Art. 23.
AI-assisted research summary: This article adds rules for fund transfers, sets CSSF supervision and sanctions powers, and creates a limited exemption for some low-value Luxembourg transfers.
Art. 23. Il est inséré au titre II de la même loi un nouveau chapitre 6, libellé comme suit : â « Chapitre 6 : - Dispositions communes aux prestataires de services de paiement et émetteurs de monnaie électronique relatives aux informations accompagnant les transferts de fonds Article 58 - 1. â Définitions Aux fins du présent chapitre, on entend par : 1. « autorités européennes de surveillance » : lâAutorité bancaire européenne, lâAutorité européenne des assurances et des pensions professionnelles et lâAutorité européenne des marchés financiers ; 2. « bénéficiaire » : un bénéficiaire au sens de lâarticle 3, point 4), du règlement (UE) 2015/847 ; 3. « donneur dâordre » : un donneur dâordre au sens de lâarticle 3, point 3), du règlement (UE) 2015/847 ; 4. « identifiant de transaction unique » : un identifiant de transaction unique au sens de lâarticle 3, point 11), du règlement (UE) 2015/847 ; 5. « prestataire de services de paiement » : un prestataire de services de paiement au sens de lâarticle 3, point 5), du règlement (UE) 2015/847 ; 6. « transferts de fonds » : un transfert de fonds au sens de lâarticle 3, point 9), du règlement (UE) 2015/847 . Article 58 - 2. â Lâautorité compétente La CSSF veille au respect des dispositions du règlement (UE) 2015/847 par les prestataires de services de paiement agréés ou enregistrés au Luxembourg, les succursales luxembourgeoises de prestataires de services de paiement dont lâÃtat membre dâorigine est un Ãtat membre autre que le Luxembourg et les agents établis au Luxembourg auxquels ces prestataires de services de paiement font recours, qui fournissent des services de transfert de fonds, et prend les mesures nécessaires pour assurer ce respect dans les conditions et limites énoncées au présent chapitre et audit règlement. Article 58 - 3. â Les conditions de dérogation En vertu de lâarticle 2, paragraphe 5, du règlement (UE) 2015/847 , le règlement (UE) 2015/847 ne sâapplique pas en ce qui concerne les transferts de fonds effectués au Luxembourg sur le compte de paiement d'un bénéficiaire permettant le paiement exclusivement pour la fourniture de biens ou de services, si toutes les conditions suivantes sont réunies : 1. le prestataire de services de paiement du bénéficiaire est soumis à la directive (UE) 2015/849 du Parlement européen et du Conseil du 20 mai 2015 relative à la prévention de l'utilisation du système financier aux fins du blanchiment de capitaux ou du financement du terrorisme, modifiant le règlement (UE) n° 648/2012 du Parlement européen et du Conseil et abrogeant la directive 2005/60/CE du Parlement européen et du Conseil et la directive 2006/70/CE de la Commission ; 2. le prestataire de services de paiement du bénéficiaire est en mesure, grâce à un identifiant de transaction unique, de remonter, par l'intermédiaire du bénéficiaire, jusqu'à la personne qui a un accord avec le bénéficiaire aux fins de la fourniture de biens ou de services ; 3. le montant du transfert de fonds n'excède pas 1.000 euros. Article 58-4. â La conservation des informations En vertu de lâarticle 16, paragraphe 2, du règlement (UE) 2015/847 , les entités visées à lâarticle 58-2 peuvent conserver les données à caractère personnel pendant cinq années supplémentaires lorsque cette conservation est nécessaire pour la mise en Åuvre efficace des mesures internes de prévention ou de détection des actes de blanchiment ou de financement du terrorisme. Article 58-5. â Les pouvoirs de la CSSF (1) Aux fins de lâapplication du règlement (UE) 2015/847 , la CSSF est investie de tous les pouvoirs de surveillance et dâenquête nécessaires à lâexercice de ses fonctions dans les limites définies par le présent chapitre et par ledit règlement. Les pouvoirs de la CSSF visés à lâalinéa 1 er incluent le droit : 1. dâavoir accès à tout document sous quelque forme que ce soit et dâen recevoir ou prendre copie ; 2. de demander des informations à toute personne et, si nécessaire, de convoquer toute entité visée à lâarticle 58-2 et de lâentendre afin dâobtenir des informations ; 3. de procéder à des inspections sur place ou des enquêtes, y compris de saisir tout document, fichier électronique ou autre chose qui parait utile à la manifestation de la vérité, auprès des entités visées à lâarticle 58-2 ; 4. dâexiger la communication des enregistrements téléphoniques, des communications électroniques ou des enregistrements de données relatives au trafic détenues par des entités visées à lâarticle 58-2 ; 5. dâenjoindre aux entités visées à lâarticle 58-2 de mettre un terme à toute pratique contraire aux dispositions visées à lâarticle 58-6, paragraphes 1 er et 2, et de sâabstenir de le réitérer, dans le délai quâelle fixe ; 6. de requérir le gel ou la mise sous séquestre dâactifs auprès du Président du tribunal dâarrondissement de et à Luxembourg statuant sur requête ; 7. de prononcer lâinterdiction temporaire, pour un terme ne dépassant pas 5 ans, dâactivités professionnelles à lâencontre des entités visées à lâarticle 58-2 et soumises à sa surveillance prudentielle, ainsi que des membres de lâorgane de direction, des salariés et des agents liés de ces personnes ; 8. dâexiger des réviseurs dâentreprises et des réviseurs dâentreprises agréés des entités visées à lâarticle 58-2 quâils fournissent des informations ; 9. d'instruire des réviseurs dâentreprises, des réviseurs dâentreprises agréés ou des experts dâeffectuer des vérifications sur place ou des enquêtes auprès entités visées à lâarticle 58-2. Ces vérifications et enquêtes se font aux frais de lâentité concernée ; 10. de transmettre des informations au Procureur dâÃtat en vue de poursuites pénales. (2) Lorsquâelle prononce lâinjonction prévue au paragraphe 1 er , point 5, la CSSF peut imposer une astreinte contre lâentité visée par cette mesure afin dâinciter cette entité à se conformer à lâinjonction. Le montant de lâastreinte par jour à raison du manquement constaté ne peut être supérieur à 1.250 euros, sans que le montant total imposé à raison du manquement constaté ne puisse dépasser 25.000 euros. (3) Si au terme du délai fixé par la CSSF en application du paragraphe 1 er , point 5, il nâa pas été remédié à la situation constatée, la CSSF peut : 1. suspendre les membres de lâorgane de direction ou toute autre personne qui, par leur fait, leur négligence ou leur imprudence, ont entraîné la situation constatée et dont le maintien en fonction risque de porter préjudice à lâapplication de mesures de redressement ou de réorganisation ; 2. suspendre lâexercice de droits de vote attachés aux actions ou parts détenues par les actionnaires ou associés dont lâinfluence est susceptible de se faire au détriment dâune gestion prudente et saine de lâentité ou qui sont tenus pour responsables de la pratique contraire aux dispositions visées à lâarticle 58-6, paragraphes 1 er et 2 ; 3. suspendre la poursuite des activités de lâentité ou, si la situation constatée concerne un secteur déterminé dâactivités, la poursuite de ces dernières. Article 58-6. â Les sanctions administratives et autres mesures administratives (1) En cas de violation des dispositions de lâarticle 4, 5, 6, 7, 8, paragraphe 2, de lâarticle 9, 10, 11, 12, paragraphe 2, de lâarticle 13, 14, 15, 16 ou 21, paragraphe 2, du règlement (UE) 2015/847 , la CSSF peut infliger les amendes dâordre prévues à lâarticle 46 aux entités visées à lâarticle 58-2 ainsi quâaux membres de leurs organes de direction, à leurs dirigeants effectifs, ou aux autres personnes responsables de la violation. (2) Par dérogation au paragraphe 1 er , la CSSF peut prendre les sanctions administratives et autres mesures administratives prévues à lâarticle 8-4, paragraphes 2 et 3 de la loi modifiée du 12 novembre 2004 relative à la lutte contre le blanchiment et contre le financement du terrorisme à lâégard des entités visées à lâarticle 58-2, ainsi quâà lâégard des membres de leurs organes de direction, de leurs dirigeants effectifs ou des autres personnes responsables du manquement en cas de : 1. manquement répété ou systématique à l'obligation de fournir les informations requises sur le donneur d'ordre ou le bénéficiaire, en violation de l'article 4, 5 ou 6 du règlement (UE) 2015/847 ; 2. manquement répété, systématique ou grave à l'obligation de conservation des informations, en violation de l'article 16 du règlement (UE) 2015/847 ; 3. manquement à l'obligation de mettre en Åuvre des procédures efficaces fondées sur les risques, en violation de l'article 8 ou 12 du règlement (UE) 2015/847 ; 4. manquement grave à l'article 11 ou 12 du règlement (UE) 2015/847 . (3) La CSSF peut prononcer une amende dâordre de 250 à 250.000 euros contre ceux qui font obstacle à lâexercice de ses pouvoirs dâenquête et de surveillance prévus à lâarticle 58-5, qui ne donnent pas suite à ses injonctions prononcées en vertu de lâarticle 58-5, point 5, ou qui lui auront sciemment donné des documents ou autres renseignements qui se révèlent être incomplets, inexacts ou faux suite à des demandes basées sur lâarticle 58-5, point 2. (4) Lorsque la CSSF détermine le type de sanctions administratives ou de mesures administratives et le montant des sanctions administratives pécuniaires, elle tient compte de toutes les circonstances pertinentes, y compris, le cas échéant : 1. de la gravité et de la durée de la violation ; 2. du degré de responsabilité de la personne physique ou morale tenue pour responsable de la violation ; 3. de la situation financière de la personne physique ou morale tenue pour responsable de la violation, par exemple telle qu'elle ressort du chiffre d'affaires total de la personne morale tenue pour responsable ou des revenus annuels de la personne physique tenue pour responsable ; 4. de l'avantage tiré de la violation par la personne physique ou morale tenue pour responsable, dans la mesure où il est possible de le déterminer ; 5. des préjudices subis par des tiers du fait de la violation, dans la mesure où il est possible de les déterminer ; 6. du degré de coopération de la personne physique ou morale tenue pour responsable de la violation avec la CSSF ; 7. des violations antérieures commises par la personne physique ou morale tenue pour responsable. (5) Les frais exposés pour le recouvrement forcé des amendes sont à charge des entités auxquelles ces amendes ont été infligées Article 58-7. â Le droit au recours Toute décision prononcée en vertu du présent chapitre peut être déférée dans le délai dâun mois à compter de la notification de la décision, sous peine de forclusion, au tribunal administratif qui statue comme juge au fond. Article 58-8. â La publication des décisions La CSSF publie les décisions prises en vertu du présent chapitre conformément à lâarticle 8-6 de la loi modifiée du 12 novembre 2004 relative à la lutte contre le blanchiment et contre le financement du terrorisme. Article 58-9. â Lâinformation des autorités européennes de surveillance (1) La CSSF informe les autorités européennes de surveillance de toutes les sanctions administratives et autres mesures administratives imposées aux entités visées à lâarticle 58-2 en vertu de lâarticle 58-6, y compris les recours éventuels formés contre elles et l'issue de ceux-ci. (2) La CSSF vérifie si une condamnation pertinente figure au casier judiciaire de la personne concernée. Tout échange dâinformations à ces fins a lieu conformément à la loi du 29 mars 2013 relative à lâorganisation du casier judiciaire. Article 58-10. â Le signalement des violations à la CSSF (1) La CSSF met en place des mécanismes efficaces pour encourager le signalement à la CSSF des violations du règlement (UE) 2015/847 . (2) Les mécanismes visés au paragraphe 1 er comprennent au moins : 1. des procédures spécifiques pour la réception des signalements de violations et leur suivi ; 2. une protection appropriée du personnel, ou des personnes se trouvant dans une situation comparable au sein dâune entité visée à lâarticle 58-2, qui signalent des violations commises au sein de celle-ci ; 3. une protection appropriée de la personne accusée ; 4. la protection des données à caractère personnel, tant pour la personne qui signale une violation que pour la personne physique présumée responsable de cette violation, conformément aux dispositions de loi modifiée du 2 août 2002 relative à la protection des personnes à lâégard du traitement des données à caractère personnel ; 5. des règles claires garantissant dans tous les cas la confidentialité à la personne qui signale les violations visées au paragraphe 1 er , sauf si la divulgation est exigée par ou en vertu dâune loi. ». â â â â â â - 24 Verify source ↗
Art. 24.
AI-assisted research summary: This article amends wording in article 109(2), ninth indent, of the same law.
Art. 24. à lâarticle 109, paragraphe 2, neuvième tiret, de la même loi, les mots â  « telles que » â sont insérés devant le mot â  « définies » â , le mot â  « dans » â est remplacé par les mots â  « par le titre I er de » â et les mots â  « , à savoir les obligations de vigilance à lâégard de la clientèle conformément aux articles 3, 3-1, 3-2 et 3-3 de cette loi, les obligations dâorganisation interne adéquate conformément à lâarticle 4 de cette loi et les obligations de coopération avec les autorités conformément à lâarticle 5 de cette loi » â sont remplacés par ceux de â  « et par les mesures prises pour son exécution » â . â Chapitre 3 - Modification de la loi modifiée du 9 décembre 1976 relative à lâorganisation du notariat â - 25 Verify source ↗
Art. 25.
AI-assisted research summary: This article changes Article 12-2 of the modified notariat law and deletes items 1 to 3.
Art. 25. Lâarticle 12-2 de la loi modifiée du 9 décembre 1976 relative à lâorganisation du notariat est modifié comme suit : 1. Dans la phrase introductive, le mot « suivantes » est supprimé, les mots « la loi du 12 novembre 2004 relative à la lutte contre le blanchiment et contre le financement du terrorisme » sont remplacés par ceux de « le titre I er de la loi modifiée du 12 novembre 2004 relative à la lutte contre le blanchiment et contre le financement du terrorisme et par les mesures prises pour son exécution » et le double-point est remplacé par un point final. 2. Les tirets 1 à 3 sont supprimés. â Chapitre 4 - Modification de la loi modifiée du 4 décembre 1990 portant organisation du service des huissiers de justice â - 26 Verify source ↗
Art. 26.
AI-assisted research summary: Bailiffs covered by the referenced AML law must comply with the professional obligations set by that law’s Title I and its implementing measures.
Art. 26. La loi modifiée du 4 décembre 1990 portant organisation du service des huissiers de justice est complétée par un nouvel article 14-2 de la teneur suivante qui est inséré à la suite de lâarticle 14-1 : â « Art. 14-2. Les huissiers de justice tels que visés à lâarticle 2, paragraphe (1), point 11bis de la loi modifiée du 12 novembre 2004 relative à la lutte contre le blanchiment et contre le financement du terrorisme sont soumis aux obligations professionnelles telles que définies par le titre I er de cette loi et par les mesures prises pour son exécution. ». â â â â â â - 27 Verify source ↗
Art. 27.
AI-assisted research summary: This article replaces the penalty rule with a fine of 500 to 5,000 euros, and raises the maximum fine to 250,000 euros for certain AML/CFT professional breaches or obstruction of the Chamber’s powers.
Art. 27. Lâarticle 32, point 4), de la loi modifiée du 4 décembre 1990 est remplacé par la disposition suivante : â «4) lâamende de 500 à 5.000 euros. En cas de non-respect des obligations professionnelles découlant de la législation en matière de lutte contre le blanchiment et contre le financement du terrorisme ou en cas dâobstacle à lâexercice des pouvoirs du Conseil de la Chambre des huissiers de justice en matière de lutte contre le blanchiment et contre le financement du terrorisme, le maximum de lâamende est porté à 250.000 euros ; ». â â â â â â - 28 Verify source ↗
Art. 28.
AI-assisted research summary: The Council of the Chambre des huissiers de justice may adopt regulations on professional rules for anti-money-laundering and counter-terrorist-financing obligations, including control procedures and on-site inspections of bailiffs.
Art. 28. La loi modifiée du 4 décembre 1990 est complétée par un nouvel article 46-1 de la teneur suivante qui est inséré à la suite de lâarticle 46 : â « Art. 46-1. Le Conseil de la Chambre des huissiers de justice peut arrêter des règlements qui déterminent les règles professionnelles relatives aux obligations professionnelles découlant de la législation en matière de lutte contre le blanchiment et contre le financement du terrorisme ainsi quâaux procédures de contrôle, notamment de contrôle sur place auprès des huissiers de justice. ». â â â â â â Chapitre 5 - Modification de la loi modifiée du 10 août 1991 sur la profession dâavocat â - 29 Verify source ↗
Art. 29.
AI-assisted research summary: L’article 29 modifie la rédaction de l’article 35-1 de la loi sur la profession d’avocat et supprime certains tirets.
Art. 29. Lâarticle 35-1 de la loi modifiée du 10 août 1991 sur la profession dâavocat est modifié comme suit : 1. Dans la phrase introductive, le mot « modifiée » est inséré entre ceux de « la loi » et « du 12 novembre 2004 », le mot « suivantes » est supprimé, les mots « cette loi » sont remplacés par ceux de « le titre I er de cette loi et par les mesures prises pour son exécution » et le double-point est remplacé par un point final. 2. Les tirets 1 à 3 sont supprimés. â Chapitre 6 - Modification de la loi modifiée du 5 avril 1993 relative au secteur financier â - 30 Verify source ↗
Art. 30.
AI-assisted research summary: This article amends article 39 of the modified law on the financial sector by updating references to anti-money-laundering and fund-transfer rules.
Art. 30. Lâarticle 39 de la loi modifiée du 5 avril 1993 relative au secteur financier est modifié comme suit : 1. à lâalinéa 1 er , phrase introductive, le mot « suivantes » est supprimé, les mots « la loi du 12 novembre 2004 relative à la lutte contre le blanchiment et contre le financement du terrorisme » sont remplacés par ceux de « le titre I er de la loi modifiée du 12 novembre 2004 relative à la lutte contre le blanchiment et contre le financement du terrorisme et par les mesures prises pour son exécution » et le double-point est remplacé par un point final. 2. à lâalinéa 1 er , les tirets 1 à 3 sont supprimés. 3. à lâalinéa 2, les mots â  « règlement CE 1781/2006 du 15 novembre 2006 du Parlement européen et du Conseil relatif aux informations concernant le donneur dâordre accompagnant les virements de fonds. » â sont remplacés par les mots â  « règlement (UE) 2015/847 du Parlement européen et du Conseil du 20 mai 2015 sur les informations accompagnant les transferts de fonds et abrogeant le règlement (CE) n° 1781/2006 , dénommé ci-après « règlement (UE) 2015/847 . » â . â - 31 Verify source ↗
Art. 31.
AI-assisted research summary: This article deletes point o) from article 63-2, paragraph 1, of the same law.
Art. 31. à lâarticle 63-2, paragraphe 1 er , de la même loi, le point o) est supprimé. â Chapitre 7 - Modification de la loi modifiée du 10 juin 1999 portant organisation de la profession dâexpert-comptable â - 32 Verify source ↗
Art. 32.
AI-assisted research summary: This article amends Article 7 of the modified law on the profession of expert-comptable and updates the wording of the listed items.
Art. 32. Lâarticle 7 de la loi modifiée du 10 juin 1999 portant organisation de la profession dâexpert-comptable est modifié comme suit : 1. Dans la phrase introductive, le mot « suivantes » est supprimé, les mots « la loi du 12 novembre 2004 relative à la lutte contre le blanchiment et contre le financement du terrorisme » sont remplacés par ceux de « le titre I er de la loi modifiée du 12 novembre 2004 relative à la lutte contre le blanchiment et contre le financement du terrorisme et par les mesures prises pour son exécution » et le double-point est remplacé par un point final. 2. Les tirets 1 à 3 sont supprimés. â Chapitre 8 - Modification de la loi du 21 décembre 2012 relative à l'activité de Family Office â - 33 Verify source ↗
Art. 33.
AI-assisted research summary: This article amends earlier laws by changing wording in the Family Office law and deleting a reference in the insurance sector law.
Art. 33. Lâarticle 3 de la loi du 21 décembre 2012 relative à lâactivité de Family Office est modifié comme suit : 1. Dans la phrase introductive, le mot â  « suivantes » â est supprimé, les mots â  « la loi du 12 novembre 2004 relative à la lutte contre le blanchiment et contre le financement du terrorisme » â sont remplacés par ceux de â  « le titre I er de la loi modifiée du 12 novembre 2004 relative à la lutte contre le blanchiment et contre le financement du terrorisme et par les mesures prises pour son exécution » â et le double-point est remplacé par un point final. 2. Les tirets 1 à 3 sont supprimés. â Chapitre 9 - Modification de la loi modifiée du 7 décembre 2015 sur le secteur des assurances â Art. 34 à lâarticle 4, point j), de la loi modifiée du 7 décembre 2015 sur le secteur des assurances, les mots â  « , à la législation relative à la lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme » â sont supprimés. â - 35 Verify source ↗
Art. 35.
AI-assisted research summary: This article amends Article 302 of the same law by changing the introductory wording and deleting points a) to c).
Art. 35. Lâarticle 302 de la même loi est modifié comme suit : 1. Dans la phrase introductive, le mot « suivantes » est supprimé, les mots « le titre I er de » sont insérés après ceux de « définies par », les mots « et par les mesures prises pour son exécution » sont insérés après ceux de « du terrorisme » et le double-point est remplacé par un point final. 2. Les points a) à c) sont supprimés. â - 36 Verify source ↗
Art. 36.
Art. 36. à lâarticle 303, paragraphe 1 er , de la même loi, le point e) est supprimé. â - 37 Verify source ↗
Art. 37.
AI-assisted research summary: This article deletes point d) from Article 304(1) of the same law.
Art. 37. à lâarticle 304, paragraphe 1 er , de la même loi, le point d) est supprimé. â Chapitre 10 - Modification de la loi du 23 juillet 2016 relative à la profession de lâaudit â - 38 Verify source ↗
Art. 38.
AI-assisted research summary: This article amends Article 30(1) of the law on the audit profession.
Art. 38. Lâarticle 30, alinéa 1 er de la loi du 23 juillet 2016 relative à la profession de lâaudit est modifié comme suit : 1. Dans la phrase introductive, le mot « suivantes » est supprimé, les mots « le titre I er de » sont insérés après ceux de « définies par », les mots « et par les mesures prises pour son exécution » sont insérés après ceux de « du terrorisme » et le double-point est remplacé par un point final. 2. Les tirets 1 à 3 sont supprimés. â - 39 Verify source ↗
Art. 39.
AI-assisted research summary: This article changes wording in Article 49 of the same law.
Art. 39. à lâarticle 49 de la même loi, les mots â  « lâarticle 4, paragraphe 4, alinéa 1 er  » â sont remplacés par les mots â  « lâarticle 4, paragraphe 2, alinéa 1 er  » â . Mandons et ordonnons que la présente loi soit insérée au Journal officiel du Grand-Duché de Luxembourg pour être exécutée et observée par tous ceux que la chose concerne. Le Ministre des Finances, Pierre Gramegna Château de Berg, le 13 février 2018. Henri Doc. parl. 7128 ; sess. ord. 2016-2017 et 2017-2018 ; Dir. 2015/849 , 2005/60/CE et 2006/70/CE . ANNEXE I Activités ou opérations visées par lâarticle 1 er , paragraphe (3bis), point e) : 1. Acceptation de dépôts et dâautres fonds remboursables du public, y compris la gestion de patrimoine. 2. Prêts, y compris les crédits à la consommation, les crédits hypothécaires, lâaffacturage avec ou sans recours, le financement de transactions commerciales (forfaitage inclus). 3. Crédit-bail, non compris le crédit-bail financier se rapportant à des produits de consommation. 4. Services de paiement au sens de l'article 4, point 3), de la directive 2007/64/CE . 5. Services de transfert de fonds ou de valeurs dans la mesure où cette activité nâest pas couverte par le point 4. Sont visés les services financiers qui consistent à accepter les espèces, les chèques ou tout autre instrument de paiement ou dépôt de valeur et à payer une somme équivalente en espèces ou sous toute autre forme à un bénéficiaire au moyen dâune communication, dâun message, dâun transfert ou dâun système de compensation auquel appartient le service de transfert de fonds ou de valeurs. Les opérations effectuées par le biais de ces services peuvent impliquer un ou plusieurs intermédiaires et une tierce partie réceptrice du paiement final, et peuvent inclure tout nouveau moyen de paiement. Ne sont pas visées la fourniture exclusive de messages ou tout autre système du support à des fins de transfert de fonds aux institutions financières. 6. Ãmission et gestion de moyens de paiement (tels que chèques, chèques de voyage, mandats et traite bancaire, lettres de crédit) dans la mesure où cette activité nâest pas couverte par les points 4 ou 15. 7. Octroi de garanties et souscriptions dâengagements. 8. Négociation et transactions, pour le compte propre de lâétablissement ou pour le compte de sa clientèle sur : a) les instruments du marché monétaire (tels que chèques, effets, billets, certificats de dépôt, instruments dérivés) ; b) le marché des changes ; c) les instruments sur devises, taux dâintérêt et indices ; d) les valeurs mobilières ; e) les marchés à terme de marchandises ; f) les instruments financiers à terme et options. 9. Participation à des émissions de valeurs mobilières et prestation de services financiers connexes. 10. Conseil aux entreprises en matière de structure du capital, de stratégie industrielle et des questions connexes et conseils ainsi que des services dans le domaine de la fusion et du rachat dâentreprises. 11. Intermédiation sur les marchés interbancaires. 12. Gestion individuelle et collective de patrimoine ou conseil en gestion de patrimoine. 13. Conservation et administration de valeurs mobilières, en espèces ou liquide. 14. Location de coffres 15. Ãmission de monnaie électronique 16. Autres opérations dâinvestissement, dâadministration ou de gestion de fonds ou dâargent pour le compte dâautrui. 17. Souscription et placement dâassurances vie et dâautres produits dâinvestissement en lien avec une assurance, aussi bien par des entreprises dâassurance que par des intermédiaires en assurances (agents et courtiers). 18. Change manuel. ANNEXE II La liste non exhaustive des variables de risque que les professionnels prennent en considération lorsqu'ils déterminent dans quelle mesure appliquer des mesures de vigilance à l'égard de la clientèle conformément à lâarticle 3, paragraphe (2bis), est la suivante : i) l'objet d'un compte ou d'une relation ; ii) le niveau d'actifs déposés par un client ou le volume des transactions effectuées ; iii) la régularité ou la durée de la relation d'affaires. ANNEXE III La liste ci-après est une liste non exhaustive des facteurs et des types d'éléments indicatifs d'un risque potentiellement moins élevé visés à lâarticle 3-1, paragraphe (2), alinéa 2 : 1) facteurs de risques inhérents aux clients : a) sociétés cotées sur un marché boursier et soumises à des obligations d'information (par les règles du marché boursier, la loi ou un moyen contraignant), comportant l'obligation d'assurer une transparence suffisante des bénéficiaires effectifs ; b) administrations ou entreprises publiques de pays ou territoires présentant un faible niveau de corruption ; c) clients qui résident dans des zones géographiques à risque moins élevé telles que définies au point 3) ; 2) facteurs de risques liés aux produits, aux services, aux transactions ou aux canaux de distribution : a) polices d'assurance vie dont la prime est faible ; b) contrats d'assurance retraite qui ne comportent pas de clause de rachat anticipé et qui ne peuvent pas être utilisés comme garantie ; c) régimes de retraite, fonds de retraite ou dispositifs similaires versant des prestations de retraite aux salariés, pour lesquels les cotisations se font par déduction du salaire et dont les règles ne permettent pas aux bénéficiaires de transférer leurs droits ; d) produits ou services financiers qui fournissent des services définis et limités de façon pertinente à certains types de clients, en vue d'un accès accru à des fins d'inclusion financière ; e) produits pour lesquels les risques de blanchiment et de financement du terrorisme sont contrôlés par d'autres facteurs tels que l'imposition de limites de chargement ou la transparence en matière de propriété (notamment pour certains types de monnaie électronique) ; 3) facteurs de risques géographiques : a) Ãtats membres ; b) pays tiers dotés de systèmes efficaces de lutte contre le blanchiment et contre le financement du terrorisme ; c) pays tiers identifiés par des sources crédibles comme présentant un faible niveau de corruption ou d'autre activité criminelle ; d) pays tiers qui, d'après des sources crédibles telles que des évaluations mutuelles, des rapports d'évaluation détaillée ou des rapports de suivi publiés, ont des exigences de lutte contre le blanchiment et contre le financement du terrorisme correspondant aux recommandations révisées du GAFI et qui assurent la mise en Åuvre effective de ces exigences. ANNEXE IV La liste ci-après est une liste non exhaustive des facteurs et des types d'éléments indicatifs d'un risque potentiellement plus élevé visés à lâarticle 3-2, paragraphe (1), alinéa 2 : 1) facteurs de risques inhérents aux clients : a) relation d'affaires se déroulant dans des circonstances inhabituelles ; b) clients résidant dans des zones géographiques à haut risque visées au point 3) ; c) personnes morales ou constructions juridiques qui sont des structures de détention d'actifs personnels ; d) sociétés dont le capital est détenu par des actionnaires apparents ( nominee shareholders ) ou représenté par des actions au porteur ; e) activités nécessitant beaucoup d'espèces ; f) sociétés dont la structure de propriété paraît inhabituelle ou exagérément complexe au regard de la nature de leurs activités ; 2) facteurs de risques liés aux produits, aux services, aux transactions ou aux canaux de distribution : a) banque privée ; b) produits ou transactions susceptibles de favoriser l'anonymat ; c) relations d'affaires ou transactions qui n'impliquent pas la présence physique des parties et qui ne sont pas assorties de certaines garanties telles qu'une signature électronique ; d) paiements reçus de tiers inconnus ou non associés ; e) nouveaux produits et nouvelles pratiques commerciales, notamment les nouveaux mécanismes de distribution, et utilisation de technologies nouvelles ou en cours de développement pour des produits nouveaux ou préexistants. 3) facteurs de risques géographiques : a) sans préjudice de l'article 3-2, paragraphe (2), pays identifiés par des sources crédibles, telles que des évaluations mutuelles, des rapports d'évaluation détaillée ou des rapports de suivi publiés, comme n'étant pas dotés de systèmes efficaces de lutte contre le blanchiment et contre le financement du terrorisme ; b) pays identifiés par des sources crédibles comme présentant des niveaux significatifs de corruption ou d'autre activité criminelle ; c) pays faisant l'objet de sanctions, d'embargos ou d'autres mesures similaires imposés, par exemple, par l'Union européenne ou par les Nations unies ; d) pays qui financent ou soutiennent des activités terroristes ou sur le territoire desquels opèrent des organisations terroristes désignée.
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Loi du 13 février 2018 portant\n1. transposition des dispositions ayant trait aux obligations professionnelles et aux pouvoirs des autorités de contrôle en matière de lutte contre le blanchiment et contre le financement du terrorisme de la directive (UE) 2015/849 du Parlement européen et du Conseil du 20 mai 2015 relative à la prévention de l'utilisation du système financier aux fins du blanchiment de capitaux ou du financement du terrorisme, modifiant le règlement (UE) n° 648/2012 du Parlement européen et du Conseil et abrogeant la directive 2005/60/CE du Parlement européen et du Conseil et la directive 2006/70/CE de la Commission ;\n2. mise en œuvre du règlement (UE) 2015/847 du Parlement européen et du Conseil du 20 mai 2015 sur les informations accompagnant les transferts de fonds et abrogeant le règlement (CE) n° 1781/2006 ;\n3. modification de :\na) la loi modifiée du 12 novembre 2004 relative à la lutte contre le blanchiment et contre le financement du terrorisme ;\nb) la loi modifiée du 10 novembre 2009 relative aux services de paiement ;\nc) la loi modifiée du 9 décembre 1976 relative à l’organisation du notariat ;\nd) la loi modifiée du 4 décembre 1990 portant organisation du service des huissiers de justice ;\ne) la loi modifiée du 10 août 1991 sur la profession d’avocat ;\nf) la loi modifiée du 5 avril 1993 relative au secteur financier ;\ng) la loi modifiée du 10 juin 1999 portant organisation de la profession d’expert-comptable ;\nh) la loi du 21 décembre 2012 relative à l'activité de Family Office ;\ni) la loi modifiée du 7 décembre 2015 sur le secteur des assurances ;\nj) la loi du 23 juillet 2016 relative à la profession de l’audit.
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