Loi du 15 mars 2018 portant approbation de l’Accord entre le Gouvernement du Royaume de Belgique, le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg, le Gouvernement de la République française et le Gouvernement du Royaume des Pays-Bas relatif à la coopération en matière de défense aérienne contre les menaces aériennes non militaires, fait à Bruxelles, le 16 février 2017.
Cette loi approuve l’accord de coopération aérienne entre la Belgique, le Luxembourg, la France et les Pays-Bas, et organise son dépôt et son enregistrement.
AI-assisted research synopsis — verify against the official legal text below.
- Jurisdiction
- Luxembourg
- Instrument
- Act or statute
- Citation
- http://data.legilux.public.lu/eli/etat/leg/loi/2018/03/15/a190/jo
- Status
- In force
- Version
- Undated source snapshot
- Language
- fr
- Updated
- Official source
- View official record ↗
Publicly available, excluded from search-engine indexing
This page remains available for direct access and API use, but this release emits
noindex,follow for the following reason:
- The record does not meet this release's canonical indexing criteria.
(market-indexing-disabled)
Statute overview
About this statute
This page preserves the statute’s identified version, provision structure, official source link, and stored legal text for reading and research.
Search within this statute
Search all stored provisions in this version.
Legal text
Provisions of Loi du 15 mars 2018 portant approbation de l’Accord entre le Gouvernement du Royaume de Belgique, le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg, le Gouvernement de la République française et le Gouvernement du Royaume des Pays-Bas relatif à la coopération en matière de défense aérienne contre les menaces aériennes non militaires, fait à Bruxelles, le 16 février 2017.
Showing 1 of 1
- document Verify source ↗
Loi du 15 mars 2018 portant approbation de l’Accord entre le Gouvernement du Royaume de Belgique, le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg, le Gouvernement de la République française et le Gouvernement du Royaume des Pays-Bas relatif à la coopération en matière de défense aérienne contre les menaces aériennes non militaires, fait à Bruxelles, le 16 février 2017.
AI-assisted research summary: Cette loi approuve l’accord de coopération aérienne entre la Belgique, le Luxembourg, la France et les Pays-Bas, et organise son dépôt et son enregistrement.
Le contenu de la version HTML du Journal officiel luxembourgeois est identique à la version PDF. Loi du 15 mars 2018 portant approbation de lâAccord entre le Gouvernement du Royaume de Belgique, le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg, le Gouvernement de la République française et le Gouvernement du Royaume des Pays-Bas relatif à la coopération en matière de défense aérienne contre les menaces aériennes non militaires, fait à Bruxelles, le 16 février 2017. Nous Henri, Grand-Duc de Luxembourg, Duc de Nassau, Notre Conseil dâÃtat entendu ; De lâassentiment de la Chambre des Députés ; Vu la décision de la Chambre des Députés du 28 février 2018 et celle du Conseil d'Ãtat du 6 mars 2018 portant qu'il n'y a pas lieu à second vote ; Avons ordonné et ordonnons : â Article unique. Est approuvé lâAccord entre le Gouvernement du Royaume de Belgique, le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg, le Gouvernement de la République française et le Gouvernement du Royaume des Pays-Bas relatif à la coopération en matière de défense aérienne contre les menaces aériennes non militaires, fait à Bruxelles, le 16 février 2017. Mandons et ordonnons que la présente loi soit insérée au Journal officiel du Grand-Duché de Luxembourg pour être exécutée et observée par tous ceux que la chose concerne. Le Ministre des Affaires étrangères et européennes, Jean Asselborn Le Ministre de lâÃconomie, Ãtienne Schneider Château de Berg, le 15 mars 2018. Henri Doc. parl. 7178 ; sess. ord. 2016-2017 et 2017-2018. ACCORD ENTRE LE GOUVERNEMENT DU ROYAUME DE BELGIQUE LE GOUVERNEMENT DU GRAND-DUCHà DE LUXEMBOURG LE GOUVERNEMENT DE LA RÃPUBLIQUE FRANÃAISE ET LE GOUVERNEMENT DU ROYAUME DES PAYS-BAS RELATIF à LA COOPÃRATION EN MATIÃRE DE DÃFENSE AÃRIENNE CONTRE LES MENACES AÃRIENNES NON MILITAIRES LE GOUVERNEMENT DU ROYAUME DE BELGIQUE, LE GOUVERNEMENT DU GRAND-DUCHE DE LUXEMBOURG, LE GOUVERNEMENT DE LA REPUBLIQUE FRANÃAISE, ET LE GOUVERNEMENT DU ROYAUME DES PAYS-BAS, CI-APRES DENOMMES « LES PARTIES », CONSIDERANT les dispositions du Traité de lâAtlantique Nord, signé à Washington le 4 avril 1949 ; CONSIDERANT la Convention entre les Etats Parties au Traité de lâAtlantique Nord sur le statut de leurs forces, signée à Londres le 19 juin 1951, ci-après dénommée « SOFA OTAN » ; CONSIDERANT la Convention relative à lâaviation civile internationale, signée à Chicago le 7 décembre 1944 ; CONSIDERANT lâAccord de sécurité relatif aux échanges dâinformations protégées entre le Gouvernement du Royaume de Belgique et le Gouvernement de la République française, signé à Bruxelles le 19 juillet 1974 ; CONSIDERANT lâAccord entre le Gouvernement du Royaume des Pays-Bas et le Gouvernement de la République française relatif aux échanges dâinformations protégées et classifiées, signé à Paris le 28 juillet 1992 ; CONSIDERANT lâAccord entre le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg et le Gouvernement de la République française concernant lâéchange et la protection réciproque des informations classifiées, signé à Luxembourg le 24 février 2006 ; CONSIDERANT la Décision-cadre du Conseil du 13 juin 2002 relative à la lutte contre le terrorisme (2002/475/JAI) ; CONSIDERANT le Règlement (CE) n° 549/2004 du Parlement européen et du Conseil du 10 mars 2004 fixant le cadre pour la réalisation du ciel unique européen et le Règlement (CE) n° 1070/2009 du Parlement européen et du Conseil du 21 octobre 2009 modifiant les Règlements (CE) n° 549/2004 , (CE) n° 550/2004 , (CE) n° 551/2004 et (CE) n° 552/2004 afin dâaccroître les performances et la viabilité du système aéronautique européen ; CONSIDERANT la Déclaration sur la lutte contre le terrorisme adoptée par les chefs d'Ãtat et de gouvernement des Ãtats membres de lâUnion européenne à lâoccasion du sommet européen de Bruxelles, le 25 mars 2004 ; CONSIDERANT le Traité entre le Royaume de Belgique, la République fédérale dâAllemagne, le Royaume dâEspagne, la République française, le Grand-Duché de Luxembourg, le Royaume des Pays-Bas et la République dâAutriche relatif à lâapprofondissement de la coopération transfrontalière, notamment en vue de lutter contre le terrorisme, la criminalité transfrontalière et la migration illégale, signé à Prüm, le 27 mai 2005 ; CONSIDERANT lâAccord entre le Royaume de Belgique, le Royaume des Pays-Bas et le Grand-Duché de Luxembourg relatif à lâintégration de la sûreté aérienne pour répondre aux menaces posées par des aéronefs non militaires ( Renegade ), signé à La Haye le 4 mars 2015 ; SOULIGNANT lâimportance stratégique de lâespace aérien pour la sécurité de chacune des Parties et de ses voisins ; SOUCIEUX de définir un cadre juridique approprié à leur coopération transfrontalière en matière de défense aérienne contre les menaces aériennes non militaires ; SONT CONVENUS DES DISPOSITIONS SUIVANTES : ARTICLE I DEFINITIONS 1. La « zone dâintérêt mutuel » est définie comme la zone composée de lâespace aérien souverain du Royaume de Belgique, du Grand-Duché de Luxembourg, de la République française et du Royaume des Pays-Bas, à lâexclusion de lâespace aérien situé au-dessus des territoires français autres que métropolitains et au-dessus des parties caribéennes du Royaume des Pays-Bas. 2. La « menace aérienne non militaire » est définie, dans le cadre du présent Accord, comme une menace émanant dâun aéronef civil avec ou sans pilote à bord suspecté dâêtre victime dâune prise de contrôle hostile ou dâêtre utilisé à des fins hostiles. 3. Les « mesures générales de sûreté aérienne » sont définies, dans le cadre du présent Accord, comme lâidentification et la classification, effectuées par les centres nationaux de détection et de contrôle (CDC). 4. Les « mesures actives de sûreté aérienne » sont définies, dans le cadre du présent Accord, comme : a) lâinterrogation, qui comprend lâidentification visuelle, électronique et/ou par radio dâun aéronef et la surveillance dâun aéronef ; b) lâescorte, qui comprend lâescorte de lâaéronef et lâévaluation de sa conduite ; c) lâintervention, qui comprend la contrainte dâitinéraire, lâinterdiction de survol et lâarraisonnement ; d) le tir de semonce au moyen de leurres infrarouges. En sont exclus, le tir de semonce autre quâau moyen de leurres infrarouges et le tir de destruction. 5. La « Partie dâenvoi » est définie comme la Partie dâappartenance de lâaéronef militaire mis en Åuvre dans le cadre du présent Accord dans la partie de la zone dâintérêt mutuel située dans lâespace aérien des autres Parties. Aux fins du présent Accord, la Partie luxembourgeoise n'est pas considérée comme une Partie dâenvoi. 6. La « Partie dâaccueil » est définie comme la Partie dans lâespace aérien de laquelle intervient un aéronef militaire dâune autre Partie, au titre du présent Accord. Aux fins du présent Accord, la Partie néerlandaise nâest pas considérée comme une Partie dâaccueil. 7. Le « TACON » (contrôle tactique) : est défini comme lâautorité déléguée à un commandement sur des forces ou des commandements qui lui sont affectés ou rattachés, ou sur des capacités ou des forces militaires mises à disposition pour la mission. Il se limite à des instructions détaillées et au contrôle des mouvements ou des manÅuvres à lâintérieur de la zone dâintérêt mutuel nécessaires à lâaccomplissement des missions ou des tâches assignées. ARTICLE II OBJET Le présent Accord fixe le cadre juridique de la coopération transfrontalière entre les Parties dans le domaine de la défense aérienne contre les menaces aériennes non militaires. Cette coopération vise à : a) améliorer les capacités dâintervention des Parties vis-à -vis des menaces posées par des aéronefs non militaires franchissant les frontières entre la République française et le Royaume de Belgique ou entre la République française et le Grand-Duché de Luxembourg ; b) faciliter lâéchange systématique dâinformations, permettant à chacune des Parties dâavoir une meilleure connaissance de la situation aérienne générale. ARTICLE III CHAMP DâAPPLICATION 1. Le présent Accord est applicable à lâensemble des moyens militaires des Parties concourant aux missions de défense aérienne, nécessaires à lâapplication des mesures de sûreté aérienne telles que définies à l'article I, paragraphes 3 et 4, et dans le cadre dâopérations visant à répondre aux menaces aériennes non militaires dans la zone dâintérêt mutuel telle que définie à lâarticle I, paragraphe 1. 2. Dans le cadre du présent Accord, les aéronefs militaires de la Partie française ne pénètrent pas dans lâespace aérien du Royaume des Pays-Bas. ARTICLE IV SOUVERAINETE La coopération prévue par le présent Accord sâeffectue dans le respect de la souveraineté et des compétences respectives des Parties et dans le respect de leurs obligations internationales respectives. ARTICLE V DISPOSITIONS OPERATIONNELLES 1. Dans le cadre du présent Accord, les Parties dâenvoi sâefforcent de : a) surveiller les approches aériennes de la zone dâintérêt mutuel en exécutant les mesures de sûreté aérienne définies à lâarticle I, paragraphes 3 et 4, sous a) et b), du présent Accord ; b) fournir aux autorités gouvernementales et au commandement militaire des Parties toutes les informations pertinentes sur la situation aérienne leur permettant de prendre les décisions appropriées ; c) sous réserve de lâarticle III, paragraphe 2, répondre à une menace aérienne non militaire intervenant dans la zone dâintérêt mutuel, en exécutant les mesures de sûreté aérienne définies à lâarticle I, paragraphe 4, du présent Accord. 2. a) La Partie belge transfère les informations pertinentes à la Partie luxembourgeoise. b) Sans préjudice de lâautorisation donnée par la Partie luxembourgeoise conformément à lâAccord entre le Royaume de Belgique, le Royaume des Pays-Bas et le Grand-Duché de Luxembourg concernant lâintégration de la sûreté aérienne en vue de répondre aux menaces posées par des aéronefs non militaires ( Renegade ), signé à La Haye le 4 mars 2015, la Partie belge assure le TACON sur les aéronefs militaires de la Partie dâenvoi situés dans lâespace aérien du Grand-Duché de Luxembourg. 3. a) Lorsque les aéronefs militaires de la Partie française sont dans lâimpossibilité de réagir de manière adéquate à une menace aérienne non militaire, les aéronefs militaires de la Partie belge, ou de la Partie néerlandaise lorsque celle-ci assure la sûreté de lâespace aérien des Parties belge et luxembourgeoise, peuvent prendre, dans lâespace aérien de la République française, toutes les mesures actives de sûreté aérienne définies à l'article I, paragraphe 4, du présent Accord. Dans ce cas, une coordination est établie entre les Parties française et belge, afin dâassurer le transfert du TACON des aéronefs militaires impliqués, du CDC belge vers le CDC français. Quand la Partie néerlandaise assure la sûreté de lâespace aérien des Parties belge et luxembourgeoise, la Partie belge sâassure que la Partie néerlandaise est tenue informée des mesures actives de sûreté aérienne prises par les aéronefs militaires néerlandais. La coordination entre les Parties néerlandaise et française est établie via le CDC belge. b) La décision prise par la Partie belge dâenvoi dâun aéronef militaire de la Partie belge, ou de la Partie néerlandaise lorsque celle-ci assure la sûreté de lâespace aérien des Parties belge et luxembourgeoise, dans la partie de la zone dâintérêt mutuel située dans lâespace aérien de la République française, est soumise à autorisation de la Partie française. Une fois cette autorisation accordée, toutes les mesures actives de sûreté aérienne définies à lâarticle I, paragraphe 4, du présent Accord peuvent être exécutées, sur ordre de la Partie française. 4. a) Lorsque les aéronefs militaires de la Partie belge, ou de la Partie néerlandaise lorsque celle-ci assure la sûreté de lâespace aérien des Parties belge et luxembourgeoise, sont dans lâimpossibilité de réagir de manière adéquate à une menace aérienne non militaire, les aéronefs militaires de la Partie française peuvent prendre, dans lâespace aérien du Royaume de Belgique et du Grand-Duché de Luxembourg, toutes les mesures actives de sûreté aérienne telles que définies à l'article I, paragraphe 4, du présent Accord. Dans ce cas, une coordination est établie entre les Parties française et belge, afin dâassurer le transfert du TACON des aéronefs militaires impliqués, du CDC français vers le CDC belge. b) La décision prise par la Partie française dâenvoi dâun aéronef militaire de la Partie française dans la partie de la zone dâintérêt mutuel située dans lâespace aérien du Royaume de Belgique ou du Grand-Duché de Luxembourg est soumise à lâautorisation respective des Parties belge ou luxembourgeoise. Une fois cette autorisation accordée, toutes les mesures actives de sûreté aérienne définies à l'article I, paragraphe 4, du présent Accord peuvent être exécutées sur ordre, respectivement, de la Partie belge ou de la Partie luxembourgeoise. 5. Chaque Partie dâenvoi peut à tout moment rétablir le contrôle national sur ses aéronefs militaires. Lorsque la Partie dâenvoi prend cette décision, ses aéronefs militaires regagnent immédiatement leur espace aérien national. Les aéronefs militaires repassant sous contrôle national alors quâils sont dans lâespace aérien dâune autre Partie nâexécutent aucune mesure active de sûreté. ARTICLE VI MESURES DE SURETE, DE SECURITE ET DE PROTECTION ENVIRONNEMENTALE 1. Dans le cadre des missions prévues à lâarticle V, paragraphes 3 et 4, du présent Accord, les aéronefs de la Partie dâenvoi peuvent se déplacer dans lâespace aérien de la Partie dâaccueil et se poser sur son territoire si nécessaire, chargés de leurs armements et de leurs munitions. Tout mouvement terrestre de membres des forces armées de la Partie dâenvoi sur le territoire de la Partie dâaccueil est effectué dans le respect des lois et des règlements applicables de la Partie dâaccueil. 2. La sécurité technique du matériel, des armes, des munitions et des aéronefs militaires présents dans lâespace aérien ou sur le territoire de la Partie dâaccueil dans le cadre dâune mission prévue par le présent Accord est assurée par la Partie dâenvoi. 3. Dans le cadre du présent Accord, la Partie dâenvoi respecte les consignes de sécurité et de protection de lâenvironnement en vigueur dans lâespace aérien et sur le territoire de la Partie dâaccueil, ainsi que les consignes de sécurité concernant ses armes, munitions et aéronefs. ARTICLE VII MESURES DâEXECUTION Des arrangements techniques de mise en Åuvre du présent Accord peuvent être conclus entre les autorités appropriées. ARTICLE VIII DISPOSITIONS FINANCIERES Chaque Partie prend en charge toutes les dépenses de ses forces armées liées à la mise en Åuvre du présent Accord. De telles dépenses sont couvertes par les autorisations budgétaires nationales ordinaires pour de telles activités. ARTICLE IX DOMMAGES ET RECLAMATIONS 1. a) Chaque Partie renonce à toute demande dâindemnité à lâencontre des autres Parties au titre des blessures ou décès de tout membre de ses forces armées et des dommages causés à ses biens utilisés par ses forces armées résultant de tout acte ou omission dans lâexercice des fonctions officielles en rapport avec le présent Accord. b) La disposition précédente ne sâapplique pas en cas de faute lourde ou intentionnelle. Par faute lourde, il convient dâentendre lâerreur grossière ou la négligence grave. Par faute intentionnelle, il convient dâentendre la faute commise avec lâintention délibérée de son auteur de causer un préjudice. 2. Les demandes en réparation pour des dommages, blessures ou décès subis par des tiers dans le cadre de la mise en Åuvre du présent Accord sont traitées conformément aux lois et règlementations nationales et internationales en vigueur. Afin de compenser les dommages, blessures ou décès causés aux tiers dans le cadre de la mise en Åuvre du présent Accord, les Parties concernées peuvent proposer aux tiers une indemnisation « ex gratia », dont le montant total est partagé à parts égales entre les Parties dâenvoi et dâaccueil sans reconnaissance préjudicielle de responsabilité. Dans ce cas, la Partie dans lâespace aérien ou sur le territoire de laquelle ont été causés les dommages, blessures ou décès, peut proposer le montant à payer pour cette indemnisation « ex gratia ». ARTICLE X ENQUETE SUR LES INCIDENTS ET ACCIDENTS AERIENS 1. a) Dans le cadre du présent Accord, en cas dâincident ou dâaccident aérien survenant dans lâespace aérien de la République française et dans lequel est impliqué un aéronef militaire de la Partie belge ou de la Partie néerlandaise lorsque celle-ci assure la sûreté de lâespace aérien des Parties belge et luxembourgeoise, les experts militaires de la Partie à laquelle cet aéronef appartient sont autorisés à siéger au sein de la commission dâenquête mise en place par la Partie française au sujet de lâincident ou de lâaccident aérien. b) Dans le cadre du présent Accord, en cas dâincident ou dâaccident aériens survenant dans lâespace aérien du Royaume de Belgique ou du Grand-Duché de Luxembourg et dans lequel est impliqué un aéronef militaire de la Partie française, les experts militaires de la Partie française sont autorisés à siéger au sein de la commission dâenquête mise en place par les Parties belge ou luxembourgeoise au sujet de lâincident ou de lâaccident aérien. 2. Lâenquête technique se déroule conformément aux instruments suivants, dans la limite de leurs champs dâapplication respectifs : a) Annexe XIII de la Convention relative à l'aviation civile internationale, signée à Chicago le 7 décembre 1944 ; b) Accords de standardisation (STANAG) établis au sein de lâOrganisation du Traité de lâAtlantique Nord relatifs aux enquêtes de sécurité et aux notifications dâaccident / incident aériens impliquant des aéronefs militaires et/ou des missiles. ARTICLE XI REGLEMENT DES DIFFERENDS Les différends susceptibles de naître de lâexécution ou de lâinterprétation du présent Accord sont réglés par voie de consultations entre les Parties. ARTICLE XII ENTREE EN VIGUEUR, AMENDEMENTS ET TERMINAISON 1. Le présent Accord entre en vigueur le premier jour du deuxième mois suivant la date à laquelle les Parties ont notifié au dépositaire lâaccomplissement des procédures nationales requises pour son entrée en vigueur. 2. Le présent Accord peut être amendé à tout moment par accord mutuel écrit entre les Parties. Les amendements entrent en vigueur conformément à la procédure visée à lâarticle XII, paragraphe 3. Le présent Accord est conclu pour une durée initiale de dix (10) ans. Il est ensuite reconduit tacitement pour des durées successives dâun an. 4. Nonobstant lâArticle XII, paragraphe 3, le présent Accord peut être dénoncé à tout moment par consentement mutuel écrit entre les Parties. 5. Nonobstant lâArticle XII, paragraphe 3, chaque Partie peut à tout moment se retirer du présent Accord en adressant au dépositaire, au moins cent quatre-vingt (180) jours à lâavance, une notification écrite lâavertissant de son intention de se retirer. 6. La fin ou le retrait du présent Accord nâaffecte pas les obligations nées ou contractées, au titre de lâAccord, pendant la durée de son application. ARTICLE XIII APPLICATION PROVISOIRE 1. Chaque Partie peut déclarer quâelle appliquera provisoirement les stipulations du présent Accord, en adressant au dépositaire une notification écrite à cet effet. Cette application provisoire prendra effet, uniquement entre les Parties ayant effectué cette déclaration, à compter de la date de réception de la dernière notification. 2. Chaque Partie peut à tout moment notifier par écrit au dépositaire son intention de mettre fin à lâapplication provisoire du présent Accord. ARTICLE XIV DEPOSITAIRE 1. Le dépositaire du présent Accord enregistre le texte auprès de lâOrganisation des Nations Unies, conformément à lâarticle 102 de la Charte des Nations Unies. 2. La Partie belge est dépositaire du présent Accord dont elle fournit des copies certifiées conformes à chacune des autres Parties. ARTICLE XV APPLICATION TERRITORIALE En ce qui concerne le Royaume des Pays-Bas, le présent Accord ne sâapplique quâà la partie européenne du Royaume des Pays-Bas. En ce qui concerne la Partie française, le présent Accord ne sâapplique quâau territoire métropolitain de la République française. EN FOI DE QUOI , les soussignés, dûment autorisés par leur Gouvernements respectifs, ont signé le présent Accord. FAIT A Bruxelles, le 16 février 2017 en un (1) exemplaire original, en langues française et néerlandaise, les deux versions faisant également foi. POUR LE GOUVERNEMENT DU ROYAUME DE BELGIQUE Monsieur Steven VANDEPUT Ministre de la Défense POUR LE GOUVERNEMENT DU ROYAUME DES PAYS-BAS Madame Jeanine A. HENNIS- PLASSCHAERT Ministre de la Défense â POUR LE GOUVERNEMENT DU GRAND-DUCHE DE LUXEMBOURG Monsieur Ãtienne SCHNEIDER Ministre de la Défense â â POUR LE GOUVERNEMENT DE LA REPUBLIQUE FRANÃAISE Monsieur Jean-Yves LE DRIAN Ministre de la Défense â â
Provision text is displayed from LexChat’s stored statute record. Use the official source links to verify amendments, commencement, and current legal force.
Ask AI about this statute
Loi du 15 mars 2018 portant approbation de l’Accord entre le Gouvernement du Royaume de Belgique, le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg, le Gouvernement de la République française et le Gouvernement du Royaume des Pays-Bas relatif à la coopération en matière de défense aérienne contre les menaces aériennes non militaires, fait à Bruxelles, le 16 février 2017.
Sign in to ask AI about this statute
Sign in to start authenticated, citation-grounded statute research.
Sign in