Loi du 10 août 2018 modifiant :\n1° le Code de procédure pénale ;\n2° la loi modifiée du 7 mars 1980 sur l’organisation judiciaire ;\n3° la loi modifiée du 12 novembre 2004 relative à la lutte contre le blanchiment et contre le financement du terrorisme ;\n4° la loi modifiée du 25 mars 2015 fixant le régime des traitements et les conditions et modalités d’avancement des fonctionnaires de l’État\nafin de porter organisation de la Cellule de renseignement financier (CRF).
This law amends several Luxembourg laws to reorganize the Financial Intelligence Unit (CRF).
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- Jurisdiction
- Luxembourg
- Instrument
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- Citation
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This law amends several Luxembourg laws to reorganize the Financial Intelligence Unit (CRF). Cette disposition accorde des indemnités non pensionnables et une prime de risque non pensionnable à certaines catégories de magistrats et de personnel de l’État, selon leur fonction ou leur affectation.
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Provisions of Loi du 10 août 2018 modifiant :\n1° le Code de procédure pénale ;\n2° la loi modifiée du 7 mars 1980 sur l’organisation judiciaire ;\n3° la loi modifiée du 12 novembre 2004 relative à la lutte contre le blanchiment et contre le financement du terrorisme ;\n4° la loi modifiée du 25 mars 2015 fixant le régime des traitements et les conditions et modalités d’avancement des fonctionnaires de l’État\nafin de porter organisation de la Cellule de renseignement financier (CRF).
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AI-assisted research summary: This law amends several Luxembourg laws to reorganize the Financial Intelligence Unit (CRF).
Le contenu de la version HTML du Journal officiel luxembourgeois est identique à la version PDF. Loi du 10 août 2018 modifiant : 1° le Code de procédure pénale ; 2° la loi modifiée du 7 mars 1980 sur lâorganisation judiciaire ; 3° la loi modifiée du 12 novembre 2004 relative à la lutte contre le blanchiment et contre le financement du terrorisme ; 4° la loi modifiée du 25 mars 2015 fixant le régime des traitements et les conditions et modalités dâavancement des fonctionnaires de lâÃtat afin de porter organisation de la Cellule de renseignement financier (CRF). Nous Henri, Grand-Duc de Luxembourg, Duc de Nassau, Notre Conseil dâÃtat entendu ; De lâassentiment de la Chambre des Députés ; Vu la décision de la Chambre des Députés du 25 juillet 2018 et celle du Conseil dâÃtat du 27 juillet 2018 portant quâil nây a pas lieu à second vote ; Avons ordonné et ordonnons : â Art. I er . Le Code de procédure pénale est modifié comme suit : 1. Lâarticle 23, paragraphe 3, est abrogé. 2. Lâarticle 26-2 est abrogé. â Art. II. La loi modifiée du 7 mars 1980 sur lâorganisation judiciaire est modifiée comme suit : 1. Les alinéas deux et suivants de lâarticle 13 bis sont supprimés. 2. à la suite de lâarticle 74, il est inséré un paragraphe 2 bis nouveau comportant les articles 74-1 à 74-6 nouveaux, rédigé comme suit : â «     2 bis .-De la Cellule de renseignement financier I. - Dispositions générales Art. 74-1. Il est institué sous la surveillance administrative du procureur général dâÃtat une Cellule de renseignement financier, en abrégé « CRF », qui a compétence pour remplir les missions inscrites aux articles 74-3 à 74-7. La CRF comprend un substitut principal, deux premiers substituts et trois substituts. La CRF est placée sous la direction du substitut principal qui porte le titre de « directeur de la Cellule de renseignement financier ». Les deux premiers substituts remplacent le directeur de la Cellule de renseignement financier en son absence suivant leur rang dâancienneté et portent le titre de « directeur adjoint de la Cellule de renseignement financier ». La CRF est opérationnellement indépendante et autonome. Elle a lâautorité et la capacité nécessaires dâexercer librement ses fonctions, y compris celle de décider dâune manière autonome dâanalyser, de demander et de disséminer des informations spécifiques aux services et autorités compétents en matière de lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme. II. - Compétences et pouvoirs Art. 74-2. (1) La CRF est l'autorité nationale qui a pour mission de recevoir et dâanalyser les déclarations dâopérations suspectes et les autres informations concernant des faits suspects susceptibles de relever du blanchiment, des infractions sous-jacentes associées ou du financement du terrorisme. (2) La CRF a également pour mission de disséminer, spontanément et sur demande, aux autorités compétentes visées par lâarticle 2-1 de la loi modifiée du 12 novembre 2004 relative à la lutte contre le blanchiment et contre le financement du terrorisme et aux autorités judiciaires, le résultat de ses analyses ainsi que toute autre information pertinente, lorsquâil existe des motifs raisonnables de suspecter un blanchiment, une infraction sous-jacente associée ou un financement du terrorisme. Dans la mesure du possible, la dissémination spontanée des informations est faite de manière sélective, de façon à permettre aux services et autorités récipiendaires de se concentrer sur les cas et informations pertinents pour lâaccomplissement de leurs missions respectives. (3) Les infractions sous-jacentes associées sont les infractions visées à lâarticle 506-1, point 1), du Code pénal et à lâarticle 8 , paragraphe 1, lettres a) et b), de la loi modifiée du 19 février 1973 concernant la vente de substances médicamenteuses et la lutte contre la toxicomanie. (4) Les déclarations dâopérations suspectes et les autres informations visées au paragraphe 1, comprennent celles qui sont transmises à la CRF : 1° par les professionnels soumis à la lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme, en application de lâarticle 5, paragraphe 1 er , a) de la loi modifiée du 12 novembre 2004 relative à la lutte contre le blanchiment et contre le financement du terrorisme ; 2° par toute autorité constituée, tout officier public ou fonctionnaire, ainsi que tout salarié ou agent chargés dâune mission de service public, quâil soit engagé ou mandaté en vertu de dispositions de droit public ou de droit privé, qui est tenu dâinformer sans délai, de sa propre initiative, la CRF lorsquâil sait, soupçonne ou a de bonnes raisons de soupçonner quâun blanchiment ou un financement du terrorisme est en cours, a eu lieu, ou a été tenté, notamment en raison de la personne concernée, de son évolution, de lâorigine des avoirs, de la nature, de la finalité ou des modalités de lâopération, et de fournir promptement à la CRF tous les renseignements, procès-verbaux et actes qui y sont relatifs, et cela nonobstant toute règle de confidentialité ou de secret professionnel lui étant applicable le cas échéant. (5) La fonction d'analyse de la CRF revêt deux aspects : 1° lâanalyse opérationnelle centrée sur des cas individuels et des objectifs spécifiques ou sur des informations appropriées sélectionnées, en fonction du type et du volume d'informations reçues et de l'utilisation des informations qui en est escomptée après leur dissémination ; et 2° lâanalyse stratégique portant sur les tendances et les formes du blanchiment et du financement du terrorisme. Art. 74-3. (1) La CRF assure un retour dâinformation au déclarant sur la pertinence des déclarations et informations reçues et la suite réservée à celles-ci. (2) La CRF établit un rapport dâactivité annuel comprenant notamment : 1° des statistiques concernant le nombre de déclarations dâopérations suspectes et les suites données à ces déclarations ; 2° un recensement des typologies et des tendances en matière de blanchiment ou de financement du terrorisme ; 3° des informations concernant les activités de la CRF. (3) La CRF veille, en collaboration avec les autorités de contrôle, les organismes dâautorégulation ou les associations de professionnels concernées, à une bonne connaissance des lois, règlements et recommandations sâappliquant aux personnes soumises aux dispositions régissant la lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme en vue dâassurer lâapplication de la loi et une coopération adéquate avec les autorités. III. - Coopération nationale Art. 74-4. (1) La CRF donne suite aux demandes motivées d'informations faites par les autorités compétentes visées par lâarticle 2-1 de la loi modifiée du 12 novembre 2004 relative à la lutte contre le blanchiment et contre le financement du terrorisme et les autorités judiciaires. (2) Lorsqu'il existe des raisons objectives de supposer que la communication de ces informations aurait un impact négatif sur des enquêtes ou des analyses en cours ou, dans des circonstances exceptionnelles, lorsque leur divulgation serait manifestement disproportionnée par rapport aux intérêts légitimes d'une personne physique ou morale ou ne serait pas pertinente par rapport aux finalités pour lesquelles elle a été demandée, la CRF n'est pas tenue de donner suite à la demande d'informations. La CRF ne peut refuser la communication dâinformations et de pièces aux parquets que si celles-ci ont été obtenues dâune CRF étrangère qui sâoppose à leur dissémination. (3) Les autorités compétentes visées par lâarticle 2-1 de la loi modifiée du 12 novembre 2004 relative à la lutte contre le blanchiment et contre le financement du terrorisme et les autorités judiciaires fournissent à la CRF un retour d'information sur l'utilisation qui a été faite des informations transmises conformément au présent article et sur les résultats des enquêtes ou inspections menées sur la base de ces informations. IV. - Coopération internationale Art. 74-5. (1) La CRF peut échanger, spontanément ou sur demande, avec une CRF étrangère, quel que soit son statut, toutes les informations et pièces susceptibles dâêtre pertinentes pour le traitement ou lâanalyse dâinformations en lien avec le blanchiment, les infractions sous-jacentes associées ou le financement du terrorisme et la personne physique ou morale en cause, même si la nature de lâinfraction sous-jacente associée nâest pas identifiée au moment de lâéchange. Sont visées les données à caractère personnel et les autres informations et pièces dont elle dispose ainsi que celles quâelle peut obtenir spontanément en vertu de lâarticle 74-3, paragraphe 4, et, sur demande, en vertu de lâarticle 5, paragraphe 1 er , b) de la loi modifiée du 12 novembre 2004 relative à la lutte contre le blanchiment et contre le financement du terrorisme. (2) La demande de coopération dâune CRF étrangère décrit les faits pertinents et leur contexte et fournit les raisons de la demande et des indications sur la manière dont les informations seront utilisées. La CRF peut convenir avec une ou plusieurs CRF étrangères dâun mode automatique ou structuré dâéchange dâinformations. (3) Pour répondre, en temps utile, aux demandes de coopération dâune CRF étrangère, la CRF peut utiliser tous les pouvoirs dont elle dispose, y compris, si elle lâestime opportun, celui de demander des informations supplémentaires en application de lâarticle 5, paragraphe 1 er , lettre b) de la loi modifiée du 12 novembre 2004 relative à la lutte contre le blanchiment et contre le financement du terrorisme. (4) La CRF ne peut refuser dâéchanger des informations et pièces avec une CRF dâun Ãtat membre de lâUnion européenne quâà titre exceptionnel, lorsque lâéchange est susceptible dâêtre contraire aux principes fondamentaux du droit national. Tout refus est motivé. (5) La CRF peut refuser dâéchanger des informations et pièces avec une CRF dâun pays tiers à lâUnion européenne dans les cas suivants : 1° lâéchange nâentre pas dans le champ dâapplication des dispositions en matière de lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme ; 2° lâéchange est susceptible dâentraver une enquête ou une procédure en cours ; 3° lâéchange est manifestement disproportionné par rapport aux intérêts légitimes dâune personne physique ou morale ; 4° lâéchange est de nature à porter atteinte à la souveraineté, à la sécurité, à lâordre public ou à dâautres intérêts essentiels du Grand-Duché de Luxembourg, ou contraire aux autres principes fondamentaux du droit national ; 5° la CRF requérante nâest pas en mesure de protéger efficacement les informations ou pièces. Tout refus est motivé. (6) Lâéchange dâinformations et de pièces ne peut être refusé pour le motif que la demande de coopération porte également sur des questions fiscales. (7) Les différences existant entre les droits nationaux en ce qui concerne la définition des infractions fiscales pénales n'entravent pas la capacité de la CRF d'échanger des informations et des pièces ou d'apporter son aide à une CRF dâun Ãtat membre de lâUnion européenne dans la plus grande mesure possible en vertu du droit national. (8) La CRF peut subordonner la communication des informations et pièces à une CRF étrangère à la condition quâelles soient uniquement utilisées aux fins pour lesquelles elles ont été demandées ou fournies, sauf autorisation préalable et expresse par la CRF de les utiliser à dâautres fins. (9) La CRF peut autoriser une CRF étrangère à transmettre les informations et pièces à dâautres autorités soit aux fins pour lesquelles elles ont été demandées ou fournies soit à dâautres fins. La CRF peut subordonner lâautorisation de dissémination des informations et pièces à une autorité étrangère à la condition que les informations et pièces soient utilisées seulement à des fins dâenquête ou pour servir de motivation à une demande dâentraide judiciaire en matière pénale visant à obtenir les éléments de preuve à lâappui des informations échangées. Lâautorisation de dissémination peut être refusée dans les mêmes conditions que celles prévues au paragraphe 5. La CRF ne peut autoriser lâutilisation des informations et pièces dans une procédure judiciaire, en mentionnant la CRF comme source de ces informations et pièces et en incluant des communications avec la CRF en tant que pièce jointe à cette procédure, quâavec lâautorisation préalable expresse du procureur général dâÃtat. Celui-ci peut refuser leur utilisation à des fins judiciaires dans les conditions précitées sur base des motifs prévus à lâarticle 3 de la loi modifiée du 8 août 2000 sur lâentraide judiciaire en matière pénale. (10) Sur demande, la CRF assure un retour dâinformations vers la CRF étrangère quant à lâusage des informations et pièces fournies par cette dernière et quant au résultat de lâanalyse conduite sur la base de ces informations. (11) La CRF, représentée par son directeur, peut négocier et signer des accords de coopération fixant les modalités pratiques de lâéchange dâinformations et de pièces. (12) La CRF et Europol peuvent échanger toutes informations relatives aux analyses qui relèvent des missions dâEuropol telles que définies au règlement (UE) 2016/794 du Parlement européen et du Conseil du 11 mai 2016 relatif à l'Agence de l'Union européenne pour la coopération des services répressifs (Europol) et remplaçant et abrogeant les décisions du Conseil 2009/371/JAI, 2009/934/JAI, 2009/935/JAI, 2009/936/JAI et 2009/968/JAI. V. - Accès aux systèmes de traitement électronique de données et aux autres informations Art. 74-6. Dans le cadre de lâexercice de sa mission, la CRF a un accès direct aux données, en matière pénale, traitées par les autorités judiciaires, au bulletin N° 1 du casier judiciaire et aux banques de données visées à lâarticle 48-24 du Code de procédure pénale . La CRF peut accéder, sur demande sommairement motivée, aux informations et pièces des dossiers dâenquête et dâinstruction, en cours ou clôturés. La CRF peut accéder, sur simple demande, aux informations administratives et financières nécessaires pour remplir ses missions, détenues par toute autre administration publique. â â â â â      » « 3. Lâarticle 181 est modifié comme suit : â «    Â
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Art. 181.
AI-assisted research summary: Cette disposition accorde des indemnités non pensionnables et une prime de risque non pensionnable à certaines catégories de magistrats et de personnel de l’État, selon leur fonction ou leur affectation.
Art. 181. Il est accordé une indemnité non pensionnable : 1° de cinquante points indiciaires au magistrat qui est délégué par le procureur général dâÃtat pour la surveillance des établissements pénitentiaires ; 2° de quarante points indiciaires aux magistrats qui sont affectés à la CRF ; 3° de quarante points indiciaires aux magistrats des parquets qui assurent le service de permanence, pendant la période de leur affectation régulière à ce service ; 4° de quarante points indiciaires au juge dâinstruction directeur et aux juges dâinstruction ; 5° de quarante points indiciaires aux conseillers siégeant à la chambre de lâapplication des peines ; 6° de trente points indiciaires aux greffiers employés affectés aux cabinets des juges dâinstruction. Les fonctionnaires, employés et salariés de lâÃtat affectés ou détachés au Service central dâassistance sociale bénéficient dâune prime de risque non pensionnable de vingt points indiciaires. La valeur numérique des points indiciaires est déterminée conformément aux règles fixées par la législation en matière de traitements des fonctionnaires de lâÃtat. » â â â â â      » â Art. III. La loi modifiée du 12 novembre 2004 relative à la lutte contre le blanchiment et contre le financement du terrorisme est modifiée comme suit : 1. Lâarticle I er est complété par un paragraphe 1 bis de la teneur suivante : â 1 bis Par « infraction sous-jacente associée » sont désignées les infractions visées à lâarticle 506-1, point 1), du Code pénal et à lâarticle 8, paragraphe 1, lettres a) et b), de la loi modifiée du 19 février 1973 concernant la vente de substances médicamenteuses et la lutte contre la toxicomanie. â â â â â 2. à lâarticle 5, le paragraphe 1 er est modifié comme suit : a) à lâalinéa 2, phrase liminaire, les termes â  « des autorités de surveillance ou de tutelle respectives en la matière, » â sont remplacés par ceux de â  « des autorités de contrôle ou des organismes dâautorégulation, » â . b) à lâalinéa 2, lettre a), les termes â  « de bonnes raisons de soupçonner quâun blanchiment ou un financement du terrorisme » â sont remplacés par ceux de â  « des motifs raisonnables de soupçonner quâun blanchiment, une infraction sous-jacente associée ou un financement du terrorisme » â . c) à la lettre a), il est inséré après lâalinéa 1 er un alinéa 2 nouveau qui prend la teneur suivante : â «     Toutes les opérations suspectes, y compris les tentatives dâopérations suspectes doivent être déclarées, quel que soit leur montant. â â â â â      » d) Dans le dernier alinéa, les termes â  « Lâidentité des employés du professionnel ayant fourni les informations » â sont remplacés par ceux de â  « Lâidentité des professionnels, des dirigeants et des employés ayant fourni les informations » â . 3. à lâarticle 5, paragraphe 2, la référence à â  « lâarticle 4 » â est remplacée par une référence à â  « lâarticle 4, paragraphe 1 er  » â . 4. Lâarticle 5, paragraphe 3 est modifié comme suit : â «     (3) Les professionnels sont tenus de sâabstenir dâexécuter toute transaction quâils savent, soupçonnent ou ont des motifs raisonnables de soupçonner dâêtre liée à un blanchiment, à une infraction sous-jacente associée, ou à un financement du terrorisme avant dâen avoir informé la Cellule de renseignement financier conformément aux paragraphes 1 er et 1 bis et de sâêtre conformés à toute instruction particulière émanant de la Cellule de renseignement financier. La Cellule de renseignement financier peut donner lâinstruction de ne pas exécuter les opérations en rapport avec la transaction ou avec le client. Lorsquâil nâest pas possible de sâabstenir dâexécuter une transaction visée à lâalinéa 1 er  ou lorsque cela est susceptible dâentraver les efforts déployés pour poursuivre les bénéficiaires dâune opération suspecte, les professionnels concernés en informent ensuite sans délai la Cellule de renseignement financier. En cas dâinstruction verbale, cette communication doit être suivie dans les trois jours ouvrables dâune confirmation écrite. A défaut de confirmation écrite, les effets de lâinstruction cessent le troisième jour ouvrable à minuit. Le professionnel nâest pas autorisé à faire état de cette instruction à lâégard du client sans le consentement exprès préalable de la Cellule de renseignement financier. La Cellule de renseignement financier peut ordonner dâoffice et à tout moment la mainlevée totale ou partielle de lâordre de ne pas exécuter des opérations en vertu du de lâalinéa 1 er . â â â â â      » 5. à lâarticle 5, paragraphe 4, alinéa 2, les termes â  « ou, si le professionnel est un avocat, au bâtonnier de lâOrdre des avocats respectif » â sont ajoutés après les termes â  « autorités luxembourgeoises responsables de la lutte contre le blanchiment et contre le financement du terrorisme » â , et le terme â  « associée » â est inséré après les termes â  « de lâinfraction sous-jacente » â . 6. à lâarticle 5, paragraphe 5, alinéa 1 er , les termes â  « sont communiquées ou fournies » â sont remplacés par ceux de â  « sont, seront ou ont été communiquées ou fournies » â . 7. Lâarticle 5, paragraphe 5, alinéa 3 est remplacé par la disposition suivante : â « Lâinterdiction énoncée à lâalinéa 1 er ne sâapplique pas à la divulgation entre les établissements de crédit et les établissements financiers, ni entre ces établissements et leurs succursales et leurs filiales détenues majoritairement situées dans des pays tiers, à condition que ces succursales et filiales détenues majoritairement respectent pleinement les politiques et procédures définies à l'échelle du groupe, y compris les procédures en matière de partage d'informations au sein du groupe, conformément à lâarticle 4-1 ou à l'article 45 de la directive (UE) 2015/849 , et que les politiques et procédures définies à l'échelle du groupe respectent les exigences prévues dans la présente loi ou dans la directive (UE) 2015/849 . ». â â â â â 8. à lâarticle 5, paragraphe 5, alinéa 4, la référence à â  « la directive 2005/60/CE  » â est remplacée par une référence à â  « la directive (UE) 2015/849  » â . 9. à lâarticle 5, paragraphe 5, alinéa 5, la référence à â  « la directive 2005/60/CE  » â est remplacée par une référence à â  « la directive (UE) 2015/849  » â . 10. Lâarticle 5 est complété par un paragraphe 6 de la teneur suivante : â «     (6) Les informations concernant des soupçons selon lesquels des fonds proviennent d'un blanchiment, dâune infraction sous-jacente associée ou sont liés au financement du terrorisme qui ont été transmises à la CRF sont partagées au sein du groupe, sauf instruction contraire émanant de la CRF. â â â â â      » 11. à la suite de lâarticle 9-2 il est inséré un titre I-II nouveau, comprenant un article 9-3 nouveau, rédigés comme suit : â « TITRE I-II : -Recours contre lâinstruction de la Cellule de renseignement financier Art. 9-3. (1) Toute personne justifiant dâun droit sur les biens concernés par lâinstruction de la Cellule de renseignement financier de ne pas exécuter des opérations en vertu de lâarticle 5, paragraphe (3) et le professionnel concerné par cette instruction peuvent demander, par simple requête à la chambre du conseil du tribunal d'arrondissement de Luxembourg, la mainlevée de cette instruction. (2) La demande est communiquée dans les vingt-quatre heures suivant sa réception par le greffe de la chambre du conseil à la Cellule de renseignement financier ainsi qu'au procureur dâÃtat. (3) La Cellule de renseignement financier établit un rapport écrit et motivé justifiant lâinstruction prise en application de lâarticle 5, paragraphe 3, et le transmet au greffe de la chambre du conseil dans les cinq jours de la réception de la demande. Ce rapport est communiqué par le greffe de la chambre du conseil au procureur dâÃtat et au requérant. (4) La chambre du conseil peut demander ou autoriser un magistrat de la Cellule de renseignement financier à présenter oralement ses observations. (5) La chambre du conseil statue sur base du rapport transmis en vertu du paragraphe 3, des observations faites en application du paragraphe 4 et après avoir entendu le procureur dâÃtat et le requérant. (6) Lâordonnance de la chambre du conseil est susceptible dâappel par le procureur dâÃtat ou par le requérant dans les formes et délais prévus aux articles 133 et suivants du Code de procédure pénale  ». â â â â â â Art. IV. Lâarticle 8, paragraphe 4, de la loi modifiée du 25 mars 2015 fixant le régime des traitements et les conditions et modalités dâavancement des fonctionnaires de lâÃtat, est remplacé comme suit : â « (4) â a) â Le substitut du parquet général, le substitut affecté au parquet économique (grade M2) et le substitut affecté à la Cellule de renseignement financier (grade M2) bénéficient dâun avancement en traitement au grade M3 après trois années de grade. Le juge de paix, le juge de la jeunesse, le juge des tutelles, le premier juge et le premier substitut bénéficient dâun avancement en traitement au grade M4, deux années après avoir atteint le dernier échelon du grade M3. b) Pour les fonctionnaires nommés aux grades M2 et M3 nâayant pas bénéficié dâune nomination dans un grade hiérarchiquement supérieur repris aux annexes sous la rubrique « Magistrature » après au moins douze années de bons et loyaux services, les anciennes dispositions de lâarticle 8 VI. de la loi modifiée du 22 juin 1963 fixant le régime des traitements des fonctionnaires de lâÃtat restent applicables. Lâavancement en traitement visé par lâalinéa 1 er peut être accordé au fonctionnaire sur sa demande et sur avis du procureur général dâÃtat. Les dispositions du présent paragraphe ne sont pas applicables pour lâaccès aux grades de substitution prévus à lâarticle 16, paragraphe 5 ». â â â â â â Art. V. La présente loi entre en vigueur le 1 er novembre 2018. Mandons et ordonnons que la présente loi soit insérée au Journal officiel du Grand-Duché de Luxembourg pour être exécutée et observée par tous ceux que la chose concerne. Le Ministre de la Justice, Félix Braz Cabasson, le 10 août 2018. Henri Doc. parl. 7287 ; sess. ord. 2017-2018.
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