Loi du 31 mai 2021 portant approbation de la Convention sur la répression des actes illicites dirigés contre l’aviation civile internationale, faite à Beijing, le 10 septembre 2010.
This law approves the Beijing 2010 aviation safety convention for Luxembourg.
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Provisions of Loi du 31 mai 2021 portant approbation de la Convention sur la répression des actes illicites dirigés contre l’aviation civile internationale, faite à Beijing, le 10 septembre 2010.
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Loi du 31 mai 2021 portant approbation de la Convention sur la répression des actes illicites dirigés contre l’aviation civile internationale, faite à Beijing, le 10 septembre 2010.
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Le contenu de la version HTML du Journal officiel luxembourgeois est identique à la version PDF. Loi du 31 mai 2021 portant approbation de la Convention sur la répression des actes illicites dirigés contre lâaviation civile internationale, faite à Beijing, le 10 septembre 2010. Nous Henri, Grand-Duc de Luxembourg, Duc de Nassau, Notre Conseil dâÃtat entendu ; De lâassentiment de la Chambre des députés ;  Vu la décision de la Chambre des députés du 28 avril 2021 et celle du Conseil dâÃtat du 14 mai 2021 portant quâil nây a pas lieu à second vote ; Avons ordonné et ordonnons : â Article unique. Est approuvée la Convention sur la répression des actes illicites dirigés contre lâaviation civile internationale, faite à Beijing, le 10 septembre 2010. Mandons et ordonnons que la présente loi soit insérée au Journal officiel du Grand-Duché de Luxembourg pour être exécutée et observée par tous ceux que la chose concerne. Pour le Ministre des Affaires étrangères et européennes, Romain Schneider Ministre Le Ministre de la Mobilité et des Travaux publics, François Bausch Palais de Luxembourg, le 31 mai 2021. Henri Doc. parl. 7560 ; sess. ord. 2019-2020 et 2020-2021. â CONVENTION SUR LA RÃPRESSION DES ACTES ILLICITES DIRIGÃS CONTRE LâAVIATION CIVILE INTERNATIONALE LES ÃTATS PARTIES à LA PRÃSENTE CONVENTION, PROFONDÃMENT PRÃOCCUPÃS par le fait que les actes illicites dirigés contre lâaviation civile compromettent la sécurité et la sûreté des personnes et des biens, gênent sérieusement lâexploitation des services aériens, des aéroports et de la navigation aérienne, et minent la confiance des peuples du monde dans la conduite sûre et ordonnée de lâaviation civile pour tous les Ãtats, RECONNAISSANT que les nouveaux types de menaces contre lâaviation civile exigent de nouveaux efforts concertés et de nouvelles politiques de coopération de la part des Ãtats, et CONVAINCUS que, pour mieux faire face à ces menaces, il est urgent de renforcer le cadre juridique de la coopération internationale pour prévenir et réprimer les actes illicites dirigés contre lâaviation civile, SONT CONVENUS DES DISPOSITIONS SUIVANTES : Article l er 1. Commet une infraction pénale toute personne qui, illicitement et intentionnellement : (a) accomplit un acte de violence à lâencontre dâune personne se trouvant à bord dâun aéronef en vol, si cet acte est de nature à compromettre la sécurité de cet aéronef ; ou (b) détruit un aéronef en service ou cause à un tel aéronef des dommages qui le rendent inapte au vol ou qui sont de nature à compromettre sa sécurité en vol ; ou (c) place ou fait placer sur un aéronef en service, par quelque moyen que ce soit, un dispositif ou des substances propres à détruire ledit aéronef ou à lui causer des dommages qui le rendent inapte au vol ou qui sont de nature à compromettre sa sécurité en vol ; ou (d) détruit ou endommage des installations ou services de navigation aérienne ou en perturbe le fonctionnement, si lâun de ces actes est de nature à compromettre la sécurité dâaéronefs en vol ; ou (e) communique une information quâelle sait être fausse et, de ce fait, compromet la sécurité dâun aéronef en vol ; ou (f) utilise un aéronef en service dans le but de provoquer la mort ou de causer des dommages corporels graves ou des dégâts graves à des biens ou à lâenvironnement ; ou (g) libère ou décharge à partir dâun aéronef en service une arme BCN ou des matières explosives ou radioactives, ou des substances semblables, dâune manière qui provoque ou est susceptible de provoquer la mort, ou de causer des dommages corporels graves ou des dégâts graves à des biens ou à lâenvironnement ; ou (h) utilise contre un aéronef ou à bord dâun aéronef en service une arme BCN ou des matières explosives ou radioactives, ou des substances semblables, dâune manière qui provoque ou est susceptible de provoquer la mort, ou de causer des dommages corporels graves ou des dégâts graves à des biens ou à lâenvironnement ; ou (i) transporte, fait transporter ou facilite le transport à bord dâun aéronef : (1) des explosifs ou des matières radioactives, en sachant que ceux-ci sont destinés à provoquer, ou à menacer de provoquer, la mort ou des dommages corporels ou matériels graves, ladite menace étant assortie ou non, en vertu du droit interne, dâune condition, afin dâintimider une population ou de contraindre un gouvernement ou une organisation internationale à accomplir ou à sâabstenir dâaccomplir un acte quelconque ; ou (2) toute arme BCN, en sachant quâil sâagit dâune arme BCN au sens de lâarticle 2 ; ou (3) des matières brutes ou produits fissiles spéciaux, ou des équipements ou matières spécialement conçus ou préparés pour le traitement, lâutilisation ou la production de produits fissiles spéciaux, en sachant que ces matières, produits ou équipements sont destinés à une activité relative aux explosifs nucléaires ou à toute autre activité nucléaire non soumise à des garanties en vertu dâun accord de garanties avec lâAgence internationale de lâénergie atomique ; ou (4) des équipements, matières ou logiciels, ou des technologies connexes qui contribuent de manière significative à la conception, à la fabrication ou au lancement dâune arme BCN sans autorisation licite et avec lâintention de les utiliser à  cette fin ; étant entendu que pour les activités faisant intervenir un Ãtat partie, y compris celles qui sont entreprises par une personne physique ou une personne morale autorisée par un Ãtat partie, il nây a pas infraction en vertu des sous-alinéas (3) et (4) si le transport de ces articles ou matières est compatible avec ou destiné à une utilisation ou activité compatible avec ses droits, responsabilités et obligations en vertu du traité multilatéral de non-prolifération applicable auquel il est partie, y compris ceux qui sont cités à lâarticle 7. 2. Commet une infraction pénale toute personne qui, illicitement et intentionnellement, à  lâaide dâun dispositif, dâune substance ou dâune arme : (a) accomplit à lâencontre dâune personne, dans un aéroport servant à lâaviation civile internationale, un acte de violence qui cause ou est de nature à causer des blessures graves ou la mort ; ou (b) détruit ou endommage gravement les installations dâun aéroport servant à lâaviation civile internationale ou des aéronefs qui ne sont pas en service et qui se trouvent dans lâaéroport, ou perturbe les services de lâaéroport, si cet acte compromet ou est de nature à compromettre la sécurité dans cet aéroport. 3. Commet également une infraction pénale toute personne qui : (a) menace de commettre lâune des infractions visées aux alinéas (a), (b), (c), (d), (f), (g) et (h) du paragraphe 1 ou au paragraphe 2 du présent article ; ou (b) fait en sorte, illicitement et intentionnellement, quâune personne reçoive une telle menace, dans des circonstances qui indiquent la crédibilité de la menace. 4. Commet également une infraction pénale toute personne qui : (a) tente de commettre lâune des infractions visées aux paragraphes 1 ou 2 du présent article ; ou (b) organise ou fait commettre par dâautres personnes une infraction visée aux paragraphes 1, 2, 3 ou 4, alinéa (a), du présent article ; ou (c) participe comme complice à une infraction visée aux paragraphes 1, 2, 3 ou 4, alinéa (a), du présent article ; ou (d) illicitement et intentionnellement, aide une personne à  se soustraire à une enquête, à des poursuites ou à une peine, en sachant que cette personne a commis un acte qui constitue une infraction visée aux paragraphes 1, 2, 3, 4, alinéa (a), 4, alinéa (b), ou 4, alinéa (c), du présent article, ou quâelle est recherchée en vue de poursuites pénales pour une telle infraction par les autorités chargées de lâapplication de la loi, ou quâelle a été condamnée pour une telle infraction. 5. Chaque Ãtat partie confère aussi le caractère dâinfraction pénale à lâun ou lâautre des actes suivants ou aux deux, lorsquâils sont commis intentionnellement, que les infractions visées aux paragraphes 1, 2 ou 3 du présent article soient ou non effectivement commises ou tentées : (a) sâentendre avec une ou plusieurs autres personnes en vue de commettre une infraction visée aux paragraphes 1, 2 ou 3 du présent article et qui, lorsque le droit interne lâexige, implique un acte commis par un des participants en vertu de cette entente ; ou (b) contribuer de toute autre manière à la perpétration dâune ou plusieurs infractions visées aux paragraphes 1, 2 ou 3 du présent articlepar un groupede personnes agissantde concert et : (i) soit pour faciliter lâactivité criminelle générale du groupe ou servir le but de celui-ci, lorsque cette activité ou ce but suppose la perpétration dâune infraction visée aux paragraphes 1, 2 ou 3 du présent article ; (ii) soit en sachant que le groupe a lâintention de commettre une infraction visée aux paragraphes 1, 2 ou 3 du présent article. Article 2 Aux fins de la présente Convention : (a) un aéronef est considéré comme étant en vol depuis le moment où, lâembarquement étant terminé, toutes ses portes extérieures ont été fermées jusquâau moment où lâune de ces portes est ouverte en vue du débarquement ; en cas dâatterrissage forcé, le vol est censé se poursuivre jusquâà ce que les autorités compétentes prennent en charge lâaéronef ainsi que les personnes et les biens à bord ; (b) un aéronef est considéré comme étant en service depuis le moment où le personnel au sol ou lâéquipage commence à le préparer en vue dâun vol déterminé jusquâà lâexpiration dâun délai de vingt-quatre heures suivant tout atterrissage ; la période de service sâétend en tout état de cause à la totalité du temps pendant lequel lâaéronef se trouve en vol au sens de lâalinéa (a) du présent article ; (c) les « installations et services de navigation aérienne » comprennent les signaux, données, renseignements ou systèmes nécessaires à la navigation de lâaéronef ; (d) « produit chimique toxique » sâentend de tout produit chimique qui, par son action chimique sur des processus biologiques, peut provoquer chez les êtres humains ou les animaux la mort, une incapacité temporaire ou des dommages permanents. Cela comprend tous les produits chimiques de ce type, quels quâen soient lâorigine ou le mode de fabrication, quâils soient obtenus dans des installations, dans des munitions ou ailleurs ; (e) « matière radioactive » sâentend de toute matière nucléaire ou autre substance radioactive contenant des nucléides qui se désintègrent spontanément (processus accompagné de lâémission dâun ou plusieurs types de rayonnements ionisants tels que les rayons alpha, beta et gamma et les neutrons) et qui pourraient, du fait de leurs propriétés radiologiques ou fissiles, causer la mort, des dommages corporels graves ou des dommages substantiels aux biens ou à lâenvironnement ; (f) « matières nucléaires » sâentend du plutonium, sauf le plutonium dont la concentration isotopique en plutonium 238 dépasse 80%, de lâuranium 233, de lâuranium enrichi en isotope 235 ou 233, de lâuranium contenant le mélange dâisotopes qui se trouve dans la nature autrement que sous la forme de minerai ou de résidu de minerai, ou de toute autre matière contenant un ou plusieurs de ces éléments précités ; (g) « uranium enrichi en isotope 235 ou 233 » sâentend de lâuranium contenant soit lâisotope 235, soit lâisotope 233, soit ces deux isotopes, en quantité telle que le rapport entre les teneurs isotopiques pour la somme de ces deux isotopes et lâisotope 238 est supérieur au rapport entre lâisotope 235 et lâisotope 238 dans lâuranium naturel ; (h) « armes BCN » sâentend : (a) des « armes biologiques », qui sont : (i) des agents microbiologiques ou autres agents biologiques ainsi que des toxines, quels quâen soient lâorigine ou le mode de production, de types et en quantités qui ne sont pas destinés à des fins prophylactiques, de protection ou à dâautres fins pacifiques ; ou (ii) des armes, équipements ou vecteurs destinés à lâemploi de tels agents ou toxines à des fins hostiles ou dans des conflits armés ; (b) des « armes chimiques », qui sont, prises ensemble ou séparément : (i) des produits chimiques toxiques et leurs précurseurs, à lâexception de ceux qui sont destinés : (A) à des fins industrielles, agricoles, médicales, pharmaceutiques, de recherche, ou à dâautres fins pacifiques ; ou (B) à des fins de protection, câest-à -dire ayant un rapport direct avec la protection contre les produits chimiques toxiques et la protection contre les armes chimiques ; ou (C) à des fins militaires sans rapport avec lâemploi dâarmes chimiques et qui ne sont pas tributaires de lâemploi, en tant que moyen de guerre, des propriétés toxiques de produits chimiques ; ou (D) à des fins de maintien de lâordre public, y compris de lutte antiémeute sur le plan intérieur ; aussi longtemps que les types et quantités sont compatibles avec de telles fins ; (ii) des munitions et dispositifs expressément conçus pour provoquer la mort ou dâautres dommages par lâaction toxique des produits chimiques toxiques définis à lâalinéa (b), sous-alinéa (i), qui seraient libérés du fait de lâemploi de ces munitions et dispositifs ; (iii) tout équipement expressément destiné à être utilisé directement en liaison avec lâemploi de munitions et dispositifs visés à lâalinéa (b), sous-alinéa (ii) ; (c) des armes nucléaires et autres dispositifs explosifs nucléaires ; (i) « précurseur » sâentend de tout réactif chimique qui entre à un stade quelconque dans la fabrication dâun produit chimique toxique, quel que soit le procédé utilisé. Cela comprend tout composant clé dâun système chimique binaire ou a composants multiples ; (j) les termes « matière brute » et « produit fissile spécial » ont le même sens que celui qui leur est donné dans le Statut de lâAgence internationale de lâénergie atomique, fait à New York le 26 octobre 1956. Article 3 Tout Ãtat partie sâengage à réprimer de peines sévères les infractions visées à lâarticle 1 er . Article 4 1. Chaque Ãtat partie, conformément aux principes de son droit interne, peut prendre les mesures nécessaires pour que la responsabilité dâune personne morale située sur son territoire ou constituée sous lâempire de sa législation soit engagée lorsquâune personne responsable de la direction ou du contrôle de cette personne morale a, en cette qualité, commis une infraction visée à lâarticle 1 er . Cette responsabilité peut être pénale, civile ou administrative. 2. Ladite responsabilité est engagée sans préjudice de la responsabilité pénale des personnes physiques qui ont commis les infractions. 3. Si un Ãtat partie prend les mesures nécessaires pour que soit engagée la responsabilité dâune personne morale en vertu du paragraphe 1 du présent article, il sâefforce de veiller à ce que les sanctions pénales, civiles ou administratives applicables soient efficaces, proportionnées et dissuasives. Ces sanctions peuvent être notamment dâordre pécuniaire. Article 5 1. La présente Convention ne sâapplique pas aux aéronefs utilisés à des fins militaires, de douane ou de police. 2. Dans les cas visés aux alinéas (a), (b), (c), (e), (f), (g), (h) et (i) du paragraphe 1 de lâarticle 1 er , la présente Convention, quâil sâagisse dâun aéronef en vol international ou intérieur, ne sâapplique que : (a) si le lieu effectif ou prévu du décollage ou de lâatterrissage de lâaéronef est situé hors du territoire de lâÃtat dâimmatriculation de cet aéronef ; ou (b) si lâinfraction est commise sur le territoire dâun Ãtat autre que lâÃtat dâimmatriculation de lâaéronef. 3. Nonobstant les dispositions du paragraphe 2 du présent article, dans les cas visés aux alinéas (a), (b), (c), (e), (f), (g), (h) et (i) du paragraphe 1 de lâarticle 1 er , la présente Convention sâapplique également si lâauteur ou lâauteur présumé de lâinfraction est découvert sur le territoire dâun Ãtat autre que lâÃtat dâimmatriculation de lâaéronef. 4. En ce qui concerne les Ãtats parties visés à lâarticle 15 et dans les cas visés aux alinéas (a), (b), (c), (e), (f), (g), (h) et (i) du paragraphe 1 de lâarticle 1 er , la présente Convention ne sâapplique pas si les lieux mentionnés à lâalinéa (a) du paragraphe 2 du présent article sont situés sur le territoire dâun seul des Ãtats visés à lâarticle 15, à moins que lâinfraction soit commise ou que lâauteur ou lâauteur présumé de lâinfraction soit découvert sur le territoire dâun autre Ãtat. 5. Dans les cas visés à lâalinéa (d) du paragraphe 1 de lâarticle 1 er , la présente Convention ne sâapplique que si les installations et services de navigation aérienne sont utilisés pour la navigation aérienne internationale. 6. Les dispositions des paragraphes 2, 3, 4 et 5 du présent article sâappliquent également dans les cas prévus au paragraphe 4 de lâarticle 1 er . Article 6 1. Aucune disposition de la présente Convention ne porte atteinte aux autres droits, obligations et responsabilités qui découlent, pour les Ãtats et les individus, du droit international, et en particulier des buts et principes de la Charte des Nations Unies, de la Convention relative à lâaviation civile internationale et du droit international humanitaire. 2. Les activités des forces armées en période de conflit armé, au sens donné à ces termes en droit international humanitaire, qui sont régies par ce droit, ne sont pas régies par la présente Convention, et les activités accomplies par les forces armées dâun Ãtat dans lâexercice de leurs fonctions officielles, dans la mesure où elles sont régies par dâautres règles de droit international, ne sont pas régies non plus par la présente Convention. 3. Les dispositions du paragraphe 2 du présent article ne sâinterprètent pas comme excusant ou rendant licites des actes par ailleurs illicites, ni comme excluant lâexercice de poursuites sous lâempire dâautres lois. Article 7 Aucune disposition de la présente Convention ne porte atteinte aux droits, obligations et responsabilités des Ãtats parties au Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires, signe à Londres, Moscou et Washington le 1 er juillet 1968, à la Convention sur lâinterdiction de la mise au point, de la fabrication et du stockage des armes bactériologiques (biologiques) ou à toxines et sur leur destruction, signée à Londres, Moscou et Washington le 10 avril 1972, ou à la Convention sur lâinterdiction de la mise au point, de la fabrication, du stockage et de lâemploi des armes chimiques et sur leur destruction, signée à Paris le 13 janvier 1993. Article 8 1. Tout Ãtat partie prend les mesures nécessaires pour établir sa compétence aux fins de connaître des infractions visées à lâarticle 1 er dans les cas suivants : (a) si lâinfraction est commise sur le territoire de cet Ãtat ; (b) si lâinfraction est commise à lâencontre ou à bord dâun aéronef immatriculé dans cet Ãtat ; (c) si lâaéronef à bord duquel lâinfraction est commise atterrit sur son territoire avec lâauteur présumé de lâinfraction encore à bord ; (d) si lâinfraction est commise à lâencontre ou à bord dâun aéronef donne en location sans équipage à une personne qui a son principal établissement, ou à défaut sa résidence permanente, dans ledit Ãtat ; (e) si lâinfraction est commise par un ressortissant de cet Ãtat. 2. Tout Ãtat partie peut également établir sa compétence aux fins de connaître de ces infractions dans les cas suivants : (a) si lâinfraction est commise contre un ressortissant de cet Ãtat ; (b) si lâinfraction est commise par un apatride qui a sa résidence habituelle sur le territoire de cet Ãtat. 3. Tout Ãtat partie prend également les mesures nécessaires pour établir sa compétence aux fins de connaître des infractions visées à lâarticle 1 er dans le cas où lâauteur présumé de lâune dâelles se trouve sur son territoire et où ledit Ãtat ne lâextrade pas conformément à lâarticle 12 vers lâun des Ãtats parties qui ont établi leur compétence aux fins de connaître de ces infractions conformément aux paragraphes applicables du présent article. 4. La présente Convention nâécarte aucune compétence pénale exercée conformément au droit interne. Article 9 1. Sâil estime que les circonstances le justifient, tout Ãtat partie sur le territoire duquel se trouve lâauteur ou lâauteur présumé de lâune des infractions place cette personne en détention ou prend toutes autres mesures nécessaires pour sâassurer de sa présence. Cette détention et ces mesures doivent être conformes au droit dudit Ãtat ; elles ne peuvent être maintenues que pendant le délai nécessaire à lâengagement de poursuites pénales ou dâune procédure dâextradition. 2. Ledit Ãtat procède immédiatement à une enquête préliminaire en vue dâétablir les faits. 3. Toute personne détenue en application du paragraphe 1 du présent article peut communiquer immédiatement avec le plus proche représentant qualifié de lâÃtat dont elle a la nationalité ; toutes facilités lui sont accordées à cette fin. 4. Lorsquâun Ãtat partie a placé une personne en détention conformément aux dispositions du présent article, il avise immédiatement de cette détention, ainsi que des circonstances qui la justifient, les Ãtats parties qui ont établi leur compétence en vertu du paragraphe 1 de lâarticle 8 et établi leur compétence et informé le dépositaire en vertu de lâalinéa (a) du paragraphe 4 de lâarticle 21 et, sâil le juge opportun, tous autres Ãtats intéressés. LâÃtat partie qui procède à lâenquête préliminaire visée au paragraphe 2 du présent article en communique rapidement les conclusions auxdits Ãtats parties et leur indique sâil entend exercer sa compétence. Article 10 LâÃtat partie sur le territoire duquel lâauteur présumé de lâune des infractions est découvert, sâil ne lâextrade pas, est tenu de soumettre lâaffaire, sans aucune exception et que lâinfraction ait ou non été commise sur son territoire, à ses autorités compétentes pour lâexercice de lâaction pénale. Ces autorités prennent leur décision dans les mêmes conditions que pour toute infraction de droit commun de caractère grave conformément au droit de cet Ãtat. Article 11 Toute personne placée en détention ou contre laquelle toute autre mesure est prise ou une procédure est engagée en vertu de la présente Convention se voit garantir un traitement équitable et tous les droits et garanties conformes au droit de lâÃtat sur le territoire duquel elle se trouve et aux dispositions applicables du droit international, y compris celles qui ont trait aux droits de lâhomme. Article 12 1. Les infractions visées à lâarticle 1 er sont de plein droit comprises comme cas dâextradition dans tout traité dâextradition conclu entre Ãtats parties. Les Ãtats parties sâengagent à comprendre ces infractions comme cas dâextradition dans tout traité dâextradition à conclure entre eux. 2. Si un Ãtat partie qui subordonne lâextradition à lâexistence dâun traité est saisi dâune demande dâextradition par un autre Ãtat partie avec lequel il nâest pas lié par un traité dâextradition, il a la latitude de considérer la présente Convention comme constituant la base juridique de lâextradition en ce qui concerne les infractions visées à lâarticle 1 er . Lâextradition est subordonnée aux autres conditions prévues par le droit de lâÃtat requis. 3. Les Ãtats parties qui ne subordonnent pas lâextradition à lâexistence dâun traité reconnaissent les infractions visées à lâarticle 1 er comme cas dâextradition entre eux dans les conditions prévues par le droit de lâÃtat requis. 4. Chacune des infractions est considérée aux fins dâextradition entre Ãtats parties comme ayant été commise tant au lieu de sa perpétration que sur le territoire des Ãtats parties tenus dâétablir leur compétence en vertu des alinéas (b), (c), (d) et (e) du paragraphe 1 de lâarticle 8 et qui ont établi leur compétence en vertu du paragraphe 2 de lâarticle 8. 5. Les infractions visées aux alinéas (a) et (b) du paragraphe 5 de lâarticle 1 er sont, aux fins dâextradition entre Ãtats parties, traitées comme équivalentes. Article 13 Aucune des infractions visées à lâarticle 1 er ne sera considérée, aux fins dâextradition ou dâentraide judiciaire, comme une infraction politique, comme une infraction liée à une infraction politique ou comme une infraction inspirée par des motifs politiques. En conséquence, une demande dâextradition ou dâentraide judiciaire fondée sur une telle infraction ne peut être refusée au seul motif quâelle concerne une infraction politique, une infraction liée à une infraction politique ou une infraction inspirée par des motifs politiques. Article 14 Aucune disposition de la présente Convention ne sera interprétée comme impliquant une obligation dâextradition ou dâentraide judiciaire si lâÃtat partie requis a des raisons sérieuses de croire que la demande dâextradition concernant les infractions visées à lâarticle 1 er ou la demande dâentraide judiciaire concernant de telles infractions a été présentée aux fins de poursuivre ou de punir une personne pour des raisons de race, de religion, de nationalité, dâorigine ethnique, dâopinions politiques ou de sexe, ou que donner suite à cette demande porterait un préjudice à la situation de cette personne pour lâune quelconque de ces raisons. Article 15 Les Ãtats parties qui constituent, pour le transport aérien, des organisations dâexploitation en commun ou des organismes internationaux dâexploitation qui exploitent des aéronefs faisant lâobjet dâune immatriculation commune ou internationale désignent pour chaque aéronef, suivant les modalités appropriées, lâÃtat qui exercera la compétence et aura les attributions de lâÃtat dâimmatriculation aux fins de la présente Convention ; ils aviseront de cette désignation le Secrétaire général de lâOrganisation de lâaviation civile internationale, qui en informera tous les Ãtats parties à la présente Convention. Article 16 1. Les Ãtats parties sâefforcent, conformément au droit international et à leur droit interne, de prendre les mesures raisonnables en vue de prévenir les infractions visées à lâarticle 1 er . 2. Lorsque le vol dâun aéronef a été retardé ou interrompu du fait de la perpétration de lâune des infractions visées a lâarticle 1 er , tout Ãtat partie sur le territoire duquel se trouvent lâaéronef, les passagers ou lâéquipage facilite la poursuite du voyage des passagers et de lâéquipage aussitôt que possible et restitue sans retard lâaéronef et sa cargaison a ceux qui ont le droit de les détenir. Article 17 1. Les Etats parties sâaccordent lâentraide judiciaire la plus large possible dans toute procédure pénale relative aux infractions visées à lâarticle 1 er . Dans tous les cas, le droit applicable est celui de lâÃtat requis. 2. Les dispositions du paragraphe 1 du présent article ne portent pas atteinte aux obligations découlant des dispositions de tout autre traité de caractère bilatéral ou multilatéral qui régit ou régira, en tout ou en partie, le domaine de lâentraide judiciaire en matière pénale. Article 18 Tout Ãtat partie qui a lieu de croire que lâune des infractions visées à lâarticle 1 er sera commise fournit, en conformité avec les dispositions de son droit interne, tous renseignements utiles en sa possession aux Ãtats parties qui à son avis seraient les Ãtats visés aux paragraphes 1 et 2 de lâarticle 8. Article 19 Tout Ãtat partie communique aussi rapidement que possible au Conseil de lâOrganisation de lâaviation civile internationale, en conformité avec les dispositions de son droit interne, tous renseignements utiles en sa possession relatifs : (a) aux circonstances de lâinfraction ; (b) aux mesures prises en application du paragraphe 2 de lâarticle 16 ; (c) aux mesures prises à lâégard de lâauteur ou de lâauteur présumé de lâinfraction et notamment au résultat de toute procédure dâextradition ou de toute autre procédure judiciaire. Article 20 1. Tout différend entre des Ãtats parties concernant lâinterprétation ou lâapplication de la présente Convention qui ne peut pas être réglé par voie de négociation est soumis à lâarbitrage, à la demande de lâun dâentre eux. Si, dans les six mois qui suivent la date de la demande dâarbitrage, les Parties ne parviennent pas à se mettre dâaccord sur lâorganisation de lâarbitrage, lâune quelconque dâentre elles peut soumettre le différend à la Cour internationale de Justice, en déposant une demande conformément au Statut de la Cour. 2. Chaque Ãtat pourra, au moment de signer, de ratifier, dâaccepter ou dâapprouver la présente Convention ou dây adhérer, déclarer quâil ne se considère pas lié par les dispositions du paragraphe précédent. Les autres Ãtats parties ne seront pas liés par lesdites dispositions envers tout Ãtat partie qui aura formule une telle réserve. 3. Tout Ãtat partie qui aura formule une réserve conformément aux dispositions du paragraphe précédent pourra à tout moment lever cette réserve par une notification adressée au dépositaire. Article 21 1. La présente Convention est ouverte à Beijing le 10 septembre 2010 à la signature des Ãtats participant à la Conférence diplomatique sur la sûreté de lâaviation tenue à Beijing du 30 août au 10 septembre 2010. Après le 27 septembre 2010, la Convention sera ouverte à la signature de tous les Ãtats au siège de lâOrganisation de lâaviation civile internationale à Montréal jusquâà ce quâelle entre en vigueur conformément à lâarticle 22. 2. La présente Convention est soumise à ratification, acceptation ou approbation. Les instruments de ratification, dâacceptation ou dâapprobation seront déposés auprès du Secrétaire général de lâOrganisation de lâaviation civile internationale, qui est désignée par les présentes comme dépositaire. 3. Tout Ãtat qui ne ratifie, nâaccepte ou nâapprouve pas la présente Convention conformément au paragraphe 2 du présent article peut y adhérer à tout moment. Lâinstrument dâadhésion sera déposé auprès du dépositaire. 4. Au moment de ratifier, dâaccepter ou dâapprouver la présente Convention, ou dây adhérer, tout Ãtat partie : (a) informera le dépositaire de la compétence quâil a établie en vertu de son droit interne conformément au paragraphe 2 de lâarticle 8 et informera immédiatement le dépositaire de tout changement ; (b) pourra déclarer quâil appliquera les dispositions de lâalinéa (d) du paragraphe 4 de lâarticle 1 er conformément aux principes de son droit pénal concernant les exemptions de responsabilité pour raisons familiales. Article 22 1. La présente Convention entrera en vigueur le premier jour du deuxième mois suivant la date du dépôt du vingt-deuxième instrument de ratification, dâacceptation, dâapprobation ou dâadhésion. 2. Pour tout Ãtat qui ratifie, accepte ou approuve la présente Convention, ou qui y adhère, après le dépôt du vingt-deuxième instrument de ratification, dâacceptation, dâapprobation ou dâadhésion, la présente Convention entrera en vigueur le premier jour du deuxième mois suivant la date du dépôt par cet Ãtat de son instrument de ratification, dâacceptation, dâapprobation ou dâadhésion. 3. Dès que la présente Convention entrera en vigueur, elle sera enregistrée auprès des Nations Unies par le dépositaire. Article 23 1. Tout Ãtat partie peut dénoncer la présente Convention par notification écrite adressée au dépositaire. 2. La dénonciation prendra effet un an après la date à laquelle le dépositaire aura reçu la notification. Article 24 Entre les Ãtats parties, la présente Convention lâemporte sur les instruments suivants : (a) la Convention pour la répression dâactes illicites dirigés contre la sécurité de lâaviation civile, signée à Montréal le 23 septembre 1971 ; (b) le Protocole pour la répression des actes illicites de violence dans les aéroports servant à lâaviation civile internationale, complémentaire à la Convention pour la répression dâactes illicites dirigés contre la sécurité de lâaviation civile faite à Montréal le 23 septembre 1971, signé à Montréal le 24 février 1988. Article 25 Le dépositaire informera rapidement tous les Ãtats parties à la présente Convention et tous les Ãtats signataires ou qui adhéreront à la présente Convention de la date de chaque signature, de la date du dépôt de chaque instrument de ratification, dâapprobation, dâacceptation ou dâadhésion, de la date dâentrée en vigueur de la présente Convention et dâautres renseignements pertinents. EN FOI DE QUOI les plénipotentiaires soussignés, dument autorisés, ont signé la présente Convention. FAIT à Beijing le 10 septembre 2010 en langues française, anglaise, arabe, chinoise, espagnole et russe, tous les textes faisant également foi après la vérification effectuée par le Secrétariat de la Conférence, sous lâautorité du Président de la Conférence, dans les quatre-vingt-dix jours suivant cette date, pour ce qui est de la concordance des textes entre eux. La présente Convention sera déposée aux archives de lâOrganisation de lâaviation civile internationale, et le dépositaire en transmettra des copies certifiées conformes à tous les Ãtats contractants à la présente Convention.
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Loi du 31 mai 2021 portant approbation de la Convention sur la répression des actes illicites dirigés contre l’aviation civile internationale, faite à Beijing, le 10 septembre 2010.
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