Loi du 18 septembre 2023 portant approbation de la Convention entre le Grand-Duché de Luxembourg et le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord pour l’élimination de la double imposition en matière d’impôts sur le revenu et sur la fortune et pour la prévention de l’évasion et de la fraude fiscales, et du Protocole y relatif, faits à Londres, le 7 juin 2022.
This law approves the tax convention and protocol between Luxembourg and the United Kingdom.
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Provisions of Loi du 18 septembre 2023 portant approbation de la Convention entre le Grand-Duché de Luxembourg et le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord pour l’élimination de la double imposition en matière d’impôts sur le revenu et sur la fortune et pour la prévention de l’évasion et de la fraude fiscales, et du Protocole y relatif, faits à Londres, le 7 juin 2022.
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Loi du 18 septembre 2023 portant approbation de la Convention entre le Grand-Duché de Luxembourg et le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord pour l’élimination de la double imposition en matière d’impôts sur le revenu et sur la fortune et pour la prévention de l’évasion et de la fraude fiscales, et du Protocole y relatif, faits à Londres, le 7 juin 2022.
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Sont approuvés la Convention entre le Grand-Duché de Luxembourg et le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et dâIrlande du Nord pour lâélimination de la double imposition en matière dâimpôts sur le revenu et sur la fortune et pour la prévention de lâévasion et de la fraude fiscales, et le Protocole y relatif, faits à Londres, le 7 juin 2022. Mandons et ordonnons que la présente loi soit insérée au Journal officiel du Grand-Duché de Luxembourg pour être exécutée et observée par tous ceux que la chose concerne. Le Ministre des Affaires étrangères et européennes, Jean Asselborn La Ministre des Finances, Yuriko Backes Palais de Luxembourg, le 18 septembre 2023. Henri Doc. parl. 8160 ; sess. ord. 2022-2023. â C O N V E N T I O N entre le Grand-Duché de Luxembourg et le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et dâIrlande du Nord pour lâélimination de la double imposition en matière d'impôts sur le revenu et sur la fortune et pour la prévention de lâévasion et de la fraude fiscales Le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg et le Gouvernement du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et dâIrlande du Nord; Soucieux de promouvoir leurs relations économiques et dâaméliorer leur coopération en matière fiscale; Entendant conclure une Convention pour lâélimination de la double imposition en matière dâimpôts sur le revenu et sur la fortune sans créer de possibilités de non-imposition ou dâimposition réduite par lâévasion ou la fraude fiscale (y compris par des mécanismes de chalandage fiscal destinés à obtenir les allégements prévus dans la présente Convention au bénéfice indirect de résidents dâÃtats tiers); Sont convenus de ce qui suit: â â ARTICLE 1 Personnes visées 1. La présente Convention s'applique aux personnes qui sont des résidents d'un Ãtat contractant ou des deux Ãtats contractants. 2. Aux fins de la présente Convention, le revenu ou gain perçu par ou via une entité ou un dispositif considéré comme totalement ou partiellement transparent sur le plan fiscal selon la législation fiscale de lâun des Ãtats contractants est considéré comme étant le revenu ou gain dâun résident dâun Ãtat contractant, mais uniquement dans la mesure où ce revenu ou gain est traité, aux fins de lâimposition par cet Ãtat, comme le revenu ou gain dâun résident de cet Ãtat. 3. Cette Convention nâaffecte pas lâimposition par un Ãtat contractant de ses résidents, sauf en ce qui concerne les avantages accordés en vertu du paragraphe 3 de lâarticle 7, du paragraphe 2 de lâarticle 9, du paragraphe 2 de lâarticle 17 et des articles 18, 19, 22, 23, 24 et 27. ARTICLE 2 Impôts visés 1. La présente Convention s'applique aux impôts sur le revenu et sur la fortune perçus pour le compte d'un Ãtat contractant, de ses subdivisions politiques ou de ses collectivités locales, quel que soit le système de perception. 2. Sont considérés comme impôts sur le revenu et sur la fortune les impôts perçus sur le revenu total, sur la fortune totale, ou sur des éléments du revenu ou de la fortune, y compris les impôts sur les gains provenant de l'aliénation de biens mobiliers ou immobiliers. 3. Les impôts actuels auxquels s'applique la Convention sont notamment : a) au Royaume-Uni : (i) lâimpôt sur le revenu ; (ii) lâimpôt sur les collectivités ; et (iii) lâimpôt sur les gains en capital (ci-après dénommés « impôt du Royaume-Uni ») ; b) au Luxembourg : (i) l'impôt sur le revenu des personnes physiques ; (ii) l'impôt sur le revenu des collectivités ; (iii) l'impôt sur la fortune ; et (iv) l'impôt commercial communal (ci-après dénommés « impôt luxembourgeois »). 4. La Convention s'applique aussi aux impôts de nature identique ou analogue qui seraient établis après la date de signature de la Convention et qui s'ajouteraient aux impôts actuels ou qui les remplaceraient. Les autorités compétentes des Ãtats contractants se communiquent les modifications significatives apportées à leurs législations fiscales. ARTICLE 3 Définitions générales 1. Au sens de la présente Convention, à moins que le contexte n'exige une interprétation différente : a) le terme « Royaume-Uni » désigne la Grande-Bretagne et lâIrlande du Nord mais, lorsquâil est employé dans un sens géographique, il désigne le territoire et la mer territoriale de la Grande-Bretagne et dâIrlande du Nord et les zones situées au-delà de la mer territoriale sur lesquelles la Grande-Bretagne et lâIrlande du Nord exercent les droits souverains ou lâautorité judiciaire conformément à leur législation interne et au droit international ; b) le terme « Luxembourg » désigne le Grand-Duché de Luxembourg et, lorsqu'il est employé dans un sens géographique, il désigne le territoire du Grand-Duché de Luxembourg ; c) les expressions « un Ãtat contractant » et « lâautre Ãtat contractant » désignent, suivant le contexte, le Royaume-Uni ou le Luxembourg ; d) le terme « personne » comprend les personnes physiques, les sociétés et tous autres groupements de personnes ; e) le terme « société » désigne toute personne morale ou toute entité qui est considérée comme une personne morale aux fins d'imposition ; f) le terme « entreprise » sâapplique à lâexercice de toute activité ou affaire ; g) les expressions « entreprise d'un Ãtat contractant » et « entreprise de l'autre Ãtat contractant » désignent respectivement une entreprise exploitée par un résident d'un Ãtat contractant et une entreprise exploitée par un résident de l'autre Ãtat contractant ; h) l'expression « trafic international » désigne tout transport effectué par un navire ou un aéronef, sauf lorsque le navire ou lâaéronef nâest exploité quâentre des points situés dans un Ãtat contractant et que lâentreprise qui exploite le navire ou lâaéronef nâest pas une entreprise de cet Ãtat ; i) l'expression « autorité compétente » désigne : (i) au Royaume-Uni, les Commissioners for Her Majestyâs Revenue and Customs ou leur représentant autorisé ; (ii) au Luxembourg, le Ministre des Finances ou son représentant autorisé ; j) le terme « national » désigne : (i) en ce qui concerne le Royaume-Uni, tout citoyen britannique ou tout sujet britannique qui ne possède pas la citoyenneté d'un autre pays ou territoire du Commonwealth à condition qu'il ait le droit de séjourner au Royaume-Uni ; et toute personne morale, société de personnes ou association constituée conformément à la législation en vigueur au Royaume-Uni ; (ii) en ce qui concerne le Luxembourg, (a) toute personne physique qui possède la nationalité du Luxembourg ; (b) toute personne morale, société de personnes ou association constituée conformément à la législation en vigueur au Luxembourg ; k) les termes « activité », par rapport à une entreprise, et « affaires » comprennent lâexercice de professions libérales ainsi que lâexercice dâautres activités de caractère indépendant ; l) lâexpression « fonds de pension reconnu » dâun Ãtat désigne une entité ou un dispositif établi dans cet Ãtat qui est considéré comme une personne distincte au regard de la législation fiscale de cet Ãtat et : (i) qui est établi et géré exclusivement ou presque exclusivement dans le but dâadministrer ou de verser des prestations de retraite et des prestations annexes ou accessoires à des personnes physiques et qui est réglementé en tant que tel par cet Ãtat ou une de ses subdivisions politiques ou collectivités locales ; ou (ii) qui est établi et géré exclusivement ou presque exclusivement dans le but de placer des fonds pour le compte dâentités ou de dispositifs désignés au sous-alinéa (i). Lorsquâun dispositif établi dans un Ãtat contractant constituerait un fonds de pension reconnu aux termes du sous-alinéa (i) ou (ii) sâil était considéré comme une personne distincte par la législation fiscale de cet Ãtat, il doit être considéré, aux fins de la présente Convention, comme une personne distincte traitée comme telle par la législation fiscale de cet Ãtat, et tous les actifs, revenus et gains auxquels ce dispositif sâapplique doivent être considérés comme des actifs détenus et des revenus ou gains obtenus par cette personne distincte et non par une autre personne. 2. Pour l'application de la Convention à un moment donné par un Ãtat contractant, tout terme ou expression qui n'y est pas défini a, sauf si le contexte exige une interprétation différente ou que les autorités compétentes conviennent dâun sens différent conformément aux dispositions de lâarticle 24, le sens que lui attribue, à ce moment, le droit de cet Ãtat concernant les impôts auxquels s'applique la Convention, le sens attribué à ce terme ou expression par le droit fiscal de cet Ãtat prévalant sur le sens que lui attribuent les autres branches du droit de cet Ãtat. ARTICLE 4 Résident 1. Au sens de la présente Convention, l'expression « résident d'un Ãtat contractant » désigne toute personne qui, en vertu de la législation de cet Ãtat, est assujettie à l'impôt dans cet Ãtat, en raison de son domicile, de sa résidence, de son siège de direction, de son lieu dâenregistrement, de son siège social ou de tout autre critère de nature analogue et s'applique aussi à cet Ãtat et à toute subdivision politique ou collectivité locale de celui-ci ainsi quâà un fonds de pension reconnu de cet Ãtat. Toutefois, cette expression ne comprend pas les personnes qui ne sont assujetties à l'impôt dans cet Ãtat que pour les revenus ou gains en capital de sources situées dans cet Ãtat ou pour la fortune qui y est située. 2. L'expression « résident d'un Ãtat contractant » comprend une organisation qui est établie et gérée exclusivement à des fins religieuses, charitables, scientifiques, culturelles ou éducatives (ou à plusieurs de ces fins) et qui est un résident de cet Ãtat conformément à sa législation, nonobstant que tout ou partie de ses revenus ou gains peuvent être exempts dâimpôt en vertu de la législation interne de cet Ãtat. 3. Lorsque, selon les dispositions du paragraphe 1, une personne physique est un résident des deux Ãtats contractants, sa situation est réglée de la manière suivante : a) cette personne est considérée comme un résident seulement de l'Ãtat contractant où elle dispose d'un foyer d'habitation permanent ; si elle dispose d'un foyer d'habitation permanent dans les deux Ãtats, elle est considérée comme un résident seulement de l'Ãtat avec lequel ses liens personnels et économiques sont les plus étroits (centre des intérêts vitaux) ; b) si l'Ãtat contractant où cette personne a le centre de ses intérêts vitaux ne peut pas être déterminé, ou si elle ne dispose d'un foyer d'habitation permanent dans aucun des Ãtats, elle est considérée comme un résident seulement de l'Ãtat où elle séjourne de façon habituelle ; c) si cette personne séjourne de façon habituelle dans les deux Ãtats contractants ou si elle ne séjourne de façon habituelle dans aucun d'eux, elle est considérée comme un résident seulement de l'Ãtat dont elle possède la nationalité ; d) si cette personne possède la nationalité des deux Ãtats contractants ou si elle ne possède la nationalité d'aucun d'eux, les autorités compétentes des Ãtats contractants tranchent la question d'un commun accord. 4. Lorsque, selon les dispositions du paragraphe 1 une personne autre quâune personne physique est un résident des deux Ãtats contractants, les autorités compétentes des Ãtats contractants sâefforcent de déterminer dâun commun accord lâÃtat contractant duquel cette personne est réputée être un résident aux fins de la Convention, eu égard au lieu où se situe son siège de direction effective, au lieu où elle a été constituée en société ou en toute autre forme juridique et à tout autre facteur pertinent. En lâabsence dâun tel accord entre les Ãtats contractants, la personne ne pourra prétendre à aucun des allègements ou exonérations prévus par la Convention sauf dans la mesure et selon les conditions convenues par les autorités compétentes des Ãtats contractants. ARTICLE 5 Ãtablissement stable 1. Au sens de la présente Convention, l'expression « établissement stable » désigne une installation fixe d'affaires par l'intermédiaire de laquelle une entreprise exerce tout ou partie de son activité. 2. L'expression « établissement stable » comprend notamment : a) un siège de direction , b) une succursale , c) un bureau , d) une usine , e) un atelier et f) une mine, un puits de pétrole ou de gaz, une carrière ou tout autre lieu d'extraction de ressources naturelles. 3. Un chantier de construction, de montage ou de dragage ne constitue un établissement stable que si sa durée dépasse douze mois. 4. Nonobstant les dispositions précédentes du présent article, on considère qu'il n'y a pas « établissement stable » si : a) il est fait usage d'installations aux seules fins de stockage, d'exposition ou de livraison de marchandises appartenant à l'entreprise ; b) des marchandises appartenant à l'entreprise sont entreposées aux seules fins de stockage, d'exposition ou de livraison ; c) des marchandises appartenant à l'entreprise sont entreposées aux seules fins de transformation par une autre entreprise ; d) une installation fixe d'affaires est utilisée aux seules fins d'acheter des marchandises ou de réunir des informations, pour l'entreprise ; e) une installation fixe dâaffaires est utilisée aux seules fins dâexercer, pour lâentreprise, toute autre activité à caractère préparatoire ou auxiliaire ; f) une installation fixe d'affaires est utilisée aux seules fins de l'exercice cumulé d'activités mentionnées aux alinéas a) à e), à condition que l'activité d'ensemble de l'installation fixe d'affaires résultant de ce cumul garde un caractère préparatoire ou auxiliaire. 5. Le paragraphe 4 ne sâapplique pas à une installation fixe dâaffaires utilisée ou détenue par une entreprise si la même entreprise ou une entreprise étroitement liée exerce des activités dâentreprise dans la même installation ou dans une autre installation dans le même Ãtat contractant et a) cette installation ou cette autre installation constitue un établissement stable pour lâentreprise ou pour lâentreprise étroitement liée en vertu des dispositions du présent article, ou b) lâactivité dâensemble résultant du cumul des activités exercées par les deux entreprises dans la même installation, ou par la même entreprise ou des entreprises étroitement liées dans les deux installations, ne revêt pas un caractère préparatoire ou auxiliaire, si les activités dâentreprise exercées par les deux entreprises dans la même installation, ou par la même entreprise ou des entreprises étroitement liées dans les deux installations, constituent des fonctions complémentaires qui sâinscrivent dans un ensemble cohérent dâactivités dâentreprise. 6. Aux fins du paragraphe 5, une entreprise est étroitement liée à une entreprise si, compte tenu de lâensemble des faits et circonstances pertinents, lâune contrôle lâautre ou toutes deux sont sous le contrôle des mêmes personnes ou entreprises. Dans tous les cas, une entreprise sera considérée comme étroitement liée à une entreprise si lâune détient directement ou indirectement plus de 50 pour cent des droits ou participations effectifs dans lâautre (ou, dans le cas dâune société, plus de 50 pour cent du total des droits de vote et de la valeur des actions de la société ou des droits ou participations effectifs dans les capitaux propres de la société), ou si une autre personne ou entreprise détient directement ou indirectement plus de 50 pour cent des droits ou participations effectifs (ou, dans le cas dâune société, plus de 50 pour cent du total des droits de vote et de la valeur des actions de la société ou des droits ou participations effectifs dans les capitaux propres de la société) dans la personne et lâentreprise ou dans les deux entreprises. 7. Nonobstant les dispositions des paragraphes 1 et 2, lorsqu'une personne - autre qu'un agent jouissant d'un statut indépendant auquel s'applique le paragraphe 8 - agit pour le compte d'une entreprise et dispose dans un Ãtat contractant de pouvoirs qu'elle y exerce habituellement lui permettant de conclure des contrats pour le compte de l'entreprise, cette entreprise est considérée comme ayant un établissement stable dans cet Ãtat pour toutes les activités que cette personne exerce pour l'entreprise, à moins que les activités de cette personne ne soient limitées à celles qui sont mentionnées au paragraphe 4 et qui, si elles étaient exercées par l'intermédiaire d'une installation fixe d'affaires (autre quâune installation fixe dâaffaires à laquelle le paragraphe 5 sâappliquerait), ne permettraient pas de considérer cette installation comme un établissement stable selon les dispositions de ce paragraphe. 8. Une entreprise n'est pas considérée comme ayant un établissement stable dans un Ãtat contractant du seul fait qu'elle y exerce son activité par l'entremise d'un courtier, d'un commissionnaire général ou de tout autre agent jouissant d'un statut indépendant, à condition que ces personnes agissent dans le cadre ordinaire de leur activité. 9. Le fait qu'une société qui est un résident d'un Ãtat contractant contrôle ou est contrôlée par une société qui est un résident de l'autre Ãtat contractant ou qui y exerce son activité (que ce soit par l'intermédiaire d'un établissement stable ou non) ne suffit pas, en lui-même, à faire de l'une quelconque de ces sociétés un établissement stable de l'autre. ARTICLE 6 Revenus immobiliers 1. Les revenus qu'un résident d'un Ãtat contractant tire de biens immobiliers (y compris les revenus des exploitations agricoles ou forestières) situés dans l'autre Ãtat contractant, sont imposables dans cet autre Ãtat. 2. L'expression « biens immobiliers » a le sens que lui attribue le droit de l'Ãtat contractant où les biens considérés sont situés. L'expression comprend en tous cas les accessoires, le cheptel mort ou vif des exploitations agricoles et forestières, les droits auxquels s'appliquent les dispositions du droit privé concernant la propriété foncière, l'usufruit des biens immobiliers et les droits à des paiements variables ou fixes pour l'exploitation ou la concession de l'exploitation de gisements minéraux, sources et autres ressources naturelles ; les navires et aéronefs ne sont pas considérés comme des biens immobiliers. 3. Les dispositions du paragraphe 1 s'appliquent aux revenus provenant de l'exploitation directe, de la location ou de l'affermage, ainsi que de toute autre forme d'exploitation des biens immobiliers. 4. Les dispositions des paragraphes 1 et 3 s'appliquent également aux revenus provenant des biens immobiliers d'une entreprise. ARTICLE 7 Bénéfices des entreprises 1. Les bénéfices dâune entreprise dâun Ãtat contractant ne sont imposables que dans cet Ãtat, à moins que lâentreprise nâexerce son activité dans lâautre Ãtat contractant par lâintermédiaire dâun établissement stable qui y est situé. Si lâentreprise exerce son activité dâune telle façon, les bénéfices qui sont attribuables à lâétablissement stable conformément aux dispositions du paragraphe 2 sont imposables dans lâautre Ãtat. 2. Aux fins de cet article et de lâarticle 22, les bénéfices qui sont attribuables dans chaque Ãtat contractant à lâétablissement stable mentionné au paragraphe 1 sont ceux quâil aurait pu réaliser, en particulier dans ses opérations internes avec dâautres parties de lâentreprise, sâil avait constitué une entreprise distincte et indépendante exerçant des activités identiques ou analogues dans des conditions identiques ou analogues, compte tenu des fonctions exercées, des actifs utilisés et des risques assumés par lâentreprise par lâintermédiaire de lâétablissement stable et des autres parties de lâentreprise. 3. Lorsque, conformément au paragraphe 2, un Ãtat contractant ajuste les bénéfices qui sont attribuables à un établissement stable dâune entreprise dâun des Ãtats contractants et impose en conséquence des bénéfices de lâentreprise qui ont été imposés dans lâautre Ãtat, cet autre Ãtat procède à un ajustement approprié du montant de lâimpôt qui a été perçu sur ces bénéfices dans la mesure nécessaire pour éliminer la double imposition de ces bénéfices. Pour déterminer cet ajustement, les autorités compétentes des Ãtats contractants se consultent si nécessaire. 4. Lorsque les bénéfices comprennent des éléments de revenu ou gains traités séparément dans dâautres articles de la présente Convention, les dispositions de ces articles ne sont pas affectées par les dispositions du présent article. ARTICLE 8 Navigation maritime et aérienne internationale 1. Les bénéfices dâune entreprise dâun Ãtat contractant provenant de lâexploitation, en trafic international, de navires ou dâaéronefs ne sont imposables que dans cet Ãtat. 2. Aux fins du présent article, les bénéfices provenant de lâexploitation, en trafic international, de navires ou dâaéronefs comprennent : a) les bénéfices provenant de la location coque nue de navires ou aéronefs ; et b) les bénéfices provenant de lâutilisation, de lâentretien ou de la location de conteneurs (y compris les remorques et lâéquipement relatif au transport de conteneurs) utilisés pour le transport de marchandises ; lorsque cette location ou cette utilisation, cet entretien ou cette location, selon le cas, est accessoire à lâexploitation, en trafic international, de navires ou dâaéronefs. 3. Les dispositions du paragraphe 1 s'appliquent aussi aux bénéfices provenant de la participation à un pool, une exploitation en commun ou un organisme international d'exploitation mais uniquement à la fraction des bénéfices ainsi réalisés qui revient à chaque participant au prorata de sa part dans lâentreprise commune. ARTICLE 9 Entreprises associées 1. Lorsque a) une entreprise d'un Ãtat contractant participe directement ou indirectement à la direction, au contrôle ou au capital d'une entreprise de l'autre Ãtat contractant, ou que b) les mêmes personnes participent directement ou indirectement à la direction, au contrôle ou au capital d'une entreprise d'un Ãtat contractant et d'une entreprise de l'autre Ãtat contractant, et que, dans l'un et l'autre cas, les deux entreprises sont, dans leurs relations commerciales ou financières, liées par des conditions convenues ou imposées, qui diffèrent de celles qui seraient convenues entre des entreprises indépendantes, les bénéfices qui, sans ces conditions, auraient été réalisés par l'une des entreprises, mais n'ont pu l'être en fait à cause de ces conditions, peuvent être inclus dans les bénéfices de cette entreprise et imposés en conséquence. 2. Lorsqu'un Ãtat contractant inclut dans les bénéfices d'une entreprise de cet Ãtat - et impose en conséquence - des bénéfices sur lesquels une entreprise de l'autre Ãtat contractant a été imposée dans cet autre Ãtat, et que les bénéfices ainsi inclus sont des bénéfices qui auraient été réalisés par l'entreprise du premier Ãtat si les conditions convenues entre les deux entreprises avaient été celles qui auraient été convenues entre des entreprises indépendantes, l'autre Ãtat procède à un ajustement approprié du montant de l'impôt qui y a été perçu sur ces bénéfices. Pour déterminer cet ajustement, il est tenu compte des autres dispositions de la présente Convention et, si c'est nécessaire, les autorités compétentes des Ãtats contractants se consultent. ARTICLE 10 Dividendes 1. Les dividendes payés par une société qui est un résident d'un Ãtat contractant à un résident de l'autre Ãtat contractant sont imposables dans cet autre Ãtat. 2. Toutefois, les dividendes payés par une société qui est un résident d'un Ãtat contractant sont aussi imposables dans cet Ãtat selon la législation de cet Ãtat, mais si le bénéficiaire effectif des dividendes est un résident de l'autre Ãtat contractant : a) sous réserve du sous-paragraphe b), ces dividendes sont exempts dâimpôt dans lâÃtat contractant dont la société qui paie les dividendes est un résident ; b) lorsque les dividendes sont payés à partir de revenus (y compris les gains) tirés directement ou indirectement de biens immobiliers au sens de lâarticle 6 par un véhicule dâinvestissement qui distribue la majeure partie de ces revenus tous les ans et dont les revenus provenant de tels biens immobiliers sont exempts dâimpôt, lâimpôt établi par lâÃtat contractant dont la société qui paie les dividendes est un résident ne peut excéder 15 pour cent du montant brut des dividendes à lâexception de ceux dont le bénéficiaire effectif est un fonds de pension reconnu établi dans lâautre Ãtat contractant, dans ce cas lâexemption prévue au sous-paragraphe a) est applicable. Le présent paragraphe n'affecte pas l'imposition de la société au titre des bénéfices qui servent au paiement des dividendes. 3. Le terme « dividendes » employé dans le présent article désigne les revenus provenant d'actions ou autres parts bénéficiaires à l'exception des créances, ainsi que tout autre élément qui est considéré comme revenus provenant d'actions par la législation fiscale de l'Ãtat dont la société distributrice est un résident. 4. Les dispositions des paragraphes 1 et 2 ne s'appliquent pas, lorsque le bénéficiaire effectif des dividendes, résident d'un Ãtat contractant, exerce dans l'autre Ãtat contractant dont la société qui paie les dividendes est un résident, une activité dâentreprise par l'intermédiaire d'un établissement stable qui y est situé, et que la participation génératrice des dividendes s'y rattache effectivement. Dans ce cas, les dispositions de l'article 7 sont applicables. 5. Lorsqu'une société qui est un résident d'un Ãtat contractant, tire des bénéfices ou des revenus de l'autre Ãtat contractant, cet autre Ãtat ne peut percevoir aucun impôt sur les dividendes payés par la société, sauf dans la mesure où ces dividendes sont payés à un résident de cet autre Ãtat ou dans la mesure où la participation génératrice des dividendes se rattache effectivement à un établissement stable situé dans cet autre Ãtat, ni prélever aucun impôt, au titre de l'imposition des bénéfices non distribués, sur les bénéfices non distribués de la société, même si les dividendes payés ou les bénéfices non distribués consistent en tout ou en partie en bénéfices ou revenus provenant de cet autre Ãtat. ARTICLE 11 Intérêts 1. Les intérêts provenant d'un Ãtat contractant et dont le bénéficiaire effectif est un résident de l'autre Ãtat contractant ne sont imposables que dans cet autre Ãtat. 2. Le terme « intérêts » employé dans le présent article désigne les revenus des créances de toute nature, assorties ou non de garanties hypothécaires ou d'une clause de participation aux bénéfices du débiteur, et notamment les revenus des fonds publics et des obligations d'emprunts, y compris les primes et lots attachés à ces titres. Les revenus qui sont considérés comme un dividende en vertu des dispositions de lâarticle 10 et les pénalisations pour paiement tardif ne sont pas considérés comme des intérêts au sens du présent article. 3. Les dispositions du paragraphe 1 ne s'appliquent pas lorsque le bénéficiaire effectif des intérêts, résident d'un Ãtat contractant, exerce dans lâautre Ãtat contractant d'où proviennent les intérêts, une activité dâentreprise par l'intermédiaire d'un établissement stable qui y est situé, et que la créance génératrice des intérêts s'y rattache effectivement. Dans ce cas, les dispositions de l'article 7 sont applicables. 4. Lorsque, en raison de relations spéciales existant entre le débiteur et le bénéficiaire effectif ou que l'un et l'autre entretiennent avec de tierces personnes, le montant des intérêts payés excède, pour une raison quelconque, celui dont seraient convenus le débiteur et le bénéficiaire effectif en l'absence de pareilles relations, les dispositions du présent article ne s'appliquent qu'à ce dernier montant. Dans ce cas, la partie excédentaire des paiements reste imposable selon la législation de chaque Ãtat contractant et compte tenu des autres dispositions de la présente Convention. ARTICLE 12 Redevances 1. Les redevances provenant d'un Ãtat contractant et dont le bénéficiaire effectif est un résident de l'autre Ãtat contractant ne sont imposables que dans cet autre Ãtat. 2. Le terme « redevances » employé dans le présent article, désigne les rémunérations de toute nature payées pour l'usage ou la concession de l'usage d'un droit d'auteur sur une oeuvre littéraire, artistique ou scientifique, y compris les films cinématographiques, d'un brevet, d'une marque de fabrique ou de commerce, d'un dessin ou d'un modèle, d'un plan, d'une formule ou d'un procédé secrets et pour des informations ayant trait à une expérience acquise dans le domaine industriel, commercial ou scientifique (know-how). 3. Les dispositions du paragraphe 1 ne s'appliquent pas, lorsque le bénéficiaire effectif des redevances, résident d'un Ãtat contractant, exerce dans l'autre Ãtat contractant d'où proviennent les redevances, une activité dâentreprise par l'intermédiaire d'un établissement stable qui y est situé, et que le droit ou le bien générateur des redevances s'y rattache effectivement. Dans ce cas, les dispositions de l'article 7 sont applicables. 4. Lorsque, en raison de relations spéciales existant entre le débiteur et le bénéficiaire effectif ou que l'un et l'autre entretiennent avec de tierces personnes, le montant des redevances payées excède, pour une raison quelconque, celui dont seraient convenus le débiteur et le bénéficiaire effectif en l'absence de pareilles relations, les dispositions du présent article ne s'appliquent qu'à ce dernier montant. Dans ce cas, la partie excédentaire des paiements reste imposable selon la législation de chaque Ãtat contractant et compte tenu des autres dispositions de la présente Convention. ARTICLE 13 Gains en capital 1. Les gains qu'un résident d'un Ãtat contractant tire de l'aliénation de biens immobiliers visés à l'article 6, et situés dans l'autre Ãtat contractant, sont imposables dans cet autre Ãtat. 2. Les gains qu'un résident d'un Ãtat contractant tire de l'aliénation de dâactions ou de droits ou participations similaires, tels que les droits ou participations dans une société de personnes ou une fiducie (ou un trust), qui tirent directement ou indirectement plus de 50 pour cent de leur valeur de biens immobiliers, tels que définis à lâarticle 6, situés dans lâautre Ãtat contractant sont imposables dans cet autre Ãtat. 3. Les gains provenant de l'aliénation de biens mobiliers qui font partie de l'actif d'un établissement stable qu'une entreprise d'un Ãtat contractant a dans l'autre Ãtat contractant, y compris de tels gains provenant de l'aliénation de cet établissement stable (seul ou avec l'ensemble de l'entreprise) sont imposables dans cet autre Ãtat. 4. Les gains quâune entreprise d'un Ãtat contractant qui exploite des navires ou aéronefs en trafic international tire de lâaliénation de ces navires ou aéronefs, ou de biens mobiliers affectés à lâexploitation de ces navires ou aéronefs, ne sont imposable que dans cet Ãtat contractant. 5. Les gains provenant de l'aliénation de tous biens autres que ceux visés aux paragraphes 1, 2, 3 et 4, ne sont imposables que dans l'Ãtat contractant dont le cédant est un résident. 6. Nonobstant toute autre disposition du présent article, les gains quâun résident du Luxembourg tire de lâaliénation de droits afférents à des biens produits sous lâautorité dâune licence accordée par le Royaume-Uni par lâexploration ou lâexploitation du lit de mer et de son sous-sol situés au Royaume-Uni, y compris les gains de lâaliénation de droits afférents aux intérêts ou au profit provenant de tels biens ou de lâaliénation dâactions dont la valeur, ou la majeure partie de la valeur, provient directement ou indirectement de ces droits, sont imposables au Royaume-Uni. ARTICLE 14 Revenus dâemploi 1. Sous réserve des dispositions des articles 15, 17 et 18, les salaires, traitements et autres rémunérations similaires qu'un résident d'un Ãtat contractant reçoit au titre d'un emploi salarié, ne sont imposables que dans cet Ãtat, à moins que l'emploi ne soit exercé dans l'autre Ãtat contractant. Si l'emploi y est exercé, les rémunérations reçues à ce titre sont imposables dans cet autre Ãtat. 2. Nonobstant les dispositions du paragraphe 1, les rémunérations qu'un résident d'un Ãtat contractant reçoit au titre d'un emploi salarié exercé dans l'autre Ãtat contractant, ne sont imposables que dans le premier Ãtat si : a) le bénéficiaire séjourne dans l'autre Ãtat pendant une période ou des périodes n'excédant pas au total 183 jours durant toute période de douze mois commençant ou se terminant durant l'année fiscale considérée, et b) les rémunérations sont payées par un employeur ou pour le compte d'un employeur qui n'est pas un résident de l'autre Ãtat, et c) la charge des rémunérations n'est pas supportée par un établissement stable que l'employeur a dans l'autre Ãtat. 3. Nonobstant les dispositions précédentes du présent article, les rémunérations perçues par un résident dâun Ãtat contractant au titre dâun emploi salarié exercé, en tant que membre de lâéquipage régulier dâun navire ou dâun aéronef, à bord dâun navire ou dâun aéronef exploité en trafic international, à lâexception dâun emploi exercé à bord dâun navire ou dâun aéronef exploité uniquement dans lâautre Ãtat contractant, ne sont imposables que dans le premier Ãtat. Toutefois, lorsque le navire ou lâaéronef est exploité par une entreprise de l'autre Ãtat contractant, ces rémunérations peuvent également être imposées dans l'autre Ãtat. ARTICLE 15 Tantièmes Les tantièmes, jetons de présence et autres rétributions similaires qu'un résident d'un Ãtat contractant reçoit en sa qualité de membre du conseil d'administration ou de surveillance d'une société qui est un résident de l'autre Ãtat contractant, sont imposables dans cet autre Ãtat. ARTICLE 16 Artistes et sportifs 1. Nonobstant les dispositions de lâarticle 14, les revenus qu'un résident d'un Ãtat contractant tire de ses activités personnelles exercées dans l'autre Ãtat contractant en tant qu'artiste du spectacle, tel qu'un artiste de théâtre, de cinéma, de la radio ou de la télévision, ou qu'un musicien, ou en tant que sportif, sont imposables dans cet autre Ãtat. 2. Lorsque les revenus d'activités qu'un artiste du spectacle ou un sportif exerce personnellement et en cette qualité, sont attribués non pas à l'artiste ou au sportif mais à une autre personne, ces revenus sont imposables, nonobstant les dispositions des articles 7 et 14, dans l'Ãtat contractant où les activités de l'artiste ou du sportif sont exercées. ARTICLE 17 Pensions 1. Sous réserve des dispositions du paragraphe 2 de l'article 18, les pensions et autres rémunérations similaires provenant dâun Ãtat contractant et payées à un résident de lâautre Ãtat contractant sont imposables dans le premier Ãtat. 2. Nonobstant les dispositions du paragraphe 1, les pensions et autres rémunérations similaires (y compris les versements forfaitaires) provenant du Luxembourg et payées à un résident du Royaume-Uni, ne sont imposables quâau Luxembourg si ces paiements découlent des cotisations, allocations ou primes dâassurance versées à un régime complémentaire de pension par le bénéficiaire ou pour son compte, ou des dotations faites par lâemployeur à un régime interne, et si ces cotisations, allocations, primes dâassurance, dotations ou les pensions ou autres rémunérations similaires ont été effectivement soumises à lâimpôt au Luxembourg. ARTICLE 18 Fonctions publique 1. a) Les salaires, traitements et autres rémunérations similaires payés par un Ãtat contractant ou l'une de ses subdivisions politiques ou collectivités locales à une personne physique, au titre de services rendus à cet Ãtat ou à cette subdivision ou collectivité, ne sont imposables que dans cet Ãtat. b) Toutefois, ces salaires, traitements et autres rémunérations similaires ne sont imposables que dans l'autre Ãtat contractant si les services sont rendus dans cet Ãtat et si la personne physique est un résident de cet Ãtat qui : (i) possède la nationalité de cet Ãtat ; ou (ii) n'est pas devenu un résident de cet Ãtat à seule fin de rendre les services et qui est soumis à lâimpôt dans cet Ãtat au titre de ces salaires, traitements et autres rémunérations similaires. 2. a) Nonobstant les dispositions du paragraphe 1, les pensions et autres rémunérations similaires payées par un Ãtat contractant, ou l'une de ses subdivisions politiques ou collectivités locales, soit directement soit par prélèvement sur des fonds qu'ils ont constitués, à une personne physique au titre de services rendus à cet Ãtat ou à cette subdivision ou collectivité, ne sont imposables que dans cet Ãtat. b) Toutefois, ces pensions et autres rémunérations similaires ne sont imposables que dans l'autre Ãtat contractant si la personne physique est un résident de cet Ãtat et en possède la nationalité. 3. Les dispositions des articles 14, 15, 16 et 17 s'appliquent aux salaires, traitements, pensions, et autres rémunérations similaires payés au titre de services rendus dans le cadre d'une activité dâentreprise exercée par un Ãtat contractant ou l'une de ses subdivisions politiques ou collectivités locales. ARTICLE 19 Ãtudiants Les sommes qu'un étudiant ou un stagiaire qui est, ou qui était immédiatement avant de se rendre dans un Ãtat contractant, un résident de l'autre Ãtat contractant et qui séjourne dans le premier Ãtat à seule fin d'y poursuivre ses études ou sa formation, reçoit pour couvrir ses frais d'entretien, d'études ou de formation ne sont pas imposables dans cet Ãtat, à condition qu'elles proviennent de sources situées en dehors de cet Ãtat. ARTICLE 20 Autres revenus 1. Les éléments du revenu d'un résident d'un Ãtat contractant dont ce résident est le bénéficiaire effectif, d'où qu'ils proviennent, qui ne sont pas traités dans les articles précédents de la présente Convention, ne sont imposables que dans cet Ãtat. 2. Nonobstant les dispositions du paragraphe 1, lorsque le montant de revenus est payé à un résident dâun Ãtat contractant à partir de revenus reçus par des fiduciaires ou par des représentants personnels administrant la succession de personnes décédées et ces fiduciaires ou représentants personnels sont des résidents de lâautre Ãtat contractant, ce montant est considéré comme provenant des mêmes sources, et dans les mêmes proportions, que le revenu reçu par le fiduciaire ou le représentant personnel qui sert au paiement de ce montant. Tout impôt payé par les fiduciaires ou par les représentants personnels au titre des revenus payés aux bénéficiaires est considéré comme étant payé par le bénéficiaire. 3. Les dispositions du paragraphe 1 ne s'appliquent pas aux revenus autres que les revenus provenant de biens immobiliers tels qu'ils sont définis au paragraphe 2 de l'article 6, lorsque le bénéficiaire effectif de tels revenus, résident d'un Ãtat contractant, exerce dans l'autre Ãtat contractant, une activité dâentreprise par l'intermédiaire d'un établissement stable qui y est situé, et que le droit ou le bien générateur des revenus s'y rattache effectivement. Dans ce cas, les dispositions de l'article 7 sont applicables. 4. Lorsque, en raison de relations spéciales existant entre le résident visé au paragraphe 1 du présent article et une autre personne, ou que l'un et l'autre entretiennent avec de tierces personnes, le montant des revenus visés dans ce paragraphe excède le montant (sâil y en a) dont ils seraient convenus en l'absence de pareilles relations, les dispositions du présent article ne s'appliquent qu'à ce dernier montant. Dans ce cas, la partie excédentaire des revenus reste imposable selon la législation de chaque Ãtat contractant et compte tenu des autres dispositions applicables de la présente Convention. ARTICLE 21 Fortune 1. La fortune constituée par des biens immobiliers visés à l'article 6, que possède un résident d'un Ãtat contractant et qui sont situés dans l'autre Ãtat contractant, est imposable dans cet autre Ãtat. 2. La fortune constituée par des biens mobiliers qui font partie de l'actif d'un établissement stable qu'une entreprise d'un Ãtat contractant a dans l'autre Ãtat contractant, est imposable dans cet autre Ãtat. 3. La fortune d'une entreprise d'un Ãtat contractant qui exploite des navires ou aéronefs en trafic international constituée par ces navires ou aéronefs ainsi que par des biens mobiliers affectés à l'exploitation de ces navires ou aéronefs, n'est imposable que dans cet Ãtat contractant. 4. Tous les autres éléments de la fortune d'un résident d'un Ãtat contractant ne sont imposables que dans cet Ãtat. ARTICLE 22 Ãlimination des doubles impositions 1. Sous réserve des dispositions de la législation du Royaume-Uni concernant l'imputation de l'impôt à payer dans un territoire situé hors du Royaume-Uni sur lâimpôt du Royaume-Uni ou, selon le cas, concernant lâexemption de lâimpôt du Royaume-Uni dâun dividende provenant dâun territoire situé hors du Royaume-Uni (qui n'en affectent pas le principe général) : a) l'impôt luxembourgeois qui dâaprès la législation luxembourgeoise et conformément à la présente Convention est à payer soit directement, soit par voie de retenue, sur les bénéfices, revenus ou gains imposables ayant leur source au Luxembourg (à l'exclusion, lorsquâil sâagit de dividendes, de l'impôt dû sur les bénéfices qui servent au paiement des dividendes) est imputé sur les impôts du Royaume-Uni calculés sur la base des mêmes bénéfices, revenus ou gains imposables sur la base desquels l'impôt luxembourgeois est calculé ; b) un dividende payé par une société qui est un résident du Luxembourg à une société qui est un résident du Royaume-Uni est exempt dâimpôt au Royaume-Uni lorsque lâexemption est applicable et que les conditions pour lâexemption prévue par la législation du Royaume-Uni sont remplies ; c) les bénéfices dâun établissement stable au Luxembourg dâune société qui est un résident du Royaume-Uni sont exempts dâimpôt au Royaume-Uni lorsque lâexemption est applicable et que les conditions pour lâexemption prévue par la législation du Royaume-Uni sont remplies ; d) en ce qui concerne un dividende qui nâest pas exempt dâimpôt conformément au sous-paragraphe b) ci-dessus et qui est payé par une société qui est un résident du Luxembourg à une société qui est un résident du Royaume-Uni et qui contrôle directement ou indirectement au moins 10 pour cent des droits de vote dans la société qui paie les dividendes, lâimputation visée au sous-paragraphe a) ci-dessus tient compte de l'impôt luxembourgeois payable par la société au titre des bénéfices servant au paiement de ce dividende. 2. Les dispositions du paragraphe 1 ne sâappliquent pas lorsque lâimpôt luxembourgeois est dû conformément aux dispositions de la présente Convention uniquement parce que les revenus, bénéfices ou gains imposables visés dans ce paragraphe constituent également des revenus reçus par un résident du Luxembourg. 3. Pour l'application du paragraphe 1, les bénéfices, revenus et gains en capital d'un résident du Royaume-Uni qui sont imposables au Luxembourg conformément à la présente Convention sont considérés comme provenant de sources situées au Luxembourg. 4. Sous réserve des dispositions de la législation luxembourgeoise concernant l'élimination de la double imposition qui n'en affectent pas le principe général, la double imposition est éliminée de la manière suivante : a) Lorsqu'un résident du Luxembourg reçoit des revenus ou possède de la fortune qui, conformément aux dispositions de la présente Convention, sont imposables au Royaume-Uni, le Luxembourg exempte de l'impôt ces revenus ou cette fortune, sous réserve des dispositions des sous-paragraphes b) et c), mais peut, pour calculer le montant de l'impôt sur le reste du revenu ou de la fortune du résident, appliquer les mêmes taux d'impôt que si les revenus ou la fortune n'avaient pas été exemptés. b) Lorsqu'un résident du Luxembourg reçoit des éléments de revenu qui, conformément aux dispositions de lâarticle 10, du paragraphe 2 de lâarticle 13, du paragraphe 3 de lâarticle 14, de lâarticle 16 ou de lâarticle 20, sont imposables au Royaume-Uni, le Luxembourg accorde sur l'impôt sur le revenu des personnes physiques ou sur lâimpôt sur le revenu des collectivités de ce résident, une déduction d'un montant égal à l'impôt payé au RoyaumeâUni. Cette déduction ne peut toutefois excéder la fraction de l'impôt, calculé avant déduction, correspondant à ces éléments de revenus reçus du Royaume-Uni. c) Les dispositions du sous-paragraphe a) ne s'appliquent pas au revenu reçu ou à la fortune possédée par un résident du Luxembourg, lorsque le Royaume-Uni applique les dispositions de la présente Convention pour exempter d'impôt ce revenu ou cette fortune ou applique les dispositions du paragraphe 2 de lâarticle 10 à ce revenu. ARTICLE 23 Non-discrimination 1. Les nationaux d'un Ãtat contractant ne sont soumis dans l'autre Ãtat contractant à aucune imposition ou obligation y relative, qui est autre ou plus lourde que celles auxquelles sont ou pourront être assujettis les nationaux de cet autre Ãtat qui se trouvent dans la même situation, notamment au regard de la résidence. 2. L'imposition d'un établissement stable qu'une entreprise d'un Ãtat contractant a dans l'autre Ãtat contractant, n'est pas établie dans cet autre Ãtat d'une façon moins favorable que l'imposition des entreprises de cet autre Ãtat qui exercent la même activité. 3. A moins que les dispositions du paragraphe 1 de l'article 9, du paragraphe 4 de l'article 11, du paragraphe 4 de l'article 12 ou du paragraphe 4 de lâarticle 20 ne soient applicables, les intérêts, redevances et autres dépenses payés par une entreprise d'un Ãtat contractant à un résident de l'autre Ãtat contractant, sont déductibles, pour la détermination des bénéfices imposables de cette entreprise, dans les mêmes conditions que s'ils avaient été payés à un résident du premier Ãtat. De même, les dettes d'une entreprise d'un Ãtat contractant envers un résident de l'autre Ãtat contractant sont déductibles, pour la détermination de la fortune imposable de cette entreprise, dans les mêmes conditions que si elles avaient été contractées envers un résident du premier Ãtat. 4. Les entreprises d'un Ãtat contractant, dont le capital est en totalité ou en partie, directement ou indirectement, détenu ou contrôlé par un ou plusieurs résidents de l'autre Ãtat contractant, ne sont soumises dans le premier Ãtat à aucune imposition ou obligation y relative, qui est autre ou plus lourde que celles auxquelles sont ou pourront être assujetties les autres entreprises similaires du premier Ãtat. 5. Aucune disposition du présent article ne peut être interprétée comme obligeant lâun des Ãtats contractants à accorder aux personnes physiques non résidentes dans cet Ãtat les déductions personnelles, abattements et réductions d'impôt qui sont accordés à ses personnes physiques résidentes ou à ses nationaux. 6. Les dispositions du présent article s'appliquent aux impôts qui font lâobjet de la présente Convention. ARTICLE 24 Procédure amiable 1. Lorsqu'une personne estime que les mesures prises par un Ãtat contractant ou par les deux Ãtats contractants entraînent ou entraîneront pour elle une imposition non conforme aux dispositions de la présente Convention, elle peut, indépendamment des recours prévus par le droit interne de ces Ãtats, soumettre son cas à l'autorité compétente de lâun ou lâautre Ãtat contractant. Le cas doit être soumis dans les trois ans qui suivent la première notification de la mesure qui entraîne une imposition non conforme aux dispositions de la Convention. 2. L'autorité compétente s'efforce, si la réclamation lui paraît fondée et si elle n'est pas elle-même en mesure d'y apporter une solution satisfaisante, de résoudre le cas par voie d'accord amiable avec l'autorité compétente de l'autre Ãtat contractant, en vue d'éviter une imposition non conforme à la Convention. L'accord est appliqué quels que soient les délais prévus par le droit interne des Ãtats contractants. 3. Les autorités compétentes des Ãtats contractants s'efforcent, par voie d'accord amiable, de résoudre les difficultés ou de dissiper les doutes auxquels peuvent donner lieu l'interprétation ou l'application de la Convention. Elles peuvent aussi se concerter en vue d'éliminer la double imposition dans les cas non prévus par la Convention. 4. Les autorités compétentes des Ãtats contractants peuvent communiquer directement entre elles en vue de parvenir à un accord comme il est indiqué aux paragraphes précédents. 5. Lorsque, a) en vertu du paragraphe 1, une personne a soumis un cas à lâautorité compétente dâun Ãtat contractant en se fondant sur le fait que les mesures prises par un Ãtat contractant ou par les deux Ãtats contractants ont entraîné pour cette personne une imposition non conforme aux dispositions de cette Convention, et que b) les autorités compétentes ne parviennent pas à un accord permettant de résoudre ce cas en vertu du paragraphe 2 dans un délai de deux ans à compter de la date à laquelle toutes les informations demandées par les autorités compétentes pour pouvoir traiter le cas ont été communiquées aux deux autorités compétentes, les questions non résolues soulevées par ce cas doivent être soumises à arbitrage si la personne en fait la demande. Ces questions non résolues ne doivent toutefois pas être soumises à arbitrage si une décision sur ces questions a déjà été rendue par un tribunal judiciaire ou administratif de lâun des Ãtats. à moins quâune personne directement concernée par le cas nâaccepte pas lâaccord amiable par lequel la décision dâarbitrage est appliquée, cette décision lie les deux Ãtats contractants et doit être appliquée quels que soient les délais prévus par le droit interne de ces Ãtats. Les autorités compétentes des Ãtats contractants règlent par accord amiable les modalités dâapplication de ce paragraphe. ARTICLE 25 Ãchange de renseignements 1. Les autorités compétentes des Ãtats contractants échangent les renseignements vraisemblablement pertinents pour appliquer les dispositions de la présente Convention ou pour l'administration ou l'application de la législation interne relative aux impôts de toute nature ou dénomination perçus pour le compte des Ãtats contractants, de leurs subdivisions politiques ou de leurs collectivités locales dans la mesure où l'imposition qu'elle prévoit n'est pas contraire à la Convention. L'échange de renseignements n'est pas restreint par les articles 1 et 2. 2. Les renseignements reçus en vertu du paragraphe 1 par un Ãtat contractant sont tenus secrets de la même manière que les renseignements obtenus en application de la législation interne de cet Ãtat et ne sont communiqués qu'aux personnes ou autorités (y compris les tribunaux et organes administratifs) concernées par l'établissement ou le recouvrement des impôts mentionnés au paragraphe 1, par les procédures ou poursuites concernant ces impôts, par les décisions sur les recours relatifs à ces impôts, ou par le contrôle de ce qui précède. Ces personnes ou autorités n'utilisent ces renseignements qu'à ces fins. Elles peuvent révéler ces renseignements au cours d'audiences publiques de tribunaux ou dans des jugements. Nonobstant ce qui précède, les renseignements reçus par un Ãtat contractant peuvent être utilisés à dâautres fins si la législation des deux Ãtats lâautorise et si lâautorité compétente de lâÃtat qui fournit ces renseignements autorise cette utilisation. 3. Les dispositions des paragraphes 1 et 2 ne peuvent en aucun cas être interprétées comme imposant à un Ãtat contractant l'obligation : a) de prendre des mesures administratives dérogeant à sa législation et à sa pratique administrative ou à celles de l'autre Ãtat contractant ; b) de fournir des renseignements qui ne pourraient être obtenus sur la base de sa législation ou dans le cadre de sa pratique administrative normale ou de celles de l'autre Ãtat contractant ; c) de fournir des renseignements qui révéleraient un secret commercial, industriel, professionnel ou un procédé commercial ou des renseignements dont la communication serait contraire à l'ordre public. 4. Si des renseignements sont demandés par un Ãtat contractant conformément à cet article, l'autre Ãtat contractant utilise les pouvoirs dont il dispose pour obtenir les renseignements demandés, même s'il n'en a pas besoin à ses propres fins fiscales. L'obligation qui figure dans la phrase précédente est soumise aux limitations prévues au paragraphe 3 sauf si ces limitations sont susceptibles d'empêcher un Ãtat contractant de communiquer des renseignements uniquement parce que ceux-ci ne présentent pas d'intérêt pour lui dans le cadre national. 5. En aucun cas les dispositions du paragraphe 3 ne peuvent être interprétées comme permettant à un Ãtat contractant de refuser de communiquer des renseignements uniquement parce que ceux-ci sont détenus par une banque, un autre établissement financier, un mandataire ou une personne agissant en tant qu'agent ou fiduciaire ou parce que ces renseignements se rattachent aux droits de propriété d'une personne. ARTICLE 26 Assistance en matière de recouvrement des impôts 1. Les Ãtats contractants se prêtent mutuellement assistance pour le recouvrement de leurs créances fiscales. Cette assistance nâest pas limitée par lâarticle 1. Les autorités compétentes des Ãtats contractants peuvent régler dâun commun accord les modalités dâapplication du présent article. 2. Le terme « créance fiscale » tel quâil est utilisé dans cet article désigne une somme due au titre dâimpôts couverts par la Convention, ainsi que les intérêts, les pénalités administratives correspondantes et les coûts de recouvrement ou de conservation liés à ces sommes. 3. Lorsquâune créance fiscale dâun Ãtat contractant est recouvrable en vertu des lois de cet Ãtat et est due par une personne qui, à cette date, ne peut, en vertu de ces lois, empêcher son recouvrement, cette créance fiscale est, à la demande des autorités compétentes de cet Ãtat, acceptée en vue de son recouvrement par les autorités compétentes de lâautre Ãtat contractant. Cette créance fiscale est recouvrée par cet autre Ãtat conformément aux dispositions de sa législation applicable en matière de recouvrement de ses propres impôts comme si la créance en question était une créance fiscale de cet autre Ãtat. 4. Lorsquâune créance fiscale dâun Ãtat contractant est une créance à lâégard de laquelle cet Ãtat peut, en vertu de sa législation, prendre des mesures conservatoires pour assurer son recouvrement, cette créance doit, à la demande des autorités compétentes de cet Ãtat, être acceptée aux fins de lâadoption de mesures conservatoires par les autorités compétentes de lâautre Ãtat contractant. Cet autre Ãtat doit prendre des mesures conservatoires à lâégard de cette créance fiscale conformément aux dispositions de sa législation comme sâil sâagissait dâune créance fiscale de cet autre Ãtat même si, au moment où ces mesures sont appliquées, la créance fiscale nâest pas recouvrable dans le premier Ãtat ou est due par une personne qui a le droit dâempêcher son recouvrement. 5. Nonobstant les dispositions des paragraphes 3 et 4, les délais de prescription et la priorité applicables, en vertu de la législation dâun Ãtat contractant, à une créance fiscale en raison de sa nature en tant que telle ne sâappliquent pas à une créance fiscale acceptée par cet Ãtat aux fins du paragraphe 3 ou 4. En outre, une créance fiscale acceptée par un Ãtat contractant aux fins du paragraphe 3 ou 4 ne peut se voir appliquer aucune priorité dans cet Ãtat en vertu de la législation de lâautre Ãtat contractant. 6. Les procédures concernant lâexistence, la validité ou le montant dâune créance fiscale dâun Ãtat contractant ne sont pas soumises aux tribunaux ou organismes administratifs de lâautre Ãtat contractant. 7. Lorsquâà tout moment après quâune demande a été formulée par un Ãtat contractant en vertu du paragraphe 3 ou 4 et avant que lâautre Ãtat ait recouvré et transmis le montant de la créance fiscale en question au premier Ãtat, cette créance fiscale cesse dâêtre : a) dans le cas dâune demande présentée en vertu du paragraphe 3, une créance fiscale du premier Ãtat qui est recouvrable en vertu des lois de cet Ãtat et est due par une personne qui, à ce moment, ne peut, en vertu des lois de cet Ãtat, empêcher son recouvrement, ou b) dans le cas dâune demande présentée en vertu du paragraphe 4, une créance fiscale du premier Ãtat à lâégard de laquelle cet Ãtat peut, en vertu de sa législation, prendre des mesures conservatoires pour assurer son recouvrement les autorités compétentes du premier Ãtat notifient promptement ce fait aux autorités compétentes de lâautre Ãtat et le premier Ãtat, au choix de lâautre Ãtat, suspend ou retire sa demande. 8. Les dispositions du présent article ne peuvent en aucun cas être interprétées comme imposant à un Ãtat contractant lâobligation : a) de prendre des mesures administratives dérogeant à sa législation et à sa pratique administrative ou à celles de lâautre Ãtat contractant ; b) de prendre des mesures qui seraient contraires à lâordre public ; c) de prêter assistance si lâautre Ãtat contractant nâa pas pris toutes les mesures raisonnables de recouvrement ou de conservation, selon le cas, qui sont disponibles en vertu de sa législation ou de sa pratique administrative ; d) de prêter assistance dans les cas où la charge administrative qui en résulte pour cet Ãtat est nettement disproportionnée par rapport aux avantages qui peuvent en être tirés par lâautre Ãtat contractant ; e) de prêter assistance lorsque cet Ãtat considère que lâimposition au titre de laquelle lâassistance est demandée est contraire aux principes dâimposition généralement admis. ARTICLE 27 Membres des missions diplomatiques et postes consulaires Les dispositions de la présente Convention ne portent pas atteinte aux privilèges fiscaux dont bénéficient les membres des missions diplomatiques ou représentations permanentes ou postes consulaires en vertu soit des règles générales du droit international, soit des dispositions d'accords particuliers. ARTICLE 28 Droit aux avantages 1. Nonobstant les autres dispositions de la présente Convention, un avantage au titre de celleâci ne sera pas accordé au titre dâun élément de revenu ou de fortune, ou dâun gain en capital, sâil est raisonnable de conclure, compte tenu de lâensemble des faits et circonstances propres à la situation, que lâoctroi de cet avantage était un des objets principaux dâun montage ou dâune transaction ayant permis, directement ou indirectement, de lâobtenir, à moins quâil soit établi que lâoctroi de cet avantage dans ces circonstances serait conforme à lâobjet et au but des dispositions pertinentes de la présente Convention. 2. Lorsquâun avantage prévu par cette Convention est refusé à une personne en vertu du paragraphe 1, lâautorité compétente de lâÃtat contractant qui aurait normalement accordé cet avantage doit néanmoins traiter cette personne comme ayant droit à cet avantage, ou à dâautres avantages au titre dâun élément de revenu ou de fortune ou dâun gain en capital spécifique si cette autorité compétente, à la demande de cette personne et après examen des faits et circonstances propres au cas, conclut que ces avantages auraient été octroyés à cette personne en lâabsence de la transaction ou du montage mentionné au paragraphe 1. Lâautorité compétente de lâÃtat contractant à laquelle la demande a été adressée consulte lâautorité compétente de lâautre Ãtat avant de rejeter une demande présentée par un résident de cet autre Ãtat en vertu du présent paragraphe. ARTICLE 29 Entrée en vigueur 1. Chacun des Ãtats contractants notifiera à lâautre par écrit, par la voie diplomatique, lâaccomplissement des procédures requises par sa législation pour la mise en vigueur de la présente Convention. La Convention entrera en vigueur à la date de réception de la dernière de ces notifications et sera applicable : a) au Royaume-Uni : (i) en ce qui concerne les impôts retenus à la source, aux revenus attribués le ou après le 1 er janvier de l'année civile suivant immédiatement l'année au cours de laquelle la présente Convention entrera en vigueur ; (ii) en ce qui concerne lâimpôt sur le revenu et lâimpôt sur les gains en capital, pour toute année dâimposition commençant le ou après le 6 avril de l'année civile suivant immédiatement l'année au cours de laquelle la présente Convention entrera en vigueur ; (iii) en ce qui concerne lâimpôt sur les collectivités, pour toute année financière commençant le ou après le 1 er avril de l'année civile suivant immédiatement l'année au cours de laquelle la présente Convention entrera en vigueur ; b) au Luxembourg : (i) en ce qui concerne les impôts retenus à la source, aux revenus attribués le ou après le 1 er janvier de l'année civile suivant immédiatement l'année au cours de laquelle la Convention entrera en vigueur ; (ii) en ce qui concerne les autres impôts sur le revenu et les impôts sur la fortune, aux impôts dus pour toute année d'imposition commençant le ou après le 1 er janvier de l'année civile suivant immédiatement l'année au cours de laquelle la Convention entrera en vigueur. 2. La Convention entre le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et dâIrlande du Nord et le Grand-Duché de Luxembourg signée à Londres le 24 mai 1967 telle que modifiée par le premier Protocole signé à Londres le 18 juillet 1978, le deuxième Protocole signé à Londres le 28 janvier 1983, et le troisième Protocole et lâéchange de lettres y relatif signés à Londres le 2 juillet 2009 (la « Convention précédente ») cessera de sâappliquer à tout impôt à compter de la date à laquelle la présente Convention sâappliquera à lâégard de cet impôt conformément aux dispositions du paragraphe 1. 3. Nonobstant les dispositions du paragraphe 1, les dispositions de lâarticle 24 (Procédure amiable) et de lâarticle 25 (Ãchange de renseignements) sâappliqueront à partir de la date dâentrée en vigueur de la présente Convention sans distinction de la période dâimposition à laquelle se rapporte lâaffaire, sous réserve dans les cas prévus à lâarticle 25 que les informations auraient pu être communiquées en vertu des dispositions de la Convention précédente. 4. En ce qui concerne lâimpôt sur la mise en valeur de terrains et lâimpôt sur le revenu pétrolier auxquels sâapplique la Convention précédente, la Convention précédente cessera de sâappliquer à compter de la date à laquelle la présente Convention entrera en vigueur. 5. Nonobstant les dispositions du paragraphe 2 et les dispositions de lâarticle 17 et du paragraphe 2 de lâarticle 18, lorsque, immédiatement avant lâentrée en vigueur de la présente Convention, une personne physique bénéficiait de paiements tombant sous le paragraphe 1 de lâarticle XVIII ou dâune pension tombant sous lâarticle XIX de la Convention précédente ou dâune pension tombant sous lâarticle XXII de la Convention précédente et, que sans les dispositions du présent paragraphe, ces paiements ou pensions tomberaient sous les articles 17 ou 18 de la présente Convention, cette personne physique peut irrévocablement choisir au cours dâune période de trois années à partir de la date dâentrée en vigueur de la présente Convention que les dispositions susmentionnées de la Convention précédente continueront à sâappliquer à ces paiements. 6. Nonobstant les dispositions du paragraphe 2, une personne physique qui a droit aux avantages de lâarticle XX de la Convention précédente au moment de lâentrée en vigueur de la présente Convention continuera à bénéficier de tels avantages comme si la Convention précédente était restée en vigueur. 7. La Convention précédente prendra fin à la dernière date à laquelle elle est applicable conformément au présent article. ARTICLE 30 Dénonciation 1. La présente Convention demeurera en vigueur tant qu'elle n'aura pas été dénoncée par un Ãtat contractant. Chaque Ãtat contractant peut dénoncer la présente Convention par voie diplomatique avec un préavis minimum de six mois avant la fin de chaque année civile commençant après lâexpiration dâune période de cinq années à partir de la date de de lâentrée en vigueur de la présente Convention. Dans ce cas, la présente Convention cessera dâêtre applicable : a) au Royaume-Uni : (i) en ce qui concerne les impôts retenus à la source, aux montants payés ou crédités après six mois suivant la date à laquelle le préavis est donné ; (ii) en ce qui concerne lâimpôt sur le revenu et lâimpôt sur les gains en capital, pour toute année dâimposition commençant le ou après le 6 avril suivant immédiatement la date à laquelle le préavis est donné ; (iii) en ce qui concerne lâimpôt sur les collectivités, pour toute année financière commençant le ou après le 1 er avril suivant immédiatement la date à laquelle le préavis est donné. b) au Luxembourg : (i) en ce qui concerne les impôts retenus à la source, aux revenus attribués le ou après le 1 er janvier de l'année civile suivant immédiatement lâannée au cours de laquelle le préavis est donné ; (ii) en ce qui concerne les autres impôts sur le revenu et les impôts sur la fortune, aux impôts dus pour toute année d'imposition commençant le ou après le 1 er janvier de l'année civile suivant immédiatement lâannée au cours de laquelle le préavis est donné. EN FOI DE QUOI, les soussignés, dûment autorisés à cet effet par leurs Gouvernements respectifs, ont signé la présente Convention. Fait en deux exemplaire à Londres, le 7 juin 2022, en langues française et anglaise, les deux textes faisant également foi. Pour le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg Pour le Gouvernement du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et dâIrlande du Nord Yuriko BACKES Ministre des Finances Lucy FRAZER Financial Secretary to the Treasury â PROTOCOLE Au moment de procéder à la signature de la Convention pour lâélimination de la double imposition en matière d'impôts sur le revenu et sur la fortune et pour la prévention de lâévasion et de la fraude fiscales, conclue ce jour entre le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et dâIrlande du Nord et le Grand-Duché de Luxembourg, les soussignés sont convenus que les dispositions suivantes forment partie intégrante de la Convention. 1. En référence au sous-paragraphe l) du paragraphe 1 de lâarticle 3 (Définitions générales) et au sous-paragraphe b) du paragraphe 2 de lâarticle 10 (Dividendes) : Il est entendu que lâexpression « fonds de pension reconnu » inclut : a) en ce qui concerne le Luxembourg : (i) les sociétés dâépargne-pension à capital variable (SEPCAV) ; (ii) les associations dâépargne-pension (ASSEP) ; (iii) les fonds de pension soumis au contrôle du Commissariat aux Assurances ; et (iv) le Fonds de Compensation de la Sécurité Sociale, SICAV â FIS ; b) en ce qui concerne le Royaume-Uni, les régimes de pension (autre quâun régime de sécurité sociale) enregistrés conformément à la « Part 4 of the Finance Act 2004 », y compris les fonds de pension ou régimes de pension organisés par lâintermédiaire de sociétés dâassurance et de fonds de placements lorsque les détenteurs de parts sont exclusivement des régimes de pension. Les autorités compétentes peuvent convenir dâinclure dans la présente, des régimes de pension de nature identique ou de nature économique ou légale analogue, qui seront introduits par voie législative par un des Ãtats contractants après la date de signature de la Convention. 2. En référence à lâarticle 4 (Résident) : a) Il est entendu quâun organisme de placement collectif qui est établi et qui est considéré comme une personne morale aux fins dâimposition au Luxembourg et qui reçoit un revenu provenant du Royaume-Uni est considéré aux fins de lâapplication de la Convention à ce revenu, comme une personne physique qui est un résident du Luxembourg et comme le bénéficiaire effectif du revenu quâil reçoit (à condition quâun résident du Luxembourg qui reçoit le revenu dans les mêmes circonstances aurait été considéré comme le bénéficiaire effectif de ce revenu), mais seulement dans la mesure où les droits ou participations effectifs dans cet organisme de placement collectif appartiennent à des bénéficiaires équivalents. Toutefois, si au moins 75 pour cent des droits ou participations effectifs dans cet organisme de placement collectif appartiennent à des bénéficiaires équivalents, ou si lâorganisme de placement collectif est un organisme de placement collectif en valeurs mobilières au sens de la Directive 2009/65/CE , lâorganisme de placement collectif est considéré comme un résident du Luxembourg et comme le bénéficiaire effectif de tous les revenus quâil reçoit (à condition quâun résident du Luxembourg qui reçoit les revenus dans les mêmes circonstances aurait été considéré comme le bénéficiaire effectif de ces revenus). b) Aux fins du présent paragraphe, lâexpression « bénéficiaire équivalent » désigne un résident du Luxembourg, et un résident de toute autre juridiction avec laquelle le Royaume-Uni dispose dâaccords contractuels prévoyant un échange effectif et complet de renseignements qui, sâil recevait le revenu pour lequel les bénéfices de la présente Convention sont demandés, aurait droit en vertu dâune convention concernant lâimpôt sur le revenu conclue par le Royaume-Uni, à un taux dâimposition applicable à ce revenu qui ne soit pas plus élevé que le taux demandé en vertu de la présente Convention par lâorganisme de placement collectif en ce qui concerne ce revenu. c) Aux fins du présent paragraphe du présent Protocole, lâexpression « organisme de placement collectif » désigne : (i) les organismes de placement collectif en valeurs mobilières (OPVCM) soumis à la Partie I de la loi du 17 décembre 2010 ; (ii) les organismes de placement collectif soumis à la Partie II de la loi du 17 décembre 2010 ; (iii) les fonds dâinvestissement spécialisés (FIS) soumis à la loi du 13 février 2007 ; et (iv) les fonds dâinvestissement alternatifs réservés (FIAR) soumis à la loi du 23 juillet 2016 , à lâexception des fonds dâinvestissement alternatifs réservés qui optent pour lâapplication du régime de lâarticle 48 de la loi précitée , ainsi que tout autre fonds dâinvestissement, accord contractuel ou entité établi au Luxembourg que les autorités compétentes des Ãtats contractants conviennent de considérer comme organisme de placement collectif. 3. En référence au paragraphe 4 de lâarticle 4 (Résident) : Il est entendu que pour lâapplication de la présente disposition, les autorités compétentes tiennent compte : i) du lieu où sâexerce la gestion supérieure de la personne morale ; ii) du lieu où les réunions du conseil dâadministration ou de tout autre organe équivalent se tiennent ; iii) du lieu où se situe le siège de la personne morale ; iv) de la nature et de lâétendue du lien économique de la personne morale avec chaque Ãtat ; et v) de la réponse à la question de savoir si le fait que lâon détermine que la personne morale est un résident de lâun des Ãtats contractants, mais pas de lâautre aux fins de la Convention, fait naître un risque dâapplication indue des dispositions de la Convention ou dâune application inappropriée du droit interne de chacun des Ãtats. La liste des facteurs nâa pas de valeur limitative. Les autorités compétentes appliquent les dispositions au cas par cas. Comme les faits pour lesquels un accord a été trouvé peuvent changer au fil du temps, les autorités compétentes peuvent revoir les accords notamment lorsquâil y a des modifications significatives concernant les faits pertinents Lorsquâune société était un résident tant au Luxembourg quâau Royaume-Uni en vertu du droit interne de ces pays avant lâentrée en vigueur de la présente Convention, et que le statut de cette société était déterminé conformément au paragraphe 3 de lâarticle IV de la Convention précédente, les autorités compétentes du Luxembourg et du Royaume-Uni ne cherchent pas à revoir cette détermination aussi longtemps que les faits importants ne changent pas. Lorsque les faits importants changent après lâentrée en vigueur de la présente Convention, et que les autorités compétentes déterminent quâaux fins de la Convention la société est à considérer comme résident de lâautre Ãtat (ou les autorités compétentes ne parviennent pas à un accord amiable), cette nouvelle détermination (ou la perte des bénéfices conventionnels à la suite de lâabsence dâun accord amiable) sâappliquent uniquement aux revenus ou aux gains dégagés après cette nouvelle détermination (ou de la notification au contribuable de lâabsence dâun accord). 4. En référence aux articles 10 (Dividendes) et 11 (Intérêts) : Il est entendu que quâun représentant autorisé dâun fonds dâinvestissement établi dans un Ãtat contractant peut soumettre une demande relative aux avantages prévus par les dispositions de ces articles. Les autorités compétentes peuvent se concerter en vue de mettre en place des procédures afin de faciliter les demandes et de résoudre les doutes relatifs à leur éligibilité. 5. Il est entendu que : Les dispositions de la Convention ne font pas obstacle à lâapplication par le Luxembourg des dispositions de lâarticle 164ter de la loi concernant lâimpôt sur le revenu ou de toute autre disposition similaire qui modifie ou remplace lâarticle susmentionné. EN FOI DE QUOI, les soussignés, dûment autorisés à cet effet par leurs Gouvernements respectifs, ont signé le présent Protocole. Fait en deux exemplaire à Londres, le 7 juin 2022, en langues française et anglaise, les deux textes faisant également foi. Pour le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg Pour le Gouvernement du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et dâIrlande du Nord Yuriko BACKES Ministre des Finances Lucy FRAZER Financial Secretary to the Treasury
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Loi du 18 septembre 2023 portant approbation de la Convention entre le Grand-Duché de Luxembourg et le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord pour l’élimination de la double imposition en matière d’impôts sur le revenu et sur la fortune et pour la prévention de l’évasion et de la fraude fiscales, et du Protocole y relatif, faits à Londres, le 7 juin 2022.
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