Loi du 28 février 2024 portant approbation de l’Accord entre le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg et le Gouvernement de la République française concernant l’échange et la protection des informations classifiées, fait à Paris, le 1er juillet 2022.
This law approves a bilateral Luxembourg–France agreement on exchanging and protecting classified information.
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- Jurisdiction
- Luxembourg
- Instrument
- Act or statute
- Citation
- http://data.legilux.public.lu/eli/etat/leg/loi/2024/02/28/a85/jo
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- In force
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Provisions of Loi du 28 février 2024 portant approbation de l’Accord entre le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg et le Gouvernement de la République française concernant l’échange et la protection des informations classifiées, fait à Paris, le 1er juillet 2022.
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Loi du 28 février 2024 portant approbation de l’Accord entre le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg et le Gouvernement de la République française concernant l’échange et la protection des informations classifiées, fait à Paris, le 1er juillet 2022.
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Le contenu de la version HTML du Journal officiel luxembourgeois est identique à la version PDF. Loi du 28 février 2024 portant approbation de lâAccord entre le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg et le Gouvernement de la République française concernant lâéchange et la protection des informations classifiées, fait à Paris, le 1 er juillet 2022. Nous Henri, Grand-Duc de Luxembourg, Duc de Nassau, Le Conseil dâÃtat entendu ; Vu lâadoption par la Chambre des Députés ; Vu la décision de la Chambre des Députés du 16 janvier 2024 et celle du Conseil dâÃtat du 23 janvier 2024 portant quâil nây a pas lieu à second vote ; Avons ordonné et ordonnons : â Article unique. Est approuvé lâAccord entre le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg et le Gouvernement de la République française concernant lâéchange et la protection des informations classifiées, fait à Paris, le 1 er juillet 2022 . Mandons et ordonnons que la présente loi soit insérée au Journal officiel du Grand-Duché de Luxembourg pour être exécutée et observée par tous ceux que la chose concerne. Le Ministre des Affaires étrangères et du Commerce extérieur, Xavier Bettel Palais de Luxembourg, le 28 février 2024. Henri Doc. parl. 8161 ; sess. ord. 2022-2023 et législature 2023-2028. â Accord entre le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg et le Gouvernement de la République française concernant lâéchange et la protection des informations classifiées Le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg, Le Gouvernement de République française, Ci-après dénommés « les Parties », Tirant les conséquences des évolutions de leur relation stratégique et de la récente réforme du système de classification national français, Désireux de continuer à garantir la sécurité des informations classifiées et protégées échangées entre les deux Etats ou des organismes publics ou privés régis par leurs lois et règlements nationaux respectifs, ou produits par eux, Sont convenus des dispositions suivantes : Article 1 Définitions Aux fins du présent Accord : 1.1. « Informations classifiées » fait référence aux informations, documents et matériels, quels quâen soient la forme, la nature ou le mode de transmission, quâils soient élaborés ou en cours dâélaboration, auquel un degré de classification ou de protection a été attribué et qui, dans lâintérêt de la sécurité nationale et conformément aux lois et réglementations nationales des Parties, nécessitent une protection contre toute violation, destruction, détournement, divulgation, perte, accès par une personne non autorisée ou tout autre type de compromission. 1.2. « Contrat classé » signifie un contrat, un contrat de sous-traitance ou un projet dont lâélaboration et lâexécution nécessitent lâaccès à des informations classifiées ou lâutilisation dâinformations classifiées. 1.3. « Contractant » signifie tout individu ou personne morale ayant la capacité juridique de négocier et conclure des contrats classés. 1.4. « Autorité nationale de sécurité (ANS) » fait référence à lâautorité nationale responsable du contrôle général et de la mise en application du présent Accord pour chacune des Parties. 1.5. « Autorités de sécurité compétentes » fait référence à toute Autorité de sécurité désignée ou toute autre entité compétente autorisée conformément aux lois et réglementations nationales des Parties et qui sont responsables de la mise en application du présent Accord selon les domaines concernés. 1.6. « Partie dâorigine » fait référence à la Partie, y compris tout organisme public ou privé soumis à ses lois et réglementations nationales, qui délivre ou transmet une information classifiée à lâautre Partie. 1.7. « Partie destinataire » fait référence à la Partie, y compris tout organisme public ou privé soumis à ses lois et réglementations nationales, à qui les informations classifiées sont transmises. 1.8. « Partie hôte » fait référence à la Partie sur le territoire de laquelle une visite a lieu. 1.9. « Besoin dâen connaître » fait référence à la nécessité dâavoir accès à des informations classifiées dans le cadre dâune fonction officielle déterminée et pour lâexécution dâune mission spécifique. Article 2 Champ dâapplication Le présent Accord constitue la réglementation de sécurité commune applicable à tout échange dâinformation classifiée entre les Parties et leurs organismes publics ou privés soumis à leurs lois et réglementations nationales. Article 3 Autorités nationales de sécurité LâAutorité nationale de sécurité de chacune des Parties est : Pour la République française : Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN), 51, boulevard de Latour-Maubourg, 75700 Paris 07 SP. Pour le Grand-Duché de Luxembourg : Service de Renseignement de lâEtat Autorité nationale de Sécurité Boîte postale 2379 L-1023 Luxembourg Les Parties se tiennent mutuellement informées de tout changement éventuel affectant leur Autorité nationale de sécurité ainsi que leurs Autorités de sécurité compétentes par note diplomatique. Article 4 Principes de sécurité 4.1. Conformément à leurs lois et réglementations nationales respectives, les Parties prennent les mesures appropriées afin de protéger les informations classifiées qui sont transmises, reçues ou créées selon les termes du présent Accord et apportent auxdites informations un niveau de protection équivalent à celui qui est accordé à leurs propres informations classifiées nationales, tel que défini à lâarticle 5.1. 4.2. Dès réception des informations classifiées en provenance de la Partie dâorigine, la Partie destinataire leur appose sa propre classification nationale conformément aux équivalences définies à lâarticle 5.1. 4.3. Lâaccès aux informations classifiées est strictement réservé aux ressortissants des Parties qui ont obtenu une habilitation de niveau approprié et dont les fonctions rendent lâaccès auxdites informations essentiel sur la base du besoin dâen connaître. 4.4. La Partie destinataire ne déclasse ni ne déclassifie une information classifiée transmise sans lâaccord écrit préalable de la Partie dâorigine. 4.5. Les Parties se tiennent rapidement informées de tout changement qui affecterait la protection des informations classifiées échangées ou produites en vertu du présent Accord. 4.6. Les informations classifiées transmises ne peuvent être utilisées à des fins autres que celles pour lesquelles elles sont transmises, prévues par les accords ou instruments contractuels conclus entre les Parties. 4.7. Les Parties veillent à ce que toute exigence résultant de leurs lois et réglementations de sécurité nationales couvrant la sécurité des agences, bureaux et installations sous leur juridiction soit satisfaite, notamment par le biais de visites dâinspection et de contrôles. Article 5 Classifications de sécurité et équivalences 5.1. Les Parties sâengagent à assurer la protection des informations classifiées échangées et adoptent lâéquivalence des niveaux de classification de sécurité définis dans le tableau ci-dessous : FRANCE LUXEMBOURG TRÃS SECRET TRÃS SECRET SECRET SECRET (voir paragraphe 5.3 ci-dessous) CONFIDENTIEL (voir paragraphes 5.4 et 5.5 ci-dessous) RESTREINT TRÃS SECRET DÃFENSE* TRÃS SECRET SECRET DÃFENSE* SECRET CONFIDENTIEL DÃFENSE* CONFIDENTIEL *Niveaux de classification utilisés en France avant le 1 er juillet 2021. » 5.2. Toute information classifiée transmise par le Luxembourg portant la mention additionnelle « LUX » juxtaposée à la classification de sécurité doit également être protégée selon le tableau dâéquivalences présenté à lâarticle 5.1 ci-dessus. 5.3. La République française traite et protège les Informations classifiées de niveau « CONFIDENTIEL » transmises par le Luxembourg selon ses lois et réglementations nationales en vigueur relatives aux informations classifiées de niveau « SECRET ». 5.4. La République française traite et protège les informations portant la mention « RESTREINT » transmises par le Luxembourg selon ses lois et réglementations nationales en vigueur relatives aux informations protégées mais non classifiées de défense, telles que « DIFFUSION RESTREINTE ». 5.5. Le Grand-Duché de Luxembourg traite et protège les informations non classifiées mais revêtues dâune mention de protection telles que « DIFFUSION RESTREINTE » transmises par la France selon ses lois et réglementations nationales en vigueur relatives à la protection des informations « RESTREINT ». 5.6. Afin de maintenir des normes de sécurité comparables et à la demande de lâune ou lâautre des Parties, chaque Partie fournit toutes les informations nécessaires concernant les lois, réglementations et procédures de sécurité nationales appliquées pour assurer la sécurité des informations échangées et générées en vertu du présent Accord. Chaque Partie consent à faciliter les contacts entre leur ANS et leurs Autorités de sécurité compétentes. 5.7. La Partie dâorigine peut, pour des raisons de sécurité particulières, demander que lâaccès aux informations échangées ou générées en commun en vertu du présent Accord soit strictement limité aux seules personnes ayant la nationalité de lâune ou lâautre des Parties, lesdites informations portent la mention supplémentaire « SPÃCIAL FRANCE â LUXEMBOURG ». » Article 6 Procédure dâhabilitation de sécurité 6.1. Pour lâaccès aux informations classifiées CONFIDENTIEL DÃFENSE/CONFIDENTIEL ou de niveau supérieur, chaque Partie, conformément aux lois et réglementations nationales, mène une procédure dâhabilitation de sécurité. 6.2. Sâagissant de lâhabilitation de sécurité dâun ressortissant dâune des Parties qui a séjourné ou qui séjourne encore sur le territoire de lâautre, les Autorités nationales de sécurité des Parties se prêtent assistance conformément à leurs lois et réglementations nationales. 6.3. Les Parties reconnaissent mutuellement les habilitations de sécurité délivrées à leurs ressortissants dans le cadre de lâaccès aux informations classifiées. 6.4. Si lâANS ou les Autorités de sécurité compétentes de lâune des Parties considère quâune société enregistrée sur son territoire national est la propriété ou est sous lâinfluence dâun Etat tiers dont les objectifs ne sont pas compatibles avec ses intérêts, cette société ne se verra pas délivrer de certificat dâhabilitation. LâANS ou les Autorités de sécurité compétentes de la Partie ayant formulé la demande sera avisée en conséquence dans les meilleurs délais. 6.5. Les ANS ou Autorités de sécurité compétentes se tiennent mutuellement informées des changements concernant les habilitations de sécurité de leurs ressortissants dans le cadre du présent Accord, en particulier en cas de retrait dâhabilitation ou dâabaissement de son niveau. Article 7 Utilisation dâinformations classifiées 7.1. La Partie destinataire ne divulgue des informations classifiées échangées ou élaborées dans le cadre du présent Accord à aucun Etat tiers, organisation internationale ou entité ou ressortissant dâun Etat tiers quel quâil soit, sans le consentement écrit préalable de lâANS ou des Autorités de sécurité compétentes de la Partie dâorigine. 7.2. Les informations classifiées élaborées conjointement par les Parties au titre dâaccords, de contrats ou de toute autre activité commune ne peuvent être déclassées, déclassifiées ou transmises à un Etat tiers, à une personne physique ou morale ayant la nationalité dâun Etat tiers, ou à une organisation internationale sans lâaccord écrit préalable de lâautre Partie. 7.3. Avant la transmission aux Contractants de toute information classifiée reçue de la Partie dâorigine, les Autorités de sécurité compétentes de la Partie destinataire : a) Sâassurent que les Contractants et leurs installations sont capables de fournir une protection appropriée aux informations classifiées ; b) Attribuent le niveau requis dâhabilitation aux installations du contractant concerné ; c) Attribuent le niveau dâhabilitation requis aux personnes ayant le besoin dâen connaître ; d) Sâassurent que toutes les personnes qui ont accès aux informations classifiées sont informées de leurs responsabilités qui découlent des lois et réglementations nationales en vigueur ; e) Effectuent des contrôles de sécurité dans les installations concernées. Article 8 Traduction, reproduction et destruction 8.1. Les informations classifiées TRÃS SECRET DÃFENSE, TRÃS SECRET/TRÃS SECRET ne sont ni reproduites, ni traduites. Des exemplaires originaux supplémentaires peuvent être fournis sur demande écrite auprès de la Partie dâorigine. 8.2. Les informations classifiées TRÃS SECRET DÃFENSE, TRÃS SECRET/TRÃS SECRET ne doivent pas être détruites sauf en cas dâautorisation expresse de la Partie dâorigine. Elles sont restituées à la Partie dâorigine conformément aux paragraphes 9.1 ou 9.2 ci-dessous, après avoir été reconnues comme nâétant plus nécessaires ou à lâexpiration de leur validité. 8.3. La traduction et la reproduction des informations classifiées SECRET DÃFENSE, SECRET/SECRET sont autorisées uniquement avec le consentement écrit de lâANS ou des Autorités de sécurité compétentes de la Partie dâorigine. 8.4. Les informations classifiées sont détruites de telle manière que leur reconstruction totale ou partielle soit impossible. 8.5. La Partie destinataire assure le marquage des reproductions et des traductions produites comme les originaux et leur assure la même protection. Article 9 Transmission entre les Parties 9.1. Les informations classifiées sont transmises dâune Partie à lâautre par la voie diplomatique conformément aux lois et réglementations nationales de la Partie dâorigine. 9.2. Les ANS ou Autorités de sécurité compétentes peuvent, dâun commun accord, convenir de ce que les informations classifiées peuvent être transmises par un autre moyen que la voie diplomatique, dans la mesure où ce mode de transmission sâavérerait inadapté ou difficile. 9.3. Les transmissions répondent aux exigences suivantes : a) Le convoyeur a une habilitation de sécurité appropriée ; b) La Partie dâorigine tient un registre des informations classifiées qui sont transférées et un extrait de ce registre est fourni à la Partie destinataire sur demande ; c) Les informations classifiées sont dûment emballées et scellées conformément aux lois et réglementations nationales de la Partie dâorigine ; d) La réception des informations classifiées est confirmée par écrit dans les meilleurs délais. 9.4. La transmission dâune importante quantité dâinformations classifiées est organisée entre les ANS ou Autorités de sécurité compétentes respectives au cas par cas. 9.5. La transmission électronique dâinformations classifiées est effectuée uniquement sous forme cryptée, en utilisant des méthodes et dispositifs cryptographiques mutuellement acceptés entre les ANS ou Autorités de sécurité compétentes respectives. Article 10 Contrats classés 10.1. LâANS ou les Autorités de sécurité compétentes de la Partie dâorigine notifient à lâANS ou aux Autorités de sécurité compétentes de la Partie destinataire tout contrat classé avant tout échange dâinformations classifiées. Cette notification doit indiquer le plus haut niveau de classification des informations impliquées dans le contrat. 10.2. Pour tout instrument contractuel comportant des informations classifiées, il est établi une annexe de sécurité. Dans cette annexe, lâANS ou les Autorités de sécurité compétentes de la Partie dâorigine précise ce qui doit être protégé par la Partie destinataire ainsi que le niveau de classification applicable correspondant. Seule la Partie dâorigine peut modifier le niveau de classification dâune information définie dans une annexe de sécurité. 10.3. Tout Contrat classé contient des dispositions relatives aux instructions de sécurité ainsi quâun guide de classification. Ces instructions sont cohérentes avec celles dispensées par lâANS ou par les Autorités de sécurité compétentes de la Partie dâorigine. 10.4. LâANS ou les Autorités de sécurité compétentes de la Partie dâorigine transmet une copie de lâannexe de sécurité à lâANS ou aux Autorités de sécurité compétentes de lâautre Partie. 10.5. Avant de conclure un contrat classé avec un contractant placé sous la juridiction de lâautre Partie ou dâautoriser lâun de ses propres contractants à conclure un contrat classé sur le territoire de lâautre Partie, une Partie reçoit au préalable lâassurance écrite de lâANS ou des Autorités de sécurité compétentes de lâautre Partie que le contractant proposé a reçu une habilitation de niveau approprié et quâil a pris toutes les mesures de sécurité appropriées nécessaires à la protection des informations classifiées. 10.6. LâANS ou les Autorités de sécurité compétentes de la Partie sur le territoire de laquelle le travail doit être exécuté sont tenues de veiller à ce que, dans le cadre de lâexécution de contrats classés, soit appliqué et maintenu un niveau de sécurité équivalent à celui requis pour la protection de leurs propres contrats classés. 10.7. Avant de passer un contrat classé avec un sous-contractant, le contractant reçoit lâautorisation de son ANS ou de ses Autorités de sécurité compétentes. Les sous-contractants se conforment aux mêmes conditions de sécurité que celles établies pour le contractant. 10.8. Les échanges dâinformations classifiées dans le cadre des contrats classés et des annexes de sécurité conclus à compter du 1 er juillet 2021, de même que la poursuite des échanges dâinformations classifiées dans le cadre des contrats classés et des annexes de sécurité conclus avant le 1 er juillet 2021, sâeffectuent selon les équivalences et règles de mention supplémentaire définies à lâarticle 5. Article 11 Visites 11.1. Les visites aux installations de lâune des Parties où un représentant de lâautre Partie a accès à des informations classifiées ou à des sites où lâaccès à de telles informations est directement possible, font lâobjet dâune autorisation préalable par écrit de lâANS ou des Autorités de sécurité compétentes de la Partie hôte. 11.2. Les visites aux installations de lâune des Parties par des ressortissants dâun Etat tiers impliquant lâaccès à des informations classifiées échangées ou produites entre les Parties ou à des sites où lâaccès à de telles informations est directement possible, requièrent lâautorisation préalable écrite de lâANS ou des Autorités de sécurité compétentes des Parties. 11.3. Les visites visées aux paragraphes 11.1 et 11.2 ci-dessus impliquent que tout visiteur ait une habilitation de sécurité appropriée ainsi que le besoin dâen connaître. 11.4. Les demandes de visites, lorsque lâaccès à des informations classifiées de niveau TRÃS SECRET DÃFENSE, TRÃS SECRET/TRÃS SECRET est nécessaire, sont adressées par la voie diplomatique à lâANS de la Partie hôte. Les demandes de visites, lorsque lâaccès à des informations classifiées de niveau inférieur est nécessaire, sont traitées directement entre les ANS ou Autorités de sécurité compétentes respectives. Toute demande est adressée au moins trois (3) semaines avant la date requise pour la visite. 11.5. La demande de visite doit contenir les informations suivantes : a) Le nom et le prénom du visiteur, la date et le lieu de naissance, la nationalité et le numéro du passeport ou de la carte dâidentité ; b) Lâemploi et la fonction du visiteur, le nom de lâétablissement ou de lâorganisme qui lâemploie ; c) Le niveau dâhabilitation de sécurité du visiteur, authentifié par un certificat de sécurité à fournir par lâautorité compétente de la Partie requérante ; d) La date proposée de la visite et la durée prévue ; e) Lâobjet de la visite et toutes les indications nécessaires précisant les sujets à traiter impliquant des informations classifiées et leurs niveaux de classification ; f) Le nom des établissements, des installations et des locaux, objets de la visite ; g) Les noms et prénoms des personnes qui doivent recevoir le visiteur ; h) La date, la signature et lâapposition du timbre officiel de lâautorité compétente de la Partie requérante. 11.6. Chaque Partie peut demander une autorisation de visite pour une période maximale de douze (12) mois. Si une visite en particulier est susceptible de ne pas être conclue dans le délai prévu par lâautorisation de visite, ou si un prolongement de la période prévue par lâautorisation de visite est nécessaire, la Partie requérante peut demander une nouvelle autorisation de visite sous réserve quâelle soit effectuée au moins trois (3) semaines avant que lâautorisation en cours nâarrive à expiration. 11.7. Tous les visiteurs respectent les réglementations et instructions de sécurité de la Partie hôte. Article 12 Visites multiples 12.1. Les Parties peuvent dresser une liste des personnels autorisés à effectuer plusieurs visites en relation avec tout projet, programme ou contrat particulier, conformément aux conditions générales convenues par les ANS ou Autorités de sécurité compétentes des Parties. Initialement, ces listes sont valables pour une durée de douze (12) mois et, par accord entre les ANS ou Autorités de sécurité compétentes des Parties, cette durée de validité peut être prolongée pour dâautres périodes ne dépassant pas douze (12) mois. 12.2. Les listes mentionnées au paragraphe 12.1 ci-dessus sont établies conformément aux lois et réglementations nationales de la Partie hôte. Une fois que ces listes ont été approuvées, les conditions générales de toutes les visites particulières peuvent être réglées directement par les établissements que les personnes mentionnées sur ces listes vont visiter. Article 13 Violation des lois et réglementations relatives à la protection des informations classifiées 13.1. Dans lâhypothèse où une violation de la réglementation nationale relative à la protection des informations classifiées transmises dans le cadre du présent Accord ne peut être écartée, ou lorsquâelle est présumée ou découverte, notamment en cas de perte ou tout autre type de compromission avérée ou suspectée, lâANS ou les Autorités de sécurité compétentes de lâautre Partie en sont immédiatement informées par écrit. 13.2. La notification doit être suffisamment détaillée pour que la Partie dâorigine puisse procéder à une évaluation complète des conséquences. 13.3. La Partie ayant découvert ou suspectant les faits mène immédiatement une enquête (avec, si nécessaire, lâaide de lâautre Partie) conformément aux lois et réglementations nationales en vigueur dans lâEtat concerné. La Partie menant lâenquête informe dans les meilleurs délais lâANS ou les Autorités de sécurité compétentes de lâautre Partie des circonstances, du résultat de lâenquête, des mesures adoptées et des actions correctrices engagées. Article 14 Les frais 14.1. Lâexécution du présent Accord ne génère en principe aucun frais spécifique. 14.2. Tout frais éventuel encouru par une Partie du fait de lâapplication du présent Accord est supporté par cette seule Partie dans la limite de ses disponibilités budgétaires. Article 15 Résolution des litiges 15.1. Tout litige quant à lâinterprétation ou lâapplication du présent Accord est exclusivement résolu dans le cadre de consultations entre les Parties, sans faire appel à aucune tierce partie ou tribunal international. 15.2. Pendant la durée du différend, les Parties continuent à respecter les obligations qui découlent du présent Accord. Article 16 Abrogation de lâaccord conclu antérieurement Le présent accord abroge lâAccord général de sécurité entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg concernant lâéchange et la protection des informations classifiées, fait à Luxembourg, le 24 février 2006. Article 17 Dispositions finales 16.1. Le présent Accord est conclu pour une durée indéterminée. Chacune des Parties notifie à lâautre lâaccomplissement des procédures internes requises en ce qui la concerne pour lâentrée en vigueur du présent Accord qui prend effet le premier jour du second mois suivant la réception de la dernière des notifications. 16.2. En tant que de besoin, les ANS ou Autorités de sécurité compétentes des Parties se consultent au sujet des aspects techniques spécifiques concernant lâapplication du présent Accord et peuvent conclure, au cas par cas, tout instrument juridique approprié ou protocole de sécurité spécifique visant à compléter le présent Accord. 16.3. Chaque Partie communique rapidement à lâautre toute modification de ses lois et réglementations nationales susceptible dâavoir un effet sur la protection dâinformations classifiées en vertu du présent Accord. Dans ce cas, les Parties se concertent afin dâexaminer dâéventuelles modifications au présent Accord. Dans lâintervalle, les informations classifiées restent protégées conformément aux présentes dispositions. 16.4. Les dispositions du présent Accord peuvent être modifiées dâun commun accord par écrit entre les Parties. Ces modifications prennent effet selon les modalités prévues au paragraphe 16.1. 16.5. Le présent Accord peut être dénoncé dâun commun accord ou unilatéralement, la dénonciation prenant effet six (6) mois après réception de la notification écrite. La dénonciation ne remet pas en cause les droits et obligations des Parties liés aux informations échangées dans le cadre du présent Accord. En foi de quoi, les représentants des deux Parties, dûment autorisés à cet effet, ont signé le présent Accord et y ont apposé leur sceau. EN FOI DE QUOI, les représentants des deux Parties, dûment autorisés à cet effet, ont signé le présent accord et y ont apposé leur sceau. Signé à Paris, le 1 er juillet 2022 en deux exemplaires originaux, en langue française. Pour le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg Pour le Gouvernement de la République française Martine SCHOMMER Ambassadeur du Grand-Duché de Luxembourg en France David CVACH Directeur de lâUnion européenne
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