Loi du 11 septembre 2024 portant approbation de l’Accord de transport aérien entre le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg et le Gouvernement de la République algérienne démocratique et populaire, fait à Alger, le 24 août 2022.
La loi approuve l’accord de transport aérien entre Luxembourg et l’Algérie.
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Loi du 11 septembre 2024 portant approbation de l’Accord de transport aérien entre le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg et le Gouvernement de la République algérienne démocratique et populaire, fait à Alger, le 24 août 2022.
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Le contenu de la version HTML du Journal officiel luxembourgeois est identique à la version PDF. Loi du 11 septembre 2024 portant approbation de lâAccord de transport aérien entre le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg et le Gouvernement de la République algérienne démocratique et populaire, fait à Alger, le 24 août 2022. Nous Henri, Grand-Duc de Luxembourg, Duc de Nassau, Le Conseil dâÃtat entendu ; Vu lâadoption par la Chambre des Députés ; Vu la décision de la Chambre des députés du 27 juin 2024 et celle du Conseil dâÃtat du 12 juillet 2024 portant quâil nây a pas lieu à second vote ; Avons ordonné et ordonnons : â Article unique. Est approuvé lâAccord de transport aérien entre le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg et le Gouvernement de la République algérienne démocratique et populaire, fait à Alger, le 24 août 2022. Mandons et ordonnons que la présente loi soit insérée au Journal officiel du Grand-Duché de Luxembourg pour être exécutée et observée par tous ceux que la chose concerne. Le Ministre des Affaires étrangères et du Commerce extérieur, Xavier Bettel La Ministre de la Mobilité et des Travaux publics, Yuriko Backes Palais de Luxembourg, le 11 septembre 2024. Henri Doc. parl. 8238 ; sess. ord. 2022-2023 et législature 2023-2028. â ACCORD DE TRANSPORT AÃRIEN ENTRE LE GOUVERNEMENT DU GRAND-DUCHà DE LUXEMBOURG ET LE GOUVERNEMENT DE LA RÃPUBLIQUE ALGÃRIENNE DÃMOCRATIQUE ET POPULAIRE INDEX DES ARTICLES ARTICLE 1 ââ DÃFINITIONS ARTICLE 2 ââ OCTROI DES DROITS ARTICLE 3 ââ DÃSIGNATION ET AUTORISATION DES TRANSPORTEURS AÃRIENS ARTICLE 4 ââ RÃVOCATION OU SUSPENSION DâUNE AUTORISATION DâEXPLOITATION ARTICLE 5 ââ APPLICATION DES LOIS ET RÃGLEMENTS ARTICLE 6 ââ DROITS DE DOUANE ET TAXES ARTICLE 7 ââ REDEVANCES DâUSAGE ARTICLE 8 ââ CERTIFICATS DE NAVIGABILITÃ, BREVETS DâAPTITUDE ET LICENCES ARTICLE 9 ââ ACTIVITÃS COMMERCIALES ARTICLE 10 ââ TRANSFERT DES EXCÃDENTS DE RECETTES ARTICLE 11 ââ PRINCIPES RÃGISSANT LâEXPLOITATION DES SERVICES AGRÃÃS ARTICLE 12 ââ APPROBATION DES PROGRAMMES ARTICLE 13 ââ SÃCURITà DE LâAVIATION ARTICLE 14 ââ SÃRETà DE LâAVIATION ARTICLE 15 ââ STATISTIQUES ARTICLE 16 ââ TARIFS ARTICLE 17 ââ CONSULTATIONS ET MODIFICATIONS ARTICLE 18 ââ RÃGLEMENT DES DIFFÃRENDS ARTICLE 19 ââ ACCORDS MULTILATÃRAUX ARTICLE 20 ââ DÃNONCIATION ARTICLE 21 ââ ENREGISTREMENT AUPRÃS DE LâORGANISATION DE LâAVIATION CIVILE INTERNATIONALE ARTICLE 22 ââ ENTRÃE EN VIGUEUR PRÃAMBULE Le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg et le Gouvernement de la République Algérienne Démocratique et Populaire, dénommés ci-après « les Parties contractantes », Ãtant Parties à la Convention relative à lâaviation civile internationale ouverte à la signature à Chicago le 7 décembre 1944, et Désireux de conclure un Accord complétant ladite Convention afin dâétablir des services de transport aérien entre leurs territoires respectifs et au-delà , Sont convenus des dispositions suivantes : Article 1 DÃFINITIONS 1. Aux fins du présent accord : a) le terme « Convention » désigne la Convention relative à lâaviation civile internationale ouverte à la signature à Chicago le 7 décembre 1944 et inclut toute Annexe adoptée en vertu de lâarticle 90 de ladite Convention et tout amendement aux Annexes ou à la Convention en vertu de ses articles 90 et 94, dans la mesure où ces Annexes et amendements ont été adoptés par les deux Parties contractantes ; b) lâexpression « autorités aéronautiques » désigne, pour le Gouvernement de la République Algérienne Démocratique et Populaire, le Ministre chargé de lâAviation Civile et, pour le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg, la Direction de lâAviation Civile ou, pour lâune et lâautre, toute personne ou tout organisme habilité à exercer des fonctions actuellement exercées par les autorités susmentionnées ou des fonctions analogues ; c) lâexpression « transporteur aérien désigné » désigne un transporteur aérien désigné conformément à lâarticle 3 du présent Accord ; d) le terme « territoire » a le sens que lui donne lâarticle 2 de la Convention ; e) les expressions « service aérien », « service aérien international », « transporteur aérien » et « escale non commerciale » ont le sens que leur donne, respectivement, lâarticle 96 de la Convention ; f) lâexpression « routes spécifiées » désigne les routes figurant au tableau des routes annexé au présent Accord ; g) le terme « tarif » désigne les prix facturés par les transporteurs aériens, directement ou par lâintermédiaire de leurs agents, pour le transport de passagers, de bagages et de fret, ainsi que les conditions auxquelles sâappliquent ces prix, y compris la rémunération et les conditions applicables aux agences mais à lâexclusion de la rémunération ou des conditions applicables au transport de courrier ; h) LâAnnexe forme partie intégrante du présent Accord. Toute référence à lâAccord porte également sur son Annexe, sauf dispositions contraires expressément convenues. i) lâexpression « Ãtats membres » signifie Ãtats membres de lâUnion européenne ; Article 2 OCTROI DE DROITS 1. Chaque Partie contractante accorde à lâautre Partie contractante les droits ci-après, aux fins des services aériens internationaux, réguliers ou non, effectués par les transporteurs aériens de lâautre Partie contractante : a) le droit de survoler son territoire sans atterrir ; b) le droit dâeffectuer des escales sur son territoire à des fins non commerciales. 2. Chaque Partie contractante accorde à lâautre Partie contractante les droits énoncés au présent Accord afin dâétablir et dâexploiter des services aériens internationaux réguliers sur les routes spécifiées dans lâAnnexe au présent Accord. Dans le cadre de lâexploitation dâun service agréé sur une route spécifiée, un transporteur aérien désigné par une Partie contractante a, outre les droits énoncés au paragraphe 1 du présent article, le droit dâeffectuer des escales sur le territoire de lâautre Partie contractante aux points mentionnés pour ladite route spécifiée afin dâembarquer et de débarquer, séparément ou ensemble, des passagers et du fret, y compris du courrier, à destination ou en provenance du territoire de la première Partie contractante. 3. Aucune disposition du présent Accord ne peut être interprétée comme conférant au transporteur aérien dâune Partie contractante le droit dâembarquer sur le territoire de lâautre Partie contractante, moyennant location ou rémunération, des passagers, leurs bagages ou du fret, y compris du courrier, à destination dâun autre point situé sur le territoire de cette autre Partie contractante. Article 3 DÃSIGNATION ET AUTORISATION DES TRANSPORTEURS AÃRIENS 1. Chaque Partie contractante a le droit de désigner par écrit à lâautre Partie contractante un ou plusieurs transporteurs aériens aux fins dâexploitation des services agréés sur les routes spécifiées. Ces désignations sont faites par la voie diplomatique. 2. Dès réception dâune désignation effectuée par lâune des Parties contractantes conformément aux dispositions du paragraphe 1 du présent article et sur demande du transporteur aérien désigné présentée dans la forme et selon les modalités prescrites, les autorités aéronautiques de lâautre Partie contractante accordent dans les délais les plus brefs les autorisations dâexploitation appropriées, à condition : a) dans le cas dâun transporteur aérien désigné par le Gouvernement de la République Algérienne Démocratique et Populaire : i. que le transporteur aérien soit établi sur le territoire du Gouvernement de la République Algérienne Démocratique et Populaire et ait obtenu une licence conformément au droit applicable du Gouvernement de la République Algérienne Démocratique et Populaire ; et ii. que le Gouvernement de la République Algérienne Démocratique et Populaire exerce et assure un contrôle réglementaire effectif sur le transporteur aérien ; et iii. que ce transporteur soit la propriété directe ou majoritaire du Gouvernement de la République Algérienne Démocratique et Populaire et/ou de ressortissants du Gouvernement de la République Algérienne Démocratique et Populaire et soit soumis à un contrôle effectif de cet Ãtat et/ou de ses ressortissants. b) dans le cas dâun transporteur aérien désigné par le Gouvernement du Grand- Duché de Luxembourg : i. que ce transporteur soit établi sur le territoire du Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg en vertu du traité instituant lâUnion européenne et possède une licence dâexploitation en cours de validité conformément au droit de lâUnion européenne ; et ii. quâun contrôle réglementaire effectif du transporteur aérien soit exercé et assuré par lâÃtat membre de lâUnion européenne responsable de la délivrance de son certificat de transporteur aérien et que lâautorité aéronautique compétente soit clairement identifiée dans la désignation; et iii. que le transporteur soit la propriété directe ou majoritaire dâEtats membres de lâUnion européenne et/ou de leurs ressortissants, ainsi que des Etats dont la liste figure en annexe II à cet Accord, et soit soumis à un contrôle effectif de ces Ãtats et/ou de leurs ressortissants. c) que le transporteur aérien désigné soit à même de satisfaire aux conditions prescrites au titre des lois et règlements normalement et raisonnablement applicables en matière de transport aérien international par la Partie contractante qui examine la ou les demandes conformément aux dispositions de la Convention ; d) que les normes énoncées aux articles 13 et 14 soient appliquées et mises en Åuvre. 3. Lorsquâun transporteur aérien a été ainsi désigné et autorisé, il peut commencer à tout moment lâexploitation des services agréés, sous réserve de respecter les dispositions du présent Accord. Article 4 RÃVOCATION OU SUSPENSION DâUNE AUTORISATION DâEXPLOITATION 1. Chaque Partie contractante a le droit de révoquer une autorisation dâexploitation, de suspendre lâexercice des droits accordés par le présent Accord à un transporteur aérien désigné par lâautre Partie contractante ou dâimposer à lâexercice de ces droits les conditions quâelle estime nécessaires lorsque : a) dans le cas dâun transporteur aérien désigné par le Gouvernement de la République Algérienne Démocratique et Populaire : i le transporteur aérien nâest pas établi sur le territoire de la République Algérienne Démocratique et Populaire ou nâa pas obtenu une licence conformément au droit applicable du Gouvernement de la République Algérienne Démocratique et Populaire ; ou ii. Le Gouvernement de la République Algérienne Démocratique et Populaire nâexerce pas et nâassure pas un contrôle réglementaire effectif sur le transporteur aérien ; ou iii ce transporteur nâest pas la propriété directe ou majoritaire du Gouvernement de la République Algérienne Démocratique et Populaire et/ou de ses ressortissants, ou nâest pas soumis à tout moment à un contrôle effectif de cet Ãtat et/ou de ses ressortissants ; b) dans le cas dâun transporteur aérien désigné par le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg : i ce transporteur nâest pas établi sur le territoire du Grand-Duché de Luxembourg en vertu du traité instituant lâUnion européenne ou ne possède pas une licence dâexploitation conformément au droit de lâUnion européenne ; ou ii le contrôle réglementaire effectif du transporteur aérien nâest pas exercé ou assuré par lâÃtat membre de lâUnion européenne responsable de la délivrance de son certificat de transporteur aérien ou lâautorité aéronautique compétente nâest pas clairement identifiée dans la désignation ; ou iii ce transporteur nâest pas la propriété directe ou majoritaire dâEtats membres de lâUnion européenne et/ou de leurs ressortissants ou des Etats dont la liste figure en annexe II à cet Accord, ou nâest pas soumis à tout moment à un contrôle effectif de ces Ãtats et/ou de leurs ressortissants. c) lorsque ce transporteur ne se conforme pas aux lois ou règlements normalement et raisonnablement appliqués à lâexploitation de transports aériens internationaux par la Partie contractante qui accorde ces droits ; ou d) dans tous les cas où les normes énoncées au présent Accord, en particulier aux articles 13 et 14, ne sont pas appliquées et mises en Åuvre. 2. A moins que la révocation, la suspension ou lâimposition des conditions prévues au paragraphe 1 du présent article ne soient immédiatement nécessaires pour éviter de nouvelles infractions auxdits lois et règlements ou aux dispositions du présent Accord, ce droit nâest exercé quâaprès des consultations avec lâautre Partie contractante. Ces consultations doivent se tenir dans les trente (30) jours suivants la date de leur demande par lâune des Parties contractantes, sauf accord contraire entre les deux Parties contractantes. Article 5 APPLICATION DES LOIS ET RÃGLEMENTS 1. Les lois, règlements et procédures dâune Partie contractante relatifs à lâentrée sur son territoire ou à la sortie de son territoire des aéronefs assurant des services aériens internationaux, ou à lâexploitation et à la navigation de ces aéronefs durant leur séjour sur son territoire, sâappliquent aux aéronefs du ou des transporteurs aériens désignés de lâautre Partie contractante et sont appliqués à ces aéronefs à lâentrée sur le territoire, à la sortie du territoire ou pendant le séjour sur le territoire de la première Partie contractante. 2. Les lois et règlements dâune Partie contractante relatifs à lâentrée sur son territoire ou à la sortie de son territoire des passagers, des bagages, des équipages et du fret à bord dâaéronefs sont respectés par lesdits passagers, bagages, équipages et fret du ou des transporteurs aériens de lâautre Partie contractante, ou en leur nom, lors de lâentrée sur le territoire ou de la sortie du territoire dâune Partie contractante. 3. Les lois et règlements mentionnés aux paragraphes 1 et 2 du présent article sont les mêmes que ceux qui sâappliquent aux aéronefs nationaux qui assurent des services aériens internationaux analogues, ainsi quâaux passagers, aux bagages, aux équipages, au fret et au courrier transportés par ces aéronefs. 4. Les passagers et le fret en transit via le territoire dâune Partie contractante sont soumis à des contrôles simplifiés. Le fret et les bagages en transit via le territoire dâune Partie contractante sont exonérés de tous droits de douane, frais dâinspection et autres droits et redevances. Article 6 DROITS DE DOUANE ET TAXES 1. A lâentrée sur le territoire dâune Partie contractante, les aéronefs exploités aux fins de services aériens internationaux par le ou les transporteurs aériens désignés de lâautre Partie contractante, leur équipement normal, leurs carburants et lubrifiants, fournitures techniques consommables, pièces détachées, y compris les moteurs, et provisions de bord (y compris mais de manière non limitative la nourriture, les boissons et alcools, les tabacs et autres produits destinés à la vente aux passagers ou à leur consommation en quantités limitées pendant le vol), leurs équipements au sol et les autres produits destinés à être utilisés ou utilisés uniquement en rapport avec lâexploitation ou lâentretien des aéronefs exploitant un service aérien international sont, à titre temporaire, en attente de leur réexportation et sur la base de la réciprocité, admis en exemption de tous droits de douane, restrictions à lâimportation, impôts réels, taxes sur le capital, droits dâinspection, droits dâaccise et droits ou redevances analogues perçus par les autorités nationales ou locales, à condition que ces équipements et fournitures restent à bord de lâaéronef. 2. Sont également exemptés, sur la base de la réciprocité, des impôts, droits, frais dâinspection et redevances mentionnés au paragraphe 1 du présent article, à lâexception des redevances basées sur le coût des services rendus : a) les provisions de bord introduites ou fournies sur le territoire dâune Partie contractante et prises à bord, dans des limites raisonnables, pour être utilisées à bord des aéronefs au départ du ou des transporteurs aériens désignés de lâautre Partie contractante exploitant des services aériens internationaux, même si ces provisions sont destinées à être utilisées sur une partie du trajet effectuée au-dessus du territoire de la Partie contractante dans laquelle elles sont prises à bord ; b) les équipements normaux et les pièces détachées, y compris les moteurs, introduits sur le territoire dâune Partie contractante aux fins dâentretien, de maintenance, de réparation et dâapprovisionnement dâun aéronef dâun transporteur aérien désigné de lâautre Partie contractante assurant des services aériens internationaux ; c) les carburants, lubrifiants et fournitures techniques consommables introduits ou fournis sur le territoire dâune Partie contractante pour être utilisés à bord dâun aéronef dâun transporteur aérien désigné dâune Partie contractante assurant des services aériens internationaux, même si ces fournitures sont destinées à être utilisées sur une partie du trajet effectuée au-dessus du territoire de la Partie contractante dans laquelle ils sont pris à bord ; d) les imprimés et documents publicitaires promotionnels, y compris mais non uniquement les horaires, brochures et imprimés, introduits sur le territoire dâune Partie contractante et destinés à être distribués gratuitement par le ou les transporteurs aériens désignés de lâautre Partie contractante. 3. Il peut être exigé que les équipements et fournitures mentionnés aux paragraphes 1 et 2 du présent article soient placés sous la surveillance ou le contrôle des autorités compétentes. 4. Les exonérations prévues au présent article sont également accordées lorsque le ou les transporteurs aériens désignés dâune Partie contractante ont conclu avec un autre transporteur aérien bénéficiant des mêmes exonérations de la part de lâautre Partie contractante des contrats en vue du prêt ou du transfert sur le territoire de lâautre Partie contractante des produits mentionnés aux paragraphes 1 et 2 du présent article. 5. Aucune disposition du présent Accord ne peut être interprétée comme privant le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg du droit dâimposer des taxes, impôts réels, droits dâinspection, droits dâaccise ou des droits ou redevances analogues sur le carburant introduit et fourni à bord dâun aéronef dâun transporteur aérien désigné par le Gouvernement de la République Algérienne Démocratique et Populaire pour effectuer des vols entre un point situé sur le territoire du Grand-Duché de Luxembourg et un autre point situé sur le territoire du Grand-Duché de Luxembourg ou dâun autre Etat membre. 6. Aucune disposition du présent Accord ne peut être interprétée comme privant le Gouvernement de la République Algérienne Démocratique et Populaire du droit dâimposer des taxes, impôts réels, droits dâinspection, droits dâaccise ou des droits ou redevances analogues sur le carburant introduit et fourni à bord dâun aéronef dâun transporteur aérien désigné par le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg pour effectuer des vols entre des points situés sur le territoire de la République Algérienne Démocratique et Populaire. Article 7 REDEVANCES DâUSAGE 1. Les redevances dâusage qui peuvent être perçues par les autorités ou organismes compétents dâune Partie contractante auprès du ou des transporteurs aériens désignés de lâautre Partie contractante au titre de lâutilisation des installations et services aéroportuaires et des installations de sécurité, de sûreté, de navigation aérienne et autres qui relèvent de leur autorité doivent être justes, raisonnables, non discriminatoires et faire lâobjet dâune répartition équitable entre les catégories dâusagers. Elles ne doivent pas être plus élevées que celles qui sont perçues au titre de lâutilisation desdits services et installations par un autre transporteur aérien qui exploite des services similaires ou analogues. 2. Ces redevances peuvent refléter, sans toutefois excéder, une part équitable du coût total supporté pour la mise à disposition des installations et services aéroportuaires ainsi que des services et installations de sécurité, de sûreté et de navigation aérienne. Les installations et services pour lesquels des redevance sont perçues sont fournis sur une base efficace et économique. Les autorités ou organismes compétents de chaque Partie contractante notifient au(x) transporteur(s) aérien(s) désigné(s) de lâautre Partie contractante tout projet de modification significative de ces redevances ; cette notification doit intervenir dans un délai raisonnable précédant lâentrée en vigueur de ladite modification. Chaque Partie contractante encourage les consultations entre les autorités ou organismes compétents sur son territoire et les transporteurs aériens qui utilisent les services et installations, en cas dâaugmentation des redevances. Article 8 CERTIFICATS DE NAVIGABILITÃ, BREVETS DâAPTITUDE ET LICENCES 1. La validité des certificats de navigabilité, brevets dâaptitude et licences délivrés ou validés conformément aux lois et règlements dâune Partie contractante et en cours de validité, est reconnue par lâautre Partie contractante aux fins de lâexploitation des services aériens sur les routes spécifiées, sous réserve que les critères de délivrance ou de validation desdits certificats, brevets ou licences soient au moins égaux aux normes qui peuvent être instituées en application de la Convention. 2. Toutefois, chaque Partie contractante se réserve le droit de ne pas reconnaître, aux fins du survol et/ou atterrissage sur son propre territoire, la validité des brevets dâaptitude et licences délivrés à ses propres ressortissants par lâautre Partie contractante. 3. Si les privilèges ou conditions des licences ou certificats délivrés ou validés par une Partie contractante autorisent une différence avec les normes établies par la Convention, que ladite différence ait été notifiée à lâOrganisation de lâaviation civile internationale ou non, les Autorités aéronautiques de lâautre Partie contractante peuvent, sans préjudice des droits de la première Partie contractante visés à lâArticle 13, paragraphe (2), demander des consultations avec les Autorités aéronautiques de lâautre Partie contractante conformément à lâArticle 17 en vue de sâassurer que la pratique en question est acceptable. Lâimpossibilité de parvenir à un accord satisfaisant constitue un motif dâapplication de lâArticle 4, paragraphe (1) du présent Accord. Article 9 ACTIVITÃS COMMERCIALES 1. Le ou les transporteurs aériens désignés dâune Partie contractante ont le droit, sur la base de la réciprocité, dâétablir des bureaux sur le territoire de lâautre Partie contractante aux fins de la promotion et de la vente de services de transport aérien. 2. Le ou les transporteurs aériens désignés dâune Partie contractante sont autorisés, sur la base de la réciprocité, à faire entrer et séjourner sur le territoire de lâautre Partie contractante leur personnel de gestion, dâexploitation, leur personnel commercial et tout autre personnel spécialisé nécessaire pour assurer les transports aériens. 3. Chaque Partie contractante accorde au personnel nécessaire du ou des transporteurs aériens désignés de lâautre Partie contractante, sur la base de la réciprocité, lâautorisation dâaccéder, sur son territoire, à lâaéroport et aux zones en rapport avec lâexploitation des aéronefs, les équipages, les passagers et le fret dâun transporteur aérien de lâautre Partie contractante. 4. Chaque Partie contractante accorde, sur la base de la réciprocité, et conformément aux lois et règlements en vigueur, au(x) transporteur(s) aérien(s) désigné(s) de lâautre Partie contractante le droit de faire entrer et séjourner sur son territoire, pendant de brèves périodes nâexcédant pas quatre-vingt-dix (90) jours, le personnel supplémentaire requis par le ou les transporteurs aériens désignés de lâautre Partie contractante pour ses activités. 5. Les Parties contractantes sâassurent que les passagers, quelle que soit leur nationalité, puissent acheter des billets auprès du transporteur aérien de leur choix, en monnaie locale ou en toute devise librement convertible acceptée par ce transporteur aérien. Ces principes sâappliquent également au transport de fret. 6. Sur la base de la réciprocité, le ou les transporteurs aériens désignés dâune Partie contractante ont, sur le territoire de lâautre Partie contractante, le droit de procéder, en monnaie locale ou en toute devise librement convertible, à la vente de billets de transport aérien de passagers et de fret, dans leurs propres bureaux comme par lâintermédiaire des agents accrédités de leur choix. Le ou les transporteurs aériens désignés dâune Partie contractante ont, en conséquence, le droit dâouvrir et de conserver sur le territoire de lâautre Partie contractante des comptes bancaires nominatifs dans la monnaie de lâune ou lâautre des Parties contractantes ou en toute devise librement convertible, à leur discrétion. 7. Dans le cadre de lâexploitation ou de lâoffre des services autorisés sur les routes agréées, à condition que tous les transporteurs aériens parties à de tels accords (a) disposent des autorisations adéquates et (b) satisfassent aux critères normalement applicables à de tels accords, tout transporteur aérien désigné dâune Partie peut conclure des accords de coopération commerciale, notamment des accords de réservation de capacité, de partage de codes ou de location, i) avec un ou plusieurs transporteurs aériens de lâune ou lâautre des Parties ; et ii) avec un ou plusieurs transporteurs aériens dâun pays tiers sous réserve que ce pays tiers autorise ou permette des accords semblables entre les transporteurs aériens désignés de lâautre Partie contractante et dâautres transporteurs aériens pour les opérations similaires. Pour chaque billet vendu, lâacquéreur est informé au moment de la vente et à lâoccasion dâun eventuel changement de transporteur aérien, du transporteur aérien qui exploitera chaque tronçon du service. Article 10 TRANSFERT DES EXCÃDENTS DE RECETTES 1. Chaque Partie contractante accorde, sur la base de la réciprocité et sur demande, au(x) transporteur(s) aérien(s) désigné(s) de lâautre Partie contractante le droit de convertir et de transférer vers le ou les territoires de leur choix lâexcédent des recettes locales tirées de la vente de services de transport aérien (transport de passagers, de baggages, de courrier et de fret) sur le territoire de lâautre Partie contractante. Sa conversion et son transfert sont autorisés promptement, sans restriction ni imposition, au taux de change applicable à la date du transfert. 2. Chaque Partie contractante accorde au(x) transporteur(s) aérien(s) désignés de lâautre Partie contractante le droit dâaffecter tout ou partie de leurs recettes réalisées sur le territoire de lâautre Partie contractante au règlement de toutes dépenses en rapport avec leurs activités de transport (y compris les achats de carburant). 3. Si le régime des règlements entre les Parties contractantes est régi par un accord particulier, ledit accord sâapplique. Article 11 PRINCIPES RÃGISSANT LâEXPLOITATION DES SERVICES AGRÃÃS 1. Chaque Partie contractante fait en sorte que les transporteurs aériens désignés des deux Parties contractantes disposent de possibilités équitables et égales de concurrence pour lâexploitation des services agréés régis par le présent Accord. Chaque Partie contractante sâassure que son ou ses transporteurs aériens désignés fonctionnent dans des conditions qui permettent de respecter ce principe et prend des mesures pour en assurer le respect en tant que de besoin. 2. Pour lâexploitation des services agréés, chaque Partie contractante sâassure que son ou ses transporteurs aériens désignés tiennent compte des intérêts du ou des transporteurs aériens désignés par lâautre Partie contractante de manière à ne pas affecter indûment les services assurés par ces derniers sur tout ou partie des routes communes. 3. Les services agréés offerts par les transporteurs aériens désignés des Parties contractantes sur les routes spécifiées entre leurs territoires respectifs doivent être en rapport étroit avec la demande de transport de la clientèle. Ils doivent avoir pour objectif primordial dâoffrir, avec un coefficient de remplissage raisonnable compatible avec les tarifs établis conformément aux dispositions de lâarticle 16 du présent Accord, une capacité appropriée pour faire face aux besoins présents et à venir de transport de passagers, de fret et de courrier, afin de favoriser le développement harmonieux des services aériens entre les territoires des Parties contractantes. La répartition de cette capacité entre les Parties contractantes doit être mise en Åuvre dans un esprit dâéquilibre. Article 12 APPROBATION DES PROGRAMMES 1. Les programmes du ou des transporteurs aériens désignés dâune Partie contractante sont soumis pour approbation aux autorités aéronautiques de lâautre Partie contractante. 2. Lesdits programmes sont communiqués trente (30) jours au moins avant la mise en exploitation et précisent, en particulier, les services réguliers, leur fréquence, les types dâaéronefs, leur configuration et le nombre de sièges à la disposition du public. Ce délai de trente (30) jours peut, dans certains cas, être réduit, sous réserve dâaccord entre les autorités aéronautiques des deux Parties contractantes. 3. Toute modification apportée aux programmes approuvés dâun transporteur aérien désigné dâune Partie contractante est soumise pour approbation aux autorités aéronautiques de lâautre Partie contractante. Article 13 SÃCURITà DE LâAVIATION 1. Chaque Partie contractante peut demander à tout moment des consultations au sujet des normes de sécurité adoptées par lâautre Partie contractante et relatives aux installations aéronautiques, aux équipages, aux aéronefs et à leur exploitation. Ces consultations ont lieu dans un délai de trente (30) jours à compter de la date de la demande. 2. Si, à la suite de ces consultations, une Partie contractante estime que lâautre Partie contractante ne requiert pas ou nâapplique pas effectivement, dans le domaine mentionné au paragraphe 1, des normes de sécurité au moins égales aux normes minimales instituées au moment considéré en application de la Convention de Chicago, elle informe lâautre Partie contractante de ces constatations et lâautre Partie contractante adopte des mesures correctives en conséquence. Si lâautre Partie contractante ne prend pas des mesures dans un délai raisonnable et, en tout cas, dans les quinze (15) jours ou dans un délai plus long éventuellement arrêté dâun commun accord, il y a lieu dâappliquer lâarticle 4 du présent Accord. 3. Nonobstant les obligations énoncées par lâarticle 33 de la Convention, il est convenu que tout aéronef exploité ou loué par le ou les transporteurs aériens dâune Partie contractante pour des services à destination ou en provenance du territoire dâune autre Partie contractante peut, pendant son séjour sur le territoire de lâautre Partie contractante, être soumis par les représentants habilités de lâautre Partie contractante à un examen à bord ou à lâextérieur de lâaéronef afin de vérifier la validité des documents de lâaéronef et de ceux de son équipage ainsi que lâétat apparent de lâaéronef et de ses équipements (examen dénommé « inspection au sol » dans la suite du présent article), pour autant que cela nâentraîne pas un retard déraisonnable. 4. Si une inspection ou une série dâinspections au sol donne lieu à : a) des motifs sérieux de penser quâun aéronef ou son exploitation ne respecte pas les normes minimales en vigueur au moment considéré conformément à la Convention, ou b) des motifs sérieux de craindre des déficiences dans lâadoption et la mise en Åuvre effectives de normes de sécurité en vigueur au moment considéré conformément à la Convention, la Partie contractante qui effectue lâinspection est, pour lâapplication de lâarticle 33 de la Convention, libre de conclure que les critères suivants lesquels les certificats ou les licences relatifs à cet aéronef, à son opérateur ou à son équipage ont été délivrés ou validés ne sont pas égaux ou supérieurs aux normes minimales en vigueur au moment considéré conformément à la Convention de Chicago. 5. En cas de refus dâaccès à un aéronef exploité par le ou les transporteurs aériens dâune Partie contractante aux fins de son inspection au sol conformément au paragraphe 3 ci-dessus, lâautre Partie contractante a toute latitude dâen déduire quâil existe des motifs sérieux du type de ceux mentionnés au paragraphe 4 ci-dessus et dâen tirer les conclusions mentionnées au même paragraphe. 6. Chaque Partie contractante se réserve le droit de suspendre ou de modifier immédiatement lâautorisation dâexploitation accordée à un ou plusieurs transporteurs aériens de lâautre Partie contractante si, à la suite dâune inspection au sol, dâune série dâinspections au sol, dâun refus dâaccès pour inspection au sol, de consultations ou de toute autre forme de dialogue, elle conclut à la nécessité dâagir immédiatement pour assurer la sécurité de lâexploitation dâun ou de plusieurs transporteurs aériens. 7. Toute mesure prise par une Partie contractante conformément aux paragraphes 2 ou 6 ci-dessus est suspendue dès que les faits qui lâont motivée ont cessé dâexister. 8. Si le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg a désigné un transporteur aérien dont le contrôle réglementaire est exercé et assuré par un autre Ãtat membre de lâUnion européenne, les droits du Gouvernement de la République Algérienne Démocratique et Populaire au titre du présent article sâappliquent également à lâadoption, à lâapplication ou à la mise en Åuvre de critères de sécurité par cet Ãtat membre de lâUnion européenne et à lâautorisation dâexploitation de ce transporteur aérien. Article 14 SÃRETà DE LâAVIATION 1. Conformément à leurs droits et obligations en vertu du droit international, les Parties contractantes réaffirment que leur obligation mutuelle de protéger la sûreté de lâaviation civile contre les actes dâintervention illicite forme partie intégrante du présent Accord. Sans limiter la portée générale de leurs droits et obligations découlant du droit international, les Parties contractantes agissent, notamment, conformément aux dispositions de la Convention relative aux infractions et à certains autres actes survenant à bord des aéronefs signée à Tokyo le 14 septembre 1963, de la Convention pour la répression de la capture illicite dâaéronefs signée à La Haye le 16 décembre 1970, de la Convention pour la répression dâactes illicites dirigés contre la sécurité de lâaviation civile signée à Montréal le 23 septembre 1971, du Protocole pour la répression des actes illicites de violence dans les aéroports servant à lâaviation civile internationale, complémentaire à la Convention pour la répression dâactes illicites dirigés contre la sécurité de lâaviation civile, ouvert à la signature à Montréal le 24 février 1988, de la Convention sur le marquage des explosifs plastiques et en feuilles aux fins de détection signée à Montréal le 1 er mars 1991 et de tout autre accord multilatéral régissant la sûreté de lâaviation civile et liant les deux Parties contractantes. 2. Les Parties contractantes sâaccordent mutuellement, sur demande, toute lâaide nécessaire pour prévenir les actes de capture illicite dâaéronefs civils et les autres actes illicites dirigés contre la sécurité desdits aéronefs, de leurs passagers, de leurs équipages, des aéroports et des installations de navigation aérienne, ainsi que toute autre menace pour la sûreté de lâaviation civile. 3. Les Parties contractantes agissent, dans leurs relations mutuelles, conformément aux dispositions relatives à la sûreté de lâaviation établies par lâOrganisation de lâaviation civile internationale et désignées comme Annexes à la Convention, dans la mesure où ces dispositions leur sont applicables ; elles exigent que les exploitants dâaéronefs dont le siège principal dâexploitation ou la résidence permanente est situé sur leur territoire et, dans le cas du Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg, que les exploitants qui sont établis sur son territoire et possèdent une licence dâexploitation conformément au droit de lâUnion européenne, ainsi que les exploitants des aéroports situés sur leur territoire agissent conformément à ces dispositions relatives à la sûreté de lâaviation. Dans le présent paragraphe, la référence aux dispositions relatives à la sûreté de lâaviation inclut toute divergence notifiée par la Partie contractante concernée. Chaque Partie contractante informe à lâavance lâautre Partie contractante de son intention de notifier toute divergence concernant ces dispositions. 4. Chaque Partie contractante convient que ses exploitants dâaéronefs peuvent être tenus de respecter, pour le départ ou durant le séjour sur le territoire de lâautre Partie contractante, les dispositions en matière de sûreté de lâaviation, conformément à la législation en vigueur dans ce pays, notamment, dans le cas du Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg, au droit de lâUnion européenne, conformément à lâarticle 5 du présent Accord. Chaque Partie contractante fait en sorte que des mesures appropriées soient effectivement appliquées sur son territoire pour protéger les aéronefs et pour inspecter les passagers, les équipages, leurs bagages, le fret et les provisions de bord, avant et pendant lâembarquement ou le chargement. Chaque Partie contractante examine également avec bienveillance toute demande émanant de lâautre Partie contractante en vue dâinstituer des mesures spéciales mais raisonnables de sûreté afin de faire face à une menace particulière. 5. En cas dâincident ou de menace dâincident de capture illicite dâun aéronef civil ou dâautres actes illicites dirigés contre la sécurité de passagers, dâéquipages, dâaéronefs, dâaéroports ou dâinstallations de navigation aérienne, les Parties contractantes se prêtent mutuellement assistance en facilitant les communications et en prenant dâautres mesures appropriées destinées à mettre fin rapidement et en toute sécurité à cet incident ou à cette menace. 6. Si une Partie contractante a des motifs raisonnables dâestimer que lâautre Partie contractante nâa pas respecté les dispositions relatives à la sûreté de lâaviation prévues au présent article, elle peut demander des consultations immédiates à lâautre Partie contractante. Sans préjuger des dispositions de lâarticle 4 du présent Accord, lâabsence dâaccord satisfaisant dans un délai de quinze (15) jours à compter de la date de cette demande constitue un motif de suspension des droits accordés aux Parties contractantes en vertu du présent Accord. En cas dâurgence constituée par une menace directe et exceptionnelle pour la sûreté de passagers, dâéquipages ou dâaéronefs dâune Partie contractante et si lâautre Partie contractante ne sâest pas acquittée de manière adéquate des obligations qui découlent pour elle des paragraphes 4 et 5 du présent article, une Partie contractante peut prendre immédiatement, à titre provisoire, les mesures de protection appropriées pour parer à cette menace. Toute mesure prise conformément au présent paragraphe est suspendue dès que lâautre Partie contractante sâest conformée aux dispositions du présent article en matière de sûreté. Article 15 STATISTIQUES Les autorités aéronautiques dâune Partie contractante communiquent aux autorités aéronautiques de lâautre Partie contractante ou leur font communiquer, à leur demande, par leur(s) transporteur(s) aérien(s) désigné(s) les documents statistiques qui peuvent être raisonnablement nécessaires pour examiner lâexploitation des services agréés. Article 16 TARIFS 1. Les tarifs à appliquer par le ou les transporteurs aériens désignés dâune Partie contractante pour le transport à destination ou en provenance du territoire de lâautre Partie contractante sont fixés à des niveaux raisonnables, en tenant dûment compte de tous les facteurs pertinents, y compris les coûts dâexploitation, les caractéristiques des services, le taux des commissions, un bénéfice raisonnable et les tarifs des autres transporteurs aériens. 2. Les tarifs sont déposés auprès des autorités aéronautiques au moins trente (30) jours avant la date prévue pour leur entrée en vigueur. Ce délai peut être réduit dans des cas particuliers, sous réserve de lâaccord desdites autorités. Si aucune des autorités aéronautiques nâa fait part de son désaccord sur un tarif déposé conformément au présent paragraphe dans un délai de trente (30) jours, le tarif est réputé approuvé. 3. Chaque partie contractante peut désapprouver, dans les délais prévus au paragraphe 2, les tarifs déposés par une des entreprises de transport aérien quâelle a désignée. 4. La désapprobation des tarifs est possible dans les cas où ceux-ci ne respectent pas les conditions mentionnées au paragraphe 1, et en particulier dans les cas de tarifs discriminatoires, de tarifs exagérément élevés en raison dâabus de position dominante , de tarifs artificiellement bas en raison de subventions ou dâaides directes ou indirectes ou de tarifs susceptibles dâavoir pour effet dâempêcher, de restreindre ou dâéliminer la concurrence. 5. Si lâune des parties contractante estime quâun tarif déposé ou pratiqué par une entreprise de transport aérien désignée par lâautre Partie contractante répond aux dispositions du paragraphe 4 du présent article, elle peut demander des consultations à lâautre Partie contractante et en précise le motif. Ces consultations ont lieu dans les quinze jours à compter de date de réception de la demande. Si les Parties parviennent à un accord sur le tarif concerné, chaque Partie contractante prend les mesures appropriées afin de mettre en Åuvre ledit accord. Dans le cas contraire, le tarif entre ou demeure en vigueur. Article 17 CONSULTATIONS ET MODIFICATIONS 1. Les autorités aéronautiques des Parties contractantes se consultent aussi souvent que cela est jugé nécessaire, dans un esprit dâétroite coopération, afin de veiller à lâapplication satisfaisante des principes et des dispositions du présent Accord. Ces consultations commencent dans un délai de soixante (60) jours à compter de la date de réception dâune demande de consultations émanant dâune Partie contractante. 2. Chaque Partie contractante peut à tout moment demander à lâautre Partie contractante des consultations afin dâinterpréter les dispositions du présent Accord ou de procéder à tout amendement ou toute modification des dispositions du présent Accord ou de son Annexe quâelle estime souhaitable. Ces consultations peuvent avoir lieu entre les autorités aéronautiques et se dérouler oralement ou par correspondance. Ces consultations commencent dans un délai de soixante (60) jours à compter de la date de réception dâune demande de consultations émanant dâune Partie contractante. 3. Les amendements ou modifications du présent Accord convenus entre les Parties contractantes en vertu des dispositions du paragraphe 2 du présent article entrent en vigueur après confirmation par la voie diplomatique de lâaccomplissement des formalités requises par chaque Partie contractante. Article 18 RÃGLEMENTS DES DIFFÃRENDS 1. En cas de différend entre les Parties contractantes au sujet de lâinterprétation ou de lâapplication du présent Accord, les Parties contractantes sâefforcent en premier lieu de le régler par voie de négociations directes entre les autorités aéronautiques, conformément aux dispositions de lâarticle 17 du présent Accord. 2. Si les autorités aéronautiques des Parties contractantes ne parviennent pas à un accord, le règlement du différend peut être recherché par voie de consultations diplomatiques. Ces consultations commencent dans un délai de soixante (60) jours à compter de la date de réception dâune demande de consultations émanant dâune Partie contractante. 3. Si les Parties contractantes ne parviennent pas à un règlement par voie de négociations conformément aux paragraphes 1 et 2 du présent article, elles peuvent soit convenir de soumettre le différend pour décision à une personne ou à un organisme désigné dâun commun accord soit, à la demande de lâune ou lâautre des Parties contractantes, le soumettre pour décision à un tribunal composé de trois arbitres. Dans ce cas, chaque Partie contractante désigne un arbitre ; le troisième arbitre, qui ne doit pas être ressortissant dâune des Parties contractantes, est désigné par ces deux arbitres et exerce les fonctions de président du tribunal. Chaque Partie contractante désigne son arbitre dans les soixante (60) jours suivant la date de réception par lâune ou lâautre dâentre elles de la demande dâarbitrage émanant de lâautre Partie contractante et transmise par la voie diplomatique ; le troisième arbitre est désigné dans les soixante (60) jours suivant la désignation des deux premiers. Si lâune des Parties contractantes ne désigne pas dâarbitre dans le délai prescrit ou si le troisième arbitre nâa pas été désigné dans le délai prescrit, le Président du Conseil de lâOrganisation de lâaviation civile internationale peut, à la demande de lâune quelconque des Parties contractantes, procéder à la désignation dâun ou, selon le cas, de plusieurs arbitres. 4. Le tribunal dâarbitrage fixe librement ses règles de procédure. Les frais des arbitres nationaux sont à la charge des Parties contractantes qui les ont désignés. Toutes les autres dépenses du tribunal dâarbitrage sont partagées à égalité entre les Parties contractantes. 5. Les Parties contractantes se conforment à toute décision rendue en vertu du paragraphe 3 du présent article. 6. Si lâune des Parties contractantes ne se conforme pas à une décision rendue en vertu du paragraphe 3 du présent article et tant quâelle persiste à ne pas sây conformer, lâautre Partie contractante peut limiter, refuser ou abroger tout droit ou privilège accordé en vertu du présent Accord. Article 19 ACCORDS MULTILATÃRAUX Si, après lâentrée en vigueur du présent Accord, les deux Parties contractantes deviennent liées par un accord multilatéral traitant de questions régies par le présent Accord, les dispositions dudit accord prévaudront. Les deux Parties contractantes pourront procéder à des consultations conformément à lâarticle 17 du présent Accord en vue dâétablir dans quelle mesure le présent Accord est affecté par les dispositions de cet accord multilatéral et sâil convient de réviser le présent Accord pour tenir compte de cet accord multilatéral. Article 20 DÃNONCIATION Chacune des Parties contractantes peut à tout moment notifier par écrit et par la voie diplomatique son intention de dénoncer le présent Accord. Cette notification doit être adressée simultanément à lâOrganisation de lâaviation civile internationale. Dans ce cas, le présent Accord prend fin douze (12) mois après la date de réception de la notification par lâautre Partie contractante, sauf retrait de la dénonciation décidé dâun commun accord avant lâexpiration de ce délai. Sâil nâen est pas accusé réception par lâautre Partie contractante, la notification est réputée avoir été reçue quinze (15) jours après la date à laquelle lâOrganisation de lâaviation civile internationale en a accusé réception. Article 21 ENREGISTREMENT AUPRÃS DE LâORGANISATION DE LâAVIATION CIVILE INTERNATIONALE Le présent Accord sera enregistré auprès de lâOrganisation de lâaviation civile internationale. Article 22 ENTRÃE EN VIGUEUR Chaque Partie contractante notifiera à lâautre Partie contractante lâaccomplissement des procédures constitutionnelles requises en ce qui la concerne pour lâentrée en vigueur du présent Accord qui prend effet le premier jour du deuxième mois suivant le jour de réception de la seconde notification. En foi de quoi, les soussignés dûment autorisés par leur Gouvernement respectif, ont signé le présent Accord. Fait à Alger, le 24 août 2022 en deux originaux, chacun en langues arabe et française, les deux textes faisant également foi. Pour le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg Pour le Gouvernement de la République Algérienne Démocratique et Populaire Jean ASSELBORN Ramtane LAMAMRA Ministre des Affaires étrangères et européennes Ministre des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à lâétranger â Annexe I TABLEAU DE ROUTES Section 1 : Routes à exploiter par le ou les transporteurs aériens désignés par le Gouvernement de la République Algérienne Démocratique et Populaire : DE POINTS INTERMÃDIAIRES VERS POINTS AU-DELà Alger ----------- Luxembourg ----------- Section 2 : Routes à exploiter par le ou les transporteurs aériens désignés par le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg : DE POINTS INTERMÃDIAIRES VERS POINTS AU-DELà Luxembourg ----------- Alger ----------- Note : Le transporteur aérien désigné par une partie contractante, peut, omettre à sa convenance un point sur la route spécifiée sur un vol ou tous les vols, à conditions que les services convenus commencent et se terminent dans le territoire de la Partie Contractante désignant le transporteur aérien. â Annexe II LISTE DES AUTRES ÃTATS VISÃS à LâARTICLE 2 DU PRÃSENT ACCORD (a) La République dâIslande (dans le cadre de lâAccord sur lâEspace économique européen) ; (b) La Principauté du Liechtenstein (dans le cadre de lâAccord sur lâEspace économique européen) ; (c) Le Royaume de Norvège (dans le cadre de lâAccord sur lâEspace économique européen) ; (d) La Confédération suisse (dans le cadre de lâAccord entre lâUnion européenne et la Confédération suisse sur le transport aérien).
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Loi du 11 septembre 2024 portant approbation de l’Accord de transport aérien entre le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg et le Gouvernement de la République algérienne démocratique et populaire, fait à Alger, le 24 août 2022.
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