Loi du 18 décembre 2024 portant approbation de la Convention entre le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg et le Gouvernement du Monténégro pour l’élimination de la double imposition en matière d’impôts sur le revenu et sur la fortune et pour la prévention de l’évasion et de la fraude fiscales, et du Protocole y relatif, faits à Luxembourg, le 29 janvier 2024.
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- Jurisdiction
- Luxembourg
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- Citation
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Provisions of Loi du 18 décembre 2024 portant approbation de la Convention entre le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg et le Gouvernement du Monténégro pour l’élimination de la double imposition en matière d’impôts sur le revenu et sur la fortune et pour la prévention de l’évasion et de la fraude fiscales, et du Protocole y relatif, faits à Luxembourg, le 29 janvier 2024.
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Loi du 18 décembre 2024 portant approbation de la Convention entre le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg et le Gouvernement du Monténégro pour l’élimination de la double imposition en matière d’impôts sur le revenu et sur la fortune et pour la prévention de l’évasion et de la fraude fiscales, et du Protocole y relatif, faits à Luxembourg, le 29 janvier 2024.
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Sont approuvés la Convention entre le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg et le Gouvernement du Monténégro pour lâélimination de la double imposition en matière dâimpôts sur le revenu et sur la fortune et pour la prévention de lâévasion et de la fraude fiscales, et le Protocole y relatif, faits à Luxembourg, le 29 janvier 2024. Mandons et ordonnons que la présente loi soit insérée au Journal officiel du Grand-Duché de Luxembourg pour être exécutée et observée par tous ceux que la chose concerne. Le Ministre des Affaires étrangères et du Commerce extérieur, Xavier Bettel Le Ministre des Finances, Gilles Roth Fait le 18 décembre 2024. Pour le Grand-Duc, Son Lieutenant-Représentant, Guillaume, Grand-Duc Héritier Doc. parl. 8400 ; législature 2023-2028. â C O N V E N T I O N entre le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg et le Gouvernement du Monténégro pour lâélimination de la double imposition en matière dâimpôts sur le revenu et sur la fortune et pour la prévention de lâévasion et de la fraude fiscales Le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg et le Gouvernement du Monténégro Soucieux de promouvoir leurs relations économiques et dâaméliorer leur coopération en matière fiscale, Entendant conclure une Convention pour lâélimination de la double imposition en matière dâimpôts sur le revenu et sur la fortune sans créer de possibilités de non-imposition ou dâimposition réduite par lâévasion ou la fraude fiscale (y compris par des mécanismes de chalandage fiscal destinés à obtenir les allégements prévus dans la présente Convention au bénéfice indirect de résidents dâÃtats tiers) Sont convenus de ce qui suit: Article 1 PERSONNES VISÃES La présente Convention sâapplique aux personnes qui sont des résidents dâun Ãtat contractant ou des deux Ãtats contractants. Article 2 IMPÃTS VISÃS 1. La présente Convention sâapplique aux impôts sur le revenu et sur la fortune perçus pour le compte dâun Ãtat contractant ou de ses collectivités locales, quel que soit le système de perception. 2. Sont considérés comme impôts sur le revenu et sur la fortune les impôts perçus sur le revenu total, sur la fortune totale, ou sur des éléments du revenu ou de la fortune, y compris les impôts sur les gains provenant de lâaliénation de biens mobiliers ou immobiliers, les impôts sur le montant global des salaires payés par les entreprises, ainsi que les impôts sur les plus-values. 3. Les impôts actuels auxquels sâapplique la Convention sont notamment: a) au Grand-Duché de Luxembourg: (i) lâimpôt sur le revenu des personnes physiques; (ii) lâimpôt sur le revenu des collectivités; (iii) lâimpôt sur la fortune; et (iv) lâimpôt commercial communal; (ci-après dénommés «impôt luxembourgeois»); b) au Monténégro: (i) lâimpôt sur les bénéfices des sociétés; et (ii) lâimpôt sur le revenu des personnes physiques; (ci-après dénommés «impôt monténégrin»). 4. La Convention sâapplique aussi aux impôts de nature identique ou analogue qui seraient établis après la date de signature de la Convention et qui sâajouteraient aux impôts actuels ou qui les remplaceraient. Les autorités compétentes des Ãtats contractants se communiquent les modifications significatives apportées à leurs législations fiscales. Article 3 DÃFINITIONS GÃNÃRALES 1. Au sens de la présente Convention, à moins que le contexte nâexige une interprétation différente: a) le terme «Luxembourg» désigne le Grand-Duché de Luxembourg et, lorsquâil est employé dans un sens géographique, il désigne le territoire du Grand-Duché de Luxembourg; b) le terme «Monténégro» désigne le Monténégro et, lorsquâil est employé dans un sens géographique, il désigne le territoire terrestre du Monténégro, les eaux intérieures et la zone de la mer territoriale, lâespace aérien au-dessus, ainsi que le lit de mer et le sous-sol de la partie de la haute mer au-delà de la limite extérieure de la mer territoriale sur laquelle le Monténégro exerce ses droits souverains aux fins de lâexploration et de lâexploitation de ses ressources naturelles conformément à sa législation nationale et au droit international; c) le terme «personne» comprend les personnes physiques, les sociétés et tous autres groupements de personnes; d) le terme «société» désigne toute personne morale ou toute entité qui est considérée comme une personne morale aux fins dâimposition; e) le terme «entreprise» sâapplique à lâexercice de toute activité ou affaire; f) les expressions «entreprise dâun Ãtat contractant» et «entreprise de lâautre Ãtat contractant» désignent respectivement une entreprise exploitée par un résident dâun Ãtat contractant et une entreprise exploitée par un résident de lâautre Ãtat contractant; g) lâexpression «trafic international» désigne tout transport effectué par un navire, un aéronef ou un véhicule routier exploité par une entreprise dont le siège de direction effective est situé dans un Ãtat contractant, sauf lorsque le navire, lâaéronef ou le véhicule routier nâest exploité quâentre des points situés dans lâautre Ãtat contractant; h) lâexpression «autorité compétente» désigne: (i) au Luxembourg, le Ministre des Finances ou son représentant autorisé; (ii) au Monténégro, le Ministère des Finances ou son représentant autorisé; i) le terme «national», en ce qui concerne un Ãtat contractant, désigne: (i) toute personne physique qui possède la nationalité ou la citoyenneté de cet Ãtat contractant; et (ii) toute personne morale, société de personnes ou association constituée conformément à la législation en vigueur dans cet Ãtat contractant; j) les termes «activité», par rapport à une entreprise, et «affaires» comprennent lâexercice de professions libérales ainsi que lâexercice dâautres acitivités de caractère indépendant; k) lâexpression «fonds de pension reconnu» dâun Ãtat désigne une entité ou un dispositif établi dans cet Ãtat qui est considéré comme une personne distincte au regard de la législation fiscale de cet Ãtat et: (i) qui est établi et géré exclusivement ou presque exclusivement dans le but dâadministrer ou de verser des prestations de retraite et des prestations annexes ou accessoires à des personnes physiques et qui est réglementé en tant que tel par cet Ãtat ou une de ses collectivités locales; ou (ii) qui est établi et géré exclusivement ou presque exclusivement dans le but de placer des fonds pour le compte dâentités ou de dispositifs désignés au sous-alinéa (i). 2. Pour lâapplication de la Convention à un moment donné par un Ãtat contractant, tout terme ou expression qui nây est pas défini a, sauf si le contexte exige une interprétation différente ou que les autorités compétentes conviennent dâun sens différent conformément aux dispositions de lâarticle 24, le sens que lui attribue, à ce moment, le droit de cet Ãtat concernant les impôts auxquels sâapplique la Convention, le sens attribué à ce terme ou expression par le droit fiscal de cet Ãtat prévalant sur le sens que lui attribuent les autres branches du droit de cet Ãtat. Article 4 RÃSIDENT 1. Au sens de la présente Convention, lâexpression «résident dâun Ãtat contractant» désigne toute personne qui, en vertu de la législation de cet Ãtat, est assujettie à lâimpôt dans cet Ãtat, en raison de son domicile, de sa résidence, de son siège de direction ou de tout autre critère de nature analogue et sâapplique aussi à cet Ãtat et à toute collectivité locale de celui-ci ainsi quâà un fonds de pension reconnu de cet Ãtat. Toutefois, cette expression ne comprend pas les personnes qui ne sont assujetties à lâimpôt dans cet Ãtat que pour les revenus de sources situées dans cet Ãtat ou pour la fortune qui y est située. 2. Lorsque, selon les dispositions du paragraphe 1, une personne physique est un résident des deux Ãtats contractants, sa situation est réglée de la manière suivante: a) cette personne est considérée comme un résident seulement de lâÃtat où elle dispose dâun foyer dâhabitation permanent; si elle dispose dâun foyer dâhabitation permanent dans les deux Ãtats, elle est considérée comme un résident seulement de lâÃtat avec lequel ses liens personnels et économiques sont les plus étroits (centre des intérêts vitaux); b) si lâÃtat où cette personne a le centre de ses intérêts vitaux ne peut pas être déterminé, ou si elle ne dispose dâun foyer dâhabitation permanent dans aucun des Ãtats, elle est considérée comme un résident seulement de lâÃtat où elle séjourne de façon habituelle; c) si cette personne séjourne de façon habituelle dans les deux Ãtats ou si elle ne séjourne de façon habituelle dans aucun dâeux, elle est considérée comme un résident seulement de lâÃtat dont elle possède la nationalité; d) si cette personne possède la nationalité des deux Ãtats ou si elle ne possède la nationalité dâaucun dâeux, les autorités compétentes des Ãtats contractants tranchent la question dâun commun accord. 3. Lorsque, selon les dispositions du paragraphe 1, une personne autre quâune personne physique est un résident des deux Ãtats contractants, elle est considérée comme un résident seulement de lâÃtat où son siège de direction effective est situé. Article 5 ÃTABLISSEMENT STABLE 1. Au sens de la présente Convention, lâexpression «établissement stable» désigne une installation fixe dâaffaires par lâintermédiaire de laquelle une entreprise exerce tout ou partie de son activité. 2. Lâexpression «établissement stable» comprend notamment: a) un siège de direction; b) une succursale; c) un bureau; d) une usine; e) un atelier; et f) une mine, un puits de pétrole ou de gaz, une carrière ou tout autre lieu dâextraction de ressources naturelles. 3. Un chantier de construction, de montage ou de dragage ne constitue un établissement stable que si sa durée dépasse douze mois. 4. Nonobstant les dispositions précédentes du présent article, on considère quâil nây a pas «établissement stable» si: a) il est fait usage dâinstallations aux seules fins de stockage, dâexposition ou de livraison de marchandises appartenant à lâentreprise; b) des marchandises appartenant à lâentreprise sont entreposées aux seules fins de stockage, dâexposition ou de livraison; c) des marchandises appartenant à lâentreprise sont entreposées aux seules fins de transformation par une autre entreprise; d) une installation fixe dâaffaires est utilisée aux seules fins dâacheter des marchandises ou de réunir des informations, pour lâentreprise; e) une installation fixe dâaffaires est utilisée aux seules fins dâexercer, pour lâentreprise, toute autre activité de caractère préparatoire ou auxiliaire; f) une installation fixe dâaffaires est utilisée aux seules fins de lâexercice cumulé dâactivités mentionnées aux alinéas a) à e), à condition que lâactivité dâensemble de lâinstallation fixe dâaffaires résultant de ce cumul garde un caractère préparatoire ou auxiliaire. 5. Nonobstant les dispositions des paragraphes 1 et 2, lorsquâune personne - autre quâun agent jouissant dâun statut indépendant auquel sâapplique le paragraphe 6 - agit pour le compte dâune entreprise et dispose dans un Ãtat contractant de pouvoirs quâelle y exerce habituellement lui permettant de conclure des contrats au nom de lâentreprise, cette entreprise est considérée comme ayant un établissement stable dans cet Ãtat pour toutes les activités que cette personne exerce pour lâentreprise, à moins que les activités de cette personne ne soient limitées à celles qui sont mentionnées au paragraphe 4 et qui, si elles étaient exercées par lâintermédiaire dâune installation fixe dâaffaires, ne permettraient pas de considérer cette installation comme un établissement stable selon les dispositions de ce paragraphe. 6. Une entreprise nâest pas considérée comme ayant un établissement stable dans un Ãtat contractant du seul fait quâelle y exerce son activité par lâentremise dâun courtier, dâun commissionnaire général ou de tout autre agent jouissant dâun statut indépendant, à condition que ces personnes agissent dans le cadre ordinaire de leur activité. 7. Le fait quâune société qui est un résident dâun Ãtat contractant contrôle ou est contrôlée par une société qui est un résident de lâautre Ãtat contractant ou qui y exerce son activité (que ce soit par lâintermédiaire dâun établissement stable ou non) ne suffit pas, en lui-même, à faire de lâune quelconque de ces sociétés un établissement stable de lâautre. Article 6 REVENUS IMMOBILIERS 1. Les revenus quâun résident dâun Ãtat contractant tire de biens immobiliers (y compris les revenus des exploitations agricoles ou forestières) situés dans lâautre Ãtat contractant, sont imposables dans cet autre Ãtat. 2. Lâexpression «biens immobiliers» a le sens que lui attribue le droit de lâÃtat contractant où les biens considérés sont situés. Lâexpression comprend en tous cas les accessoires, le cheptel mort ou vif des exploitations agricoles et forestières, les droits auxquels sâappliquent les dispositions du droit privé concernant la propriété foncière, lâusufruit des biens immobiliers et les droits à des paiements variables ou fixes pour lâexploitation ou la concession de lâexploitation de gisements minéraux, sources et autres ressources naturelles; les navires et aéronefs ne sont pas considérés comme des biens immobiliers. 3. Les dispositions du paragraphe 1 sâappliquent aux revenus provenant de lâexploitation directe, de la location ou de lâaffermage, ainsi que de toute autre forme dâexploitation des biens immobiliers. 4. Les dispositions des paragraphes 1 et 3 sâappliquent également aux revenus provenant des biens immobiliers dâune entreprise. Article 7 BÃNÃFICES DES ENTREPRISES 1. Les bénéfices dâune entreprise dâun Ãtat contractant ne sont imposables que dans cet Ãtat, à moins que lâentreprise nâexerce son activité dans lâautre Ãtat contractant par lâintermédiaire dâun établissement stable qui y est situé. Si lâentreprise exerce son activité dâune telle façon, les bénéfices qui sont attribuables à lâétablissement stable conformément aux dispositions du paragraphe 2 sont imposables dans lâautre Ãtat. 2. Aux fins de cet article et de lâarticle 22, les bénéfices qui sont attribuables dans chaque Ãtat contractant à lâétablissement stable mentionné au paragraphe 1 sont ceux quâil aurait pu réaliser, en particulier dans ses opérations internes avec dâautres parties de lâentreprise, sâil avait constitué une entreprise distincte et indépendante exerçant des activités identiques ou analogues dans des conditions identiques ou analogues, compte tenu des fonctions exercées, des actifs utilisés et des risques assumés par lâentreprise par lâintermédiaire de lâétablissement stable et des autres parties de lâentreprise. 3. Lorsque, conformément au paragraphe 2, un Ãtat contractant ajuste les bénéfices qui sont attribuables à un établissement stable dâune entreprise dâun des Ãtats contractants et impose en conséquence des bénéfices de lâentreprise qui ont été imposés dans lâautre Ãtat, cet autre Ãtat procède à un ajustement approprié du montant de lâimpôt qui a été perçu sur ces bénéfices dans la mesure nécessaire pour éliminer la double imposition de ces bénéfices. Pour déterminer cet ajustement, les autorités compétentes des Ãtats contractants se consultent si nécessaire. 4. Lorsque les bénéfices comprennent des éléments de revenu traités séparément dans dâautres articles de la présente Convention, les dispositions de ces articles ne sont pas affectées par les dispositions du présent article. Article 8 NAVIGATION MARITIME ET AÃRIENNE INTERNATIONALE 1. Les bénéfices provenant de lâexploitation, en trafic international, de navires ou dâaéronefs ne sont imposables que dans lâÃtat contractant où le siège de direction effective de lâentreprise est situé. 2. Si le siège de direction effective dâune entreprise de navigation maritime est à bord dâun navire, ce siège est considéré comme situé dans lâÃtat contractant où se trouve le port dâattache de ce navire, ou à défaut de port dâattache, dans lâÃtat contractant dont lâexploitant du navire est un résident. 3. Les dispositions du paragraphe 1 sâappliquent aussi aux bénéfices provenant de la participation à un pool, une exploitation en commun ou un organisme international dâexploitation. Article 9 ENTREPRISES ASSOCIÃES 1. Lorsque a) une entreprise dâun Ãtat contractant participe directement ou indirectement à la direction, au contrôle ou au capital dâune entreprise de lâautre Ãtat contractant, ou que b) les mêmes personnes participent directement ou indirectement à la direction, au contrôle ou au capital dâune entreprise dâun Ãtat contractant et dâune entreprise de lâautre Ãtat contractant, et que, dans lâun et lâautre cas, les deux entreprises sont, dans leurs relations commerciales ou financières, liées par des conditions convenues ou imposées, qui diffèrent de celles qui seraient convenues entre des entreprises indépendantes, les bénéfices qui, sans ces conditions, auraient été réalisés par lâune des entreprises, mais nâont pu lâêtre en fait à cause de ces conditions, peuvent être inclus dans les bénéfices de cette entreprise et imposés en conséquence. 2. Lorsquâun Ãtat contractant inclut dans les bénéfices dâune entreprise de cet Ãtat - et impose en conséquence - des bénéfices sur lesquels une entreprise de lâautre Ãtat contractant a été imposée dans cet autre Ãtat, et que les bénéfices ainsi inclus sont des bénéfices qui auraient été réalisés par lâentreprise du premier Ãtat si les conditions convenues entre les deux entreprises avaient été celles qui auraient été convenues entre des entreprises indépendantes, lâautre Ãtat procède à un ajustement approprié du montant de lâimpôt qui y a été perçu sur ces bénéfices. Pour déterminer cet ajustement, il est tenu compte des autres dispositions de la présente Convention et, si câest nécessaire, les autorités compétentes des Ãtats contractants se consultent. Article 10 DIVIDENDES 1. Les dividendes payés par une société qui est un résident dâun Ãtat contractant à un résident de lâautre Ãtat contractant sont imposables dans cet autre Ãtat. 2. Toutefois, les dividendes payés par une société qui est un résident dâun Ãtat contractant sont aussi imposables dans cet Ãtat selon la législation de cet Ãtat, mais si le bénéficiaire effectif des dividendes est un résident de lâautre Ãtat contractant, lâimpôt ainsi établi ne peut excéder: a) 5 pour cent du montant brut des dividendes si le bénéficiaire effectif est une société (autre quâune société de personnes) qui détient directement ou indirectement au moins 10 pour cent du capital de la société qui paie les dividendes; b) 10 pour cent du montant brut des dividendes, dans tous les autres cas. Le présent paragraphe nâaffecte pas lâimposition de la société au titre des bénéfices qui servent au paiement des dividendes. 3. Le terme «dividendes» employé dans le présent article désigne les revenus provenant dâactions, actions ou bons de jouissance, parts de mine, parts de fondateur ou autres parts bénéficiaires à lâexception des créances, ainsi que les revenus dâautres parts sociales soumis au même régime fiscal que les revenus dâactions par la législation de lâÃtat dont la société distributrice est un résident. 4. Les dispositions des paragraphes 1 et 2 ne sâappliquent pas, lorsque le bénéficiaire effectif des dividendes, résident dâun Ãtat contractant, exerce dans lâautre Ãtat contractant dont la société qui paie les dividendes est un résident, une activité dâentreprise par lâintermédiaire dâun établissement stable qui y est situé, et que la participation génératrice des dividendes sây rattache effectivement. Dans ce cas, les dispositions de lâarticle 7 sont applicables. 5. Lorsquâune société qui est un résident dâun Ãtat contractant, tire des bénéfices ou des revenus de lâautre Ãtat contractant, cet autre Ãtat ne peut percevoir aucun impôt sur les dividendes payés par la société, sauf dans la mesure où ces dividendes sont payés à un résident de cet autre Ãtat ou dans la mesure où la participation génératrice des dividendes se rattache effectivement à un établissement stable situé dans cet autre Ãtat, ni prélever aucun impôt, au titre de lâimposition des bénéfices non distribués, sur les bénéfices non distribués de la société, même si les dividendes payés ou les bénéfices non distribués consistent en tout ou en partie en bénéfices ou revenus provenant de cet autre Ãtat. Article 11 INTÃRÃTS 1. Les intérêts provenant dâun Ãtat contractant et payés à un résident de lâautre Ãtat contractant sont imposables dans cet autre Ãtat. 2. Toutefois, les intérêts provenant dâun Ãtat contractant sont aussi imposables dans cet Ãtat selon la législation de cet Ãtat, mais si le bénéficiaire effectif des intérêts est un résident de lâautre Ãtat contractant, lâimpôt ainsi établi ne peut excéder 10 pour cent du montant brut des intérêts. 3. Nonobstant les dispositions du paragraphe 2, les intérêts sont exempts dâimpôts dans lâÃtat contractant dâoù ils proviennent, lorsquâils sont tirés par et que le bénéficiaire effectif est le Gouvernement de lâautre Ãtat contractant ou lâune de ses collectivités locales, la Banque centrale ou toute autre institution financière entièrement détenue par ce Gouvernement. 4. Le terme «intérêts» employé dans le présent article désigne les revenus des créances de toute nature, assorties ou non de garanties hypothécaires ou dâune clause de participation aux bénéfices du débiteur, et notamment les revenus des fonds publics et des obligations dâemprunts, y compris les primes et lots attachés à ces titres. Les pénalisations pour paiement tardif ne sont pas considérées comme des intérêts au sens du présent article. 5. Les dispositions des paragraphes 1, 2 et 3 ne sâappliquent pas lorsque le bénéficiaire effectif des intérêts, résident dâun Ãtat contractant, exerce dans lâautre Ãtat contractant dâoù proviennent les intérêts, une activité dâentreprise par lâintermédiaire dâun établissement stable qui y est situé, et que la créance génératrice des intérêts sây rattache effectivement. Dans ce cas, les dispositions de lâarticle 7 sont applicables. 6. Les intérêts sont considérés comme provenant dâun Ãtat contractant lorsque le débiteur est un résident de cet Ãtat. Toutefois, lorsque le débiteur des intérêts, quâil soit ou non un résident dâun Ãtat contractant, a dans un Ãtat contractant un établissement stable pour lequel la dette donnant lieu au paiement des intérêts a été contractée et qui supporte la charge de ces intérêts, ceux-ci sont considérés comme provenant de lâÃtat où lâétablissement stable est situé. 7. Lorsque, en raison de relations spéciales existant entre le débiteur et le bénéficiaire effectif ou que lâun et lâautre entretiennent avec de tierces personnes, le montant des intérêts, compte tenu de la créance pour laquelle ils sont payés, excède celui dont seraient convenus le débiteur et le bénéficiaire effectif en lâabsence de pareilles relations, les dispositions du présent article ne sâappliquent quâà ce dernier montant. Dans ce cas, la partie excédentaire des paiements reste imposable selon la législation de chaque Ãtat contractant et compte tenu des autres dispositions de la présente Convention. Article 12 REDEVANCES 1. Les redevances provenant dâun Ãtat contractant et payées à un résident de lâautre Ãtat contractant sont imposables dans cet autre Ãtat. 2. Toutefois, les redevances provenant dâun Ãtat contractant sont aussi imposables dans cet Ãtat selon la législation de cet Ãtat, mais si le bénéficiaire effectif des redevances est un résident de lâautre Ãtat contractant, lâimpôt ainsi établi ne peut excéder: a) 5 pour cent du montant brut des redevances au sens de lâalinéa a) du paragraphe 3; b) 10 pour cent du montant brut des redevances au sens de lâalinéa b) du paragraphe 3. 3. Le terme «redevances» employé dans le présent article désigne les rémunérations de toute nature payées pour lâusage ou la concession de lâusage: a) dâun droit dâauteur sur une Åuvre littéraire, artistique ou scientifique (y compris les films cinématographiques et les films ou bandes pour la radio ou la télévision ou autres moyens de reproduction ou de transmission); b) dâun brevet, dâune marque de fabrique ou de commerce, dâun dessin ou dâun modèle, dâun plan, dâune formule ou dâun procédé secrets, y compris dâun logiciel, et pour des informations ayant trait à une expérience acquise dans le domaine commercial, industriel ou scientifique. 4. Les dispositions des paragraphes 1 et 2 ne sâappliquent pas, lorsque le bénéficiaire effectif des redevances, résident dâun Ãtat contractant, exerce dans lâautre Ãtat contractant dâoù proviennent les redevances, une activité dâentreprise par lâintermédiaire dâun établissement stable qui y est situé, et que le droit ou le bien générateur des redevances sây rattache effectivement. Dans ce cas, les dispositions de lâarticle 7 sont applicables. 5. Les redevances sont considérées comme provenant dâun Ãtat contractant lorsque le débiteur est un résident de cet Ãtat. Toutefois, lorsque le débiteur des redevances, quâil soit ou non un résident dâun Ãtat contractant, a dans un Ãtat contractant un établissement stable pour lequel lâengagement donnant lieu au paiement des redevances a été contracté et qui supporte la charge de ces redevances, celles-ci sont considérées comme provenant de lâÃtat où lâétablissement stable est situé. 6. Lorsque, en raison de relations spéciales existant entre le débiteur et le bénéficiaire effectif ou que lâun et lâautre entretiennent avec de tierces personnes, le montant des redevances, compte tenu de la prestation pour laquelle elles sont payées, excède celui dont seraient convenus le débiteur et le bénéficiaire effectif en lâabsence de pareilles relations, les dispositions du présent article ne sâappliquent quâà ce dernier montant. Dans ce cas, la partie excédentaire des paiements reste imposable selon la législation de chaque Ãtat contractant et compte tenu des autres dispositions de la présente Convention. Article 13 GAINS EN CAPITAL 1. Les gains quâun résident dâun Ãtat contractant tire de lâaliénation de biens immobiliers visés à lâarticle 6, et situés dans lâautre Ãtat contractant, sont imposables dans cet autre Ãtat. 2. Les gains provenant de lâaliénation de biens mobiliers qui font partie de lâactif dâun établissement stable quâune entreprise dâun Ãtat contractant a dans lâautre Ãtat contractant, y compris de tels gains provenant de lâaliénation de cet établissement stable (seul ou avec lâensemble de lâentreprise), sont imposables dans cet autre Ãtat. 3. Les gains provenant de lâaliénation de navires ou aéronefs exploités en trafic international ou de biens mobiliers affectés à lâexploitation de ces navires ou aéronefs, ne sont imposables que dans lâÃtat contractant où le siège de direction effective de lâentreprise est situé. 4. Les gains provenant de lâaliénation de tous biens autres que ceux visés aux paragraphes 1, 2 et 3, ne sont imposables que dans lâÃtat contractant dont le cédant est un résident. Article 14 REVENUS DâEMPLOI 1. Sous réserve des dispositions des articles 15, 17 et 18, les salaires, traitements et autres rémunérations similaires quâun résident dâun Ãtat contractant reçoit au titre dâun emploi salarié, ne sont imposables que dans cet Ãtat, à moins que lâemploi ne soit exercé dans lâautre Ãtat contractant. Si lâemploi y est exercé, les rémunérations reçues à ce titre sont imposables dans cet autre Ãtat. 2. Nonobstant les dispositions du paragraphe 1, les rémunérations quâun résident dâun Ãtat contractant reçoit au titre dâun emploi salarié exercé dans lâautre Ãtat contractant, ne sont imposables que dans le premier Ãtat si: a) le bénéficiaire séjourne dans lâautre Ãtat pendant une période ou des périodes nâexcédant pas au total 183 jours durant toute période de douze mois commençant ou se terminant durant lâannée fiscale considérée, et b) les rémunérations sont payées par un employeur ou pour le compte dâun employeur qui nâest pas un résident de lâautre Ãtat, et c) la charge des rémunérations nâest pas supportée par un établissement stable que lâemployeur a dans lâautre Ãtat. 3. Nonobstant les dispositions précédentes du présent article, les rémunérations reçues au titre dâun emploi salarié exercé à bord dâun navire, dâun aéronef ou dâun véhicule routier exploité en trafic international, sont imposables dans lâÃtat contractant où le siège de direction effective de lâentreprise est situé. Article 15 TANTIÃMES Les tantièmes, jetons de présence et autres rétributions similaires quâun résident dâun Ãtat contractant reçoit en sa qualité de membre du conseil dâadministration ou de surveillance dâune société qui est un résident de lâautre Ãtat contractant, sont imposables dans cet autre Ãtat. Article 16 ARTISTES ET SPORTIFS 1. Nonobstant les dispositions de lâarticle 14, les revenus quâun résident dâun Ãtat contractant tire de ses activités personnelles exercées dans lâautre Ãtat contractant en tant quâartiste du spectacle, tel quâun artiste de théâtre, de cinéma, de la radio ou de la télévision, ou quâun musicien, ou en tant que sportif, sont imposables dans cet autre Ãtat. 2. Lorsque les revenus dâactivités quâun artiste du spectacle ou un sportif exerce personnellement et en cette qualité, sont attribués non pas à lâartiste ou au sportif mais à une autre personne, ces revenus sont imposables, nonobstant les dispositions de lâarticle 14, dans lâÃtat contractant où les activités de lâartiste ou du sportif sont exercées. Article 17 PENSIONS 1. Sous réserve des dispositions du paragraphe 2 de lâarticle 18, les pensions et autres rémunérations similaires, payées à un résident dâun Ãtat contractant au titre dâun emploi antérieur, ne sont imposables que dans cet Ãtat. 2. Nonobstant les dispositions du paragraphe 1, les pensions et autres sommes payées en application de la législation sur la sécurité sociale dâun Ãtat contractant ne sont imposables que dans cet Ãtat. 3. Nonobstant les dispositions du paragraphe 1, les pensions et autres rémunérations similaires (y compris les versements forfaitaires) provenant dâun Ãtat contractant et payées à un résident de lâautre Ãtat contractant, ne sont imposables que dans le premier Ãtat contractant si ces paiements découlent des cotisations, allocations ou primes dâassurance versées à un régime complémentaire de pension par le bénéficiaire ou pour son compte, ou des dotations faites par lâemployeur à un régime interne, et si ces cotisations, allocations, primes dâassurance, dotations ou les pensions ou autres rémunérations similaires ont été effectivement soumises à lâimpôt dans le premier Ãtat contractant. Article 18 FONCTIONS PUBLIQUES 1. â a) Les salaires, traitements et autres rémunérations similaires payés par un Ãtat contractant ou lâune de ses collectivités locales à une personne physique, au titre de services rendus à cet Ãtat ou à cette collectivité, ne sont imposables que dans cet Ãtat. b) Toutefois, ces salaires, traitements et autres rémunérations similaires ne sont imposables que dans lâautre Ãtat contractant si les services sont rendus dans cet Ãtat et si la personne physique est un résident de cet Ãtat qui: (i) possède la nationalité de cet Ãtat; ou (ii) nâest pas devenu un résident de cet Ãtat à seule fin de rendre les services. 2. â a) Nonobstant les dispositions du paragraphe 1, les pensions et autres rémunérations similaires payées par un Ãtat contractant ou lâune de ses collectivités locales, soit directement, soit par prélèvement sur des fonds quâils ont constitués, à une personne physique, au titre de services rendus à cet Ãtat ou à cette collectivité, ne sont imposables que dans cet Ãtat. b) Toutefois, ces pensions et autres rémunérations similaires ne sont imposables que dans lâautre Ãtat contractant si la personne physique est un résident de cet Ãtat et en possède la nationalité. 3. Les dispositions des articles 14, 15, 16 et 17 sâappliquent aux salaires, traitements, pensions, et autres rémunérations similaires payés au titre de services rendus dans le cadre dâune activité dâentreprise exercée par un Ãtat contractant ou lâune de ses collectivités locales. Article 19 ÃTUDIANTS Les sommes quâun étudiant ou un stagiaire qui est, ou qui était immédiatement avant de se rendre dans un Ãtat contractant, un résident de lâautre Ãtat contractant et qui séjourne dans le premier Ãtat à seule fin dây poursuivre ses études ou sa formation, reçoit pour couvrir ses frais dâentretien, dâétudes ou de formation ne sont pas imposables dans cet Ãtat, à condition quâelles proviennent de sources situées en dehors de cet Ãtat. Article 20 AUTRES REVENUS 1. Les éléments du revenu dâun résident dâun Ãtat contractant, dâoù quâils proviennent, qui ne sont pas traités dans les articles précédents de la présente Convention, ne sont imposables que dans cet Ãtat. 2. Les dispositions du paragraphe 1 ne sâappliquent pas aux revenus autres que les revenus provenant de biens immobiliers tels quâils sont définis au paragraphe 2 de lâarticle 6, lorsque le bénéficiaire de tels revenus, résident dâun Ãtat contractant, exerce dans lâautre Ãtat contractant, une activité dâentreprise par lâintermédiaire dâun établissement stable qui y est situé, et que le droit ou le bien générateur des revenus sây rattache effectivement. Dans ce cas, les dispositions de lâarticle 7 sont applicables. Article 21 FORTUNE 1. La fortune constituée par des biens immobiliers visés à lâarticle 6, que possède un résident dâun Ãtat contractant et qui sont situés dans lâautre Ãtat contractant, est imposable dans cet autre Ãtat. 2. La fortune constituée par des biens mobiliers qui font partie de lâactif dâun établissement stable quâune entreprise dâun Ãtat contractant a dans lâautre Ãtat contractant, est imposable dans cet autre Ãtat. 3. La fortune constituée par des navires et des aéronefs exploités en trafic international, ainsi que par des biens mobiliers affectés à lâexploitation de ces navires ou aéronefs, nâest imposable que dans lâÃtat contractant où le siège de direction effective de lâentreprise est situé. 4. Tous les autres éléments de la fortune dâun résident dâun Ãtat contractant ne sont imposables que dans cet Ãtat. Article 22 ÃLIMINATION DES DOUBLES IMPOSITIONS 1. Sous réserve des dispositions de la législation luxembourgeoise concernant lâélimination de la double imposition qui nâen affectent pas le principe général, la double imposition est éliminée de la manière suivante: a) Lorsquâun résident du Luxembourg reçoit des revenus ou possède de la fortune qui, conformément aux dispositions de la présente Convention, sont imposables au Monténégro, le Luxembourg exempte de lâimpôt ces revenus ou cette fortune, sous réserve des dispositions des sous-paragraphes b) et c), mais peut, pour calculer le montant de lâimpôt sur le reste du revenu ou de la fortune du résident, appliquer les mêmes taux dâimpôt que si les revenus ou la fortune nâavaient pas été exemptés. b) Lorsquâun résident du Luxembourg reçoit des éléments de revenu qui, conformément aux dispositions des articles 10, 11, 12 et 16, sont imposables au Monténégro, le Luxembourg accorde sur lâimpôt sur le revenu des personnes physiques ou sur lâimpôt sur le revenu des collectivités de ce résident, une déduction dâun montant égal à lâimpôt payé au Monténégro. Cette déduction ne peut toutefois excéder la fraction de lâimpôt, calculé avant déduction, correspondant à ces éléments de revenus reçus du Monténégro. c) Les dispositions du sous-paragraphe a) ne sâappliquent pas au revenu reçu ou à la fortune possédée par un résident du Luxembourg, lorsque le Monténégro applique les dispositions de la présente Convention pour exempter dâimpôt ce revenu ou cette fortune ou applique les dispositions du paragraphe 2 des articles 10, 11 ou 12 à ce revenu. 2. Au Monténégro: a) Lorsquâun résident du Monténégro reçoit des revenus ou possède de la fortune qui, conformément aux dispositions de la présente Convention, sont imposables au Luxembourg, le Monténégro accorde: (i) sur lâimpôt quâil perçoit sur les revenus de ce résident, une déduction dâun montant égal à lâimpôt sur le revenu payé au Luxembourg; (ii) sur lâimpôt quâil perçoit sur la fortune de ce résident, une déduction dâun montant égal à lâimpôt sur la fortune payé au Luxembourg. Dans lâun ou lâautre cas, cette déduction ne peut toutefois excéder la fraction de lâimpôt sur le revenu ou de lâimpôt sur la fortune, calculé avant déduction, correspondant selon le cas aux revenus ou à la fortune imposables au Luxembourg. b) Lorsque, conformément à une disposition quelconque de la Convention, les revenus quâun résident du Monténégro reçoit ou la fortune quâil possède sont exempts dâimpôt au Monténégro, le Monténégro peut néanmoins, pour calculer le montant de lâimpôt sur le reste des revenus ou de la fortune de ce résident, tenir compte des revenus ou de la fortune exemptés. Article 23 NON-DISCRIMINATION 1. Les nationaux dâun Ãtat contractant ne sont soumis dans lâautre Ãtat contractant à aucune imposition ou obligation y relative, qui est autre ou plus lourde que celles auxquelles sont ou pourront être assujettis les nationaux de cet autre Ãtat qui se trouvent dans la même situation, notamment au regard de la résidence. La présente disposition sâapplique aussi, nonobstant les dispositions de lâarticle 1, aux personnes qui ne sont pas des résidents dâun Ãtat contractant ou des deux Ãtats contractants. 2. Lâimposition dâun établissement stable quâune entreprise dâun Ãtat contractant a dans lâautre Ãtat contractant, nâest pas établie dans cet autre Ãtat dâune façon moins favorable que lâimposition des entreprises de cet autre Ãtat qui exercent la même activité. La présente disposition ne peut être interprétée comme obligeant un Ãtat contractant à accorder aux résidents de lâautre Ãtat contractant les déductions personnelles, abattements et réductions dâimpôt en fonction de la situation ou des charges de famille quâil accorde à ses propres résidents. 3. A moins que les dispositions du paragraphe 1 de lâarticle 9, du paragraphe 7 de lâarticle 11 ou du paragraphe 6 de lâarticle 12 ne soient applicables, les intérêts, redevances et autres dépenses payés par une entreprise dâun Ãtat contractant à un résident de lâautre Ãtat contractant, sont déductibles, pour la détermination des bénéfices imposables de cette entreprise, dans les mêmes conditions que sâils avaient été payés à un résident du premier Ãtat. De même, les dettes dâune entreprise dâun Ãtat contractant envers un résident de lâautre Ãtat contractant sont déductibles, pour la détermination de la fortune imposable de cette entreprise, dans les mêmes conditions que si elles avaient été contractées envers un résident du premier Ãtat. 4. Les entreprises dâun Ãtat contractant, dont le capital est en totalité ou en partie, directement ou indirectement, détenu ou contrôlé par un ou plusieurs résidents de lâautre Ãtat contractant, ne sont soumises dans le premier Ãtat à aucune imposition ou obligation y relative, qui est autre ou plus lourde que celles auxquelles sont ou pourront être assujetties les autres entreprises similaires du premier Ãtat. 5. Les dispositions du présent article sâappliquent, nonobstant les dispositions de lâarticle 2, aux impôts de toute nature ou dénomination. Article 24 PROCÃDURE AMIABLE 1. Lorsquâune personne estime que les mesures prises par un Ãtat contractant ou par les deux Ãtats contractants entraînent ou entraîneront pour elle une imposition non conforme aux dispositions de la présente Convention, elle peut, indépendamment des recours prévus par le droit interne de ces Ãtats, soumettre son cas à lâautorité compétente de lâun ou lâautre Ãtat contractant. Le cas doit être soumis dans les trois ans qui suivent la première notification de la mesure qui entraîne une imposition non conforme aux dispositions de la Convention. 2. Lâautorité compétente sâefforce, si la réclamation lui paraît fondée et si elle nâest pas elle-même en mesure dây apporter une solution satisfaisante, de résoudre le cas par voie dâaccord amiable avec lâautorité compétente de lâautre Ãtat contractant, en vue dâéviter une imposition non conforme à la Convention. Lâaccord est appliqué quels que soient les délais prévus par le droit interne des Ãtats contractants. 3. Les autorités compétentes des Ãtats contractants sâefforcent, par voie dâaccord amiable, de résoudre les difficultés ou de dissiper les doutes auxquels peuvent donner lieu lâinterprétation ou lâapplication de la Convention. Elles peuvent aussi se concerter en vue dâéliminer la double imposition dans les cas non prévus par la Convention. 4. Les autorités compétentes des Ãtats contractants peuvent communiquer directement entre elles, y compris au sein dâune commission mixte composée de ces autorités ou de leurs représentants, en vue de parvenir à un accord comme il est indiqué aux paragraphes précédents. Article 25 ÃCHANGE DE RENSEIGNEMENTS 1. Les autorités compétentes des Ãtats contractants échangent les renseignements vraisemblablement pertinents pour appliquer les dispositions de la présente Convention ou pour lâadministration ou lâapplication de la législation interne relative aux impôts de toute nature ou dénomination perçus pour le compte des Ãtats contractants ou de leurs collectivités locales dans la mesure où lâimposition quâelle prévoit nâest pas contraire à la Convention. Lâéchange de renseignements nâest pas restreint par les articles 1 et 2. 2. Les renseignements reçus en vertu du paragraphe 1 par un Ãtat contractant sont tenus secrets de la même manière que les renseignements obtenus en application de la législation interne de cet Ãtat et ne sont communiqués quâaux personnes ou autorités (y compris les tribunaux et organes administratifs) concernées par lâétablissement ou le recouvrement des impôts mentionnés au paragraphe 1, par les procédures ou poursuites concernant ces impôts, par les décisions sur les recours relatifs à ces impôts, ou par le contrôle de ce qui précède. Ces personnes ou autorités nâutilisent ces renseignements quâà ces fins. Elles peuvent révéler ces renseignements au cours dâaudiences publiques de tribunaux ou dans des jugements. Nonobstant ce qui précède, les renseignements reçus par un Ãtat contractant peuvent être utilisés à dâautres fins si la législation des deux Ãtats lâautorise et si lâautorité compétente de lâÃtat qui fournit les renseignements autorise cette utilisation. 3. Les dispositions des paragraphes 1 et 2 ne peuvent en aucun cas être interprétées comme imposant à un Ãtat contractant lâobligation: a) de prendre des mesures administratives dérogeant à sa législation et à sa pratique administrative ou à celles de lâautre Ãtat contractant; b) de fournir des renseignements qui ne pourraient être obtenus sur la base de sa législation ou dans le cadre de sa pratique administrative normale ou de celles de lâautre Ãtat contractant; c) de fournir des renseignements qui révéleraient un secret commercial, industriel, professionnel ou un procédé commercial ou des renseignements dont la communication serait contraire à lâordre public. 4. Si des renseignements sont demandés par un Ãtat contractant conformément à cet article, lâautre Ãtat contractant utilise les pouvoirs dont il dispose pour obtenir les renseignements demandés, même sâil nâen a pas besoin à ses propres fins fiscales. Lâobligation qui figure dans la phrase précédente est soumise aux limitations prévues au paragraphe 3 sauf si ces limitations sont susceptibles dâempêcher un Ãtat contractant de communiquer des renseignements uniquement parce que ceux-ci ne présentent pas dâintérêt pour lui dans le cadre national. 5. En aucun cas les dispositions du paragraphe 3 ne peuvent être interprétées comme permettant à un Ãtat contractant de refuser de communiquer des renseignements uniquement parce que ceux-ci sont détenus par une banque, un autre établissement financier, un mandataire ou une personne agissant en tant quâagent ou fiduciaire ou parce que ces renseignements se rattachent aux droits de propriété dâune personne. Article 26 MEMBRES DES MISSIONS DIPLOMATIQUES ET POSTES CONSULAIRES Les dispositions de la présente Convention ne portent pas atteinte aux privilèges fiscaux dont bénéficient les membres des missions diplomatiques ou postes consulaires en vertu soit des règles générales du droit international, soit des dispositions dâaccords particuliers. Article 27 DROITS AUX AVANTAGES 1. Nonobstant les autres dispositions de la présente Convention, un avantage au titre de celleâci ne sera pas accordé au titre dâun élément de revenu ou de fortune sâil est raisonnable de conclure, compte tenu de lâensemble des faits et circonstances propres à la situation, que lâoctroi de cet avantage était un des objets principaux dâun montage ou dâune transaction ayant permis, directement ou indirectement, de lâobtenir, à moins quâil soit établi que lâoctroi de cet avantage dans ces circonstances serait conforme à lâobjet et au but des dispositions pertinentes de la présente Convention. 2. Lorsquâun avantage prévu par cette Convention est refusé à une personne en vertu du paragraphe 1, lâautorité compétente de lâÃtat contractant qui aurait normalement accordé cet avantage doit néanmoins traiter cette personne comme ayant droit à cet avantage, ou à dâautres avantages au titre dâun élément de revenu ou de fortune spécifique, si cette autorité compétente, à la demande de cette personne et après examen des faits et circonstances propres au cas, conclut que ces avantages auraient été octroyés à cette personne en lâabsence de la transaction ou du montage mentionné au paragraphe 1. Lâautorité compétente de lâÃtat contractant à laquelle la demande a été adressée consulte lâautorité compétente de lâautre Ãtat avant de rejeter une demande présentée par un résident de lâautre Ãtat contractant en vertu du présent paragraphe. Article 28 ENTRÃE EN VIGUEUR 1. Chacun des Ãtats contractants notifiera à lâautre par écrit, par la voie diplomatique, lâaccomplissement des procédures requises par sa législation pour la mise en vigueur de la présente Convention. La Convention entrera en vigueur à la date de réception de la dernière de ces notifications. 2. La Convention sera applicable: a) au Luxembourg: (i) en ce qui concerne les impôts retenus à la source, aux revenus attribués le ou après le 1er janvier de lâannée civile suivant immédiatement lâannée au cours de laquelle la Convention entrera en vigueur; (ii) en ce qui concerne les autres impôts sur le revenu et les impôts sur la fortune, aux impôts dus pour toute année dâimposition commençant le ou après le 1er janvier de lâannée civile suivant immédiatement lâannée au cours de laquelle la Convention entrera en vigueur; b) au Monténégro: en ce qui concerne les impôts sur le revenu attribué et les impôts sur la fortune possédée pendant chaque année fiscale commençant le ou après le premier jour de janvier de lâannée civile suivant immédiatement lâannée au cours de laquelle la présente Convention entrera en vigueur. Article 29 DÃNONCIATION 1. La présente Convention demeurera en vigueur tant quâelle nâaura pas été dénoncée par un Ãtat contractant. Chaque Ãtat contractant peut dénoncer la Convention par voie diplomatique avec un préavis minimum de six mois avant la fin de chaque année civile commençant après lâexpiration dâune période de cinq années à partir de la date de son entrée en vigueur. 2. La Convention cessera dâêtre applicable: a) au Luxembourg: (i) en ce qui concerne les impôts retenus à la source, aux revenus attribués le ou après le 1er janvier de lâannée civile suivant immédiatement lâannée au cours de laquelle le préavis est donné; (ii) en ce qui concerne les autres impôts sur le revenu et les impôts sur la fortune, aux impôts dus pour toute année dâimposition commençant le ou après le 1er janvier de lâannée civile suivant immédiatement lâannée au cours de laquelle le préavis est donné; b) au Monténégro: en ce qui concerne les impôts sur le revenu attribué et les impôts sur la fortune possédée pendant chaque année fiscale commençant le ou après le premier jour de janvier de lâannée civile suivant immédiatement lâannée au cours de laquelle le préavis de dénonciation a été donné. EN FOI DE QUOI, les soussignés, dûment autorisés à cet effet, ont signé la présente Convention. Fait en deux exemplaires à Luxembourg, le 29 janvier 2024, en langues française, monténégrine et anglaise, tous les textes faisant également foi. En cas de divergence dâinterprétation, le texte anglais prévaut. Pour le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg Pour le Gouvernement du Montenégro Luc Frieden Premier ministre Milojko SpajiÄ Premier ministre â PROTOCOLE Au moment de procéder à la signature de la Convention entre le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg et le Gouvernement du Monténégro pour lâélimination de la double imposition en matière dâimpôts sur le revenu et sur la fortune et pour la prévention de lâévasion et de la fraude fiscales, les deux parties sont convenues que les dispositions suivantes forment partie intégrante de la Convention: A) En référence au sous-paragraphe k) du paragraphe 1 de lâarticle 3 : Il est entendu que lâexpression «fonds de pension reconnu» inclut: 1. en ce qui concerne le Luxembourg: (i) les sociétés dâépargne-pension à capital variable: (SEPCAV); (ii) les associations dâépargne-pension: (ASSEP); (iii) les fonds de pension soumis au contrôle du Commissariat aux Assurances; (iv) le Fonds de Compensation de la Sécurité Sociale, SICAV â FIS; et (v) tout autre fonds de pension lorsquâil aura été convenu ainsi par les autorités compétentes des Ãtats contractants; 2. en ce qui concerne le Monténégro: (i) la Caisse dâassurance pension et invalidité du Monténégro; et (ii) tout autre fonds de pension lorsquâil aura été convenu ainsi par les autorités compétentes des Ãtats contractants. B) En référence à lâarticle 4 : 1. Un organisme de placement collectif qui est établi dans un Ãtat contractant et qui est considéré comme une personne morale aux fins dâimposition dans cet Ãtat contractant est considéré comme un résident de lâÃtat contractant dans lequel il est établi et comme le bénéficiaire effectif des revenus quâil reçoit. 2. Un organisme de placement collectif qui est établi dans un Ãtat contractant et qui nâest pas considéré comme une personne morale aux fins dâimposition dans cet Ãtat contractant est considéré comme une personne physique qui est un résident de lâÃtat contractant dans lequel il est établi et comme le bénéficiaire effectif des revenus quâil reçoit. C) Les dispositions de la Convention ne font pas obstacle à lâapplication par le Luxembourg des dispositions de lâarticle 164ter de la loi concernant lâimpôt sur le revenu ou de toute autre disposition similaire qui modifie ou remplace lâarticle susmentionné. EN FOI DE QUOI, les soussignés, dûment autorisés à cet effet, ont signé le présent Protocole. Fait en deux exemplaires à Luxembourg, le 29 janvier 2024, en langues française, monténégrine et anglaise, tous les textes faisant également foi. En cas de divergence dâinterprétation, le texte anglais prévaut. Pour le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg Pour le Gouvernement du Montenégro Luc Frieden Premier ministre Milojko SpajiÄ Premier ministre â C O N V E N T I O N between the Government of the Grand Duchy of Luxembourg and the Government of Montenegro for the elimination of double taxation with respect to taxes on income and on capital and the prevention of tax evasion and avoidance The Government of the Grand Duchy of Luxembourg and the Government of Montenegro Desiring to further develop their economic relationship and to enhance their co-operation in tax matters, Intending to conclude a Convention for the elimination of double taxation with respect to taxes on income and on capital without creating opportunities for non-taxation or reduced taxation through tax evasion or avoidance (including through treaty-shopping arrangements aimed at obtaining reliefs provided in this Convention for the indirect benefit of residents of third States) Have agreed as follows: Article 1 PERSONS COVERED This Convention shall apply to persons who are residents of one or both of the Contracting States. Article 2 TAXES COVERED 1. This Convention shall apply to taxes on income and on capital imposed on behalf of a Contracting State or of its local authorities, irrespective of the manner in which they are levied. 2. There shall be regarded as taxes on income and on capital all taxes imposed on total income, on total capital, or on elements of income or of capital, including taxes on gains from the alienation of movable or immovable property, taxes on the total amounts of wages or salaries paid by enterprises, as well as taxes on capital appreciation. 3. The existing taxes to which the Convention shall apply are in particular: a) in the Grand Duchy of Luxembourg: (i) the income tax on individuals (l'impôt sur le revenu des personnes physiques); (ii) the corporation tax (l'impôt sur le revenu des collectivités); (iii) the capital tax (l'impôt sur la fortune); and (iv) the communal trade tax (l'impôt commercial communal); (hereinafter referred to as "Luxembourg tax"); b) in Montenegro: (i) the corporate profit tax; and (ii) the personal income tax; (hereinafter referred to as "Montenegrin tax"). 4. The Convention shall apply also to any identical or substantially similar taxes that are imposed after the date of signature of the Convention in addition to, or in place of, the existing taxes. The competent authorities of the Contracting States shall notify each other of any significant changes that have been made in their taxation laws. Article 3 GENERAL DEFINITIONS 1. For the purposes of this Convention, unless the context otherwise requires: a) the term "Luxembourg" means the Grand Duchy of Luxembourg and, when used in a geographical sense, means the territory of the Grand Duchy of Luxembourg; b) the term "Montenegro" means Montenegro and, when used in a geographical sense, it means the land territory of Montenegro, its internal sea waters and the belt of the territorial sea, the air space thereover, as well as the seabed and subsoil of the part of the high sea outside the outer limit of the territorial sea over which Montenegro exercises its sovereign rights for the purpose of exploration and exploitation of their natural resources in accordance with its internal legislation and international law; c) the term "person" includes an individual, a company and any other body of persons; d) the term "company" means any body corporate or any entity that is treated as a body corporate for tax purposes; e) the term "enterprise" applies to the carrying on of any business; f) the terms "enterprise of a Contracting State" and "enterprise of the other Contracting State" mean respectively an enterprise carried on by a resident of a Contracting State and an enterprise carried on by a resident of the other Contracting State; g) the term "international traffic" means any transport by a ship, aircraft or road vehicle operated by an enterprise that has its place of effective management in a Contracting State, except when the ship, aircraft or road vehicle is operated solely between places in the other Contracting State; h) the term "competent authority" means: (i) in Luxembourg, the Minister of Finance or his authorised representative; (ii) in Montenegro, the Ministry of Finance or its authorised representative; i) the term "national", in relation to a Contracting State, means: (i) any individual possessing the nationality or citizenship of that Contracting State; and (ii) any legal person, partnership or association deriving its status as such from the laws in force in that Contracting State; j) the term "business" includes the performance of professional services and of other activities of an independent character; k) the term ârecognised pension fundâ of a State means an entity or arrangement established in that State that is treated as a separate person under the taxation laws of that State and: (i) that is established and operated exclusively or almost exclusively to administer or provide retirement benefits and ancillary or incidental benefits to individuals and that is regulated as such by that State or one of its local authorities; or (ii) that is established and operated exclusively or almost exclusively to invest funds for the benefit of entities or arrangements referred to in subdivision (i). 2. As regards the application of the Convention at any time by a Contracting State, any term not defined therein shall, unless the context otherwise requires or the competent authorities agree to a different meaning pursuant to the provisions of Article 24, have the meaning that it has at that time under the law of that State for the purposes of the taxes to which the Convention applies, any meaning under the applicable tax laws of that State prevailing over a meaning given to the term under other laws of that State. Article 4 RESIDENT 1. For the purposes of this Convention, the term "resident of a Contracting State" means any person who, under the laws of that State, is liable to tax therein by reason of his domicile, residence, place of management or any other criterion of a similar nature, and also includes that State and any local authority thereof as well as a recognised pension fund of that State. This term, however, does not include any person who is liable to tax in that State in respect only of income from sources in that State or capital situated therein. 2. Where by reason of the provisions of paragraph 1 an individual is a resident of both Contracting States, then his status shall be determined as follows: a) he shall be deemed to be a resident only of the State in which he has a permanent home available to him; if he has a permanent home available to him in both States, he shall be deemed to be a resident only of the State with which his personal and economic relations are closer (centre of vital interests); b) if the State in which he has his centre of vital interests cannot be determined, or if he has not a permanent home available to him in either State, he shall be deemed to be a resident only of the State in which he has an habitual abode; c) if he has an habitual abode in both States or in neither of them, he shall be deemed to be a resident only of the State of which he is a national; d) if he is a national of both States or of neither of them, the competent authorities of the Contracting States shall settle the question by mutual agreement. 3. Where by reason of the provisions of paragraph 1 a person other than an individual is a resident of both Contracting States, then it shall be deemed to be a resident only of the State in which its place of effective management is situated. Article 5 PERMANENT ESTABLISHMENT 1. For the purposes of this Convention, the term "permanent establishment" means a fixed place of business through which the business of an enterprise is wholly or partly carried on. 2. The term "permanent establishment" includes especially: a) a place of management; b) a branch; c) an office; d) a factory; e) a workshop, and f) a mine, an oil or gas well, a quarry or any other place of extraction of natural resources. 3. A building site, a construction, installation or dredging project constitutes a permanent establishment only if it lasts more than twelve months. 4. Notwithstanding the preceding provisions of this Article, the term "permanent establishment" shall be deemed not to include: a) the use of facilities solely for the purpose of storage, display or delivery of goods or merchandise belonging to the enterprise; b) the maintenance of a stock of goods or merchandise belonging to the enterprise solely for the purpose of storage, display or delivery; c) the maintenance of a stock of goods or merchandise belonging to the enterprise solely for the purpose of processing by another enterprise; d) the maintenance of a fixed place of business solely for the purpose of purchasing goods or merchandise or of collecting information, for the enterprise; e) the maintenance of a fixed place of business solely for the purpose of carrying on, for the enterprise, any other activity of a preparatory or auxiliary character; f) the maintenance of a fixed place of business solely for any combination of activities mentioned in subparagraphs a) to e), provided that the overall activity of the fixed place of business resulting from this combination is of a preparatory or auxiliary character. 5. Notwithstanding the provisions of paragraphs 1 and 2, where a person - other than an agent of an independent status to whom paragraph 6 applies - is acting on behalf of an enterprise and has, and habitually exercises, in a Contracting State an authority to conclude contracts in the name of the enterprise, that enterprise shall be deemed to have a permanent establishment in that State in respect of any activities which that person undertakes for the enterprise, unless the activities of such person are limited to those mentioned in paragraph 4 which, if exercised through a fixed place of business, would not make this fixed place of business a permanent establishment under the provisions of that paragraph. 6. An enterprise shall not be deemed to have a permanent establishment in a Contracting State merely because it carries on business in that State through a broker, general commission agent or any other agent of an independent status, provided that such persons are acting in the ordinary course of their business. 7. The fact that a company which is a resident of a Contracting State controls or is controlled by a company which is a resident of the other Contracting State, or which carries on business in that other State (whether through a permanent establishment or otherwise), shall not of itself constitute either company a permanent establishment of the other. Article 6 INCOME FROM IMMOVABLE PROPERTY 1. Income derived by a resident of a Contracting State from immovable property (including income from agriculture or forestry) situated in the other Contracting State may be taxed in that other State. 2. The term "immovable property" shall have the meaning which it has under the law of the Contracting State in which the property in question is situated. The term shall in any case include property accessory to immovable property, livestock and equipment used in agriculture and forestry, rights to which the provisions of general law respecting landed property apply, usufruct of immovable property and rights to variable or fixed payments as consideration for the working of, or the right to work, mineral deposits, sources and other natural resources; ships and aircraft shall not be regarded as immovable property. 3. The provisions of paragraph 1 shall apply to income derived from the direct use, letting, or use in any other form of immovable property. 4. The provisions of paragraphs 1 and 3 shall also apply to the income from immovable property of an enterprise. Article 7 BUSINESS PROFITS 1. Profits of an enterprise of a Contracting State shall be taxable only in that State unless the enterprise carries on business in the other Contracting State through a permanent establishment situated therein. If the enterprise carries on business as aforesaid, the profits that are attributable to the permanent establishment in accordance with the provisions of paragraph 2 may be taxed in that other State. 2. For the purposes of this Article and Article 22, the profits that are attributable in each Contracting State to the permanent establishment referred to in paragraph 1 are the profits it might be expected to make, in particular in its dealings with other parts of the enterprise, if it were a separate and independent enterprise engaged in the same or similar activities under the same or similar conditions, taking into account the functions performed, assets used and risks assumed by the enterprise through the permanent establishment and through the other parts of the enterprise. 3. Where, in accordance with paragraph 2, a Contracting State adjusts the profits that are attributable to a permanent establishment of an enterprise of one of the Contracting States and taxes accordingly profits of the enterprise that have been charged to tax in the other State, the other State shall, to the extent necessary to eliminate double taxation on these profits, make an appropriate adjustment to the amount of the tax charged on those profits. In determining such adjustment, the competent authorities of the Contracting States shall if necessary consult each other. 4. Where profits include items of income which are dealt with separately in other Articles of this Convention, then the provisions of those Articles shall not be affected by the provisions of this Article. Article 8 INTERNATIONAL SHIPPING AND AIR TRANSPORT 1. Profits from the operation of ships or aircraft in international traffic shall be taxable only in the Contracting State in which the place of effective management of the enterprise is situated. 2. If the place of effective management of a shipping enterprise is aboard a ship, then it shall be deemed to be situated in the Contracting State in which the home harbour of the ship is situated, or, if there is no such home harbour, in the Contracting State of which the operator of the ship is a resident. 3. The provisions of paragraph 1 shall also apply to profits from the participation in a pool, a joint business or an international operating agency. Article 9 ASSOCIATED ENTERPRISES 1. Where a) an enterprise of a Contracting State participates directly or indirectly in the management, control or capital of an enterprise of the other Contracting State, or b) the same persons participate directly or indirectly in the management, control or capital of an enterprise of a Contracting State and an enterprise of the other Contracting State, and in either case conditions are made or imposed between the two enterprises in their commercial or financial relations which differ from those which would be made between independent enterprises, then any profits which would, but for those conditions, have accrued to one of the enterprises, but, by reason of those conditions, have not so accrued, may be included in the profits of that enterprise and taxed accordingly. 2. Where a Contracting State includes in the profits of an enterprise of that State - and taxes accordingly - profits on which an enterprise of the other Contracting State has been charged to tax in that other State and the profits so included are profits which would have accrued to the enterprise of the first-mentioned State if the conditions made between the two enterprises had been those which would have been made between independent enterprises, then that other State shall make an appropriate adjustment to the amount of the tax charged therein on those profits. In determining such adjustment, due regard shall be had to the other provisions of this Convention and the competent authorities of the Contracting States shall if necessary consult each other. Article 10 DIVIDENDS 1. Dividends paid by a company which is a resident of a Contracting State to a resident of the other Contracting State may be taxed in that other State. 2. However, dividends paid by a company which is a resident of a Contracting State may also be taxed in that State according to the laws of that State, but if the beneficial owner of the dividends is a resident of the other Contracting State, the tax so charged shall not exceed: a) 5 per cent of the gross amount of the dividends if the beneficial owner is a company (other than a partnership) which holds directly or indirectly at least 10 per cent of the capital of the company paying the dividends; b) 10 per cent of the gross amount of the dividends in all other cases. This paragraph shall not affect the taxation of the company in respect of the profits out of which the dividends are paid. 3. The term "dividends" as used in this Article means income from shares, "jouissance" shares or "jouissance" rights, mining shares, founders' shares or other rights, not being debt-claims, participating in profits, as well as income from other corporate rights which is subjected to the same taxation treatment as income from shares by the laws of the State of which the company making the distribution is a resident. 4. The provisions of paragraphs 1 and 2 shall not apply if the beneficial owner of the dividends, being a resident of a Contracting State, carries on business in the other Contracting State of which the company paying the dividends is a resident, through a permanent establishment situated therein, and the holding in respect of which the dividends are paid is effectively connected with such permanent establishment. In such case the provisions of Article 7 shall apply. 5. Where a company which is a resident of a Contracting State derives profits or income from the other Contracting State, that other State may not impose any tax on the dividends paid by the company, except insofar as such dividends are paid to a resident of that other State or insofar as the holding in respect of which the dividends are paid is effectively connected with a permanent establishment situated in that other State, nor subject the company's undistributed profits to a tax on the company's undistributed profits, even if the dividends paid or the undistributed profits consist wholly or partly of profits or income arising in such other State. Article 11 INTEREST 1. Interest arising in a Contracting State and paid to a resident of the other Contracting State may be taxed in that other State. 2. However, interest arising in a Contracting State may also be taxed in that State according to the laws of that State, but if the beneficial owner of the interest is a resident of the other Contracting State, the tax so charged shall not exceed 10 per cent of the gross amount of the interest. 3. Notwithstanding the provisions of paragraph 2, interest shall be exempted from tax in the Contracting State in which it arises if it is derived and beneficially owned by the Government of the other Contracting State or local authority thereof, the Central Bank or any financial institution wholly owned by that Government. 4. The term "interest" as used in this Article means income from debt-claims of every kind, whether or not secured by mortgage and whether or not carrying a right to participate in the debtor's profits, and in particular, income from government securities and income from bonds or debentures, including premiums and prizes attaching to such securities, bonds or debentures. Penalty charges for late payment shall not be regarded as interest for the purpose of this Article. 5. The provisions of paragraphs 1, 2 and 3 shall not apply if the beneficial owner of the interest, being a resident of a Contracting State, carries on business in the other Contracting State in which the interest arises through a permanent establishment situated therein and the debtâclaim in respect of which the interest is paid is effectively connected with such permanent establishment. In such case the provisions of Article 7 shall apply. 6. Interest shall be deemed to arise in a Contracting State when the payer is a resident of that State. Where, however, the person paying the interest, whether he is a resident of a Contracting State or not, has in a Contracting State a permanent establishment in connection with which the indebtedness on which the interest is paid was incurred, and such interest is borne by such permanent establishment, then such interest shall be deemed to arise in the State in which the permanent establishment, is situated. 7. Where, by reason of a special relationship between the payer and the beneficial owner or between both of them and some other person, the amount of the interest, having regard to the debt-claim for which it is paid, exceeds the amount which would have been agreed upon by the payer and the beneficial owner in the absence of such relationship, the provisions of this Article shall apply only to the last-mentioned amount. In such case, the excess part of the payments shall remain taxable according to the laws of each Contracting State, due regard being had to the other provisions of this Convention. Article 12 ROYALTIES 1. Royalties arising in a Contracting State and paid to a resident of the other Contracting State may be taxed in that other State. 2. However, royalties arising in a Contracting State may also be taxed in that State according to the laws of that State, but if the beneficial owner of the royalties is a resident of the other Contracting State, the tax so charged shall not exceed: a) 5 per cent of the gross amount of the royalties within the meaning of subparagraph a) of paragraph 3; b) 10 per cent of the gross amount of the royalties within the meaning of subparagraph b) of paragraph 3. 3. The term ''royalties'' as used in this Article means payments of any kind received as a consideration for the use of, or the right to use: a) any copyright of literary, artistic or scientific work (including cinematographic films and films or tapes for radio or television broadcasting or other means of reproduction or transmission); b) any patent, trade mark, design or model, plan, secret formula or process, including computer software, or for information concerning industrial, commercial or scientific experience. 4. The provisions of paragraphs 1 and 2 shall not apply if the beneficial owner of the royalties, being a resident of a Contracting State, carries on business in the other Contracting State in which the royalties arise through a permanent establishment situated therein and the right or property in respect of which the royalties are paid is effectively connected with such permanent establishment. In such case the provisions of Article 7 shall apply. 5. Royalties shall be deemed to arise in a Contracting State when the payer is a resident of that State. Where, however, the person paying the royalties, whether he is a resident of a Contracting State or not, has in a Contracting State a permanent establishment in connection with which the liability to pay the royalties was incurred, and such royalties are borne by such permanent establishment, then such royalties shall be deemed to arise in the State in which the permanent establishment is situated. 6. Where, by reason of a special relationship between the payer and the beneficial owner or between both of them and some other person, the amount of the royalties, having regard to the use, right or information for which they are paid, exceeds the amount which would have been agreed upon by the payer and the beneficial owner in the absence of such relationship, the provisions of this Article shall apply only to the last-mentioned amount. In such case, the excess part of the payments shall remain taxable according to the laws of each Contracting State, due regard being had to the other provisions of this Convention. Article 13 CAPITAL GAINS 1. Gains derived by a resident of a Contracting State from the alienation of immovable property referred to in Article 6 and situated in the other Contracting State may be taxed in that other State. 2. Gains from the alienation of movable property forming part of the business property of a permanent establishment which an enterprise of a Contracting State has in the other Contracting State, including such gains from the alienation of such a permanent establishment (alone or with the whole enterprise), may be taxed in that other State. 3. Gains from the alienation of ships or aircraft operated in international traffic or movable property pertaining to the operation of such ships or aircraft, shall be taxable only in the Contracting State in which the place of effective management of the enterprise is situated. 4. Gains from the alienation of any property other than that referred to in paragraphs 1, 2 and 3, shall be taxable only in the Contracting State of which the alienator is a resident. Article 14 INCOME FROM EMPLOYMENT 1. Subject to the provisions of Articles 15, 17 and 18, salaries, wages and other similar remuneration derived by a resident of a Contracting State in respect of an employment shall be taxable only in that State unless the employment is exercised in the other Contracting State. If the employment is so exercised, such remuneration as is derived therefrom may be taxed in that other State. 2. Notwithstanding the provisions of paragraph 1, remuneration derived by a resident of a Contracting State in respect of an employment exercised in the other Contracting State shall be taxable only in the first-mentioned State if: a) the recipient is present in the other State for a period or periods not exceeding in the aggregate 183 days in any twelve month period commencing or ending in the fiscal year concerned, and b) the remuneration is paid by, or on behalf of, an employer who is not a resident of the other State, and c) the remuneration is not borne by a permanent establishment which the employer has in the other State. 3. Notwithstanding the preceding provisions of this Article, remuneration derived in respect of an employment exercised aboard a ship, aircraft or road vehicle operated in international traffic, may be taxed in the Contracting State in which the place of effective management of the enterprise is situated. Article 15 DIRECTORS' FEES Directors' fees and other similar payments derived by a resident of a Contracting State in his capacity as a member of the board of directors of a company which is a resident of the other Contracting State may be taxed in that other State. Article 16 ENTERTAINERS AND SPORTSPERSONS 1. Notwithstanding the provisions of Article 14, income derived by a resident of a Contracting State as an entertainer, such as a theatre, motion picture, radio or television artiste, or a musician, or as a sportsperson, from that residentâs personal activities as such exercised in the other Contracting State, may be taxed in that other State. 2. Where income in respect of personal activities exercised by an entertainer or a sportsperson acting as such accrues not to the entertainer or sportsperson but to another person, that income may, notwithstanding the provisions of Article 14, be taxed in the Contracting State in which the activities of the entertainer or sportsperson are exercised. Article 17 PENSIONS 1. Subject to the provisions of paragraph 2 of Article 18, pensions and other similar remuneration paid to a resident of a Contracting State in consideration of past employment shall be taxable only in that State. 2. Notwithstanding the provisions of paragraph 1, pensions and other payments made under the social security legislation of a Contracting State shall be taxable only in that State. 3. Notwithstanding the provisions of paragraph 1, pensions and other similar remuneration (including lump-sum payments) arising in a Contracting State and paid to a resident of the other Contracting State shall be taxable only in the first-mentioned State, provided that such payments derive from contributions paid to or from provisions made under a pension scheme by the recipient or on his behalf and that these contributions, provisions or the pensions or other similar remuneration have been subjected to tax in the first-mentioned State under the ordinary rules of its tax laws. Article 18 GOVERNMENT SERVICE 1. â a) Salaries, wages and other similar remuneration paid by a Contracting State or a local authority thereof to an individual in respect of services rendered to that State or authority shall be taxable only in that State. b) However, such salaries, wages and other similar remuneration shall be taxable only in the other Contracting State if the services are rendered in that State and the individual is a resident of that State who: (i) is a national of that State; or (ii) did not become a resident of that State solely for the purpose of rendering the services. 2. â a) Notwithstanding the provisions of paragraph 1, pensions and other similar remuneration paid by, or out of funds created by, a Contracting State or a local authority thereof to an individual in respect of services rendered to that State or authority shall be taxable only in that State. b) However, such pensions and other similar remuneration shall be taxable only in the other Contracting State if the individual is a resident of, and a national of, that State. 3. The provisions of Articles 14, 15, 16 and 17 shall apply to salaries, wages, pensions, and other similar remuneration in respect of services rendered in connection with a business carried on by a Contracting State or a local authority thereof. Article 19 STUDENTS Payments which a student or business apprentice who is or was immediately before visiting a Contracting State a resident of the other Contracting State and who is present in the first-mentioned State solely for the purpose of his education or training receives for the purpose of his maintenance, education or training shall not be taxed in that State, provided that such payments arise from sources outside that State. Article 20 OTHER INCOME 1. Items of income of a resident of a Contracting State, wherever arising, not dealt with in the foregoing Articles of this Convention shall be taxable only in that State. 2. The provisions of paragraph 1 shall not apply to income, other than income from immovable property as defined in paragraph 2 of Article 6, if the recipient of such income, being a resident of a Contracting State, carries on business in the other Contracting State through a permanent establishment situated therein, and the right or property in respect of which the income is paid is effectively connected with such permanent establishment. In such case the provisions of Article 7 shall apply. Article 21 CAPITAL 1. Capital represented by immovable property referred to in Article 6, owned by a resident of a Contracting State and situated in the other Contracting State, may be taxed in that other State. 2. Capital represented by movable property forming part of the business property of a permanent establishment which an enterprise of a Contracting State has in the other Contracting State may be taxed in that other State. 3. Capital represented by ships and aircraft operated in international traffic, and by movable property pertaining to the operation of such ships and aircraft, shall be taxable only in the Contracting State in which the place of effective management of the enterprise is situated. 4. All other elements of capital of a resident of a Contracting State shall be taxable only in that State. Article 22 ELIMINATION OF DOUBLE TAXATION 1. Subject to the provisions of the law of Luxembourg regarding the elimination of double taxation which shall not affect the general principle hereof, double taxation shall be eliminated as follows: a) Where a resident of Luxembourg derives income or owns capital which, in accordance with the provisions of this Convention, may be taxed in Montenegro, Luxembourg shall, subject to the provisions of subparagraphs b) and c), exempt such income or capital from tax, but may, in order to calculate the amount of tax on the remaining income or capital of the resident, apply the same rates of tax as if the income or capital had not been exempted. b) Where a resident of Luxembourg derives income which, in accordance with the provisions of Articles 10, 11, 12 and 16 may be taxed in Montenegro, Luxembourg shall allow as a deduction from the income tax on individuals or from the corporation tax of that resident an amount equal to the tax paid in Montenegro. Such deduction shall not, however, exceed that part of the tax, as computed before the deduction is given, which is attributable to such items of income derived from Montenegro. c) The provisions of subparagraph a) shall not apply to income derived or capital owned by a resident of Luxembourg where Montenegro applies the provisions of this Convention to exempt such income or capital from tax or applies the provisions of paragraph 2 of Article 10, 11 or 12 to such income. 2. In Montenegro: a) Where a resident of Montenegro derives income or owns capital which, in accordance with the provisions of this Convention, may be taxed in Luxembourg, Montenegro shall allow: (i) as a deduction from the tax on the income of that resident, an amount equal to the income tax paid in Luxembourg; (ii) as a deduction from the tax on the capital of that resident, an amount equal to the capital tax paid in Luxembourg. Such deduction in either case, however, shall not exceed that part of the income tax or capital tax, as computed before the deduction is given, which is attributable, as the case may be, to the income or the capital which may be taxed in Luxembourg. b) Where in accordance with any provision of the Convention income derived or capital owned by a resident of Montenegro is exempt from tax in Montenegro, Montenegro may nevertheless, in calculating the amount of tax on the remaining income or capital of such resident, take into account the exempted income or capital. Article 23 NON-DISCRIMINATION 1. Nationals of a Contracting State shall not be subjected in the other Contracting State to any taxation or any requirement connected therewith, which is other or more burdensome than the taxation and connected requirements to which nationals of that other State in the same circumstances, in particular with respect to residence, are or may be subjected. This provision shall, notwithstanding the provisions of Article 1, also apply to persons who are not residents of one or both of the Contracting States. 2. The taxation on a permanent establishment which an enterprise of a Contracting State has in the other Contracting State shall not be less favourably levied in that other State than the taxation levied on enterprises of that other State carrying on the same activities. This provision shall not be construed as obliging a Contracting State to grant to residents of the other Contracting State any personal allowances, reliefs and reductions for taxation purposes on account of civil status or family responsibilities which it grants to its own residents. 3. Except where the provisions of paragraph 1 of Article 9, paragraph 7 of Article 11, or paragraph 6 of Article 12, apply, interest, royalties and other disbursements paid by an enterprise of a Contracting State to a resident of the other Contracting State shall, for the purpose of determining the taxable profits of such enterprise, be deductible under the same conditions as if they had been paid to a resident of the first-mentioned State. Similarly, any debts of an enterprise of a Contracting State to a resident of the other Contracting State shall, for the purpose of determining the taxable capital of such enterprise, be deductible under the same conditions as if they had been contracted to a resident of the first-mentioned State. 4. Enterprises of a Contracting State, the capital of which is wholly or partly owned or controlled, directly or indirectly, by one or more residents of the other Contracting State, shall not be subjected in the first-mentioned State to any taxation or any requirement connected therewith which is other or more burdensome than the taxation and connected requirements to which other similar enterprises of the first-mentioned State are or may be subjected. 5. The provisions of this Article shall, notwithstanding the provisions of Article 2, apply to taxes of every kind and description. Article 24 MUTUAL AGREEMENT PROCEDURE 1. Where a person considers that the actions of one or both of the Contracting States result or will result for him in taxation not in accordance with the provisions of this Convention, he may, irrespective of the remedies provided by the domestic law of those States, present his case to the competent authority of either Contracting State. The case must be presented within three years from the first notification of the action resulting in taxation not in accordance with the provisions of the Convention. 2. The competent authority shall endeavour, if the objection appears to it to be justified and if it is not itself able to arrive at a satisfactory solution, to resolve the case by mutual agreement with the competent authority of the other Contracting State, with a view to the avoidance of taxation which is not in accordance with the Convention. Any agreement reached shall be implemented notwithstanding any time limits in the domestic law of the Contracting States. 3. The competent authorities of the Contracting States shall endeavour to resolve by mutual agreement any difficulties or doubts arising as to the interpretation or application of the Convention. They may also consult together for the elimination of double taxation in cases not provided for in the Convention. 4. The competent authorities of the Contracting States may communicate with each other directly, including through a joint commission consisting of themselves or their representatives, for the purpose of reaching an agreement in the sense of the preceding paragraphs. Article 25 EXCHANGE OF INFORMATION 1. The competent authorities of the Contracting States shall exchange such information as is foreseeably relevant for carrying out the provisions of this Convention or to the administration or enforcement of the domestic laws concerning taxes of every kind and description imposed on behalf of the Contracting States, or of their local authorities, insofar as the taxation thereunder is not contrary to the Convention. The exchange of information is not restricted by Articles 1 and 2. 2. Any information received under paragraph 1 by a Contracting State shall be treated as secret in the same manner as information obtained under the domestic laws of that State and shall be disclosed only to persons or authorities (including courts and administrative bodies) concerned with the assessment or collection of, the enforcement or prosecution in respect of, the determination of appeals in relation to the taxes referred to in paragraph 1, or the oversight of the above. Such persons or authorities shall use the information only for such purposes. They may disclose the information in public court proceedings or in judicial decisions. Notwithstanding the foregoing, information received by a Contracting State may be used for other purposes when such information may be used for such other purposes under the laws of both States and the competent authority of the supplying State authorises such use. 3. In no case shall the provisions of paragraphs 1 and 2 be construed so as to impose on a Contracting State the obligation: a) to carry out administrative measures at variance with the laws and administrative practice of that or of the other Contracting State; b) to supply information which is not obtainable under the laws or in the normal course of the administration of that or of the other Contracting State; c) to supply information which would disclose any trade, business, industrial, commercial or professional secret or trade process, or information the disclosure of which would be contrary to public policy (ordre public). 4. If information is requested by a Contracting State in accordance with this Article, the other Contracting State shall use its information gathering measures to obtain the requested information, even though that other State may not need such information for its own tax purposes. The obligation contained in the preceding sentence is subject to the limitations of paragraph 3 but in no case shall such limitations be construed to permit a Contracting State to decline to supply information solely because it has no domestic interest in such information. 5. In no case shall the provisions of paragraph 3 be construed to permit a Contracting State to decline to supply information solely because the information is held by a bank, other financial institution, nominee or person acting in an agency or a fiduciary capacity or because it relates to ownership interests in a person. Article 26 MEMBERS OF DIPLOMATIC MISSIONS AND CONSULAR POSTS Nothing in this Convention shall affect the fiscal privileges of members of diplomatic missions or consular posts under the general rules of international law or under the provisions of special agreements. Article 27 ENTITLEMENT TO BENEFITS 1. Notwithstanding any other provisions of this Convention, a benefit under this Convention shall not be granted in respect of an item of income or capital if it is reasonable to conclude, having regard to all relevant facts and circumstances, that obtaining that benefit was one of the principal purposes of any arrangement or transaction that resulted directly or indirectly in that benefit, unless it is established that granting that benefit in these circumstances would be in accordance with the object and purpose of the relevant provisions of this Convention. 2. Where a benefit under this Convention is denied to a person under paragraph 1, the competent authority of the Contracting State that would otherwise have granted this benefit shall nevertheless treat that person as being entitled to this benefit, or to different benefits with respect to a specific item of income or capital, if such competent authority, upon request from that person and after consideration of the relevant facts and circumstances, determines that such benefits would have been granted to that person in the absence of the transaction or arrangement referred to in paragraph 1. The competent authority of the Contracting State to which the request has been made will consult with the competent authority of the other State before rejecting a request made under this paragraph by a resident of that other State. Article 28 ENTRY INTO FORCE 1. The Contracting States shall notify each other in writing, through diplomatic channels, that the procedures required by its law for the entry into force of this Convention have been satisfied. The Convention shall enter into force on the date of receipt of the last notification. 2. The Convention shall have effect: a) in Luxembourg: (i) in respect of taxes withheld at source, to income derived on or after 1 January of the calendar year next following the year in which the Convention enters into force; (ii) in respect of other taxes on income, and taxes on capital, to taxes chargeable for any taxable year beginning on or after 1 January of the calendar year next following the year in which the Convention enters into force; b) in Montenegro: in respect of the taxes on income derived and the taxes on capital owned in each fiscal year beginning on or after the first day of January in the calendar year next following the year in which this Convention enters into force. Article 29 TERMINATION 1. This Convention shall remain in force until terminated by a Contracting State. Either Contracting State may terminate the Convention, through diplomatic channels, by giving notice of termination at least six months before the end of any calendar year beginning after the expiration of a period of five years from the date of its entry into force. 2. The Convention shall cease to have effect: a) in Luxembourg: (i) in respect of taxes withheld at source, to income derived on or after 1 January of the calendar year next following the year in which the notice is given; (ii) in respect of other taxes on income, and taxes on capital, to taxes chargeable for any taxable year beginning on or after 1 January of the calendar year next following the year in which the notice is given; b) in Montenegro: in respect of the taxes on income derived and the taxes on capital owned in each fiscal year beginning on or after the first day of January in the calendar year next following the year in which the notice of termination has been given. In witness whereof the undersigned, duly authorised thereto, have signed this Convention. Done in duplicate at Luxembourg this 29th day of January 2024, in the French, Montenegrin and English languages, all texts being equally authentic. In case of any divergence of interpretation, the English text shall prevail. For the Government of the Grand-Duchy of Luxembourg For the Government of Montenegro Luc Frieden Prime Minister Milojko SpajiÄ Prime Minister â PROTOCOL At the moment of the signing of the Convention between the Government of the Grand Duchy of Luxembourg and the Government of Montenegro for the elimination of double taxation with respect to taxes on income and on capital and the prevention of tax evasion and avoidance, both sides have agreed upon the following provisions, which shall form an integral part of the Convention: A) With reference to subparagraph k) of paragraph 1 of Article 3 : It is understood that the term ârecognised pension fundâ includes: 1. in the case of Luxembourg: (i) Pension-savings companies with variable capital (sociétés dâépargne-pension à capital variable: SEPCAV); (ii) Pension-savings associations (associations dâépargne-pension: ASSEP); (iii) Pension funds subject to supervision and regulation by the Insurance Commissioner (Commissariat aux assurances); (iv) Fonds de Compensation de la Sécurité Sociale, SICAV â FIS; and (v) any other pension fund as may be agreed upon between the competent authorities of the Contracting States; 2. in the case of Montenegro: (i) the Pension and Disability Insurance Fund of Montenegro; and (ii) any other pension fund as may be agreed upon between the competent authorities of the Contracting States. B) With reference to Article 4 : 1. A collective investment vehicle which is established in a Contracting State and that is treated as a body corporate for tax purposes in this Contracting State shall be considered as a resident of the Contracting State in which it is established and as the beneficial owner of the income it receives. 2. A collective investment vehicle which is established in a Contracting State and that is not treated as a body corporate for tax purposes in this Contracting State shall be considered as an individual who is resident of the Contracting State in which it is established and as the beneficial owner of the income it receives. C) Nothing in this Convention shall prevent Luxembourg from applying the provisions of Article 164ter of the income tax law or any other similar provision that amends or replaces the above-mentioned Article. In witness whereof the undersigned, duly authorised thereto, have signed this Protocol. Done in duplicate at Luxembourg this 29th day of January 2024, in the French, Montenegrin and English languages, all texts being equally authentic. In case of any divergence of interpretation, the English text shall prevail. For the Government of the Grand-Duchy of Luxembourg For the Government of Montenegro Luc Frieden Prime Minister Milojko SpajiÄ Prime Minister
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Loi du 18 décembre 2024 portant approbation de la Convention entre le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg et le Gouvernement du Monténégro pour l’élimination de la double imposition en matière d’impôts sur le revenu et sur la fortune et pour la prévention de l’évasion et de la fraude fiscales, et du Protocole y relatif, faits à Luxembourg, le 29 janvier 2024.
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