Loi du 21 mai 2025 portant approbation de la Convention entre le Grand-Duché de Luxembourg et la République de Colombie pour l'élimination de la double imposition en matière d'impôts sur le revenu et sur la fortune et pour la prévention de l'évasion et de la fraude fiscales, et du Protocole y relatif, faits à Luxembourg, le 19 janvier 2024.
This law approves the Luxembourg–Colombia tax treaty and its protocol.
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- Jurisdiction
- Luxembourg
- Instrument
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- Citation
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Provisions of Loi du 21 mai 2025 portant approbation de la Convention entre le Grand-Duché de Luxembourg et la République de Colombie pour l'élimination de la double imposition en matière d'impôts sur le revenu et sur la fortune et pour la prévention de l'évasion et de la fraude fiscales, et du Protocole y relatif, faits à Luxembourg, le 19 janvier 2024.
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Loi du 21 mai 2025 portant approbation de la Convention entre le Grand-Duché de Luxembourg et la République de Colombie pour l'élimination de la double imposition en matière d'impôts sur le revenu et sur la fortune et pour la prévention de l'évasion et de la fraude fiscales, et du Protocole y relatif, faits à Luxembourg, le 19 janvier 2024.
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Sont approuvés la Convention entre le Grand-Duché de Luxembourg et la République de Colombie pour lâélimination de la double imposition en matière dâimpôts sur le revenu et sur la fortune et pour la prévention de lâévasion et de la fraude fiscales, et le Protocole y relatif, faits à Luxembourg, le 19 janvier 2024. Mandons et ordonnons que la présente loi soit insérée au Journal officiel du Grand-Duché de Luxembourg pour être exécutée et observée par tous ceux que la chose concerne. Le Ministre des Affaires étrangères et du Commerce extérieur, Xavier Bettel Fait le 21 mai 2025. Pour le Grand-Duc, Son Lieutenant-Représentant, Guillaume, Grand-Duc Héritier Doc. parl. 8483 ; législature 2023-2028. â CONVENTION ENTRE LE GRAND-DUCHà DE LUXEMBOURG ET LA RÃPUBLIQUE DE COLOMBIE POUR LâÃLIMINATION DE LA DOUBLE IMPOSITION EN MATIÃRE DâIMPÃTS SUR LE REVENU ET SUR LA FORTUNE ET POUR LA PRÃVENTION DE LâÃVASION ET DE LA FRAUDE FISCALES Le Grand-Duché de Luxembourg et la République de Colombie, Soucieux de promouvoir leurs relations économiques et dâaméliorer leur coopération en matière fiscale, Entendant conclure une Convention pour lâélimination de la double imposition en matière dâimpôts sur le revenu et sur la fortune sans créer de possibilités de non-imposition ou dâimposition réduite par lâévasion ou la fraude fiscale (y compris par des mécanismes de chalandage fiscal destinés à obtenir les allégements prévus dans la présente Convention au bénéfice indirect de résidents dâÃtats tiers). Sont convenus de ce qui suit: CHAPITRE I CHAMP DâAPPLICATION DE LA CONVENTION Article 1 PERSONNES VISÃES 1. La présente Convention s'applique aux personnes qui sont des résidents d'un Ãtat contractant ou des deux Ãtats contractants. 2. Aux fins de la présente Convention le revenu perçu par ou via une entité ou un dispositif considéré comme totalement ou partiellement transparent sur le plan fiscal selon la législation fiscale de lâun des Ãtats contractants est considéré comme étant le revenu dâun résident dâun Ãtat contractant, mais uniquement dans la mesure où ce revenu est traité, aux fins de lâimposition par cet Ãtat, comme le revenu dâun résident de cet Ãtat. 3. Cette Convention nâaffecte pas lâimposition par un Ãtat contractant de ses résidents, sauf en ce qui concerne les avantages accordés en vertu du paragraphe 3 de lâarticle 7, du paragraphe 2 de lâarticle 9 et des articles 20, 21, 24, 25, 26 et 28. Article 2 IMPÃTS VISÃS 1. La présente Convention s'applique aux impôts sur le revenu et sur la fortune perçus pour le compte d'un Ãtat contractant et, en ce qui concerne le Luxembourg, pour le compte de ses collectivités locales, quel que soit le système de perception. 2. Sont considérés comme impôts sur le revenu et sur la fortune les impôts perçus sur le revenu total, sur la fortune totale, ou sur des éléments du revenu ou de la fortune, y compris les impôts sur les gains provenant de l'aliénation de biens mobiliers ou immobiliers, les impôts sur le montant global des salaires payés par les entreprises, ainsi que les impôts sur les plus-values. 3. Les impôts actuels auxquels s'applique la Convention sont notamment: a) en ce qui concerne le Grand-Duché de Luxembourg: (i) l'impôt sur le revenu des personnes physiques; (ii) l'impôt sur le revenu des collectivités; (iii) l'impôt sur la fortune; et (iv) l'impôt commercial communal; (ci-après dénommés « impôt luxembourgeois »); b) en ce qui concerne la République de Colombie: (i) l'impôt sur le revenu et ses impôts complémentaires; (el impuesto sobre la renta y complementarios) (ci-après dénommés « impôt colombien »). 4. La Convention s'applique aussi aux impôts de nature identique ou analogue qui seraient établis après la date de signature de la Convention et qui s'ajouteraient aux impôts actuels ou qui les remplaceraient. Les autorités compétentes des Ãtats contractants se communiquent les modifications significatives apportées à leurs législations fiscales respectives. CHAPITRE II DÃFINITIONS Article 3 DÃFINITIONS GÃNÃRALES 1. Au sens de la présente Convention, à moins que le contexte n'exige une interprétation différente: a) le terme « Luxembourg » désigne le Grand-Duché de Luxembourg et, lorsqu'il est employé dans un sens géographique, il désigne le territoire du Grand-Duché de Luxembourg; b) le terme « Colombie » désigne la République de Colombie et, utilisé dans son sens géographique, comprend son territoire terrestre tant continental quâinsulaire, son espace aérien, ses aires maritimes et sous-marines et toute autre zone qui fait partie de son territoire, sur lesquels elle exerce sa souveraineté, ses droits souverains et/ou sa juridiction, conformément à sa Constitution Politique; c) les expressions « un Ãtat contractant » et « lâautre Ãtat contractant » désignent, suivant le contexte, la Colombie ou le Luxembourg; d) le terme « personne » comprend les personnes physiques, les sociétés et tous autres groupements de personnes; e) le terme « société » désigne toute personne morale ou toute entité qui est considérée comme une personne morale aux fins d'imposition; f) les expressions « entreprise d'un Ãtat contractant » et « entreprise de l'autre Ãtat contractant » désignent respectivement une entreprise exploitée par un résident d'un Ãtat contractant et une entreprise exploitée par un résident de l'autre Ãtat contractant; g) l'expression « trafic international » désigne tout transport effectué par un navire ou un aéronef, sauf lorsque le navire ou l'aéronef n'est exploité qu'entre des points situés dans un Ãtat contractant et que lâentreprise qui exploite le navire ou lâaéronef nâest pas une entreprise de cet Ãtat; h) l'expression « autorité compétente » désigne: (i) au Luxembourg, le Ministre des Finances ou son représentant autorisé; (ii) en Colombie, le Ministre des Finances et du Crédit Public, et le Directeur Général de la Dirección de Impuestos y Aduanas Nacionales (DIAN), ou leur représentant autorisé; i) le terme « national », en ce qui concerne un Ãtat contractant, désigne: (i) toute personne physique qui possède la nationalité de cet Ãtat contractant; et (ii) toute personne morale, société de personnes ou association constituée conformément à la législation en vigueur dans cet Ãtat contractant; j) lâexpression « fonds de pension reconnu » dâun Ãtat désigne une entité ou un dispositif établi dans cet Ãtat qui est considéré comme une personne distincte au regard de la législation fiscale de cet Ãtat et: (i) qui est établi et géré exclusivement ou presque exclusivement dans le but dâadministrer ou de verser des pensions ou des prestations de retraite et des prestations annexes, accessoires ou de départ à des personnes physiques et qui est réglementé en tant que tel par cet Ãtat; ou (ii) qui est établi et géré exclusivement ou presque exclusivement dans le but de placer des fonds pour le compte dâentités ou de dispositifs désignés au sous-alinéa (i). Lorsquâun dispositif établi dans un Ãtat contractant constituerait un fonds de pension reconnu aux termes du sous-alinéa (i) ou (ii) sâil était considéré comme une personne distincte par la législation fiscale de cet Ãtat contractant, il doit être considéré, aux fins de la présente Convention, comme une personne distincte traitée comme telle par la législation fiscale de cet Ãtat contractant, et tous les actifs et revenus auxquels ce dispositif sâapplique doivent être considérés comme des actifs détenus et des revenus obtenus par cette personne distincte et non par une autre personne. 2. Pour l'application de la Convention à un moment donné par un Ãtat contractant, tout terme ou expression qui n'y est pas défini a, sauf si le contexte exige une interprétation différente ou que les autorités compétentes conviennent dâun sens différent conformément aux dispositions de lâarticle 26, le sens que lui attribue, à ce moment, le droit de cet Ãtat concernant les impôts auxquels s'applique la Convention, le sens attribué à ce terme ou expression par le droit fiscal de cet Ãtat prévalant sur le sens que lui attribuent les autres branches du droit de cet Ãtat. Article 4 RÃSIDENT 1. Au sens de la présente Convention, l'expression « résident d'un Ãtat contractant » désigne toute personne qui, en vertu de la législation de cet Ãtat, est assujettie à l'impôt dans cet Ãtat, en raison de son domicile, de sa résidence, de son siège de direction, de son lieu dâenregistrement ou de tout autre critère de nature analogue et s'applique aussi à cet Ãtat et à toute subdivision politique ou collectivité locale de celui-ci ainsi quâà un fonds de pension reconnu de cet Ãtat. Toutefois, cette expression ne comprend pas les personnes qui ne sont assujetties à l'impôt dans cet Ãtat que pour les revenus de sources situées dans cet Ãtat ou pour la fortune qui y est située. 2. Lorsque, selon les dispositions du paragraphe 1, une personne physique est un résident des deux Ãtats contractants, sa situation est réglée de la manière suivante: a) cette personne est considérée comme un résident seulement de l'Ãtat où elle dispose d'un foyer d'habitation permanent; si elle dispose d'un foyer d'habitation permanent dans les deux Ãtats, elle est considérée comme un résident seulement de l'Ãtat avec lequel ses liens personnels et économiques sont les plus étroits (centre des intérêts vitaux); b) si l'Ãtat où cette personne a le centre de ses intérêts vitaux ne peut pas être déterminé, ou si elle ne dispose d'un foyer d'habitation permanent dans aucun des Ãtats, elle est considérée comme un résident seulement de l'Ãtat où elle séjourne de façon habituelle; c) si cette personne séjourne de façon habituelle dans les deux Ãtats ou si elle ne séjourne de façon habituelle dans aucun d'eux, elle est considérée comme un résident seulement de l'Ãtat dont elle possède la nationalité; d) si cette personne possède la nationalité des deux Ãtats ou si elle ne possède la nationalité d'aucun d'eux, les autorités compétentes des Ãtats contractants tranchent la question d'un commun accord. 3. Lorsque, selon les dispositions du paragraphe 1, une personne autre quâune personne physique est un résident des deux Ãtats contractants, les autorités compétentes des Ãtats contractants sâefforcent de déterminer dâun commun accord lâÃtat contractant duquel cette personne est réputée être un résident aux fins de la Convention, eu égard au lieu où se situe son siège de direction effective, au lieu où elle a été constituée en société ou en toute autre forme juridique et à tout autre facteur pertinent. En lâabsence dâun tel accord entre les Ãtats contractants, la personne ne pourra prétendre à aucun des allégements ou exonérations prévus par la Convention sauf dans la mesure et selon les conditions convenues par les autorités compétentes des Ãtats contractants. Article 5 ÃTABLISSEMENT STABLE 1. Au sens de la présente Convention, l'expression « établissement stable » désigne une installation fixe d'affaires par l'intermédiaire de laquelle une entreprise exerce tout ou partie de son activité. 2. L'expression « établissement stable » comprend notamment: a) un siège de direction, b) une succursale, c) un bureau, d) une usine, e) un atelier et f) une mine, un puits de pétrole ou de gaz, une carrière ou tout autre lieu relatif à lâexploration ou lâexploitation de ressources naturelles. 3. L'expression « établissement stable » comprend aussi: a) Un chantier de construction, un projet de montage, dâinstallation ou de dragage ou des activités de supervision sây exerçant, mais seulement lorsque ce chantier ou ces activités ont une durée supérieure à 183 jours; b) La fourniture de services par une entreprise, y compris les services de consultants, agissant par lâintermédiaire de salariés ou dâautre personnel engagé par lâentreprise à cette fin, mais seulement lorsque des activités de cette nature se poursuivent (pour le même projet ou un projet connexe) sur le territoire dâun Ãtat contractant pendant une période ou des périodes représentant un total de plus de 120 jours durant toute période de douze mois commençant ou se terminant durant lâannée fiscale considérée. La durée des activités visée aux alinéas a) et b) est déterminée en ajoutant les périodes durant lesquelles des activités sont exercées dans un Ãtat contractant par des entreprises étroitement liées, pourvu que les activités dâune telle entreprise étroitement liée dans cet Ãtat contractant soient liées aux activités exercées dans cet Ãtat contractant par ses entreprises étroitement liées. La période durant laquelle deux ou plusieurs entreprises étroitement liées ont exercé des activités simultanées nâest prise en compte quâune seule fois aux fins de la détermination de la durée des activités. 4. Nonobstant les dispositions des paragraphes 1, 2 et 3, lorsquâune entreprise dâun Ãtat contractant exerce des activités, (y compris lâexploitatio n dâéquipement important), dans lâautre Ãtat pour lâexploration ou lâexploitation de ressources naturelles situées dans cet autre Ãtat pour une période ou des périodes excédant au total 120 jours durant toute période de douze mois, ces activités sont considérées comme étant exercées par lâintermédiaire dâun établissement stable de lâentreprise situé dans cet autre Ãtat, à moins que les activités ne soient limitées à celles qui sont mentionnées au paragraphe 5, qui, si elles étaient exercées par lâintermédiaire dâune installation fixe dâaffaires, ne permettraient pas de considérer cette installation comme un établissement stable selon les dispositions de ce paragraphe. 5. Nonobstant les dispositions précédentes du présent article, on considère qu'il n'y a pas « établissement stable » si: a) il est fait usage d'installations aux seules fins de stockage ou d'exposition de marchandises appartenant à l'entreprise; b) des marchandises appartenant à l'entreprise sont entreposées aux seules fins de stockage ou d'exposition; c) des marchandises appartenant à l'entreprise sont entreposées aux seules fins de transformation par une autre entreprise; d) une installation fixe d'affaires est utilisée aux seules fins d'acheter des marchandises ou de réunir des informations, pour l'entreprise; e) une installation fixe dâaffaires est utilisée aux seules fins dâexercer, pour lâentreprise, toute autre activité; f) une installation fixe d'affaires est utilisée aux seules fins de l'exercice cumulé d'activités mentionnées aux alinéas a) à e), à condition que cette activité ou, dans le cas visé à lâalinéa f), lâactivité dâensemble de lâinstallation fixe dâaffaires, revête un caractère préparatoire ou auxiliaire. 6. Le paragraphe 5 ne sâapplique pas à une installation fixe dâaffaires utilisée ou détenue par une entreprise si la même entreprise ou une entreprise étroitement liée exerce des activités dâentreprise dans la même installation ou dans une autre installation dans le même Ãtat contractant et a) cette installation ou cette autre installation constitue un établissement stable pour lâentreprise ou pour lâentreprise étroitement liée en vertu des dispositions du présent article, ou b) lâactivité dâensemble résultant du cumul des activités exercées par les deux entreprises dans la même installation, ou par la même entreprise ou des entreprises étroitement liées dans les deux installations, ne revêt pas un caractère préparatoire ou auxiliaire, si les activités dâentreprise exercées par les deux entreprises dans la même installation, ou par la même entreprise ou des entreprises étroitement liées dans les deux installations, constituent des fonctions complémentaires qui sâinscrivent dans un ensemble cohérent dâactivités dâentreprise. 7. Nonobstant les dispositions des paragraphes 1 et 2, mais sous réserve des dispositions du paragraphe 9, lorsqu'une personne agit dans un Ãtat contractant pour le compte d'une entreprise, et, ce faisant, conclut habituellement des contrats ou joue habituellement le rôle principal menant à la conclusion de contrats qui, de façon routinière, sont conclus sans modification importante par lâentreprise, et que ces contrats sont a) au nom de lâentreprise; ou b) pour le transfert de la propriété de biens, ou pour la concession du droit dâutiliser des biens, appartenant à cette entreprise ou que lâentreprise a le droit dâutiliser; ou c) pour la prestation de services par cette entreprise, cette entreprise est considérée comme ayant un établissement stable dans cet Ãtat contractant pour toutes les activités que cette personne exerce pour l'entreprise, à moins que les activités de cette personne ne soient limitées à celles qui sont mentionnées au paragraphe 5 et qui, si elles étaient exercées par l'intermédiaire d'une installation fixe d'affaires (autre quâune installation fixe dâaffaires à laquelle le paragraphe 6 sâappliquerait), ne permettraient pas de considérer cette installation comme un établissement stable selon les dispositions de ce paragraphe. 8. Nonobstant les dispositions précédentes du présent article mais sous réserve des dispositions du paragraphe 9, une société dâassurances dâun Ãtat contractant est, sauf en matière de réassurance, considérée comme ayant un établissement stable dans lâautre Ãtat contractant si elle perçoit des primes dans le territoire de cet autre Ãtat ou si elle assure des risques qui y sont encourus par lâintermédiaire dâune personne. 9. Les paragraphes 7 et 8 ne sâappliquent pas lorsque la personne qui agit dans un Ãtat contractant pour le compte dâune entreprise de lâautre Ãtat contractant exerce dans le premier Ãtat contractant une activité dâentreprise comme agent indépendant et agit pour lâentreprise dans le cadre ordinaire de cette activité. Toutefois, lorsquâune personne agit exclusivement ou presque exclusivement pour le compte dâune ou de plusieurs entreprises auxquelles elle est étroitement liée, cette personne nâest pas considérée comme un agent indépendant au sens du présent paragraphe en ce qui concerne chacune de ces entreprises. 10. Le fait qu'une société qui est un résident d'un Ãtat contractant contrôle ou est contrôlée par une société qui est un résident de l'autre Ãtat contractant ou qui y exerce son activité (que ce soit par l'intermédiaire d'un établissement stable ou non) ne suffit pas, en lui-même, à faire de l'une quelconque de ces sociétés un établissement stable de l'autre. 11. Aux fins du présent article, une personne ou une entreprise est étroitement liée à une entreprise si, compte tenu de lâensemble des faits et circonstances pertinents, lâune contrôle lâautre ou toutes deux sont sous le contrôle des mêmes personnes ou entreprises. Dans tous les cas, une personne ou une entreprise sera considérée comme étroitement liée à une entreprise si lâune détient directement ou indirectement plus de 50 pour cent des droits ou participations effectifs dans lâautre (ou, dans le cas dâune société, plus de 50 pour cent du total des droits de vote et de la valeur des actions de la société ou des droits ou participations effectifs dans les capitaux propres de la société), ou si une autre personne ou entreprise détient directement ou indirectement plus de 50 pour cent des droits ou participations effectifs (ou, dans le cas dâune société, plus de 50 pour cent du total des droits de vote et de la valeur des actions de la société ou des droits ou participations effectifs dans les capitaux propres de la société) dans la personne et lâentreprise ou dans les deux entreprises. CHAPITRE III IMPOSITION DES REVENUS Article 6 REVENUS IMMOBILIERS 1. Les revenus qu'un résident d'un Ãtat contractant tire de biens immobiliers (y compris les revenus des exploitations agricoles ou forestières) situés dans l'autre Ãtat contractant, sont imposables dans cet autre Ãtat. 2. L'expression « biens immobiliers » a le sens que lui attribue le droit de l'Ãtat contractant où les biens considérés sont situés. L'expression comprend en tous cas les accessoires, le cheptel des exploitations agricoles et forestières, les droits auxquels s'appliquent les dispositions du droit privé concernant la propriété foncière, l'usufruit des biens immobiliers et les droits à des paiements variables ou fixes pour l'exploitation ou la concession de l'exploitation de gisements minéraux, sources et autres ressources naturelles; les navires et aéronefs ne sont pas considérés comme des biens immobiliers. 3. Les dispositions du paragraphe 1 s'appliquent aux revenus provenant de l'exploitation directe, de la location ou de l'affermage, ainsi que de toute autre forme d'exploitation des biens immobiliers. 4. Les dispositions des paragraphes 1 et 3 s'appliquent également aux revenus provenant des biens immobiliers d'une entreprise ainsi quâaux revenus des biens immobiliers servant à lâexercice dâune profession indépendante. Article 7 BÃNÃFICES DES ENTREPRISES 1. Les bénéfices dâune entreprise dâun Ãtat contractant ne sont imposables que dans cet Ãtat, à moins que lâentreprise nâexerce son activité dans lâautre Ãtat contractant par lâintermédiaire dâun établissement stable qui y est situé. Si lâentreprise exerce son activité dâune telle façon, les bénéfices qui sont attribuables à lâétablissement stable conformément aux dispositions du paragraphe 2 sont imposables dans lâautre Ãtat. 2. Aux fins de cet article et de lâarticle 24, les bénéfices qui sont attribuables dans chaque Ãtat contractant à lâétablissement stable mentionné au paragraphe 1 sont ceux quâil aurait pu réaliser, en particulier dans ses opérations internes avec dâautres parties de lâentreprise, sâil avait constitué une entreprise distincte et indépendante exerçant des activités identiques ou analogues dans des conditions identiques ou analogues, compte tenu des fonctions exercées, des actifs utilisés et des risques assumés par lâentreprise par lâintermédiaire de lâétablissement stable et des autres parties de lâentreprise. 3. Lorsque, conformément au paragraphe 2, un Ãtat contractant ajuste les bénéfices qui sont attribuables à un établissement stable dâune entreprise dâun des Ãtats contractants et impose en conséquence des bénéfices de lâentreprise qui ont été imposés dans lâautre Ãtat, cet autre Ãtat procède à un ajustement approprié du montant de lâimpôt qui a été perçu sur ces bénéfices dans la mesure nécessaire pour éliminer la double imposition de ces bénéfices. Pour déterminer cet ajustement, les autorités compétentes des Ãtats contractants se consultent si nécessaire. 4. Lorsque les bénéfices comprennent des éléments de revenu traités séparément dans dâautres articles de la présente Convention, les dispositions de ces articles ne sont pas affectées par les dispositions du présent article. 5. Les dispositions du présent article ne doivent pas être interprétées comme empêchant la Colombie de percevoir lâimpôt sur le revenu sur le transfert de primes de réassurance. Article 8 NAVIGATION MARITIME ET AÃRIENNE 1. Les bénéfices dâune entreprise dâun Ãtat contractant provenant de l'exploitation, en trafic international, de navires ou d'aéronefs ne sont imposables que dans cet Ãtat. 2. Les dispositions du paragraphe 1 s'appliquent aussi aux bénéfices provenant de la participation à un pool, une exploitation en commun ou un organisme international d'exploitation. Article 9 ENTREPRISES ASSOCIÃES 1. Lorsque a) une entreprise d'un Ãtat contractant participe directement ou indirectement à la direction, au contrôle ou au capital d'une entreprise de l'autre Ãtat contractant, ou que b) les mêmes personnes participent directement ou indirectement à la direction, au contrôle ou au capital d'une entreprise d'un Ãtat contractant et d'une entreprise de l'autre Ãtat contractant, et que, dans l'un et l'autre cas, les deux entreprises sont, dans leurs relations commerciales ou financières, liées par des conditions convenues ou imposées, qui diffèrent de celles qui seraient convenues entre des entreprises indépendantes, les bénéfices qui, sans ces conditions, auraient été réalisés par l'une des entreprises, mais n'ont pu l'être en fait à cause de ces conditions, peuvent être inclus dans les bénéfices de cette entreprise et imposés en conséquence. 2. Lorsqu'un Ãtat contractant inclut dans les bénéfices d'une entreprise de cet Ãtat - et impose en conséquence - des bénéfices sur lesquels une entreprise de l'autre Ãtat contractant a été imposée dans cet autre Ãtat, et que les bénéfices ainsi inclus sont des bénéfices qui auraient été réalisés par l'entreprise du premier Ãtat si les conditions convenues entre les deux entreprises avaient été celles qui auraient été convenues entre des entreprises indépendantes, l'autre Ãtat procède à un ajustement approprié du montant de l'impôt qui y a été perçu sur ces bénéfices. Pour déterminer cet ajustement, il est tenu compte des autres dispositions de la présente Convention et, si c'est nécessaire, les autorités compétentes des Ãtats contractants se consultent. 3. Les dispositions du paragraphe 2 ne sâappliquent pas lorsque, à la suite dâune procédure judiciaire, administrative ou encore légale, une décision finale a établi que, du fait dâactions entraînant un ajustement des bénéfices en vertu du paragraphe 1, une des entreprises en cause est passible dâune pénalité pour fraude, faute lourde ou défaillance. Article 10 DIVIDENDES 1. Les dividendes payés par une société qui est un résident d'un Ãtat contractant à un résident de l'autre Ãtat contractant sont imposables dans cet autre Ãtat. 2. Toutefois, les dividendes payés par une société qui est un résident d'un Ãtat contractant sont aussi imposables dans cet Ãtat selon la législation de cet Ãtat, mais si le bénéficiaire effectif des dividendes est un résident de l'autre Ãtat contractant, l'impôt ainsi établi ne peut excéder: a) 0 pour cent du montant brut des dividendes, si le bénéficiaire effectif est un fonds de pension reconnu résident de l'autre Ãtat contractant; b) 5 pour cent du montant brut des dividendes, si le bénéficiaire effectif est une société (autre qu'une société de personnes) qui détient directement au moins 20 pour cent du capital de la société qui paie les dividendes tout au long dâune période de 365 jours incluant le jour du paiement des dividendes (il nâest pas tenu compte, aux fins du calcul de cette période, des changements de détention qui résulteraient directement dâune réorganisation, telle quâune fusion ou une scission de société, de la société qui détient les actions ou qui paie les dividendes); c) 15 pour cent du montant brut des dividendes, dans tous les autres cas. Le présent paragraphe n'affecte pas l'imposition de la société au titre des bénéfices qui servent au paiement des dividendes. 3. Le terme « dividendes » employé dans le présent article désigne les revenus provenant d'actions, actions ou bons de jouissance, parts de mine, parts de fondateur ou autres parts bénéficiaires à l'exception des créances, ainsi que les revenus d'autres parts sociales soumis au même régime fiscal que les revenus d'actions par la législation de l'Ãtat dont la société distributrice est un résident. Le terme dividendes comprend également les bénéfices dâun établissement stable lors de leur transfert d'un Ãtat contractant à dâautres parties de lâentreprise située dans lâautre Ãtat contractant lorsque la législation du premier Ãtat contractant traite ces bénéfices comme revenu dâactions. 4. Les dispositions du présent article ne doivent pas être interprétées comme empêchant un Ãtat contractant de prélever un impôt sur les dividendes payés par une société résidente dans cet Ãtat contractant, ou par un établissement stable situé dans cet Ãtat contractant, provenant de bénéfices qui nâont pas été soumis à lâimpôt au niveau de la société ou de lâétablissement stable conformément à la législation de cet Ãtat contractant. Lorsque lâimpôt prévu au présent paragraphe est appliqué, les dispositions du paragraphe 2 sâappliquent au dividende après déduction de cet impôt. 5. Les dispositions des paragraphes 1 et 2 ne s'appliquent pas lorsque le bénéficiaire effectif des dividendes, résident d'un Ãtat contractant, exerce dans l'autre Ãtat contractant dont la société qui paie les dividendes est un résident, soit une activité industrielle ou commerciale par l'intermédiaire d'un établissement stable qui y est situé, soit une profession indépendante au moyen dâune base fixe qui y est située, et que la participation génératrice des dividendes s'y rattache effectivement. Dans ce cas, les dispositions de l'article 7 ou de lâarticle 15, suivant les cas, sont applicables. 6. Lorsqu'une société qui est un résident d'un Ãtat contractant, tire des bénéfices ou des revenus de l'autre Ãtat contractant, cet autre Ãtat ne peut percevoir aucun impôt sur les dividendes payés par la société, sauf dans la mesure où ces dividendes sont payés à un résident de cet autre Ãtat ou dans la mesure où la participation génératrice des dividendes se rattache effectivement à un établissement stable ou à une base fixe situé dans cet autre Ãtat, ni prélever aucun impôt, au titre de l'imposition des bénéfices non distribués, sur les bénéfices non distribués de la société, même si les dividendes payés ou les bénéfices non distribués consistent en tout ou en partie en bénéfices ou revenus provenant de cet autre Ãtat. Article 11 INTÃRÃTS 1. Les intérêts provenant d'un Ãtat contractant et payés à un résident de l'autre Ãtat contractant sont imposables dans cet autre Ãtat. 2. Toutefois, les intérêts provenant dâun Ãtat contractant sont aussi imposables dans cet Ãtat selon la législation de cet Ãtat, mais si le bénéficiaire effectif des intérêts est un résident de l'autre Ãtat contractant, l'impôt ainsi établi ne peut excéder 10 pour cent du montant brut des intérêts. 3. Nonobstant les dispositions du paragraphe 2, les intérêts provenant dâun Ãtat contractant et dont le bénéficiaire effectif est un résident de l'autre Ãtat contractant ne sont imposables que dans l'Ãtat contractant dont le bénéficiaire effectif est un résident, lorsque lâune des conditions suivantes est remplie: a) la personne qui reçoit les intérêts est cet Ãtat contractant, lâune de ses subdivisions politiques ou collectivités locales ou la banque centrale de cet Ãtat contractant; b) les intérêts sont versés par lâÃtat contractant dans lequel ils sont générés ou par lâune de ses subdivisions politiques ou collectivités locales ou par la banque centrale de cet Ãtat contractant; c) lâintérêt est versé au titre dâun prêt consenti, approuvé, garanti ou (ré)assuré par le Gouvernement dâun Ãtat contractant, la banque centrale dâun Ãtat contractant, lâune de ses subdivisions politiques ou collectivités locales; d) lâintérêt est versé au titre dâun prêt consenti par une institution financière à une institution financière; e) lâintérêt est versé à un fonds de pension reconnu. 4. Le terme « intérêts » employé dans le présent article désigne les revenus des créances de toute nature, assorties ou non de garanties hypothécaires ou d'une clause de participation aux bénéfices du débiteur, et notamment les revenus des fonds publics et des obligations d'emprunts, y compris les primes et lots attachés à ces titres, ainsi que tout autre élément qui est traité comme revenus des créances par la législation fiscale de lâÃtat dont la société qui fait le paiement est un résident. Les pénalisations pour paiement tardif ne sont pas considérées comme des intérêts au sens du présent article. 5. Les dispositions des paragraphes 1, 2 et 3 ne s'appliquent pas lorsque le bénéficiaire effectif des intérêts, résident d'un Ãtat contractant, exerce dans lâautre Ãtat contractant d'où proviennent les intérêts, soit une activité industrielle ou commerciale par l'intermédiaire d'un établissement stable qui y est situé, soit une profession indépendante au moyen d'une base fixe qui y est située, et que la créance génératrice des intérêts s'y rattache effectivement. Dans ce cas, les dispositions de l'article 7 ou de l'article 15, suivant les cas, sont applicables. 6. Les intérêts sont considérés comme provenant d'un Ãtat contractant lorsque le débiteur est un résident de cet Ãtat. Toutefois, lorsque le débiteur des intérêts, qu'il soit ou non un résident d'un Ãtat contractant, a dans un Ãtat contractant un établissement stable, ou une base fixe, pour lequel la dette donnant lieu au paiement des intérêts a été contractée et qui supporte la charge de ces intérêts, ceux-ci sont considérés comme provenant de l'Ãtat où l'établissement stable, ou la base fixe, est situé. 7. Lorsque, en raison de relations spéciales existant entre le débiteur et le bénéficiaire effectif ou que l'un et l'autre entretiennent avec de tierces personnes, le montant des intérêts, compte tenu de la créance pour laquelle ils sont payés, excède celui dont seraient convenus le débiteur et le bénéficiaire effectif en l'absence de pareilles relations, les dispositions du présent article ne s'appliquent qu'à ce dernier montant. Dans ce cas, la partie excédentaire des paiements reste imposable selon la législation de chaque Ãtat contractant et compte tenu des autres dispositions de la présente Convention. Article 12 REDEVANCES 1. Les redevances provenant d'un Ãtat contractant et payées à un résident de l'autre Ãtat contractant sont imposables dans cet autre Ãtat. 2. Toutefois, les redevances provenant dâun Ãtat contractant sont aussi imposables dans cet Ãtat contractant selon la législation de cet Ãtat contractant, mais si le bénéficiaire effectif des redevances est un résident de l'autre Ãtat contractant, l'impôt ainsi établi ne peut excéder 10 pour cent du montant brut des redevances. 3. Le terme « redevances » employé dans le présent article désigne les rémunérations de toute nature payées pour l'usage ou la concession de l'usage d'un droit d'auteur sur une Åuvre littéraire, artistique ou scientifique, y compris les films cinématographiques, d'un brevet, d'une marque de fabrique ou de commerce, d'un dessin ou d'un modèle, d'un plan, d'une formule ou d'un procédé secrets, ainsi que pour lâusage ou la concession de lâusage dâun équipement industriel, commercial ou scientifique et pour des informations ayant trait à une expérience acquise dans le domaine industriel, commercial ou scientifique. 4. Les dispositions des paragraphes 1 et 2 ne s'appliquent pas lorsque le bénéficiaire effectif des redevances, résident d'un Ãtat contractant, exerce dans l'autre Ãtat contractant d'où proviennent les redevances, soit une activité industrielle ou commerciale par l'intermédiaire d'un établissement stable qui y est situé, soit une profession indépendante au moyen d'une base fixe qui y est située, et que le droit ou le bien générateur des redevances s'y rattache effectivement. Dans ce cas, les dispositions de l'article 7 ou de l'article 15, suivant les cas, sont applicables. 5. Les redevances sont considérées comme provenant d'un Ãtat contractant lorsque le débiteur est un résident de cet Ãtat. Toutefois, lorsque le débiteur des redevances, qu'il soit ou non un résident d'un Ãtat contractant, a dans un Ãtat contractant un établissement stable, ou une base fixe, pour lequel lâengagement donnant lieu au paiement des redevances a été contracté et qui supporte la charge de ces redevances, celles-ci sont considérées comme provenant de l'Ãtat où l'établissement stable, ou la base fixe, est situé. 6. Lorsque, en raison de relations spéciales existant entre le débiteur et le bénéficiaire effectif ou que l'un et l'autre entretiennent avec de tierces personnes, le montant des redevances, compte tenu de la prestation pour laquelle elles sont payées, excède celui dont seraient convenus le débiteur et le bénéficiaire effectif en l'absence de pareilles relations, les dispositions du présent article ne s'appliquent qu'à ce dernier montant. Dans ce cas, la partie excédentaire des paiements reste imposable selon la législation de chaque Ãtat contractant et compte tenu des autres dispositions de la présente Convention. Article 13 RÃMUNÃRATIONS POUR SERVICES TECHNIQUES 1. Les rémunérations pour services techniques provenant d'un Ãtat contractant et payées à un résident de lâautre Ãtat contractant sont imposables dans cet autre Ãtat. 2. Toutefois, nonobstant les dispositions de lâarticle 15 et sous réserve des dispositions des articles 8, 17 et 18, les rémunérations pour services techniques provenant dâun Ãtat contractant sont aussi imposables dans l'Ãtat contractant d'où elles proviennent et selon la législation de cet Ãtat, mais si le bénéficiaire effectif des rémunérations est un résident de l'autre Ãtat contractant, l'impôt ainsi établi ne peut excéder 10 pour cent du montant brut des rémunérations. 3. Lâexpression « rémunérations pour services techniques » employée dans le présent article désigne les rémunérations de toute nature payées pour tout service de direction, de nature technique, dâassistance technique ou de consultation à moins que le paiement ne soit effectué : a) à un employé de la personne effectuant le paiement; b) pour un enseignement dans une institution éducative ou pour un enseignement par une institution éducative; ou c) par une personne physique pour des services pour lâusage personnel dâune personne physique. 4. Les dispositions des paragraphes 1 et 2 ne s'appliquent pas lorsque le bénéficiaire effectif des rémunérations pour services techniques, résident d'un Ãtat contractant, exerce dans lâautre Ãtat contractant d'où proviennent les rémunérations pour services techniques, soit une activité industrielle ou commerciale par l'intermédiaire d'un établissement stable qui y est situé, soit une profession indépendante au moyen d'une base fixe qui y est située, et que les rémunérations pour services techniques s'y rattachent effectivement. Dans ce cas, les dispositions de l'article 7 ou de l'article 15, suivant les cas, sont applicables. 5. Aux fins du présent article, sous réserve du paragraphe 6, les rémunérations pour services techniques sont considérées comme provenant d'un Ãtat contractant lorsque le débiteur est un résident de cet Ãtat ou lorsque le débiteur des rémunérations, qu'il soit ou non un résident dâun Ãtat contractant, a dans un Ãtat contractant un établissement stable, ou une base fixe, pour lequel lâengagement donnant lieu au paiement des rémunérations a été contracté et qui supporte la charge de ces rémunérations. 6. Aux fins du présent article, les rémunérations pour services techniques ne sont pas considérées comme provenant dâun Ãtat contractant lorsque le débiteur est un résident de cet Ãtat et exerce dans lâautre Ãtat contractant, soit une activité industrielle ou commerciale par lâintermédiaire dâun établissement stable qui y est situé, soit une profession indépendante au moyen dâune base fixe qui y est située, et la charge de ces rémunérations est supportée par cet établissement stable ou cette base fixe. 7. Lorsque, en raison de relations spéciales existant entre le débiteur et le bénéficiaire effectif des rémunérations pour services techniques ou que l'un et l'autre entretiennent avec de tierces personnes, le montant des rémunérations, compte tenu des services pour lesquels elles sont payées, excède celui dont seraient convenus le débiteur et le bénéficiaire effectif en l'absence de pareilles relations, les dispositions du présent article ne s'appliquent qu'à ce dernier montant. Dans ce cas, la partie excédentaire des rémunérations reste imposable selon la législation de chaque Ãtat contractant et compte tenu des autres dispositions de la présente Convention. Article 14 GAINS EN CAPITAL 1. Les gains qu'un résident d'un Ãtat contractant tire de l'aliénation de biens immobiliers visés à l'article 6, et situés dans l'autre Ãtat contractant, sont imposables dans cet autre Ãtat. 2. Les gains provenant de l'aliénation de biens mobiliers qui font partie de l'actif d'un établissement stable qu'une entreprise d'un Ãtat contractant a dans l'autre Ãtat contractant, ou de biens mobiliers qui appartiennent à une base fixe dont un résident d'un Ãtat contractant dispose dans l'autre Ãtat contractant pour l'exercice d'une profession indépendante, y compris de tels gains provenant de l'aliénation de cet établissement stable (seul ou avec l'ensemble de l'entreprise) ou de cette base fixe, sont imposables dans cet autre Ãtat. 3. Les gains quâune entreprise dâun Ãtat contractant qui exploite des navires ou aéronefs en trafic international tire de lâaliénation de ces navires ou aéronefs, ou de biens mobiliers affectés à l'exploitation de ces navires ou aéronefs, ne sont imposables que dans cet Ãtat. 4. Les gains quâun résident dâun Ãtat contractant tire de lâaliénation dâactions ou de droits ou participations similaires, tels que des droits ou participations dans une société de personnes ou une fiducie (ou un trust), sont imposables dans lâautre Ãtat contractant si, à tout moment au cours des 365 jours qui précèdent lâaliénation, ces actions, droits ou participations similaires tirent directement ou indirectement plus de 50 pour cent de leur valeur de biens immobiliers, tels que définis à lâarticle 6, situés dans cet autre Ãtat. 5. Les gains, autres que ceux auxquels sâapplique le paragraphe 4, quâun résident dâun Ãtat contractant tire de lâaliénation dâactions dâune société, ou de droits ou participations similaires ou dâautres droits, tels que des droits ou participations dans une société de personnes ou une fiducie (ou un trust), sont imposables dans lâautre Ãtat contractant si le cédant, à tout moment au cours des 365 jours qui précèdent cette aliénation, possède, directement ou indirectement, des actions, des droits ou participations similaires ou dâautres droits représentant 20 pour cent ou plus du capital de la société qui est un résident de cet autre Ãtat contractant, ou des droits ou participations dans une société de personnes ou dans une fiducie (ou un trust) située dans cet autre Ãtat contractant, mais lâimpôt ainsi établi ne peut excéder 10 pour cent du montant des gains. Toutefois, ce paragraphe ne sâapplique pas : a) aux gains tirés des changements de la propriété qui résulteraient directement dâune réorganisation non imposable de cette société, telle quâune fusion ou une scission; ou b) aux gains tirés par un fonds de pension reconnu du premier Ãtat contractant. 6. Les gains provenant de l'aliénation de tous biens, autres que ceux visés aux paragraphes précédents, ne sont imposables que dans l'Ãtat contractant dont le cédant est un résident. Article 15 PROFESSIONS INDÃPENDANTES 1. Les revenus qu'un résident d'un Ãtat contractant tire d'une profession libérale ou d'autres activités de caractère indépendant ne sont imposables que dans cet Ãtat; toutefois, ces revenus sont également imposables dans l'autre Ãtat contractant dans les cas suivants: a) Si ce résident dispose de façon habituelle, dans l'autre Ãtat contractant, d'une base fixe pour l'exercice de ses activités; en ce cas, seule la fraction des revenus qui est imputable à ladite base fixe est imposable dans lâautre Ãtat contractant; ou b) Si son séjour dans l'autre Ãtat contractant sâétend sur une période ou des périodes dâune durée totale égale ou supérieure à 120 jours durant toute période de douze mois commençant ou se terminant durant l'année fiscale considérée; en ce cas, seule la fraction des revenus qui est tirée des activités exercées dans cet autre Ãtat est imposable dans cet autre Ãtat. 2. L'expression « profession libérale » comprend notamment les activités indépendantes d'ordre scientifique, littéraire, artistique, éducatif ou pédagogique, ainsi que les activités indépendantes des médecins, avocats, ingénieurs, architectes, dentistes et comptables. Article 16 PROFESSIONS DÃPENDANTES 1. Sous réserve des dispositions des articles 17, 19 et 20, les salaires, traitements et autres rémunérations similaires qu'un résident d'un Ãtat contractant reçoit au titre d'un emploi salarié, ne sont imposables que dans cet Ãtat, à moins que l'emploi ne soit exercé dans l'autre Ãtat contractant. Si l'emploi y est exercé, les rémunérations reçues à ce titre sont imposables dans cet autre Ãtat. 2. Nonobstant les dispositions du paragraphe 1, les rémunérations qu'un résident d'un Ãtat contractant reçoit au titre d'un emploi salarié exercé dans l'autre Ãtat contractant, ne sont imposables que dans le premier Ãtat si: a) le bénéficiaire séjourne dans l'autre Ãtat pendant une période ou des périodes n'excédant pas au total 183 jours durant toute période de douze mois commençant ou se terminant durant l'année civile considérée, et b) les rémunérations sont payées par un employeur ou pour le compte d'un employeur qui n'est pas un résident de l'autre Ãtat, et c) la charge des rémunérations n'est pas supportée par un établissement stable ou une base fixe que l'employeur a dans l'autre Ãtat. 3. Nonobstant les dispositions précédentes du présent article, les rémunérations perçues par un résident dâun Ãtat contractant au titre dâun emploi salarié exercé, en tant que membre de lâéquipage régulier dâun navire ou dâun aéronef, à bord dâun navire ou dâun aéronef exploité en trafic international, ne sont imposables que dans cet Ãtat. Toutefois, lorsque le navire ou lâaéronef est exploité par une entreprise de l'autre Ãtat contractant, ces rémunérations peuvent également être imposées dans l'autre Ãtat. Article 17 TANTIÃMES Les tantièmes, jetons de présence et autres rétributions similaires qu'un résident d'un Ãtat contractant reçoit en sa qualité de membre du conseil d'administration ou de surveillance ou dâun organe similaire d'une société qui est un résident de l'autre Ãtat contractant sont imposables dans cet autre Ãtat. Article 18 ARTISTES ET SPORTIFS 1. Nonobstant les dispositions des articles 15 et 16, les revenus qu'un résident d'un Ãtat contractant tire de ses activités personnelles exercées dans l'autre Ãtat contractant en tant qu'artiste du spectacle, tel qu'un artiste de théâtre, de cinéma, de la radio ou de la télévision, ou qu'un musicien, ou en tant que sportif, sont imposables dans cet autre Ãtat. Les revenus visés au présent paragraphe comprennent les revenus quâun tel résident tire de ses activités personnelles exercées dans l'autre Ãtat contractant en relation avec sa réputation dâartiste ou de sportif. 2. Lorsque les revenus d'activités qu'un artiste du spectacle ou un sportif exerce personnellement et en cette qualité, sont attribués non pas à l'artiste ou au sportif mais à une autre personne, ces revenus sont imposables, nonobstant les dispositions des articles 7, 15 et 16, dans l'Ãtat contractant où les activités de l'artiste ou du sportif sont exercées. Article 19 PENSIONS ET PAIEMENTS DE SÃCURITà SOCIALE 1. Sous réserve des dispositions du paragraphe 2 de l'article 20, les pensions et autres rémunérations similaires, payées à un résident d'un Ãtat contractant au titre d'un emploi antérieur, ne sont imposables que dans cet Ãtat. 2. Nonobstant les dispositions du paragraphe 1, les pensions payées et autres paiements effectués en application des dispositions de la législation sur la sécurité sociale d'un Ãtat contractant à un résident de lâautre Ãtat contractant sont imposables dans le premier Ãtat. Article 20 FONCTIONS PUBLIQUES 1. a) Les salaires, traitements et autres rémunérations similaires payés par un Ãtat contractant ou l'une de ses subdivisions politiques ou collectivités locales à une personne physique au titre de services rendus à cet Ãtat ou à cette subdivision ou collectivité ne sont imposables que dans cet Ãtat. b) Toutefois, ces salaires, traitements et autres rémunérations similaires ne sont imposables que dans l'autre Ãtat contractant si les services sont rendus dans cet Ãtat et si la personne physique est un résident de cet Ãtat qui: (i) possède la nationalité de cet Ãtat, ou (ii) n'est pas devenu un résident de cet Ãtat à seule fin de rendre les services. 2. a) Nonobstant les dispositions du paragraphe 1, les pensions et autres rémunérations similaires payées par un Ãtat contractant, ou l'une de ses subdivisions politiques ou collectivités locales, soit directement, soit par prélèvement sur des fonds qu'ils ont constitués, à une personne physique au titre de services rendus à cet Ãtat ou à cette subdivision ou collectivité, ne sont imposables que dans cet Ãtat. b) Toutefois, ces pensions et autres rémunérations similaires ne sont imposables que dans l'autre Ãtat contractant si la personne physique est un résident de cet Ãtat et en possède la nationalité. 3. Les dispositions des articles 16, 17, 18 et 19 s'appliquent aux salaires, traitements, pensions, et autres rémunérations similaires payés au titre de services rendus dans le cadre d'une activité industrielle ou commerciale exercée par un Ãtat contractant ou l'une de ses subdivisions politiques ou collectivités locales. Article 21 ÃTUDIANTS Les sommes qu'un étudiant ou un stagiaire qui est, ou qui était immédiatement avant de se rendre dans un Ãtat contractant, un résident de l'autre Ãtat contractant et qui séjourne dans le premier Ãtat à seule fin d'y poursuivre ses études ou sa formation, reçoit pour couvrir ses frais d'entretien, d'études ou de formation ne sont pas imposables dans cet Ãtat, à condition qu'elles proviennent de sources situées en dehors de cet Ãtat. Article 22 AUTRES REVENUS 1. Les éléments du revenu d'un résident d'un Ãtat contractant, d'où qu'ils proviennent, qui ne sont pas traités dans les articles précédents de la présente Convention, ne sont imposables que dans cet Ãtat. 2. Les dispositions du paragraphe 1 ne s'appliquent pas aux revenus autres que les revenus provenant de biens immobiliers tels qu'ils sont définis au paragraphe 2 de l'article 6, lorsque le bénéficiaire de tels revenus, résident d'un Ãtat contractant, exerce dans l'autre Ãtat contractant, soit une activité industrielle ou commerciale par l'intermédiaire d'un établissement stable qui y est situé, soit une profession indépendante au moyen d'une base fixe qui y est située, et que le droit ou le bien générateur des revenus s'y rattache effectivement. Dans ce cas, les dispositions de l'article 7 ou de l'article 15, suivant les cas, sont applicables. 3. Nonobstant les dispositions précédentes du présent article, les éléments du revenu dâun résident dâun Ãtat contractant qui ne sont pas traités dans les articles précédents de la présente Convention et qui proviennent de lâautre Ãtat contractant sont également imposables dans cet autre Ãtat. CHAPITRE IV IMPOSITION DE LA FORTUNE Article 23 FORTUNE 1. La fortune constituée par des biens immobiliers visés à l'article 6, que possède un résident d'un Ãtat contractant et qui sont situés dans l'autre Ãtat contractant, est imposable dans cet autre Ãtat. 2. La fortune constituée par des biens mobiliers qui font partie de l'actif d'un établissement stable qu'une entreprise d'un Ãtat contractant a dans l'autre Ãtat contractant, ou par des biens mobiliers qui appartiennent à une base fixe dont un résident d'un Ãtat contractant dispose dans l'autre Ãtat contractant pour l'exercice d'une profession indépendante, est imposable dans cet autre Ãtat. 3. La fortune dâun résident d'un Ãtat contractant constituée par des actions ou des droits ou participations similaires, tels que des droits ou participations dans une société de personnes ou une fiducie (ou un trust) sont imposables dans lâautre Ãtat contractant si ces actions ou ces droits ou participations similaires tirent directement ou indirectement plus de 50 pour cent de leur valeur de biens immobiliers, tels que définis à lâarticle 6, situés dans cet autre Ãtat. 4. La fortune dâun résident d'un Ãtat contractant constituée par des actions, des droits ou participations similaires ou dâautres droits, représentant 20 pour cent ou plus du capital dâune société qui est un résident de cet autre Ãtat contractant, ou des droits ou participations dans une société de personnes ou dans une fiducie (ou un trust) située dans cet autre Ãtat contractant, est imposable dans cet autre Ãtat contractant. 5. La fortune dâune entreprise dâun Ãtat contractant qui exploite des navires ou aéronefs en trafic international constituée par ces navires ou aéronefs ainsi que par des biens mobiliers affectés à lâexploitation de ces navires ou aéronefs, nâest imposable que dans cet Ãtat. 6. Tous les autres éléments de la fortune d'un résident d'un Ãtat contractant ne sont imposables que dans cet Ãtat. CHAPITRE V MÃTHODES POUR ÃLIMINER LES DOUBLES IMPOSITIONS Article 24 ÃLIMINATION DES DOUBLES IMPOSITIONS 1. Sous réserve des dispositions de la législation luxembourgeoise concernant l'élimination de la double imposition qui n'en affectent pas le principe général, la double imposition est éliminée de la manière suivante: a) Lorsqu'un résident du Luxembourg reçoit des revenus ou possède de la fortune qui, conformément aux dispositions de la présente Convention, sont imposables en Colombie, le Luxembourg exempte de l'impôt ces revenus ou cette fortune, sous réserve des dispositions des sous-paragraphes b) et c), mais peut, pour calculer le montant de l'impôt sur le reste du revenu ou de la fortune du résident, appliquer les mêmes taux d'impôt que si les revenus ou la fortune n'avaient pas été exemptés. b) Lorsqu'un résident du Luxembourg reçoit des éléments de revenu qui, conformément aux dispositions des articles 10, 11, 12, 13, des paragraphes 4 et 5 de lâarticle 14, de lâarticle 18 et du paragraphe 3 de lâarticle 22, sont imposables en Colombie, le Luxembourg accorde sur l'impôt sur le revenu des personnes physiques ou sur lâimpôt sur le revenu des collectivités de ce résident, une déduction d'un montant égal à l'impôt payé en Colombie. Cette déduction ne peut toutefois excéder la fraction de l'impôt, calculé avant déduction, correspondant à ces éléments de revenus reçus de Colombie. c) Les dispositions du sous-paragraphe a) ne s'appliquent pas au revenu reçu ou à la fortune possédée par un résident du Luxembourg, lorsque la Colombie applique les dispositions de la présente Convention pour exempter d'impôt ce revenu ou cette fortune ou applique les dispositions du paragraphe 2 de lâarticle 10, 11, 12 ou 13 à ce revenu. 2. Sous réserve des dispositions de la législation colombienne, lorsquâun résident de la Colombie reçoit des revenus ou possède de la fortune qui, conformément aux dispositions de la présente Convention, sont imposables au Luxembourg, la Colombie accorde sur lâimpôt quâelle perçoit sur le revenu ou la fortune de ce résident, une déduction dâun montant égal à lâimpôt payé au Luxembourg, compte tenu des limites prévues par et des conditions fixées par la législation fiscale colombienne. Cette déduction ne peut toutefois excéder la fraction de lâimpôt colombien, calculé avant déduction, correspondant aux revenus ou à la fortune imposable au Luxembourg. Lorsque, conformément à une disposition quelconque de la Convention, les revenus quâun résident de la Colombie reçoit ou la fortune quâil possède sont exempts dâimpôt en Colombie, la Colombie peut néanmoins, pour calculer le montant de lâimpôt sur le reste des revenus ou de la fortune de ce résident, tenir compte des revenus ou de la fortune exemptés. 3. Aux fins du paragraphe 2, les bénéfices, revenus, gains et la fortune possédée par un résident de Colombie qui sont imposables au Luxembourg conformément à la présente Convention sont considérés comme provenant de sources situées au Luxembourg. CHAPITRE VI DISPOSITIONS SPÃCIALES Article 25 NON-DISCRIMINATION 1. Les nationaux d'un Ãtat contractant ne sont soumis dans l'autre Ãtat contractant à aucune imposition ou obligation y relative, qui est autre ou plus lourde que celles auxquelles sont ou pourront être assujettis les nationaux de cet autre Ãtat qui se trouvent dans la même situation, notamment au regard de la résidence. La présente disposition s'applique aussi, nonobstant les dispositions de l'article 1, aux personnes qui ne sont pas des résidents d'un Ãtat contractant ou des deux Ãtats contractants. 2. L'imposition d'un établissement stable qu'une entreprise d'un Ãtat contractant a dans l'autre Ãtat contractant ou une base fixe dans l'autre Ãtat contractant, n'est pas établie dans cet autre Ãtat d'une façon moins favorable que l'imposition des entreprises de cet autre Ãtat qui exercent la même activité. La présente disposition ne peut être interprétée comme obligeant un Ãtat contractant à accorder aux résidents de l'autre Ãtat contractant les déductions personnelles, abattements et réductions d'impôt en fonction de la situation ou des charges de famille qu'il accorde à ses propres résidents. 3. à moins que les dispositions du paragraphe 1 de l'article 9, du paragraphe 7 de l'article 11, du paragraphe 6 de l'article 12 ou du paragraphe 7 de l'article 13 ne soient applicables, les intérêts, redevances, rémunérations pour services techniques et autres dépenses payés par une entreprise d'un Ãtat contractant à un résident de l'autre Ãtat contractant, sont déductibles, pour la détermination des bénéfices imposables de cette entreprise, dans les mêmes conditions que s'ils avaient été payés à un résident du premier Ãtat. De même, les dettes d'une entreprise d'un Ãtat contractant envers un résident de l'autre Ãtat contractant sont déductibles, pour la détermination de la fortune imposable de cette entreprise, dans les mêmes conditions que si elles avaient été contractées envers un résident du premier Ãtat. 4. Les entreprises d'un Ãtat contractant, dont le capital est en totalité ou en partie, directement ou indirectement, détenu ou contrôlé par un ou plusieurs résidents de l'autre Ãtat contractant, ne sont soumises dans le premier Ãtat à aucune imposition ou obligation y relative, qui est autre ou plus lourde que celles auxquelles sont ou pourront être assujetties les autres entreprises similaires du premier Ãtat. 5. Les dispositions du présent article s'appliquent, nonobstant les dispositions de lâarticle 2, aux impôts de toute nature ou dénomination. Article 26 PROCÃDURE AMIABLE 1. Lorsqu'une personne estime que les mesures prises par un Ãtat contractant ou par les deux Ãtats contractants entraînent ou entraîneront pour elle une imposition non conforme aux dispositions de la présente Convention, elle peut, indépendamment des recours prévus par le droit interne de ces Ãtats, soumettre son cas à l'autorité compétente de lâun ou lâautre Ãtat contractant. Le cas doit être soumis dans les trois ans qui suivent la première notification de la mesure qui entraîne une imposition non conforme aux dispositions de la Convention. 2. L'autorité compétente s'efforce, si la réclamation lui paraît fondée et si elle n'est pas elle-même en mesure d'y apporter une solution satisfaisante, de résoudre le cas par voie d'accord amiable avec l'autorité compétente de l'autre Ãtat contractant, en vue d'éviter une imposition non conforme à la Convention. L'accord est appliqué quels que soient les délais prévus par le droit interne des Ãtats contractants. 3. Les autorités compétentes des Ãtats contractants s'efforcent, par voie d'accord amiable, de résoudre les difficultés ou de dissiper les doutes auxquels peuvent donner lieu l'interprétation ou l'application de la présente Convention. Elles peuvent aussi se concerter en vue d'éliminer la double imposition dans les cas non prévus par la Convention. 4. Les autorités compétentes des Ãtats contractants peuvent communiquer directement entre elles, y compris au sein d'une commission mixte composée de ces autorités ou de leurs représentants, en vue de parvenir à un accord comme il est indiqué aux paragraphes précédents. 5. Lorsque, a) en vertu du paragraphe 1, une personne a soumis un cas à lâautorité compétente dâun Ãtat contractant en se fondant sur le fait que les mesures prises par un Ãtat contractant ou par les deux Ãtats contractants ont entraîné pour cette personne une imposition non conforme aux dispositions de cette Convention, et que b) les autorités compétentes ne parviennent pas à un accord permettant de résoudre ce cas en vertu du paragraphe 2 dans un délai de deux ans à compter de la date à laquelle toutes les informations demandées par les autorités compétentes pour pouvoir traiter le cas ont été communiquées aux deux autorités compétentes, les questions non résolues soulevées par ce cas doivent être soumises à arbitrage si la personne en fait la demande par écrit. Ces questions non résolues ne doivent toutefois pas être soumises à arbitrage si une décision sur ces questions a déjà été rendue par un tribunal judiciaire ou administratif de lâun des Ãtats. à moins quâune personne directement concernée par le cas nâaccepte pas lâaccord amiable par lequel la décision dâarbitrage est appliquée, cette décision lie les deux Ãtats contractants et doit être appliquée quels que soient les délais prévus par le droit interne de ces Ãtats. Les autorités compétentes des Ãtats contractants règlent par accord amiable les modalités dâapplication de ce paragraphe. Article 27 ÃCHANGE DE RENSEIGNEMENTS 1. Les autorités compétentes des Ãtats contractants échangent les renseignements vraisemblablement pertinents pour appliquer les dispositions de la présente Convention ou pour l'administration ou l'application de la législation interne relative aux impôts de toute nature ou dénomination perçus pour le compte des Ãtats contractants, de leurs subdivisions politiques ou de leurs collectivités locales dans la mesure où l'imposition qu'elle prévoit n'est pas contraire à la Convention. L'échange de renseignements n'est pas restreint par les articles 1 et 2. 2. Les renseignements reçus en vertu du paragraphe 1 par un Ãtat contractant sont tenus secrets de la même manière que les renseignements obtenus en application de la législation interne de cet Ãtat et ne sont communiqués qu'aux personnes ou autorités (y compris les tribunaux et organes administratifs) concernées par l'établissement ou le recouvrement des impôts mentionnés au paragraphe 1, par les procédures ou poursuites concernant ces impôts, par les décisions sur les recours relatifs à ces impôts, ou par le contrôle de ce qui précède. Ces personnes ou autorités n'utilisent ces renseignements qu'à ces fins. Elles peuvent révéler ces renseignements au cours d'audiences publiques de tribunaux ou dans des jugements. Nonobstant ce qui précède, les renseignements reçus par un Ãtat contractant peuvent être utilisés à dâautres fins si la législation des deux Ãtats lâautorise et si lâautorité compétente de lâÃtat qui fournit ces renseignements autorise cette utilisation. 3. Les dispositions des paragraphes 1 et 2 ne peuvent en aucun cas être interprétées comme imposant à un Ãtat contractant l'obligation: a) de prendre des mesures administratives dérogeant à sa législation et à sa pratique administrative ou à celles de l'autre Ãtat contractant; b) de fournir des renseignements qui ne pourraient être obtenus sur la base de sa législation ou dans le cadre de sa pratique administrative normale ou de celles de l'autre Ãtat contractant; c) de fournir des renseignements qui révéleraient un secret commercial, industriel, professionnel ou un procédé commercial ou des renseignements dont la communication serait contraire à l'ordre public. 4. Si des renseignements sont demandés par un Ãtat contractant conformément à cet article, l'autre Ãtat contractant utilise les pouvoirs dont il dispose pour obtenir les renseignements demandés, même s'il n'en a pas besoin à ses propres fins fiscales. L'obligation qui figure dans la phrase précédente est soumise aux limitations prévues au paragraphe 3 sauf si ces limitations sont susceptibles d'empêcher un Ãtat contractant de communiquer des renseignements uniquement parce que ceux-ci ne présentent pas d'intérêt pour lui dans le cadre national. 5. En aucun cas les dispositions du paragraphe 3 ne peuvent être interprétées comme permettant à un Ãtat contractant de refuser de communiquer des renseignements uniquement parce que ceux-ci sont détenus par une banque, un autre établissement financier, un mandataire ou une personne agissant en tant qu'agent ou fiduciaire ou parce que ces renseignements se rattachent aux droits de propriété d'une personne. Article 28 MEMBRES DES MISSIONS DIPLOMATIQUES ET POSTES CONSULAIRES Les dispositions de la présente Convention ne portent pas atteinte aux privilèges fiscaux dont bénéficient les membres des missions diplomatiques ou postes consulaires en vertu soit des règles générales du droit international, soit des dispositions d'accords particuliers. Article 29 DROIT AUX AVANTAGES 1. Nonobstant les autres dispositions de la présente Convention, un avantage au titre de celleâci ne sera pas accordé au titre dâun élément de revenu ou de fortune sâil est raisonnable de conclure, compte tenu de lâensemble des faits et circonstances propres à la situation, que lâoctroi de cet avantage était un des objets principaux dâun montage ou dâune transaction ayant permis, directement ou indirectement, de lâobtenir, à moins quâil soit établi que lâoctroi de cet avantage dans ces circonstances serait conforme à lâobjet et au but des dispositions pertinentes de la présente Convention. 2. Lorsquâun avantage prévu par cette Convention est refusé à une personne en vertu du paragraphe 1, lâautorité compétente de lâÃtat contractant qui aurait normalement accordé cet avantage doit néanmoins traiter cette personne comme ayant droit à cet avantage, ou à dâautres avantages au titre dâun élément de revenu ou de fortune spécifique si cette autorité compétente, à la demande de cette personne et après examen des faits et circonstances propres au cas, conclut que ces avantages auraient été octroyés à cette personne en lâabsence de la transaction ou du montage mentionné au paragraphe 1. Lâautorité compétente de lâÃtat contractant à laquelle la demande a été adressée consulte lâautorité compétente de lâautre Ãtat avant de rejeter une demande présentée par un résident de cet autre Ãtat en vertu du présent paragraphe. CHAPITRE VII DISPOSITIONS FINALES Article 30 ENTRÃE EN VIGUEUR 1. Chacun des Ãtats contractants notifiera à lâautre par écrit, par la voie diplomatique, lâaccomplissement des procédures requises par sa législation pour la mise en vigueur de la présente Convention. La Convention entrera en vigueur à la date de réception de la dernière de ces notifications. 2. La Convention sera applicable: a) en ce qui concerne les impôts retenus à la source, aux revenus attribués le ou après le 1 er janvier de l'année civile suivant immédiatement l'année au cours de laquelle la Convention entrera en vigueur; b) en ce qui concerne les autres impôts sur le revenu et les impôts sur la fortune, aux impôts dus pour toute année d'imposition commençant le ou après le 1 er janvier de l'année civile suivant immédiatement l'année au cours de laquelle la Convention entrera en vigueur. Article 31 DÃNONCIATION 1. La présente Convention demeurera en vigueur tant qu'elle n'aura pas été dénoncée par un Ãtat contractant. Chaque Ãtat contractant peut dénoncer la Convention par voie diplomatique avec un préavis minimum de six mois avant la fin de chaque année civile commençant après lâexpiration dâune période de cinq années à partir de la date de son entrée en vigueur. Le préavis est considéré comme étant donné par un Ãtat contractant à la date de réception de ce préavis par lâautre Ãtat contractant. 2. Dans ce cas, la Convention cessera dâêtre applicable: a) en ce qui concerne les impôts retenus à la source, aux sommes payées ou attribuées à des non-résidents après la fin de lâannée civile au cours de laquelle le préavis est donné, et b) en ce qui concerne les autres impôts, pour toute année dâimposition commençant le ou après le 1 er janvier de lâannée civile suivant immédiatement lâannée au cours de laquelle le préavis est donné. 3. En cas de dénonciation, les Ãtats contractants demeureront liés par les dispositions de lâarticle 27 concernant les informations reçues en vertu de la présente Convention. EN FOI DE QUOI, les soussignés, dûment autorisés à cet effet, ont signé la présente Convention. Fait en deux exemplaires à Luxembourg, le 19 janvier 2024, en langues anglaise, française et espagnole, tous les textes faisant également foi. En cas de divergence dâinterprétation, le texte anglais prévaut. Pour le Grand-Duché de Luxembourg Pour la République de Colombie Gilles Roth Ministre des Finances Ricardo Bonilla González Ministre des finances et du crédit public â PROTOCOLE Au moment de procéder à la signature de la Convention entre le Grand-Duché de Luxembourg et la République de Colombie pour lâélimination de la double imposition en matière d'impôts sur le revenu et sur la fortune et pour la prévention de lâévasion et de la fraude fiscales, les soussignés sont convenus que les dispositions suivantes forment partie intégrante de la Convention. 1. En référence au sous-paragraphe j) du paragraphe 1 de lâarticle 3 : Il est entendu que lâexpression « fonds de pension reconnu » inclut : a) en ce qui concerne la Colombie, les fonds de pension réglementés par la Loi 100 de 1993 (fonds de pension obligatoires) et les dispositions qui la modifient ou la remplacent, administrés ou gérés par les « Sociedades Administradoras de Fondos de Pensiones y CesantÃas » qui sont soumises à la surveillance de la Superintendencia Financiera de Colombia et soumises aux règles prévues par la Partie 2 du Decret 2555 de 2010 et les dispositions qui les modifient ou les remplacent. b) en ce qui concerne le Luxembourg : (i) les sociétés dâépargne-pension à capital variable: SEPCAV; (ii) les associations dâépargne-pension: ASSEP; (iii) les fonds de pension soumis au contrôle du Commissariat aux assurances; et (iv) le Fonds de Compensation de la Sécurité Sociale, SICAV â FIS. 2. En référence à lâarticle 4 : Un organisme de placement collectif qui est établi dans un Ãtat contractant et qui est considéré comme une personne morale aux fins dâimposition dans cet Ãtat contractant est considéré comme un résident de lâÃtat contractant dans lequel il est établi et comme le bénéficiaire effectif des revenus quâil reçoit. 3. En référence à lâarticle 14 : Les dispositions de la présente Convention nâempêchent pas un Ãtat contractant dâappliquer sa législation relative au transfert indirect de propriété située dans cet Ãtat contractant. 4. Les dispositions de la présente Convention ne font pas obstacle : a) à lâapplication par le Luxembourg des dispositions de lâarticle 164 ter de la loi concernant lâimpôt sur le revenu ou de toute autre disposition similaire qui modifie ou remplace lâarticle susmentionné. b) à lâapplication par la Colombie du régime des sociétés étrangères contrôlées prévu par le Chapitre 1 du Titre 7 du Code fiscal colombien et des dispositions régulatrices, ou de toute autre disposition similaire qui modifie ou remplace les dispositions susmentionnées. EN FOI DE QUOI, les soussignés, dûment autorisés à cet effet, ont signé le présent Protocole. Fait en deux exemplaires à Luxembourg, le 19 janvier 2024, en langues anglaise, française et espagnole, tous les textes faisant également foi. En cas de divergence dâinterprétation, le texte anglais prévaut. Pour le Grand-Duché de Luxembourg Pour la République de Colombie Gilles Roth Ministre des Finances Ricardo Bonilla González Ministre des finances et du crédit public
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Loi du 21 mai 2025 portant approbation de la Convention entre le Grand-Duché de Luxembourg et la République de Colombie pour l'élimination de la double imposition en matière d'impôts sur le revenu et sur la fortune et pour la prévention de l'évasion et de la fraude fiscales, et du Protocole y relatif, faits à Luxembourg, le 19 janvier 2024.
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