Loi du 8 décembre 2025 ayant pour objet le renouvellement du régime d’aides à la protection de l’environnement et du climat et modifiant :\n1° la loi modifiée du 20 juillet 2017 ayant pour objet la mise en place d’un régime d’aide à l’investissement à finalité régionale ;\n2° la loi du 15 juillet 2022 instaurant un régime d’aides dans le contexte du système d’échange de quotas d’émission de gaz à effet de serre pour la période 2021-2030.\n
This preamble identifies a law that renews the aid regime for environmental and climate protection and amends two existing laws.
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This preamble identifies a law that renews the aid regime for environmental and climate protection and amends two existing laws. The minister may grant environmental and climate aid to eligible Luxembourg-established businesses for projects carried out in Luxembourg, but some aid amounts and categories are excluded. This article defines many terms used in the law, including enterprise, renewable energy, energy infrastructure, and several waste and aid-related concepts. Les aides doivent avoir un effet incitatif: elles doivent pousser l’entreprise à faire un projet nouveau ou plus respectueux de l’environnement, et non financer des coûts qui auraient été engagés de toute façon. Aids below 100,000 euros are treated as de minimis aid if the grant meets the conditions in Regulation (EU) 2023/2831 and does not exceed its threshold.
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Provisions of Loi du 8 décembre 2025 ayant pour objet le renouvellement du régime d’aides à la protection de l’environnement et du climat et modifiant :\n1° la loi modifiée du 20 juillet 2017 ayant pour objet la mise en place d’un régime d’aide à l’investissement à finalité régionale ;\n2° la loi du 15 juillet 2022 instaurant un régime d’aides dans le contexte du système d’échange de quotas d’émission de gaz à effet de serre pour la période 2021-2030.\n
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AI-assisted research summary: This preamble identifies a law that renews the aid regime for environmental and climate protection and amends two existing laws.
Le contenu de la version HTML du Journal officiel luxembourgeois est identique à la version PDF. Loi du 8 décembre 2025 ayant pour objet le renouvellement du régime dâaides à la protection de lâenvironnement et du climat et modifiant : 1° la loi modifiée du 20 juillet 2017 ayant pour objet la mise en place dâun régime dâaide à lâinvestissement à finalité régionale ; 2° la loi du 15 juillet 2022 instaurant un régime dâaides dans le contexte du système dâéchange de quotas dâémission de gaz à effet de serre pour la période 2021-2030. â â Chapitre 1er â Dispositions générales â Chapitre 2 â Aides en faveur de la protection de lâenvironnement et du climat â Chapitre 3 â Modalités de demande, dâoctroi et de versement des aides â Chapitre 4 â Dispositions modificatives, abrogatoire, transitoires et finale â Nous Guillaume, Grand-Duc de Luxembourg, Duc de Nassau, Le Conseil dâÃtat entendu ; Vu lâadoption par la Chambre des Députés ; Vu la décision de la Chambre des Députés du 20 novembre 2025 et celle du Conseil dâÃtat du 2 décembre 2025 portant quâil nây pas lieu à second vote ; Avons ordonné et ordonnons : â Chapitre 1 er - Dispositions générales â
- 1 er Verify source ↗
Art. 1 er .
AI-assisted research summary: The minister may grant environmental and climate aid to eligible Luxembourg-established businesses for projects carried out in Luxembourg, but some aid amounts and categories are excluded.
Art. 1 er . Objet et champ dâapplication (1) Le ministre ayant lâÃconomie dans ses attributions, ci-après « ministre », peut octroyer les aides en faveur de la protection de lâenvironnement et du climat prévues par la présente loi à des entreprises régulièrement établies sur le territoire du Grand-Duché de Luxembourg qui réalisent un projet sur ce dernier. (2) Aucune aide inférieure à 50 000 euros sâagissant de petites et moyennes entreprises et à 100 000 euros sâagissant de grandes entreprises ne peut être octroyée sur le fondement de la présente loi. Cette exclusion ne sâapplique pas aux aides en faveur de lâacquisition de véhicules routiers à émission nulle neufs et de la transformation de véhicules routiers prévues à lâarticle 6, paragraphe 6, et aux aides aux études environnementales prévues à lâarticle 12. De même, aucune aide supérieure aux seuils prévus à lâarticle 80, paragraphe 1 er , lettres c) et d), de la loi modifiée du 8 juin 1999 sur le budget, la comptabilité et la trésorerie de lâÃtat, et à lâarticle 4 du règlement (UE) n° 651/2014 de la Commission du 17 juin 2014 déclarant certaines catégories dâaides compatibles avec le marché intérieur en application des articles 107 et 108 du traité , tel que modifié, ne peut être octroyée sur le fondement de la présente loi, le seuil le plus bas étant applicable. (3) La présente loi ne sâapplique pas aux aides suivantes : 1° les aides aux entreprises qui nâexploitent pas elles-mêmes lâactif faisant lâobjet de lâaide ; 2° les aides aux entreprises qui ne sont pas propriétaires de lâactif faisant lâobjet de lâaide, à lâexception de celles prévues aux articles 5, 6 et 7 ; 3° les aides aux entreprises en difficulté ; 4° les aides aux entreprises faisant lâobjet dâune injonction de récupération non exécutée émise dans une décision antérieure de la Commission européenne déclarant une aide octroyée par le Grand-Duché de Luxembourg illégale et incompatible avec le marché intérieur ; 5° les aides octroyées dans le secteur de la pêche et de lâaquaculture, qui relève du règlement (UE) n° 1379/2013 du Parlement européen et du Conseil du 11 décembre 2013 portant organisation commune des marchés dans le secteur des produits de la pêche et de lâaquaculture, modifiant les règlements (CE) n° 1184/2006 et (CE) n° 1224/2009 du Conseil et abrogeant le règlement (CE) n° 104/2000 du Conseil, tel que modifié ; 6° les aides octroyées dans le secteur de la transformation et de la commercialisation de produits agricoles, dans les cas suivants : a) lorsque le montant dâaide est fixé sur la base du prix ou de la quantité des produits de ce type achetés à des producteurs primaires ou mis sur le marché par les entreprises concernées ; b) lorsque lâaide est conditionnée au fait dâêtre partiellement ou entièrement cédée à des producteurs primaires ; 7° les aides octroyées en faveur de la production dâénergie nucléaire ; 8° les aides en faveur dâactivités liées à lâexportation vers des pays tiers ou des Ãtats membres, câest-à -dire les aides directement liées aux quantités exportées, et les aides servant à financer la mise en place et le fonctionnement dâun réseau de distribution ou dâautres dépenses courantes liées à lâactivité dâexportation ; 9° les aides subordonnées à lâutilisation de produits nationaux de préférence aux produits importés. (4) Les employeurs qui ont été condamnés à au moins deux reprises pour contraventions aux dispositions interdisant le travail clandestin ou aux dispositions interdisant lâemploi de ressortissants de pays tiers en séjour irrégulier, au cours des quatre dernières années précédant le jugement de la juridiction compétente, sont exclus du bénéfice de la présente loi pendant une durée de trois années à compter de la date de ce jugement. â - 2 Verify source ↗
Art. 2.
AI-assisted research summary: This article defines many terms used in the law, including enterprise, renewable energy, energy infrastructure, and several waste and aid-related concepts.
Art. 2. Définitions Pour lâapplication de la présente loi, on entend par : 1° « autres produits, matières ou substances » : les matières, produits et substances autres que des déchets, y compris les sous-produits visés à lâarticle 6 de la loi modifiée du 21 mars 2012 relative aux déchets, les résidus de lâagriculture et de la sylviculture, les eaux usées, les eaux de pluie et les eaux de ruissellement, les minéraux, les nutriments, les gaz résiduels provenant des processus de production, et les produits, les pièces détachées et les matières résiduels ; 2° « avance récupérable » : un prêt en faveur dâun projet versé en tranches et dont les conditions de remboursement dépendent de lâissue du projet ; 3° « biomasse » : la fraction biodégradable des produits, des déchets et des résidus dâorigine biologique provenant de lâagriculture, y compris les substances végétales et animales, de la sylviculture et des industries connexes, y compris la pêche et lâaquaculture, ainsi que la fraction biodégradable des déchets, notamment les déchets industriels et municipaux dâorigine biologique ; 4° « biogaz » : les combustibles ou carburants gazeux produits à partir de la biomasse ; 5° « captage et stockage du carbone » ou « CSC » : un ensemble de techniques qui permettent de capturer le CO 2 émis par les installations industrielles, y compris les émissions inhérentes aux procédés de production, ou de le capturer directement à partir de lâair ambiant, de le transporter vers un site de stockage et de lâinjecter dans des formations géologiques souterraines appropriées en vue dâun stockage permanent ; 6° « captage et utilisation du carbone » ou « CUC » : un ensemble de techniques qui permettent de capturer le CO 2 émis par les installations industrielles, y compris les émissions inhérentes aux procédés, ou de le capturer directement de lâair ambiant, et de le transporter vers un site de consommation ou dâutilisation de CO 2 aux fins de lâusage complet de ce CO 2 ; 7° « chaleur résiduelle » ou « chaleur fatale » : la chaleur inévitablement produite en tant que sous-produit dans des installations industrielles ou des installations de production dâélectricité, ou dans le secteur tertiaire, et qui, faute dâaccès à un système de chauffage urbain, nâest pas utilisée et se dissipe dans lâatmosphère ou dans lâeau, lorsquâun processus de cogénération est ou sera utilisé ou lorsquâil nâest pas possible de recourir à la cogénération ; 8° « cogénération » ou « production combinée de chaleur et dâélectricité » ou « PCCE » : la production simultanée, dans un seul processus, dâénergie thermique et électrique ou mécanique ; 9° « cogénération à haut rendement » : la cogénération correspondant à la définition figurant à lâarticle 2, point 40), de la directive (UE) 2023/1791 du Parlement européen et du Conseil du 13 septembre 2023 relative à lâefficacité énergétique et modifiant le règlement (UE) 2023/955 (refonte) ; 10° « combustibles ou carburants issus de la biomasse » : les combustibles ou carburants solides et gazeux produits à partir de la biomasse ; 11° « commercialisation de produits agricoles » : la détention ou lâexposition en vue de la vente, de la mise en vente, de la livraison ou de toute autre forme de mise sur le marché, à lâexception de la première vente par un producteur primaire à des revendeurs ou à des transformateurs et de toute activité consistant à préparer un produit en vue de cette vente. Une vente par un producteur primaire aux consommateurs finaux est considérée comme une commercialisation si elle a lieu dans des locaux distincts réservés à cette activité ; 12° « concept énergétique global » : un concept dont lâapprovisionnement énergétique est conçu de manière à limiter au maximum lâimpact sur lâenvironnement par le recours aux énergies renouvelables et à assurer la plus grande indépendance énergétique possible en ce qui concerne lâapprovisionnement en chaleur, en froid, en eau chaude sanitaire et en électricité nécessaire à lâapprovisionnement du système énergétique global ; 13° « date dâoctroi de lâaide » : la date à laquelle le droit de recevoir lâaide est conféré au bénéficiaire en vertu de la présente loi ; 14° « début des travaux » : soit le début des travaux de construction liés à lâinvestissement, soit le premier engagement juridiquement contraignant de commande dâéquipement ou tout autre engagement rendant lâinvestissement irréversible, selon lâévénement qui se produit en premier. Lâachat de terrains et les préparatifs tels que lâobtention dâautorisations et la réalisation dâétudes de faisabilité ne sont pas considérés comme le début des travaux ; 15° « déchets » : les déchets au sens de lâarticle 4, point 6°, de la loi modifiée du 21 mars 2012 relative aux déchets ; 16° « déficit de financement » : le surcoût net calculé comme la différence entre les recettes et les coûts économiques, y compris dâinvestissement et de fonctionnement, du projet bénéficiant de lâaide et ceux du projet dâinvestissement de rechange que lâentreprise réaliserait en lâabsence dâaide. Pour le scénario factuel et un scénario contrefactuel crédible, tous les principaux coûts et recettes, du coût moyen pondéré estimé du capital, ci-après « CMPC », des bénéficiaires afin dâactualiser les flux de trésorerie futurs, ainsi que de la valeur actuelle nette, ci-après « VAN », pour les scénarios factuel et contrefactuel, sur la durée de vie du projet sont quantifiés. Le surcoût net typique peut être estimé comme étant la différence entre la VAN du scénario factuel et celle du scénario contrefactuel sur la durée de vie du projet de référence ; 17° « économies dâénergie » : la quantité dâénergie économisée, déterminée en mesurant ou en estimant la consommation avant et après la mise en Åuvre dâune mesure visant à améliorer lâefficacité énergétique, les conditions externes qui ont une incidence sur la consommation dâénergie faisant lâobjet dâune normalisation ; 18° « efficacité énergétique » : le rapport entre les résultats, le service, la marchandise ou lâénergie que lâon obtient et lâénergie consacrée à cet effet ; 19° « électricité renouvelable » : lâélectricité produite à partir de sources dâénergies renouvelables au sens du point 47° ; 20° « élimination » : lâélimination au sens de lâarticle 4, point 21°, de la loi modifiée du 21 mars 2012 relative aux déchets ; 21° « énergie primaire » : une énergie provenant de sources dâénergies renouvelables ou non renouvelables qui nâa subi aucun processus de conversion ni de transformation ; 22° « énergie produite à partir de sources dâénergies renouvelables » ou « énergie renouvelable » : lâénergie produite par des installations utilisant exclusivement des sources dâénergies renouvelables ainsi que la part, en termes calorifiques, dâénergie produite à partir de sources dâénergies renouvelables dans les installations hybrides utilisant également des sources dâénergies classiques, ce qui inclut lâélectricité renouvelable utilisée pour remplir les systèmes de stockage connectés « derrière le compteur », soit ceux installés conjointement ou comme un complément de lâinstallation renouvelable, mais exclut lâélectricité produite à partir de ces systèmes ; 23° « entreprise » : toute entité, indépendamment de sa forme juridique et de sa source de financement, exerçant une activité économique. Lorsque plusieurs personnes morales forment une entité économique unique du fait de lâexistence de participations de contrôle de lâune des personnes morales dans lâautre ou dâautres liens fonctionnels, économiques et organiques entre elles, notamment par lâintermédiaire dâune ou de plusieurs personnes physiques agissant de concert, câest cette entité économique unique qui se qualifie dâentreprise au sens de la présente loi ; 24° « entreprise en difficulté » : une entreprise remplissant au moins une des conditions suivantes : a) sâil sâagit dâune société à responsabilité limitée autre quâune petite et moyenne entreprise en existence depuis moins de trois ans, lorsque plus de la moitié de son capital social souscrit a disparu en raison des pertes accumulées. Tel est le cas lorsque la déduction des pertes accumulées des réserves et de tous les autres éléments généralement considérés comme relevant des fonds propres de la société conduit à un montant cumulé négatif qui excède la moitié du capital social souscrit. Pour lâapplication de la présente disposition, on entend par « société à responsabilité limitée » notamment les types dâentreprises mentionnés à lâannexe I de la directive 2013/34/UE du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 relative aux états financiers annuels, aux états financiers consolidés et aux rapports y afférents de certaines formes dâentreprises, modifiant la directive 2006/43/CE du Parlement européen et du Conseil et abrogeant les directives 78/660/CEE et 83/349/CEE du Conseil et le « capital social » comprend, le cas échéant, les primes dâémission ; b) sâil sâagit dâune société dont certains associés au moins ont une responsabilité illimitée pour les dettes de la société autre quâune petite et moyenne entreprise en existence depuis moins de trois ans, lorsque plus de la moitié des fonds propres, tels quâils sont inscrits dans les comptes de la société, a disparu en raison des pertes accumulées. Pour lâapplication de la présente disposition, on entend par « société dont certains associés au moins ont une responsabilité illimitée pour les dettes de la société » en particulier les types de sociétés mentionnés à lâannexe II de la directive 2013/34/UE précitée ; c) lorsque lâentreprise fait lâobjet dâune procédure collective dâinsolvabilité ou remplit, selon le droit national qui lui est applicable, les conditions de soumission à une procédure collective dâinsolvabilité à la demande de ses créanciers ; d) lorsque lâentreprise a bénéficié dâune aide au sauvetage et nâa pas encore remboursé le prêt ou mis fin à la garantie, ou a bénéficié dâune aide à la restructuration et est toujours soumise à un plan de restructuration ; e) dans le cas dâune entreprise autre quâune petite et moyenne entreprise, lorsque depuis les deux exercices précédents : i) le ratio emprunts sur capitaux propres de lâentreprise est supérieur à 7,5 ; ii) le ratio de couverture des intérêts de lâentreprise, calculé sur la base de lâEBITDA, est inférieur à 1,0 ; 25° « entreprise régulièrement établie sur le territoire du Grand-Duché de Luxembourg » : une entreprise disposant dâune autorisation dâétablissement délivrée en application de la loi modifiée du 2 septembre 2011 réglementant lâaccès aux professions dâartisan, de commerçant, dâindustriel ainsi quâà certaines professions libérales ; 26° « équivalent-subvention brut » : le montant auquel sâélèverait lâaide si elle était fournie au bénéficiaire sous la forme dâune subvention, avant impôts ou autres prélèvements ; 27° « grande entreprise » : toute entreprise ne remplissant pas les critères énoncés à lâannexe I du règlement (UE) n° 651/2014 ; 28° « hydrogène renouvelable » : lâhydrogène produit à partir dâénergies renouvelables suivant les critères et règles définis au règlement délégué (UE) 2023/1185 de la Commission du 10 février 2023 complétant la directive (UE) 2018/2001 du Parlement européen et du Conseil en établissant un seuil minimal de réduction des émissions de gaz à effet de serre pour les carburants à base de carbone recyclé et en précisant la méthode dâévaluation des réductions des émissions de gaz à effet de serre réalisées grâce aux carburants liquides et gazeux renouvelables destinés aux transports, dâorigine non biologique, et aux carburants à base de carbone recyclé et au règlement délégué (UE) 2023/1184 de la Commission du 10 février 2023 complétant la directive (UE) 2018/2001 du Parlement européen et du Conseil en établissant une méthodologie de lâUnion définissant des règles détaillées pour la production de carburants renouvelables dâorigine non biologique, tel que modifié ; 29° « infrastructure énergétique » : tout équipement matériel ou toute installation situés sur le territoire du Grand-Duché de Luxembourg relevant des catégories suivantes : a) en ce qui concerne lâélectricité : i) les systèmes de transport et de distribution, « transport » désignant le transport dâélectricité terrestre et en mer sur le réseau à très haute tension et à haute tension interconnecté aux fins de fourniture à des clients finals ou à des distributeurs, mais ne comprenant pas la fourniture, tandis que « distribution » désigne le transport dâélectricité terrestre et en mer sur des réseaux de distribution à haute, à moyenne et à basse tension aux fins de fourniture à des clients, mais ne comprend pas la fourniture ; ii) les équipements ou installations indispensables pour assurer la sécurité, la sûreté et lâefficacité du fonctionnement des systèmes visés sous i), notamment les systèmes de protection, de surveillance et de contrôle pour toutes les tensions et les sous-stations ; iii) les composants pleinement intégrés au réseau au sens de lâarticle 1 er , point 10 octies , de la loi modifiée du 1 er août 2007 relative à lâorganisation du marché de lâélectricité ; iv) les réseaux électriques intelligents, câest-à -dire les systèmes et composantes intégrant les technologies de lâinformation et des communications, au moyen de plateformes numériques opérationnelles, les systèmes de contrôle et les technologies de capteurs, utilisés tant pour le transport que pour la distribution, visant un réseau de transport et de distribution dâélectricité plus sûr, plus efficace et plus intelligent, ainsi quâune plus grande capacité dâintégration de nouvelles formes de production, de stockage et de consommation, et facilitant de nouveaux modèles économiques et de nouvelles structures de marché ; b) en ce qui concerne le biogaz, y compris le biométhane, ou le gaz renouvelable dâorigine non biologique : i) les canalisations de transport et de distribution de biogaz, y compris le biométhane, qui font partie dâun réseau, à lâexclusion des gazoducs à haute pression utilisés en amont pour la distribution de gaz naturel ; ii) les installations souterraines de stockage raccordées aux gazoducs à haute pression visés sous i) ; iii) les installations de réception, de stockage et de regazéification ou de décompression du gaz liquéfié ou du gaz comprimé ; iv) les équipements ou installations indispensables pour assurer la sécurité, la sûreté et lâefficacité du fonctionnement du système ou pour mettre en place une capacité bidirectionnelle, y compris les stations de compression ; v) les réseaux gaziers intelligents, câest-à -dire les équipements ou installations suivants visant à permettre et à faciliter lâintégration des gaz renouvelables et à faibles émissions de carbone, y compris lâhydrogène ou les gaz dâorigine non biologique, dans le réseau : les systèmes et composantes numériques intégrant les technologies de lâinformation et des communications, les systèmes de contrôle et les technologies de capteurs permettant la surveillance interactive et intelligente, le comptage, le contrôle de la qualité, ainsi que la gestion de la production, du transport, de la distribution et de la consommation de gaz au sein dâun réseau gazier. En outre, les réseaux intelligents peuvent également inclure des équipements permettant lâinversion de flux, de la distribution au transport, ainsi que les mises à niveau nécessaires correspondantes du réseau existant ; c) en ce qui concerne lâhydrogène : i) les canalisations de transport à haute pression de lâhydrogène, ainsi que les canalisations destinées à la distribution locale dâhydrogène, donnant accès à plusieurs utilisateurs du réseau sur une base transparente et non discriminatoire ; ii) les installations de stockage, câest-à -dire les installations utilisées pour le stockage dâhydrogène de haute pureté, y compris la partie dâun terminal dâhydrogène utilisée pour le stockage, mais à lâexclusion de la partie utilisée pour les opérations de production, et y compris les installations réservées exclusivement aux exploitants de réseaux dâhydrogène dans lâexercice de leurs fonctions. Les installations de stockage de lâhydrogène incluent les installations souterraines de stockage raccordées aux canalisations dâhydrogène à haute pression visées sous i) ; iii) les installations dâappel, de réception, de stockage et de regazéification ou de décompression de lâhydrogène ou de lâhydrogène incorporé dans dâautres substances chimiques dans le but dâinjecter lâhydrogène soit dans le réseau de gaz, soit dans un réseau de transport réservé ; iv) les terminaux, câest-à -dire les installations utilisées pour la transformation dâhydrogène liquide en hydrogène gazeux aux fins de son injection dans le réseau dâhydrogène. Les terminaux incluent des équipements auxiliaires et le stockage temporaire nécessaires au processus de transformation et à lâinjection ultérieure dans le réseau dâhydrogène, mais excluent toute partie du terminal dâhydrogène utilisé pour le stockage ; v) les interconnexions, câest-à -dire un réseau dâhydrogène ou une partie de celui-ci qui traverse ou longe une frontière entre le Grand-Duché de Luxembourg et un autre Ãtat membre ; vi) les équipements ou installations indispensables pour assurer la sécurité, la sûreté et lâefficacité du fonctionnement du système dâhydrogène ou pour mettre en place une capacité bidirectionnelle, y compris les stations de compression. Tous les actifs énumérés sous i) à vi) peuvent être des actifs nouvellement construits ou des actifs convertis à partir du réseau de gaz naturel pour être consacrés à lâhydrogène. Les actifs énumérés sous i) à vi) qui sont soumis aux règles en matière dâaccès de tiers sont considérés comme des infrastructures énergétiques ; d) en ce qui concerne le dioxyde de carbone : i) les canalisations, autres que le réseau de canalisations en amont, utilisées pour le transport de dioxyde de carbone provenant de plusieurs sources, câest-à -dire les installations industrielles, y compris les centrales électriques, qui produisent du dioxyde de carbone sous forme gazeuse par combustion ou par dâautres réactions chimiques faisant intervenir des composés fossiles ou non fossiles contenant du carbone, aux fins du stockage géologique permanent du dioxyde de carbone en application de lâarticle 3, point 1, de la loi du 27 août 2012 relative au stockage géologique du dioxyde de carbone ou aux fins de lâutilisation du dioxyde de carbone comme matière première ou pour accroître les rendements des processus biologiques ; ii) les installations destinées à la liquéfaction et au stockage tampon du dioxyde de carbone en vue de son transport, à lâexception, dâune part, des infrastructures situées au sein dâune formation géologique utilisée pour le stockage géologique permanent du dioxyde de carbone en application de lâarticle 3, point 1, de la loi du 27 août 2012 relative au stockage géologique du dioxyde de carbone et, dâautre part, des installations de surface et dâinjection associées ; iii) les équipements ou installations indispensables pour assurer le fonctionnement correct, sûr et efficace du système considéré, y compris les systèmes de protection, de surveillance et de contrôle. Cela peut inclure du matériel mobile destiné au transport et au stockage du dioxyde de carbone, à condition que ce matériel mobile réponde à la définition dâun véhicule à émission nulle. Les actifs énumérés sous i), ii) et iii), qui sont soumis aux règles en matière dâaccès de tiers, sont considérés comme des infrastructures énergétiques ; e) les infrastructures utilisées pour le transport ou la distribution dâénergie thermique sous forme de vapeur, dâeau chaude ou de liquides réfrigérés provenant de producteurs ou consommateurs multiples, reposant sur lâutilisation dâénergie renouvelable ou de chaleur résiduelle provenant dâapplications industrielles ; f) les projets dâintérêt commun tels que définis à lâarticle 2, point 4), du règlement (UE) n° 347/2013 du Parlement européen et du Conseil du 17 avril 2013 concernant des orientations pour les infrastructures énergétiques transeuropéennes, et abrogeant la décision n° 1364/2006/CE et modifiant les règlements (CE) n° 713/2009 , (CE) n° 714/2009 et (CE) n° 715/2009 , tel que modifié, et les projets dâintérêt commun visés à lâarticle 171 du Traité sur le fonctionnement de lâUnion européenne ; g) dâautres catégories dâinfrastructures qui permettent la connexion physique ou sans fil des producteurs et des consommateurs dâénergie renouvelable ou, sans carbone à partir de plusieurs points dâaccès et de sortie et qui sont accessibles aux tiers nâappartenant pas aux entreprises propriétaires ou gestionnaires des infrastructures. Les actifs énumérés aux lettres a) à g) qui sont construits pour un consommateur préalablement identifié ou un petit groupe de consommateurs préalablement identifiés et qui sont adaptés à ses ou leurs besoins ne sont pas considérés comme des infrastructures énergétiques. Ces infrastructures sont désignées ci-après les « infrastructures dédiées » ; 30° « intensité de lâaide » : le montant brut de lâaide exprimé en pourcentage des coûts admissibles, avant impôts ou autres prélèvements ; 31° « moyenne entreprise » : toute entreprise qui occupe moins de deux-cent-cinquante personnes et dont le chiffre dâaffaires annuel nâexcède pas 50 000 000 dâeuros ou dont le total du bilan annuel nâexcède pas 43 000 000 dâeuros et qui répond aux critères énoncés à lâannexe I du règlement (UE) n° 651/2014 ; 32° « norme de lâUnion européenne » : a) une norme de lâUnion européenne obligatoire fixant les niveaux à atteindre par chaque entreprise en matière dâenvironnement à lâexclusion des normes ou objectifs fixés au niveau de lâUnion européenne qui sont contraignants pour les Ãtats membres, mais non pour les entreprises ; ou b) lâobligation, prévue par la loi modifiée du 9 mai 2014 relative aux émissions industrielles ou toute législation ultérieure la remplaçant en tout ou en partie, dâappliquer les meilleures techniques disponibles, ci-après « MTD », et de garantir que les niveaux dâémission de substances polluantes ne dépassent pas les niveaux qui seraient atteints en appliquant les MTD ; lorsque les niveaux dâémission associés aux MTD ont été définis dans des actes dâexécution adoptés sur le fondement de la directive 2010/75/UE du Parlement européen et du Conseil du 24 novembre 2010 relative aux émissions industrielles et aux émissions de lâélevage (prévention et réduction intégrées de la pollution) (refonte) ou dâautres directives applicables, ces niveaux seront applicables aux fins de la présente loi ; lorsquâils sont exprimés sous forme de fourchettes, la valeur limite atteinte dâabord par la MTD pour lâentreprise concernée est applicable ; 33° « petite entreprise » : toute entreprise qui occupe moins de cinquante personnes et dont le chiffre dâaffaires annuel ou le total du bilan annuel nâexcède pas 10 000 000 dâeuros et qui répond aux critères énoncés à lâannexe I du règlement (UE) n° 651/2014 ; 34° « pompe à chaleur » : une machine, un dispositif ou une installation qui transfère de la chaleur du milieu naturel environnant, comme lâair, lâeau ou le sol, vers des bâtiments ou des applications industrielles en renversant le flux naturel de chaleur de façon quâil aille dâune température plus basse vers une température plus élevée. Dans le cas de pompes à chaleur réversibles, le transfert de la chaleur peut aussi se faire du bâtiment vers le milieu naturel ; 35° « préparation à la réutilisation » : la préparation à la réutilisation au sens de lâarticle 4, point 30°, de la loi modifiée du 21 mars 2012 relative aux déchets ; 36° « produit agricole » : les produits énumérés à lâannexe I du Traité sur le fonctionnement de lâUnion européenne , à lâexclusion des produits de la pêche et de lâaquaculture énumérés à lâannexe I du règlement (UE) n° 1379/2013 du Parlement européen et du Conseil du 11 décembre 2013 portant organisation commune des marchés dans le secteur des produits de la pêche et de lâaquaculture, modifiant les règlements (CE) n° 1184/2006 et (CE) n° 1224/2009 du Conseil et abrogeant le règlement (CE) n° 104/2000 du Conseil, tel que modifié ; 37° « protection de lâenvironnement » : toute action ou activité visant à réduire ou à prévenir la pollution, les incidences négatives sur lâenvironnement ou une autre atteinte au milieu physique, y compris à lâair, à lâeau et aux sols, aux écosystèmes ou aux ressources naturelles due aux activités humaines, y compris les mesures visant à atténuer le changement climatique, à réduire le risque dâune telle atteinte ou à entraîner une utilisation plus rationnelle des ressources naturelles, par des mesures dâéconomie dâénergie et le recours à des sources dâénergies renouvelables, ainsi que les autres techniques destinées à réduire les émissions de gaz à effet de serre et dâautres polluants, ainsi quâà passer à des modèles dâéconomie circulaire afin de réduire lâutilisation de matières premières et dâaccroître les gains dâefficience ; 38° « procédure de mise en concurrence » : une procédure dâappels dâoffres non discriminatoire qui prévoit la participation dâun nombre suffisant dâentreprises et selon laquelle lâaide est octroyée sur la base de lâoffre initiale soumise par lâentreprise. En outre, le budget ou le volume lié à lâappel dâoffres est contraignant, de telle sorte que toutes les entreprises ne peuvent pas bénéficier dâune aide ; 39° « rapport technique et financier final » : un rapport renseignant sur la réalisation des objectifs du projet, sur le respect des conditions dâéligibilité à lâaide et sur lâensemble des coûts encourus pour la mise en Åuvre du projet et comprenant, le cas échéant, des justifications pour tout écart par rapport au projet soumis ; 40° « rapport technique et financier intermédiaire » : un rapport renseignant sur lâétat dâavancement du projet, du point de vue technique, financier et temporel, par rapport au projet soumis et comprenant, le cas échéant, des justifications pour tout écart par rapport à celui-ci ; 41° « recyclage » : le recyclage au sens de lâarticle 4, point 34°, de la loi modifiée du 21 mars 2012 relative aux déchets ; 42° « règlement (UE) 2023/2831  » : le règlement (UE) 2023/2831 de la Commission du 13 décembre 2023 relatif à lâapplication des articles 107 et 108 du traité sur le fonctionnement de lâUnion européenne aux aides de minimis ; 43° « règlement (UE) n° 651/2014  » : le règlement (UE) n° 651/2014 de la Commission du 17 juin 2014 déclarant certaines catégories dâaides compatibles avec le marché intérieur en application des articles 107 et 108 du traité , tel que modifié ; 44° « réseau de chaleur ou de froid efficace » : un réseau de chaleur ou de froid satisfaisant aux critères énoncés à lâarticle 26, paragraphe 1 er , de la directive (UE) 2023/1791 du Parlement européen et du Conseil du 13 septembre 2023 relative à lâefficacité énergétique et modifiant le règlement (UE) 2023/955 (refonte). Un réseau de chaleur ou de froid sâentend comme un système de chauffage ou de refroidissement urbain qui assure la distribution dâénergie thermique sous forme de vapeur, dâeau chaude ou de fluides réfrigérants, à partir dâune installation centrale de production et à travers un réseau vers plusieurs bâtiments ou sites, pour le chauffage ou le refroidissement de locaux ou pour le chauffage ou le refroidissement industriel. Il est composé des installations de production de chaleur ou de froid, des solutions de stockage thermique et des réseaux de distribution thermiques, comprenant à la fois le réseau primaire de transport et le réseau secondaire de canalisations, pour fournir de la chaleur ou du froid aux consommateurs. Les références faites aux « systèmes de chauffage urbain » sâentendent comme les systèmes de chauffage ou refroidissement urbain, selon que les réseaux fournissent de la chaleur ou du froid conjointement ou séparément ; 45° « réutilisation » : la réutilisation au sens de lâarticle 4, point 40°, de la loi modifiée du 21 mars 2012 relative aux déchets ; 46° « scénario contrefactuel » : le scénario probable en lâabsence dâaide. Le scénario contrefactuel peut consister en lâabsence dâun projet alternatif, lorsque les éléments indiquent quâil sâagit du scénario contractuel le plus probable, ou en un projet alternatif qui est envisagé par le bénéficiaire dans le cadre de son processus décisionnel interne ; 47° « sources dâénergies renouvelables » : lâénergie éolienne, lâénergie solaire (solaire thermique et solaire photovoltaïque), lâénergie géothermique, lâénergie ambiante, lâénergie marémotrice, lâénergie houlomotrice et autres énergies marines, lâénergie hydroélectrique, la biomasse, les gaz de décharge, les gaz des stations dâépuration dâeaux usées et le biogaz ; 48° « stockage dâélectricité » : le report de lâutilisation finale de lâélectricité à un moment postérieur à celui auquel elle a été produite, ou la conversion de lâénergie électrique en une forme dâénergie qui peut être stockée, la conservation de cette énergie et la reconversion ultérieure de celle-ci en énergie électrique ; 49° « stockage thermique » : le report de lâutilisation finale de lâénergie thermique à un moment postérieur à celui auquel elle a été produite, ou la conversion de lâénergie électrique ou thermique en une forme dâénergie qui peut être stockée, la conservation de cette énergie et, le cas échéant, la conversion ou la reconversion ultérieure de celle-ci en énergie thermique en vue dâune utilisation finale, câest-à -dire à des fins de chauffage ou de refroidissement ; 50° « traitement » : le traitement au sens de lâarticle 4, point 41°, de la loi modifiée du 21 mars 2012 relative aux déchets ; 51° « utilisation efficace des ressources » : la réduction de la quantité dâintrants nécessaire afin de produire une unité de rendement ou le remplacement des intrants primaires par des intrants secondaires ; 52° « valorisation » : la valorisation au sens de lâarticle 4, point 42°, de la loi modifiée du 21 mars 2012 relative aux déchets ainsi que la valorisation dâautres produits, matières et substances ; 53° « véhicule routier » : un véhicule de la catégorie M2, M3, N1, N2 ou N3 qui sert normalement sur la voie publique au transport de passagers, de choses ou à la traction de véhicules utilisés pour le transport de choses, conformément aux dispositions du règlement (UE) 2018/858 du Parlement européen et du Conseil du 30 mai 2018 relatif à la réception et à la surveillance du marché des véhicules à moteur et de leurs remorques, ainsi que des systèmes, composants et entités techniques distinctes destinés à ces véhicules, modifiant les règlements (CE) n° 715/2007 et (CE) n° 595/2009 et abrogeant la directive 2007/46/CE , tel que modifié ; 54° « véhicule routier à émission nulle » : a) en ce qui concerne les véhicules utilitaires légers : un véhicule de catégorie N1 dont les émissions de CO 2 au tuyau dâéchappement sont nulles, telles que déterminées conformément aux exigences définies dans le règlement (UE) 2017/1151 de la Commission du 1 er juin 2017 complétant le règlement (CE) n° 715/2007 du Parlement européen et du Conseil relatif à la réception des véhicules à moteur au regard des émissions des véhicules particuliers et utilitaires légers (Euro 5 et Euro 6) et aux informations sur la réparation et lâentretien des véhicules, modifiant la directive 2007/46/CE du Parlement européen et du Conseil, le règlement (CE) n° 692/2008 de la Commission et le règlement (UE) n° 1230/2012 de la Commission et abrogeant le règlement (CE) n° 692/2008 , tel que modifié ; b) en ce qui concerne les véhicules utilitaires lourds : un véhicule utilitaire lourd à émission nulle de catégorie M2, M3, N2 et N3 au sens de lâarticle 4, point 5), de la directive 2009/33/CE du Parlement européen et du Conseil du 23 avril 2009 relative à la promotion de véhicules de transport routier propres à lâappui dâune mobilité à faible taux dâémissions, transposé par lâarticle 2, paragraphe 2, point 5°, du règlement grand-ducal du 2 novembre 2021 relatif à la promotion de véhicules routiers propres à lâappui dâune mobilité à faible taux dâémissions ; 55° « zone assistée » : les zones situées sur le territoire du Grand-Duché de Luxembourg figurant sur la carte des aides à finalité régionale approuvée par la Commission européenne en application de lâarticle 107, paragraphe 3, lettres a) et c), du Traité sur le fonctionnement de lâUnion européenne . â - 3 Verify source ↗
Art. 3.
AI-assisted research summary: Les aides doivent avoir un effet incitatif: elles doivent pousser l’entreprise à faire un projet nouveau ou plus respectueux de l’environnement, et non financer des coûts qui auraient été engagés de toute façon.
Art. 3. Effet incitatif de lâaide (1) Les aides octroyées sur le fondement de la présente loi ont un effet incitatif. Câest le cas lorsque lâaide entraîne une modification du comportement de lâentreprise dans le sens dâune plus grande protection de lâenvironnement, de manière quâelle réalise un projet nouveau ou un projet plus respectueux de lâenvironnement quâelle ne réaliserait pas sans lâaide ou quâelle réaliserait de manière restreinte ou différente. Lâaide ne peut servir à soutenir les coûts dâun projet que lâentreprise aurait réalisé en tout état de cause. (2) Lâeffet incitatif sâapprécie sur la base de la demande dâaide de lâentreprise, de la réponse à lâappel à projets ou à la procédure de mise en concurrence. Lâeffet incitatif est présumé lorsque lâentreprise a présenté sa demande dâaide, sa réponse à lâappel à projets ou à la procédure de mise en concurrence selon les modalités prescrites par la présente loi avant le début des travaux liés au projet en question. Toutefois, cette présomption peut être renversée lorsquâil ressort de la demande dâaide, de la réponse à lâappel à projets ou à la procédure de mise en concurrence, et en particulier du plan dâaffaires relatif au projet soumis, que lâaide nâentraîne pas la modification escomptée du comportement de lâentreprise. â - 4 Verify source ↗
Art. 4.
AI-assisted research summary: Aids below 100,000 euros are treated as de minimis aid if the grant meets the conditions in Regulation (EU) 2023/2831 and does not exceed its threshold.
Art. 4. Aides de minimis Les aides inférieures à 100 000 euros sont régies par le règlement (UE) 2023/2831 chaque fois que leur octroi satisfait aux conditions et ne conduit pas au dépassement du seuil qui y sont prévus. Ces aides sont désignées ci-après les « aides de minimis ». â Chapitre 2 - Aides en faveur de la protection de lâenvironnement et du climat â - 5 Verify source ↗
Art. 5.
AI-assisted research summary: L’article encadre une aide possible pour des investissements environnementaux, avec plusieurs exclusions, conditions d’éligibilité, plafonds de coûts et règles de procédure.
Art. 5. Aide à lâinvestissement en faveur de la protection de lâenvironnement, y compris la décarbonation (1) Selon les conditions prévues au présent article, une aide peut être octroyée à une entreprise qui réalise un investissement en faveur de la protection de lâenvironnement, y compris en faveur de la réduction et de lâélimination des émissions de gaz à effet de serre. Le présent article ne sâapplique pas aux aides pour lesquelles des règles plus spécifiques sont énoncées aux articles 6 à 12. (2) Les investissements dans les équipements, machines et installations de production industrielle utilisant des combustibles fossiles, y compris ceux utilisant du gaz naturel, ne peuvent pas faire lâobjet dâune aide. Une aide peut toutefois être octroyée pour lâinstallation de composants additionnels améliorant le niveau de protection de lâenvironnement des équipements, machines et installations de production industrielle existants, à condition que lâinvestissement en question nâentraîne lâaugmentation ni de la capacité de production ni de la consommation de combustibles fossiles. (3) Le présent article sâapplique également aux investissements suivants : 1° les investissements dans les équipements et les machines utilisant de lâhydrogène et dans les infrastructures qui en transportent, dans la mesure où lâhydrogène utilisé ou transporté peut être qualifié dâhydrogène renouvelable ; 2° les investissements dans les équipements et les machines utilisant des carburants dérivés de lâhydrogène dont la teneur énergétique provient de sources dâénergies renouvelables autres que la biomasse et qui ont été produits conformément aux méthodes définies pour les carburants liquides et gazeux renouvelables destinés au secteur des transports, dâorigine non biologique, dans la directive (UE) 2018/2001 du Parlement européen et du Conseil du 11 décembre 2018 relative à la promotion de lâutilisation de lâénergie produite à partir de sources renouvelables (refonte) et dans la directive (UE) 2023/2413 du Parlement européen et du Conseil du 18 octobre 2023 modifiant la directive (UE) 2018/2001 , le règlement (UE) 2018/1999 et la directive 98/70/CE en ce qui concerne la promotion de lâénergie produite à partir de sources renouvelables, et abrogeant la directive (UE) 2015/652 du Conseil et ses actes délégués ou dâexécution ; 3° les investissements dans les équipements et les machines utilisant de lâhydrogène et dans les infrastructures dédiées visées à lâarticle 2, point 29°, alinéa 2, deuxième phrase, transportant lâhydrogène produit à partir de lâélectricité et qui ne remplit pas les conditions pour être considéré comme de lâhydrogène renouvelable, dans la mesure où il peut être démontré que lâhydrogène à base dâélectricité utilisé ou transporté permet de réduire les émissions de gaz à effet de serre tout au long du cycle de vie dâau moins 70 pour cent par rapport à un combustible fossile de référence de 94 g de CO 2 eq/MJ (2 256 tCO 2 eq/tH2). Pour déterminer les réductions dâémissions de gaz à effet de serre tout au long du cycle de vie au titre du présent point, les émissions de gaz à effet de serre liées à la production dâélectricité servant à produire de lâhydrogène sont déterminées par lâunité de production marginale dans la zone de dépôt des offres où lâélectrolyseur est situé, au cours des périodes de règlement des déséquilibres où lâélectrolyseur consomme de lâélectricité provenant du réseau. Seul lâhydrogène remplissant les conditions énoncées à lâalinéa 1 er est utilisé ou transporté tout au long de la durée de vie de lâinvestissement. Lâentreprise sâengage à cet effet. (4) Sont seuls éligibles à lâaide les investissements qui permettent la mise en Åuvre dâun projet qui conduit à un renforcement de la protection environnementale des activités du bénéficiaire : 1° au-delà des normes de lâUnion européenne ou nationales en vigueur ; ou 2° en lâabsence de normes de lâUnion européenne ou nationales ; ou 3° pour se conformer à des normes de lâUnion européenne ou nationales qui ont été adoptées mais ne sont pas encore en vigueur, pour autant que lâinvestissement en question soit mis en Åuvre et finalisé au moins dix-huit mois avant la date dâentrée en vigueur de la norme concernée. Pour les projets liés à des infrastructures dédiées visées à lâarticle 2, point 29°, alinéa 2, deuxième phrase, ou impliquant de telles infrastructures, pour lâhydrogène au sens du paragraphe 3, la chaleur résiduelle ou le CO 2 ou les projets incluant un raccordement à des infrastructures énergétiques pour lâhydrogène au sens du paragraphe 3, la chaleur résiduelle ou le CO 2 , lâaugmentation de la protection de lâenvironnement visée à lâalinéa 1 er peut également être due à des activités dâune autre entité intervenant dans la chaîne dâinfrastructures. (5) Les investissements dans le captage et le transport de CO 2 remplissent les conditions cumulatives suivantes : 1° le captage ou le transport du CO 2 , y compris des éléments individuels de la chaîne CSC ou CUC, sont intégrés dans une chaîne CSC ou CUC complète ; 2° la valeur actuelle nette du projet dâinvestissement sur sa durée de vie est négative. Aux fins du calcul de la valeur actuelle nette du projet, les coûts évités des émissions de CO 2 sont pris en considération ; 3° les coûts admissibles sont exclusivement les coûts dâinvestissement supplémentaires découlant du captage du CO 2 provenant dâune installation émettrice de CO 2 , soit dâune installation industrielle ou dâune centrale électrique, ou directement de lâair ambiant, ainsi que du transport des émissions de CO 2 captées. (6) Lorsque lâaide vise à réduire ou à éviter les émissions directes, elle ne déplace pas simplement les émissions concernées dâun secteur à lâautre et permet de réduire globalement les émissions visées. En particulier, lorsque lâaide vise à réduire les émissions de gaz à effet de serre, elle ne déplace pas simplement ces émissions dâun secteur à lâautre et les réduit globalement. (7) Aucune aide ne peut être octroyée pour des investissements qui sont réalisés afin de garantir que les entreprises se conforment simplement aux normes de lâUnion européenne ou nationales en vigueur. (8) Les coûts admissibles à lâaide sont les coûts dâinvestissement directement liés à la réalisation dâun niveau plus élevé de protection de lâenvironnement. Sont toutefois exclus les coûts dâinvestissement relatifs aux bâtiments, terrains, véhicules ou matériels roulants. (9) Toutefois, lorsque lâinvestissement pour lequel une aide est octroyée consiste en lâinstallation dâun composant additionnel dans une installation déjà existante, pour laquelle il nây a pas dâinvestissement contrefactuel moins respectueux de lâenvironnement, les coûts admissibles sont les coûts dâinvestissement totaux. Sont toutefois exclus les coûts dâinvestissement relatifs aux bâtiments, terrains, véhicules ou matériels roulants. En outre, lorsque lâinvestissement pour lequel lâaide est octroyée consiste en la construction dâinfrastructures dédiées visées à lâarticle 2, point 29°, alinéa 2, deuxième phrase, pour lâhydrogène au sens du paragraphe 3, la chaleur résiduelle ou le CO 2 , qui est nécessaire pour permettre dâaugmenter le niveau de protection de lâenvironnement visé aux paragraphes 4 et 5, les coûts admissibles sont les coûts totaux dâinvestissement. Les coûts liés à la construction ou à la modernisation dâinfrastructures de stockage, à lâexception des installations de stockage dâhydrogène renouvelable et dâhydrogène relevant du paragraphe 3, alinéa 1 er , point 3°, ne sont pas admissibles. Les coûts non directement liés à une augmentation du niveau de protection de lâenvironnement ne sont pas admissibles. (10) Lâintensité de lâaide nâexcède pas 20 pour cent des coûts admissibles. Lorsque lâinvestissement, sauf sâil repose sur lâutilisation de biomasse, résulte en une réduction de 100 pour cent des émissions directes de gaz à effet de serre, lâintensité de lâaide peut atteindre 25 pour cent. Dans le cas des investissements CUC ou CSC, lâintensité de lâaide nâexcède pas 15 pour cent des coûts admissibles. Lâintensité de lâaide peut toutefois être majorée de 5 points de pourcentage pour les aides octroyées aux moyennes entreprises et de 10 points de pourcentage pour celles octroyées aux petites entreprises. Elle peut également être majorée de 2,5 points de pourcentage pour les investissements effectués dans des zones assistées. (11) Dans les cas visés au paragraphe 9, les intensités dâaide et majorations énoncées au paragraphe 10 sont doublées. (12) Lorsque lâaide est octroyée dans le cadre dâune procédure de mise en concurrence, lâintensité de lâaide peut atteindre un maximum de 100 pour cent des coûts admissibles au sens du paragraphe 8 ou 9. (13) Lâaide est octroyée uniquement dans le cadre de procédures dâappel à projets ou de mise en concurrence organisées par le ministre. Un appel à manifestation dâintérêt peut précéder celles-ci. Dans le respect de la présente loi, le ministre définit les modalités de la procédure dâappel à projets ou de mise en concurrence dans un cahier des charges. Celui-ci définit : 1° la date limite de soumission des demandes dâaides ; 2° le budget alloué à la procédure dâappel à projets ou de mise en concurrence, dans la limite de 40 000 000 dâeuros ; 3° le cas échéant, le volume alloué à la procédure dâappel à projets ou de mise en concurrence ; 4° le cas échéant, les restrictions quant aux types de projets éligibles. Ces restrictions peuvent porter sur certaines thématiques, secteurs économiques ou technologies ou être dâordre technique ; 5° le cas échéant, le montant dâaide maximal par entreprise ; 6° pour les procédures de mise en concurrence, lâunité de protection de lâenvironnement à fournir ; 7° pour les procédures de mise en concurrence, le cas échéant : a) lâintensité dâaide maximale ; b) le montant dâaide maximal pouvant être demandé par une entreprise par unité de protection de lâenvironnement à fournir. (14) Les demandes dâaides des entreprises sont soumises selon les modalités prévues à lâarticle 13. Sous peine dâirrecevabilité, elles contiennent, sans préjudice des informations supplémentaires éventuellement exigées dans le cahier des charges, lâensemble des informations qui y sont visées. (15) Dans le cadre des procédures dâappel à projets, les projets sont sélectionnés en fonction de la date de la demande dâaide dans lâordre de leur soumission. La date à laquelle la demande dâaide est complète fait foi. Le ministre demande lâavis de la commission consultative visée à lâarticle 17 lorsque les conditions prévues en son paragraphe 1 er sont réunies. (16) Dans le cadre des procédures de mise en concurrence, les projets sont classés par ordre croissant des montants dâaide demandés rapportés à lâunité de protection de lâenvironnement à fournir. Le ministre demande lâavis de la commission consultative visée à lâarticle 17 indépendamment du montant dâaide. Lorsque le budget alloué à la procédure de mise en concurrence ne permet pas de financer lâensemble des projets, les projets sont sélectionnés dans lâordre croissant du classement établi en application de lâalinéa 1 er , jusquâà lâépuisement du budget alloué à la procédure de mise en concurrence. Lorsque le budget alloué à la procédure de mise en concurrence permet de financer lâensemble des projets et que le nombre de projets éligibles est supérieur à dix, un maximum de 90 pour cent des projets sont sélectionnés. Si le nombre de projets éligibles est égal ou inférieur à dix, un minimum dâun projet nâest pas sélectionné. Les projets sont sélectionnés dans lâordre croissant du classement établi en application de lâalinéa 1 er , à concurrence des seuils visés par le présent alinéa. (17) Un projet qui nâa pas été sélectionné dans le cadre dâune procédure de mise en concurrence ne peut être soumis dans le cadre dâune procédure dâappel à projets. (18) Par dérogation aux paragraphes 12 à 17, lâaide peut être octroyée à des petites et moyennes entreprises sur simple demande lorsquâelle est inférieure à 100 000 euros. â - 6 Verify source ↗
Art. 6.
AI-assisted research summary: This article lets an enterprise receive aid for buying, leasing, or transforming new zero-emission road vehicles, subject to conditions.
Art. 6. Aide à lâinvestissement en faveur de lâacquisition de véhicules routiers à émission nulle neufs et de la transformation de véhicules routiers (1) Selon les conditions prévues au présent article, une aide peut être octroyée à une entreprise qui réalise un investissement en faveur de lâachat ou de la location de véhicules routiers à émission nulle neufs de la catégorie N1 à N3 ou de la transformation de véhicules routiers pour quâils puissent être considérés comme des véhicules routiers à émission nulle. Sont considérés comme des véhicules neufs, des véhicules de la catégorie N1 à N3 : 1° lorsquâils sont soumis à lâobligation dâimmatriculation conformément à lâarticle 4, paragraphe 2, de la loi modifiée du 14 février 1955 concernant la réglementation de la circulation sur toutes les voies publiques et ont été mis en circulation pour la première fois au Grand-Duché de Luxembourg. Lâentreprise requérante est inscrite dans le certificat dâimmatriculation en tant que titulaire du certificat, détenteur ou propriétaire du véhicule au plus tard douze mois après la première mise en circulation du véhicule ; 2° lorsquâils ne sont pas soumis à lâobligation dâimmatriculation conformément à lâarticle 4, paragraphe 2, de la loi modifiée du 14 février 1955 concernant la réglementation de la circulation sur toutes les voies publiques et sont nouvellement acquis et inscrits en tant quâactifs immobilisés dans les comptes de lâentreprise requérante. En cas de transformation du véhicule, lâentreprise requérante est inscrite dans le certificat dâimmatriculation en tant que titulaire du certificat, détenteur ou propriétaire du véhicule au plus tard six mois après la réception isolée de la transformation. (2) Lâaide nâest octroyée que pour lâachat ou la location de véhicules routiers à émission nulle neufs ainsi que pour la transformation de véhicules leur permettant dâêtre considérés comme des véhicules routiers à émission nulle qui sont : 1° immatriculés au nom de lâentreprise requérante en tant que titulaire du certificat, détenteur ou propriétaire du véhicule pendant une durée minimale de cinq ans, lorsque les véhicules sont soumis à lâobligation dâimmatriculation. En cas de transformation de véhicules, ce délai court à compter de la réception isolée de la transformation ; 2° inscrits en tant quâactifs immobilisés dans les comptes de lâentreprise requérante pour une durée minimale de cinq ans, lorsque les véhicules ne sont pas soumis à lâobligation dâimmatriculation. (3) Les coûts admissibles sont les suivants : 1° en ce qui concerne les investissements consistant en lâachat de véhicules routiers à émission nulle, les coûts supplémentaires liés à lâachat du véhicule routier à émission nulle. Ils sont calculés comme étant la différence entre les coûts dâinvestissement liés à lâachat du véhicule routier à émission nulle et les coûts dâinvestissement liés à lâachat dâun véhicule de la même catégorie qui est conforme aux normes de lâUnion européenne ou nationales applicables déjà en vigueur et qui aurait été acquis sans lâaide ; 2° en ce qui concerne les investissements consistant en la location de véhicules routiers à émission nulle, les coûts supplémentaires liés à la location du véhicule routier à émission nulle. Ils sont calculés comme étant la différence entre la valeur actuelle nette liée à la location du véhicule routier à émission nulle et la valeur actuelle nette liée à la location dâun véhicule de la même catégorie qui est conforme aux normes de lâUnion européenne ou nationales applicables déjà en vigueur et qui aurait été loué sans lâaide. Aux fins de la détermination des coûts admissibles, les coûts dâexploitation liés à lâexploitation du véhicule routier, y compris les coûts de lâénergie, les coûts dâassurance et les coûts dâentretien, ne sont pas pris en considération, quâils soient ou non inclus dans le contrat de location ; 3° en ce qui concerne les investissements consistant en la transformation de véhicules routiers leur permettant dâêtre considérés comme des véhicules routiers à émission nulle, les coûts de lâinvestissement dans la transformation. Les coûts admissibles pour lâachat, la location ou la transformation dâun véhicule routier sont plafonnés à un montant qui est fixé par règlement grand-ducal pour les différentes catégories, le nombre dâessieux ou la conception de véhicules routiers. (4) Lâintensité de lâaide sâélève à un maximum de 100 pour cent des coûts admissibles. (5) Lâaide est octroyée dans le cadre de procédures de mise en concurrence organisées par le ministre après avoir demandé lâavis du ministre ayant les Transports dans ses attributions. Un appel à manifestation dâintérêt peut précéder celles-ci. Dans le respect de la présente loi, le ministre définit les modalités de procédure de mise en concurrence dans un cahier des charges. Celui-ci définit : 1° la date limite de soumission des demandes dâaides ; 2° le budget alloué à la procédure de mise en concurrence, dans la limite de 20 000 000 dâeuros ; 3° le cas échéant, les restrictions quant aux types de projets éligibles. Ces restrictions peuvent porter sur les différentes catégories de véhicules routiers à émission nulle, leur nombre dâessieux, leur technologie ou leur conception, sur les seuls achat, location ou transformation de véhicules routiers ainsi que sur le nombre de véhicules routiers ; 4° le cas échéant, le montant dâaide maximal par entreprise ; 5° le cas échéant, lâintensité dâaide maximale ; 6° le cas échéant, le montant dâaide maximal pouvant être demandé par une entreprise par véhicule routier à émission nulle. Les demandes dâaides des entreprises sont soumises selon les modalités prévues à lâarticle 13. Sous peine dâirrecevabilité, elles contiennent, sans préjudice des informations supplémentaires éventuellement exigées dans le cahier des charges, lâensemble des informations qui y sont visées. Les projets sont classés par ordre croissant des montants dâaide demandés rapportés au nombre de véhicules routiers à émission nulle. Le ministre demande lâavis de la commission consultative visée à lâarticle 17 indépendamment du montant dâaide. Lorsque le budget alloué à la procédure de mise en concurrence ne permet pas de financer lâensemble des projets, les projets sont sélectionnés dans lâordre croissant du classement établi en application de lâalinéa 4, jusquâà lâépuisement du budget alloué à la procédure de mise en concurrence. Lorsque le budget alloué à la procédure de mise en concurrence permet de financer lâensemble des projets et que le nombre de projets éligibles est supérieur à dix, un maximum de 90 pour cent des projets sont sélectionnés. Si le nombre de projets éligibles est égal ou inférieur à dix, un minimum dâun projet nâest pas sélectionné. Les projets sont sélectionnés dans lâordre croissant du classement établi en application de lâalinéa 4, à concurrence des seuils visés par le présent alinéa. (6) Par dérogation aux paragraphes 4 et 5, lâaide pour lâachat ou la location de véhicules routiers à émission nulle ou la transformation de véhicules routiers leur permettant dâêtre considérés comme des véhicules routiers à émission nulle peut être octroyée à des petites et moyennes entreprises sur simple demande. Lâintensité de lâaide nâexcède pas : 1° 60 pour cent des coûts admissibles sâagissant des petites entreprises ; 2° 50 pour cent des coûts admissibles sâagissant des moyennes entreprises. Lâaide est limitée à cinq véhicules routiers par entreprise et nâexcède pas 300 000 euros par entreprise. â - 7 Verify source ↗
Art. 7.
AI-assisted research summary: This article sets conditions for aid for investments improving energy efficiency outside buildings, and bars aid for fossil-fuel equipment and some compliance investments.
Art. 7. Aide à lâinvestissement en faveur des mesures promouvant lâefficacité énergétique en dehors des bâtiments (1) Selon les conditions prévues au présent article, une aide peut être octroyée à une entreprise qui réalise un investissement améliorant lâefficacité énergétique ailleurs que dans les bâtiments. (2) La réduction de la consommation dâénergie finale sâélève à un minimum de : 1° 20 pour cent ; ou 2° 250 mégawattheures par an par rapport au scénario de référence. (3) Le présent article ne sâapplique pas aux aides à la cogénération ni aux aides aux réseaux de chaleur ou de froid. (4) Aucune aide nâest octroyée pour les investissements réalisés pour se mettre en conformité avec des normes de lâUnion européenne ou nationales qui ont été adoptées et sont en vigueur. Toutefois, des aides peuvent être octroyées au titre du présent article pour des investissements réalisés pour se mettre en conformité avec des normes de lâUnion européenne ou nationales qui ont été adoptées mais qui ne sont pas encore en vigueur, pour autant que lâinvestissement soit mis en Åuvre et finalisé au moins dix-huit mois avant la date dâentrée en vigueur de la norme. (5) Lâinstallation dâéquipements énergétiques alimentés par des combustibles fossiles, y compris du gaz naturel, ne peut faire lâobjet dâune aide. (6) Les coûts admissibles sont les coûts dâinvestissement totaux directement liés à la réalisation dâun niveau plus élevé de protection de lâenvironnement. Sont toutefois exclus les coûts dâinvestissement relatifs aux bâtiments, terrains, véhicules ou matériels roulants. (7) Toutefois, lorsque lâinvestissement consiste en un investissement clairement identifiable visant exclusivement à améliorer lâefficacité énergétique, pour lequel il nây a pas dâinvestissement contrefactuel moins efficace sur le plan énergétique, les coûts admissibles sont les coûts dâinvestissement totaux. Sont toutefois exclus les coûts dâinvestissement relatifs aux bâtiments, terrains, véhicules ou matériels roulants. Les coûts non directement liés à lâaugmentation du niveau dâefficacité énergétique ne sont pas admissibles. (8) Lâintensité de lâaide nâexcède pas 15 pour cent des coûts admissibles. Lâintensité de lâaide peut toutefois être majorée de 10 points de pourcentage pour les aides octroyées aux petites entreprises et de 5 points de pourcentage pour celles octroyées aux moyennes entreprises. Elle peut également être majorée de 2,5 points de pourcentage pour les investissements effectués dans des zones assistées. (9) Dans le cas visé au paragraphe 7, les intensités dâaide et majorations énoncées au paragraphe 8 sont doublées. (10) Lorsque lâaide est octroyée dans le cadre dâune procédure de mise en concurrence, lâintensité de lâaide peut atteindre un maximum de 100 pour cent des coûts admissibles visés au paragraphe 6 ou 7. (11) Lâaide est octroyée uniquement dans le cadre de procédures dâappel à projets ou de mise en concurrence organisées par le ministre. Un appel à manifestation dâintérêt peut précéder celles-ci. Dans le respect de la présente loi, le ministre définit les modalités de la procédure dâappel à projets ou de mise en concurrence dans un cahier des charges. Celui-ci définit : 1° la date limite de soumission des demandes dâaides ; 2° le budget alloué à la procédure dâappel à projets ou de mise en concurrence, dans la limite de 40 000 000 dâeuros ; 3° le cas échéant, le volume alloué à la procédure dâappel à projets ou de mise en concurrence ; 4° le cas échéant, les restrictions quant aux types de projets éligibles. Ces restrictions peuvent porter sur certains secteurs économiques ou technologies ou être dâordre technique ; 5° le cas échéant, le montant dâaide maximal pouvant être octroyé à une entreprise dans le cadre de la procédure dâappel à projets ou de mise en concurrence ; 6° pour les procédures de mise en concurrence, le cas échéant : a) lâintensité dâaide maximale ; b) le montant dâaide maximal pouvant être demandé par une entreprise par unité dâénergie économisée. (12) Les demandes dâaides des entreprises sont soumises selon les modalités prévues à lâarticle 13. Sous peine dâirrecevabilité, elles contiennent, sans préjudice des informations supplémentaires éventuellement exigées dans le cahier des charges, lâensemble des informations qui y sont visées. (13) Dans le cadre des procédures dâappel à projets, les projets sont sélectionnés en fonction de la date de la demande dâaide dans lâordre de leur soumission. La date à laquelle la demande dâaide est complète fait foi. Le ministre demande lâavis de la commission consultative visée à lâarticle 17 lorsque les conditions prévues en son paragraphe 1 er sont réunies. (14) Dans le cadre des procédures de mise en concurrence, les projets sont classés par ordre croissant des montants dâaide demandés rapportés à lâunité dâénergie économisée. Le ministre demande lâavis de la commission consultative visée à lâarticle 17 indépendamment du montant dâaide. Lorsque le budget alloué à la procédure de mise en concurrence ne permet pas de financer lâensemble des projets, les projets sont sélectionnés dans lâordre croissant du classement établi en application de lâalinéa 1 er , jusquâà lâépuisement du budget alloué à la procédure de mise en concurrence. Lorsque le budget alloué à la procédure de mise en concurrence permet de financer lâensemble des projets et que le nombre de projets éligibles est supérieur à dix, un maximum de 90 pour cent des projets sont sélectionnés. Si le nombre de projets éligibles est égal ou inférieur à dix, un minimum dâun projet nâest pas sélectionné. Les projets sont sélectionnés dans lâordre croissant du classement établi en application de lâalinéa 1 er , à concurrence des seuils visés par le présent alinéa. (15) Un projet qui nâa pas été sélectionné à lâissue dâune procédure de mise en concurrence ne peut être soumis dans le cadre dâune procédure dâappel à projets. (16) Par dérogation aux paragraphes 10 à 15, lâaide peut être octroyée à des petites et moyennes entreprises sur simple demande lorsquâelle est inférieure à 100 000 euros. â - 8 Verify source ↗
Art. 8.
AI-assisted research summary: This article sets conditions for investment aid for renewable energy, renewable hydrogen, storage, biogas/biomethane, biomass fuels, and high-efficiency cogeneration, including tender-based aid limits and several exclusions.
Art. 8. Aide à lâinvestissement en faveur de la promotion de lâénergie produite à partir de sources dâénergies renouvelables, de lâhydrogène renouvelable et de la cogénération à haut rendement (1) Selon les conditions prévues au présent article, une aide peut être octroyée à une entreprise qui réalise un investissement en faveur de la promotion de lâénergie produite à partir de sources dâénergies renouvelables, de lâhydrogène renouvelable et de la cogénération à haut rendement, à lâexception de lâélectricité produite à partir dâhydrogène renouvelable. (2) Les aides à lâinvestissement en faveur de projets de stockage dâélectricité ne sont octroyées quâaux projets combinés dâénergies renouvelables et de stockage, soit à une solution dite « derrière le compteur », à condition que les deux éléments soient des composants dâun seul investissement ou lorsque le stockage est connecté à une installation de production dâénergie renouvelable existante. Le composant « stockage » absorbe au moins 75 pour cent de son énergie à partir dâune installation de production dâénergie renouvelable directement connectée, sur une base annuelle. Tous les composants de lâinvestissement portant sur la production et le stockage dâénergie sont considérés comme constituant un seul projet intégré aux fins de la vérification de la conformité avec les seuils fixés à lâarticle 1 er . Les mêmes règles sâappliquent au stockage thermique directement relié à une installation de production dâénergie renouvelable. (3) Les aides à lâinvestissement en faveur de la production et du stockage de biogaz, y compris de biométhane, et de combustibles ou de carburants issus de la biomasse ne sont octroyées que dans la mesure où les carburants ou combustibles bénéficiant dâune aide sont conformes aux critères de durabilité et de réduction des émissions de gaz à effet de serre de la directive (UE) 2018/2001 du Parlement européen et du Conseil du 11 décembre 2018 relative à la promotion de lâutilisation de lâénergie produite à partir de sources renouvelables (refonte) et de la directive (UE) 2023/2413 du Parlement européen et du Conseil du 18 octobre 2023 modifiant la directive (UE) 2018/2001 , le règlement (UE) 2018/1999 et la directive 98/70/CE en ce qui concerne la promotion de lâénergie produite à partir de sources renouvelables, et abrogeant la directive (UE) 2015/652 du Conseil et de ses actes dâexécution ou actes délégués et sont fabriqués à partir des matières premières répertoriées à lâannexe IX de ladite directive. Au moins 75 pour cent de la teneur en combustibles du composant « stockage » provient directement dâinstallations de production de biogaz, y compris de biométhane, et de carburants à partir de biomasse, sur une base annuelle. Tous les composants de lâinvestissement portant sur la production et le stockage dâénergie sont considérés comme constituant un seul projet intégré aux fins de la vérification de la conformité avec les seuils fixés à lâarticle 1 er . (4) Les aides à lâinvestissement en faveur de la production dâhydrogène ne sont octroyées que pour les installations produisant exclusivement de lâhydrogène renouvelable. Pour les projets faisant appel à lâhydrogène renouvelable et consistant en un électrolyseur et des unités de production dâénergie renouvelable derrière un seul point de raccordement au réseau, la puissance de lâélectrolyseur ne dépasse pas la capacité combinée des unités de production dâénergie renouvelable. Les aides à lâinvestissement peuvent couvrir des infrastructures dédiées en vue du transport ou de la distribution dâhydrogène renouvelable, ainsi que des installations de stockage de lâhydrogène renouvelable. (5) Les aides à lâinvestissement en faveur dâunités de cogénération à haut rendement ne sont octroyées que dans la mesure où elles permettent des économies dâénergie primaire globales par rapport à la production séparée de chaleur et dâélectricité prévue par la directive 2012/27/UE du Parlement européen et du Conseil du 25 octobre 2012 relative à lâefficacité énergétique, modifiant les directives 2009/125/CE et 2010/30/UE et abrogeant les directives 2004/8/CE et 2006/32/CE . Les aides à lâinvestissement en faveur des projets de stockage de lâélectricité et de stockage thermique directement liés à la cogénération à haut rendement à partir de sources dâénergies renouvelables sont octroyées dans les conditions prévues au paragraphe 2. (6) Les aides à lâinvestissement en faveur de la cogénération à haut rendement ne sont octroyées que si elles ne concernent pas les installations de cogénération à combustibles fossiles, à lâexception du gaz naturel lorsque le respect des objectifs climatiques pour 2030 et 2050 est assuré conformément à la section 4.30 de lâannexe I du règlement délégué (UE) 2021/2139 de la Commission du 4 juin 2021 complétant le règlement (UE) 2020/852 du Parlement européen et du Conseil par les critères dâexamen technique permettant de déterminer à quelles conditions une activité économique peut être considérée comme contribuant substantiellement à lâatténuation du changement climatique ou à lâadaptation à celui-ci et si cette activité économique ne cause de préjudice important à aucun des autres objectifs environnementaux. (7) Les aides à lâinvestissement sont octroyées pour des puissances nouvellement installées ou rénovées. Le montant de lâaide est indépendant de la production. (8) Les coûts admissibles sont les coûts totaux dâinvestissement. (9) Lâintensité de lâaide nâexcède pas : 1° 45 pour cent des coûts admissibles pour les investissements dans la production de sources dâénergies renouvelables, y compris les pompes à chaleur conformes à lâannexe VII de la directive (UE) 2018/2001 du Parlement européen et du Conseil du 11 décembre 2018 relative à la promotion de lâutilisation de lâénergie produite à partir de sources renouvelables (refonte), lâhydrogène renouvelable et la cogénération à haut rendement à partir de sources dâénergies renouvelables ; 2° 30 pour cent des coûts admissibles pour tout autre investissement couvert par le présent article. Elle peut toutefois être majorée de 20 points de pourcentage pour les aides octroyées aux petites entreprises et de 10 points de pourcentage pour celles octroyées aux moyennes entreprises. (10) Lâintensité de lâaide peut atteindre un maximum de 100 pour cent des coûts admissibles lorsque lâaide est octroyée dans le cadre de procédures de mise en concurrence organisées par le ministre. Un appel à manifestation dâintérêt peut précéder celles-ci. Dans le respect de la présente loi, le ministre définit les modalités de la procédure de mise en concurrence dans un cahier des charges. Celui-ci définit : 1° la date limite de soumission des demandes dâaides ; 2° le budget alloué à la procédure de mise en concurrence, dans la limite de 40 000 000 dâeuros ; 3° le cas échéant, le volume alloué à la procédure de mise en concurrence ; 4° le cas échéant, les restrictions quant aux types de projets éligibles. Ces restrictions peuvent porter sur certains secteurs économiques ou technologies ou être dâordre technique ; 5° le cas échéant, le montant dâaide maximal par entreprise ; 6° le cas échéant, lâintensité dâaide maximale ; 7° le cas échéant, le montant dâaide maximal pouvant être demandé par lâentreprise par unité de puissance installée, exprimée en kilowatt, pour la production dâénergie à partir de sources dâénergies renouvelables, dâhydrogène renouvelable ou de cogénération à haut rendement. Les demandes dâaides des entreprises sont soumises selon les modalités prévues à lâarticle 13. Sous peine dâirrecevabilité, elles contiennent, sans préjudice des informations supplémentaires éventuellement exigées dans le cahier des charges, lâensemble des informations qui y sont visées. Les projets sont classés par ordre croissant des montants dâaide demandés rapportés à lâunité de puissance installée, exprimée en kilowatt, pour la production dâénergie à partir de sources dâénergies renouvelables, dâhydrogène renouvelable ou de cogénération à haut rendement. Le ministre demande lâavis de la commission consultative visée à lâarticle 17 indépendamment du montant dâaide. Lorsque le budget alloué à la procédure de mise en concurrence ne permet pas de financer lâensemble des projets, les projets sont sélectionnés dans lâordre croissant du classement établi en application de lâalinéa 1 er , jusquâà lâépuisement du budget alloué à la procédure de mise en concurrence. Lorsque le budget alloué à la procédure de mise en concurrence permet de financer lâensemble des projets et que le nombre de projets éligibles est supérieur à dix, un maximum de 90 pour cent des projets sont sélectionnés. Si le nombre de projets éligibles est égal ou inférieur à dix, un minimum dâun projet nâest pas sélectionné. Les projets sont sélectionnés dans lâordre croissant du classement établi en application de lâalinéa 1 er , à concurrence des seuils visés par le présent alinéa. (11) Les projets ayant une puissance égale ou supérieure à 500 kilowatts sélectionnés à lâissue de la procédure de mise en concurrence sont assujettis à une garantie bancaire dâexécution. Sans préjudice de lâarticle 25, les entreprises requérantes, dont les projets ayant une puissance inférieure à 500 kilowatts sélectionnés à lâissue de la procédure de mise en concurrence ne sont pas réalisés selon les conditions prévues dans le cahier des charges, ne sont pas admises à participer aux procédures de mise en concurrence en vue de lâoctroi dâune aide à lâinvestissement ou au fonctionnement en faveur de la promotion de lâénergie produite à partir de sources dâénergies renouvelables organisées par le Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg pendant un délai de vingt-quatre mois à compter du constat du non-respect par le ministre. (12) Un projet qui nâa pas été sélectionné dans le cadre dâune procédure de mise en concurrence ne peut se voir octroyer une aide sur simple demande. (13) Les aides en faveur dâinstallations solaires photovoltaïques ne sont octroyées que dans le cadre dâune procédure de mise en concurrence visée au paragraphe 10. Toutefois, cette exigence ne sâapplique pas aux projets dans lesquels les installations solaires photovoltaïques font partie intégrante dâun concept énergétique global. Aucune aide ne peut être octroyée en faveur dâinstallations solaires photovoltaïques inférieures ou égales à 30 kilowatts crête. (14) Les aides en faveur de la cogénération à haut rendement utilisant du gaz naturel ne sont octroyées que dans le cadre dâune procédure de mise en concurrence visée au paragraphe 10. â - 9 Verify source ↗
Art. 9.
AI-assisted research summary: This article allows aid for companies investing in efficient heat or cold networks, subject to detailed conditions and an application process led by the minister.
Art. 9. Aide à lâinvestissement en faveur des réseaux de chaleur ou de froid efficaces (1) Selon les conditions prévues au présent article, une aide peut être octroyée à une entreprise qui réalise un investissement en faveur de la construction, de lâextension ou de la modernisation de réseaux de chaleur ou de froid efficaces, y compris la construction, lâextension ou la modernisation dâinstallations de production de chaleur ou de froid ou de solutions de stockage thermique ou du réseau de distribution ou de transport. (2) Les aides ne sont octroyées quâen faveur de la construction de nouveaux réseaux de chaleur ou de froid utilisant au moins 85 pour cent dâénergie renouvelable, de chaleur fatale ou une combinaison des deux et, à compter du 1 er janvier 2050, utilisant uniquement de lâénergie renouvelable, de la chaleur fatale ou une combinaison des deux. (3) Les aides ne sont octroyées quâen faveur de lâextension ou de la modernisation de réseaux de chaleur ou de froid existants qui sont ou deviennent efficaces sur le plan énergétique, tels que définis à lâarticle 2, point 44°. Lorsque le système nâest toujours pas totalement efficace sur le plan énergétique à la suite des travaux bénéficiant dâun soutien sur le réseau de distribution ou de transport, les mises à niveau supplémentaires nécessaires afin de remplir les conditions pour relever de la définition des réseaux de chaleur ou de froid efficaces commencent, pour les installations de production de chaleur ou de froid bénéficiant de lâaide, dans un délai maximal de trois ans à compter du début des travaux bénéficiant du soutien sur le réseau de distribution ou de transport. (4) Des aides peuvent être octroyées pour la production dâénergie à partir de sources dâénergies renouvelables, y compris la géothermie et les pompes à chaleur conformément à lâannexe VII de la directive (UE) 2018/2001 du Parlement européen et du Conseil du 11 décembre 2018 relative à la promotion de lâutilisation de lâénergie produite à partir de sources renouvelables (refonte), pour la récupération ou pour la cogénération à haut rendement, ainsi que pour les solutions de stockage thermique. Les aides en faveur de la production dâénergie à base de déchets peuvent se fonder soit sur les déchets répondant à la définition des sources dâénergies renouvelables, soit sur les déchets utilisés pour alimenter des installations répondant à la définition de la cogénération à haut rendement. Les déchets utilisés comme combustible pour la production dâénergie ne contournent pas le principe de hiérarchie des déchets tel que défini à lâarticle 4, paragraphe 1 er , de la directive 2008/98/CE du Parlement européen et du Conseil du 19 novembre 2008 relative aux déchets et abrogeant certaines directives. (5) Aucune aide nâest octroyée pour la construction ou la modernisation dâinstallations de production dâénergie à partir de combustibles fossiles, à lâexception du gaz naturel. Les aides à la construction ou à la modernisation des installations de production dâénergie à base de gaz naturel ne peuvent être octroyées que si le respect des objectifs climatiques pour 2030 et 2050 est assuré conformément à la section 4.30 de lâannexe I du règlement délégué (UE) 2021/2139 de la Commission du 4 juin 2021 complétant le règlement (UE) 2020/852 du Parlement européen et du Conseil par les critères dâexamen technique permettant de déterminer à quelles conditions une activité économique peut être considérée comme contribuant substantiellement à lâatténuation du changement climatique ou à lâadaptation à celui-ci et si cette activité économique ne cause de préjudice important à aucun des autres objectifs environnementaux, tel que modifié. (6) Les aides à la modernisation des solutions de stockage thermique et des réseaux de distribution ou de transport qui acheminent la chaleur ou le froid produits à partir de combustibles fossiles ne peuvent être octroyées que si toutes les conditions suivantes sont remplies : 1° le réseau de distribution ou de transport est adapté au transport de chaleur ou de froid produits au moyen de sources dâénergies renouvelables ou de chaleur fatale ou va être adapté à cet effet ; 2° la modernisation nâentraîne pas une augmentation de la production dâénergie à partir de combustibles fossiles, à lâexception du gaz naturel. Dans le cas dâune modernisation de la solution de stockage thermique ou du réseau de distribution ou de transport de chaleur ou de froid produits à partir de gaz naturel, dans la mesure où la modernisation entraîne une augmentation de la production dâénergie à partir de gaz naturel, ces installations de production sont conformes aux objectifs climatiques pour 2030 et 2050, conformément à la section 4.31 de lâannexe I du règlement délégué (UE) 2021/2139 de la Commission du 4 juin 2021 complétant le règlement (UE) 2020/852 du Parlement européen et du Conseil par les critères dâexamen technique permettant de déterminer à quelles conditions une activité économique peut être considérée comme contribuant substantiellement à lâatténuation du changement climatique ou à lâadaptation à celui-ci et si cette activité économique ne cause de préjudice important à aucun des autres objectifs environnementaux. (7) Lâintensité de lâaide peut atteindre 100 pour cent du déficit de financement. Lâaide est limitée au minimum nécessaire pour mener le projet qui en bénéficie. Cette condition est remplie si lâaide correspond au déficit de financement tel que défini à lâarticle 2, point 16°. (8) Lâaide est octroyée uniquement dans le cadre de procédures dâappel à projets organisées par le ministre. Un appel à manifestation dâintérêt peut précéder celles-ci. Dans le respect de la présente loi, le ministre définit les modalités de lâappel à projets dans un cahier des charges. Celui-ci définit : 1° la date limite de soumission des demandes dâaides ; 2° le budget alloué à la procédure dâappel à projets, dans la limite de 40 000 000 dâeuros ; 3° le cas échéant, les restrictions quant aux types de projets éligibles. Ces restrictions peuvent porter sur les seuls réseaux de chaud ou de froid efficaces, certaines technologies ou être dâordre technique ; 4° le cas échéant, le montant dâaide maximal par entreprise ; 5° le cas échéant, le montant dâaide maximal par projet. (9) Les demandes dâaides des entreprises sont soumises selon les modalités prévues à lâarticle 13. Sous peine dâirrecevabilité, elles contiennent, sans préjudice des informations supplémentaires éventuellement exigées dans le cahier des charges, lâensemble des informations qui y sont visées. (10) Les projets sont sélectionnés en fonction de la date de la demande dâaide dans lâordre de leur soumission. La date à laquelle la demande dâaide est complète fait foi. Le ministre demande lâavis de la commission consultative visée à lâarticle 17 lorsque les conditions prévues en son paragraphe 1 er sont réunies. (11) Par dérogation aux paragraphes 8 à 10, lâaide peut être octroyée à des petites et moyennes entreprises sur simple demande lorsquâelle est inférieure à 100 000 euros. â - 10 Verify source ↗
Art. 10.
AI-assisted research summary: This article lets the minister grant investment aid for resource-efficiency and circular-economy projects, subject to conditions and exclusions.
Art. 10. Aide à lâinvestissement en faveur de lâutilisation efficace des ressources et du soutien à la transition vers une économie circulaire (1) Selon les conditions prévues au présent article, une aide peut être octroyée à une entreprise qui réalise un investissement en faveur de lâutilisation efficace des ressources et de la circularité. (2) Lâaide est octroyée en faveur des types dâinvestissements suivants : 1° les investissements visant à améliorer lâutilisation efficace des ressources grâce au moins à lâune des mesures suivantes : a) une réduction nette dâau moins 15 pour cent des ressources consommées pour produire une quantité donnée de résultat, par rapport à un processus de production préexistant utilisé par le bénéficiaire ou à dâautres projets ou activités énumérés au paragraphe 8. Les ressources consommées incluent toutes les ressources matérielles consommées, à lâexception de lâénergie, et la réduction est déterminée en mesurant ou en estimant la consommation avant et après la mise en Åuvre de la mesure dâaide, en tenant compte des conditions extérieures susceptibles dâavoir une incidence sur la consommation des ressources ; b) le remplacement dâau moins 20 pour cent des matières premières primaires par des matières premières secondaires, soit des matières réutilisées ou valorisées, y compris recyclées ; 2° les investissements en faveur de la prévention et de la réduction de la production de déchets, de la préparation à la réutilisation, de la décontamination et du recyclage des déchets produits par le bénéficiaire ou les investissements en faveur de la préparation à la réutilisation, de la décontamination et du recyclage des déchets produits par des tiers et qui, sinon, seraient inutilisés, éliminés ou traités au moyen dâune opération de traitement de priorité inférieure dans la hiérarchie des déchets visée à lâarticle 4, paragraphe 1 er , de la directive 2008/98/CE du Parlement européen et du Conseil du 19 novembre 2008 relative aux déchets et abrogeant certaines directives ou dâune manière moins efficace en ressources, ou qui aboutiraient à une qualité de produits issus du recyclage moindre ; 3° les investissements en faveur de la collecte, du tri, de la décontamination, du prétraitement et du traitement dâautres produits, matières ou substances générés par le bénéficiaire ou par des tiers et qui, sinon, seraient inutilisés ou utilisés dâune manière moins efficace en ressources ; 4° les investissements en faveur de la collecte sélective et du tri des déchets aux fins de la préparation à la réutilisation ou du recyclage. (3) Les investissements dans des bâtiments, des terrains, des véhicules ou du matériel roulant ne peuvent pas bénéficier dâune aide en vertu du présent article. (4) Aucune aide ne peut être octroyée en faveur dâopérations dâélimination et de valorisation des déchets visant à produire de lâénergie en vertu du présent article. (5) Lâaide ne décharge les entreprises qui produisent des déchets dâaucun coût ni dâaucune obligation liés au traitement de déchets qui leur incombe en application du droit de lâUnion européenne ou du droit national, y compris dans le cadre des régimes de responsabilité élargie des producteurs, ou des coûts quâil convient de considérer comme normaux pour une entreprise. (6) Lâaide ne peut pas encourager la production de déchets ni lâaugmentation de lâutilisation des ressources. (7) Aucune aide ne peut être octroyée en faveur dâinvestissements liés à des technologies qui constituent une pratique commerciale établie déjà rentable dans lâensemble de lâUnion européenne. (8) Les coûts admissibles sont les coûts dâinvestissement supplémentaires déterminés en comparant les coûts dâinvestissement totaux du projet avec ceux dâun projet moins respectueux de lâenvironnement et qui peuvent être : 1° un scénario contrefactuel consistant en un investissement comparable dont la réalisation dans un processus de production nouveau ou préexistant est vraisemblable en lâabsence dâaide, et qui ne permet pas dâatteindre le même niveau dâutilisation efficace des ressources ; 2° un scénario contrefactuel consistant en un traitement des déchets selon une procédure de traitement de priorité inférieure dans la hiérarchie des déchets visée à lâarticle 4, paragraphe 1 er , de la directive 2008/98/CE du Parlement européen et du Conseil du 19 novembre 2008 relative aux déchets et abrogeant certaines directives ou un traitement des déchets, des autres produits, matériaux ou substances dâune manière moins efficace en ressources ; 3° un scénario contrefactuel consistant en un investissement comparable dans un processus de production classique utilisant des matières premières primaires ou des matières premières, si le produit secondaire obtenu, soit le produit réutilisé ou valorisé, peut être remplacé sur le plan technique et économique par le produit primaire. Dans toutes les situations énumérées à lâalinéa 1 er , points 1° et 3°, le scénario contrefactuel correspond à un investissement ayant une capacité de production et une durée de vie comparables, qui respecte les normes de lâUnion européenne et nationales déjà en vigueur. Le scénario contrefactuel est crédible à la lumière des exigences juridiques, des conditions du marché et des incitations. Lorsque lâinvestissement consiste en lâinstallation dâun composant additionnel dans une installation déjà existante, pour laquelle il nây a pas dâéquivalent moins respectueux de lâenvironnement, ou lorsque le demandeur de lâaide peut démontrer quâaucun investissement nâaurait lieu en lâabsence dâaide, les coûts admissibles sont les coûts totaux dâinvestissement. (9) Lâintensité de lâaide nâexcède pas 40 pour cent des coûts admissibles. Lâintensité de lâaide peut être majorée de 20 points de pourcentage pour les aides octroyées aux petites entreprises et de 10 points de pourcentage pour celles octroyées aux moyennes entreprises. Elle peut également être majorée de 5 points de pourcentage pour les investissements effectués dans des zones assistées. (10) Aucune aide nâest octroyée pour les investissements réalisés pour se mettre en conformité avec des normes de lâUnion européenne ou nationales qui ont été adoptées et sont en vigueur. Des aides peuvent être octroyées au titre du présent article pour des investissements réalisés pour se mettre en conformité avec des normes de lâUnion européenne ou nationales qui ont été adoptées mais qui ne sont pas encore en vigueur, pour autant que lâinvestissement soit mis en Åuvre et finalisé au moins dix-huit mois avant la date dâentrée en vigueur de la norme. (11) Lâaide est octroyée uniquement dans le cadre de procédures dâappel à projets organisées par le ministre. Un appel à manifestation dâintérêt peut précéder celles-ci. Dans le respect de la présente loi, le ministre définit les modalités de lâappel à projets dans un cahier des charges. Celui-ci définit : 1° la date limite de soumission des demandes dâaides ; 2° le budget alloué à la procédure dâappel à projets, dans la limite de 40 000 000 dâeuros ; 3° le cas échéant, les restrictions quant aux types de projets éligibles. Ces restrictions peuvent porter sur certains investissements visés au paragraphe 2, secteurs économiques ou technologies ou être dâordre technique ; 4° le cas échéant, le montant dâaide maximal par entreprise ; 5° le cas échéant, lâintensité dâaide maximale. (12) Les demandes dâaides des entreprises sont soumises selon les modalités prévues à lâarticle 13. Sous peine dâirrecevabilité, elles contiennent, sans préjudice des informations supplémentaires éventuellement exigées dans le cahier des charges, lâensemble des informations qui y sont visées. (13) Les projets sont sélectionnés en fonction de la date de la demande dâaide dans lâordre de leur soumission. La date à laquelle la demande dâaide est complète fait foi. Le ministre demande lâavis de la commission consultative visée à lâarticle 17 lorsque les conditions prévues en son paragraphe 1 er sont réunies. (14) Par dérogation aux paragraphes 11 à 13, lâaide peut être octroyée à des petites et moyennes entreprises sur simple demande lorsquâelle est inférieure à 100 000 euros. â - 11 Verify source ↗
Art. 11.
AI-assisted research summary: This article allows aid for companies investing in building or modernising energy infrastructure, but sets several limits and conditions.
Art. 11. Aide à lâinvestissement en faveur des infrastructures énergétiques (1) Selon les conditions prévues au présent article, une aide peut être octroyée à une entreprise qui réalise un investissement en faveur de la construction ou de la modernisation dâinfrastructures énergétiques. Le présent article sâapplique indépendamment de la qualification dâaide dâÃtat au sens de lâarticle 107, paragraphe 1 er , du Traité sur le fonctionnement de lâUnion européenne de lâaide visée à lâalinéa 1 er . (2) Aucune aide ne peut être octroyée en faveur dâinfrastructures énergétiques qui, en vertu de la législation relative au marché intérieur de lâénergie, bénéficient dâune dérogation partielle ou totale à lâobligation de respecter les dispositions relatives à lâaccès de tiers au réseau ou aux tarifs réglementés. (3) Aucune aide ne peut être octroyée pour des investissements dans des projets concernant le stockage du gaz et de lâélectricité en vertu du présent article. (4) Les aides en faveur des infrastructures gazières ne peuvent être octroyées que si les infrastructures en question sont consacrées exclusivement à lâutilisation de lâhydrogène ou de gaz dâorigine renouvelable. (5) Les coûts admissibles sont les coûts totaux dâinvestissement. (6) Lâintensité de lâaide peut atteindre un maximum de 100 pour cent du déficit de financement. Lâaide est limitée au minimum nécessaire pour mener le projet qui en bénéficie. Cette condition est remplie si lâaide correspond au déficit de financement tel que défini à lâarticle 2, point 16°. (7) Les aides sont octroyées uniquement dans le cadre de procédures dâappel à projets organisées par le ministre. Un appel à manifestation dâintérêt peut précéder celles-ci. Dans le respect de la présente loi, le ministre définit les modalités de lâappel à projets dans un cahier des charges. Celui-ci définit : 1° la date limite de soumission des demandes dâaides ; 2° le budget alloué à la procédure dâappel à projets, dans la limite de 60 000 000 dâeuros ; 3° le cas échéant, le volume de capacité alloué à la procédure dâappel à projets ; 4° le cas échéant, les restrictions quant aux types de projets éligibles. Ces restrictions peuvent porter sur certaines catégories dâinfrastructures ou dâactifs visés à lâarticle 2, point 29°, ou être dâordre technique ou géographiques ; 5° le cas échéant, le nombre de projets pouvant être sélectionnés à lâissue de la procédure dâappel à projets ; 6° le cas échéant, le montant dâaide maximal par entreprise ; 7° le cas échéant, le montant dâaide maximal par projet. (8) Les demandes dâaides des entreprises sont soumises selon les modalités prévues à lâarticle 13. Sous peine dâirrecevabilité, elles contiennent, sans préjudice des informations supplémentaires éventuellement exigées dans le cahier des charges, lâensemble des informations qui y sont visées. (9) Les projets sont sélectionnés sur la base du montant de lâaide demandé. Le ministre demande lâavis de la commission consultative visée à lâarticle 17 lorsque les conditions prévues en son paragraphe 1 er sont réunies. â - 12 Verify source ↗
Art. 12.
AI-assisted research summary: An aid may be granted to a company for studies or advice services, including energy audits, linked to eligible investments. The aid rate cannot exceed 60%, with possible increases for small and medium-sized companies. No aid is granted for audits done just to comply with Article 11 of the 1993 energy law, unless they are additional audits.
Art. 12. Aide aux études et aux services de conseil sur des questions liées à la protection de lâenvironnement et à lâénergie (1) Selon les conditions prévues au présent article, une aide peut être octroyée à une entreprise pour des études ou des services de conseil, notamment des audits énergétiques, directement liés aux investissements admissibles au bénéfice dâune aide au titre de la présente loi. (2) Lorsque lâentièreté de lâétude ou du service de conseil concerne des investissements admissibles au bénéfice dâune aide au titre de la présente loi, les coûts admissibles sont les coûts de lâétude ou du service de conseil. Lorsque seule une partie dâune étude ou de services de conseil concerne des investissements admissibles au bénéfice dâune aide au titre de la présente loi, les coûts admissibles sont les coûts correspondant à la partie de lâétude ou du service de conseil ayant trait à ces investissements. (3) Lâaide est octroyée indépendamment du fait que les conclusions de lâétude ou du service de conseil sont suivies dâun investissement admissible au bénéfice de lâaide au titre de la présente loi. (4) Lâintensité de lâaide nâexcède pas 60 pour cent des coûts admissibles. Elle peut toutefois être majorée de 20 points de pourcentage pour les études ou les services de conseil entrepris pour le compte de petites entreprises et de 10 points de pourcentage pour les études ou les services de conseil entrepris pour le compte dâentreprises de taille moyenne. (5) Aucune aide nâest octroyée pour les audits énergétiques effectués pour se conformer à lâarticle 11 de la loi modifiée du 5 août 1993 concernant lâutilisation rationnelle de lâénergie, excepté lorsque lâaudit énergétique est effectué en plus des audits énergétiques imposés par ladite loi . â Chapitre 3 - Modalités de demande, dâoctroi et de versement des aides â - 13 Verify source ↗
Art. 13.
AI-assisted research summary: An entreprise seeking aid must submit a written application to the minister through a secure government platform and include the required information.
Art. 13. Modalités de la demande dâaide (1) En vue de lâoctroi de lâaide, lâentreprise soumet une demande écrite au ministre. Sous peine dâirrecevabilité, celle-ci est soumise via une plateforme gouvernementale sécurisée qui requiert une authentification forte et qui garantit lâauthenticité et la non-répudiation de la demande, ainsi que lâidentification du demandeur et contient les informations suivantes : 1° le nom et la description de lâentreprise ; 2° la taille de lâentreprise, conformément à lâannexe I du règlement (UE) n° 651/2014 ; 3° les comptes annuels clôturés des deux derniers exercices fiscaux de lâentreprise requérante et, le cas échéant, de lâentité économique unique dont elle fait partie ; 4° une description technique du projet, y compris de ses dates de début et de fin ; 5° une description de lâimpact du projet sur la protection de lâenvironnement ; 6° la localisation du projet ; 7° une description des modalités dâexploitation de lâactif faisant lâobjet de lâaide ; 8° la liste des coûts totaux du projet ; 9° le cas échéant, la liste des coûts admissibles du projet ; 10° un plan dâaffaires du projet contenant les coûts et recettes escomptés et étayant les hypothèses avancées, excepté pour les aides inférieures à 100 000 euros et les aides prévues aux articles 6 et 12 ; 11° un plan de financement dont il ressort que lâentreprise requérante dispose des fonds propres nécessaires pour co-financer le projet au regard de son envergure financière ; 12° la forme de lâaide et le montant de lâaide demandés ; 13° le relevé dâidentité bancaire de lâentreprise requérante ; 14° lorsquâelle porte sur lâoctroi dâune aide de minimis, une déclaration sur lâhonneur portant sur dâautres aides de minimis éventuellement reçues conformément au règlement (UE) 2023/2831 ou au règlement (UE) n° 1407/2013 de la Commission du 18 décembre 2013 relatif à lâapplication des articles 107 et 108 du traité sur le fonctionnement de lâUnion européenne aux aides de minimis, tel que modifié ; La demande dâaide peut être complétée par tout élément pertinent permettant dâapprécier lâimpact environnemental du projet et lâeffet incitatif de lâaide. (2) Sous peine dâirrecevabilité, la demande dâaide est complétée par les informations suivantes : 1° pour les aides prévues à lâarticle 5 : a) la quantification de lâimpact du projet sur la protection de lâenvironnement par rapport au scénario de référence ; b) la preuve que les conditions prévues en son paragraphe 4 sont remplies ; c) dans lâhypothèse dâun investissement visé au paragraphe 2, alinéa 2, la preuve que le projet remplit les conditions qui y sont énoncées ; d) dans lâhypothèse dâun investissement dans le captage ou le transport de CO 2 , la description de la chaîne CSC ou CUC dans lequel sâintègre le projet ; e) dans lâhypothèse dâun investissement visé au paragraphe 3, une déclaration sur lâhonneur que lâhydrogène ou le carburant dérivé de lâhydrogène remplit les conditions qui y sont énoncées tout au long de la durée de vie du projet ; f) le cas échéant, la preuve de lâabsence dâinvestissement contrefactuel moins respectueux de lâenvironnement au sens du paragraphe 9 ; 2° pour les aides prévues à lâarticle 6 : a) en cas dâachat ou de location : i) un devis portant, selon le cas, sur lâachat ou la location du véhicule routier faisant lâobjet de lâaide ; ii) un devis portant, selon le cas, sur lâachat ou la location dâun véhicule routier de même catégorie moins respectueux de lâenvironnement qui serait acheté ou loué en lâabsence dâaide ; Les devis portant sur la location permettent dâisoler la valeur actuelle nette de celle-ci. b) en cas de transformation, un devis portant sur la transformation du véhicule routier ; 3° pour les aides prévues à lâarticle 7 : a) la quantification de la réduction dâénergie finale par rapport au scénario de référence ; b) le cas échéant, la preuve quâil nâexiste pas dâinvestissement contrefactuel moins efficace sur le plan énergétique au sens du paragraphe 7 ; 4° pour les aides prévues à lâarticle 8 : a) la quantification de la puissance installée ; b) dans lâhypothèse dâun investissement visé au paragraphe 3, une déclaration sur lâhonneur que le biogaz ou les combustibles ou carburants issus de la biomasse remplissent les conditions qui y sont énoncées ; c) dans lâhypothèse dâun investissement en faveur du stockage visé aux paragraphes 2, 3 et 5, la preuve quâau moins 75 pour cent de lâénergie ou de combustibles stockés provient dâinstallations de production directement connectées, sur une base annuelle ; d) dans lâhypothèse dâun investissement en faveur de lâhydrogène renouvelable visé au paragraphe 4 : i) une déclaration sur lâhonneur que lâhydrogène remplit les conditions qui y sont énoncées ; ii) le cas échéant, une déclaration sur lâhonneur que les installations de production faisant lâobjet de lâaide produisent exclusivement de lâhydrogène renouvelable ; iii) le cas échéant, la puissance de lâélectrolyseur et celle des unités de production ; e) dans lâhypothèse dâun investissement visé au paragraphe 5, la quantification des économies dâénergie primaire globales par rapport à la production séparée de chaleur et dâélectricité ; f) dans lâhypothèse dâun investissement dans des installations de cogénération à haut rendement utilisant du gaz naturel, une déclaration sur lâhonneur que le projet remplit les conditions qui sont énoncées au paragraphe 6 ; g) le cas échéant, la description du concept énergétique global dans lequel sâinscrivent les installations solaires photovoltaïques ; 5° pour les aides prévues à lâarticle 9 : a) la quantification de la chaleur ou du froid distribué ou produit par rapport au scénario de référence ; b) en cas de construction dâun nouveau réseau de chaleur ou de froid, une déclaration sur lâhonneur que le réseau de chaleur ou de froid remplit les conditions énoncées au paragraphe 2, accompagnée dâune preuve indiquant les données utilisées pour la conception ; c) en cas de modernisation ou dâextension dâun réseau de chaleur ou de froid existant, une déclaration sur lâhonneur que le réseau de chaleur ou de froid remplit les conditions énoncées au paragraphe 3, alinéa 1 er , accompagnée dâune preuve indiquant les données utilisées pour la conception de la modernisation ou de lâextension et, le cas échéant, une déclaration sur lâhonneur que les mises à niveau supplémentaires seront entreprises dans le délai maximal de trois ans ; d) dans lâhypothèse dâun investissement visé au paragraphe 4, une déclaration sur lâhonneur que le projet remplit les conditions qui y sont énoncées, accompagnée dâune preuve indiquant les données utilisées pour la conception de lâinstallation ; e) dans lâhypothèse dâun investissement en faveur de la production dâénergie à partir de gaz naturel visé au paragraphe 5, une déclaration sur lâhonneur que le projet remplit les conditions qui y sont énoncées, accompagnée dâune preuve indiquant les données utilisées pour la conception de lâinstallation ; f) dans lâhypothèse dâun investissement visé au paragraphe 6, une déclaration sur lâhonneur que le projet remplit les conditions qui y sont énoncées, accompagnée dâune preuve indiquant les données utilisées pour la conception de lâinstallation ; g) la description du scénario contrefactuel et, le cas échéant, le plan dâaffaires de celui-ci contenant les coûts et recettes escomptés et étayant les hypothèses avancées ; 6° pour les aides prévues à lâarticle 10 : a) dans lâhypothèse dâun investissement visé au paragraphe 2, point 1°, la preuve que le projet remplit les conditions qui y sont énoncées et la quantification de la réduction des ressources consommées ou des matières primaires remplacées ; b) dans lâhypothèse dâun investissement visé au paragraphe 2, point 2°, la preuve que le projet remplit les conditions qui y sont énoncées ; c) dans lâhypothèse dâun investissement visé au paragraphe 2, point 3°, la preuve que le projet remplit les conditions qui y sont énoncées ; d) la quantité de déchets produits ou de ressources utilisées avant et après la mise en Åuvre du projet ; e) la preuve que le projet ne met pas en Åuvre des technologies qui constituent une pratique commerciale établie déjà rentable dans lâensemble de lâUnion européenne ; f) le cas échéant, la description du scénario contrefactuel et les coûts dâinvestissement qui y sont liés ; g) le cas échéant, la preuve quâil nây a pas dâéquivalent moins respectueux de lâenvironnement au sens du paragraphe 8, alinéa 3, ou de lâabsence dâun investissement en lâabsence dâaide ; 7° pour les aides prévues à lâarticle 11 : a) pour les investissements visés au paragraphe 4, une déclaration sur lâhonneur que lâinfrastructure en question respecte les conditions qui y sont énoncées ; b) la description du scénario contrefactuel et, le cas échéant, le plan dâaffaires de celui-ci contenant les coûts et recettes escomptés et étayant les hypothèses avancées. â - 14 Verify source ↗
Art. 14.
AI-assisted research summary: If an enterprise does not answer an information request needed to process its aid application within the set reasonable time, the application is declared inadmissible.
Art. 14. Demande dâinformation dans le cadre de lâinstruction de la demande dâaide Lorsque lâentreprise ne répond pas à une demande dâinformation nécessaire à lâinstruction de sa demande dâaide dans un délai raisonnable qui lui a été fixé, celle-ci est déclarée irrecevable. â - 15 Verify source ↗
Art. 15.
AI-assisted research summary: The aid amount or intensity for a project is set based on the aid needed, the coherence and credibility of the business plan, and the project’s financial scale relative to the company’s own funds.
Art. 15. Détermination du montant dâaide à lâexception des aides octroyées dans le cadre dâune procédure de mise en concurrence, sous réserve du respect des intensités ou montants maximaux prévus par la présente loi, le montant ou lâintensité de lâaide dont bénéficie le projet est fixé en fonction : 1° de lâaide nécessaire pour réaliser le projet ; 2° de la cohérence du plan dâaffaires du projet et de la crédibilité des hypothèses qui y sont avancées, excepté pour les aides inférieures à 100 000 euros et les aides prévues aux articles 6 et 12 ; 3° de lâenvergure financière du projet par rapport aux fonds propres de lâentreprise. â - 16 Verify source ↗
Art. 16.
AI-assisted research summary: Aid for the project may be made conditional on a capital increase if the applicant company’s own funds are not enough for the project’s financial scale.
Art. 16. Sécurisation des fonds propres de lâentreprise pour la mise en Åuvre du projet Lâoctroi de lâaide peut être conditionné à une augmentation de capital lorsque les fonds propres de lâentreprise requérante ne sont pas suffisants au regard de lâenvergure financière du projet. â - 17 Verify source ↗
Art. 17.
AI-assisted research summary: For aid decisions above 500,000 euros, an opinion from a consultative commission must be requested first.
Art. 17. Consultation préalable dâune commission consultative (1) Les décisions relatives aux aides supérieures à 500 000 euros ne sont prises quâaprès avoir demandé lâavis dâune commission consultative. (2) La commission consultative peut sâentourer de tous renseignements utiles concernant le projet ou le bénéficiaire, entendre les demandeurs en leurs explications, requérir, le cas échéant, la présentation dâétudes ou dâexpertises indépendantes étayant lâimpact du projet sur la protection de lâenvironnement et se faire assister par des experts. â - 18 Verify source ↗
Art. 18.
AI-assisted research summary: Le ministre doit informer l’entreprise de la complétude de sa demande d’aide dans les 3 mois, avec des délais différents pour les décisions selon le montant de l’aide.
Art. 18. Délai de traitement de la demande dâaide (1) Le ministre informe lâentreprise de la complétude de sa demande dâaide dans un délai de trois mois à compter de la date de celle-ci. (2) Les décisions relatives aux aides inférieures à 100 000 euros interviennent dans un délai de trois mois à compter de la date à laquelle la demande dâaide est complète. Lâabsence de décision dans ce délai vaut acceptation de la demande dâaide. (3) Les décisions relatives aux aides égales ou supérieures à 100 000 euros interviennent au plus tard dans un délai de six mois à compter de la date à laquelle la demande dâaide est complète. (4) Lorsque lâentreprise a reçu une demande dâinformation visée à lâarticle 14, les délais visés aux paragraphes 1 er à 3 sont suspendus jusquâà réception de sa réponse. (5) Les délais visés aux paragraphes 1 er à 3 peuvent être prorogés de six mois en cas de besoin administratif. Lâentreprise en est informée dans les meilleurs délais et au plus tard avant lâécoulement du délai en question. (6) Les paragraphes 1 er à 3 ne sâappliquent pas lorsque les aides sont octroyées dans le cadre dâune procédure de mise en concurrence. Les décisions relatives à ces aides interviennent dans un délai de six mois à compter de la date limite de soumission des demandes dâaides prévue dans le cahier des charges. â - 19 Verify source ↗
Art. 19.
AI-assisted research summary: Les aides de moins de 100 000 euros prennent la forme d’une subvention en capital; certaines autres aides peuvent aussi prendre la forme d’une subvention en capital, d’une avance récupérable, d’une bonification d’intérêts ou d’un prêt.
Art. 19. Forme de lâaide (1) Les aides inférieures à 100 000 euros prennent la forme dâune subvention en capital. (2) Sans préjudice du paragraphe 1 er , les aides prévues par la présente loi prennent la forme dâune subvention en capital, dâune avance récupérable, dâune bonification dâintérêts ou dâun prêt. (3) Lorsquâune aide est octroyée sous une forme autre quâune subvention en capital, le montant de lâaide est son équivalent-subvention brut. (4) Lorsque lâaide est octroyée sous forme dâavances récupérables dont le montant est, en lâabsence de méthodes approuvées par la Commission européenne pour calculer leur équivalent-subvention brut, exprimé en pourcentage des coûts admissibles, et que lâaide prévoit quâen cas dâissue favorable du projet, définie sur la base dâune hypothèse prudente et raisonnable, les avances sont remboursées à un taux dâintérêt au moins égal au taux dâactualisation applicable au moment de lâoctroi de lâaide, les intensités dâaide maximales fixées aux chapitre 2 peuvent être majorées de 10 points de pourcentage. â - 20 Verify source ↗
Art. 20.
AI-assisted research summary: The article sets conditions and deadlines for paying aid: some aid cannot be paid to insolvent companies, payment requests must be filed with required documents, and the minister may extend certain deadlines.
Art. 20. Versement de lâaide (1) Aucun versement ne peut intervenir en faveur dâune entreprise qui fait lâobjet dâune procédure collective dâinsolvabilité ou qui remplit les conditions de soumission à une procédure collective dâinsolvabilité à la demande de ses créanciers en vertu du droit national. (2) Les aides sous forme de subvention en capital ou dâavance récupérable sont versées après la réalisation de lâensemble des coûts en vue desquels lâaide a été octroyée. Toutefois, lâentreprise qui en fait la demande selon les modalités prévues aux alinéas 3 et 4 peut obtenir le versement de tranches dâaide après la réalisation dâune partie des coûts en vue desquels lâaide a été octroyée. Les petites et moyennes entreprises peuvent prétendre au versement de deux tranches dâaide par an et par projet. Les grandes entreprises peuvent prétendre au versement dâune tranche dâaide par an et par projet. Sous peine de forclusion, les demandes portant sur le versement de lâintégralité ou dâune tranche dâaide sont soumises au ministre via une plateforme gouvernementale sécurisée qui requiert une authentification forte et qui garantit lâauthenticité et la non-répudiation de la demande, ainsi que lâidentification du demandeur au plus tard douze mois après la date de fin du projet retenue dans la décision dâoctroi. Sur demande écrite et motivée de lâentreprise adressée au ministre avant lâécoulement de ce délai, celui-ci peut être prorogé de douze mois maximum. La prorogation nâest possible que lorsque le non-respect du délai est dû à des raisons indépendantes de la volonté de lâentreprise. Sous peine dâirrecevabilité, chaque demande de paiement est accompagnée des pièces suivantes : 1° une déclaration sur lâhonneur selon laquelle lâentreprise ne fait pas lâobjet dâune procédure collective dâinsolvabilité ou ne remplit pas les conditions de soumission à une procédure collective dâinsolvabilité à la demande de ses créanciers en vertu du droit national applicable ; 2° les factures portant sur les coûts admissibles et les preuves de paiement afférentes ; 3° un rapport technique et financier, à moins quâil ne sâagisse dâune demande de paiement dâune aide de minimis. Ce rapport est intermédiaire ou final selon la date de la demande ; 4° pour la dernière demande de paiement dâune aide de minimis, un rapport succinct sur le respect des critères dâéligibilité et la réalisation des objectifs du projet. Hormis pour les aides prévues aux articles 6 et 12, ce rapport contient une quantification de lâimpact environnemental du projet. (3) Les aides sous forme de bonification dâintérêts sont versées une fois par an après quâune demande de paiement ait été adressée au ministre selon les modalités prévues au paragraphe 2, alinéas 3 et 4. Elles peuvent être versées par lâintermédiaire dâun établissement de crédit ou dâun organisme financier de droit public. (4) Les aides sous forme de prêt peuvent être versées avant le début du projet. Elles peuvent être versées par lâintermédiaire dâun établissement de crédit ou dâun organisme financier de droit public. Chaque année, lâentreprise soumet les pièces suivantes via une plateforme gouvernementale sécurisée qui requiert une authentification forte et qui garantit lâauthenticité et la non-répudiation de la demande, ainsi que lâidentification du demandeur : 1° les factures portant sur les coûts admissibles et les preuves de paiement afférentes ; 2° un rapport technique et financier. Ce rapport est intermédiaire ou final selon la date de soumission. La dernière soumission intervient au plus tard douze mois après la date de fin du projet retenue dans la décision dâoctroi. Sur demande écrite et motivée de lâentreprise adressée au ministre avant lâécoulement de ce délai, celui-ci peut être prorogé de douze mois maximum. La prorogation nâest possible que lorsque le non-respect du délai est dû à des raisons indépendantes de la volonté de lâentreprise. (5) Lorsque lâentreprise ne répond pas à une demande dâinformation nécessaire à lâinstruction de sa demande de paiement dans un délai raisonnable qui lui a été fixé, celle-ci est déclarée irrecevable. (6) Les décisions relatives au versement de lâaide interviennent dans un délai de trois mois à compter de la date à laquelle la demande de paiement est complète. Lorsque lâentreprise a reçu une demande dâinformation visée au paragraphe 5, ce délai est suspendu jusquâà réception de sa réponse. Le délai visé à lâalinéa 1 er peut être prorogé de six mois en cas de besoin administratif. Lâentreprise en est informée dans les meilleurs délais et au plus tard avant lâécoulement du délai en question. â - 21 Verify source ↗
Art. 21.
AI-assisted research summary: Le ministre peut accéder à et traiter certaines données, y compris par un système informatique direct et automatisé, pour l’octroi et le versement de l’aide.
Art. 21. Accès aux registres et traitement de données dans le cadre du traitement des demandes En vue de lâoctroi et du versement de lâaide, le ministre peut accéder à , y compris, le cas échéant, par un système informatique direct et automatisé, et traiter des données, personnelles ou non : 1° du registre général des personnes physiques et morales créé par la loi modifiée du 30 mars 1979 organisant lâidentification numérique des personnes physiques et morales ; 2° du registre de commerce et des sociétés exploité en vertu de la loi modifiée du 19 décembre 2002 concernant le registre de commerce et des sociétés ainsi que la comptabilité et les comptes annuels des entreprises ; 3° du registre des bénéficiaires effectifs exploité en vertu de la loi modifiée du 13 janvier 2019 instituant un Registre des bénéficiaires effectifs ; 4° du fichier relatif aux affiliations des salariés, des indépendants et des employeurs géré par le Centre commun de la sécurité sociale sur la base de lâarticle 413 du Code de la sécurité sociale ; 5° de la banque de données nationale des véhicules routiers instituée en vertu de lâarticle 4, paragraphe 7, de la loi modifiée du 14 février 1955 concernant la réglementation de la circulation sur toutes les voies publiques. â - 22 Verify source ↗
Art. 22.
AI-assisted research summary: Quand l’aide est accordée, le ministre fixe avec l’entreprise, par convention, les modalités de remboursement de l’avance récupérable si le projet réussit.
Art. 22. Remboursement de lâavance récupérable Lors de lâoctroi de lâaide, le ministre détermine par voie conventionnelle avec lâentreprise les modalités de remboursement de lâavance récupérable en cas de succès du projet. â - 23 Verify source ↗
Art. 23.
AI-assisted research summary: Les aides individuelles de plus de 100 000 euros doivent être publiées sur le module « Transparency Award Module » de la Commission européenne.
Art. 23. Transparence Toute aide individuelle supérieure à 100 000 euros octroyée sur le fondement de la présente loi est publiée sur la plateforme informatique « Transparency Award Module » de la Commission européenne au plus tard douze mois après son octroi et conformément à lâannexe III du règlement (UE) n° 651/2014 . â - 24 Verify source ↗
Art. 24.
AI-assisted research summary: Les aides accordées sur le fondement de cette loi ne peuvent pas être cumulées avec d’autres aides pour les mêmes coûts admissibles; elles peuvent toutefois être cumulées avec un financement de l’Union européenne sous réserve d’une limite de financement public.
Art. 24. Règles de cumul (1) Les aides octroyées sur le fondement de la présente loi ne peuvent pas être cumulées avec des aides portant sur les mêmes coûts admissibles. (2) Les aides octroyées sur le fondement de la présente loi peuvent être cumulées avec tout financement de lâUnion européenne, pour autant que le montant total du financement public octroyé pour les mêmes coûts admissibles nâexcède pas le taux de financement le plus favorable prévu par les règles applicables du droit de lâUnion européenne. â - 25 Verify source ↗
Art. 25.
AI-assisted research summary: An enterprise loses the aid if listed conditions occur, and it may have to repay the amount received plus legal interest.
Art. 25. Perte du bénéfice et restitution de lâaide (1) Lâentreprise perd le bénéfice de lâaide octroyée en vertu de la présente loi dans les cas suivants : 1° la décision dâoctroi a été prise sur la base de renseignements inexacts ou incomplets ; 2° lâentreprise ne se conforme pas aux engagements pris en contrepartie de lâaide, sans avoir obtenu lâaccord préalable du ministre faisant suite à une demande écrite et motivée de lâentreprise ; 3° lâentreprise aliène lâactif faisant lâobjet de lâaide avant lâexpiration de sa durée normale dâamortissement ou, lorsque celle-ci est inférieure à cinq ans, avant lâexpiration dâune durée minimale de cinq ans, sans avoir obtenu lâaccord préalable du ministre faisant suite à une demande écrite et motivée de lâentreprise, à moins quâil ne sâagisse dâune aide octroyée en vertu de lâarticle 6 . Pour lâaliénation des actifs ayant bénéficié dâune aide en vertu de lâarticle 5, paragraphe 3, lâaccord préalable du ministre visé à lâalinéa 1 er est requis pendant toute la durée de vie de lâinvestissement. Le ministre accorde lâaliénation lorsque lâentreprise acquéreuse de lâactif remplit les obligations imposées au bénéficiaire initial, telles quâelles résultent de la présente loi ; 4° lâentreprise aliène le véhicule routier faisant lâobjet de lâaide prévue à lâarticle 6 avant lâexpiration de la durée dâimmatriculation ou de détention prévue en son paragraphe 2 ; 5° lâentreprise cesse dâutiliser lâactif faisant lâobjet de lâaide ou lâutilise de manière non conforme aux conditions convenues avec le ministre, sans avoir obtenu son accord préalable faisant suite à une demande écrite et motivée de lâentreprise ; 6° lâentreprise modifie de manière substantielle les objectifs, les méthodes, le budget ou la mise en Åuvre du projet, sans avoir obtenu lâaccord préalable du ministre faisant suite à une demande écrite et motivée de lâentreprise ; 7° lâentreprise gère le projet de manière impropre ou non conforme aux règles généralement admises ; 8° le projet nâest pas conforme à la réglementation de lâUnion européenne relative aux aides dâÃtat. (2) Seul le ministre peut constater les faits entraînant la perte du bénéfice de lâaide. (3) La perte du bénéfice de lâaide entraine la restitution du montant indûment touché, augmenté des intérêts légaux, avant lâexpiration dâun délai de trois mois à partir de la date de la décision ministérielle de remboursement, sauf si celle-ci prévoit à cet effet un autre délai. (4) Toute entreprise ayant bénéficié dâune aide en vertu de la présente loi peut faire lâobjet dâun contrôle jusquâà dix ans après son octroi. à cette fin, celle-ci est tenue de fournir au ministre toutes les pièces et tous les renseignements utiles à lâaccomplissement de la mission de contrôle. â - 26 Verify source ↗
Art. 26.
AI-assisted research summary: People who obtained benefits under chapter 2 using knowingly false or incomplete information can be punished under article 496 of the Penal Code.
Art. 26. Dispositions pénales Les personnes qui ont obtenu un des avantages prévus par le chapitre 2 de la présente loi, sur la base de renseignements sciemment inexacts ou incomplets, sont passibles des peines prévues à lâarticle 496 du Code pénal . â - 27 Verify source ↗
Art. 27.
AI-assisted research summary: Aid created by this law may only be granted within the credits provided in the annual budget law.
Art. 27. Dispositions budgétaires Lâoctroi des aides instituées par la présente loi se fait dans la limite des crédits prévus par la loi budgétaire annuelle. â Chapitre 4 - Dispositions modificatives, abrogatoire, transitoires et finale â - 28 Verify source ↗
Art. 28.
AI-assisted research summary: L’article 28 abroge le paragraphe 3 de l’article 9 de la loi modifiée du 20 juillet 2017 sur l’aide à l’investissement à finalité régionale.
Art. 28. Modification de la loi modifiée du 20 juillet 2017 ayant pour objet la mise en place dâun régime dâaide à lâinvestissement à finalité régionale à lâarticle 9 de la loi modifiée du 20 juillet 2017 ayant pour objet la mise en place dâun régime dâaide à lâinvestissement à finalité régionale, le paragraphe 3 est abrogé. â - 29 Verify source ↗
Art. 29.
AI-assisted research summary: This article amends Article 6(5) of the cited law by deleting a specific phrase about composition and functioning being determined by grand-ducal regulation.
Art. 29. Modification de la loi du 15 juillet 2022 instaurant un régime dâaides dans le contexte du système dâéchange de quotas dâémission de gaz à effet de serre pour la période 2021-2030 à lâarticle 6, paragraphe 5, de la loi du 15 juillet 2022 instaurant un régime dâaides dans le contexte du système dâéchange de quotas dâémission de gaz à effet de serre pour la période 2021-2030, les mots â  « dont la composition et le fonctionnement sont déterminés par règlement grand-ducal » â sont supprimés. â - 30 Verify source ↗
Art. 30.
AI-assisted research summary: This article repeals the amended law of 15 December 2017 on aid for environmental protection.
Art. 30. Disposition abrogatoire La loi modifiée du 15 décembre 2017 relative à un régime dâaides à la protection de lâenvironnement est abrogée. â - 31 Verify source ↗
Art. 31.
AI-assisted research summary: Existing commitments under the earlier environmental-aid law keep their full value and continue to be performed under that law’s conditions.
Art. 31. Dispositions transitoires (1) Les engagements contractés par lâÃtat et les entreprises sur le fondement de la loi modifiée du 15 décembre 2017 relative à un régime dâaides à la protection de lâenvironnement gardent leur pleine valeur et continuent dâêtre exécutés selon les conditions de ladite loi . (2) Les demandes soumises avant lâentrée en vigueur de la présente loi peuvent faire lâobjet dâune aide sur le fondement de la loi modifiée du 15 décembre 2017 relative à un régime dâaides à la protection de lâenvironnement pour autant quâelles en remplissent toutes les conditions et que les règles de lâUnion européenne en vigueur au moment de lâoctroi de lâaide soient respectées. â - 32 Verify source ↗
Art. 32.
AI-assisted research summary: This article gives the official citation form for the law and states that it is to be inserted in the Official Journal and complied with by everyone concerned.
Art. 32. Intitulé de citation La référence à la présente loi se fait sous la forme suivante : « loi du 8 décembre 2025 ayant pour objet le renouvellement du régime dâaides à la protection de lâenvironnement et du climat ». Mandons et ordonnons que la présente loi soit insérée au Journal officiel du Grand-Duché de Luxembourg pour être exécutée et observée par tous ceux que la chose concerne. Le Ministre de lâÃconomie, des PME, de lâÃnergie et du Tourisme, Lex Delles Fait le 8 décembre 2025. Guillaume Doc. parl. 8386 ; législature 2023-2028.
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Loi du 8 décembre 2025 ayant pour objet le renouvellement du régime d’aides à la protection de l’environnement et du climat et modifiant :\n1° la loi modifiée du 20 juillet 2017 ayant pour objet la mise en place d’un régime d’aide à l’investissement à finalité régionale ;\n2° la loi du 15 juillet 2022 instaurant un régime d’aides dans le contexte du système d’échange de quotas d’émission de gaz à effet de serre pour la période 2021-2030.\n
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