Règlement grand-ducal du 23 septembre 1996 portant déclaration d'obligation générale de la convention collective de travail pour les métiers d'installateur sanitaire, d'installateur de chauffage et de climatisation conclue entre les syndicats OGB-L et LCGB d'une part et les fédérations réunies des patrons installateurs sanitaires et des patrons installateurs de chauffage et de climatisation du Grand-Duché de Luxembourg, d'autre part.
This preamble states that a Grand-Ducal regulation makes a collective labour agreement generally binding for certain installation trades in Luxembourg.
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- Jurisdiction
- Luxembourg
- Instrument
- Regulation
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- http://data.legilux.public.lu/eli/etat/leg/rgd/1996/09/23/n2/jo
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This preamble states that a Grand-Ducal regulation makes a collective labour agreement generally binding for certain installation trades in Luxembourg. The collective labour agreement for sanitary installers, heating installers, and climate-control installers is declared generally binding for the whole profession it was made for. Le ministre du Travail et de l’Emploi est chargé d’exécuter ce règlement, qui doit aussi être publié au Mémorial avec la convention collective mentionnée.
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Provisions of Règlement grand-ducal du 23 septembre 1996 portant déclaration d'obligation générale de la convention collective de travail pour les métiers d'installateur sanitaire, d'installateur de chauffage et de climatisation conclue entre les syndicats OGB-L et LCGB d'une part et les fédérations réunies des patrons installateurs sanitaires et des patrons installateurs de chauffage et de climatisation du Grand-Duché de Luxembourg, d'autre part.
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Art. 1 er .
AI-assisted research summary: The collective labour agreement for sanitary installers, heating installers, and climate-control installers is declared generally binding for the whole profession it was made for.
Art. 1 er . La convention collective de travail pour les métiers dâinstallateur sanitaire, dâinstallateur de chauffage et de climatisation conclue entre les syndicats OGB-L et LCGB dâune part et les fédérations réunies des patrons installateurs sanitaires et des patrons installateurs de chauffage et de climatisation dâautre part, est déclarée dâobligation générale pour lâensemble de la profession pour laquelle elle a été établie. â - 2 Verify source ↗
Art. 2.
AI-assisted research summary: Le ministre du Travail et de l’Emploi est chargé d’exécuter ce règlement, qui doit aussi être publié au Mémorial avec la convention collective mentionnée.
Art. 2. Le ministre du Travail et de lâEmploi est chargé de lâexécution du présent règlement qui sera publié au Mémorial avec la convention collective de travail prémentionnée. Le Ministre du Travail et de lâEmploi, Jean-Claude Juncker Château de Berg, le 23 septembre 1996. Jean â CONVENTION COLLECTIVE DE TRAVAIL POUR LES METIERS DâINSTALLATEUR SANITAIRE ET DâINSTALLATEUR DE CHAUFFAGE ET DE CLIMATISATION conclue le 13 février 1996 entre les Fédérations réunies des patrons installateurs sanitaires et des patrons installateurs de chauffage et de climatisation du Grand-Duché de Luxembourg, a.s.b.l. et le syndicat OGB-L et le syndicat LCGB Sommaire 1. But de la convention 2. Champ dâapplication 3. Engagement et période dâessai 4. Résiliation du contrat de travail avec préavis 5. Résiliation pour motif grave 6. Conditions de travail 7. Durée de travail 8. Protection des jeunes travailleurs 9. Qualification et classification 10. Rémunération 11. Salaires 12. Travail à la tâche 13. Majorations pour travail supplémentaire 14. Majorations pour travaux effectués sous conditions aggravantes et insalubres 15. Prime de fin dâannée 16. Jours fériés légaux 17. Congé annuel 18. Congé extraordinaire 19. Interruptions de travail en cas dâaccident de travail 20. Sécurité sur les chantiers 21. Travail clandestin 22. Arbitrage - accords particuliers - négociations particulières â â â Annexe 1 Salaires tarifaires Annexe 2 Exemple pour la calcul du temps de voyage et des indemnités kilométriques 1. But de la convention collective de travail. 1.1. Sâinspirant du souci dâharmoniser les rapports entre les parties contractantes et en vue de la sauvegarde de la paix sociale, la présente convention a pour objet de définir, dans le cadre des dispositions légales en vigueur, les conditions de travail et de salaire des ouvriers pour autant quâils travaillent dans le métier dâinstallateur sanitaire, et/ou le métier dâinstallateur de chauffage et de climatisation. 1.2. Les parties signataires conviennent également que la présente convention constitue un instrument en vue dâendiguer et de combattre le travail clandestin dans les professions concernées. 2. Champ dâapplication. 2.1. La présente convention collective de travail sâapplique à toutes les entreprises luxembourgeoises ou étrangères exerçant le métier dâinstallateur sanitaire, et/ou dâinstallateur de chauffage et de climatisation travaillant sur le territoire du Grand-Duché de Luxembourg. 2.2. La présente convention sâapplique à tous les ouvriers effectuant des travaux dâinstallation sanitaire, dâinstallation de chauffage et de climatisation sur le territire du Grand-Duché de Luxembourg. 3. Engagement et période dâessai. 3.1. Tout engagement se fait conformément aux dispositions de la loi du 24 mai 1989 sur le contrat de travail et conformément aux dispositions de la présente convention collective. Lors de lâengagement tout ouvrier reçoit un exemplaire de la convention collective de travail en vigueur. 3.2. Lâengagement commence par une période dâessai fixée conformément aux dispositions légales. Les 4 premières semaines après lâengagement sont à considérer comme période dâessai qui fait partie intégrante de tout contrat de travail sans quâil y ait besoin de préciser formellement par écrit. La période de préavis pour résilier le contrat à lâessai de quatre semaines est de 4 jours. Il sera loisible aux parties contractantes de convenir dâun commun accord et par écrit dâune période dâessai plus longue conformément aux dispositions de la loi du 24 mai 1989 sur le contrat de travail. Pendant les 2 (deux) premières semaines il ne peut être mis fin unilatéralement au contrat sauf pour motif grave conformément à lâarticle 27 de la loi du 24 mai 1989 sur le contrat de travail respectivement pour un des motifs tel que précisé à lâarticle 5.2. de la présente convention collective. 4. Résiliation du contrat de travail avec préavis. 4.1. Le contrat de travail conclu sans détermination de durée peut cesser à lâinitiative des deux parties contractantes, sous réserve de lâapplication des règles définies dans la loi du 24 mai 1989 sur le contrat de travail. 4.2. Lâemployeur qui décide de résilier le contrat de travail de son salarié doit lui notifier le licencement par lettre recommandée à la poste, sous peine dâirrégularité pour vice de forme. Toutefois, la signature apposée par le salarié sur le double de la lettre de licenciement vaut accusé de réception de la notification. Lorsque lâemployeur occupe 150 salariés au moins, il doit convoquer le salarié concerné à un entretien préalable conformément à lâarticle 19 de la loi du 24 mai 1989 . En cas de résiliation du contrat de travail par lâemployeur, le contrat prend fin: â à lâexpiration dâun délai de préavis de deux mois pour le salarié qui justifie auprès du même employeur dâune ancienneté de services continus inférieure à cinq ans; â à lâexpiration dâun délai de préavis de quatre mois pour le salarié qui justifie auprès du même employeur dâune ancienneté de services continus comprise entre cinq ans et moins de dix ans; â à lâexpiration dâun délai de préavis de six mois pour le salarié qui justifie auprès du même employeur dâune ancienneté de services continus de dix ans au moins. 4.3. Le salarié qui résilie son contrat de travail doit notifier la lettre de dénonciation à son employeur par lettre recommandée à la poste. Toutefois la signature apposée par lâemployeur sur le double de la lettre de démission vaut accusé de réception de la notification. En cas de résiliation du contrat de travail par le salarié, le contrat de travail prend fin à lâexpiration dâun délai de préavis égal à la moitié du délai correspondant à celui applicable en cas de licenciement du salarié par lâemployeur, tel que spécifié au point 2 du présent article. 4.4. Les délais de préavis prennent cours à lâégard du salarié par lâemployeur: â le quinzième jour du mois de calendrier au cours duquel la résiliation a été notifiée lorsque la notification est antérieure à ce jour. â le premier jour du mois de calendrier qui suit celui au cours duquel la résiliation a été notifiée, lorsque la notification est postérieure au quatorzième jour du mois. 4.5. Dans un délai dâun mois à compter de la notification du licenciement, le salarié peut, par lettre recommandée, demander à lâemployeur les motifs du licenciement. Lâemployeur est tenu dâénoncer avec précision par lettre recommandée, au plus tard un mois après la notification de la lettre recommandée, le ou les motifs de licenciement liés à lâaptitude ou à la conduite du travailleur ou fondés sur les nécessités du fonctionnement de lâentreprise, de lâétablissement ou du service qui doivent être réels et sérieux. A défaut de motivation écrite formulée avant lâexpiration du délai visé à lâalinéa qui précède, le licenciement est abusif. 4.6. Le salarié lié par un contrat de travail à durée indéterminée qui est licencié avec préavis par son employeur, sans quâil y ait eu un licenciement pour motif grave et sans que le salarié ne puisse prétendre à une pension de vieillesse ou dâinvalidité, a droit à une indemnité de départ après une ancienneté de services continus de cinq ans au moins auprès du même employeur. Cette indemnité de départ ne peut être inférieure à : â un mois de salaire après une ancienneté de services continus de cinq années au moins; â deux mois de salaire après une ancienneté de services continus de dix années au moins; â trois mois de salaire après une ancienneté de services continus de quinze années au moins. Lâindemnité est calaculée sur la base des salaires effectivement versés au salarié pour les douze derniers mois qui précèdent immédiatement celui de la notification de la résiliation. Sont compris dans les salaires servant au calcul de lâindemnité de départ, les indemnités pécuniaires de maladie ainsi que les primes et suppléments courants, à lâexclusion des rémunérations pour heures supplémentaires, des gratifications et de toutes indemnités pour frais accessoires exposés. Lâemployeur est tenu de régler lâindemnité au moment où le salarié quitte effectivement le travail. 4.7. Lâemployeur occupant moins de 20 salariés peut opter dans la lettre de licenciement soit pour le versement des indemnités visées au paragraphe 7, soit pour la prolongation des délais de préavis visés au paragraphe 3 du présent article qui, dans ce cas, sont portés: â à cinq mois par le salarié justifuant auprès du même employeur dâune ancienneté de services continus de cinq années au moins; â à huit mois pour le salarié justifiant auprès du même employeur dâune ancienneté de services continus de dix années au moins; â à neuf mois pour le salarié justifiant auprès du même employeur dâune ancienneté de services continus de quinze années au moins. 4.8. Pendant le délai de préavis émanant de lâemployeur, le salarié peut demander le congé qui lui est nécessaire pour la recherche dâun nouvel emploi sans que la durée de ce congé puisse excéder six jours ouvrables pour la durée du préavis. Le temps dâabsence est intégralement indemnisé à la condition que le travailleur licencié se soit inscrit comme demandeur dâemploi à lâAdministration de lâEmploi et quâil justifie la présentation à une offre dâemploi et quâil présente les certificats en question au patron. 4.9. En cas de résiliation du contrat à lâinitiative de lâemployeur ou du salarié, lâemployeur peut accorder au salarié une dispense de travail pendant le délai du préavis. La dispense doit être mentionnée dans la lettre recommandée de licenciement ou dans un autre écrit remis au salarié. 4.10. Le contrat de travail dâun salarié ne peut être résilié ni pour cause dâexercice dâun mandat de délégué, ni pour cause dâaffiliation à un syndicat, ni pour cause de participation à une grève légale. Le contrat de travail ne peut être résilié pour cause dâincapacité de travail par suite dâaccident ou de maladie du salarié pendant les 26 premières semaines à dater du jour de la survenance de lâincapacité sâil a introduit sa déclaration dâincapacité de travail dans les délais prévus par la loi. 4.11. A la demande du salarié lâemployeur doit délivrer un certificat de travail qui mentionne la nature et la durée de lâemploi et qui ne doit pas contenir de mention tendancieuse ou défavorable au salarié. 5. Résiliation pour motif grave . 5.1. Chacune des parties au contrat de travail peut résilier le contrat tant à durée indéterminée quâà durée déterminée sans préavis pour un ou plusieurs motifs graves procédant du fait ou de la faute de lâautre partie. Est considéré comme constituant un motif grave pour lâapplication du présent article et pour lâapplication de lâarticle 3.2. tout fait ou faute qui rend immédiatement et définitivement impossible le maintien des relations de travail. 5.2. Lâemployeur peut licencier un salarié sans préavis notamment pour une des raisons ci-énumérées: lorsquâil 1° a présenté lors de lâembauchage des papiers faux ou falsifiés; 2° a dissimulé un contrat de travail antérieur qui lâengage encore; 3° a quitté son travail sans autorisation préalable de son supérieur; 4° refuse dâexécuter les ordres de son supérieur; 5° porte intentionnellement ou par négligence atteinte à la sécurité de lâentreprise, à celle de ses collègues ou à la sienne ou cause intentionnellement des dégâts corporels ou matériels; 6° se rend coupable de voies de fait ou dâinjures graves envers ses collègues, ses supérieurs ou des tiers sur son lieu de travail; 7° se rend coupable dâactes malhonnêtes ou contraires aux bonnes moeurs sur son lieu de travail; 8° se trouve pendant les heures de travail sous lâinfluence dâalcool ou de stupéfiants; 9° ne sâest pas présenté à son lieu de travail, sans permission, pendant trois jours consécutifs; 10° se rend coupable dâabsences répétées sans permission malgré avertissement écrit par lettre recommandée; 11° procède à des travaux tombant sous le coup de la législation sur le travail clandestin. 5.3. Le salarié peut résilier son contrat de travail sans préavis dans les cas suivants: 1° lorsquâil est incapable de continuer son emploi sans quâil y ait faute de sa part; 2° si ses préposés se sont rendus coupables à son égard de voies de fait ou dâinjures graves; 3° sâil doit chômer par suite de manque de travail ou de perturbations dans lâentreprise pendant plus de deux jours de travail consécutifs ou pendant plus de trois jours de travail pendant une période de quatorze jours; 4° si le salarié échu est retenu sans motif légitime ou si les droits du salarié dans le domaine de la sécurité sociale ne sont pas respectés; 5° si lâon exige de lui lâexécution dâun acte malhonnête: 6° si les dispositions de la présente convention collective ne sont pas respectées à son égard. 5.4. La notification de la résiliation immédiate pour motif grave doit être effectuée au moyen dâune lettre recommandée à la poste énonçant avec précision le ou les faits reprochés et les circonstances qui sont de nature à leur attribuer le caractère de motif grave. Toutefois, la signature apposée par le salarié ou lâemployeur sur le double de la lettre de licenciement respectivement de démission vaut accusé de réception de la notification. A défaut de motivation écrite le licenciement est abusif. 5.5. Lâemployeur peut prononcer avec effet immédiat et sans autre forme la mise à pied conservatoire du salarié avec maintien des salaires, indemnités et autres avantages jusquâau jour de la notification du licenciement. 5.6. Le licenciement pour motif grave doit être notifié au plus tôt le jour qui suit la mise à pied et au plus tard huit jours après la mise à pied. 5.7. Le ou les faits ou fautes susceptibles de justifier une résiliation pour motif grave ne peuvent être invoqués au-delà dâ un délai dâun mois à compter du jour où la partie qui lâinvoque en a eu connaissance à moins que ce fait nâait donné lieu à des poursuites pénales au cours du mois. Le délai prévu à lâalinéa qui précède nâest pas applicable lorquâune partie invoque un fait ou une faute antérieure à lâappui dâun nouveau fait ou dâune nouvelle faute. 6. Conditions de travail. 6.1.1. Lâemployeur assure la transport des ouvriers à partir du siège de lâentreprise vers le chantier et retour, respectivement couvre les frais de transport des ouvriers selon les modalités décrites ci-dessous. Il prendra en charge les frais dâhébergement et de repas si le retour ne peut sâeffectuer le même jour. 6.1.2. La distance aller et retour est déterminée selon la carte officielle des distances. 6.1.3. Si lâouvrier se rend du siège au chantier, le temps de trajet et, le cas échéant, lâindemnité kilométrique sont calculés suivant 6.1.5. respectivement 6.1.6. pour la distance aller et retour entre le siège et le chantier. 6.1.4. Si lâouvrier se rend directement du domicile au chantier sans passer par le siège, la distance aller et retour à prendre en compte pour le calcul du temps de voyage et, le cas échéant, de lâindemnité kilométrique est calculée comme suit: la distance aller et retour entre le domicile et le chantier moins la distance aller et retour entre le domicile et le siège . Le temps de trajet et, le cas échéant, lâindemnité kilométrique sont calculés suivant 6.1.5. respectivement 6.1.6. 6.1.5. Le temps de trajet aller et retour est payé au taux horaire normal à raison de 1 minute par kilomètre comme temps de travail non productif ne donnant pas droit à majoration pour travail supplémentaire. Le temps de trajet nâest pas dû si le trajet est effectué pendant le temps normal de travail. 6.1.6. Lorsque le salarié utilise sa propre voiture sur demande expresse de lâemployeur, il lui sera attribué une indemnité kilométrique de 7,5.- Flux/km aller et retour. Sâil effectue le transport de quantités de matériel de travail considérables, il lui est en outre versé une indemnité mensuelle de 600,- Flux. 6.2. Lors de lâexécution de son travail, le salarié est obligé de respecter scupuleusement toutes les consignes de sécurité et de prendre les mesures de sécurité nécessaires pour accomplir son travail sans sâexposer soi même ou dâautres personnes à des risques de quelque nature que ce soit. 6.3. Le salarié doit effectuer le travail qui lui est confié selon les règles de lâart avec le plus grand soin. Il doit suivre les instructions de ses supérieurs . 6.4. Le salarié doit prendre soin de lâ outillage et des voitures de service mis à disposition par son patron. Lâoutillage reste la propriété de lâemployeur et doit être rendu à celui-ci lorsque lâouvrier quitte lâentreprise. Le salarié est responsable de lâoutillage qui lui est confié. Il est responsable des véhicules de service qui lui sont confiés et il est tenu dâobserver les stipulations du code de la route. 6.5. Le début et la fin de lâhoraire de travail sont déterminés par règlement intérieur de lâentreprise élaboré en accord avec le comité mixte ou, à défaut, la délégation du personnel ou, à défaut, les travailleurs concernés . Le salarié est tenu de respecter cet horaire scrupuleusement. 6.6. Le fait dâappartenir à une organisation syndicale ne doit pas porter préjudice au salarié. 6.7. Si lâentreprise organise un service de dépannage , celui-ci est réglé par un accord individuel entre lâemployeur et lâouvrier. 7. Durée de travail. 7.1. La durée de travail hebdomadaire est réglementée par les dispositions de la loi du 9 décembre 1970 portant réduction et réglementation de la durée du travail des ouvriers occupés dans les secteurs public et privé de lâéconomie. Toutes les heures de travail effectuées au-delà de la durée normale de 40 heures par semaine sont considérées comme heures supplémentaires et doivent être rémunérées avec le supplément correspondant. Ne sont pas considérées comme heures supplémentaires les heures de récupération et le temps de trajet entre le siège de lâentreprise et le lieu où sâeffectue le travail. La récupération dâheures non travaillées peut également être effectuée le samedi. 7.2. Il est loisible à lâemployeur de prévoir le samedi comme journée libre au plan horaire hebdomadaire. 7.3. Des travaux urgents dâentretien, de dépannage ou de réparation peuvent sâeffectuer en dehors de lâhoraire de travail, qui sera établi en accord avec le délégation ou, à défaut, avec les travailleurs. 8. Protection des jeunes travailleurs. 8.1. Les conditions de travail et de salaire pour les jeunes travailleurs en-dessous de 18 ans sont réglées par les dispositions de la loi du 28 octobre 1969 , modifiée par les lois du 12 novembre 1971 , 30 juillet 1972 , 26 juillet 1975 et par le règlement grand-ducal du 30 juillet 1972 ( texte coordonné du 10 septembre 1981 ). 9. Qualification et classification. 9.1. Le classement dans les différents groupes de qualification est fonction de la formation et des connaissances, de la compétence et de lâexpérience du salarié. â Apprentis Adolescents ayant souscrit à un contrat dâapprentissage, conformément à lâ arrêté grand-ducal du 8 octobre 1945 portant révision de la loi du 5 janvier 1929 sur lâapprentissage dans un des métiers faisant lâobjet de la présente convention collective. â Jeunes ouvriers: Adolescents nâayant pas atteint lââge de 18 ans et nâayant pas souscrit à un contrat dâapprentissage. â Ouvriers non-qualifiés (NQ1-NQ4): Ouvriers dont lââge est de 18 ans accomplis au moins et qui nâont pas de qualification professionnelle reconnue (travailleurs auxiliaires, manoeuvres). â Ouvriers semi-qualifiés (SQ1-SQ2): Ouvriers non détenteurs dâun certificat de qualification reconnu mais qui sont aptes à effectuer des travaux sur base de connaissances acquises dans le métier et qui ont une pratique de 4 années au moins après 18 ans dââge révolus et les chauffeurs-livreurs et aide-magasiniers. â Artisans qualifiés (Q1-Q2): Artisans détenteurs du C.A.T.P. pendant les deux premières années après la réussite à lâexamen de fin dâapprentissage. â Artisans qualifiés (Q3-Q6): Artisans détenteurs du C.A.T.P. depuis plus de 2 ans ainsi que les ouvriers semi-qualifiés après une pratique de 6 années après 18 ans dââge révolus sous condition de justifier de connaissances professionnelles correspondantes. â Ouvriers hautement qualifiés (HQ): Artisans, notamment les détenteurs dâun brevet de maîtrise qui sont aptes à effectuer tous les travaux de façon indépendante, dâassumer des responsabilités additionnelles et capables de diriger dâautres salariés de lâentreprise. 10. Rémunération. 10.1. Conformément à lâarticle 4 de la loi du 12 juin 1965 sur les conventions collectives, et dans le sens de la loi du 27 mai 1975 sur la généralisation de lâéchelle mobile des salaires, les salaires tarifaires ainsi que les salaires effectifs seront adaptés aux fluctuations de lâindice pondéré des prix à la consommation . 10.2. Des retenues sur salaire ne peuvent être effectuées que pour les cas prévus par la loi. 10.3. La période de salaire correspond à un mois de calendrier. Le décompte du mois écoulé doit être effectué au plus tard le 10 du mois suivant. Si le jour de paye coïncide avec un jour férié légal, le salaire doit être avancé la veille. Des acomptes semi-mensuels peuvent être versés. 10.4. Au décompte du mois sera joint une fiche de salaire indiquant la période de salaire, le nombre dâheures effectuées, le salaire horaire et les majorations, de manière à ce que le salarié puisse facilement vérifier son salaire. 11. Salaires. 11.1. Les salaires horaires appliqués conformément à la présente convention collective de travail correspondent aux groupes de qualification du salarié selon lâarticle 9. 11.2. Les salaires horaires définis par la convention figurent en annexe et représentent des salaires horaires minima . 11.3. Les salaires tarifaires figurant en annexe seront adaptés à lâéchelle mobile des salaires. 12. Travail à la tâche. 12.1. Le travail à la tâche est permis avec lâ accord du salarié . 12.2. Les salaires à la tâche sont à calculer de telle sorte que pour un travail convenu et une durée de travail régulière, le salarié atteigne au moins 125% de son salaire horaire normal. Si le travail à la tâche se révèle irréalisable, le salaire horaire normal lui reste acquis pour les heures prestées. 12.3. En cas de prestation dâun travail à la tâche, le salaire horaire est payé comme acompte . La réception du travail à la tâche doit avoir lieu au plus tard un jour après lâachèvement du travail en question. Le calcul et le règlement du solde se feront le jour suivant du paiement usuel du salaire. 12.4. Le travail à la tâche nâest pas autorisé pour les apprentis et les jeunes travailleurs . Ceux-ci peuvent toutefois assister le travailleur à la tâche, étant entendu que leur rémunération est calaculée à lâheure. 13. Majorations pour travail supplémentaire. 13.1. Sont soumis à majoration toutes les heures dépassant lâhoraire hebdomadaire normal, sauf les heures de récupération et le temps de trajet. 13.2. Les heures supplémentaires sont admises dans le cadre des dispositions légales. Les salariés sont alors obligés dâeffectuer les heures supplémentaires autorisées par les autorités compétentes. Ceci vaut également pour le travail effectué les dimanches et jours fériés légaux. 13.3. Pour les heures supplémentaires dans le sens de cette convention, une majoration de 25% est à appliquer. 13.4. Le travail de dimanche est à rémunérer avec une majoration du taux horaire de 70%. 13.5. Le travail occasionnel de nuit effectué entre 22.00 heures et 6.00 heures est à rémunérer avec une majoration du taux horaire de 50%. 13.6. Le travail de nuit effectué régulièrement est rémunéré avec une majoration de 25%. 13.7. Les heures de travail prestées un jour férié légal sont indemnisées avec un supplément de 100%. 14. Majorations pour travaux effectués sous conditions aggravantes et insalubres 14.1. Pour la prestation de travaux insalubres, le salarié a droit à une majoration salariale de 25%. Cette majoration se limite au temps effectivement consacré aux travaux suivants: Chauffage central â démontage dâanciennes chaudières au charbon ou au mazout â remplacement de sections sur dâanciennes chaudières au charbon ou mazout â nettoyage de chaudières au mazout Installations sanitaires â démontage de WC et de tuyauteries dâévacuation â débouchage de tuyauteries dâévacuation â débouchage de WC ou dâurinoirs â inspection de fosses septiques â nettoyage de séparateurs. Climatisation â nettoyage ou remplacement de filtres dâair. 15. Prime de fin dâannée. 15.1. Il sera attribuée à tout salarié dont lâancienneté dâentreprise est dâau moins 3 années, période dâapprentissage incluse, une prime de fin dâannée dont le montant est fonction du salaire annuel brut effectivement gagné et déclarée aux aux assurances sociales. 15.2. La date de référence pour la détermination de lâancienneté est le 31 décembre. 15.3. Le montant de la prime sâélève aux pourcentages du salaire annuel brut tel que repris au schéma suivant: 0,5% du salaire annuel brut total après 3 années dâancienneté dâentreprise 1,0% du salaire annuel brut total après 4 années dâancienneté dâentreprise 2,0% du salaire annuel brut total après 7 années dâancienneté dâentreprise 2,5% du salaire annuel brut total après 10 années dâancienneté dâentreprise 3,0% du salaire annuel brut total après 15 années dâancienneté dâentreprise 15.4. Si le salarié est entré aux services de lâemployeur avant le 1er juillet, cette année est considérée comme année dâancienneté entière. 15.5. La prime sera également attribuée aux salariés qui, au cours de lâannée, quittent lâentreprise comme bénéficiaires dâune pension de vieillesse ou dâinvalidité permanente. 15.6. Une interruption du contrat de travail pour cause de maladie excédant 26 semaines, ne portera pas atteinte à lâancienneté de lâentreprise si le réembauchage sâeffectuera endéans une année après la fin du contrat. 15.7. Il en est de même si le salarié est réembauché endéans un délai de 3 mois après une résiliation du contrat de travail par lâemployeur avec préavis. 15.8. La prime nâest pas due si le salarié résilie son contrat sans se conformer aux dispositions de la loi du 24 mai 1989 sur le contrat de travail ainsi quâen cas de licenciement pour faute grave. 15.9. La prime nâest pas due si le salarié sâest absenté de son travail sans permission préalable pendant plus de 2 journées au cours de lâannée de référence. 15.10. Lâemployeur est libre de payer une prime de fin dâannée aux salariés dont lâancienneté nâatteint pas les 3 années requises. 16. Jours fériés légaux. 16.1. Sont considérés comme jours fériés légaux: le 1er janvier, le lundi de Pâques, le 1er mai, le lundi de Pentecôte, lâAscension, la fête nationale, lâAssomption, la Toussaint, Noël et le lendemain de Noël. 16.2. Les salariés qui ne se sont pas présentés au travail sans permission préalable la veille ou le lendemain dâun jour férié légal perdent le droit au payement de ce jour férié chômé. La même stipulation vaut pour le salaril qui a été absent plus de trois jours, sans permission préalable, dans une période de 25 jours ouvrables avant le jour férié. 16.3. Lâindemnisation des jours fériés ainsi que lâattribution de jours fériés de remplacement sont soumises aux dispositions de la loi y relative du 10 avril 1976 portant réforme de la réglementation des jours fériés légaux. 16.4. Pour le travail effectué un jour férié, le salarié a droit, en plus de lâindemnité prévue par la loi, sauf jour compensatoire, au payement des heures effectivement prestées avec une majoration de 100%. 17. Congé annuel. 17.1. Le congé annuel est soumis aux dispositions de la loi du 22 avril 1966 , modifiée et complétée par la loi du 26 juillet 1975 . 17.2. Le droit au congé naît après trois mois de travail ininterrompu auprès du même employeur. 17.3. En général, le payement des congés est effectué en même temps que la paye qui suit les congés, respectivement lorsque le salarié quitte lâentreprise. 17.4. Un congé collectif de 14 jours qui débutera le premier lundi du mois dâaoût sera appliqué chaque année. 17.5. Une dérogation au congé collectif est possible moyennant lâaccord de la délégation du personnel et des salariés concernés pour les travaux de dépannage, de maintenance et de réparation. La délégation doit être informée de chaque dérogation. 17.6. Les demandes de congé doivent être introduites par écrit dans les délais suivants: au moins 48 heures à lâavance pour deux jours de congé sauf cas de force majeure au moins 2 semaines à lâavance pour trois à cinq jours de congé au moins 1 mois à lâavance pour tout congé au-delà de cinq jours. 17.7. Pour les visites médicales urgentes pendant les heures de travail le salarié a droit à 4 fois 2 heures par an. 18. Congé extraordinaire. 18.1. Le salarié a droit à un congé extraordinaire fixé à : 18.1.1. 1 jour: pour le décès des frères et soeurs, grands-parents des deux côtés, petits-enfants, beau-frères et belle-soeurs 18.1.2. 2 jours: pour la naissance dâun enfant légalement reconnu, le mariage dâun enfant et en cas de déménagement (un simple changement de logis nâest pas à assimiler à un déménagement); 18.1.3. 3 jours: pour le décès du conjoint, des parents, beaux-parents, enfants, beau-fils et belle-filles; 18.1.4. 6 jours: pour le mariage du salarié. 18.2. Les congés extraordinaires ne peuvent être pris quâau moment où lâévénement donnant droit au congé se produit, ils ne pourront pas être reportés sur le congé ordinaire. 19. Interruptions de travail en cas dâaccident de travail. 19.1. Les interruptions de travail dues aux accidents de travail sont soumises aux dispositions suivantes: â si le salarié est victime dâun accident de travail entraînant une interruption de travail, le journée où lâaccident a eu lieu sera payée intégralement. â la perte de salaire effective sera remboursée lors du sauvetage et du transport dâun accidenté dans lâentreprise ou au chantier ou lors du constat des autorités au sujet dâun accident de travail. 20. Sécurité sur les chantiers. 20.1. Les employeurs et les salariés sont obligés dâobserver toutes les prescriptions relatives à la prévention dâaccidents et de prendre en outre toutes les mesures de précaution nécessaires pour éviter au maximum tout accident éventuel. 20.2. Les salariés sont tenus de faire usage du matériel et de lâéquipement de sécurité mis à leur dispositions et de collaborer activement dans le sens dâune sécurité maximale sur les chantiers. Les salariés sont personnellement responsables des accidents qui se seraient produits du fait et de la négligence de leur part des consignes de sécurité. Ils sont encore responsables sâils nâont pas observé les consignes de sécurité générales de lâentreprise pour autant quâil en existe. 20.3. Le salarié est tenu de signaler à lâemployeur tout matériel ou équipement défectueux et de lâavertir immédiatement de tout risque extraordinaire. 20.4. Le salarié reconnaît les règles de sécurité et de prévention dâaccidents dont le texte lui a été remis par lâentreprise au moment de son engagement. 21. Travail clandestin. 21.1. Il est interdit à tout salarié dâeffectuer du travail clandestin tel que défini dans la loi du 3 août 1977 ayant pour objet dâinterdire le travail clandestin. 21.2. Les salariés qui font du travail clandestin peuvent être licenciés sans préavis. 21.3. En cas de preuve de travail clandestin, dans le sens de la loi du 3 août 1977 interdisant le travail clandestin, les sanctions prévues à lâarticle 15 de la loi du 22 avril 1966 respectivement du 26 juillet 1975 sur les congés sont applicables. 22. Arbitrage - Accords particuliers - Négociations particulières. 22.1. La présente convention collective entre en vigueur le 1er février 1996 et remplace la convention collective qui était signée le 6 mai 1992. 22.2. La présente convention collective restera en validité jusquâau 31.12.1996. 22.3. Des conditions plus avantageuses déjà existantes restent en vigueur et ne sont pas entravées par la convention. 22.4. La convention collective pourra être dénoncée dans son ensemble ou partiellement en respectant un préavis de six semaines. 22.5. Les parties contractantes sâengagent à entamer les pourparlers concernant le renouvellement de la convention collective au plus tard six semaines avant son expiration. Luxembourg, le 13 février 1996. Pour les Fédérations réunies des Patrons Installateurs Sanitaires et des Patrons Installateurs de Chauffage et de Climatisation du Grand-Duché de Luxembourg Pour les Syndicats Contractants Paul Reckinger , président central Valerio De Matteis OGB-L Marcel Mond , président de la section «sanitaire» Joao Ricacho LCGB Jean Birgen , président de la section «chauffage» â â ANNEXE 1 Salaires tarifaires (indice 525,29) NQ1 255,38 NQ2 261,81 NQ3 267,06 SQ1 286,08 SQ2 297,51 Q1 314,13 Q2 318,20 Q3 324,57 Q4 337,56 Q5 361,18 Q6 386,47 HQ 428,98 â ANNEXE 2 Exemple pour le calcul du temps de voyage et des indemnités kilométriques â â Distances A: 10 km â B: 15 km â C: 30 km Trajet Siège-Chantier indemnité kilométrique: 30x7,5 Flux temps de voyage: 30 minutes Trajet Domicile-Chantier indemnité kilométrique: 2x(30-10)=40x7,5 Flux temps de voyage: 2x(30-10)=40 minutes
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Règlement grand-ducal du 23 septembre 1996 portant déclaration d'obligation générale de la convention collective de travail pour les métiers d'installateur sanitaire, d'installateur de chauffage et de climatisation conclue entre les syndicats OGB-L et LCGB d'une part et les fédérations réunies des patrons installateurs sanitaires et des patrons installateurs de chauffage et de climatisation du Grand-Duché de Luxembourg, d'autre part.
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