Règlement grand-ducal du 27 août 1997 déterminant les conditions à respecter et les mesures à prendre en matière de protection de la nature, de restauration et de compensation des milieux naturels dans le cadre de la construction de la route reliant Luxembourg à Ettelbruck (Route du Nord) (tronçon Luxembourg-Mersch).
This preamble introduces a Grand-Ducal regulation on conditions and measures for nature protection, restoration, and compensation of natural habitats for the Luxembourg–Ettelbruck road project.
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- Jurisdiction
- Luxembourg
- Instrument
- Regulation
- Citation
- http://data.legilux.public.lu/eli/etat/leg/rgd/1997/08/27/n4/jo
- Status
- In force
- Version
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- fr
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This preamble introduces a Grand-Ducal regulation on conditions and measures for nature protection, restoration, and compensation of natural habitats for the Luxembourg–Ettelbruck road project. This provision says the regulation sets conditions and measures to avoid, reduce, or offset environmental impacts from building the new road. This article sets environmental conditions for the Route du Nord project, including compensatory forest planting, wildlife crossings, soil handling, water protection, and landscape measures. Three ministers are charged with carrying out this regulation in their respective areas.
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Legal text
Provisions of Règlement grand-ducal du 27 août 1997 déterminant les conditions à respecter et les mesures à prendre en matière de protection de la nature, de restauration et de compensation des milieux naturels dans le cadre de la construction de la route reliant Luxembourg à Ettelbruck (Route du Nord) (tronçon Luxembourg-Mersch).
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AI-assisted research summary: This preamble introduces a Grand-Ducal regulation on conditions and measures for nature protection, restoration, and compensation of natural habitats for the Luxembourg–Ettelbruck road project.
Le contenu de la version HTML du Journal officiel luxembourgeois est identique à la version PDF. Règlement grand-ducal du 27 août 1997 déterminant les conditions à respecter et les mesures à prendre en matière de protection de la nature, de restauration et de compensation des milieux naturels dans le cadre de la construction de la route reliant Luxembourg à Ettelbruck (Route du Nord) (tronçon Luxembourg-Mersch). Nous JEAN, par la grâce de Dieu, Grand-Duc de Luxembourg, Duc de Nassau; Vu la loi du 27 juillet 1997 autorisant le Gouvernement à procéder à la construction dâune route reliant Luxembourg à Ettelbruck; Vu lâarticle 2 (1) de la loi du 12 juillet 1996 portant réforme du Conseil dâEtat et considérant quâil y a urgence; Sur le rapport de Notre Ministre des Travaux Publics, de Notre Ministre de lâEnvironnement, de Notre Ministre de lâAgriculture et après délibération du Gouvernement en Conseil; Arrêtons: â
- 1 er Verify source ↗
Art. 1 er .
AI-assisted research summary: This provision says the regulation sets conditions and measures to avoid, reduce, or offset environmental impacts from building the new road.
Art. 1 er .- Objet Le présent règlement grand-ducal a pour objet de déterminer les conditions à respecter et les mesures à prendre en vue dâéviter, de réduire ou de compenser les impacts sur lâenvironnement naturel occasionnés par la construction de la nouvelle route. Les mesures à mettre en oeuvre et dont les détails sont fixés dans le cadre du présent règlement sont celles prévues et énumérées à lâarticle 5 de la loi du 27 juillet 1997 autorisant le Gouvernement à procéder à la construction dâune route reliant Luxembourg à Ettelbruck. Les projets dâexécution détaillés relatifs aux mesures ci-après sont élaborés, suivant le type de mesure, dans le cadre dâune concertation entre les administrations des Eaux et Forêts, des Ponts et Chaussées et des Services Techniques de lâAgriculture, concertation à mettre en oeuvre dès la phase dâélaboration. â - 2 Verify source ↗
Art. 2.
AI-assisted research summary: This article sets environmental conditions for the Route du Nord project, including compensatory forest planting, wildlife crossings, soil handling, water protection, and landscape measures.
Art. 2.- Conditions à respecter et mesures à prendre en matière de protection de la nature, de restauration et de compensation des milieux naturels I. Les milieux forestiers et la sylviculture 1) Les boisements forestiers compensatoires - Tout fonds forestier subissant un changement dâaffectation, dû à la construction et à lâexploitation de la âRoute du Nordâ et de ses installations connexes, tels que bassins de rétention ou de décantation, bouches dâaération, centrales dâénergie, postes de contrôle, voies dâaccès secondaires, etc., est restitué par un boisement compensatoire dâune surface égale à la surface du fonds forestier supprimé. Le bilan final est établi contradictoirement par les Ministres de lâEnvironnement, des Travaux Publics et de lâAgriculture. - Les plans parcellaires de la «Route du Nord» prévoient lâacquisition de 35 ha de terrains en vue de la compensation précitée. Les numéros cadastraux de cette surface de terrains pour les boisements compensatoires sont compris dans les plans des emprises à publier au Mémorial dans le cadre des dispositions légales et réglementaires prévues par la loi modifiée du 16 août 1967 ayant pour objet la création dâune grande voirie de communication et dâun fonds des routes. - La totalité des terrains afférents devra être acquise par lâEtat au plus tard cinq ans après le commencement des premiers travaux de construction. - Les terrains aptes aux boisements compensatoires requis et devant faire lâobjet dâune acquisition par lâEtat sont proposés par le Ministre de lâEnvironnement et le Ministre de lâAgriculture. - Les crédits nécessaires à lâentretien des boisements de compensation à charge du Fonds des Routes devront être disponibles pendant dix ans, à partir de la date de la plantation. 2) Mesures sylvicoles préventives de sécurisation dans les peuplements forestiers le long du tracé en surface en milieu forestier (dégâts de chablis, de bostryche, dâinsolation, etc.) - Dans les parcelles cadastrales, et plus particulièrement dans les peuplements forestiers tels quâils sont indiqués sur les cartes forestières arrêtées par le Ministre de lâEnvironnement, des mesures sylvicoles préventives de stabilisation et de sécurisation sont prises. Font également partie de ces mesures, lâinstallation nouvelle de lisières et le regarnissement de lisières forestières existantes à lâaide dâessences arbustives et arborescentes indigènes. Des bandes herbacées dâune largeur minimale de deux mètres, abandonnées à la succession naturelle, ou entretenues périodiquement, font partie intégrante dâune lisière forestière aux termes du présent règlement. Les surfaces occupées par lâinstallation nouvelle de lisières forestières sont prises en compte pour le calcul de la surface totale des boisements compensatoires requis. 3) Voiries forestière et agricole Les chemins forestiers et agricoles touchés par le projet routier, sont rétablis, voire nouvellement construits à charge du Fonds des Routes et par les soins des Ministres de lâEnvironnement et de lâAgriculture dans le respect de leurs compétences respectives. II. Protection de la faune 1) Passages à gibier et pour la faune terrestre en général - Deux grands passages pour la faune terrestre sont construits: a) sur la route N 11 (Luxembourg-Echternach) à lâouest de lâéchangeur avec la route dâEchternach, b) aux alentours du lieu-dit âRéngelbuerâ. Lâimplantation et les détails de lâouvrage dâart sont arrêtés par les Ministres de lâEnvironnement et des Travaux Publics. Le pont mentionné sub a) ci-dessus aura une largeur dâenviron 100 m et celui mentionné sub b) ci-dessus dâenviron 250 m. - Lâintégration optimale des ouvrages dans la topographie des lieux est assurée par le choix judicieux des emplacements définitifs, ainsi que par un remblayage et une couverture avec des matériaux dâexcavation en provenance du tracé. Lâépaisseur des matériaux de remblayage sur lâouvrage est dâau moins deux mètres, afin de permettre la plantation et lâépanouissement dâune végétation forestière sâapparentant aux peuplements forestiers autochtones des alentours. - Lâéclairage routier, à lâexception de celui à lâintérieur des passages * , est interdit à une distance de cinq cents mètres (500 m) en amont et en aval des entrées ou sorties des ouvrages, à moins que des raisons pertinentes en matière de sécurité routière ne lâimposent. 2) Passages souterrains pour les amphibiens et la petite faune - Sur les tronçons à ras du sol et en remblais sont créés des passages souterrains pour les amphibiens et la petite faune. La distance entre deux passages sera de lâordre de 250 mètres. Leur section ouverte utile est de quatre mètres carrés au minimum et le sol des ouvrages est recouvert par de la terre arable des environs, dâune épaisseur dâau moins cinquante centimètres. Les passages sont fermés à la circulation en général, à lâexception de celle des piétons, qui elle, toutefois, peut être réglementée en cas de nécessité. Lâinstallation dâun éclairage est interdit à lâintérieur du passage. A lâexception dâun éventuel système de drainage ou dâévacuation des eaux de surfaces, le passage ne recevra aucune autre infrastructure technique. 3) Clôtures à gibier et à amphibiens - Tous les tronçons en surface sont munis dâune clôture à gibier à installer de part et dâautre de la nouvelle voie de communication. Dans sa partie inférieure, le treillis de la clôture est muni dâun dispositif adéquat, enterré dans le sol de trente centimètres au minimum et destiné à empêcher le passage des amphibiens. - Entre le grand passage à gibier sur la route N 11 de Luxembourg à Echternach et lâéchangeur de la âRoute du Nordâ, une clôture à gibier est installée de part et dâautre de la route nationale N 11. Il en est de même pour le tronçon de la route N 11, situé entre lâouvrage précité et le lieu-dit âBrennereiâ. - Les frais dâinstallation de la clôture à gibier le long de la nouvelle âRoute du Nordâ, à lâexception des frais pour lâinstallation des clôtures le long de la route N 11 ainsi que du dispositif de guidance pour les amphibiens, ne sont pas comptabilisés parmi les dépenses réservées aux mesures prévues à lâarticle 5 de la loi précitée . III. Les décharges pour matériaux inertes - Les décharges aux lieux-dits « Schwunnendall », « Mettesch », et « Mierscherbierg » sont autorisées. - Les travaux de remblaiement sont réalisés conformément aux plans et profils approuvés par le Ministre de lâEnvironnement, le Ministre de lâAgriculture entendu en son avis. - Le dépôt permanent au lieu-dit « Mettesch » pour matériaux inertes au nord de Gosseldange ne peut pas excéder 6 ha. - Le remblai est effectué uniquement à lâaide de matériaux terreux et pierreux en provenance des divers chantiers en relation avec la construction de la âRoute du Nordâ. Le dépôt dâaucun autre matériel nâest toléré et toute incinération sur la décharge est interdite. - Avant lâexécution des travaux de remblaiement, la terre végétale est enlevée et entrestockée dâaprès les modalités décrites au chapitre IV -Décapage de la terre arable, mise en dépôt provisoire et recultivation des terrains ci-dessous. - Lâexploitant est tenu de matérialiser sur le terrain les gabarits du remblai, tels quâils ressortent des plans autorisés. Ces gabarits doivent être réceptionnés par le Ministre de lâEnvironnement, le Ministre de lâAgriculture entendu en son avis, avant le début des travaux de remblaiement et à la fin de chaque étape précisée au tiret 2 ci-dessus. - Lâautorisation nâest valable que pour la période dans laquelle tous les travaux doivent être achevés. - Les terrains remblayés et ensemencés sont reconduits à leur destination primaire, aucune autre utilisation nây est autorisée. IV: Décapage de la terre arable, mise en dépôt provisoire et recultivation des terrains Tous les travaux de décapage de terre arable, de mise en dépôt provisoire et de recultivation des surfaces après utilisation se font dâaprès les conditions suivantes: - La terre arable est décapée en deux étapes. Lâépaisseur (profondeur) de chaque couche à enlever dépend des caractéristiques du type de sol et de la situation topographique des lieux. Les profondeurs définitives des deux premières couches à décaper sont définies de cas en cas, après des sondages pédologiques à la tarière. - Ces données sont à fournir par le Ministre des Travaux Publics pendant la phase dâétude et dâexécution du projet. - Le décroutage des deux premières couches est interdit par temps de fortes pluies. - Les couches enlevées individuellement sont stockées séparément de manière à ce quâelles ne risquent pas dâêtre mélangées. - Les dépôts de la première couche de terre arable ne peuvent pas dépasser 2,5 m en hauteur et ils sont talutés de façon à ce que la pente minimale ne tombe pas en dessous de cinq pour cent (5 %). Lâécoulement des eaux de ruissellement doit être assuré. - Les dépôts sont ensemencés immédiatement avec des mélanges spécifiques de graminées et de trèfles. Si lâensemencement ne peut se faire quâaprès la mi-août, il sera procédé dâabord à un ensemencement avec de la navette dâété (Rübsen) et/ou de la ravenelle (Ãlrettich). Lâensemencement définitif se fait alors au printemps prochain. - Les travaux de terrassement doivent se faire à lâaide dâengins de chantier dont la pression au sol ne dépasse pas les 0,5 kg par centimètre carré. - Lâentrestockage provisoire des terres arables en provenance des milieux forestiers doit se faire sur des terrains non boisés, sur des lieux de stockage appropriés. - Après la fin des travaux ou après leur utilisation temporaire, tous les sites (chantiers, lieux de stockage temporaire, etc.) doivent être remis en état. - La remise en état des lieux commence par le remblaiement de la terre enlevée lors de la deuxième phase de lâopération de décapage. - Ces travaux de remblaiement sont exécutés entre le mois dâavril et la fin août. La première couche à remblayer aura une épaisseur de 40 à 60 cm; le matériel nâest pas compacté; en conséquence, les engins de terrassements ne doivent pas excéder une pression au sol dépassant 320 grammes par centimètre carré. - Le remblaiement doit se faire à reculons; il est interdit aux camions délivrant le matériel de circuler sur le remblai. - Le remblai taluté est immédiatement ensemencé à la fin des travaux, et au plus tard pour la fin août, avec de la ravenelle et un apport dâun engrais chimique complet à raison de 1000 kg/hectare. Les sols forestiers ne seront pas amendés avec un engrais chimique. - Le remblaiement de la terre végétale proprement dite (1ère couche enlevée lors de lâopération de décapage) se fait seulement lâannée suivante. - Les travaux se font par temps sec et lâon respectera les mêmes conditions que prévues ci-dessus. - Un travail ultime de cette couche se fait à lâaide de machines agricoles adéquates. La surface ainsi rétablie est ensemencée immédiatement avec un mélange de trèfles et graminées pérennes. - En cas dâensemencement après la fin août, il sera procédé dâabord à une culture dérobée avec la moutarde des champs et la navette dâété par exemple. - Après leur utilisation temporaire comme chantiers ou dépôts, la recultivation (la mise en état des lieux) des terrains situés sur des sols qui montrent un risque manifeste de compactage, doit se faire par lâinstallation préalable dâune couche drainante, avant le remblayage définitif. La couche drainante est constituée par un lit de gravier dâune épaisseur de 30 cm. - Tous les travaux de remise en état des lieux (recultivation des terrains) doivent être terminés au plus tard un an après la cessation des activités sur le site. - Compte tenu des conditions et obligations précitées, le maître dâoeuvre soumet au comité interministériel, prévu à lâarticle 8 de la loi du 27 juillet 1997 précitée, les surfaces supplémentaires (autres que celles des dépôts et surfaces disponibles) nécessaires à lâinstallation des stockages temporaires nécessaires pour la conservation et la gestion adéquates des terres décapées. V: Protection des eaux - Pour tous les bassins versants internes (BVI), tels quâils sont définis par lâétude dâimpact Basler & Partner du 13 septembre 1996 (cf. figure 2.2.-1 Entwässerungskonzept à la page 20), les eaux de ruissellement sont captées par un système de rigoles ensemencées et conduites vers des bassins de rétention équipés dâun séparateur dâhydrocarbures ayant une fonction épuratoire comprenant un déshuilage, un dessablage et un débourbage. - Les bassins de rétention sont à construire conformément aux plans approuvés par le Ministre de lâEnvironnement qui feront partie intégrante du présent règlement grand-ducal. - Lâévacuation des eaux de surface en provenance des bassins versants internes B et C se fait par des bassins de rétention, décrits ci-dessus, et dont les effluents sont dirigés vers le cours dâeau Ernz Blanche. - Dans le cadre de la construction du bassin de rétention, destiné à recevoir les eaux de surface en provenance du bassin versant interne A, le système dâévacuation des eaux de surface de la route N 11 de Luxembourg à Echternach est à remettre en état et à dimensionner de façon à ce quâil puisse recevoir également les eaux du bassin versant A précité. Toutes les eaux sont à évacuer par un bassin de rétention de capacité suffisante dont lâemplacement définitif sera déterminé par les Ministres de lâEnvironnement, des Travaux Publics et de lâAgriculture. - Les eaux de surface non polluées des bassins versants externes 8 (échangeur de Lorentzweiler) et 10 ( vallée de la Mamer) sont évacuées vers leurs effluents respectifs moyennant un nombre suffisant dâouvrages hydrauliques et de points dâinfiltration. - En règle générale, lâévacuation des effluents en provenance de bassins de rétention se fait à ciel ouvert par des fossés naturels ou artificiels. VI: Sauvegarde et protection des structures naturelles le long du tracé pendant la phase des travaux - Les structures et éléments naturels particulièrement remarquables, situés sur et à proximité immédiate des chantiers, mais qui ne sont pas directement touchés par les travaux de construction et les installations de chantier, sont clôturés et marqués par un dispositif adéquat; tout accès y est interdit. - Les sites et éléments à clôturer sont désignés par lâadministration des Eaux et Forêts. Lâinstallation des clôtures se fait avant lâinstallation proprement dite des chantiers. - Les pistes dâaccès vers et les pistes de circulation sur les chantiers en dehors de lâemprise de la route sont marquées par une signalisation adéquate. La première installation se fait en étroite collaboration et avec lâaccord du surveillant écologique des chantiers. Leur utilisation est obligatoire pour tous les déplacements motorisés. Sans lâaccord du surveillant écologique des chantiers, aucune modification et aucune installation nouvelle des pistes ne peuvent intervenir. - La piste de circulation du chantier traversant la vallée de lâAlzette (construction du viaduc) est réalisée avec du grès de Luxembourg (0/50 mm) dâune épaisseur dâau moins 50 cm. Lâutilisation de scories de hauts-fourneaux est interdite. La largeur maximale de la piste ne peut excéder huit mètres. - Toutes les pistes dâaccès provisoires seront enlevées intégralement au plus tard un an après la fin des travaux de construction ; les terrains en question seront retournés à leur vocation primaire. VII: Restitution des biotopes et des structures naturelles détruits par la construction de la route et des ouvrages connexes - Le Ministre de lâEnvironnement dresse sur la base des indications de lâétude dâimpact et, le cas échéant, par des inventaires spécifiques supplémentaires, une liste de tous les biotopes et structures naturelles situés sur le tracé et voués à disparaître du fait de la construction de la route proprement dite, des ouvrages connexes, de lâinstallation des chantiers et des dépôts temporaires et définitifs. - Après que le tracé définitif et lâemplacement exact des ouvrages et des limites ont eu lieu par piquetage sur le terrain, tous les biotopes/éléments recensés, voués à disparaître, sont énumérés sur une liste qui est soumise au comité interministériel. - En supplément des mesures compensatoires retenues et sans toutefois dépasser lâenveloppe budgétaire afférente accordée, le Ministre de lâEnvironnement restituera tous les biotopes et structures naturelles retenus sur le site. Les terrains nécessaires sont choisis de préférence à proximité des anciens emplacements des biotopes et structures naturelles disparus. Si pour des raisons foncières ou écologiques évidentes, les mesures de restitution ne peuvent pas être réalisées dans les parages immédiats des anciens emplacements, elles devront se faire sur les terrains acquis dans le cadre de lâaménagement dâune zone humide dans la vallée de lâAlzette et (ou) du programme de restitution dâhabitats naturels pour la vallée de la Mamer, tels quâils sont prévus sub b) de lâarticle 5 de la loi du 27 juillet 1997 précitée. VIII:   Protection des paysages - Les portails des tunnels, les ouvrages dâart y compris ceux des passages à gibier et des passages pour la faune terrestre sont conçus de façon à sâintégrer harmonieusement dans le paysage, le comité interministériel demandé en son avis. - Entre lâéchangeur de Lorentzweiler reliant la «Route du Nord» à la route N 7 et le portail nord du tunnel âGrouftâ, une digue en terre naturelle est installée du côté sud de la nouvelle voie de communication. La digue dépassera le niveau de la route dâau moins trois mètres. - Entre le viaduc à construire dans la vallée de lâAlzette et les villages de Prettingen et de Lintgen, le ministère de lâEnvironnement créera une zone humide de quelque 64 ha de surface. Les parcelles qui sont touchées par la zone humide sont comprises dans les plans des emprises à publier au Mémorial dans le cadre des dispositions légales et réglementaires prévues par la loi modifiée du 16 août 1967 ayant pour objet la création dâune grande voirie de communication et dâun fonds des routes. Pour la réalisation de la zone humide préqualifiée, les principes directeurs suivants sont à respecter: â Les travaux de génie civil se limiteront aux seuls travaux de renaturation de lâAlzette entre le viaduc et la route reliant Prettingen à Lintgen. â La zone humide doit remplir, outre sa vocation écologique primaire, un rôle régulateur en matière de gestion des eaux de crues dans la vallée de lâAlzette. â La zone humide est réalisée par le rehaussement de la nappe phréatique et par la libre évolution de la dynamique naturelle de lâAlzette renaturée et des autres cours dâeau mineurs traversant la zone. â Dans les parties les plus humides, les terrains sont abandonnés à la succession végétale naturelle. Les plantations à exécuter se limiteront à des endroits précis, où lâon installera des amorces dâune végétation alluviale, laquelle sera abandonnée également à la succession naturelle. Les autres terrains agricoles qui ne sont pas touchés par les mesures précitées, sont gérés par des méthodes agricoles extensives, spécifiques pour les prés et prairies humides. La réglementation concernant les aides prévues tant par le ministère de lâAgriculture que par le ministère de lâEnvironnement leur est applicable. â La zone humide, telle quâelle est définie par les numéros cadastraux énumérés au tableau des emprises, doit faire partie intégrante de la zone protégée projetée dans cette partie de la vallée de lâAlzette. â Les détails et lâéchéancier pour les mesures à mettre en oeuvre sont précisés par règlements ministériels à approuver par les trois Ministres et à publier au Mémorial. â Sur les terrains agricoles situés au sud du viaduc entre le C.R. 123, la voie de chemin de fer et le C.R. 122 menant de Hunsdorf à Lorentzweiler, une gestion extensive des terres agricoles est proposée aux exploitants qui seront rémunérés sur la base des dispositions réglementaires ad hoc du ministère de lâAgriculture et du ministère de lâEnvironnement. - Lâévolution des espèces menacées dans la vallée de la Mamer fera lâobjet dâune observation écologique. Un inventaire faunistique et floristique détaillé sera effectué. Un suivi scientifique de ces espèces, réalisé tout au long de la phase du chantier et pendant les premières années dâexploitation de la route, permettra dâévaluer son impact sur la faune et la flore. Un programme de mesures visant à améliorer les conditions des habitats naturels des espèces menacées sera mis en oeuvre. IX:  Agriculture Un remembrement des biens ruraux dâintérêt général accompagnera les travaux de la «Route du Nord» afin de minimiser lâeffet négatif sur les exploitations agricoles, dâorganiser la mise à disposition des terrains nécessaires, de prévoir une planification rationnelle de la voirie rurale, ainsi que de rendre possible la renaturation des cours dâeau et la structuration du paysage. â â * Il sâagit des passages souterrains destinés au trafic routier â - 3 Verify source ↗
Art. 3.
AI-assisted research summary: Three ministers are charged with carrying out this regulation in their respective areas.
Art. 3.- Notre Ministre des Travaux Publics, Notre Ministre de lâEnvironnement, Notre Ministre de lâAgriculture, chacun en ce qui le concerne, sont chargés de lâexécution du présent règlement qui sera publié au Mémorial. Le Ministre des Travaux Publics, Robert Goebbels Le Ministre de lâEnvironnement, Johny Lahure Le Ministre de lâAgriculture, Fernand Boden Château de Berg, le 27 août 1997. Jean
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