Règlement grand-ducal du 1er mars 2012 portant déclaration d'obligation générale de la convention relative au régime juridique du télétravail conclue entre l'Union des Entreprises Luxembourgeoises, d'une part et les syndicats OGB-L et LCGB, d'autre part.
This preamble states that the regulation declares the telework convention to have general obligation status and lists the legal bases and procedural references used to adopt it.
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- Jurisdiction
- Luxembourg
- Instrument
- Regulation
- Citation
- http://data.legilux.public.lu/eli/etat/leg/rgd/2012/03/01/n2/jo
- Status
- In force
- Version
- Undated source snapshot
- Language
- fr
- Updated
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This preamble states that the regulation declares the telework convention to have general obligation status and lists the legal bases and procedural references used to adopt it. The telework convention is declared generally binding throughout the national territory. The Minister for Labour, Employment and Immigration is responsible for carrying out this regulation.
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Legal text
Provisions of Règlement grand-ducal du 1er mars 2012 portant déclaration d'obligation générale de la convention relative au régime juridique du télétravail conclue entre l'Union des Entreprises Luxembourgeoises, d'une part et les syndicats OGB-L et LCGB, d'autre part.
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AI-assisted research summary: This preamble states that the regulation declares the telework convention to have general obligation status and lists the legal bases and procedural references used to adopt it.
Le contenu de la version HTML du Journal officiel luxembourgeois est identique à la version PDF. Règlement grand-ducal du 1 er mars 2012 portant déclaration dâobligation générale de la convention relative au régime juridique du télétravail conclue entre lâUnion des Entreprises Luxembourgeoises, dâune part et les syndicats OGB-L et LCGB, dâautre part. Nous Henri, Grand-Duc de Luxembourg, Duc de Nassau, Vu lâarticle L.164-8 du Code du Travail ; Sur proposition concordante des assesseurs de lâOffice National de Conciliation et sur avis des chambres professionnelles compétentes; Vu lâarticle 2 (1) de la loi modifiée du 12 juillet 1996 portant réforme du Conseil dâEtat et considérant quâil y a urgence; Sur le rapport de Notre Ministre du Travail, de lâEmploi et de lâImmigration et après délibération du Gouvernement en Conseil; Arrêtons: â
- 1 er Verify source ↗
Art. 1 er .
AI-assisted research summary: The telework convention is declared generally binding throughout the national territory.
Art. 1 er . La convention relative au régime juridique du télétravail conclue entre lâUnion des Entreprises Luxembourgeoises, dâune part et les syndicats OGB-L et LCGB, dâautre part, est déclarée dâobligation générale pour lâensemble du territoire national. â - 2 Verify source ↗
Art. 2.
AI-assisted research summary: The Minister for Labour, Employment and Immigration is responsible for carrying out this regulation.
Art. 2. Notre Ministre du Travail, de lâEmploi et de lâImmigration est chargé de lâexécution du présent règlement qui sera publié au Mémorial avec la convention précitée. Le Ministre du Travail, de lâEmploi et de lâImmigration, Nicolas Schmit Palais de Luxembourg, le 1 er mars 2012. Henri â Convention du 15 juillet 2011 relative au régime juridique du télétravail. CONVENTION 2011-2014 LâUNION DES ENTREPRISES LUXEMBOURGEOISES, en abrégé UEL, ayant son siège à L-1615 Luxembourg, 7, rue Alcide de Gasperi, dûment mandatée aux fins de la présente par lâAssociation des Banques et Banquiers, Luxembourg (ABBL), ayant son siège à L-1468 Luxembourg, 12, rue Erasme, lâAssociation des Compagnies dâAssurances (ACA), ayant son siège à L-8081 Bertrange, 75, rue de Mamer, la clc (Confédération luxembourgeoise du Commerce), ayant son siège à L-1615 Luxembourg, 7, rue Alcide de Gasperi, la Fédération des Artisans, ayant son siège à L-1347 Luxembourg, 2, Circuit de la Foire Internationale, la Fedil-Business Federation Luxembourg (Fedil), ayant son siège à L-1615 Luxembourg, 7, rue Alcide de Gasperi, la Fédération Nationale des Hôteliers, Restaurateurs et Cafetiers (HORESCA), ayant son siège à L-1615 Luxembourg, 7, rue Alcide de Gasperi, dâune part, et le ONOFHÃNGEGE GEWERKSCHAFTSBOND LÃTZEBUERG, en abrégé OGB-L, ayant son siège à L-4170 Esch/Alzette, 60, boulevard Kennedy et le LÃTZEBUERGER CHRÃSCHTLECHE GEWERKSCHAFTS-BOND, en abrégé LCGB, ayant son siège à L-1351 Luxembourg, 11, rue du Commerce, dâautre part, ont conclu la présente convention: Convention relative au régime juridique du télétravail. Considérant dâabord que les partenaires sociaux bénéficiant de la représentativité interprofessionnelle au niveau européen, en lâoccurrence BusinessEurope, lâUEAPME, la CEEP et la CES, ont signé sur base de lâarticle 155 du Traité de 2009 sur le Fonctionnement de lâUnion européenne (ancien article 139 du Traité de 2002 instituant la Communauté européenne) un accord cadre sur le télétravail en date du 11 juillet 2002; que les organisations signataires se sont engagées à mettre en Åuvre cet accord conformément aux procédures et pratiques propres aux partenaires sociaux dans les Etats membres; considérant ensuite que les partenaires sociaux au niveau national, à savoir lâOGB-L et le LCGB, dâune part, et lâUEL, dâautre part, ont conclu une convention relative au régime juridique du télétravail en date du 21 février 2006 afin de mettre en Åuvre lâaccord cadre européen; que cette convention a été déclarée dâobligation générale par règlement grand-ducal du 13 octobre 2006 et reste dâapplication trois ans à compter de la date dâentrée en vigueur de lâobligation générale ( Mémorial A, n° 189, du 6 novembre 2006 ); considérant que la convention relative au régime juridique du télétravail est arrivée à échéance; que le recours au télétravail a été limité en raison des conventions fiscales internationales en matière de double imposition et des dispositions communautaires en matière de coordination des systèmes de sécurité sociale et que, partant, une évaluation de la teneur de cette convention nâest pas indiquée à ce stade; que les partenaires sociaux au niveau national estiment dès lors quâil nâest pas opportun de réviser ladite convention et quâil convient dâen prolonger lâapplication dans sa forme actuelle pour une nouvelle durée de trois ans; les parties signataires ont conclu la présente convention: Article unique. Les parties signataires conviennent de reconduire la convention du 21 février 2006 relative au régime juridique du télétravail qui est annexée à la présente pour en faire partie intégrante. La présente convention est contractée en vue de sa déclaration dâobligation générale pour tout le territoire national, permettant ainsi son introduction en droit positif national pour une durée limitée de 3 ans à compter de la date de lâentrée en vigueur de lâobligation générale. La présente convention est dressée en quatre exemplaires et signée à Luxembourg, le 15 juillet 2011. â â â OGB-L LCGB â â UEL â Convention du 21 février 2006 relative au régime juridique du télétravail. Préambule: principes directeurs Le télétravail constitue une forme particulière dâorganisation de travail qui est régie par les dispositions du Code du Travail ainsi que les stipulations du présent accord. Au cas où ces dernières heurteraient les dispositions de la loi, les présentes dispositions priment. Les télétravailleurs jouissent de tous les droits reconnus par la législation sociale, par les conventions collectives de travail applicables, ainsi que par le règlement interne de lâentreprise (avantages extralégaux). Sans préjudice des stipulations de la présente les salariés ne doivent subir aucune discrimination en raison de leur statut de télétravailleur notamment quant aux conditions de rémunération, aux conditions et à lâaccès à la promotion et quant à lâaccès collectif et individuel à la formation professionnelle continue. 1. Champ dâapplication Tombent sous le champ dâapplication du présent accord les salariés visés par le Code du Travail à lâexclusion de ceux qui ont un statut de droit public ou assimilé. 2. Définition du télétravail Le télétravail est une forme dâorganisation et/ou de réalisation du travail, utilisant dans le cadre dâun contrat de travail les technologies de lâinformation et de la communication, de sorte que le travail, qui aurait également pu être réalisé dans les locaux de lâemployeur, est effectué de façon habituelle hors de ces locaux et plus particulièrement au domicile du salarié. Les trois critères cumulatifs suivants sont partant déterminants dâune relation de télétravail: - une prestation de travail au moyen des technologies de lâinformation et de la communication, - une prestation de travail effectuée dans un endroit autre que dans les locaux de lâemployeur , plus particulièrement au domicile du salarié, - une prestation de travail effectuée de manière régulière et habituelle de cette façon. Est à considérer comme télétravailleur , la personne qui effectue du télétravail conformément à la définition fournie ci-dessus. 3. Caractère volontaire du télétravail Le salarié et lâemployeur choisissent librement la formule de télétravail. Le télétravail peut faire partie du descriptif initial du poste du salarié; les parties peuvent aussi sây engager volontairement par la suite. Dans les deux cas les dispositions du point 4 de la présente convention sont à respecter. Le refus par le salarié dâune proposition de télétravail faite par son employeur ne constitue pas en soi un motif de résiliation de son contrat de travail. Le refus ne peut pas non plus justifier le recours à lâarticle L. 121-7 du Code du Travail pour imposer cette forme de travail. 4. Mentions obligatoires de lâécrit servant de base au télétravail Aussi bien le contrat de travail initial du télétravailleur que lâavenant à son contrat initial en cas de choix ultérieur de la formule télétravail, doivent contenir les mentions obligatoires prévues par lâarticle L. 121-4 du Code du Travail . Du fait du caractère spécifique du télétravail les mentions suivantes doivent, en sus de celles libellées à lâarticle L. 121-4 précité, être indiquées dans lâécrit moyennant lequel les parties sâengagent à la formule de télétravail: - le lieu à partir duquel le salarié preste le télétravail; - une précise description de la fonction du télétravailleur, ainsi que du travail et des tâches à accomplir par le télétravailleur, avec le cas échéant les objectifs à atteindre; cette job-description doit, le cas échéant, permettre au télétravailleur de sâidentifier aux salariés effectuant des tâches comparables dans les locaux de lâemployeur; - la classification du télétravailleur dans le cadre de la classification des fonctions ou/et salaires de la convention collective éventuellement applicable dans lâentreprise; - les heures et les jours de la semaine pendant lesquels le télétravailleur doit être joignable pour lâemployeur, celles-ci ne pouvant pas excéder/dépasser lâhoraire normal de travail dâun travailleur comparable de lâentreprise; - le département de lâentreprise auquel appartient le télétravailleur; - lâétablissement de lâentreprise auquel est rattaché le télétravailleur; - son ou ses responsable(s) hiérarchique(s); - sa ou ses personne(s) de contact; - la description exacte de lâoutil de travail du télétravailleur mis à sa disposition et installé par lâemployeur dans le lieu de prestation du télétravail en application du point 12 de la présente convention; - les informations nécessaires relatives aux assurances contractées le cas échéant par lâemployeur pour garantir la disparition ou lâendommagement du matériel dus à lâincendie, le dégât des eaux, le vol etc. 5. Passage vers la formule de télétravail Lorsque le télétravail est introduit par le biais dâun avenant au contrat de travail initial du salarié, les parties au contrat disposent dâune période dâadaptation pendant laquelle elles ont un droit au retour à la formule de travail classique. La période dâadaptation peut varier entre 3 et 12 mois, la durée étant déterminée de commun accord entre les parties. Elle prend cours le jour de lâentrée en vigueur de lâavenant. En cas de suspension de lâexécution du contrat pendant la période dâadaptation, cette période est prolongée dâune durée égale à celle de la suspension, sans que la prolongation de la période dâadaptation ne puisse excéder un mois. La période dâadaptation sera suspendue pendant les périodes dâinterdiction de travail énoncées aux articles L. 332-1 et L. 332-2 du Code du Travail . La période dâadaptation sera prolongée dâune durée égale à celle de la suspension. Il ne peut être mis fin unilatéralement à la période dâadaptation pendant une période minimale de deux semaines. Sans préjudice des dispositions des alinéas qui précèdent, il peut être mis fin à la période dâadaptation par notification soit par voie de lettre recommandée, soit par la remise en main propre au destinataire lequel appose sa signature sur le double de la lettre en question, en observant un délai de préavis qui ne peut être inférieur à quatre jours de calendrier par mois dâadaptation convenu, sans pouvoir être inférieur à 15 jours et sans devoir excéder un mois. Le préavis prendra cours soit le lendemain de la mise à la poste de la lettre recommandée, soit le lendemain de la remise en main propre. Le fait pour le salarié de faire emploi du droit au retour pendant la période dâadaptation ne constitue ni un motif de licenciement, ni un motif permettant de justifier lâapplication de lâarticle L. 121-7 du Code du Travail . 6. Obligation de consultation de la représentation du personnel Le comité mixte dâentreprise ou à défaut la délégation du personnel dans les entreprises qui en sont dotées sont informés et consultés sur lâintroduction du télétravail et les éventuelles modifications qui lui seraient apportées. Lâinformation porte également sur le nombre de télétravailleurs et son évolution * . 7. Droit à lâinformation du télétravailleur En cas de modification de la situation de lâemployeur, lâemployeur en informe le télétravailleur au même titre que les autres salariés de lâentreprise, sans préjudice des dispositions de lâarticle L. 121-7 du Code du Travail . Le télétravailleur reçoit en outre au même titre et au même rythme que les autres salariés de lâentreprise, les informations courantes que lâemployeur, voire la représentation du personnel, fait circuler dans lâentreprise. 8. Conditions dâemploi En ce qui concerne les conditions dâemploi, les télétravailleurs bénéficient des mêmes droits et sont soumis aux mêmes obligations prévues par la législation et les conventions collectives applicables, que les travailleurs comparables dans les locaux de lâentreprise. Le principe de lâégalité de traitement entre télétravailleurs et travailleurs classiques doit être respecté quant aux conditions dâemploi. Toutefois un traitement différent des télétravailleurs peut être justifié par des raisons objectives, sans préjudicier pour autant aux principes de la non-discrimination et de lâégalité de traitement. Lorsque, eu égard à son caractère spécifique, la formule de télétravail implique une perte dans le chef du télétravailleur dâun avantage en nature antérieurement acquis, voire implique que le télétravailleur ne puisse pas jouir des avantages en nature dont disposent les autres salariés de lâentreprise ou la catégorie de salariés de lâentreprise à laquelle il appartient, alors lâemployeur doit lâen indemniser soit en espèces, soit en nature ** . Le télétravailleur nâa cependant pas droit à un dédommagement lorsque lâavantage en nature a été intimement lié à lâexécution antérieure de sa tâche dans lâentreprise. 9. Protection des données Il incombe à lâemployeur de prendre les mesures qui sâimposent, notamment dâordre logiciel, pour assurer la protection des données utilisées et traitées par le télétravailleur à des fins professionnelles. Lâemployeur a lâobligation dâinformer le télétravailleur en matière de protection des données et de le former dans la mesure du nécessaire. Lâinformation et la formation concernent notamment toutes les législations et règles pertinentes de lâentreprise en matière de protection des données. Il incombe au télétravailleur de se conformer à ces règles. Lâemployeur informe le télétravailleur, en particulier: - de toute restriction à lâusage des équipements ou outils informatiques comme lâInternet, usage e-mail; - des sanctions en cas de non-respect. 10. Respect de la vie privée du télétravailleur Lâemployeur doit respecter la vie privée du télétravailleur. Le respect de la vie privée du télétravailleur implique: - que lâemployeur convient dâun rendez-vous avec le télétravailleur sâil désire inspecter le matériel mis à sa disposition; à cette fin il sâadresse par tout moyen de communication adéquat au télétravailleur; la date et lâheure du rendez-vous que les parties fixent dans un délai raisonnable doit se situer endéans lâhoraire pendant lequel le télétravailleur doit être joignable pour lâemployeur, ceci sans préjudice dâun délai plus rapproché, voire même en dehors de lâhoraire pendant lequel il doit être joignable pour lâemployeur, si cela sâavère indispensable, en cas de risque de détérioration de matériel ou de logiciels et sans préjudice de lâapplication des dispositions de lâarticle L. 121-9 du Code du Travail ; - que lâaccès de lâemployeur au logement du télétravailleur doit se limiter à lâendroit, voire la pièce où se trouve le matériel de travail mis à disposition; - si un dispositif de surveillance est mis en place à lâendroit où est presté le télétravail, celui-ci ne peut lâêtre que si lâun des cas dâouverture énoncés limitativement par lâarticle L. 261-1 du Code du Travail , est donné. Le moyen (support) utilisé doit être proportionné (c.-à -d. ne pas être démesuré par rapport) au but poursuivi, le but poursuivi devant sâidentifier avec une des finalités énoncées par lâarticle L. 261-1 précité et introduit conformément à la directive 90/270 relative aux écrans de visualisation. 11. Equipements de travail Avant que le télétravail sâexerce à domicile, lâemployeur sâassure de la conformité des installations électriques et des lieux de travail. Il fournit, installe et entretient les équipements nécessaires au télétravail. Si, exceptionnellement, le télétravailleur utilise son propre équipement, lâemployeur en assure lâadaptation et lâentretien. Lâemployeur prend en charge, dans tous les cas, les coûts directement engendrés par ce travail, en particulier ceux liés aux communications. Lâemployeur fournit au télétravailleur un service approprié dâappui technique. Lâemployeur assume la responsabilité, conformément aux dispositions en vigueur, des coûts liés à la perte ou à la détérioration des équipements et des données utilisés par le télétravailleur. En cas de panne ou de mauvais fonctionnement des équipements de travail, le télétravailleur doit en aviser immédiatement lâentreprise suivant les modalités fixées par celle-ci. Le télétravailleur prend soin des équipements qui lui sont confiés. 12. Santé et sécurité Lâemployeur doit informer le télétravailleur de la politique de lâentreprise en matière de sécurité et de santé au travail, notamment des exigences relatives aux écrans de visualisation. Le télétravailleur applique correctement ces politiques de sécurité. Afin de pouvoir contrôler le respect des règles relatives à la sécurité et santé au travail, lâemployeur, le délégué à la sécurité et/ou les autorités luxembourgeoises compétentes ont accès au lieu du télétravail, dans la limite des législations et conventions collectives et dans le respect des dispositions de lâarticle 11 du présent texte relatives au respect de la vie privée. Le télétravailleur est autorisé à demander une visite dâinspection. 13. Organisation du travail Dans le respect des limites relatives à la durée de travail hebdomadaire et journalière ainsi quâau repos hebdomadaire et quotidien, telles quâelles résultent des dispositions légales et des conventions collectives applicables, le télétravailleur gère lâorganisation de son temps de travail tel que prévu dans lâécrit servant de base au télétravail. La charge de travail et les critères de résultat du télétravailleur sont équivalents à ceux des travailleurs comparables dans les locaux de lâemployeur. Lâemployeur sâassure que des mesures sont prises pour prévenir lâisolement du télétravailleur par rapport aux autres travailleurs de lâentreprise, en lui donnant la possibilité de rencontrer régulièrement ses collègues et dâavoir accès aux informations de lâentreprise. Les parties doivent convenir des modalités réglant la prestation des heures supplémentaires qui sâalignent dans la mesure du possible sur les procédures internes à lâentreprise. 14. Formation Le télétravailleur a le même accès à la formation et aux possibilités de carrière que les travailleurs comparables qui travaillent dans les locaux de lâemployeur et est soumis aux mêmes politiques dâévaluation que ces autres travailleurs. Le télétravailleur reçoit une formation appropriée, ciblée sur les équipements techniques à sa disposition et sur les caractéristiques de cette forme dâorganisation du travail. Le supérieur hiérarchique et les collègues directs du télétravailleur peuvent également avoir besoin dâune formation à cette forme de travail et à sa gestion. 15. Droits collectifs Le télétravailleur a les mêmes droits collectifs que les travailleurs dans les locaux de lâentreprise. Ainsi il - a le droit de communiquer par tout moyen de communication adéquat avec les représentants du personnel de lâentreprise; - est soumis aux mêmes conditions de participation et dâéligibilité aux élections pour les instances de représentation du personnel; - est inclus dans les calculs déterminant les seuils nécessaires pour les instances de représentation des travailleurs. 16. Passage vers la formule de travail classique Lorsque le télétravail fait lâobjet du descriptif initial du poste de travail, le passage vers la formule classique de travail présupposera lâaccord des deux parties au contrat qui sera documenté par la rédaction dâun avenant au contrat de travail initial lequel relatera également les conditions de travail découlant de ce transfert, et notamment celles relatées au point 17, alinéa 3, sous respect du principe de lâégalité de traitement par rapport aux salariés travaillant selon la formule classique. Le télétravailleur qui a manifesté le souhait dâoccuper un emploi au sein de lâentreprise selon la formule classique est informé en priorité des emplois disponibles dans lâétablissement et correspondant à sa qualification ou expérience professionnelle. 17. Retour vers la formule de travail classique Lorsquâil nâest pas mis fin à la période dâadaptation dans les conditions visées au point 5 de la présente convention, le retour ultérieur vers la formule de travail classique ne peut se faire que par voie consensuelle. Le télétravailleur qui a manifesté le souhait dâoccuper un emploi au sein de lâentreprise selon la formule classique est informé en priorité des emplois disponibles dans lâétablissement et correspondant à sa qualification ou expérience professionnelle. En cas de retour à la formule classique de travail, le salarié est informé sans délai par lâemployeur des dispositions suivantes, à savoir - du lieu de travail précis du salarié au jour de sa réintégration dans les locaux de lâemployeur; - des horaires de travail du salarié à partir du jour de sa réintégration dans les locaux de lâemployeur â ces horaires de travail sont comparables à ceux des autres salariés exerçant une fonction similaire ou comparable dans lâentreprise, et à défaut les horaires sont comparables à ceux des autres salariés de lâentreprise; - des autres conditions de travail et dâemploi sans préjudice des dispositions de lâarticle L. 121-7 du Code du Travail . 18. Dispositions modificatives Les parties signataires de la présente demandent par ailleurs au législateur de modifier les textes existants et concernés par ce type de travail, en lâoccurrence - lâarticle L. 121-4 du Code du Travail qui doit être modifié comme suit: Le paragraphe 2 de lâarticle L. 121-4 est à compléter dâun point 14 libellé comme suit: «(14) le cas échéant, la formule télétravail choisie par les parties;» ainsi que - les dispositions du Code du Travail concernant la sécurité et santé des travailleurs au travail, - les dispositions du Code du Travail concernant les services de santé au travail, - le règlement grand-ducal du 4 novembre 1994 concernant les prescriptions minimales de sécurité et de santé pour lâutilisation par les travailleurs au travail dâéquipements de travail, - les dispositions du Code du Travail concernant les délégations du personnel relatives au délégué à la sécurité, textes qui doivent être adaptés à ce type de travail. â â * Les modalités concernant la transmission des informations sont à arrêter au sein de lâentreprise. ** Dans lâimpossibilité dâinstituer un régime de compensations type répondant aux situations spécifiques se présentant dans la réalité, il incombe aux parties intéressées de trouver un accord au cas par cas sur les modalités de cette compensation.
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