Règlement grand-ducal du 16 octobre 2025 portant déclaration d’obligation générale de la Convention collective de travail dans le secteur du nettoyage des bâtiments 2025-2028, signée le 25 avril 2025, ainsi que de l’Avenant à la Convention collective de travail dans le secteur du nettoyage des bâtiments 2025-2028, signé le 19 mai 2025.
This decree concerns the general extension of the collective labour agreement for the building-cleaning sector (2025–2028) and its amendment signed in 2025.
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- Jurisdiction
- Luxembourg
- Instrument
- Regulation
- Citation
- http://data.legilux.public.lu/eli/etat/leg/rgd/2025/10/16/a456/jo
- Status
- In force
- Version
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- Language
- fr
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This decree concerns the general extension of the collective labour agreement for the building-cleaning sector (2025–2028) and its amendment signed in 2025. The collective labour agreement for the building-cleaning sector, and its amendment, are declared generally binding for the whole sector. This regulation starts to apply when the collective labour agreement for the building cleaning sector of 25 April 2025 enters into force. Le ministre du Travail doit assurer l’exécution du règlement.
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Legal text
Provisions of Règlement grand-ducal du 16 octobre 2025 portant déclaration d’obligation générale de la Convention collective de travail dans le secteur du nettoyage des bâtiments 2025-2028, signée le 25 avril 2025, ainsi que de l’Avenant à la Convention collective de travail dans le secteur du nettoyage des bâtiments 2025-2028, signé le 19 mai 2025.
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AI-assisted research summary: This decree concerns the general extension of the collective labour agreement for the building-cleaning sector (2025–2028) and its amendment signed in 2025.
Le contenu de la version HTML du Journal officiel luxembourgeois est identique à la version PDF. Règlement grand-ducal du 16 octobre 2025 portant déclaration dâobligation générale de la Convention collective de travail dans le secteur du nettoyage des bâtiments 2025-2028, signée le 25 avril 2025, ainsi que de lâAvenant à la Convention collective de travail dans le secteur du nettoyage des bâtiments 2025-2028, signé le 19 mai 2025. Nous Guillaume, Grand-Duc de Luxembourg, Duc de Nassau, Vu lâarticle L. 164-8 du Code du travail ; Vu la demande de déclaration dâobligation générale du 25 avril 2025 pour la Convention collective de travail dans le secteur du nettoyage des bâtiments du 25 avril 2025 ; Vu la demande de déclaration dâobligation générale du 14 juillet 2025 pour lâAvenant signé le 19 mai 2025 à la Convention collective de travail dans le secteur du nettoyage des bâtiments du 25 avril 2025 ; Sur proposition conjointe des deux groupes dâassesseurs de la commission paritaire de lâOffice national de conciliation ; Vu les avis de la Chambre de commerce et de la Chambre des salariés ; Les avis de la Chambre des métiers, de la Chambre des fonctionnaires et employés publics et de la Chambre dâagriculture ayant été demandés ; Le Conseil dâÃtat entendu ; Sur le rapport du Ministre du Travail, et après délibération du Gouvernement en conseil ; Arrêtons : â
- 1 er Verify source ↗
Art. 1 er .
AI-assisted research summary: The collective labour agreement for the building-cleaning sector, and its amendment, are declared generally binding for the whole sector.
Art. 1 er . La Convention collective de travail dans le secteur du nettoyage des bâtiments, valable du 1 er mai 2025 au 30 avril 2028, signée le 25 avril 2025, entre la Fédération des entreprises de nettoyage a.s.b.l., dâune part, et la Confédération syndicale indépendante du Luxembourg, Onofhängege Gewerkschaftsbond Lëtzebuerg (OGBL) et la Confédération luxembourgeoise des syndicats chrétiens, Lëtzebuerger Chrëschtleche Gewerkschaftsbond (LCGB), dâautre part, ainsi que lâAvenant à la convention précitée, signé le 19 mai 2025, entre la Fédération des entreprises de nettoyage a.s.b.l., dâune part, et la Confédération syndicale indépendante du Luxembourg, Onofhängege Gewerkschaftsbond Lëtzebuerg (OGBL) et la Confédération luxembourgeoise des syndicats chrétiens, Lëtzebuerger Chrëschtleche Gewerkschaftsbond (LCGB), dâautre part, sont déclarés dâobligation générale pour tout le secteur. â - 2 Verify source ↗
Art. 2.
AI-assisted research summary: This regulation starts to apply when the collective labour agreement for the building cleaning sector of 25 April 2025 enters into force.
Art. 2. Le présent règlement portant déclaration dâobligation générale prend effet à partir de la date dâentrée en vigueur de la Convention collective de travail dans le secteur du nettoyage des bâtiments du 25 avril 2025. â - 3 Verify source ↗
Art. 3.
AI-assisted research summary: Le ministre du Travail doit assurer l’exécution du règlement.
Art. 3. Le ministre ayant le Travail dans ses attributions est chargé de lâexécution du présent règlement qui sera publié au Journal officiel du Grand-Duché de Luxembourg. Le Ministre du Travail, Georges Mischo Fait le 16 octobre 2025. Guillaume â CONVENTION COLLECTIVE DE TRAVAIL POUR LE PERSONNEL DU SECTEUR « NETTOYAGE DE BÃTIMENTS » Applicable à partir du 1 er mai 2025 Contenu Article Préliminaire - Parties Signataires 1. But 2. Champ dâapplication 3. Engagement et période dâessai 4. Cessation de contrat 5. Transfert du contrat dâentretien 6. Révision du contrat de travail 7. La durée du travail 8. Heures supplémentaires, travail de nuit, dimanche et jour férié 9. Qualification et classification 10. Salaires 11. Majorations salariales pour ancienneté dans lâentreprise 12. Paiement des salaires 13. Les jours fériés légaux 14. Congé de recréation 15. Congé extraordinaire 16. Protection de la maternité de la femme au travail 17. Interruption de travail et dispense de service 18. Formation professionnelle 19. Maladie 20. Primes pour travaux pénibles, dangereux et insalubres 21. Déplacements 22. Prime dâassiduité 23. Ãgalité des genres 24. Sécurité et santé, vêtements de travail 25. Introduction dâun badge social 26. Règlements intérieurs 27. Commission paritaire de la convention collective 28. Durée et résiliation de la convention collective 29. Dialogue social 30. Dispositions finales ANNEXE I â Exemple « calcul des salaires tarifaires » ANNEXE II â Modèle « demande de congé » ANNEXE III â Avenant type « transfert » ANNEXE IV â Modèle « déplacements exceptionnels du salarié » â â CONVENTION COLLECTIVE DE TRAVAIL â Article Préliminaire-Parties Signataires La présente convention collective de travail est conclue entre la Fédération des entreprises de Nettoyage (FEN), dâune part et les syndicats signataires de la convention, soit le Syndicat Services privés de nettoyage - OGBL et le LCGB â Nettoyage de Bâtiments, dâautre part. â 1. But La présente convention collective a pour objet de régler les relations et les conditions de travail et de rémunération des salariés travaillant auprès dâune entreprise de nettoyage de bâtiments en vue de sauvegarder la paix sociale dans le secteur et de lutter contre le travail clandestin et la concurrence déloyale. â 2. Champ dâapplication 2.1. La présente convention sâapplique à toutes les entreprises de nettoyage de bâtiments luxembourgeoises ou étrangères ou toute autre société effectuant les travaux de nettoyage sur le territoire du Grand-Duché de Luxembourg à titre ponctuel ou continu. 2.2. La présente convention sâapplique à tous les salariés occupés par une entreprise telle que définie sub. 2.1 et tombant sous la description des fonctions telles que définies à lâarticle 9 de la présente convention collective. 2.3. Les fonctions dâencadrement et de support (anciennement employés privés et suivant les dispositions légales en vigueur) sont exclues des dispositions contenues dans la présente convention collective conformément à lâarticle L.162-6 (1) 1 er tiret du Code du travail , sauf disposition spécifique contraire prévue par le présent texte. 2.4. Le terme de salarié vise toutes les personnes sans distinction de genre. 2.5. Sont expressément exclus du champ dâapplication : ⢠Les salariés ayant la qualité de cadres supérieurs au sens des dispositions légales en vigueur. ⢠Les apprenti(e)s, dont le statut est régi par les dispositions légales en vigueur, ainsi que les étudiant(e)s occupé(e)s en qualité dâauxiliaires pendant les périodes des vacances scolaires ne sont pas réglementés par la présente convention. â 3. Engagement et période dâessai 3.1. Lâengagement se fera conformément aux dispositions légales en vigueur. Tout salarié, briguant un poste de travail, est soumis avant son embauche à un examen médical fait par le médecin du travail. Lâexamen médical dâembauche a pour objet de déterminer si le candidat est apte ou inapte à lâoccupation envisagée ou, le cas échéant, de fixer les conditions sous lesquelles il peut être déclaré apte. 3.2. (1) Sans préjudice des dispositions spécifiques de la présente convention collective, la relation de travail est réglementée par le Code du Travail . (2) Pendant la durée de la relation de travail, le salarié sâengage à informer son employeur par écrit ou par tout autre moyen de toute modification concernant ses données signalétiques utiles à la gestion de la relation de travail. 3.3. Conformément aux dispositions légales en vigueur, tout poste de travail vacant doit obligatoirement être déclaré à lâAgence pour le développement de lâemploi (ADEM). En cas de publication dans la presse écrite ou parlée ou par tout autre moyen de publication ou de communication, lâoffre dâemploi doit être déclarée à lâADEM au moins trois jours ouvrables à lâavance. Toutefois, il est loisible à lâemployeur dâembaucher du personnel qui nâest pas inscrit comme demandeur dâemploi à lâADEM. 3.4. Lâengagement se fera par un contrat écrit en double exemplaire dont un est destiné au salarié et lâautre à lâemployeur. 3.5. Les mentions à figurer dans le contrat de travail sont celles énumérées dans le Code du Travail . 3.6. à lâengagement, chaque salarié reçoit un exemplaire de la convention collective et un exemplaire du règlement dâordre intérieur â sâil en existe. 3.7. La période dâessai 3.7.1. Les quatre premières semaines sont dâoffice à considérer comme période dâessai. Toutefois, il sera loisible à lâemployeur et au salarié de convenir dâun commun accord une période plus longue sans pour autant pouvoir dépasser 6 mois. Par dérogation à ce principe, la période maximale dâessai pour le salarié dont le niveau de formation professionnelle nâatteint pas celui du certificat dâaptitude technique et professionnel de lâenseignement technique ne pourra pas dépasser trois mois. Dans tous les cas, la durée de la période dâessai doit être renseignée dans le contrat de travail et exprimée en semaines si elle est inférieure à 1 mois et exprimée en mois si elle est supérieure à 1 mois. 3.7.2. La période dâessai ne peut être renouvelée. En cas de suspension de lâexécution du contrat pendant la période dâessai, cette période est prolongée dâune durée égale à celle de la suspension sans pouvoir excéder un mois. 3.7.3. Le contrat de travail peut être résilié pendant la période dâessai en respectant les formes prévues aux articles 4.1.1. et 4.1.2. et le délai de préavis suivant : ⢠Il est égal à autant de jours que la durée de la période dâessai convenue au contrat compte de semaines. ⢠Il est égal à 4 jours par mois dâessai convenu au contrat sans pouvoir être inférieur à 15 jours et sans devoir excéder 1 mois. ⢠Il ne peut être mis fin unilatéralement au contrat de travail pendant la période minimale dâessai de deux semaines, sauf pour motif grave tel que défini au Code du Travail . 3.8. Il est dans lâintérêt du salarié et de lâemployeur dâoffrir aux salariés des chances dâavancement. Les employeurs respectifs sâengagent à examiner dâabord les possibilités de promotions internes avant de procéder au recrutement de personnel externe. â 4. Cessation de contrat 4.1. Résiliation du contrat de travail à durée indéterminée avec préavis. La résiliation du contrat de travail pourra se faire par lâemployeur et par le salarié, tout en respectant les conditions définies ci-après. 4.1.1. Résiliation du contrat de travail par le salarié Le salarié doit résilier le contrat de travail par lettre recommandée à la poste. Toutefois, la signature apposée par lâemployeur sur le double de la lettre de démission vaut accusé de réception de la notification. 4.1.2. Résiliation du contrat de travail par lâemployeur Lâemployeur qui décide de licencier doit, sous peine dâirrégularité pour vice de forme, notifier le licenciement au salarié par lettre recommandée à la poste. Toutefois, la signature apposée par le salarié sur le double de la lettre de licenciement vaut accusé de réception de la notification. 4.2. Les délais de préavis Ancienneté de services Résiliation du contrat de travail par lâemployeur Résiliation du contrat de travail par le salarié < 5 années 2 mois 1 mois ⥠5 années 4 mois 2 mois ⥠10 années 6 mois 3 mois Le délai de préavis commence à courir : ⢠le quinzième jour du mois de calendrier au cours duquel la résiliation a été notifiée, lorsque la notification est antérieure à ce jour ; ⢠le premier jour du mois de calendrier qui suit celui au cours duquel la résiliation a été notifiée, lorsque la notification est postérieure au quatorzième jour du mois. 4.3. Lâindemnité de départ Le salarié lié par un contrat de travail à durée indéterminée qui est licencié par lâemployeur, suivant lâarticle L.124-1 et s. du Code du Travail , a droit à lâéchéance du préavis à une indemnité de départ selon lâarticle L.124-7 après une ancienneté de services continus de cinq années au moins auprès du même employeur lorsquâil ne peut faire valoir des droits à une pension de vieillesse normale, la pension de vieillesse anticipée nâétant pas considérée comme pension pour les besoins de lâapplication du présent alinéa. Lâindemnité de départ est égale aux montants tels quâils sont prévus par le Code du Travail . 4.4. La motivation du licenciement avec préavis Le salarié a le droit de demander, par lettre recommandée et endéans un (1) mois à compter de la notification du licenciement, les motifs du licenciement. Lâemployeur est tenu dâénoncer avec précision, par lettre recommandée, le ou les motifs du licenciement liés à lâaptitude ou à la conduite du salarié ou fondés sur les nécessités du fonctionnement de lâentreprise, de lâétablissement ou du service. Ces motifs doivent être réels et sérieux. Lâénonciation des motifs par lâemployeur doit intervenir par lettre recommandée au plus tard un (1) mois après la notification de la lettre recommandée de demande des motifs émanant du salarié. 4.5. Le licenciement immédiat pour motif grave Le contrat de travail peut être résilié sans préavis ou avant lâexpiration du terme pour un ou plusieurs motifs graves procédant du fait ou de la faute de lâautre partie. Tout fait ou toute faute qui rend immédiatement et définitivement impossible le maintien des relations de travail est considéré comme motif grave. La notification de la résiliation immédiate pour motif grave doit être effectuée au moyen dâune lettre recommandée à la poste énonçant avec précision le ou les faits reprochés au salarié et les circonstances qui sont de nature à leur attribuer le caractère du motif grave. Toutefois, la signature apposée par le salarié sur le double de la lettre de licenciement vaut accusé de réception de la notification. A défaut de motivation écrite le licenciement est abusif. Le licenciement immédiat du salarié pour motif grave doit être précédé de lâentretien préalable visé à lâarticle 4.6. dans les cas où la loi le rend obligatoire. Lâemployeur peut prononcer avec effet immédiat et sans autre forme la mise à pied conservatoire du salarié avec maintien des salaires, traitements, indemnités et autres avantages jusquâau jour de la notification du licenciement. Sous réserve des dispositions de lâarticle 4.6. le licenciement pour motif grave doit être notifié au plus tôt le jour qui suit la mise à pied et au plus tard huit jours après cette mise à pied. Le ou les faits ou fautes susceptibles de justifier une résiliation pour motif grave ne peuvent être invoqués au-delà dâun délai dâun mois à compter du jour où la partie qui lâinvoque en a eu connaissance à moins que ce fait nâait donné lieu dans le mois à lâexercice de poursuites pénales. Le délai prévu à lâalinéa qui précède nâest pas applicable lorsquâune partie invoque un fait ou une faute antérieure à lâappui dâun nouveau fait ou dâune nouvelle faute. 4.6. Lâentretien préalable au licenciement Lâemployeur qui occupe 50 salariés au moins qui envisage de licencier un salarié, doit, avant toute décision, convoquer le salarié par lettre recommandée ou par un écrit dûment certifié par récépissé en lui indiquant lâobjet de la convocation. Une copie de la lettre de convocation est à adresser à la délégation du personnel de lâentreprise, sâil en existe, sinon à lâInspection du Travail et des Mines. La lettre de convocation à lâentretien préalable indique la date, lâheure et le lieu de lâentretien. De même, elle doit informer le salarié quâil a le droit de se faire assister lors de lâentretien préalable par un membre du personnel de lâentreprise ou par un représentant dâune organisation syndicale représentative sur le plan national représentée au sein de la délégation du personnel de lâétablissement. Lâemployeur ou son représentant a le droit de se faire assister par un membre du personnel, un mandataire ou par un représentant dâune organisation professionnelle patronale, à condition dâen informer le salarié dans la lettre de convocation. Lâemployeur peut fixer le jour de lâentretien préalable au plus tôt au 3 e jour ouvrable travaillé qui suit celui de lâenvoi de la lettre recommandée et du courrier simple ou de la remise contre récépissé de la convocation. Au cours de lâentretien préalable, lâemployeur ou son représentant est obligé dâindiquer le ou les motifs de la décision envisagée et de recueillir les explications du salarié ainsi que celles de la personne qui lâassiste. Le licenciement avec préavis ou pour motif grave doit être notifié au plus tôt le jour qui suit celui de lâentretien préalable et au plus tard 8 jours après cet entretien. Si le salarié dûment convoqué ne se présente pas, le licenciement peut être notifié au plus tôt le jour qui suit celui fixé pour lâentretien préalable et au plus tard 8 jours après le jour fixé pour lâentretien. 4.7. Dispositions complémentaires 4.7.1. La résiliation du contrat de travail du salarié de la part de lâemployeur ne peut avoir lieu pendant les 26 semaines dâune incapacité de travail due à une maladie suivant lâarticle L.121-6 du Code de Travail (et de 78 semaines en cas dâune incapacité de travail due à un accident de travail ; suivant lâarticle 14 du Code de la Sécurité Sociale ) à partir du jour de survenance de lâincapacité de travail. 4.7.2. Il est loisible aux deux parties de mettre fin au contrat de travail immédiatement et de commun accord. 4.7.3. La partie, câest-à -dire lâemployeur ou le salarié, qui aura mis fin au contrat à durée indéterminée, sans être autorisée à résilier le contrat pour motif grave ou sans respecter le délai de préavis légal prévu à lâarticle 4.2., doit à lâautre partie une indemnité compensatoire de préavis égale à la rémunération correspondant à la durée du préavis ou, le cas échéant, à la partie du délai de préavis restant à courir. 4.7.4. Au plus tard à lâexpiration du contrat, lâemployeur remettra au salarié tous les documents délivrés au bureau du personnel à lâengagement, le cas échéant un certificat émis par lâADEM, ainsi quâun certificat contenant exclusivement la date de son entrée en service et celle de sa sortie, la nature de lâemploi occupé ou, le cas échéant, des emplois successivement occupés ainsi que les périodes pendant lesquelles ces emplois ont été occupés. Aucune mention tendancieuse ou défavorable au salarié ne doit figurer sur le certificat. Le paiement des salaires et indemnités dus se fera ensemble à la fin du contrat, mais au plus tard dans les 5 jours ouvrables. 4.7.5. Pendant la période de préavis émanant de lâemployeur, le salarié peut demander le congé qui lui est nécessaire pour la recherche dâun nouvel emploi sans que la durée de ce congé ne puisse excéder six (6) jours ouvrables pour la durée du préavis. Ces heures de congé sont intégralement indemnisées à la condition que le salarié licencié se soit inscrit comme demandeur dâemploi à lâADEM et quâil justifie la présentation à une offre dâemploi. 4.7.6. Le licenciement collectif pour cause économique sâeffectue suivant les dispositions du Code du Travail . â 5. Transfert du contrat dâentretien Les parties signataires de la présente convention collective de travail se mettent dâaccord sur le fait que le maintien de lâemploi doit être considéré comme priorité absolue dans le cadre dâun transfert et ce également en cas de changement du lieu de la prestation. 5.1. En matière de transfert du contrat dâentretien, suite à une adjudication ou à la décision du client, lâobligation de transfert du contrat de travail est applicable. 5.2. Les principes suivants sont applicables : a) le cessionnaire dâun contrat dâentretien a lâobligation de reprendre 100 % des salariés affectés sur les chantiers repris depuis au moins six (6) mois avant la date officielle et définitive du transfert de contrat, ainsi que tous les salariés occupés sous contrat à durée déterminée qui remplacent ces derniers. Le cessionnaire a aussi lâobligation de reprendre les salariés qui se trouvent au moment du transfert du contrat dâentretien notamment en congé de maladie, congé de maternité, congé parental et congé pour raisons familiales, ainsi que les salariés qui ont un permis de travail ; b) le cédant a lâobligation de transmettre au cessionnaire une copie du contrat de travail avec les annexes afférentes des salariés repris ainsi que des informations précises sur le salaire, la carrière sur le chantier concerné, lâancienneté, les congés, le décompte pour la prime dâassiduité et le nombre des salariés que le cessionnaire doit reprendre de préférence au moins un (1) mois avant la prise de possession du chantier. Le transfert et paiement du ou des congés transférés par le cédant et fixés après la reprise du chantier par le cessionnaire doivent être réglés entre le cédant et le cessionnaire ; c) le cédant, moyennant un commun accord par écrit avec le ou les salarié(s) concerné(s), a le droit de garder, le cas échéant, lâensemble ou une partie de ses salariés. Dans ce cas, le(s) salarié(s) concerné(s) garde(nt) tous ses (leurs) droits et obligations résultant de son (leurs) contrat(s) de travail ; d) le cessionnaire garde la faculté dâaffecter, sans préavis, une partie des salariés repris à un autre chantier ; e) le cédant et le cessionnaire informeront de préférence au moins un (1) mois avant la prise de possession du chantier les salariés concernés, lâInspection du Travail et des Mines et les représentants syndicaux signataires de la présente convention des modalités pratiques du transfert de contrat ; f) afin de pouvoir respecter les délais prévus aux points b) et e) du présent article, les entreprises définies à lâarticle 2.1. de la présente convention notifient dans leurs soumissions et dans les contrats avec leurs clients, que ces derniers ont lâobligation dâinformer les entreprises sur leur choix quant au prestataire des services de nettoyage au plus tard un (1) mois avant le début du nouveau contrat dâentretien. Si le client ne respecte pas ce délai dâun (1) mois, les informations prévues aux points b) et e) seront transmis dans les meilleurs délais ; g) les salariés repris par la nouvelle entreprise garderont tous leurs droits et obligations résultant de leurs contrats de travail ; h) les salariés repris nâont pas le droit de refuser le transfert de leur contrat de travail. Les salariés transférés officiellement ont lâobligation de se présenter dès le premier jour au chantier repris par le cessionnaire ou autre chantier auquel ils ont été affectés. Cette disposition ne sâapplique pas aux délégués du personnel. 5.3. Pour une correcte application des dispositions du présent article, une Commission paritaire constituée par des représentants patronaux et des représentants syndicaux signataires de la présente convention sera chargée de la surveillance du transfert du contrat dâentretien. 5.4. Un avenant type pour le contrat de travail dans le cadre dâun transfert est annexé à la présente convention collective de travail (annexe III). â 6. Révision du contrat de travail 6.1. Toute modification en défaveur du salarié portant sur une clause essentielle du contrat de travail doit, à peine de nullité, être notifiée au salarié dans les formes et délais visés aux articles 4.1.2., 4.2. et 4.6. de la présente convention et indiquer la date à laquelle elle sort ses effets. Dans ce cas, le salarié peut demander à lâemployeur les motifs de la modification et lâemployeur est tenu dâénoncer ces motifs dans les formes et délais prévus à lâarticle 4.4. de la présente convention. 6.2. Une modification immédiate pour motif grave doit être notifiée au salarié, à peine de nullité, dans les formes et délais prévus aux articles 4.1.2., 4.2., 4.5. et 4.6. de la présente convention. 6.3. La résiliation du contrat de travail découlant du refus du salarié dâaccepter la modification lui notifiée constitue un licenciement susceptible du recours judiciaire pour résiliation abusive du contrat de travail par lâemployeur visé au Code du Travail . â 7. La durée du travail 7.1. La durée de travail normale hebdomadaire est réglementée par le Code du Travail . 7.2. Sauf convention contraire, signée entre parties, le samedi est considéré comme jour ouvrable ouvré. 7.3. Coupures non rémunérées et pauses Le temps de repos correspond au temps survenant au cours de lâhoraire de travail journalier pendant lequel le salarié nâest pas à la disposition de lâemployeur, cà d il nâest pas soumis aux instructions de lâemployeur et il a la possibilité de disposer librement de son temps et de se consacrer à ses propres intérêts. Lâhoraire de travail journalier ne peut être entrecoupé que dâune seule période de temps de repos non rémunérée. Dans le cas où la durée de travail journalière est supérieure à six heures, la journée de travail est entrecoupée dâune période de temps de repos, non rémunéré, dâune durée minimale de 30 minutes et dâune durée maximale dâune heure, sachant que la durée maximale du temps de repos non rémunéré peut toutefois être augmentée par écrit formalisé, par exemple, un avenant au contrat de travail et dâun commun accord. Dans le cas où la durée de travail journalière est inférieure ou égale à six heures, lâorganisation dâun temps de repos nâest pas obligatoire. Si un ou plusieurs temps de repos sont prévus, la période de temps de repos non rémunéré correspondra à la période de temps la plus longue de lâhoraire de travail journalier, sauf accord exprès entre lâemployeur et le salarié, formalisé par un avenant au contrat de travail. Contrat de travail à temps partiel 7.4. Toute durée normale de travail à temps partiel sera établie par contrat individuel fait en double exemplaire dont un étant destiné au salarié. 7.5. (1) En cas de travail à temps partiel, le contrat de travail peut prévoir une fourchette dâheures hebdomadaires minima et maxima à prester. Le seuil maximal sâélève à 150 % du seuil minimal sans pouvoir dépasser 40 heures par semaine. Lâemployeur est tenu de rémunérer le salarié pour le seuil minimal prévu au contrat de travail et peut augmenter les heures hebdomadaires en fonction des besoins dâorganisation de son entreprise, et avec lâaccord du salarié, jusquâau seuil maximal sans que ces heures ne donnent droit à majoration pour heures supplémentaires. (2) Le recours à lâutilisation de la fourchette dâheures minima et maxima ne peut être décidé par lâemployeur pour des besoins de main dâÅuvre découlant de lâactivité normale et permanente de lâentreprise. La fourchette ne sera utilisée que dans le cas dâun remplacement dâun congé légal et pour incapacité de travail hors congé de maternité et congé parental non fractionné. (3) En outre, le recours à la fourchette dâheures minima et maxima pour faire face à des demandes dâintervention exceptionnelles de la part du client est limité aux 10 (dix) premiers jours pour chaque intervention exceptionnelle demandée et en cas de dépassement, lâemployeur devra établir un avenant au contrat de travail. (4) Chaque salarié dont lâemployeur a eu recours à lâactivation de la fourchette dâheures minima et maxima a la possibilité de demander à lâemployeur des justifications quant au respect des alinéas (1) et (2) du présent article. Lâemployeur fournira une fois par trimestre des informations générales sur lâutilisation de la fourchette dâheures minima et maxima à la délégation du personnel. (5) En cas de dépassement par lâemployeur du seuil maximal convenu dâun commun accord, la première heure exécutée par le salarié au-delà de ce seuil constituera une heure supplémentaire entraînant la compensation légale prévue par lâarticle L.211-27 du Code du travail . (6) En cas de non-respect des prédites conditions dâactivation de la fourchette dâheures par lâemployeur, la première heure exécutée par le salarié mais non justifiée, donc intervenant à lâencontre des dispositions du présent article, constituera une heure supplémentaire entraînant la compensation légale prévue par lâarticle L.211-27 du Code du travail . Durée de travail des jeunes travailleurs 7.6. La durée de travail des jeunes travailleurs est réglementée par les dispositions du Code du Travail . â 8. Heures supplémentaires, travail de nuit, dimanche et jour férié 8.1. Toutes les heures de travail effectuées au-delà des limites journalières et hebdomadaires de la durée normale du travail déterminée par la loi ou la présente convention sont considérées comme heures supplémentaires et doivent être rémunérées avec le supplément correspondant. Le temps de trajet tel que défini à lâarticle 21.3. nâest pas considéré comme temps de travail et ne rentre pas dans la computation des heures de travail. Les prestations supplémentaires ne sont rémunérées que dans la mesure où elles ont été ordonnées et dans les limites fixées par le chef de service. La rémunération des prestations supplémentaires se fera avec un supplément tel que prévu par le Code du Travail . Toutefois, les heures supplémentaires peuvent être compensées dans la mesure du possible, en remplacement du salaire majoré, par du temps de repos rémunéré, à raison dâune heure et demie de temps libre rémunéré par heure supplémentaire travaillée. 8.2. Le travail de dimanche est rémunéré avec un supplément de 80 % par heure effectuée du dimanche. 8.3. Le travail des jours fériés légaux est rémunéré avec le supplément prévu par le Code du Travail . 8.4. Le travail de nuit régulier est à rémunérer avec une majoration du taux horaire de 20 %. Est considérée comme travail de nuit, toute prestation entre 23.00 heures et 6.00 heures. â 9. Qualification et classification 9.1. La classification est attribuée exclusivement par lâentreprise suivant la présente convention. 9.2. Au cas où lâaccès à la classification supérieure se fait en cours du mois, elle ne prendra effet que le premier du mois suivant. 9.3. Classification des fonctions Groupe 1 Agents de nettoyage Travaux de catégorie 1 Travaux de nettoyage courant et régulier ne nécessitant aucune connaissance ou formation spécifique. Listing non exhaustif des tâches ⢠nettoyage de bureaux, de laboratoires, dâécoles, de magasins, dâhabitations privées, de salles de spectacles ; ⢠nettoyage de bureaux administratifs des hôpitaux généraux, spécialisés et psychiatriques et des maisons de soins psychiatriques, etc ; ⢠nettoyage dâinstitutions non médicalisées pour soins de santé des personnes âgées : - les habitations ; - les résidences service ; - les complexes résidentiels avec services ; - les maisons de repos ; - les centres de jour ; - les centres de nuit. ⢠nettoyage de carrosseries de matériel bureautique ; ⢠dépoussiérage des sols par balayage et aspiration ; ⢠lavage de toute surface horizontale et verticale ; ⢠maintenance des abords ; ⢠lavage désinfectant de toutes surfaces ; ⢠enlèvement et évacuation des déchets ; ⢠approvisionnement et lavage des sanitaires ; ⢠lavage de la vaisselle ; ⢠ainsi que tout travail ne nécessitant aucune technicité particulière. Travaux de catégorie 2 Travaux de nettoyage courant et régulier nécessitant une formation particulière interne. Listing non exhaustif des tâches ⢠nettoyage dâateliers, de halls de production et de locaux qui sont humides, de nature graisseuse ou huileuse ; ⢠nettoyage dans les hôpitaux généraux, spécialisés et psychiatriques et dans des maisons de soins psychiatriques, à lâexclusion des bureaux administratifs ; ⢠nettoyage des laboratoires avec un risque dâinfection, à lâexclusion des bureaux administratifs, des blocs opératoires et des salles de réanimation des hôpitaux ; ⢠travaux de nettoyage dans les abattoirs et dans lâindustrie de la viande, tels quâils sont effectués dans des salles dâabattage et découpe, ainsi que les zones de désossage où lâon traite des boyaux etc., pour lesquels le personnel travaille avec des compresseurs dans un nuage dâhumidité, vêtu dâun vêtement de protection adapté, ainsi que les travaux de nettoyage dans les chambres froides ; ⢠travaux de nettoyage réalisés en zone sensible de milieu agro-alimentaire hormis surfaces de bureau et travaux groupe 1, catégorie 1 ; ⢠shampoinnage mécanisé des revêtements textiles et tapis ainsi que traitement antistatique des sols textiles ; ⢠travaux de nettoyage réalisés dans une morgue et/ou crématoire à lâexception des bureaux administratifs ; ⢠décapage mécanisé des sols lisses et mise en cire avec entretien par spray méthode ; ⢠cristallisation des pierres marbrières ; ⢠nettoyage par produit spécifique et agréé de lâappareillage informatique ; ⢠biodécontamination de toutes surfaces ; ⢠travaux de nettoyage de sols réalisés par auto-laveuse intégrant la gestion et la maintenance complète de la machine ; ⢠nettoyage de wagons de chemin de fer, dâavions et de bus. Groupe 2 Laveurs de vitres Sont uniquement considérés comme salariés du groupe 2, les salariés dont lâactivité principale correspond aux tâches décrites ci-dessous. Travaux de la catégorie 1 Nettoyage de vitreries utilisant des moyens techniques et dâaccès simples à une hauteur maximale de 8 m. Listing non exhaustif des tâches ⢠lavage de toute vitrerie par raclettage ; ⢠nettoyage, essuyage des châssis. Travaux de la catégorie 2 Nettoyage de vitreries nécessitant des moyens techniques particuliers à une hauteur supérieure à 8 m. Listing non exhaustif des tâches ⢠lavage de toute vitrerie et châssis par raclettage au moyen dâéchelles ou avec lâaide dâéchafaudages (fixe ou mobile), de camions de nacelle, de nacelles de toit, dâune plate-forme élévatrice, dâun siège mobile et façade ; ⢠lavage de toute surface vitrée nécessitant lâemploi de produit de haute technicité ; ⢠travaux de mise en état sur vitrerie et châssis après la fin du chantier ; ⢠lavage complet de façade vitrée ou non vitrée. Groupe 3 Encadrement Listing non exhaustif des travaux de la catégorie 1 Responsable technique dâune équipe de nettoyage composée de minimum 10 personnes. ⢠est responsable de lâapprovisionnement chantier ; ⢠veille à lâapplication du programme de travail ; ⢠est chargé de faire réceptionner les travaux par le client ; ⢠rend compte à sa direction hiérarchique sur les résultats qualitatifs dâexploitation ; ⢠participe aux travaux. Travaux non exhaustifs de la catégorie 2 Responsable technique et contrôle de plusieurs équipes de nettoyage dont lâeffectif est supérieur à 50 personnes. Même descriptif que sous groupe 3, catégorie 1) auquel sâajoutent ⢠maintien dâun contact suivi avec le responsable client ; ⢠est responsable de la gestion du site ; ⢠fait assurer les règles de sécurité et santé sur le site de travail ; ⢠sâimplique partiellement dans les travaux suivant les besoins de lâentreprise. â 10. Salaires 10.1. Salaire horaire tarifaire de base (ST B ) Le salaire horaire tarifaire de base par classification des fonctions est défini comme suit : â â Salaire horaire tarifaire de base (ST B ) (Indice 944,43) Groupe 1 Catégorie 1 16,1093 â Catégorie 2 16,7850 Groupe 2 Catégorie 1 17,4616 â Catégorie 2 18,1393 Groupe 3 Catégorie 1 18,8159 â Catégorie 2 19,4915 Avec augmentation de 1 % au 1 er mai 2025 : â â Salaire horaire tarifaire de base (ST B ) (Indice 944,43) Groupe 1 Catégorie 1 16,2706 â Catégorie 2 16,9535 Groupe 2 Catégorie 1 17,6363 â Catégorie 2 18,3210 Groupe 3 Catégorie 1 19,0038 â Catégorie 2 19,6857 10.2. Lors de lâaugmentation du salaire social minimum légal (SSM), les salaires tarifaires (ST) sont adaptés conformément au modèle qui suit : 1 ère étape : La base pour le calcul de lâaugmentation du SSM est définie comme : â â Salaires tarifaires applicables au moment de lâaugmentation du SSM Groupe 1 Catégorie 1 ST 1.1 â Catégorie 2 ST 1.2 -0,40.-euros Groupe 2 Catégorie 1 ST 2.1 -0,80.-euros â Catégorie 2 ST 2.2 -1,20.-euros Groupe 3 Catégorie 1 ST 3.1 -1,60.-euros â Catégorie 2 ST 3.2 -2,00.-euros 2 e étape : Lâaugmentation du SSM est calculée sur la base de calcul des différents groupes et catégories de la grille de salaire telle que définie par lâétape 1 ère du présent article. 3 e étape : La nouvelle base de calcul est à nouveau augmentée des montants qui ont été retirés lors de la 1 ère étape pour arriver aux nouveaux salaires tarifaires. Un exemple de calcul du présent modèle est annexé à la présente convention (annexe I). 10.3. Tous les salaires tarifaires, ainsi que les salaires effectifs, sont liés à lâévolution de lâindice des prix à la consommation. 10.4. Les parties signataires de la présente convention collective de travail accordent aux salariés repris sous lâarticle 2 « champ dâapplication » une augmentation du salaire horaire tarifaire de - 1,00 % au 1 er mai 2025 - 0,70 % au 1 er mai 2026 - 1,00 % au 1 er avril 2027. â 11. Majorations salariales pour ancienneté dans lâentreprise Une majoration salariale pour lâancienneté dans lâentreprise est accordée selon les modalités suivantes : ⢠Majoration de 1 % à partir de la 11 e année dâancienneté dans lâentreprise ; ⢠Majoration de 1 % à partir de la 16 e année dâancienneté dans lâentreprise ; ⢠Majoration de 1 % à partir de la 21 e année dâancienneté dans lâentreprise ; ⢠Majoration de 1 % à partir de la 26 e année dâancienneté dans lâentreprise. La majoration sâapplique aux taux horaires conventionnels en vigueur et/ou du taux horaire du salarié concerné. Cet article se réfère également à lâarticle 5. â 12. Paiement des salaires 12.1. Le paiement des salaires se fait par virement ordonné par lâemployeur. 12.2. Le paiement du salaire est effectué par le virement dâun acompte correspondant au 3/4 du salaire brut de base payable au 25 du mois en cours si le salarié en fait la demande et dâun décompte versé le 10 et au plus tard le 15 du mois suivant. La fiche de salaire sera envoyée à la même date que le décompte. 12.3. Les erreurs éventuelles devront être rectifiées au plus tard lors du prochain décompte. 12.4. En cas de décès du salarié, lâintégralité du salaire en cours ainsi que les allocations prévues par les dispositions légales sont à payer aux ayants droit. 12.5. La remise de la fiche de salaire aux salariés pourra être effectuée soit par voie électronique, soit par voie postale. Le choix du mode dâenvoi appartient à lâemployeur. Lâemployeur doit offrir la possibilité de remettre à la demande du salarié un exemplaire en papier sans compensation financière. â 13. Les jours fériés légaux 13.1. La rémunération des jours fériés légaux se fait conformément aux dispositions légales y relatives. 13.2. Sont considérés comme jours fériés légaux : le Nouvel An, le Lundi de Pâques, le 1 er mai, lâAscension, le Lundi de Pentecôte, la Journée de lâEurope, la Fête Nationale, lâAssomption, la Toussaint, Noël, et le lendemain de Noël, respectivement les jours fériés de rechange correspondants. â 14. Congé de recréation 14.1. Le congé annuel est soumis aux dispositions du Code du Travail . 14.2. Le congé de récréation annuel pour un travail régulier de 40 heures par semaine sâélève à vingt-six jours ouvrables (208 heures/an). 14.3. Le droit au congé naît après trois mois de travail ininterrompu auprès du même employeur. 14.4. Toute demande introduite par écrit doit faire lâobjet de la remise dâun récépissé signé par le supérieur hiérarchique lors du dépôt. La demande de congé pour lâannée de calendrier doit être introduite moyennant un formulaire approprié (voir modèle de lâannexe II) jusquâau 28 février au plus tard. Une réponse doit être soumise au salarié jusquâau 30 avril. Les formulaires de demande de congé (vierges) seront envoyés aux salariés avec la fiche de salaire du mois de décembre. 14.5. Le congé doit être pris obligatoirement jusquâau 31 mars de lâannée suivante sauf arrangement écrit contraire entre parties. Pour des raisons dâorganisation interne de lâentreprise, il est recommandé de prendre son congé jusquâau 31 décembre de lâannée en cours. 14.6. Afin de valoriser lâancienneté des salariés dans lâentreprise : - à partir de la 11 e année dâancienneté dans lâentreprise, le salarié a droit à 1 jour supplémentaire au congé annuel ; Exemple : 11 e année dâancienneté = 26 jours + 1 jour = 27 jours - à partir de la 16 e année dâancienneté dans lâentreprise, le salarié a droit à 1 jour supplémentaire au congé annuel ; Exemple : 16 e année dâancienneté = 26 jours + 2 jours = 28 jours - à partir de la 26 e année dâancienneté dans lâentreprise, le salarié a droit à 3 jours supplémentaires au congé annuel ; Exemple : 26 e année dâancienneté = 26 jours + 3 jours = 29 jours â 15. Congé extraordinaire 15.1. Le salarié a droit à des congés extraordinaires dans les hypothèses prévues par le Code du Travail . â 16. Protection de la maternité de la femme au travail La protection de la maternité est régie suivant le Code du travail . â 17. Interruption de travail et dispense de service 17.1. Si le salarié est victime dâun accident de travail entraînant une incapacité de travail, il a droit au paiement de la journée de lâaccident excepté si les heures concernées sont prises en charge par lâassurance accident. 17.2. En cas de sauvetage et de transport dâune personne accidentée dans lâentreprise nécessitant lâintervention des corps grand-ducal dâincendie et de secours, le temps de lâassistance du salarié lors de lâintervention est considéré comme temps de travail. â 18. Formation professionnelle 18.1. En application des dispositions du Code du Travail concernant les conventions collectives de travail, si lâentreprise dispose dâun plan de formation, celui-ci prévoit les conditions dâaccès aux mesures de formation continue pour les salariés absents en raison dâune interruption de carrière du fait notamment dâune maternité, dâune mesure de formation ou dâun congé sabbatique. Le cas échéant, les modalités de lâaccès à ces mesures de formation sont déterminées par des accords avec la délégation du personnel ou, à défaut, le personnel concerné. 18.2. En application des dispositions du Code du Travail concernant les conventions collectives de travail, les signataires de la présente sâengagent à favoriser les lignes directrices du Plan dâAction National en Faveur de lâEmploi en ce qui concerne la politique de formation, lâinsertion des chômeurs et le développement des possibilités de formation tout au long de la vie. A cet effet, elles analyseront les mesures ainsi créées et feront, le cas échéant, des propositions de développement de mesures nouvelles. 18.3. Lâemployeur accorde aux délégués titulaires du personnel un congé dit congé de formation sans perte de rémunération pour participer aux activités de formation professionnelle organisées par les organisations syndicales, les Chambres Professionnelles, lâÃcole Supérieure du Travail (EST), lâOffice Luxembourgeois pour lâAccroissement de la Productivité (OLAP) et autres organismes de formation agrées et visant au perfectionnement de leurs connaissances économiques, sociales et techniques dans leur rôle de représentants de travailleurs. Ce congé est mis en compte suivant les dispositions afférentes du Code du Travail . â 19. Maladie 19.1. Le salarié incapable de travailler pour cause de maladie ou dâaccident et en cas de prolongation de lâincapacité, est obligé dâen informer le bureau du personnel ou son responsable le jour même de son incapacité et ce avant le commencement du travail sauf en cas de force majeure (p. ex. : accident de trajet). Le 3 e jour de son absence au plus tard, le salarié doit sâassurer que employeur est en possession de son certificat médical attestant son incapacité de travail et couvrant la totalité de son absence. Durant la période dâincapacité de travail, aucune sortie nâest permise les cinq (5) premiers jours malgré toute indication contraire figurant sur le certificat médical dâincapacité de travail. 19.2. La continuation du salaire en cas dâincapacité de travail du salarié est organisée suivant les dispositions du Code du Travail . 19.3. Si le salarié reprend son travail après une absence ininterrompue de plus de six semaines pour cause de maladie ou dâaccident, lâemployeur est tenu dâen avertir le médecin du travail. Le médecin peut soumettre le travailleur à un examen médical ayant pour but dâapprécier son aptitude à reprendre son ancien emploi ou de déterminer lâopportunité dâune mutation, dâune réadaptation ou dâune adaptation du poste de travail. â 20. Primes pour travaux pénibles, dangereux et insalubres 20.1. Une prime pour travaux pénibles, dangereux et insalubres de 2,5.- euros bruts par heure est payée aux salariés pour les travaux suivants : a) nettoyage lors duquel les salariés doivent porter un équipement spécial du fait quâils sont exposés à lâinhalation de fortes poussières toxiques respectivement de poussières toxiques, de vapeur toxique, fumées toxiques ou autres ; b) nettoyage suite à un incendie ou une inondation. Vidage et déblayage de fonds de greniers, de caves et de dépôts suite à un incendie ou une inondation. 20.2. La prime est payable avec le décompte du mois concerné. â 21. Déplacements 21.1. Lâoccupation du salarié ne se limite pas à un chantier fixe. Le salarié pourra être affecté avec motivation écrite à un autre lieu de travail au Grand-Duché de Luxembourg ou dans la région frontalière suivant les besoins de lâentreprise. 21.2. Pour tous les déplacements exceptionnels du salarié du siège de lâentreprise vers le lieu de travail ou dâun chantier à un autre chantier dans sa voiture personnelle et en principe sur demande écrite de lâemployeur, il sera payé une indemnité de 0,25.- ⬠par kilomètre parcouru. Un exemple de formulaire est annexé à la présente convention pour demander au salarié de se déplacer, le cas échéant, avec sa voiture personnelle (annexe IV). 21.3. Si à la demande de lâemployeur ou de son supérieur hiérarchique, le salarié transporte des collègues de travail avec sa voiture personnelle, outre lâindemnité kilométrique, le salarié a droit au paiement du temps de voyage comme temps de travail non productif. Le paiement du temps de voyage correspond au taux horaire brut du salarié en question, sans que pour autant ces heures ne soient mises au compte pour le calcul des heures supplémentaires. â 22. Prime dâassiduité 22.1. La prime dâassiduité maximale est de 525 euros non indexée et proratisée sur base des heures de travail prestées, abstraction faite des congés payés, des jours fériés ou chômés et des congés extraordinaires et des heures chômées pour maladies ou accidents. Elle est calculée sur base des heures de travail prestées (y compris les heures supplémentaires) et liée à la présence effective du salarié dans lâentreprise avec un maximum de 1.760 heures prestées par année. 22.2. Conditions dâoctroi Une année de présence dans lâentreprise au moment où la prime dâassiduité est due (30 avril). En cas de transfert de contrat suivant lâarticle 5 de la présente convention pendant la période de référence, le salarié transféré doit avoir au moment du transfert du contrat une année de présence chez le cédant. Dans ce cas, le cédant doit payer au moment du transfert au salarié transféré le montant proratisé à la période de référence en cours. 22.3. Période de référence Du 1 er mai au 30 avril. 22.4. Perte de la prime dâassiduité La prime dâassiduité nâest pas due si le salarié quitte lâentreprise de son propre gré ou sâil est licencié par lâemployeur avant la fin de la période de référence. 22.5. Réduction de la prime dâassiduité pour absences et/ou le non-respect des consignes de sécurité 22.5.1. Absences pour maladie et accidents de travail La prime dâassiduité est payée au salarié comme suit : - sans aucune période dâabsence 100 % ; - avec une (1) période dâabsence 50 % ; - à partir de la deuxième (2 e ) période dâabsence la prime dâassiduité est supprimée. En cas de maladie prolongée sans interruption, les absences sont définies comme suit : - absence allant dâun (1) jour à un (1) mois: 1 absence ; - absence supérieure à un (1) mois et inférieure ou égale à deux (2) mois : 2 absences ; - absence supérieure à deux (2) mois : 3 absences. Les absences pour raison de congé de maternité respectivement de congé parental sont définies de la même façon que les absences pour les maladies prolongées sans interruption. 22.5.2. Absences non justifiées Une absence non justifiée entraîne la suppression totale et immédiate de la prime dâassiduité. Cette suppression doit être confirmée par lettre recommandée au salarié dans les meilleurs délais, mais au plus tard le mois qui suit lâabsence non justifiée. Sont assimilées aux absences non justifiées les absences pour maladie non reconnues par la caisse de maladie. 22.5.3. Ne sont pas prises en compte comme absences non justifiées et ne donnent pas lieu à réduction de la prime ⢠les périodes dâhospitalisation stationnaire et les périodes de convalescence qui suivent immédiatement ces périodes dâhospitalisation ; ⢠les interventions chirurgicales ambulatoires ; ⢠toute absence non payée autorisée par écrit à lâavance ; ⢠le refus de travail des heures supplémentaires non autorisées par le Ministère du Travail. 22.5.4. Non-respect des consignes de sécurité En cas dâun accident de travail suite au non-respect des consignes de sécurité la prime dâassiduité est supprimée. De même, en cas de manquement grave aux consignes de sécurité, la prime dâassiduité est supprimée. Dans tous les cas, la délégation du personnel sera entendue et/ou consultée préalablement sous peine de non-application du présent article. 22.6. Paiement de la prime dâassiduité La prime dâassiduité est à payer avec la paye de juin. â 23. Egalité des genres 23.1. Conformément aux dispositions du Code du Travail , lâemployeur assurera lâégalité de traitement en matière de conditions dâaccès à lâemploi, à la formation et à la promotion professionnelle. 23.2. De même, lâemployeur est tenu dâassurer, pour un même travail ou un travail de valeur égale, lâégalité de rémunération entre les hommes et les femmes. 23.3. Conformément aux dispositions du Code du Travail concernant des délégations du personnel, chaque délégation désigne immédiatement après son entrée en fonctions parmi ses membres et pour la durée de son mandat, un(e) délégué(e) à lâégalité. 23.4. Déclaration de principe concernant le harcèlement sexuel et moral Les employeurs sâengagent à ne pas tolérer au sein de leur entreprise ni le harcèlement sexuel tel que défini par les articles L. 245-1 et s du Code du travail ni le harcèlement moral tel que défini par les articles L.246-1 et s du Code du Travail . Ils veillent à assurer à tous les salariés un lieu de travail qui respecte la dignité de chacun et qui est exempt de tout harcèlement sexuel ou moral de quelque origine quâil soit. Ils sâengagent en outre à prendre les mesures nécessaires pour prévenir et résoudre le harcèlement sexuel et moral sâil se produit, dans les meilleures conditions possibles et dans la plus stricte confidentialité. Les salariés sont tenus dâinformer leur employeur de tous faits dont ils ont personnellement connaissance et qui sont susceptibles dâêtre qualifiés dâharcèlement sexuel ou moral. Les mesures destinées à mettre fin au harcèlement sexuel ou moral ne peuvent pas être prises au détriment de la victime du harcèlement. Les actes de harcèlement sexuel ou moral constituent une violation grave de la présente convention et peuvent, en tant que tels, aboutir à un licenciement pour motif grave du ou des acteurs du harcèlement sexuel ou moral. â 24. Sécurité et santé, vêtements de travail 24.1. Sécurité et santé 24.1.1. Les dispositions concernant la sécurité et santé au travail sont définies par les dispositions du Code du Travail . Le salarié est tenu de veiller à sa propre sécurité et santé et à celles des personnes qui interviennent dans son environnement direct de travail. Un salarié qui, en cas de danger grave, immédiat et qui ne peut être évité, sâéloigne de son poste de travail ou dâune zone dangereuse, ne peut pas subir aucun préjudice. 24.1.2. Lâemployeur est obligé dâobserver les prescriptions relatives à la prévention dâaccidents et à la protection de la santé. A cet effet, il mettra à disposition des salariés tout le matériel et les vêtements requis. 24.1.3. La première maxime à respecter sera toujours de garantir un travail sans accident et sain, conformément aux dispositions y relatives. 24.1.4. Le salarié est obligé dâutiliser lâéquipement mis à sa disposition et de respecter toutes les consignes de sécurité et les modes dâemploi des machines et produits quâil utilise. 24.1.5. En cas dâaccident de travail, lâemployeur ou son remplaçant et le délégué à la sécurité doivent en être avisés immédiatement, afin que toutes les dispositions puissent être immédiatement prises. Lâemployeur doit établir et communiquer dans les meilleurs délais à lâInspection du Travail et des Mines et à lâAssociation dâAssurance Accident, des rapports concernant les accidents de travail dont ont été victimes ses travailleurs. Lors de lâétablissement de la déclaration dâaccident, le salarié accidenté doit apporter son concours afin que ladite déclaration puisse se faire le plus vite possible. 24.1.6. En cas de reclassement du salarié, les dispositions du Code du Travail sâappliquent. 24.2. Vêtements de travail 24.2.1. Le salarié est obligé de porter les vêtements de travail mis gratuitement à disposition par lâemployeur. Ces vêtements seront échangés au fur et à mesure de leur usure normale et entretenus au bon soin du salarié. Au cas où le salarié quitte lâentreprise sans rendre le vêtement de travail, le montant équivalent à cette fourniture lui sera retiré du salaire. â 25. Introduction dâun badge social Dans lâintérêt dâun combat plus efficace du travail clandestin et du dumping social, les partenaires sociaux sâengagent à collaborer à lâintroduction dâun badge social dans les entreprises. â 26. Règlements intérieurs 26.1. Les dispositions des différents règlements intérieurs ne doivent pas être en contradiction avec celles de la présente convention. Des conventions particulières, contraires à lâesprit du présent contrat ou qui seraient moins favorables sont nulles. 26.2. Les règlements intérieurs sont remis individuellement en mains propres aux salariés contre récépissé. La convention collective est consultable au sein de lâétablissement, sur simple demande ou sous forme électronique. â 27. Commission paritaire de la convention collective Dans le cadre de la présente convention collective, il a été institué une commission paritaire, se composant de part et dâautre de sept membres au plus. Les délégués des salariés sont désignés par la ou les organisations syndicales signataires de la présente convention. Cette commission a pour but : 1. La surveillance de lâexécution et du respect de la convention collective. 2. Lâexamen approfondi de tous les problèmes et questions dâinterprétation du texte de la convention collective nâayant pas trouvé de solution au niveau de la délégation du personnel. Cette étape sera notamment préliminaire à dâéventuelles procédures de litige. 3. Lâétude approfondie de toutes les questions qui nâont pas trouvé de solution satisfaisante lors de la conclusion de la présente convention collective en vue de leur prise en considération lors du prochain renouvellement. Dâachever le travail de groupes de travail décidé lors du dernier accord. 4. Lâélaboration de propositions pour la définition des objectifs à long terme des conventions à conclure entre les parties signataires et de procédures pour y arriver. 5. De collaborer à la mise en Åuvre des programmes de formation. Cette commission se réunira, dans un délai maximum de quatre semaines, après convocation dâune des parties signataires de la présente. Les demandes de convocation doivent être accompagnées dâun ordre du jour et dâune documentation explicite sur les points à traiter. â 28. Durée et résiliation de la convention collective 28.1. La présente convention entre en application à partir du 1 er mai 2025. 28.2. La présente convention est conclue pour une durée de 3 ans et viendra à échéance le 30 avril 2028. Elle pourra être dénoncée dans son ensemble ou partiellement moyennant un préavis de 3 mois. 28.3. Tout changement législatif en matière de flexibilisation de lâorganisation du travail et de conciliation vie professionnelle/vie privée déclenchera à lâinitiative de la partie la plus diligente des pourparlers en vue de la mise en conformité de la présente convention à la législation en vigueur, sans que cette mise en conformité ne puisse faire lâobjet de nouvelles revendications patronales ou salariales. 28.4. Les parties sâengagent à entamer les négociations au plus tard 12 mois avant lâarrivée à terme de la présente. La partie qui propose un renouvellement ou une modification de la présente convention doit formuler ses propositions par écrit à lâautre partie. 28.5. Pendant les négociations en vue de la conclusion dâune nouvelle convention collective, la présente convention reste en vigueur. Elle cesse ses effets uniquement à partir de la date où une non-conciliation est prononcée. â 29. Dialogue social Afin de favoriser le dialogue social dans le secteur du nettoyage des bâtiments, les groupes de travail suivants sont constitués, conformément au point 27 : - la sécurité et santé au travail - la digitalisation - lâabsentéisme. â 30. Dispositions finales 30.1. Les avantages extralégaux acquis par le salarié avant la mise en vigueur de la présente convention ne peuvent être abrogés à lâégard du salarié. 30.2. La convention collective de travail pour le personnel du secteur « nettoyage de bâtiments » signée le 17 mai 2021 , ainsi que les avenants successifs y relatifs signés entre la Fédération des Entreprises de Nettoyage et lâOGBL/LCGB seront abrogés et remplacés par la présente convention collective de travail. 30.3. Les annexes I, II, III et IV font partie intégrante de la présente convention. Fait en 5 exemplaires à Luxembourg, le 25 avril 2025 Pour la FEN Pour le LCGB Pour lâOGB-L _____________ _____________ _____________ Tun Di Bari Président Robert Fornieri Membre du comité de direction Jean-Luc De Matteis Secrétaire central _____________ _____________ _____________ David Saint-Mard Vice-président Tony Manuel Ferreira Vilas Boas Président de la fédération Nettoyage des bâtiments Azeredo Dos Santos Maria Das Dores Présidente Syndicat Nettoyage _____________ â â Pascal Rogé Secrétaire général â â â â ANNEXE I â Exemple « calcul des salaires tarifaires » Exemple de calcul des nouveaux salaires tarifaires suite à une augmentation du salaire social minimum légal (SSM) de 0,5 % . Salaires tarifaires avant lâaugmentation du SSM : Groupe 1 Catégorie 1 15,7011.- euros â Catégorie 2 16,3698.- euros Groupe 2 Catégorie 1 17,0394.- euros â Catégorie 2 17,7100.- euros Groupe 3 Catégorie 1 18,3796.- euros â Catégorie 2 19,0482.- euros 1 ère étape - Calcul de la base de calcul : Groupe 1 Catégorie 1 15,7011.- euros â Catégorie 2 16,3698.- euros â 0,40.- euros = 15,9698.- euros Groupe 2 Catégorie 1 17,0394.- euros â 0,80.- euros = 16,2394.- euros â Catégorie 2 17,7100.- euros â 1,20.- euros = 16,5100.- euros Groupe 3 Catégorie 1 18,3796.- euros â 1,60.- euros = 16,7796.- euros â Catégorie 2 19,0482.- euros â 2,00.- euros = 17,0482.- euros 2 e étape â Augmentation de la base de calcul suite à lâaugmentation du SSM : Groupe 1 Catégorie 1 15,7011.- euros + 0,5 % = 15,7796.- euros â Catégorie 2 15,9698.- euros + 0,5 % = 16,0496.- euros Groupe 2 Catégorie 1 16,2394.- euros + 0,5 % = 16,3221.- euros â Catégorie 2 16,5100.- euros + 0,5 % = 16,5926.- euros Groupe 3 Catégorie 1 16,7796.- euros + 0,5 % = 16,8635.- euros â Catégorie 2 17,0482.- euros + 0,5 % = 17,1334.- euros 3 e étape â Nouveaux salaires tarifaires après lâaugmentation du SSM : Groupe 1 Catégorie 1 15,7796.- euros â Catégorie 2 16,0496.- euros + 0,40.- euros = 16,4496.- euros Groupe 2 Catégorie 1 16,3221.- euros + 0,80.- euros = 17,1221.- euros â Catégorie 2 16,5926.- euros + 1,20.- euros = 17,7926.- euros Groupe 3 Catégorie 1 16,8635.- euros + 1,60.- euros = 18,4635.- euros â Catégorie 2 17,1334.- euros + 2,00.- euros = 19,1334.- euros â â ANNEXE II â Modèle « demande de congé » Chaque demande de congé est à remplir en trois exemplaires : Le salarié garde 1 exemplaire et remet les deux autres à son employeur, dont un est destiné pour la gestion de lâemployeur et le deuxième à retourner dûment signé au salarié. Demande de congé Nom du salarié : Nom de la société â â â demande du congé du _____________________ au _____________________ Total : _________________ Date : ___________________________ Signature du salarié : ______________________________ Accepté/Refusé (biffer ce qui ne convient pas) Signature Direction : _____________________________ â â â â â Autres propositions en cas de refus 1) du ___________________ au ______________________ Total : _______________________ 2) du ___________________ au ______________________ Total : _______________________ 3) du ___________________ au ______________________ Total : _______________________ Option choisie : ____________________ Signature du salarié : ______________________________ Date : ___________________________ Signature Direction : _____________________________ â â â â â â¡ Congé légal : _______ jours â¡ Congé extraordinaire : _________ jours ; motif : _________________________ â¡ Dispense de service : ________ jours ; motif : _________________________ â¡ Congé formation : ________ jours Remarques : â â ANNEXE III â Avenant type « transfert » AVENANT AU CONTRAT DE TRAVAIL DU __ / __ / ____ Transfert de la société __________ vers la société __________ à compter du __ / __ / ____ Entre : â Madame : _________ Matricule : _________ Domiciliée : _________ Née le : _________ Désignée ci-après « la salariée » et â la société _________ â _________ â _________ désignée ci-après « lâemployeur » Il a été convenu dâun commun accord ce qui suit : - La salariée accepte dâêtre transférée de la société __________ au sein de la société __________ à partir du __ / __ / ____ - La salariée conservera son ancienneté de __________ ans ainsi que tous les avantages résultant de son contrat de travail initial signé avec la société __________ - La durée normale de travail est fixée à __________ heures par semaine. - Dans un premier temps, lâhoraire et le chantier de travail seront : Chantier Jour Horaire Chantier Jour Horaire Chantier Jour Horaire Chantier Jour Horaire Chantier Jour Horaire - Toutefois, lâhoraire de travail est mobile selon les besoins de lâemployeur et suivant les besoins et usages de la branche. - La salariée est dâaccord à être transférée à tout moment à un autre lieu de travail lié à Luxembourg suivant les besoins de lâentreprise. Fait en double exemplaire à __________, le __ / __ / ____ La salariée Lâemployeur â â ANNEXE IV â Modèle « déplacements exceptionnels du salarié » Chaque demande de déplacements exceptionnels du salarié avec sa voiture personnelle est faite en deux exemplaires : Le salarié et lâemployeur gardent 1 exemplaire dûment signé. Demande de déplacement exceptionnel à lâaide dâun véhicule personnel Nom du salarié : â Nom de la société Matricule du salarié : â â â â â Mme/ Mâ¦â¦â¦â¦â¦â¦â¦â¦â¦â¦â¦â¦â¦â¦â¦â¦â¦...,agissant en qualité deâ¦â¦â¦â¦â¦â¦â¦â¦â¦â¦â¦â¦â¦â¦â¦â¦â¦..,demande à Mme/ Mâ¦â¦â¦â¦â¦â¦â¦â¦â¦â¦â¦â¦â¦â¦â¦.dâutiliser exceptionnellement son véhicule personnel à des fins professionnelles duâ¦â¦â¦â¦â¦â¦â¦â¦â¦..auâ¦â¦â¦â¦â¦â¦â¦â¦â¦â¦â¦â¦â¦ Fait en double exemplaire, â Aâ¦â¦â¦â¦â¦â¦â¦â¦â¦â¦â¦â¦..,leâ¦â¦â¦â¦â¦â¦â¦â¦â¦â¦. Signature du salarié : ___________________________ Signature Direction : ____________________________ ________________________________ â â
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Règlement grand-ducal du 16 octobre 2025 portant déclaration d’obligation générale de la Convention collective de travail dans le secteur du nettoyage des bâtiments 2025-2028, signée le 25 avril 2025, ainsi que de l’Avenant à la Convention collective de travail dans le secteur du nettoyage des bâtiments 2025-2028, signé le 19 mai 2025.
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